Zan

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Mer 17 Juil - 21:25


Une pluie diluvienne s’ablatait sur la ville inondée, l'eau charriant cadavres et débris avec la même équité. Au loin la silhouette des réacteurs ce dessinait dans la brume et disparaissait au rythme des sirène, ici ne subsistait plus guère qu'une poignée d'homme luttant contre l’inéluctable crise, toute vie avait quitter les alentours. Aujourd'hui la terre avait tremblée comme jamais auparavant, et le monde tournait ses yeux médusés vers cette partie de l’archipel Japonais avec la crainte que le pire n'arrive, mais aussi pour certain avec une excitation dérangeante devant le résultat de la plus puissante création de l'homme hors de contrôle. L'Homme avait voulu jouer aux Dieux et en ce jour funeste il risquait d'en payer le prix fort, alors que le cœur du réacteur 4 n'est toujours pas stabilisé et que les autorités craigne la réplique du séisme qui sonnerait le glas des êtres vivants d'un pays et aurait un impacte écologique et sanitaire sur le monde entier.  

C'était sur le toit d'un bâtiment de quinze étages qu'une silhouette massive pouvait être vue. Un homme de plus de deux mètres, dissimuler sous une large cape à capuchon recouvrant son visage, il ne portait qu'un simple pantalon de treillis militaire et de solides bottes de cuir noires. Il ne craignait pas les radiations, son cosmos le protégeait de l'atmosphère. Mais ce qui le fascinait c'était que des hommes étaient en ce moment même en train de sacrifier leurs vies afin de sauver la situation. Le courage de ces hommes l'impressionnait, lui qui était guider par l'honneur du guerrier ne pouvait que respecter des hommes capables de faire ce sacrifice pour le futur de leurs familles et de leur patrie, des hommes de cette trempe auraient été de parfait soldats.

Soudain une vibration ce fit sentir dans une de ses poches, Raoh en sortit un téléphone portable, pas un de ces nouveau smartphone, il n'avait pas besoin de « smart » mais de « fonctionnel », il prit le temps de lire le nom du contact avant de répondre à l'appel, laissant parler son interlocuteur en premier, une voix enjouer comme à son habitude quel qu'en soit les circonstances :

« Salut ma poule ! C'est Jack ! »

« Je savais déjà ça avant de te répondre, au cas où cela t'aurait échapper je sais me servir d'un téléphone. »

La voix de Raoh était grave et sérieuse, elle l'était toujours et pour beaucoup de ses contact il était un homme ennuyeux et strict, mais aussi le genre d'homme que l'on ne prend pas à la légère et cela ne divergeait pas avec Jack, présidents de plusieurs multinationale, milliardaire et magna de la finance mondiale. Les talents de Jack ainsi que ses contacts dans plusieurs sociétés secrètes pesants dans les décisions d'une centaine de gouvernements de pays dit « civilisés » en faisait un subalterne précieux. Jack jouait avec brio dans ce monde que le cavalier détestait, et cela jouait en sa faveur. Jack reprit la parole :

« Je suis devant les infos, un truc de malaaaaaade ! Avec ça c'est le marché du nucléaire tout entier qui va prendre un coup de massue. Ça va généré du fric ma poule, et pas que, j'ai déjà des options pour reprendre des projets qui vont être laissés à l'abandon après ce petit incidents, je fais jouer tout les lobbys on va prendre un maaaaax ! Avec cette crise économique qu'on a provoquer y'a pas à chier la plupart des agences d'énergie du monde entier vont nous manger dans la main, mais c'est aussi grâce à tes amis de Dubaï, faut sincèrement que tu me présente à tes collègues... »

Comme à son habitude, Jack parlait trop, Raoh l'écoutait tourner autour du pot, chaque détail avait son importance car il visait la domination. À une autre époque il suffisait de tuer des rois ou des empereurs pour conquérir des nations, mais en cette époque corrompu c'était l'argent qui faisait le loi, tout les pays de ce monde en avait besoin de plus qu'ils en avaient et c'était envers leurs créditeurs qu'ils devaient rendre des comptes. Raoh avait donc monté à contre cœur un plan afin de tenir la plupart des états de première importance pour le porte-feuille, et Jack était une pièce maîtresse dans ce plan. Il se réservait le privilège de combattre les élus des autres dieux lorsqu'ils décideraient d'intervenir. Il savait que ni le Sanctuaire ni Asegard ne resterait bien longtemps les bras croisé, après tout les philanthropes devaient faire preuve de vertu et affronter le mal, et Raoh les écraserait de ses poings. Les cieux lui avaient donner le pouvoir de conquérir cette terre, c'était son destin et il ne souffrirait que qui que se soit ce dresse sur son chemin.

Il sentit soudain une autre présence, un cosmos latent, il raccrocha au nez de Jack et s'adressa à l'élu qu'il devinait sans même se retourner.

« Étrange endroit pour une promenade. Les cieux eux même semblent avoir baisser les yeux sur cette terre aujourd'hui. »

Il n'y avait pas d'agressivité dans sa voix, juste son air éternellement grave et sérieux, pour le moment il ne voyait pas ce visiteur comme une menace, et tant que ce serait le cas il n'aurait pas besoin d'user de violence.
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MohanaSpectre du Nâga
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Jeu 18 Juil - 20:06
    Voila ce qu’était le monde à présent que les hommes se méfiaient des dieux. Mohana avait fait ce voyage au Japon dans le seul but de connaitre l’étendu des dégâts. Tout était bien triste, un sinistre terrible. Lorsqu’elle posa le pied dans la ville, elle ouvrit son parapluie, il était hors de question de mouiller son sari. Comme à son habitude, elle semblait glisser sur le sol meurtri. Des pleurs, des cris, des gens qui essayaient de s’en sortir comme ils le pouvaient. Ou étaient les êtres qui ne souhaitaient plus la domination des dieux. Il fallait être inconscient pour en échapper, cependant les hommes avaient le mauvais choix de croire ces créatures démoniaques.

    Et voila le funeste résultat. Et c’était loin d’être terminé. Malheureusement.
    Le petit papillon volait dans les rues de la ville, elle essayait d’illuminer, et de purifier les cœurs sur son passage, hélas le combat était perdu d’avance, il lui faudrait connaitre la source de ceux qui on su inculquer de si mauvaises valeurs.

    La danseuse arriva devant un immeuble de quinze étages. De là-haut il serait aisé d’avoir une vue globale sur la ville. Evidemment, l’ascenseur ne marchait plus, elle devrait donc monter par les escaliers. Dansante, elle tenait toujours fermement son parapluie, et donc, sifflotant, elle avait hâte de retrouver son maître. Elle avant tant à lui dire, et elle avant tant à apprendre. Elle maitrisait à peine le cosmos, bien qu’elle savait déjà contrôler plusieurs sorts dont certains redoutables.

    Lorsqu’elle arriva en haut, elle monta sur le toit de l’immeuble, faisait tourner son parapluie, l’ensorceleuse s’arrêta net lorsque l’homme qui était extrêmement grand sans avoir tourné le dos lui adressa la parole. Sans doute cet homme était-il un guerrier. Certainement même. La jeune fille s’approcha, protégeant sa tête avec le parapluie.

    -« Hélas ce n’est que le fruit du rejet des dieux de la plupart des hommes… Nous ne pouvons guère agir, seulement attendre et prier qu’ils reprennent conscience de la nécessité du divin. »

    Elle reprit son souffle, et s’avança jusqu’au bord de l’immeuble, de là, elle pouvait parfaitement contempler les dégâts. Mohana avait beau posséder des dons mystiques, elle s’affligeait de ne pouvoir aider plus que ça. Bref, après cette interruption, elle reprit la parole pour se présenter.

    -« Je me nomme Mohana… Et je suis ici pour venir en aide aux personnes. »

    Baissant la tête, elle observa les gouttes de pluies qui tomber du haut de son parapluie.
Zan

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Jeu 18 Juil - 20:46
La jeune fille se présenta et s'avança sur le toit de l'immeuble, son comos était parfaitement perceptible et son implication à l'égard des sinistrés claire. Raoh n'aurait pas su dire quel dieu elle servait, il était certain de ne jamais l'avoir croiser dans les rangs des Daevas. Mais il n'avait aucun intérêt à le savoir, un jour peu être serait elle sur le chemin de sa conquête, mais aujourd'hui le moment n'était pas à l'affrontement. Sans doute par respect pour les morts et ceux qui restaient derrière. Mohana était donc venu porter secourt, mais que pouvait elle faire en ce lieu, Raoh reprit la parole de son air grave :

« Les gens ici n'ont pas besoin de l'aide des élus, des hommes sacrifient déjà leurs avenirs afin d'endiguer cette crise. Les humains ont provoquer ce désastre, aucun dieu n'interviendra ici, ils se contenteront d'attendre en se regardant en chien de faïence. Celui qui fera le premier mouvement s'exposera à un ennemi, aucun ne raterait une opportunité d'exploiter une faiblesse chez un de ses rivaux. »

Il connaissait bien le sujet, dans des temps anciens il avait lui même été proche de plusieurs dieux leurs mœurs lui étaient familières. Chacun s'accrochait à la moindre parcelle d’influence qu'il gardait sur cette terre, mais un jour Conquête leur prendrait tout ce qui faisait leur pouvoir et ils ne leur resterait ni temples ni autels où être prié. Tournant la tête vers Mohana, il reprit :

« Je suis Raoh. »

Il n'avait pas à en dire plus mais répondre à la politesse de la jeune fille était la moindre des choses. Après tout il n'avait pas de compte à rendre, c'est pourquoi il avait mit le temps de cette journée son ambition afin de venir en ce lieu, était-ce ce fameux appel de la terre natale ? Après tout ce corps était né au Japon, bien que Raoh ne se soit jamais sentit patriote, il ne pouvait pas expliquer les raisons qui l'avaient pousser à venir. Il n'était pas non plus ici pour sauver des vie comme Mohana, il était juste venu voir l’œuvre de l'Homme, ce monde qu'il allait faire disparaître pour rebâtir une terre épurée des corruptions de ce siècle. Il lui fallait pour cela le miner à la base, c'était l’œuvre de ces pions comme Jack  qui avaient pour but de gangrener l'économie et la politique internationale, exploitant la dépendance des états envers le marché financier par la « crise économique ». Et lorsque la guerre sainte éclaterait ce serait à Raoh de combattrait ses ennemis comme il ce doit, face à face. C'était son mode de vie, son chemin vers la conquête ne souffrirait nul détour et s'il ployait le genoux ou reculait, alors les cieux esclafferaient et il en serait fini de lui.
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Ven 19 Juil - 17:45
    La jeune ballerine était impressionné par la taille de la personne qu’elle venait de rencontrer en haut de l’immeuble. Cet homme était vraiment costaud, il devait sans doute posséder une puissance physique rarement connue dans le monde. En tout cas, elle n’en avait jamais vu depuis sa naissance, et sa vie en Inde. Il fallait dire que les conditions là-bas ne se prêtaient pas vraiment à posséder une telle musculature.

    Elle tenait son parapluie avec ses deux mains, hélas elle ne pouvait pas sauver l’homme de la pluie, elle était bien trop petite. Mais passons, d’une voix grave, il prit la parole. Silencieuse, tout en observant le paysage dévasté, elle écoutait la réplique. Apparemment il n’avait pas les mêmes convictions qu’elle.

    Les dieux ? Il était clair qu’ils n’interviendront plus. Les hommes avaient hélas fait le mauvais choix de suivre un groupe de « démons » et ainsi se rebeller contre la volonté divine. Ils en souffraient désormais les conséquences. S’opposer au divin était pur folie. Mohana savait qu’il fallait accepter son destin, vivre humblement. Peut-être que cette période permettrait aux hommes de comprendre, d’accepte les règles de l’existence. La vie, la mort, et le pouvoir des déités.

    -« Ces gens ont eu le tort de croire des humains qui lutte contre les êtres célestes… Mais tous ne sont pas ainsi. Je ne souhaite qu’apporter la lumière, permettre à ceux qui comprennent cette erreur d’obtenir une nouvelle chance de vivre dans la piété et le recueillement. »

    Raoh, depuis le début n’avait pas bougé d’un cil, si ce n'est pour la regarder. Le colosse était là parfaitement planté sur ses pieds, ni le vent, le la pluie semblait le gênait. De son coté, elle avait un peu de mal à tenir fermement son parapluie, et son sari se balada au gré du vent. Et lui que venait-il faire dans ce lieu ? S’il n’était pas ici pour aider les gens, quel pouvait-être son but ?
    Penchant sa tête un peu plus, elle regarda tout en bas. Elle se disait qu’il ne valait mieux ne pas tomber, pour éviter de se blesser.

    -« Que faites-vous ici si ce n’est pas indiscret ? Luttez-vous également contre ces êtres aux mœurs vils, qui entrainent le monde dans un abîme de douleur et de souffrance ? »

    Elle sauta en arrière pour s’éloigner du bord, et éviter qu’une petite bourrasque la fasse chuter. L’ensorceleuse se disait que cet être pouvait peut-être lui donner l’occasion d’apprendre encore un peu sur le monde.

Zan

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Ven 19 Juil - 18:36
Il écouta la jeune fille, la façon dont elle parlait des hommes et des choix qui avaient été fait à l'encontre des dieux. Cette petite était véritablement une vrais petite dévote, même si ses intentions restaient pacifiques, ce que Raoh aurait pu voir comme de la naïveté. Mais sans doute à force de côtoyer Éris et ses Daevas, Raoh avait du mal à voir en elle une innocente petite fleure volant au gré du vent, une apparence était bien trop souvent trompeuse et le nid de serpents qu'était Ubar était l'antre même de la tromperie. Il ne le savait que trop bien et il avait accepter ce fait, mais il avait une dette envers la Discorde et son honneur ne lui permettait pas de s'y soustraire, pas tant qu’Éris ne lui aurait pas donner une bonne occasion de se défier d'elle. Alors qu'il attendait que résonne l'appel de la Guerre Sainte, il ne lui restait plus qu'à mettre lui aussi ses pièces sur échiquier, tout en sachant qu'il était lui même une pièce à un autre niveau de ce jeu des dieux. Une étrange ironie dans un monde bien étrange, mais il vivait avec en attendant son heure. Mais cette pensée se dissipa alors que Mohana le questionna, il n'avait rien à cacher mais la raison de sa présence ici n'était restait presque du fait du hasard ou d'une lubie morbide.

« Aucune raison ne me pousse à venir ici, il n'y a ici aucun ennemi à combattre. Juste de la folie. »

Il tourna de nouveau son regard vers la centrale alors que la brume laissait de nouveau entrevoir les réacteurs fumants. Raoh n'était pas un expert en énergie nucléaire, mais il connaissait la puissance de cette création humaine, la chose la plus proche des dieux que l'Humain est créer, mais tout aussi imprévisible, ils jouaient avec des forces qui les dépassaient. Mohana appellerait certainement ça de l'hérésie, Raoh n'y voyait que de l'ambition. De tout temps des hommes avaient défier des dieux, la tragédie suivait irrémédiablement le destin de ces êtres, l'humanité avaient décider de s’émanciper des anciens panthéons et des divins. Et bien que l'ère de l'Humain ai l'air bien sombre, cela ne différait pas réellement du temps où les dieux dirigeaient directement cette terre, il y avait toujours eu son lot de drame comme de moment de liesse. Mais les humains avaient tout de même fait un acte courageux en choisissant de renier les dieux, maintenant dans des moments comme celui-ci, ils ne pourraient s'en prendre qu'à eux même. Jusqu’au jour où Raoh imposerait une nouvelle ère, celle de sa domination. Mais pour le moment ce corps n'était pas assez fort, il devait récupérer sa puissance d’antan avant de pouvoir entreprendre sa conquête du monde.

« De tout temps, l'Homme à souffert, cela ne cessera pas tant que quelqu'un n'imposera pas une volonté puissante et inflexible. L'avidité et la peur d'un certain nombre a fait que la foule se détourne des dieux, il n'est pas histoire ici de démons, mais de l'Homme, avec ses propres parts d'ombre. Que compte tu faire de ceux qui refuseront de se repentir et d'accepter à nouveau ton maître comme le leur ? En imaginant que tu en ais un en particulier. »

Le bien comme le mal étaient des principes surfait pour le cavalier, mais il s'étonnait d'être aussi loquace avec la jeune fille. Après tout il n'avait pas vraiment d’intérêt pour elle, mais une étrange et inhabituelle curiosité le poussait à poursuivre cette conversation à laquelle il n'aurait, en temps normal, pas participé. Il avait hâte d'entendre ce qu'elle aurait à lui répondre, était elle prêt à tuer par conviction ? Où pensait elle que la foi seule suffisait à rendre le monde meilleur ?
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Sam 20 Juil - 22:43

    La discussion se poursuivait sereinement, l’atmosphère était étrange, un calme plat, seulement brisé par la tempête de pluie, Mohana en fermant ses yeux pouvait aisément ressentir la douleur que traversait ce peuple, ainsi que la terre dans sa globalité. Raoh expliqua qu’il n’avait vraiment pas de raison d’être ici. Elle ne fit rien, mais la jeune danseuse à l’allure irréelle trouvait cela extrêmement suspect. Même si cela ne la dérangeait pas, de toute façon, cela n’avait pas d’importance, le plus intéressant était la suite.

    En effet, ce dernier expliqua qu’à son gout tout cela était la cause seulement des hommes, et de rien d’autre. Evidemment, elle n’était pas d’accord avec tout cela. Puis, l’imposant individu termina en lui posant une question dont la réponse était plus que simple. Elle ne servait pas les dieux, elle ne faisait que suivre le destin qu’on lui avait tracé depuis les cieux. Il y avait peu, un sage était venu à sa rencontre en Inde, alors qu’elle s’occupait de l’animation dans une modeste barque qui faisait traverser le Gange à qui voulait.

    Le sage aux longs cheveux d’ébène était monté sur la barque, le rameur joua son rôle… Il voulait faire d’elle son élève. Elle accepta sans peine l’offre de cette personne respectée dans le monde. Depuis elle ne cessa d’apprendre auprès de celui qu’elle considérait comme son père à qui elle devait obéissance et respect. Bien que l’enseignement ne fût pas de tout repos, elle serait bientôt prête pour l’épreuve finale.

    -«  Un homme peut-il vraiment se trouver dans un lieu sans raison ? »

    La question se voulait quelque peu provocante, mais dite avec un ton doux, elle espérait que cela glisserait comme une simple question dans les oreilles de son interlocuteur. De toute façon qui était-elle pour juger ? Sa sagesse était loin de son paroxysme, quant à la force, elle ne croyait pas en cela contrairement à Raoh qui semblait croire en une force qui s’imposerait sur les autres et domineraient le monde sans faille.

    L’Apsara malgré la pluie referma son parapluie, laissant ainsi l’eau s’emparer de sa chevelure, et frapper doucement son visage, les yeux fermés, elle lia ses mains devant son cœur, et prit la parole.

    -«  Imposer une loi par la violence ne fera qu’engendrer la violence… Je n’existe pas pour obliger, seulement montrer. Ensuite l’homme choisira s’il désire suivre la voix de la piété et d’une vie humble ou s’il préfère sombrer dans les ténèbres par la faute des plus vils sentiments que sont l’orgueil et la soif de pouvoir. Je suis incapable d’aller plus loin pour l’instant. Un être ne s’opposera jamais à ce que je souhaite, il s’oppose à la loi du divin, qu’importe la force de l’homme. »

    Elle fit une pause pour reprendre son souffle, déplaçant sa main droite paume ouverte devant, et comme par magie de sa main s’échappaient une pluie de pétale de lotus, symbole de pureté à la vertu réconfortante pour qui le méritait, s’abattait au milieu de l’eau qui continuait à s’écouler avec une violence inouïe.

    -«  Je ne sers que ceux qui le méritent. Un être qui souhaite le mal n’obtiendra jamais mon aide. Et toi ? Pour qui tes yeux observent le monde ? »

    D’un geste élégant elle bougea son bras achevant par la même la pluie de pétale de lotus, sur lequel était inscrit une parole sacrée. Capable de purifier. Ouvrant à nouveau ses yeux, l’ensorceleuse restait immobile, attendant la suite.
Zan

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Sam 20 Juil - 23:37
La petite magicienne répondit à la question de Raoh, comme il pouvait s'y attendre d'après l’aperçu qu'il avait eu de Mohana elle n'était pas le genre de zélote qui passerait des nations entières par le feu pour faire valoir les droits divins. Elle préférait croire à une utopique victoire de la sagesse sur l'avidité du monde dans lequel elle vivait. Le cavalier n'était aussi naïf, il savait bien que seul la terreur pouvait faire plier mes masses, pas un simple bluff duquel une véritable rébellion viendrait à bout, non, il graverait profondément dans l'esprit de l'humanité la crainte de son nom, par la force de ses poings. Si des milliers ou des millions devaient mourir pour que le reste ploie le genoux et reste dans le rang en tremblant, alors cela n'avait aucune importance. Il serait le monstre dont ce monde avait besoin pour ne pas péricliter. Peu lui importait se que penseraient les autres, c'était sa voie et il n'en dévirait pas, pour rien au monde.

Il laissa la jeune fille s'exprimer et le questionner finalement. Raoh n'avait ni seigneur, ni maître. S'il était allié avec la déesse de la discorde c'était dans un but bien précis ainsi que pour rembourser une dette d'honneur. Éris et ses Daevas allaient plonger le monde dans un chaos sans précédent, mais de ce chaos naîtrait un ordre plus fort, et c'était à Raoh de l'imposer à cette humanité décadente. Brandissant son poing droit devant lui, en direction de la centrale qui disparaissait de nouveau dans la brume, il laissa entendre le fond de sa pensé :

« Mes yeux ne servent que moi, tout comme ce bras est au service du destin que les cieux m'ont donnés. Car avec ce poing j'imposerais un jour une ère de terreur et de violence sans nom, mais elle sera aussi synonyme d'ordre et de prospérité pour ce monde plongé dans le chaos. L'être humain ne respecte plus ni les dieux ni la sagesse, il doit apprendre à trembler de nouveau s'il veux survivre à l'apocalypse dans lequel il se précipite. »

Raoh se détourna ensuite de la centrale, il n'avait plus rien à faire en ce lieu. Alors qu'il s’apprêtait à partir, il s'adressa de nouveau à Mohana :

«Adieu, le destin voudra sans doute que l'on se croise à nouveau, Mohana, si tel est le cas et si nos chemins comme nos opinions divergent comme aujourd'hui, alors tu dois savoir que je ne retiendrai pas mes coups. Si je le faisais, ou si je concédai quoi que ce soit... »

Il marqua une pause afin de pointé du doigt les cieux déchaînés , puis il reprit :

« Alors les cieux esclafferaient ! »

Puis il sauta du haut de l'immeuble, la chute n'était pas dangereuse pour lui et il aurait diparu bien avant de toucher le sol. Il avait beaucoup à faire pour préparer sa conquête et il devait se rendre dans plusieurs endroits où l'attendait d'autre pions comme Jack. Il devait dirigé son organisation du main de fer s'il ne voulait pas perdre la confiance de ceux qui servaient sa cause. Jamais il ne devait baisser sa garde, ni ne devait flancher, s'il laissait le doute l’envahir alors tout serait fini pour lui.

 Jamais de compromis, pas même devant l'apocalypse.



[voilà désolé de couper un peu court mais j'avais peur qu'on tourne un peu en rond après cela et autant finir sur se genre d'impression et voir dans quelles circonstances nos personnages se retrouveront en 2016, merci d'avoir passé ce Rp avec moi et au plaisir. J'attend quand même avec impatience de lire la réaction de Mohana. ^^]

[FB] Fukushima (PV Mohana)