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AäriciaLa Voix d'Yggdrasil | Consultant
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Lun 9 Sep - 12:08
Je comprenais sa réticence et si j'avais eu le choix, jamais je ne serais partie en guerre aussi rapidement et avec des raisons si sombres et discutable. Cependant, les actes d'Eris devaient être punis et nécessitaient réparation, nous montrer faible face à la discorde était l'erreur à ne pas commettre. Je ne voyais pas d'autre issue; cependant, il restait un espoir de ne pas avoir à faire couler le sang des miens.
Je réfléchissais à comment mener la chose mais cette idée était encore floue dans mon esprit.
Calme à nouveau et rassurée qu'il m'assure son soutient dans tous les cas, je réfléchissais tout en soutenant son regard. Je voulais que nous finissions de parler avant d'ouvrir les portes à ce cosmos allié patientant derrière elles, je voulais que nous trouvions un terrain où il serrait persuadé d'agir de la bonne façon. Il était clair que mes décisions ne plairaient jamais à tout le monde pourtant, j'estimais que je me devais d'essayer, surtout lorsqu'il s'agissait du chef des armées.

Ses lèvres effleurant ma peau, je sentais un frisson me parcourir et mes joues s'empourprer légèrement, détournant quelques secondes mon esprit du problème que je me posais intérieurement...


"Gwenan... Je peux t'appeler par ton prénom?" J'avais en l'espace d'un geste perdu une partie de mon assurance redevant la jeune fille plus que la dirigeante. Rougissante, j'osais le suivre alors qu'il récupérait son casque et sa lance. "Je voudrais te remercier de ta fidélité malgré que mon intention de guerre aille contre tes convictions."

Je tremblais légèrement mais parler de cette guerre me ramenait immédiatement à ma place de prêtresse d'Asgard tant il m'était impossible d'occulter la souffrance et l'horreur qui y serrait obligatoirement liées. Je prenais un pas de recul alors et attendais qu'il me fasse face pour reprendre sur le sujet qui m'occupait.

"Je vais te dire ce qui me trotte dans la tête et peut être que cette idée te paraîtra plus conforme à ce que tu imagines pour notre futur. Après tout on ne sait pas ce qu'Eris est venue faire sur nos terre mais ce qui est sur c'est que sa façon de s'introduire chez nous et d'attaquer l'une des notre, est totalement inacceptable. On pourrait se contenter d'une réparation à hauteur du préjudice de sa part. De lui faire savoir que nous n'acceptons pas sa façon de procéder et que si elle n'accepte pas de se plier à nos exigences, nous prendrons son absence de réparation pour une déclaration de guerre. J'aimerais ton avis et ensuite il faudra que je permette au visiteur qui attend dehors d'entrer."

J'étais curieuse de savoir ce qu'il me répondrait et curieuse aussi de découvrir qui attendait derrière les lourdes portes de la salle du trône.


Dernière édition par Aäricia le Dim 20 Oct - 12:22, édité 2 fois
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Mer 11 Sep - 16:05
Gwenan plaça son casque sur sa tête, la gigantesque mâchoire du dragon recouvrait maintenant son chef. Il ajusta quelques mèches qui s'étaient glissé devant ses yeux du bout de ses doigts et pris une profonde respiration. Il se sentait tellement bien en portant cette armure, elle était l'empreinte du lieu qui l'avait vu grandir.

Il fit demi-tour pour rejoindre l'entrée de la pièce quand les derniers mots de la prêtresse résonnèrent et arrêtèrent ses pas.
Il sourit.
Finalement, elle savait ce qu'elle faisait, comment avait-il pu en douter. Il devait apprendre à avoir confiance, il ne l'avait jamais fait. Il n'avait jamais eu à le faire, Yggrdrasil était son foyer, tous ces habitants ne souhaitaient que sa réussite. Jamais de méfiance, jamais d'hypocrisie sur l'Arbre Monde.
Etre seul pendant si longtemps a ses revers, il devait apprendre autrement que par les livres et par l'effort physique, à vivre, à revivre.

-"Laisse-moi aller à Ubar pour apprendre de la bouche d'Eris elle-même ce qui l'a amené sur nos Terres. Nous ne savons pas ce qui s'est passé lors de cet entretien. Il nous sera peut-être utile en temps et en heures d'avoir la version de la Discorde. Et puis qui sait peut-être pourrais-je en apprendre plus sur ce lieu, ses habitants et celle qui y règne. Comme tu l'as vu plus tôt, avec les désagréments que cela comporte, je saurai masquer mon cosmos et ne pas attirer l'attention pour arriver à mes fins. Mais je veux y aller avec ton aval mais je dois y aller seul par contre, il ne faut pas qu'Eris prenne ça pour une agression
Avant je vais aller voir Silke, je dois m'assurer qu'elle va bien et je vais avoir besoin d'elle au cas où les guerriers de la Discorde refusent de me laisser repartir ou pire encore. "


Un léger silence plana au milieu des lourdes pierres. La mort était une chose que tout guerrier entrevoyait à chaque souffle mais qu'il espérait le plus loin de lui possible et Gwenan était de cette catégorie.


Dernière édition par Gwenan le Jeu 12 Sep - 11:49, édité 1 fois
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Jeu 12 Sep - 9:11
Je craignais avoir perdu sa foi en moi retenant mon souffle et l'observant revêtir ce casque du dragon vu uniquement dans mes livres jusqu'à ce jour. Il faut dire que l'armure était particulièrement belle, mettant en valeur sa stature parfaitement droite, protégeant presque la moindre parcelle de sa peau d'albâtre. J'attendais qu'il me réponde mais j'avais peur qu'il ne le fasse pas résigné à m'obéir mais sans conviction. Il avait presque atteint la porte et je désespérais mais finalement sa voix se fit entendre. Sans qu'il ne me regarde. Sa requête était sensée et juste mais j'avais tellement peur de le perdre déjà, celui qui serrait mon plus proche allié. J'observais son dos aurais voulu trouver un réconfort dans ses yeux ou disparaître. Mais c'était ça aussi être prêtresse d'Asgard, je devais être forte et garder la tête froide en toute circonstance, il me mettait à l'épreuve et en quelques secondes je devais évaluer sa demande, jauger les risques... J'aurais voulu le garder ici plus longtemps et apprendre à le connaître d'avantage mais le sort en avait décidé autrement et à présent c'était à moi de prendre une décision.
Reprenant consistance rassurée quelque part qu'il m'aie répondu, je prenais mon souffle afin de lui partager mon verdict:


"J'entend ta requête chevalier, tu iras à Ubar mais je refuses que tu risque ta vie de façon inutile, si tu sens le piège fais demi-tour et rentre au plus vite. Je ne sais pas ce que tu veux faire avec Silke mais je te fais confiance, tu as carte blanche. Je sais que tu agiras comme il se doit et que tu me rendras fière d'Asgard.

Je ne sais pas ce qui se passera ici en ton absence mais les choses s'accélèrent à mesure que les minutes s'égraine, si j'estime que la guerre n'est plus une option un jour prochain, ne t'étonne pas de voir un message te parvenir précédé des Armées d'Asgard. J'ai foi en toi protecteur d'Yggdrasil, va pour le bien d'Asgard et reviens vite pour me conter ce que tu auras découvert."


Grisée par la peur et la joie mêlée, je finissais en me rasseyant sur ce trône qui était devenu le mien, les lourdes portes s'ouvrant au pour laisser sortir et entrer ceux qui attendaient.

"Sois le bienvenu chez toi guerrier divin de Gamma!"

Je ne l'avais jamais vu avant, mais j'avais rencontré son maître toute petite fille et ce type de cosmos, j'aurais pu le reconnaître entre mille. J'étais heureuse de le rencontrer pour la première fois et curieuse à la fois des nouvelles dont il était porteur même si j'espérais secrètement qu'il ne soit là que pour répondre à l'appel que j'avais lancé par delà nos contrées.


Dernière édition par Aäricia le Dim 20 Oct - 12:23, édité 1 fois
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Jeu 12 Sep - 11:52
Gwenan reçut alors sa première mission officielle pour Asgard de la bouche même de sa prêtresse. Il hocha la tête distinctement et avança vers la sortie. Il ne se retourna pas, il ressentait la fierté d'Aäricia dans son coeur et savait qu'il avançait avec elle.
Ses pas raisonnèrent jusqu'à l'ouverture de la porte, les gardes à l'extérieur l'entendirent et tirèrent en symbiose les deux pans massifs qui la constituait pour laisser apparaitre un guerrier à la stature gigantesque portant deux immenses haches brillantes dans son dos. Rien que sa vision impressionna Gwenan et ressentit l'expression de la force même.
Une fois à sa hauteur, il posa sa main libre sur son épaule et lui adressa un sourire amical.

-"Elle t'attend".

Il en profita pour observer plus en détails ses deux armes protubérantes et eu un sursaut nerveux, affichant toujours une mine enjouée.

-"Je me demande qui de tes haches ou de ma lance sortirait vainqueur d'un duel, j'imagine qu'un jour nous pourrons nous y essayer"

Il avait déjà prit le chemin de la sortie quand ses derniers mots se perdirent dans le couloir menant à la salle du trône.
Il retrouva l'intendant qui l'avait accueillit, celui-ci se révéla serviable au possible. Tout ce confort n'incommodait pas Gwenan, il s'y habituerait sans doute très vite. Il demanda une nouvelle lourde cape pour lui et deux autres plus légères dont une plus petite. Il les choisit avec soin, discrètes mais raffinées avec de fines broderies aux armoiries d'Asgard.
Il se renseigna aussi sur le lieu où avait été transféré Silke et prit la route vers son logis avec son paquet sous le bras.
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NiobéSpectre de Deep
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Sam 14 Sep - 22:59
Les quelques minutes qui s'écoulèrent à attendre sur le banc de pierre permirent à Ororyn de rassembler ses esprits. Le jeune Ase était excité à l'idée de rencontrer les êtres qui se cachaient derrière ces portes. Il y avait tout d'abord la grande prêtresse de Polaris. Bien qu'assez jeune, elle avait la réputation d'être à la fois belle et très censée. Elle avait déjà fait montre d'une certaine maturité dans ses toutes premières décisions, et Asgard l'appréciait en général. Il y avait également ce chef des armée, dont Ororyn ignorait jusqu'au nom. Il s'imaginait déjà se trouver face à un géant, un homme colossal recouvert de muscles et bardé d'armes toutes plus destructrices les unes que les autres. Bien sûr ce n'était qu'un cliché, mais la jeunesse du maître d'arme le conduisait encore à ce genre d'erreur.

Tout à coup les gardes se mirent en mouvement et ouvrirent les deux battants de la porte. En un bond le jeune Ase était derrière eux, debout et près à pénétrer dans la salle d'audience. Son coeur battait la chamade mais rien de bien méchant, car il avait appris à canaliser ses émotions... tout du moins dans la mesure su possible.
Un homme lui fit face et les regards se croisèrent, de même que les cosmos. Cela fit comme un éclair dans l'esprit d'Ororyn. C'était lui, le chef des armées d'Asgard ! Il se retirait de la salle. Il portait une très belle armure finement ouvragée, ainsi qu'une lance assez sophistiquée. Il n'avait rien d'un géant mais l'on pouvait voir dans ses yeux toute l'étendue de sa détermination. Oh oui le guerrier divin de Gamma connaissait ce type de regard. Il n'était de toute évidence pas le genre d'homme à plier au premier coup dur et à se perdre dans ses doutes. Tout du moins était-ce l'impression qu'il donnait.

Les deux guerriers sourirent et le chef posa sa main sur l'épaule armée de Gamma. Les cosmos se touchèrent et s'entremêlèrent un instant. Il était impossible de dire lequel surpassait l'autre, peut-être tout simplement parce qu'aucun des deux ne cherchait à dominer. C'était plus un échange, une découverte des potentiels de deux éveillés qui venaient de se rencontrer. Le lancier s'adressa à Ororyn, l'invitant à voir à la prêtresse. Puis tandis que les deux s'éloignaient l'un l'autre, il reprit de plus belle en évoquant la possibilité d'une confrontation "amicale" entre sa lance et les haches de Gamma. Cette idée excita de plus belle le jeune guerrier divin, qui répondit amicalement, sans se retourner :


"- Ce serait un honneur de me mesurer à toi. Je te présenterai Grendel et Recumen sous leur plus beau jour."


Lorsque ce bref mais intense échange fut avorté par les nécessités de chacun, l'Ase s'avança dans l'immense pièce. Un peu plus loin, la prêtresse se tenait assise tranquillement sur son trône. Sa voix douce mais impérieuse résonna pour lui souhaiter la bienvenue et enfin Ororyn la dévisagea. Immédiatement, il s'inclina en signe de respect, posant genou à terre et marquant sa plus belle révérence envers cette créature d'une beauté et d'une présence impressionnantes. Il porta un second regard vers elle, mais baissa immédiatement les yeux vers le sol, timidement.

"- Vous êtes...."

La phrase à demi-prononcée s'évanouit dans l'instant. Heureusement pour Ororyn, le "magnifique" ne sortit pas. Se rattrapant dans ses propos, il se lança avec beaucoup plus d'assurance :

"- Je suis Ororyn de Gamma, élève du maître d'arme Setzer. Je suis venu me présenter à l'ordre de Polaris et faire mon rapport sur une affaire importante."


Un blanc se marqua tandis que de nouveau Ororyn osait fixer la prêtresse dans ses deux yeux. Cette dernière affichait une expression similaire à celle du guerrier qu'il venait de croiser dans l'entrée. Il était accompagné d'une grande confiance et d'une redoutable force de caractère. Ces êtres devaient savoir ce qu'ils faisaient, à l'inverse d'Ororyn qui était encore perdu dans ses pensées. Après un court silence il sortit de sa torpeur et reprit son rapport, d'un ton calme et appliqué :

"- Je suis parti en mission en Egypte, où j'ai trouvé un ancien temple dans lequel se trouvait une étrange fresque. Elle raconte comment des êtres ont lutté face à la tyrannie d'une ancienne divinité, dont le nom est Osiris. C'est une scientifique sur place qui m'a appris les détails. Apparemment les guerriers utilisèrent une espèce d'orbe pour contrer les pouvoirs d'Osiris, mais ce dernier finit par les vaincre, et l'orbe fut éclatée en plusieurs fragments... neuf... il me semble."

A la mention du nom d'Osiris, une fine bise d'un vent glacial s'engouffra par une interstice et caressa les visages des deux présents, comme pour appuyer la gravité de la nouvelle. Ororyn reprit :

"- L'un des fragments était caché dans le temple, mais d'autres éveillés sont venus. Une femme a réussi à voler l'artefact et s'est évanouie dans la nature. Mais j'ai pu remonter sa piste. Elle travaillait pour le compte d'une société appelée Paradius Corp. Je n'ai pas obtenu beaucoup d'informations sur cette entreprise, si ce n'est qu'il s'agit d'une multi-nationale. Quoi qu'il en soit, je pense que si nous voulons retrouver ce fragment et savoir ce qu'il renferme exactement comme pouvoir, il faudrait se rendre au siège de la société."

Ororyn se tenait toujours un genou à terre. Depuis les couloirs du temple, on entendait des bruits de pas pressés, des chocs d'armures et d'armes les unes contre les autres, ainsi que quelques éclats de voix. Les activités s'intensifiaient et le sujet de la discussion ne pouvait que dériver vers tout cette agitation. Pour toute remarque, le jeune maître d'arme trancha :

"- ... mais on dirait que ce n'est pas la priorité du moment, je me trompe ?"

Le guerrier divin avait clairement vu tout ce qui se passait aux abords du temple. Il avait vu les soldats se réunir, les clans se préparer pour la guerre. Il avait entendu le vieux Setzer lui évoquer les rumeurs d'une grande invasion. Les runes leur avait annoncé cet événement, et l'expression de la prêtresse confirmaient les soupçons d'Ororyn. Par politesse, ce dernier resta silencieux, attendant une réaction de la part de la prêtresse d'Asgard. Il n'avait pas encore prêté serment d'allégeance envers elle, et tout restait à faire dans cette histoire de fragments. Mais si jamais la guerre était réellement aux portes du Royaume, qu'allait-il advenir pour les guerriers divins ? La tension était palpable dans l'atmosphère, et de nouveau le coeur de l'Ase battait fortement.
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Lun 16 Sep - 10:21
[HRPJe poste ici à la demande de Kain.[/HRP]




Une fois Yéléna partie, il y eut un silence. On pouvait entendre le bruit du vent qui venait s’engouffrer dans les sapins. C’était comme le bruit de spectres ou de fantômes qu’on nous raconte dans les histoires horrifiques pour enfants. Histoire que Mikasa avait eue dans sa petite enfance avant de rencontrer cet homme qui allait lui donner son enseignement et la destiner à un avenir incroyable mais dangereux. Et Camus n’était pas du genre à faire d’histoire pour endormir les enfants ou les rassurer si ceux-ci ont peur. Mais cela avait un avantage d’avoir fait de Mikasa une personne ayant enfouie ses propres peurs et les transmettre à ces adversaires maintenant.

Pendant leur trajet, Mikasa observa le paysage. En plus de bruit, de l’odeur que pouvait dégager ce lieu, les formes du site rappeler à la sainte du Verseau les lieux de son entraînement ou Camus lui appris la congélation de atomes. Une technique bien particulière, difficile à maîtriser. Mais la jeune fille n’avait jamais eu de mal à s’adapter et à progresser aux enseignements. C’est sans doute pour cela que Camus fit le choix de transmettre son armure à cette disciple et pas à un autre. Pourtant il y avait un candidat possible dont Mikasa entendit parler souvent, un chevalier de bronze.

Puis le guerrier fit quitter la Dame des Glaces de ses pensées. Il lui parla des derniers évènements et des messes basses entre les deux chevaliers d’Athéna. Et comme Mikasa pouvait sans douter, cela n’était pas du gout de Kain. Et cela le Verseau pouvait bien le comprendre. Elle-même dans une situation identique aurait probablement réagi de la même manière. Comme Mikasa n’était pas du genre à faire de longues tirades et que de toute façon la chose allait se savoir rapidement. Le Sanctuaire se faisant attaquer par une force inconnue, ce n’est pas n’importe quoi. C’est comme si Asgard se faisait envahir, il ne faudra pas longtemps pour que le Sanctuaire le sache. Son timbre était toujours identique. Froid, neutre et masculin


« Je n’ai pas vraiment eu d’éducation. Mais je sais ce que c’est de bien se comporter. Et tes supérieures n’ont rien à craindre. Vous pouvez avoir confiance en nous. Comme nous aurons confiance en vous. D’ailleurs, pour te prouver ma bonne foi, je te disais que le Sanctuaire est aux prises avec un envahisseur dont je ne connais ni la force ni le nombre, cela change-t-il ton opinion sur la confian…  »

Elle ne finit pas sa phrase. Un message traversa son esprit. Cette voix, ce cosmos, le nouveau chevalier d’Or du Verseau l’avait déjà ressenti. C’était cette aura bienfaisance qui l’avait donné la force et la volonté de sortir du cercueil du glace de Camus. Son maître lui avait dit de servir la personne qui lui ordonnera de briser la glace. Mais Mikasa n’en avait pas pris conscience sur le moment. Ce message disait ceci…
 
" Relevez-vous chevaliers, gardez espoir. Je suis à nouveau tout près de vous."
 
Il venait de loin, de très loin. Il venait du Sanctuaire. Ce message annonçait que les évènements en cours avaient tournés au drame. Il fallait qu’elle réponde à ce message quitte à ce qu’elles mettent en péril une future relation amicale entre ces deux peuples…
 
« Kain, pardonne-moi, mais tu as raison…Le Sanctuaire est en guerre et je ne peux entraîner ton Peuple dans un conflit qui vous regarde. Quand le calme sera revenu, je reviendrai pour reparler de cela… »
 
Tournant les talons, elle adressa un dernier regard amical vers Kain…
 
« Excuse-moi encore. Adieux »
 

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Dim 22 Sep - 18:50
[HRPJe poste ici à la demande de Kain. [/HRP]
[HRP2] Je me dois de vous quitter mais je reviendrai Wink[/HRP]




Une fois Yéléna partie, il y eut un silence. On pouvait entendre le bruit du vent qui venait s’engouffrer dans les sapins. C’était comme le bruit de spectres ou de fantômes qu’on nous raconte dans les histoires horrifiques pour enfants. Histoire que Mikasa avait eue dans sa petite enfance avant de rencontrer cet homme qui allait lui donner son enseignement et la destiner à un avenir incroyable mais dangereux. Et Camus n’était pas du genre à faire d’histoire pour endormir les enfants ou les rassurer si ceux-ci ont peur. Mais cela avait un avantage d’avoir fait de Mikasa une personne ayant enfouie ses propres peurs et les transmettre à ces adversaires maintenant.

Pendant leur trajet, Mikasa observa le paysage. En plus de bruit, de l’odeur que pouvait dégager ce lieu, les formes du site rappeler à la sainte du Verseau les lieux de son entraînement ou Camus lui appris la congélation de atomes. Une technique bien particulière, difficile à maîtriser. Mais la jeune fille n’avait jamais eu de mal à s’adapter et à progresser aux enseignements. C’est sans doute pour cela que Camus fit le choix de transmettre son armure à cette disciple et pas à un autre. Pourtant il y avait un candidat possible dont Mikasa entendit parler souvent, un chevalier de bronze.

Puis le guerrier fit quitter la Dame des Glaces de ses pensées. Il lui parla des derniers évènements et des messes basses entre les deux chevaliers d’Athéna. Et comme Mikasa pouvait sans douter, cela n’était pas du gout de Kain. Et cela le Verseau pouvait bien le comprendre. Elle-même dans une situation identique aurait probablement réagi de la même manière. Comme Mikasa n’était pas du genre à faire de longues tirades et que de toute façon la chose allait se savoir rapidement. Le Sanctuaire se faisant attaquer par une force inconnue, ce n’est pas n’importe quoi. C’est comme si Asgard se faisait envahir, il ne faudra pas longtemps pour que le Sanctuaire le sache. Son timbre était toujours identique. Froid, neutre et masculin


« Je n’ai pas vraiment eu d’éducation. Mais je sais ce que c’est de bien se comporter. Et tes supérieures n’ont rien à craindre. Vous pouvez avoir confiance en nous. Comme nous aurons confiance en vous. D’ailleurs, pour te prouver ma bonne foi, je te disais que le Sanctuaire est aux prises avec un envahisseur dont je ne connais ni la force ni le nombre, cela change-t-il ton opinion sur la confian…  »

Elle ne finit pas sa phrase. Un message traversa son esprit. Cette voix, ce cosmos, le nouveau chevalier d’Or du Verseau l’avait déjà ressenti. C’était cette aura bienfaisance qui l’avait donné la force et la volonté de sortir du cercueil du glace de Camus. Son maître lui avait dit de servir la personne qui lui ordonnera de briser la glace. Mais Mikasa n’en avait pas pris conscience sur le moment. Ce message disait ceci…
 
" Relevez-vous chevaliers, gardez espoir. Je suis à nouveau tout près de vous."
 
Il venait de loin, de très loin. Il venait du Sanctuaire. Ce message annonçait que les évènements en cours avaient tournés au drame. Il fallait qu’elle réponde à ce message quitte à ce qu’elles mettent en péril une future relation amicale entre ces deux peuples…
 
« Kain, pardonne-moi, mais tu as raison…Le Sanctuaire est en guerre et je ne peux entraîner ton Peuple dans un conflit qui vous regarde. Quand le calme sera revenu, je reviendrai pour reparler de cela… »
 
Tournant les talons, elle adressa un dernier regard amical vers Kain…
 
« Excuse-moi encore. Adieux »
 

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Mar 1 Oct - 11:02
Malheureusement ce que je craignais était entrain de se produire. Les priorités étaient entrain de se multiplier à mesure que les minutes s'amoncelaient. C'était presque comme si l'on avait attendu que je m'asseye sur ce trône pour que tout commence à basculer. J'osais me demander comment le monde pouvait tourner lorsque personne n'était là pour être assis sur les trônes et faire face aux aléas des forces en présence qui s'entrechoquent. Gwenan était bel et bien parti à présent, si'l n'avait répondu que par un hochement de tête je savais qu'il ferrait ce qui était juste. D'un autre côté, je ne pouvais m'empêcher de craindre pour sa sécurité. Je me retrouvais donc seule avec le guerrier divin de Gamma, il avait fier allure et malgré sa jeunesse évidente dégageait quelque chose de noble et de bon. Je sentais son excitation bien qu'il ne laisse rien paraître au grand jour et sa légère décontenance au moment de croiser mon regard pour la première fois ne fit que me toucher et me rassurer sur l'humanité essentielle qui devait résider dans le coeur de chaque chevalier. Je ne fit rien pour mettre en exergue celle-ci mais lui adressais un sourire franc au moment où il redressais la tête pour enfin m'entretenir de la situation.
J'avais lu les rapports préliminaires, je savais qu'il était en mission mais j'ignorais totalement ce que cela avait pu donner et dans quelle direction ça pouvait nous emmener alors que nous avions déjà prit celle du chemin de la guerre.


-"Relèves toi Ororyn, je te remercie de la clarté de ton rapport et t'assure de mon intérêt pour ce que tu viens de me raconter. Nous ne pouvons pas ignorer la présence de tels artéfacts et cette histoire impliquant le chef du panthéon Egyptien se doit d'être prise au sérieux. Vois tu les priorités ne s'annulent jamais. Elle existent et nous ne pouvons les faire disparaître, c'est pourquoi elle ne font que s'additionner et pourquoi nous ne pouvons laisser les choses de côté trop longtemps."

Je m'arrêtais un instant sentant l'approche de deux nouveau cosmos... Un familier car il était d'ici je pouvais le jurer et l'autre étrangement glacé, proche mais néanmoins fondamentalement différent. Ce qui se tramait au delà de mes portes excitait un fois de plus ma curiosité mais je devais d'abord en finir avec ce qui était en cours et ne pas me disperser. Je fis disparaître les quelques pas qui me séparaient du guerrier de Gamma et me penchait vers lui pour l'observer d'un peu plus près et comprendre ce qui se passait actuellement en lui. Ma main glacée frôla doucement son bras alors que je plongeais mon regard bicolore dans le sien, approchant encore mon visage pour pouvoir lui parler sans hausser la voix.

-"Je comprendrai que tu veuilles suivre tes compagnons et te préparer à la guerre mais j'espère encore pouvoir éviter ça et c'est dans ce but que le protecteur d'Yggdrasil s'apprête à quitter nos terres pour le royaume d'Ubar. Eris est venue nous provoquer sur nos terres en rencontrant Loki mais nous ne connaissons en réalité rien de ses attentions, ni de leurs intentions à tous les deux. Nous ne pouvons pas l'ignorer tu t'en doutes mais comme ça tu sais ce qui provoque l'effervescence que tu as du remarquer.
Ce que je te demande moi c'est d'accepter de continuer ta quête mais de rester sur le qui-vive, Asgard risque d'avoir besoin de tes haches plus rapidement que je ne l'espère et il faudra que tu puisse nous rejoindre à la moindre alerte sur les champs de bataille."


Je me reculais quelque peu pour ne pas l'oppresser par cette intimité soudaine que j'avais pourtant envie de créer entre moi et chacun des guerriers que je devais guider.

-"Consens-tu à m'aider?"

Entre temps le cosmos étrange et inconnu que j'avais senti à l'extérieur s'était volatilisé mais toute mon attention était dirigée vers la réponse que mon interlocuteur me donnerait.


Dernière édition par Aäricia le Dim 20 Oct - 12:20, édité 1 fois
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Ven 4 Oct - 22:39
Lorsque la grande prêtresse d'Asgard invita Ororyn à se relever, il s'exécuta sans attendre. Non pas qu'il n'aimait pas se tenir à genou en face d'elle, mais il se sentait toujours quelque peu mal à l'aise dans une telle position. Un peu comme si ce geste de soumission allait à l'encontre de la combativité de l'esprit qui l'habitait. Oui, le Beowulf était un pur guerrier, une arme parfaite mise à disposition des Terres Gelées pour dominer le champ de bataille. L'espace d'un instant, le jeune Ase se demanda si ce n'était pas là sa plus grande arme, celle dont lui avait parfois parlé son vieux maître. Il prétendait qu'une arme plus puissante que toutes les autres pouvait être trouvée par le maître d'arme... c'était là l'ultime enjeu. Cet esprit en était-il la clé ? Allait-il permettre au jeune Ororyn de Gamma de surpasser tous ses prédécesseurs ? Autant de questions qui demeureraient sans réponse... du moins pour le moment.

La prêtresse savait choisir ses mots comme personne, rassurant son guerrier, calmant sa hargne et son excitation en face d'une guerre apparemment inévitable. Mais tout à coup elle s'approcha de lui et lui toucha le bras de sa main pure et délicate. L'échange de regard à courte portée était inévitable, et les yeux d'Ororyn se perdirent dans ceux d'Aäricia, qui avaient la particularité d'avoir des teintes indépendantes. Setzer disait que les yeux étaient le miroir de l'âme. Cela signifiait-il qu'elle en avait deux ? Peut-être avait-elle également un autre esprit en elle.
Il écouta chacune des paroles prononcées doucement par la prêtresse. Cette dernière lui apprit enfin les raisons de cette préparation pour la guerre. Eris.... la discorde, très certainement la déesse la plus crainte du moment. Ororyn avait lu ses "exploits" dans certains ouvrages interdits, soigneusement conservés par son maître dans sa bibliothèque interdite. Comme il se complaisait à le dire, mieux valait connaître tous les aspects de ses ennemis. Le royaume d'Ubar, Ororyn ne le connaissait pas.

Mais quoiqu'il en soit il ne serait pas de la fête, car Aäricia l'invitait à accomplir une autre quête, une quête dans laquelle il avait déjà mis un pied ferme. Il ne pouvait refuser, et il ne le souhaitait pas. Et étonnamment, l'esprit guerrier en lui semblait en phase avec cette décision. Dans le plus grand silence, Ororyn dévisageait la prêtresse de Polaris tout en réfléchissant. Elle avait un visage aussi fin que son sourire, presque invisible pour un homme, mais flamboyant pour un guerrier divin. Elle offrait cette étrange sensation de confiance apaisante, incitant les autres à se livrer, à ne pas se cacher. Elle finit par reculer et demanda l'aval du jeune maître d'arme. Après quelques longues secondes à écouter le vent frapper les parois de la pièce, Ororyn donna enfin sa réponse, avec une petite note d'hésitation dans sa voix :


"- Je... j'ai été recueilli par Asgard alors que je n'étais qu'un enfant, et j'ignore tout de mes origines. Pour toute trace de mon passé, je ne portais que ce saphir autour du cou. Ce saphir et... ceci."

Subrepticement, Ororyn engouffra sa main gauche dans le torse de son armure et en sortit une dague. Bien que vieille et spartiate, cette dernière affichait une solidité certaine. Entre les mains d'un expert comme Ororyn cette petite arme blanche était très certainement redoutable. Arme au poing, le jeune Ase s'approcha doucement de la prêtresse. Il n'avait aucune expression hostile, et son regard était parfaitement neutre. Il espérait qu'elle n'y verrait pas là une tentative d'agression, car ce n'en était pas une. Une fois arrivé face à elle, il l'imita un peu plus tôt et saisit son avant-bras puis sa main, avant d'y glisser la poignée de la dague et de la refermer.

"- J'accepte la mission que vous me confiez. J'enquêterai sur ces fragments et ferai tout mon possible pour retrouver celui qui a été dérobé en Egypte. Cette dague m'a accompagné dans toutes mes aventures. Gardez-là sur vous, et brandissez-la si vous êtes en danger. Mon saphir réagira et je reviendrai pour répondre à l'appel d'Asgard. J'en fais la promesse."

Sans plus de procession, Ororyn tourna les talons après un franc sourire. Il se sentait déjà repousser les ailes de l'aventure. La quête qui l'attendait allait probablement l'amener au bout du monde. L'excitation le gagnait de nouveau, abandonnant la nostalgie du passé qu'il avait évoqué pour le remettre sur le droit chemin du présent. La guerre, les fragments, les dieux Egyptiens... tout ceci était en marche. Tout en quittant la salle sous le bruit métallique de ses pas et de ses deux haches plaquées sur son dos, il glissa d'un ton respectueux.

"- Je reviendrai vite. A bientôt."
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Dim 20 Oct - 12:19
Cet échange bien que bref celait pour moi un lien indéfectible entre ma personne et le guerrier de Gamma. Il était jeune et fier, plein de cette fougue que j'avais parfois peur d'avoir perdu trop tôt mais que je sentais s'embraser au contacte de miens. Je pouvais sentir sa ferveur, mêlée à son cosmos elle irradiait autour de lui, me berçant par sa douce chaleur. Je n'eus pas peur à la vue de la lame qu'il glissa avec tant de délicatesse entre mes doigts, au contraire, je me sentais honorée qu'il partage avec moi l'un des seul lien capable de définir ses origines. D'un regard, je lui promettais d'en prendre le plus grand soin et d'un sourire le remerciais pour la confiance et l'honneur qu'il me faisait en m'offrant cette dague.

-"Je te remercie Ororyn, mes pensées t'accompagnent. Reviens nous rapidement avec plus de détails sur ces fragments et ce qui se trame. Aussi sois assuré que je prendrai soin de la lame que tu m'offres, je la garderai sur moi en toute circonstance."

Je l'accompagnais jusqu'à la sortie et refermais la porte derrière lui de mes propres mains. J'avais évidement senti d'autres cosmos s'introduire dans le palais mais parmi ceux-ci, je distinguais très clairement celui d'un dieu. Un Asgardien à n'en point douter et je subodorais qu'il s'agissait de Loki mais comme je ne l'avais jamais vu avant, je n'avais évidement aucune certitude.
L'espace d'un instant je restais le dos appuyé contre les lourdes portes serrant dans ma main la dague qu'Ororyn venait de me léguer. Je ne connaissais pas le futur et ne savais pas ce qui allait ce passer mais dans quelques instant j'aurai probablement à me tenir face à un dieu pour la toute première fois de ma courte existence. Sans m'en rendre compte, je tremblais à cette idée mais je savais aussi que je devais me faire confiance et tenir tête tout en me fiant à mon jugement et mes impressions. Celle-ci seraient guidé par la main d'Odin et je devais lui faire confiance.

Reprenant mon courage à deux mains, je me redressais et marchait d'un pas assuré jusqu'à mon trône pour m'y asseoir. Les longues minutes de solitude qui me séparaient d'un inéluctable futur ne tarderaient pas à s'égrainer et il me faudrait faire face et essayer de démêler la vérité dans les discours que j'aurai à entendre pour pouvoir prendre les bonnes décisions. On m'avait assez mit en garde déjà envers la fourberie du fils du rois d'Asgard.

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Kain

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Lun 28 Oct - 21:38

De nombreuses choses secouent actuellement le monde de la chevalerie. Les dieux Hindous qui attaquent les diverses factions du monde, d'étranges artefacts apparaissant au quatre coins du monde. Et des Saints qui surgissent de nul part pour pactiser avec leurs vieux alliés.
Kain était assez amusé par la situation, le monde avançait vers le chaos et la guerre. La paix avait surement trop durée ?

Cette pensée effleura l'esprit du Guerrier Divin après tout trente ans de paix depuis la grande Guerre sainte contre Hadès. En tous temps cela ne c'était jamais vu !
L'Ase de Delta continuait sa route rythmé par le cliquetis de ses pas qui résonnaient dans le long couloir qu'il empruntait.
Kain devait se rendre auprès de la représentante d'Odin pour faire son rapport sur la situation. De nombreuses choses allaient lui être dites même si le Guerrier aurait aimé jouer avec elle... Dommage Loki n'a pas réellement le sens de l'humour mais, soit si c'est son désir, Kain s'en accommodera.

L'Ase aperçu au loin les lourdes portes menant vers la pièce où se trouve la prêtresse. Il pourrait pressé le pas pour accomplir sa tâche plus vite mais, ce n'était pas du-tout le genre de Kain.
Il continua sa marche en pensant aux dernières paroles de Loki. Ainsi une Guerre entre Ases et Daevas allaient être déclencher. Ou plutôt est en cours car une avant garde Ase était déjà sur place pour mener l'offensive. Kain allait également en être même si ça ne l'enchantait pas réellement.
Les raisons de cette affrontement étaient obscurs et cette fixation sur "quelque chose" d'après les dires de Loki, agaçait quelque peu le jeune Ase.

Kain arriva enfin devant l'entrée et d'un puissant coup de main, il poussa les portes pour faire place. Il s'avança tranquillement vers la Prêtresse. Cette dernière était là devant lui et le Guerrier Divin ôta son heaume et posa un genou à terre.
Coutume futile si il en est mais, c'était le protocole non ? Kain dévisagea avec douceur Aaricia et entra dans son rôle de parfait guerrier Divin. Après tout même si il est plus proche de Loki, l'avenir d'Asgard était plus important que tout !


    "Mes hommages Dame Aaricia ! Je me présente car je n'ai pas souvenir d'être venus plus tôt vous faire mes salutation. Je me nomme Kain de Megrez, guerrier Divin de Delta."


Il détourna quelques instants son regard de la prêtresse pour observer son entourage. Apparament ils étaient tout seul, Kain ne sentait pas d'autres cosmos énergie dans l'enceinte du palais. Il reporta son attention sur elle et poursuivi :

    "Dame Aaricia j'ai une nouvelle importante a vous faire savoir. Il y'a peu deux Saints se sont manifestés en Asgard pour nous faire une demande d'alliance. Pour des raisons encore floues, ils ont du quittés précipitamment notre royaume. D'après les dires du Chevalier Degel du Verseau, le Sanctuaire a été attaquer par des divinités Indiennes."


Patient, Kain attendait la réponse d'Aaricia pour constater de lui-même si cette dernière a les épaules pour tenir le pays... L'avenir nous le dira mais, pour l'heure sa réponse serait quelque peu intéressante aux yeux du jeune Guerrier Divin...
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Lun 28 Oct - 23:11
[HRP note perso: 11 post jusqu'ici]
Assise à ma place les yeux fermés, je sentais mon coeur comme s'il rythmait les pas de celui qui allait bientôt franchir les portes. Ce n'était pas encore Loki mais l'un des miens, l'un de ceux que je ne connaissais pas encore mais que j'étais tout aussi impatiente de découvrir.
Le bruit des portes se fit entendre et j'ouvris les yeux sur celui qui s'avançait et s'inclinait avant de se présenter. Comme aux autres, je lui fit signe de se redresser et écoutais avec attention ce qu'il avait à me dire.


"Sois le bienvenue au Palais de Polaris Kain de Megrez. Le nom de ta famille te précède en ces lieux comme les grand nom qui résonnent à jamais dans notre histoire et je suis fière de t'accueillir entre nos murs. Je te remercie pour les nouvelles que tu m'apportes et je t'enverrais bien au sanctuaire pour en savoir d'avantage sur cette histoire de dieux hindou. Malheureusement Asgard risque d'avoir besoin sur d'autre fronts et tant que personne ne frappe à nos porte, je crois que nous devons nous tenir prêt pour l'éventuelle guerre contre le royaume d'Eris."

Je reprenais ma respiration, dévisageant l'homme devant moi. Je le rencontrais pour la première fois et décidais de m'approcher... Je n'aimais pas cet distance formelle entre moi et les être sensés m'épauler pour diriger Asgard. Je les considérait d'avance comme mes frères et le protocole n'était pas encore mon fort. L'apanage de la jeunesse sans doute.
Souriant à cette pensée, mes pas me menaient un à un jusqu'à sa hauteur. Sur le côté, j'observais son casque magnifiquement ouvragé dont je n'avais jusqu'ici vu que certaines illustrations, puis reportais mon regard sur son visage agréable.


"Eris est venue nous narguer sur nos terres alors que nous entamions une réunion pour célébrer ma mise en place. Tu y étais convié d'ailleurs mais je suppose que tu devais être occupé par l'histoire que tu me rapportes. Je ne sais pas encore de quoi il retourne exactement et j'attend la venue de Loki pour me faire une opinion plus précise. Cependant, je doute que nous passions à côté de l'affrontement avec la discorde. Ce n'est pas une déesse avec qui nous pouvons nous permettre de nous montrer faible ou laxistes. Le protecteur d'Yggdrasil est parti pour ses terres déjà, nous verrons bien ce que le futur nous apporte."

Je lui adressais un souvenir confiant! Nous étions forts, je le savais mais je ne savais pas la force de nos hypothétiques adversaires après ces dix ans de paix apparente, après ces dix ans de silence.

"Je te remercie pour les nouvelles que tu m'apportes et t'invite à te préparer à la suite"

Loki ne tarderait plus j'en étais convaincue et mon sang bouillait intérieurement à cette idée...
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Kain

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Lun 4 Nov - 22:19

Kain écouta avec intéret les diverses paroles de la grande prêtresse. Cette dernière ne manqua pas de parler de la famille du Guerrier Divin. Chose quelque peut agaçante pour Kain mais, en bon comédien il ne laissa rien transparaître.
Ce nom lui cause plus de désagrément que d'avantages et c'est assez regrettable pensa le jeune guerrier.
La jeune femme continua sur sa lancée en marquant les faits qui se déroulent au Sanctuaire d'Athéna. Même si Kain s'en fichait royalement il se devait d'être à l'écoute des paroles d'Aaricia pour connaitre ses opinions sur un peu tous les sujets.
Sans le savoir la jeune femme était jugée par Kain qui d'un regard expert scruta les failles pouvant se cacher derrière les paroles de la prêtresse.

Pour le moment cette dernière semblait à l'aise avec sa nouvelle position. Elle venait même de pointer du doigt la non-présence de Kain. Ce dernier baissa de façon "respectueuse" la tête en signe d'excuses. C'était la moindre des choses pour tout guerrier se respectant même si au fond ce n'était pas ce qu'il pensait réellement.

Continuant son discours, la jeune femme interpella Kain sur la position d'Eris et sur ses agissements en terres Asgardiens. Ce nom Eris revenait un peu trop souvent ces temps-ci au gout du jeune Megrez.
Attendant patiemment le moment opportun pour répondre à sa prêtresse, Kain laissa cette dernière terminée son monologue.


    "Il est vrai que ce nom résonne encore dans tout Asgard mais, pas pour des actes héroïques... A mon grand désarroi, j'ai la lourde tâche de laver le nom des Megrez. Mon demi-frère a nourri des ambitions qui le dépassait et ça l'a tué. Je ne ferais pas les mêmes erreurs pour ma famille et pour Asgard..."


Jouant son jeu jusqu'au bout, Kain marqua la fin de sa tirade par un soupir insistant pour rendre le moment plus "tragique". Il s'amusait de cette situation cocasse mais, son objectif était comme il le disait bien différent de ceux d'Alberich.
Kain laissa quelques instants de silence avant de poursuivre son dialogue avec Aaricia.


    "Je vois que vous avez prit les devants pour combattre la Discorde... Même si mon devoir de Guerrier Divin est de combattre les menaces d'Asgard. Je ne peux m'empêcher de comprendre la raison de cette guerre. L'objectif m'échappe et sa conclusion est encore plus flou pour moi.
    Faites attention, la vilenie de Loki n'a aucune limite... Il fera tout pour vous convaincre du bien fondé de cette Guerre. J'espère juste qu'il aura des raisons suffisante pour lancer notre armée combattre en terrain hostile."


Petit tacle mesquin envers Loki mais, c'était de bonne guerre. Kain n'était pas censé être au courant de cette guerre. De plus son affiliation avec le dieu des illusions devait restée secrète donc il était normal pour Kain de faire savoir ses doutes sur la franchise de son "père".
Il était évident que Kain rejoindra ses frères d'armes en Ubar pour combattre la déesse de la discorde mais, le Guerrier Divin de Delta avait également d'autres ambitions dans ce lieu millénaire.


    "Dame Aaricia je me tiens prêt à partir immédiatement pour Ubar si vous m'en donnez l'accord. Perdre du temps ici en bavardages ne sera pas utile pour Asgard."

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Mar 5 Nov - 13:14
J'avais écouté avec attention chacune de ses phrases ne me détournant pas une seconde de sa personne. Il me paraissait très concerné par le sort d'Asgard tout comme les autres guerriers que j'avais pu rencontrer avant lui et ça me rassurait de voir que nous oeuvrions tous pour la même cause. Encore une fois, on me mettait en garde contre le fils fourbe du tout puissant Odin mais j'avais décidé de me forger ma propre opinion. Je savais qu'il viendrait, je le sentais c'était comme une espèce de conviction intime dont on ne se défait pas. Je ne savais pas ce dont il avait parlé avec Eris, je ne savais pas si leur rencontre était amicale ou le contraire mais dans tous les cas, il viendrait et je n'avais plus qu'à attendre pour enfin me forger ma propre idée.
Kain me parlait déjà de guerre mais moi j'espérais pouvoir l'éviter, éviter de lourdes pertes aux miens. Si nous avions à essuyer un attaque surprise comme les fidèles d'Athéna, il fallait que nous soyons aussi prêt à les accueillir.


"Nous ne somme pas encore en guerre Kain et comme je te l'ai dit j'espère pouvoir l'éviter même si j'en doute. C'est pourquoi je te demande de te tenir prêt. Quand à ta famille, ce n'est pas parce que ton frère à rudement mené le nom des tiens que je ne te ferai pas confiance à toi. Si ton saphir t'a choisi c'est qu'il y a une bonne raison et ton frère même s'il a dévié de sa route méritait cette armure. Quoi qu'il en soit, je ne te juge pas pour ton nom sois en assuré, ta famille reste un des grand nom de notre royaume, tu peux en être fier."

Je me rasseyais sur mon trône, mettant fin à la proximité qui s'était instaurée entre nous et adressais un dernier sourire au guerrier de Delta avant de lui donner congé.

"Tu peux prendre congé, je pense que nous en seront rapidement d'avantage sur notre sort et sur l'issue de cette incursion d'Eris."

Je n'avais plus qu'à attendre Loki et je sentais qu'il n'était pas loin. La sensation était étrange et me laissait un goût presque amer en bouche. C'était ma première rencontre avec un dieu, il ne fallait pas que je me laisse désarçonner. Je représentais son père et c'était à moi qu'était confié le sort d'Asgard. Je devais m'en montrer digne!
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Mar 5 Nov - 16:58

Il était temps, Kain avait dû avoir le temps de parler avec la prêtresse. Loki pressa le pas vers la porte du palais de Polaris, tâchant de se prendre un air inquiet malgré son amusement. Il n’avait encore jamais rencontré la prêtresse et avait hâte de la voir. Il poussa les hautes portes avec aisance et pénétra dans la salle hautement décorée.
 
_ Prêtresse ! Vous êtes saine et sauve, je suis rassuré. J’avais craint pour votre vie avec la présence d’Eris au sein du royaume.
 
Le Dieu jeta un coup d’oeil en direction de Kain.
 
_ Mais je vois que même si la discorde vous avait rendu visite, l’un des valeureux guerriers d’Odin était là pour vous protéger.
 
Il tâchait d’afficher une tête véritablement concerné par les risques qu’avaient connu Aäricia.
 
_ Les corbeaux vous ont t’ils mit au courant du danger qui rode sur le royaume ? Il est vrai que j’ignore encore si vous avez été prévenue de la présence de cette déesse étrangère. Alors sachez qu’Eris la déesse de la discorde est venue à Asgard afin de me proposer son aide pour vaincre Odin et prendre le contrôle d’Asgard.
 
Le fourbe marqua une pause volontaire pour que ses paroles s’imprime bien. Il savait parfaitement que les corbeaux n’avaient pu connaitre tout cela, Eris y ayant veillé.
 
_ J’ai naturellement refusé sa proposition et, comme tout valeureux guerriers du grand nord, je n’ai pas cédé à ses menaces. Mais j’avoue que ma témérité aurait pu vous mettre en danger Prêtresse.
 
Afin de protéger notre beau royaume des chiens sauvages que cette mégère d’Eris aurait pu nous envoyer, je lui ai promis de mener la guerre à elle et je viens donc requérir l’aide des Guerriers Divins pour partir combattre à Ubar.

 
Loki tâchait d’être franc. Mentir sur ce sujet ne lui aurait été d’aucunes utilités. Il avança jusqu’à la jeune femme, snobant le guerrier de Delta dans son mouvement. Sa voix se fit charmeuse afin de bien se faire comprendre.
 
_ Aäricia, il vous faut comprendre l’importance de cette lutte. Il ne s’agit pas d’une simple querelle de pouvoir entre deux Dieux, cela va bien plus loin que ça. Eris m’a appris que Neiya, mon ancienne prêtresse, celle qui a tué votre prédécesseur la noble Nephania, était devenue la reine de son royaume. L’apprendre m’a naturellement chamboulé. L’incompréhension sur les raisons qui ont pu pousser celle qui a été comme ma propre fille, à commettre telle atrocité m’ont toujours échappé. Jusqu’à ce jour. La réalité dépasse de loin mes pires craintes car Eris m’a appris que Neiya portait l’anneau maudit !
 
De nouveau, Loki fit une longue pause. Il se voulait théatrale dans sa declaration.
 
_ J’ignore comment Eris l’a obtenu, peut-être est-ce les chevaliers d’Athéna qui lui ont remis lorsqu’ils ont fait croire l’avoir détruit mais, quoi qu’il en soit, la Discorde possède l’anneau des Nibelungen. Et a forcé Neiya à le porter.
 
Un mensonge naturellement mais la prêtresse n’avait aucun moyen de le savoir. Pour ce qu’il en savait, et il l’avait longuement recherché, l’anneau était détruit sans laissé la moindre trace. Mais un tel objet offrait tellement de possibilité que sa survivance était plausible. Le fourbe tendit une main et saisi une mèche de cheveux de la belle prêtresse. Le Dieu appréciait la beauté des traits d’Aäricia et déjà des plans de conquêtes s’ouvraient dans son esprit.
 
_ Je n’ose imaginer ce à quoi un tel artefact pourrait être encore utiliser. Imaginez Asgard revivre le même drame que lorsqu’Hilka fut corrompu par son pouvoir si Eris l’utilisait contre vous.
 
Comme pour illustrer ses propos, Loki fit apparaitre une brève apparition de la belle Hilda de Polaris sous l’emprise du maléfice des Nibelungen. Le visage déformé par un rictus de haine, la belle prêtresse n’avait plus rien de noble.
 
_ Je ne pourrais tolérer qu’une telle chose vous arrive, Prêtresse, et la guerre est la seule issue pour récupérer une telle aberration. Malheureusement, seul je ne pourrais pas vous protéger comme il le faudrait mais, avec l’aide des guerriers d’Odin, je pourrais vaincre la Discorde et protéger le royaume. Je me rendrais moi-même à Ubar pour vous montrer la vaillance de mon cœur à protéger Asgard. Laissons le passé derrière nous et que Loki et Odin soient alliés !


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Asyn

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Lun 25 Nov - 12:13
Ce jour-là, la neige avait été mon linceul, elle avait étanché sa soif de ce sang que je gardais jalousement. Mon corps et mon esprit avaient livré bataille, essayant de retenir cette vie qui s'écoulait de mes blessures. Mes yeux avaient assisté à ce spectacle impuissant, alors que mes mains s'étaient refermées sur ce tapis froid. Mes oreilles pouvaient encore entendre cet animal se repaître de ce butin pour lequel j'avais si durement travaillé. Ce jour-là, ma mort m'avait ouvert les bras, me murmurant des mots doux afin de m'amadouer. Ce jour-là fut le jour où ma vie bascula, ou celle-ci allait laisser derrière elle ces longues années de chasses.
Les dieux m'avaient offert une seconde vie, afin de les servirent. Ils m'avaient élu parmi tous les Asgardiens, m'avaient offert cette robe afin de protéger notre terre ces envahisseurs. Je m'étais relever, marchant vers cet endroit que mes yeux avaient alors qu'effleuré, dont mon esprit s'était imaginé tant de merveilles

Mes pas s'avancèrent dans les rues de ce village bordant cet endroit interdis, ils laissèrent leur emprunte dans cette neige éternelle. Mon regard se posa sur chaque maison, avec des yeux nouveaux. Ils observaient ce lieu, regardait ces passants parler à chacun de mes pas, des enfants s’arrêtaient posant un regard émerveiller sur cette robe que mon corps portait. Mon corps continua son chemin sous ces regards curieux, marchant dans ses rues avec cet arc dans mon dos. Il avança jusqu'à ses marches pour s'arrêter quelques instants, donnant le temps à mes yeux d'admirer ses murs constituant ce palais, laissant le temps à mon esprit de se pose une myriade de questions.

Puis mes pas reprirent leurs routes, ils gravirent ses marches qu'avant n'existait que dans mon esprit, que mon corps n'avait oser approcher. Ils se posèrent sur ce sol froid, recouvert des neiges, alors que mes yeux ne quittaient pas cette entrée qui apparaissait devant eux. Mes pas avancèrent jusqu'à cette entre, posant un pas maladroit dans la demeure de cette prêtresse. Il résonnèrent dans un écho inhabituel, alors que mes yeux se posèrent sur ces murs aux décors somptueux. Jamais ils n'avaient pu observer de tel ornement, sculpter avec tant de finesse, ils étaient en admiration face à tant de talents si bien que mon corps bouscula un autre. Mes yeux se détachèrent de ces décorations, alors que mon corps recula. Je m'excusa brièvement reprenant mon chemin vers ce lieu ou l'ont m'attendait. Marchant dans ses lieux accompagnez par les échos que mes pas laissaient derrière eux. Puis enfin j’arrivai devant ces portes, hésitant à les pousser. Je les regardais instant, le temps que mon esprit se poser ces questions sur ce qu'allait devenir ma vie, sur ce que les miens allaient devenir. Je fis un pas vers cette nouvelle vie, posa mes mains sur les portes quand une personne me somma de reste ou j'étais pour demander par la suite qui j'étais. Je le regardais racla légèrement ma gorge avant de répondre simplement.

« Asyn, Robe divine de Reginleif. »

Et d'un coup, son ton s’adoucit, me disant que celle que l'ont servaient n'était pas disponible, que j'allais devoir attendre. Je m'éloignai des portes et alla m’asseoir sur le sol adossé contre un mur.
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MyraChevalier Noir du Caméléon

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Lun 16 Déc - 15:33
Le destin, c'était dans cette direction qu'allait le nouveau porteur d'Epsilon et il semblerait que ce soit au palais dPolaris qu'il irait en premier lieu. L'acensions jusqu'au palais fut assez courte à vrai dire, le jeune homme s'y était rendu plusieurs fois sans y mettre un pied, mais aujourd'hui c'était différent en en portant l'armure d'Epsilon qu'il allait sur les lieux, Odin avait répondu à ça prière et il se devait de le remercier, par conséquent il s'était rendu avec ça fidèle louve devant le palais de celle qui le représenter.

Lorsqu'il commença à ouvrir les portes il fut interrompus dans son élan par l'un des deux gardes qui protégés les lieux, c'est sur un ton sec et sûr de lui qu'il répondu.

Mon nom n'a nul d'importance, je suis le guerrier divin d'Epsilon...

Oui cela posé un nouveau problème, il s'était donné pour prénom Epsilon ne sachant son identité réel, se présenter sus ce nom en tant que porteur de cette armure le laisser perplexe, il allait devoir trouver une nouvelle identitée à moins bien sûr que certains souvenirs ne resurgissent.

Dévisageant un instant la jolie jeune femme qui était sur les lieux le jeune homme compris qu'il devrait également patienter, pas trop bavard et n'ayant pas trop l'habitude de parlementer il s'asseya au mûr opposé en laissant sortirent quelques injures de sa bouche, il fallait bien avouer qu'il n'était pas patient du tout .

Une première heure c'était écoulé sans qu'il ne bouge où répondent à ceux qui le saluer, puis ce fut une seconde, combien de temps avait déjà attendus cette femme la-bas ? C'est en ce demandant ceci qu'il se levant enfin pour aller à sa rencontre, Kana quant à elle était en retrait restant méfiance vis-à-vis de cette inconnue.

Euh Salut, sa fait longtemps que tu attends ?

A peine eu t-il le temps de poser la question qu'enfin quelqu'un vint à l'heure rencontre, une ravissante jeune femme peu vêtu pour ces températures, enfin le jeune homme ne fit rien paraître si ce n'est son regard qui se perdit un peu lorsqu'il se retourna vers celle-ci.

Je suis désolé, mais personne ne pourra vous recevoir aujourd'hui. Je me présente Myara fidèle servante du seigneur Odin, Aaricia est pas mal occupé à vrai dire... Je ne peux que vous suggérer de revenir un autre-jour. Après si vous avez du temps à tuer je peux peut-être vous suggérer quelque chose, vous dégagez tout deux une puissante aura à vrai dire. L'autre jour un couple d'amis est parti en Europe visité le Château de Lochranza sur une petite île, il sont revenu apeuré sans même y avoir mi les pieds, d'après eux les lieux serait hanté, bien sûr je ne les ai pas crût, mais ils descendent tout deux de puissante ligné du royaume et je doute qu'ils partent en ayant peur d'un simple ectoplasme. Si vous voulez y faire un tour et revenir d'ici quelques jours rencontrer notre prêtresse j'en serais ravis, bien sûr je l'informerais de votre départ et du lui demanderais de vous accordez du temps à votre retour.

« Pff un château hanté, je vis dans une forêt bien plus sombre que ce château, à mon avis c'est une perte de temps... «

L'Alioth hésita un instant puis fixa la seconde jeune femme.

Bien, je t'avoue que ce voyage ne me tente pas, mais je n'ai que ça à faire à vrai dire donc pourquoi pas ? A j'oubliais, je suis Alioth, guerrier divin d'Epsilon. Voilà le nom qu'il utiliserait désormais enfin jusqu'à ce qu'il ce souvienne du sien...

[HRP : J'ai fait un petit truc vite faire pour qu'on puisse directement entrée dans le vif du sujet, je te laisse répondre puis je posterais directement dans le sujet en question^^ ]
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Asyn

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Lun 16 Déc - 20:59
Le temps s'allongeait, rendant ses minutes ennuyeuses. Mon éveil avait été si soudain, que mon esprit ne s'était point reposé permettant ainsi à ce corps de récupérer les forces perdues dans ce long combat. Mon cou gardait les stigmates de cet animal qui se délectait de mon ma proie, se félicitant du peu d’effort qu'il avait du fournir pour se procurer de quoi subsister. Alors que dans cette petite maison de bois, où le vent froid pénétrait sournoisement à travers les murs, les miens attendaient mon retour avec impatient. Je fermais les yeux, quelques instants,  plongeant mes yeux dans le noir. Ma main, elle, se se posa délicatement massant doucement cette gorge qui avait dû subir l'attaque de cet ours, étalant le sang qu'il avait déversé.

Et doucement, les bras du Dieu du sommeil venaient m'entourer, m'offrant la protection de ses rêves. Quand soudain un bruit de pas venait troubler ce repos tant espérer,  une de mes mains se porta sur l'arc qui m’accompagnait, mes paupières s'ouvrirent  pour contempler un homme aux allures de sauvageons portant une de ses armures d’Asgard. Il était accompagné d'une louve blanche je regardais plus que cet homme qui venait d'interrompre ce sommeille que je désirais tant. Il se laissa glisser le long du mur opposer et resta là en silence attendant comme je le faisais qu'on veuille bien nous recevoir. Et mes yeux se refermèrent espérant que le sommeille ne s’était point échappé, mais il était partis effrayer par cet intrus qui était arrivé sans s'annoncer. Alors le silence s'empara des lieux, ce faisant maître de ce couloir, quand soudain elle fut destituée de son trône pour la voix de ce guerrier qui me demandait depuis combien de temps j'étais resté en ces lieux. Je soupirais, ouvris à nouveau les yeux et le regarda portant cette armure couleur des glaces du royaume des neiges. Je ne voulais aucunement répondre à cette personne, ni lui parler, et le fil du temps l'avait compris, car une personne vient à notre rencontre, nous portant des nouvelles de la maîtresse de ce palais. Elle nous demanda de revenir, plus tard. Puis elle nous parla d'un étrange événement dans un lieu hanté et nous demanda de nous y rendre.

Et mon compagnon d'infortune se retourna vers moi, m'avouant que l'envie de se rendre en ces lieux n'y était point présente, mais qu'il allait quand même se rendre dans cet endroit hanté et se présenta sous le nom Alioth. Je le regardais à nouveau, ne disait aucun mot, avançant seulement sans faire attention à lui tout en lui répondant avec réticence.

« Asyn »

Ce fut le seul son qu'il entendit. J'avançais dans ces couloirs prenant le chemin vers cette première quête, m'arrêtant aux premières neiges qui se montra à nuit. Je la fis glisser sur mes mains et mon cou, enlevant ainsi un peu du sang dont j'étais recouvert. Puis je repris ma marche tout en disant à mon compagnon.

«  Ne perdons pas temps. »

Je ne voulais reste trop longtemps loin de miens. Mon esprit pensait à eux, blottis devant l’âtre de nôtres maison, se racontant toute sorte d'aventure, riant aux éclats. Je pouvais sentir le ragoût que ma mère préparait dans cette vieille marmite poser sur le feu. Ces pensées laissa un sourire sur mes lèvres et d'une vois adoucis par ces pensées.

«  Plus vite on aura fini, plus vite on sera rentré. »
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Dim 22 Déc - 11:59


La prudence était de mise, on me l'avait assez répété! D'ailleurs je m'amusais beaucoup de la façon presque paternaliste dont les guerriers du très haut Odin m'avaient mise en garde face au sombre fils adoptif de notre bien veillant dieu. Quand il entra dans la pièce, je comprit immédiatement pourquoi... Une telle aura, une telle prestance... et je ne parle même pas de la puissance qui se dégageait de tout son être. C'était le premier dieu incarné que je rencontrais et j'avais beau tenté de m'y préparer à l'avance, j'étais bien en deçà de l'effet imaginé. J'étais tellement sensible que je me sentais écrasée par son être tout entier et ce avant même qu'il ne parle en se précipitant vers moi pour s'assurer de mon intégrité. A peine avait-il passé les portes que j'eus le souffle coupé l'esprit engourdi, comme si l'on m'avait assené un coup violent à la tête. J'étais étourdie, si bien que je ne réalisait pas tout de suite la teneur des mots qu'il m'adressait et cette façon familière de le faire comme si nous nous connaissions, comme si nous étions du même bord ou de la même famille, comme s'il s'était inquiété de mon sort.
En réalité, il était aux antipodes de ce que je m'étais imaginé en dehors de cette force invraisemblable, transpirant du moindre de ses pores.
Il était grand, séduisant, ses traits invraisemblablement parfaits, ses yeux respirant la franchise, sa stature droite et fière. Comment était il possible de détecter la moindre fourberie dans l'aplomb d'un tel être?

Alors qu'il parlait et que je le laissait faire tout en l'observant et l'écoutant, je ne pouvais que me rappeler les trop nombreuses mises en garde. J'essayais de déceler la fourberie qu'on m'avait peinte sans en trouver la moindre trace. En réalité, il n'y a que les mots, trop forts, trop doux, trop mielleux peut être que pour sonner juste. Le contenu sentait presque la traitrise, alors que la forme poussait à oublier.
Il me fallait toute mon attention, je ne pouvais pas me laisser distraire et berner par ce dieu si habile soit-il. Je ne le pouvais pas... il s'agissait de l'avenir de mon royaume, d'Asgard et du mien en prime. La question était grave et le moindre mot avait son importance. Ainsi je reprenais le contrôle sur mes émotion et le ressenti qui m'inondait à son simple contact pour me centrer uniquement sur le jeu de dupe qui venait sans doute de commencer.
Soutenant son regard d'un bleu glacé, je lui adressais un sourire agréable et discret gardant une posture assez solennelle. S'il était doué dans sa façon de jouer je devais redoubler d'ingéniosité pour arriver à son niveau. Et si je n'en étais pas capable, je devais garder les yeux grand ouvert pour rester encrée dans le réel. Jouer son jeu était risquer mais dans un premier temps je devais m'y plier parce que me montrer hostile face à un tel être n'était pas dans mon intérêt, ni dans celui de mon peuple et de mon dieu.

Quoi que légèrement tremblante, sans laisser le temps au doute de s'installer... je prenais mon courage à deux mains et me levais pour marcher dans sa direction, serrant mon sceptre solidement entre mes doigts. Toujours souriante, je m'inclinais devant lui et baissait la tête brisant le lien visuel que j'avait tenté d'établir jusque là:


"Seigneur Loki, je vous remercie de tant de sollicitude... Nous ne nous connaissons pas encore et vous me témoignez tant d'intérêt que j'en suis touchée. Sachez que je ne suis que l'humble servante au service du puissant Odin et que je serais honorée de vous avoir à mes côté dans cette lourde tâche."

Je redressais mon visage, aussi lisse et impassible qu'un lac gelé et plongeait à nouveau mon regard dans le sien sans crainte de m'y perdre à nouveau.

"Comme tout être de ce monde, j'ai ressenti la présence d'Eris et le viol immonde de la paix qui règne sur nos terres. L'élément qui m'échappait jusqu'ici était la raison de sa venue mais m'en voilà avisée grâce à vous seigneur."

En réalité ce qui me laissait réellement perplexe c'était cette histoire liée à Neya. Naturellement, j'avais apprit l'histoire de notre royaume et j'en connaissais pratiquement la moindre ficelle. Cette vision qu'on m'offrait à présent sur la non compréhension des actes de sa représentante par Loki lui même me laissait pantoise. Je ne pouvais pas imaginer qu'on puisse réellement échapper à l'emprise d'un tel être. A moins.... Il y avait cette histoire d'anneau... Mais il avait été détruit pas Athéna j'en étais certaine! Quelqu'un aurait-il pu le reforger? Tous ici connaissions le fardeau de la culpabilité grâce à cet anneau et je ne connaissais que trop bien l'étendue de son pouvoir maléfique tant on m'avait mit en garde depuis ma plus tendre enfance. Je ne pouvais pas ignorer la possible existence d'un tel objet. Loki savait jouer sur la corde sensible et trouver des arguments de poids mais pouvais-je me fier à son témoignage ou encore pire: aux paroles qu'il tiendrait de la discorde elle même?
J'étais devant un mur qu'il me paraissait impossible de franchir. Je n'avais pas assez de clé en main pour affirmer ou infirmer quoi que ce soit.

A cet instant mes pensées se tournaient vers Gwenan, je priais pour qu'il revienne rapidement, pour qu'il puisse m'éclairer sur la véracité des faits.... Tout cela faisait beaucoup trop à mon goût pour mes frêles épaules. Mais j'avais été choisie et je ne pouvais pas faire demi tour et décevoir tout ceux qui avaient placé leur confiance en moi.


"Ce que vous me rapportez Loki, me conforte dans l'idée que la paix ne peut régner longtemps dans ce monde, trop de forces se jaugent, trop d'ambition pour un si petit monde. Pourtant, je ne sais pas s'il convient que nous levions l'épée les premier. Eris peut venir nous attaquer sur nos terres certes mais le peuple d'Asgard est fort! Même si cette force retrouvée est à peine naissante nous sommes ici sur nos terres et c'est un avantage que je ne peux négliger. J'ai peur de détruire dans l'oeuf tous nos espoir de paix et d'équilibre en me frottant à Ubar de front et ce même si je suis réconfortée de vous avoir à nos côtés dans cet affrontement. Nous avons le temps de nous préparer à les recevoir, s'il viennent, alors que si nous fonçons tête baisée sur des terres hostile, j'ai peur que les pertes soient irréparables et ça laisserait notre royaume quasiment sans défense..."

Je reprenais mon souffle et regardait toujours Loki avec franchise. J'avais décidé de ne pas lui mentir délibérément parce qu'il l'aurait très probablement senti immédiatement aussi, je le laissais entrevoir certaine raisons de mon hésitation à m'engager, plutôt que ma réticence à le suivre lui. Il fallait que je le pousse à m'en donner plus, que j'en sache d'avantage. Qu'il me donne une preuve!

"Cependant, je ne peux tolérer la façon dont Eris s'est introduite sur nos terres... Elle y a semé la discorde et nous a défié en agissant comme elle l'a fait et je ne peux l'ignorer sans qu'Asgard ne paraisse faible à ses yeux."

L'air offusquée et le regard dur, je secouais la tête forçant le trait de ma désapprobation.

"Je ne peux encore moins accepter qu'elle tente de vous corrompre seigneur Loki!"

Je nous lui révélait pas que j'avais déjà envoyé le chef de nos armée sur place pour obtenir réparation. Il fallait que je garde quelques cordes à mon arc mais désormais, la balle était dans son camp et je pouvais m'estimer heureuse de ne pas lui avoir cédé sans espoir de marche arrière.

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Mar 7 Jan - 14:40

La prêtresse était intelligente. Elle ne se laissait pas manipuler comme Loki le souhaiterait. C’était dommage pour elle, si elle devenait un obstacle, il faudra penser à la remplacer par quelqu’un de plus malléable.

Loki était certain que de nombreux guerriers d’Asgard l’avait mise en garde contre lui. Il pouvait être sûr qu’Olrik n’aurait pas manqué de lui raconter ce que le Dieu lui avait fait. Mais il devait néanmoins jouer son rôle de gentil protecteur d’Asgard pour l’instant. S’il parvenait à obtenir l’aide de la prêtresse pour combattre Eris, il aurait plus de chance de vaincre et de retrouver Neiya. Il avait tenté d’utiliser les troubles qu’avaient provoqués Poséidon ultérieurement pour convaincre Aaricia mais il ne pouvait être certain d’y être parvenu. Quoi qu’il en soit, ce que la prêtresse d’Odin lui apprit l’intéressa hautement. Ainsi, elle jugeait qu’un assaut contre Ubar ne devait pas avoir lieu. Ceci n’allait pas du tout dans le sens de ce que voulait Loki. Il s’en sentit immédiatement offensé et il sentait que la jeune fille ne lui disait pas toute la vérité.

Elle jouait avec lui. Elle tentait d’utiliser ce que lui-même avait fait auparavant : feindre l’amitié pour mieux se cacher. Mais elle n’était qu’une humaine, elle ne gagnerait pas contre lui. S’il le devait, Loki saurait la convaincre de tout lui révéler et ce n’était pas les quelques guerriers divins dont il sentait la présence au palais qui pourrait l’en empêcher.

_ Vous préferiez donc laisser notre peuple souffrir plutôt que de lui offrir des héros ? Vous faites une bien curieuse protectrice en agissant ainsi.

Le ton de Loki se voulait toujours amicale et chaleureux alors que le contenu de ses mots avaient changé. Il n’appréciait pas qu’on tente de le manipuler, bien que l’effort de la prêtresse fût louable.

_ Si vous craignez que je sois corrompu par quelqu’un comme Eris, c’est que vous me sous-estimez grandement. Je suis un Dieu Prêtresse ! Peut-être que ma douce apparence vous a poussez à l’oublier mais je ne peux en rien être comparé avec les êtres que vous avez déjà rencontré. On me dit dieu fripon, à ceux-là je leur réponds qu’il ne connaisse rien à la friponnerie en me nommant ainsi.

L’être divin se mit à marcher dans la pièce. Il s’arrangeait pour toujours être dans le champ de vision d’Aaricia afin qu’elle prenne note de ce qu’il s’amusait à réaliser. Son corps s’auréola d’une aura de la couleur des feuilles au printemps et il sembla grandir à mesure qu’il se déplaçait.

_ Je suis le père de tous les maux et le garant des tourments d’Odin. Je suis celui qui manipule le monde et non l’inverse !

L’aura autour de Loki avait atteint la voûte de la salle du trône et il semblait plus imposant que jamais. Son visage était resté le même, avec ses traits fins et beaux, mais son regard n’était plus que de iris de glace.

_ Je vous sais grés de vous inquiéter pour moi. Personnellement je m’inquiéterais plus pour tous guerriers que vous auriez pu envoyer auprès d’Eris et dont vous me cacheriez judicieusement la mission.

Le Dieu abaissé son aura et sembla retrouver une allure plus paisible.

_ Toute parole qu’un émissaire pourrait vous rapporter ne serait que mensonge destiné à vous tromper. Eris n’est pas un être avec qui un simple mortel peut s’entretenir, elle lave l’esprit de toute personne ne sachant pas se protéger.

Il fixa son regard de glace dans celui de la prêtresse pour qu’elle prenne bien conscience de ses mots.

_ Je ne veux que le bien du royaume et empêcher le peuple de souffrir. Je ne vous cache rien et ne désire rien de plus que le bien pour Asgard en l’absence de notre bien aimé Odin. Encore une fois, je vous demande de m’accorder le recours des guerriers divins pour mener la bataille jusqu’à Ubar.

Bien sur, Loki mentait. Il se doutait bien que la prêtresse ne serait pas dupe…




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Ven 17 Jan - 12:28

    Il n'avait même pas prit le soin d'emballer ses menaces dans un joli papier de soie... Au moins, j'avais gagné sur un point, il avait cessé de me prendre pour la première idiote venue et je dois dire que malgré son aura écrasante et la situation plus que critique, j'en éprouvais une certaine fierté. Je savais que quelque part, je n'avais pas le choix et qu'il n'accepterait pas de jouer avec moi plus longtemps au rôle du chevalier servant. A quoi bon aller contre sa volonté, il revendiquerait mon manque de considération et ma légèreté quand à la protection que j'offre au royaume tout entier. Si je ne pouvais pas me permettre d'agir à la légère, je ne pouvais pas non plus me permettre de me mettre le fils d'Odin à peine montée sur mon trône de représentante.
    Je me retrouvais dans une impasse, les information que j'avais gardé pour moi plus tôt, il les avaient subodoré. Cependant, je n'avais agit que dans de bonnes intentions et si j'avouais, il ne pourrait pas m'en faire plus longtemps le reproche.


    "J'avoue avoir fait preuve de légèreté peut être mais je n'avais aucune garantie quand à votre venue et votre soutient, comprenez que je me devais d'agir immédiatement suite aux agissements de la déesse de la Discorde."

    Tournant le dos à mon interlocuteur, je marchais jusqu'au trône pour m'y assoir. Le poids de sa présence serait peut être moins oppressante assise mais surtout, je voulais me laisser le temps de réfléchir à ce que j'allais dire ensuite.

    "J'ai donné l'autorisation au chef des armées d'aller enquêter sur place. J'ai une totale confiance en ses capacités et suis persuadée qu'il préférerait mourir que trahir Asgard. Malheureusement si Eris possède réellement l'anneau dont vous parlez, j'ai du souci à me faire et nous avons tous du souci à nous faire."

    Je le regardais avec une inquiétude visible, je n'aimais pas cette sensation de me retrouver entre le marteau et l'enclume. Aussi je me disais que peut être, j'aurais la chance de m'en faire un réel allié et ce même si d'origine nos intérêts ne concordaient pas forcément.

    "Approchez si, vous le voulez bien Seigneur Loki..."

    Je marquait une pause et plongeait mon regard dans le sien.

    "Je ne suis pas femme à me fier aux racontars et aux rumeurs, je ne vous connais pas et vous de même ne me connaissez pas, alors pour partir sur de bonne bases soyons francs l'un envers l'autre et nous y gagneront sans doute tous les deux, parce que je ne suis pas contre le fait de vous aider.

    Dites moi pourquoi vous désirez tant que nous attaquions Ubar et si vous me convainquez, je vous donnerai ce que vous désirez pour arriver à vos fins."


    J'avais planté un nouveau décor, distribué une nouvelle donne. L'avenir était dans ses mains à présent. S'il voulait me convaincre de sa franchise, il n'avait qu'à être franc, puisque je venais de lui offrir la possibilité de l'être sans le juger et sans qu'il risque un refus de ma part pour l'aider dans son dessin.
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Mar 28 Jan - 13:22

Loki avait donc vu juste. La prêtresse avait anticipé leur tête à tête et avait déjà envoyé un homme à Ubar. Parviendra t’il à découvrir les véritables raisons du conflit entre la Discorde et le Fourbe ? Le Dieu doutait qu’Eris révèle quoi que ce soit à un simple guerrier. Cela serait révélé ses propres faiblesses. Non, Loki n’avait rien à craindre de ce côté-là et puis, même si l’émissaire revenait en possession d’information pouvant lui nuire, il pourrait de nouveau invoqué la tromperie d’Eris et accuser le guerrier d’avoir été retourné.

Pour l’heure, le Dieu devait se concentrer sur la prêtresse. Elle dirigeait les forces armées en l’absence d’Odin et elle lui était donc utile. Afin de faire preuve de bonne volonté, il ne releva l’insulte lorsqu’elle lui demanda de venir à elle. Il lui rappelait bien assez vite quel était leurs statuts respectifs. Elle lui demandait d’être honnête envers elle, c’était surprenant. A vrai dire, depuis le début de leur entretien, elle ne cessait de le surprendre. Elle était loin de la jeune fille un peu naïve à laquelle il s’était attendu et, la chose lui plaisait. Il prenait plaisir à cet échange et commençait à s’intéresser à la jeune prêtresse d’une manière assez inattendue. A vrai dire, il n’avait pas ressentit autant d’intérêt pour une personne depuis Neiya. Alors, il comptait jouer le jeu. Il serait honnête avec elle… honnête à sa manière.

_ Bien Prêtresse, je serais donc honnête. Si je désire tant partir en guerre contre la Discorde… ce n’est que par amour. Oui par amour, l’amour d’un père envers sa fille. Oui Aäricia, c’est cela qui m’anime et c’est ce sentiment que je tenais à ne pas divulguer.

Loki joua sur l’émotion. Il transforma son aura afin de faire ressentir la tristesse qu’il ressentait à la prêtresse. Il jouait son rôle tel qu’un simple humain l’aurait fait. Lui qui n’avait jamais partagé d’amour avec qui que se soit, jouait la comédie à merveille.

_ Neiya… ma douce préférée… a été comme une fille pour moi. Toutes ces années où je me suis occupé d’elle a fait naitre des sentiments qui m’avaient toujours été refusés. Voilà pourquoi je désire tant combattre la Discorde afin de récupérer ma fille. Lavée les affronts qui lui ont été fait dans le sang d’Eris ne sera pas suffisant pour apaiser la haine que je porte à cette prétendue Déesse.

Le fourbe s’avança jusqu’à Aäricia et osa glisser une main sur la joue de la jeune fille.

_ Et vous prêtresse, avez-vous déjà ressenti l’amour d’un père ? Avez-vous la moindre idée de ce qu’un être éprouvant cela serait près à faire pour récupérer son trésor ?

Le Dieu retira sa main et se recula. Il avança de quelques pas dans la salle comme s’il se dirigeait vers la sortie mais s’arrêta rapidement.

_ Voilà Prêtresse, vous connaissez la vérité sur les raisons de ma demande.



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Ven 7 Fév - 22:16
    Avais-je réussit à me piéger moi même? Difficile à dire...
    J'avais donné ma parole, si je voulais arriver à créer le rapport que j'espérait avec ce dieu, je me devais de l'honorer quoi qu'il en coûte.
    J'avais eu du mal à cacher ma surprise quand Loki s'épancha devant moi en jouant sur la corde sensible, me prenant à parti et jouant sur mes propres émotions. Si j'appréciais ce fin jeu d'acteur, la forme n'en était pas moins douteuse. Les dieux n'éprouvaient pas les sentiments des hommes et leurs préoccupations allaient souvent bien au delà du domaine de la compréhension humaine. Pourtant, malgré la forme, je ne pouvais mettre le fond en doute.
    Je ne savais que peu de choses sur l'ancienne prêtresse d'Octantis... Mais j'en avais entendu et lu assez que pour savoir le lien indéfectible qui la liait au fourbe qui se tenait devant moi. Je savais aussi que je devais me méfier d'elle plus que de la peste car c'était elle qui avait assassiné mon prédécesseur au rang de représentant d'Asgard.
    Alors que j'avais voulu jouer la carte de la confiance, il me fallait dès à présent redoubler d'intelligence et de stratège. Je ne pouvais laisser un trop grand laps de temps à la réflexion sans que cela ne paraisse suspect, aussi c'est presque sans filet que je me lançais pour répondre au dieu.


    "Seigneur Loki, je vous remercie d'avoir eu la bonté de partager ces raisons avec moi et pour cette raison, je tiendrai ma promesse en envoyant les troupes d'Asgard à vos côté sur les terres arides d'Ubar.
    Je ne sais pas ce qu'être père signifie mais je ne sais que trop bien ce que l'on éprouve quand on est privé du sien, aussi je vous apporte mon soutient dans l'épreuve que vous traversez."


    Je laissais un bref instant de pause, pour reprendre mon souffle et le dévisager d'un sourire. Je n'en avais pas fini... Si je le laissais partir maintenant, il croirait que je suis un pantin que l'on manipule à loisir mais ce ne serait pas le cas. Ca ne ce passerait pas comme ça...
    J'avais entre les mains le royaume d'Asgard et la force du puissant Odin. Je ne pouvais pas le laisser croire que toutes ces choses lui étaient acquises et que je serai à présent sous sa coupe, accourant au moindre de ses claquement de doigt.

    Au moment de prendre la parole, je me relevais de mon trône et avançait vers la déité d'un pas assuré jusqu'à sa hauteur.


    "J'ai pourtant encore une chose ou deux à ajouter... Si je ne remet pas votre parole en doute, sachez que je ne suis pas dupe! Les larmes, les trémolos dans la voix, cette simplicité toute humaine sonne trop juste que pour être réelle. Si j'apprécie beaucoup que vous essayez de me mettre à mon niveau, je n'espérait pas que vous essayez de me convaincre. Dans le cas où j'aurais espérer partir en guerre à vos côtés pour une cause que j'estime juste de défendre, je ne vous aurais pas proposé un tel marché. Vous pouviez vous contenter de la simple franchise et je vous aurais octroyé ce que vous êtes venu chercher.
    Asgard partira en guerre contre Ubar et vous récupèrerez votre bien. Mais sachez qu'à présent vous m'êtes redevable seigneur d'Asgard. Un service contre un autre service."


    Une fois achevé, mon discours s'évanouit dans un lourd silence. Je venais de tenir tête à un dieu pour la toute première fois de ma vie et j'en tremblait intérieurement d'effroi. Pourtant, j'étais forte de savoir mon devoir accomplit et mon honneur intacte.
    Le quittant des yeux, je me détournais pour rejoindre à nouveau le trône qui m'appartenait.


    "Vous avez une guerre à mener, Seigneur. Nous, nous reverrons à votre victorieux retour!"

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Lun 10 Fév - 17:42

Voilà, une fois de plus il obtenait ce qu’il souhaitait. Il ne pouvait pas en être surpris, il était rare que ses plans ne réussissent pas à l’amener là où il le devait. Aujourd’hui, il était parvenu à obtenir l’aide des armées d’Asgard pour affronter son ennemi. Demain, il irait encore plus loin. Il ne manquait pas d’imagination pour fomenter des plans retords. Pour l’heure, Loki se satisfaisait de la décision de la prêtresse. La jeune femme était intelligente, surement trop pour son propre bien. Le Dieu se doutait qu’elle n’avait pas répondu favorablement à sa requête par simple bonté d’âme ou parce qu’elle éprouvait de la compassion par rapport à son histoire avec Neiya. Non, elle ne l’avait fait que dans un but précis. Il ignorait encore lequel mais il le découvrirait.

Peut être même, le découvrirait-il plus tôt qu’il ne le pensait. Aäricia se dirigeait vers lui. Elle avançait d’un pas sûr, comme si elle se sentait l’égal de la divinité. Son attitude commençait à exaspérer Loki, lui qui avait ressenti un intérêt particulier pour elle jusque-là. Il espérait qu’elle ne le décevrait et ne tenterait pas de se prendre pour ce qu’elle n’était pas. Malheureusement, comme tout humain bénéficiant d’un peu de pouvoir, la prêtresse ne pouvait se contenter de sa place. Elle voulait donner le change et qu’on croit qu’elle pouvait discuter d’arme égale avec un Dieu.

Loki rêvait-il ou entendait-il une menace dans les mots de la jeune femme ? Cette petite humaine insignifiante en comparaison de lui espérait lui réclamer un service ? Son attitude n’était que folie.

Apeine avait-elle finis a phrase, qu’elle repartait vers son trône. Ses jambes tremblantes ne parvenaient pas à la porter correctement mais elle gardait la grâce et la beauté qu’elle avait eue jusque-là. Loki la trouvait désirable physiquement… ou peut être juste parce qu’elle avait osé dire ce qu’elle avait dit. Dans tous les cas, à cet instant le Dieu la voulait et elle commit l’erreur de lui tourner le dos. Il ignora ses dernières paroles. En un battement de cil, Loki se retrouva devant la prêtresse assit sur le trône qu’elle comptait rejoindre. Elle avait voulu joué dans la cour des grands, elle en aurait pour son compte.

Les iris du Fourbe n’était plus que deux fentes aussi fines qu’il était possible de l’être. Des yeux de prédateurs, sournois et vicieux. Son visage affichait un masque sombre, loin de l’être élégant et doux qu’il avait été jusque-là. Les murs de la salle du trône de la prêtresse d’Odin semblèrent s’assombrir et se recouvrir de rigole de sang. L’air sentait la mort désormais, le lieu devenait le territoire du fourbe. Lorsqu’il parla, sa voix sifflait, suintant la malignité.

_ Prêtresse… Vous devriez apprendre à rester à votre place. Osez demander un service à un Dieu, mais dans quel monde vivez-vous. Regarde autour de toi Aäricia, que vois-tu ? Tu vois une très faible étendue de mon pouvoir, ce lieu pourrait devenir mon antre sans que tu n’y puisses quoi que ce soit pour m’en empêcher.

En un geste que nul ne pouvait deviner, Loki fut debout, tout près de la jeune femme. Une main désormais aussi griffue que des serres d’aigles enserrait la gorge fine et douce.

_ Odin n’est pas là pour te protéger Prêtresse, si je le désirais, tu serais mienne dans l’instant.

Les griffes pénétrèrent quelque peu dans la peau diaphane, faisant couler un peu de sang mais le Dieu retira sa main sans tarder et rejoignit le trône en un battement de cil. Son visage avait recouvré la beauté qu’il avait arborée tout au long de leur entretien.

_ Mais tu as eu l’intelligence de m’offrir ce que je désirais et pour cela, tu as ma gratitude. Tu es une personne remarquable Aäricia, digne d’être à ton poste. Tu as encore des choses à apprendre et je serais ravi de t’y aider. Neiya à laisser une place vide à mes côtés, peut-être pourrais-tu la combler ? Je me doute bien que ta fidélité à Odin te poussera à dire non mais, réfléchis-y quand même.

Aussi vite que précédemment, Loki fut de nouveau contre Aäricia. Cette fois-ci, il n’y avait aucune brutalité dans ses gestes et le regard qu’il posait sur la jeune femme n’était que convoitise. La bête s’était de nouveau tapie dans l’ombre.

_ Prends ton temps, des choses importantes m’appellent. Nous aurons tout le temps d’en rediscuter à mon retour. Tu as attiré mon intérêt Prêtresse, beaucoup te plaindront… beaucoup te pleureront…

Ne laissant que le vent derrière lui, Loki avait disparu. Les murs avaient conservé les trainées de sang pourpres marquant la colère du Dieu.

* Ne m’oublie pas Aäricia… *

Les mots brisèrent le silence que le départ du Dieu avait provoqué et résonnèrent longuement dans la salle du trône.





HRP : Au plaisir de se retrouver en rp pour continuer tout cela Smile
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Lun 10 Fév - 20:07
Défier un dieu ne se faisait pas sans douleur... Je venais de l'apprendre à mes dépends.
J'avais été trop présomptueuse en lui tournant le dos mais ce qui devait être dit l'avait été et à présent j'avais acquis un certain poids même si je n'en mesurait aucunement la portée. Depuis l'effroi de son regard affuté me transperçant du haut de mon propre trône, en passant par brûlure de ses griffes sur mon cou et ce jusqu'à ce qu'il se dérobe enfin à ma vue, je n'avais cessé de me répéter qu'il ne m'avais pas encore tuée.
Je savais ce que j'avais risqué en lui tenant tête de la sorte mais j'avais compté sur l'image de protecteur d'Asgard qu'il voulait me vendre, j'avais prié pour qu'il se sente flatté que je lui octroie ce qu'il avait demandé non pas parce que j'avais été dupée mais parce que j'avais consenti à le faire en connaissance de cause, j'avais espéré qu'il veuille jouer avec moi d'avantage tel le chat quand il a à faire à une souris bien vive et j'étais encore en vie.

Quand il sortit enfin, je tremblais de tout mon corps et quand la porte se ferma, j'eus l'impression que mon coeur explosait, alors que je n'arrivais plus à respirer. Après quelques secondes pourtant, je fini par éclater en un sanglot bruyant mêlé de terreur et de soulagement.
Je n'avais jamais été soumise à une telle pression et mes nerf de jeune fille étaient à vif. J'étais fière d'avoir survécu mais je me sentais sale, tout ce lieux me semblait sale. Il était emplis de la pestilence de son ultime fourberie, de la noirceur de ses dessins et sur les murs immaculés de lumière, je ne voyais plus que l'abîme sanglant qu'il m'avait fait miroiter. Je n'en avais été le spectateur privilégié que pour un instant, à peine un souffle et pourtant cet instant m'avait paru éternel et pire que mile morts.

Je respirais, j'étais en vie... Je me le répétais toujours...
Encore incrédule, à bout de souffle, je portais mes mains autour de mon coup pour effacer la marque de ses doigts. Jamais je n'aurais imaginé une telle puissance, un tel impact.
Prenant mon courage à deux mains, je fini par me redresser pour prendre la mesure de tous les mots qu'il avait prononcer alors que je sentais seulement l'oppressante force de son cosmos s'éloigner. Je marchais vacillante jusqu'à la fenêtre et m'appuyais sur son rebord à fin de retrouver la quiétude dans les formes harmonieuses et froides du pays qui m'avait vu naître.

C'est en lui que j'avais toujours puisé mes forces et c'est en lui encore que j'arrivais à retrouver un semblant de paix. Epuisée, je me répétais chaque mot qu'il m'avait adressé, je n'avais pas oublié sa proposition et il me faudrait prendre le temps d'y réfléchir car la rejeter sans s'y pencher n'était pas avisé. Je n'étais certes pas assez forte encore que pour lui résister et ne pas me laisser formater par ses mots et sa puissance, lui tenir tête quelques minutes avait déjà failli me tuer mais son enseignement si je pouvais en retirer la bonne part...

Je soupirais, il était trop tôt et je n'avais pas le recul nécessaire...

Libérant mon cosmos une ultime fois en ce jour qui venait à mourir à l'horizon, j'appelais le messager qui préviendrait mes troupes d'un départ imminent pour la guerre. J'avais mit leur vie en jeu, mais je savais que je n'avais pas le choix et que pour Asgard, c'était le meilleur choix. Gwenan serrait sans doute surpris de retrouver les nôtres dans le royaume des sables mais j'espérais tout au fond de moi qu'il comprendrait.




HRP: Pareil pour moi c'était top Wink

HRP: Point RP attribués jusqu'ici! (16pts)


Dernière édition par Aäricia le Jeu 13 Fév - 12:47, édité 1 fois
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"Les premiers pas d'une prêtresse..."

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