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06.08.13 13:18

Je ne gardai aucun souvenir précis de cet événement. Je me rappelais la couleur noire et grise striée de violet du ciel et celle, d'un bleu profond presque opaque de la mer. Le goût de l'iode partout sur moi, et son odeur tout autour. Parfois, je me réveillai la nuit en un sursaut, la sensation de saut et de chute encore ancrée en moi, m'attendant à frapper la surface glaciale des mers,  Je me rappelais la vision de la vague, muraille aqueuse qui me semblait plus haute qu'un building de mon San Francisco Natal.

Je me souvenais aussi de ce sentiment Atlantide provoquait en moi. Une prison, une cage. Ma mère était repartie, mais moi j'étais restais. Et ce sentiment d'injustice, de manque, moi qui ne pouvais quitter le cocon protecteur de la cité des abysses. Je voulais pouvoir partir, pour le plaisir aussi de pouvoir revenir.

Bien entendu, je n'avais conscience de rien de cela quand je repris mes esprits aux côtés de ma mère, dans une chambre à l'architecture étrangement familière, mais familièrement étrange. Quelque chose dont je ne me rappelais pas, mais que je connaissais, intimement, viscéralement. Nous n'étions plus vêtues de nos jeans et chandails, mais d'une sorte de tunique en tissu à la fois chaud et léger.

Je pense que ma première pensée réellement cohérente fut « si c'est ça le paradis, ben, je demande à être remboursée ». Mais je ne me sentais pas morte. Au contraire. L'adrénaline se déversait dans mes veines, mon cœur battait la chamade, ses échos résonnant à mes oreilles comme autant de tambours de guerre.  Moi que tout le monde connaissait comme « Bee », la sérieuse et diligente ouvrière, celle qui s'activait dans son coin, voilà qu'il me prenait des envies d'aventures et que je poussais la porte de ma chambre, abandonnant derrière moi ma mère encore endormie et la vie telle que je la connaissais... non concevais alors.

- « Bon---bonjour ? » avais-je appelé d'une voix timide, à peine passée l’embrasure.  « Il...il y a quelqu'un ?. »
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Médusa

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06.08.13 22:40
Le bruis du métal s'entrechoquant résonnait dans l'arène. Yank portait son armure, fait assez rare pour être souligné et se trouvait au centre d'un ring improvisé entouré d'une vingtaine de jeunes gens en armures d’entraînements. Filles comme garçons, ne dépassant rarement plus de douze ou treize ans essayaient tant bien que mal de frapper ou de déstabiliser le marinas ayant sa GunBlade attachée dans le dos. Un par un ou tous ensembles, ils se jetaient sur lui avant d'être renvoyés avec violence en direction des gradins entourant le théâtre de l'affrontement.

C'est tout ce que vous avez dans le ventre ?!!!

Yank n'avait rien dit. La voix venait de plus haut, au dessus de lui. Une femme, où plutôt le fantôme de celle ci flottait dans les airs, observant la bataille improvisée.

Vous êtes une vingtaine et personne n'arrive à le faire fléchir ?

Impassible, Yank parait et contrait tout les coups comme si il voyait les mouvements des apprenties au ralenti ou qu'il anticipait chaque action.

Mais faites explosez votre cosmos bande d'incapables !!!

Mais rien n'y faisait, et les pauvres gosses finissait inexorablement à terre.

On arrête pour aujourd'hui...

Le marinas avait parlé d'un ton froid et détaché alors qu'il déploya une vague de cosmos qui renversa tout les jeunes présents autour de lui. Couverts de poussière, ils se relevaient tant bien que mal, s'aidant les uns les autres.

Vous arrivez tous à broyer une pierre de plusieurs kilos à l'aide de votre cosmos mais vous êtes incapable d'utiliser cette puissance pour augmenter votre vitesse. Je vous demande pas d'atteindre la vitesse du son, je vous demande juste d’aller suffisamment vite pour me forcer moi même à accélérer.

Le regard était sévère. Yank pourtant de nature jovial et loin d'être le dernier à rigoler n'avait pas envie de rire en l'instant.

Vous pouvez disposer. Retournez étudier les bases et vous entraîner entre vous. Si vous voulez porter une armure d'écaille, même celle d'un simple Marinas comme moi, il faudra faire mieux que aujourd'hui.

Et il tourna les talons suivi de Ëlle qui narguait les apprenties en leur tirant la langue comme une gamine. Alors qu'ils sortaient de l'arène, un soldat vint croiser leur route et interpella le Marinas.

Monsieur ! Une lettre pour vous.

Le Marinas prit le courrier en remerciant celui qui lui avait apporté et la rangea entre son plastron et son torse sans même la lire. D'un geste de la main, la sorcière Ëlle fit signe au soldat de déguerpir alors que Yank se remettait en route sans un mot.

Tu ne lis pas ce qui est écrit ?

Qu'est ce que ça peur te foutre ?

He ho tu me parle mieux que ça !!!

Et ils se chamaillaient tout le long du trajet les menant à leur habitation, un petit temple dans la vieille ville en contre bas du Main Blade Winner. Ils étaient ainsi, inséparable et insupportable. On raconte qu'à eu deux, ils arrivèrent à donner une migraine à Poséidon lors d'une réunion stratégique et le dieu du demander au Général du Dragon des Mers de les mettre dehors à coup de pied dans le fondement. L'histoire raconte qu'ils se chamaillèrent des heures et des des heures ce jour là au point qu'ils s'insultaient encore alors que les Généraux et autre Commandants avaient quittés la réunion depuis longtemps.

Mais tu me lâche oui !!!

Si je pouvais seulement !!! Je m'en priverais pas !!!

Arrivés chez eux, Yank retirait son armure laissant tomber la lettre reçu plus tôt sans y faire attention. Replaçant l'armure sous sa forme de totem, il prit un t-shirt dans son armoire et un pantalon qu'il enfila dans la foulé. Son corps était couvert de lacérations et de divers balafres lardant sa peau comme autant de blessures reçus jusqu'à aujourd'hui au service de Poséidon. Il n'était qu'un Marinas mais on le respectait pour ses actions tout autant que pour les nombreuses fois que Ëlle le ramena en Atlantide à moitié mort après une rude bataille mais quand même victorieux. Sans la sorcière, il serait déjà passé de vie à trépas depuis des lustres et son armure se chercherait un nouvel hôte.

Aie...

Il grommela alors qu'une de ses nombreuses blessures se rappelait à lui, déchirant son dos comme un coup de couteau. Ëlle sans un mot se plaça derrière lui, usant de son cosmos pour soulager la douleur. Ils se houspillaient tout le temps mais quand l'un avait besoin de l'autre, ils n'avait pas besoin de mot pour savoir ce qu'il fallait faire.

Alors, qu'est ce qu'elle dit ?

Quoi ?

La lettre. Qu'est ce qu'elle dit ?

Yank regarda le bout de papier à terre et s’apprêtait à lâcher nonchalamment un
« J'en sais rien, elle parle pas » mais finalement se ravisa, la souffrance de son dos ne lui donnait pas envie de rire. Se penchant, il prit la missive et l'ouvra.

Mmm... Un ordre direct...

Une mission ? Chouette, cela fait longtemps que je n'ai pas vu du sang couler !!!

S'exclama le fantôme qui tournait désormais autour du Marinas, se frottant les mains à l'idée de prendre la vie des ennemis du royaume marin.

Non...

Quoi non ?

Une gamine vient d'arriver. On doit lui montrer l'Atlantide et déterminer si elle a du potentiel pour devenir Marinas...

Ëlle était stupéfaite et sa mâchoire pendait un peu comme dans les dessins animés de la Tex Avery.

Mais !!! Mais !!! On est pas des nounous !!! C'est quoi ce bordel de merde ?!!! Qui est le con qui a donné un tel ordre que j'aille lui péter les rotules !!!

C'est Poséidon...

Il y eu un petit silence tandis que les yeux de Yank se portait sur Ëlle, celui ci levant un sourcil tout en attendant une quelconque réaction...

Cette chère enfant à besoin de nous, on y va de suite !!!

Le marinas gloussa, la peur était la meilleur des motivations et Ëlle ne craignait personne, sauf Poséidon...

Bon allez magne toi et met une veste. Tu va faire peur à la gamine avec toutes tes cicatrices.

Il saisit un blouson en cuire et fixa sa GunBlade à sa ceinture. L'arme n'était pas utile en l'instant mais il ne s'en séparait jamais. Fermant la porte, ils partirent tous deux en direction de l'endroit où se trouvait l'enfant, dans la zone de transite réservé aux nouveaux arrivants. Les deux comparses marchèrent de longues minutes avant d'arriver dans un petit complexe moderne mais à l'architecture typique d'Atlantis. Colonnade et autres statues faisaient penser aux profanes que l'on étaient retourné dans le passé alors que l'on était bien en 2006 si du moins on se référait au calendrier chrétien en vigueur par soucis de facilité.

Il est peut être un peu tôt non ? Tu fais les entraînement avec les jeunes de bonne heure. La gamine dort encore probablement.

Dit la sorcière alors qu'elle passa la tête à travers le mur,  apercevant une femme et une enfant dormir. En tant que fantôme, cela n'avait rien de compliqué pour elle.

Bah on va attendre...

Et ils n'eurent pas à attendre longtemps. Au bout d'une petite demi heure, la jeune fille ouvrit la porte doucement et laissant apparaître son visage, elle demanda timidement si il y avait quelqu'un.

Bouuuuuuuhhhhhhhhhhh  !!!!!!!!!!!!

Ëlle était apparut juste devant la jeune fille, flottant à l'envers la tête en bas tout en lui tirant la langue et s'étirant la bouche à l'aide de ses deux indexes. Yank observait cela, appuyé contre le mur, laissant la sorcière faire sa grimace. Il se doutait que Ëlle préparait un truc dans le genre. Faire peur et terroriser les gens était son péché mignon même si parfois elle se couvrait de ridicule.




Hrp = Beaucoup de texte pour pas grand chose mais je peux pas en écrire plus, j'ai envie de savoir comment ton perso va réagir à la vision de la sorcière grimaçante mr Red le retour
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07.08.13 9:41
Je me rappelais que trop bien ma première rencontre avec mon mentor. Ou plus mes mentors. Si tant est qu'on puisse considérer un fantôme vampire de cosmos comme une personne. Le truc avec les Éveillés, c'est que ça vous pousse à revoir quelques concepts, comme la vie après la mort, l'immortalité et « l'impossible » dans son ensemble. C'est peut-être pour ça que les combattants sont choisis si jeunes : tel des Peter Pan, ils ont encore la capacité à accepter sans plus de question.

Dans l'immédiat, je n'avais pas ce genre de réflexion. J'étais une jeune fille de 14 ans, tout juste une gamine un peu plus sérieuse que la moyenne. L'étrangeté du lieu, son silence et son absence de vie étaient impressionnants. N'ayant pas eu de réponse à mon premier appel, je m'étais enhardie à sortir dans le couloir, refermant avec soin la porte pour ne pas déranger ma mère. Oh, je n'avais pas l'intention de partir loin – si Maman devait se réveiller sans me voir, je ne vous raconte pas la panique... Juste voir au bout du couloir.

L'apparition me fit reculer, et si j'avais pu fusionner avec la porte derrière moi, je l'aurai fait. J'avais tellement peur que je n'avais même pas le réflexe ou la force de hurler. Je me contentais de regarder la chose les yeux écarquillés, le cœur au ras des amygdales, tremblotante de peur. Si Ëlle était un fantôme, j'en avais à ce moment précis la carnation : blanche, presque transparente.

Le souffle court, à deux doigts de m’évanouir, je glissai jusqu'au sol, en un petit tas de rien du tout. Je ne promets pas que là, je me glissai dans l'inconscience pendant une seconde ou deux. Puis mon bon sens, ou mon absence de bon sens, me fit relever la tête. Non, ce n'était pas possible, je n'avais pas pu voir ce que j'avais vu. Malgré mon cœur qui recommençait à battre une fois sur cinq, la terreur qui me tiraillait les entrailles, je me forçai à regarder, examiner, ce que j'avais en face de moi.
Finalement, je soupirai. Courageuse, mais pas téméraire, je restai au sol, mais je contre-attaquai :
- « … Votre mère ne vous a jamais dit qu'un jour vous alliez restée bloquer comme ça, à force de faire des idiotes. Et puis d'abord, on ne met pas ses doigts dans sa bouche quand on est bien élevé... »
Je crois que je m'étais persuadée qu'en fait, j'étais en train de rêver et que j'allais me réveiller. Or, dans un rêve, on n'a jamais peur, et on a tous les pouvoirs. Pourquoi je rêvais d'une fille qui me faisait une tronche de clown, aucune idée. Une manifestation de l'inconscient, selon un des magazines dont raffolait ma mère, et que j'avais lu avec circonspection.

- « … et puis, ça vous fait plein de rides, là.... » continuais-je, mes pensées s'étant déroulées en "voix-off vitesse de la lumière" dans l'arrière plan. Des pensées, quoi...
Et l'enfant que j'étais désigna le coin de ses propres yeux avec son doigt.
La vérité sort de la bouche des enfants, n'est-ce pas ?
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Médusa

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07.08.13 19:35
La pauvre petite avait prit peur au point de tomber en arrière, tremblant de tout son corps et devenue aussi pale que le sel marin. Ëlle était fière de sa bêtise et riait déjà à gorge déployée, se pliant en deux comme si elle se tordait le ventre de rire. Yank lui, observait cela d'un air détaché à quelques mètres de là.

Mouhahahaha, je ne m'en lasserais jamais.

Dit la sorcière alors qu'elle pivotait lentement sur elle même au point de se retrouver enfin dans le bon sens, face à la jeune fille mais flottant toujours à une cinquantaine de centimètre du sol.

Ma mère ? Et bien à vrai dire je ne me souvient pas trop d'elle. C'était il y a des milliers d'année tu sais.

Ëlle regardait la jeune fille avec un air taquin, attendant la moindre occasion de lui refaire une farce.

Cela tombe bien, je ne suis pas bien élevée, je mets mes doigts où je veux.

Et elle se remit à rire plus fort qu'avant.

Quoi ?!!!!!!!!!!!!!!!!

Le ton changea quand l'enfant fit référence aux rides de la sorcière. Contre attaque volontaire ou simple réflexe pour se défendre de cette chose volant et traversant les murs à volonté.

Des rides ?!!! Moi ?!!!

La sorcière ne riait plus. Bien que morte depuis des millénaires, elle restait une femme et comme beaucoup d'entre elle, Ëlle ne supportait pas qu'on lui fasse remarquer qu'elle avait des rides.

Clap... Clap...Clap...

Yank venait de taper dans ses mains trois fois de suite, comme si il applaudissait mais de façon assez lente. Son regard se portait sur les deux femmes comme si il s'attendait à ce qu'elles s’étripent lors d'un jour de solde dans les grands magasins.

Et bien, voici une entrée en scène dès plus remarquable, cependant l'heure n'est plus à l'amusement.

Il avait un air sérieux mais se retenait de rire pour ne pas paraître pour un rigolo, du moins pas trop vite.

Comment te nomme tu jeune fille ?

Ëlle s'envola et disparu à travers le plafond avant de réapparaître derrière le Marinas, traversant le mur dans son dos.

Voici Ëlle, une amie et moi, c'est Yank.

Il inclina légèrement la tête en signe de salut tandis que la sorcière se contenta d'un signe de la main et d'un « Yo », lâché d'une voix nasillarde.

Il semble que tu viens d'arriver ? Suite à un naufrage si je comprend bien.

Dit il alors qu'il ressortait la lettre de sa poche et qu'il y jeta un rapide coup d'oeil pour se remémorer les détails inscrits sur le courrier.

Tu as beaucoup de chance d'être encore en vie, Poséidon à sûrement à voir avec cela.

Yank avait prononcé le nom du dieu afin de voir la réaction qu'allait avoir la jeune fille à l'énoncé de celui ci.

Il a toujours une idée derrière la tête le vieux. Peut être qu'il veux faire d'elle sa future maîtresse.

Ëlle se moquait de la jeune fille bien sur, mais la encore, c'était un test. Le duo ne faisait rien au hasard.

A moins que cela soit pour la cuisine ou le ménage.

Termina Yank, portant un regard grave sur l'enfant. Difficile de dire si il était sérieux ou pas. Aucune émotion ne transparaissait sur son visage ni dans le timbre de sa voix...

On a pas mieux à faire Yank ? Elle m’ennuie déjà celle là...

L'ultime provocation de la sorcière n'était pas anodine non plus. Il fallait du caractère pour encaisser cette première rencontre et trouver la force de répliquer aux moqueries. Cela pouvait paraître simple, mais quand on vient de voir un fantôme après un naufrage, il était plutôt compliqué d'accepter une situation si incongrue...
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08.08.13 9:35
J'étais peut-être une enfant, mais j'étais aussi une adolescente, et avant tout autre chose, j'étais Bee. Ma mère ne m'avait pas appelée ainsi à tort. Quand j'étais plus jeune, elle me prenait souvent dans ses bras, m'interrompant dans ce que je faisais, en s'écriant « oh, ma jolie, ma petite sérieuse petite abeille. Toujours en train de réfléchir ou de travailler. » Puis elle m'entraînait dans quelque chose de stupide, comme une danse sur une musique à en faire fumer la sono, ou aller manger une glace sur les quais. Si j'étais l'abeille, elle était le papillon. Moi la fourmi, elle la cigale.

L'arrivée de Yank m'avait rassurée. Un humain. Un vivant. Pas un machin à moitié transparent avec une mentalité de gamine. Et encore, c'était injurieux pour les gamines. Je me relevai, cachant mon soulagement – du moins, le cachant comme je pouvais le faire.
- « Bonjour... je... je m'appelle Ashleen Sullivan, mais tout le monde m'appelle Bee. » répondis-je poliment, mais avec circonspection. Maman m'avait toujours dit de ne pas parler aux inconnus. Et ils avaient beau s'être présenté...

Il ne parlait pas beaucoup, et il avait l'air détaché, bien que plutôt gentil... mais Yank me plongea dans un abîme de perplexité.
- « Un naufrage ? Je ne me souviens pas... » Ce n'était que quelques temps plus tard que les détails me revinrent. Pour le moment, tout s'arrêtait avec la tempête. « Oui, nous étions en mer. Et ça tanguait fort. Je suppose que nous avons fait naufrage... »

J'avais froncé les sourcils, je crois, à ce moment, et alors que je tentai de me rappeler, j'ignorai plus ou moins le babillage de l'autre, et de Yank.
- « Ma mère est fan de Poséïdon. Je ne sais pas pourquoi, elle a grandi dans l'Iowa, mais elle a un T-shirt « I love the sea ! »... » commentai-je distraitement. Comme à chaque fois que j'étais nerveuse ou concentré, je rabattis ma queue de cheval sur mon épaule pour jouer avec mes cheveux, enroulant les mèches autour de mes doigts.

- « En fait, on est où ? C'est quoi ici ? On est a Seattle ? Ou à Vancouver peut-être ? Je veux dire, ça ne semble pas très américain comme décoration, ici... C'est vous qui m'avez sauvé ? » Comme tout ce qu'ils m'avaient dit auparavant n'avait aucun sens pour moi – à ce moment j'étais à mille lieu d'imaginer que j'étais à Atlantide au fin fond des océans – j'en tirai la conclusion la plus évidente et logique... logique d'une jeune de 14 ans. Après les avoir examiner attentivement, la tête penchée sur le côté, je finis par lâcher :

- « Vous êtes magicien, c'est ça ? C'est quoi, votre truc, pour votre hologramme ? En tout cas, bravo pour la ventriloquie, c'est bluffant. Vous devez être là pour un festival ? » Et je désignais ses vêtements et son... machin dans son dos. Bizarre comme costume de scène. M'enfin, avec les artistes, c'était toujours complètement fantasmagorique. Je le savais, j'avais une rêveuse à la maison 24/7.

- « Est-ce que je peux voir un docteur, pour ma maman ? Vous savez si elle va bien, et quand elle va se réveiller ? Et puis, il faudrait que vous nous indiquiez comment repartir. Je ne sais pas si Maman a gardé son sac, pour vous payer, mais on vous remboursera, hein... »

Connaissant ma mère, si elle apprenait qu'il y avait un cirque ou un show dans le coin, elle allait vouloir m'y emmener, en dépit de tout bon sens. Comme d'habitude, c'était à moi de planifier notre retour à la maison.
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Médusa

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08.08.13 19:51
La petite semblait accuser le coup à sa manière, essayant de rationaliser ce qu'elle voyait, pensant même que Yank était un magicien et que Ëlle n'était qu'une image projetée par un quelconque appareil holographique. En soit, cela était bon signe, elle avait la tête sur les épaules, probablement à même de comprendre la situation présente si on lui expliquait doucement car en effet, il n'y avait pas grand chose de rationnelle ici, du moins pour un humain de la surface.

Enchanté de te connaître Ashleen. Et effectivement le navire sur le quel tu étais, toi et ta mère à fait naufrage en même temps que votre navire. D'après ce je sais, l'entretien de celui ci laissait à désirer.

On devrait couler tout ces navires poubelles ! Ou plutôt non, on devrait les balancer sur les grandes villes de la surface, c'est pas une déchetterie ici.

Yank acquiesça les dires de la sorcière alors qu'il portait encore les yeux sur le courrier dans ses mains.

Green Peace... Ils n'ont jamais voulu de notre aide ceux là... Trop fières pour accepter notre existence. Bah c'est pas grave, ils se soumettront un jour, ils n'auront pas le choix.

Ou bien on les tuera...

Poursuivit Ëlle qui terminait souvent les phrases de Yank. Ce qu'il sous entendait, Ëlle l'affirmait haut et fort.

C'est trop mignon !!! «  I love the sea » !!! Et pourquoi pas « I fuck the fish » ???

La sorcière narguait Ashleen, comme pour lui indiquer que ce propos n'avait pas lieu d'être ici, la situation était grave et l'enfant allait bientôt s'en rendre compte.

Vancouver, Seattle ? Non, nous ne somme pas dans un de ces coupes gorges de la surface. Tu es sur les terres de Poséidon, en son royaume l'Atlantide et se sont les Marinas, les fidèles soldats de son empire qui t'ont sauvé la vie.

La révélation pouvait sembler dure à accepter mais Yank ne laissa pas Bee y réfléchir de suite et continua de parler sans temps morts.

Et je ne suis pas magicien...

Et moi, je suis pas un holo-machin-truc, je suis... Je suis... Ho t'arriverais pas à comprendre de toute façon pour le moment.

Ce que ma chère amie veut dire, c'est qu'il n'y a pas de subterfuge ou de manipulation. Nous somme bien réels. En chair et en os pour moi et en énergie pur pour Ëlle... Enfin, pour se qui est de ta maman, elle va bien, oublie la un instant et viens avec nous jusqu'au bout du couloir.

Yank tourna les talons et Ëlle le suivit, flottant à ses coté sans un mot. Ils marchèrent une vingtaine de mètres et ouvrir la porte menant à la sortie du petit bâtiment réservé aux gens en transit en Atlantide. La sortie donnait sur la ville sous marine. Il y avait des temples à perte de vue. Des rues couraient entre les divers bâtiments et des gens se baladaient ou faisaient leurs courses dans les différents marchés de la cité aquatique. Les piliers soutenant les océans étaient visibles aux loin ainsi que le Main Blade Winner. Le ciel n'était qu'eau et on y voyait de nombreuses créatures marines nageant dans le liquide recouvrant toute la ville.

Tu n'es pas plus à la surface, mais sous l'océan...

Ceci est l'Atlantide, le royaume du dieu Poséidon, l'empereur des Océans...

La petite avait elle suivit les deux énergumènes ? A vrai dire, elle n'avait pas le choix et la vision qui allait s'offrir à elle aurait l'effet d'un électrochoc probablement. Suivant comment elle allait accepter cette vérité, Yank et Ëlle aviseront pour la suite.


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09.08.13 15:44
La grossièreté d'Ëlle me serait en temps habituel passée par-dessus la tête, mais là, j'étais stressée et pas forcément à l'aise. Or, s'il y a bien une chose que l'homme a conservé en dépit de son évolution, ce sont les instincts défensifs. Et, c'est bien connu, l'attaque est la meilleure des défenses.
- « Je ne sais pas ce que c'est que ce... truc... » dis-je en désignant la sorcière d'un geste du menton  « ... mais c'est vieux, c'est vulgaire et mal élevé. Je préfère les T-shirt mignons qu'à une face de thon pas frais qui n'existe même pas en vrai... »
J'avais très bien compris où il fallait appuyer pour faire enrager le... machin...

Je rejetai ma queue de cheval en arrière, les épaules droites et je marchai avec un air indifférent sur la place, quittant l'anonymat du couloir. Je ne saurai pas dire pourquoi je les ai suivi. Le bon sens en moi me hurlait de retourner me coucher. Généralement, j'écoutais mon bon sens. Mais là... je ne sais pas. Je peux me revoir en train de marcher, de dépasser ce duo, lâcher ma méchanceté à la chose, et continuer ma route. Chaque détail est gravé en moi, et pourtant, je reste incapable de formuler avec des mots les raisons qui m'ont poussées à les suivre. Un des grands mystères de la vie.

Bon, toute fiérotte que j'étais, je ne fus pas capable de tenir mon masque devant ce que j'avais sous les yeux.
- « … on est à combien de mètres sous l'eau là ? En fait, on est où, là ? Et comment on respire ? C'est un dôme ? Un dôme magique ? Et c'est quoi, ça ? Et ça ? Pourquoi il y a tant de Temples, si c'est la ville de Poséïdon ? Et c'est vrai, la légende ? Que c'est Dieu qui a trouvé que les gens étaient trop mauvais et à plongé la ville dans l'eau ? Ah non, ça, c'est Sodome. Et le triangle des Bermudes, il existe vraiment ? Et on va rester là, avec Maman ? Elle va être fin folle, je vous préviens. Elle voudra tout visiter et... oh, il existe Poséidon ? En vrai, comme Athéna ? On peut le voir, comme Louis XIV ? Ou comme le Pape, à son balcon ? … Il parle anglais, Poséidon ? Parce que moi, je ne parle pas le Grec, et encore moins le Grec ancien... Et vous avez l'électricité ? Et Internet ? Et--- »
Et là, j'eus besoin de respirer...
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Médusa

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10.08.13 18:52
Vieille... Vulgaire... Mal élevée... Oui, cela décrit bien Ëlle. Cependant, Ëlle existe bel et bien et je pense qu'une petite démonstration serait la bien venue.

Yank fit un clin d’œil à la sorcière qui était sur le point d'exploser suite au qualificatif de « vieille ». Alors oui, elle avait plusieurs milliers d'années mais on avait vu des femmes de trente ans biens vivantes mais moins bien conservée que la sorcière.

Ëlle, peux tu lui proposer un petit vol, on va faire visiter l'Atlantide à notre nouvelle amie.

Yank déploya son cosmos et s’accroupissant un instant, il poussa avec puissance sur ses jambes, bondissant en l'air à une hauteur vertigineuse, atterrissant à plus de trente mètres de là, sur le chapiteau d'une colonne de marbre blanc.

Air Atlantis est heureux de vous proposer ce vol gratuit au dessus de la ville.

Ashleen n'eut le temps de dire ouf que Ëlle la souleva du sol à l'aide du cosmos qu'elle puisait en Yank. Ashleen se retrouvait en l'air, flottant à quelques mètre du sol, avançant en direction de Yank.

Il n'y a ici nul trucage, pas de câble, pas d'effet spéciaux. Je saute aussi loin grâce au cosmos et Ëlle te fait voler aussi grâce au cosmos. Le cosmos est la base de tout, de ma force, de la puissance de Ëlle et aussi de l'existence de cette ville sous-marine. Atlantis est née d'un rêve, le rêve de Poséidon d'offrir un monde de paix pour ses partisans, un endroit ou aucun non éveillés ne peu venir... Mais toi, tu es là...

Les derniers mots de yank sous-entendait que Ashleen était une éveillée même si elle n'en avait pas concience pour l'instant. Ëlle posa Bee sur une colonne à coté de Yank et continua les explications.

L'océan au dessus de nous est maintenu à l'aide de sept piliers soutenant les eaux au dessus de nous, on peut les voir au loin.

La sorcière en indiqua un que l'on distinguait à quelques kilomètres, montant dans le ciel aqueux et y disparaissant.

Celui là, c'est le pilier de l'Atlantique nord et la bas, c'est celui de l'Atlantique sud. Chaque pilier soutient un océan du globe au dessus de nous, c'est ainsi que cette ville existe car l'eau est maintenu à distance. C'est Poséidon à qui à construit cela il y a des milliers d'années et depuis, la cité perdure même si elle a faillit disparaître il y a quelques années...

La bas se trouve le MainBladeWinner, le huitième pilier.

Yank avait coupé la parole de Ëlle. Il ne désirait pas entendre encore cette histoire de chevaliers de bronzes saccageant le royaume pour sauver leur déesse incapable. En effet quand Yank arriva en Atlantide il y a des années, cette bataille était finie mais le royaume était en ruine. Il fallut des années pour le reconstruire et le Marinas n'avait pas envie de se souvenir de cette époque. C'était un peu comme une des multiples blessures sur son corps, elles cicatrises en surface mais à jamais elles font mal.

Au pied de ce pilier qui est le plus grand et le plus puissant, se trouve le temple de Poséidon. Si tu t'en montre digne, tu le rencontrera peut être un jour.

Marquant une petite pause, il continua ses explications.

Dieu... N'existe pas. Il n'y a pas un dieu mais de multiples divinités dirigeant le monde dans l'ombre. Sodome et Gomorrhe n'ont pas été détruite car un dieu trouvait les gens la bas impures. Sodome et Gomorrhe ont été le théâtre d'une ancienne guerre qui vu plusieurs dieux s'affronter. Plusieurs armées, des millions de morts et aucun vainqueur. La légende est née sur les tombes ensablés de ceux qui se sont battues pour leurs convictions. Les livres d'histoire et les livres saints ne raconte pas la vérité, ils racontes la vérité qui les arrange.

On sentait un peu de mélancolie dans les mots du Marinas. La mort était le lot de ceux qui avaient été choisi, et souvent, c'était une mort anonyme. Plusieurs siècles après, personne ne se souvenait des glorieux combattants morts pour sauver ce qui méritait de l'être. Il n'y aura pas même un monument pour commémorer les sacrifices, rien, juste le néant.

Ne t'en fait pas pour la langue, la magie de Poséidon est à l’œuvre, tu comprendra tout le monde ici et tous te comprendront. L’électricité, internet, la radio, la télé, tout est disponible. Je te passe les détail mais l'Atlantide ne se résume pas à cette ville. Nous possédons des entreprises en surface, sociétés écrans permettant l'acheminement de tout ce qu'il peut être nécessaire.

Ëlle qui tournait autour des deux humains poursuivi les explications.

Ceci est le royaume de Poséidon. Si nous somme sous l'eau, ce n'est pas pour rien. A la surface de la terre, les dieux s'affronte pour contrôler la terre et ses richesses. Ici nous somme en sécurité, nous avons une maison, un lieu d’accueil. L'océan est vaste et personne ne peut nager jusqu'ici sans l'autorisation du dieu des mers. Si un bateau coule au dessus de nous, il ne tombera pas au milieux de la ville et un sous-marin ne pourra jamais franchir le plafond océanique. A vrai dire même avec le plus puissant des radars, ils ne trouveront jamais l'Atlantide, l'océan est trop vaste. Pour ce qui de la ville en elle même, il y a tout ce qu'il faut. Hôpital, école, quartier d'habitation et tout ce qu'il faut pour qu'une ville vive et que ses habitants s'y sentent bien. Mais ce n'est pas pour devenir une simple habitante que tu es là Ashleen...

Non Ashleen, il semble que tu aurai ce qu'il faut en toi pour devenir Marinas au service de Poséidon...

Et les deux acolytes ne dirent plus rien. A vrai dire, il n'était même pas sur que Bee ait comprit ce qu'était un Marinas.


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11.08.13 22:20
- « Gniiiiiii !!!!!. »
J'avais glapis de façon très peu mature, mais ce n'était pas tous les jours que je m'envolais. Pour un fantôme, Ëlle était étonnamment palpable, mais juste ça. Pas plus. C'était très perturbant comme sensation. A tel point que me retrouver juchée sur une colonne à contempler un panorama digne des documentaires de Discovery Channel.

- « Hein ? »
Ce n'était pas que j'étais idiote. Au contraire, mes professeurs me trouvaient plutôt éveillée pour mon âge. Et appliquée. D'ailleurs, j'avais encore un commentaire composé à faire. Mais là, j'avais du mal à suivre. Leurs mots...  oui, je les comprenais. Et je sentais qu'il y avait un message caché derrière. A quatorze ans, je maîtrisais l'art des insinuations. Mais là, c'était comme finir un puzzle sans avoir l'image de référence.

- « Attendez, attendez.... » Je me pris l'arrête du nez en fermant les yeux, prise d'une soudaine migraine.  « Déjà, on est où, exactement ? Et quand, aussi ? Je veux dire, combien de temps depuis mon naufrage ? »

C'était sûrement très idiot, de s'attacher à ses détails. Mais c'était ça, ma réalité. Des dates, des lieux, des cartes. Des choses que je connaissais, et pas cet immense inconnu que je devinais, à la croisée des chemins.
Je restais silencieuse pendant un moment, à ruminer tout ça, enroulant encore et encore mes cheveux sur mon doigt, afin de finalement murmurer, en un souffle craintif.

- « Vous ne plaisantiez pas ? Je vais rester ici ? Mais pour faire quoi ? Je ne suis qu'une gamine et ma mère... ben, elle sait à peine cuisiner. Je vais devenir servante, comme vous avez dit ? ça... ou pire ?  »
Il ne me vint pas à l'esprit de demande si j'avais le choix. Un dieu, ça ordonne, point barre. Toute ma vie, j'avais entendu parler des Chevaliers d'Athéna. Parfois, on les voyait à la télévision, aux informations. Ma mère m'avait élevée dans le culte de Poséidon. Je ne mettais jamais posé la question. Ça semblait tellement évident que les Dieux existaient. Mais de là à imaginer que j'allais en servir un. La pensée qu'au moins j'allais devoir vivre pour celui que ma mère adorait n'apaisait pas le chagrin que me procurait celle que j'allais devoir tout abandonner, toutes les promesses que le futur me faisait miroiter, pour passer le reste de mes jours au fond des océans à briquer des vases ou allumer de l'encens...
Et encore, c'était l'option la moins horrible. Ëlle avait mentionné bien d'autres …. emplois... moins bien valorisants, et à cette évocation, une boule se forma dans ma gorge, et des larmes picotèrent à mes paupières.
Après tout, je n'étais qu'une gamine de quatorze ans.
A cette époque, bien entendu.
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Médusa

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12.08.13 21:29
On y est peut être allez un peu fort ?

Murmura Ëlle à oreille de Yank alors que la pauvre Ashleen semblait céder à la panique. Les larmes commençaient à perler sur son visage d'enfant qui s’imaginait déjà les pires horreurs pour sa petite personne. Les Marinas étaient des guerriers mais pas des monstres se disait Yank.

Oui, c'est plus qu'elle ne peut encaisser semble t il.

D'un bond, le Marinas du Grand Requin blanc se retrouva sur la même colonne que Bee. Elle n'eut le temps de réagir que Yank bondit de nouveau non sans l'avoir saisi par la taille et l’emmenant avec lui en direction du sol ou il se réceptionna avec facilité. Il posa la jeune fille à terre et il posa le pouce de sa main droite sur la joue gauche de Ashleen, essuyant une larme d'un geste lent et doux.

Allons, personne ne te fera de mal ici, j'en fait le serment.

A Ëlle de rajouter...

Et si il manque à sa promesse, je me chargeais de le transformer en soupe d'aileron de requin.

Yank ramena ses mains vers sa ceinture, sa main gauche venant se poser sur la garde de l'arme qu'il portait à la taille tandis que l'autre se logea sans une poche de sa veste en cuir noir.

Comme je te l'ai dit, ceci est l'Atlantide, territoire du dieu Poséidon. Les habitants d'ici ce nomment tout simplement les Atlantes, mais il y a une autre catégorie de personnes vivant ici et on les nomme Marinas. Ce sont des guerriers, des combattants d'élites œuvrant aux ordres de Poséidon. Nous maîtrisons le cosmos et grâce à ce cosmos, nous somme capable de bien des prodiges...

Comme faire voler une jeune fille.

Rajouta Ëlle qui comme à son habitude tournait autour de Ashleen et de Yank.

Nous somme en juillet 2006. Le navire sur le quel tu étais, toi et ta mère a sombré hier. Cela fait moins de 24 heures que tu es ici. Généralement, les navires qui coulent, on ne s'en occupe pas, on laisse faire, ce ne sont pas nos affaires. Sauf que là, Poséidon est intervenu et a envoyé des Marinas vous sauver tout les deux, et juste vous deux.

Il marqua une petite pause et sortie sa main droite de sa poche. Il tenait l'enveloppe cachetée qu'il avait reçu plus tôt dans la journée et y jeta encore un rapide coup d’œil.

Ta mère vénère Poséidon et c'est louable. Mais ce n'est pas pour elle que l'empire s'est mobilisé mais pour toi.

Yank aurait put s’arrêter là et laisser Bee gamberger mais elle aurait peut être prit encore plus peur et il n'avait envie qu'on dise de lui qu'il faisait pleurer les enfants. C'était un guerrier, pas un monstre.

Cela te dit de devenir Marinas ? Il semble que tu as des prédispositions à manipuler le cosmos.A la surface, on nomme les gens comme nous des « éveillés ». Tu as du déjà en voir avec leurs belles armures à la télé ?

Ne nous demande pas comment Poséidon fut amener à penser que tu pouvais devenir Marinas et comment il a obtenu les informations sur toi, c'est un dieu, cela nous dépasse.

Comme toujours, Ëlle ajoutait la petite précision utile qui pouvait améliorer la compréhension de la situation pour Ashleen.

En effet. Mais le fait est que tu es là et un choix s'offre à toi. Partir dès maintenant avec ta mère. Nous affréterons un navire qui te émanera sur la côte mais jamais tu ne pourra revenir ici...

Ou rester ici et tenté de devenir un Marinas et toi aussi tu aura une armure, enfin si tu t'en montre digne car c'est plus facile à dire qu'a faire. Certain sont morts avant de voir l'armure qu'ils convoitaient et pour ceux qui survivent, c'est des années et des années d’entraînements avant de prétendre au titre de Marinas.

Yank rangea la lettre dans sa poche et porta son regard sur le MainBladeWinner.

On se bat pour Poséidon et on meurt pour Poséidon. Me demande pas pourquoi, on a cela dans le sang... Certain on des raisons de se battre, l'amour, la vengeance ou que sais je encore...

Devenir Marinas est un honneur mais aussi un sacerdoce. Ta vie ne sera plus jamais la même. On ne te promet pas la richesse ni la gloire mais une mort certaine sur un champs de bataille un jour ou l'autre, ça oui.

Tu n'es pas obligé de te décidé tout de suite. Toi et ta mère, vous êtes autorisés à vivre ici pendant une semaine. D'ici là, Ëlle et moi somme tes guides.

Et il ne dirent plus attendant de savoir si la curiosité de l'enfant avait été piquée au vif ou si elle allait tout rejeter en bloc. Après tous, si elle voulait partir, c'était son droit, personne ne devient Marinas à contre cœur...
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13.08.13 18:01
Je n'ai jamais compris comment les héroïnes de films pouvaient être jolies alors qu'elles pleuraient. Moi, j'avais toujours le bout du nez rouge, le teint brouillé, peut-être même un peu de morve au nez. Du genre glamour, tu repasseras. Je levai un museau mouillé vers Yank, l'air complètement perdue.
- « Mais je ne sais pas me battre moi !!! Et puis j'veux pas ! C'est moche, la violence. Et j'veux pas mourir, moi ! »

Je reniflai encore un peu avant de me calmer. Enfin... dans ma tête, c'était toujours le chaos. J'avais du mal à comprendre ce qu'on me voulait. Moi, combattre pour Poséïdon ?
- « Pourquoi tu te bats, toi ? Et elle, c'est qu---qui, exactement ? Et tu m'as parlé d'armure... comme pour les chevaliers d'Athéna ? Tu as une armure, toi ? Et Ëlle aussi ?» Je restais assise. Finalement, guerrière ou courtisane, quel était le meilleur destin ?

- « On ne peut pas être Marina et ne pas se battre ? Genre, être un Marina qui... je ne sais pas ???.................. Et puis d'abord, il faut se battre contre qui ? Je veux dire, on est bien là, sous l'eau. Qui c'est qui venir nous envahir, hein ? »
Je n'avais pas remarqué qu'inconsciemment j'avais employé un « on » et « nous ». Car qui pourrait partir après avoir fait qu'entraperçu les beautés de cette ville ? Et puis surtout, si je disais à ma mère que je renonçais à servir son Dieu alors que j'avais été choisie, je ne vous racontais pas l'état de mon derrière.

Soudain, mon ventre gargouilla de façon très peu féminine et très peu Marina.
- « Dis... » fis-je d'une petite voix. « On peut manger quelque chose ? J'ai un peu faim... Et puis... on peut visiter ? Tu as dit que tu étais mon guide... non ? »
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Médusa

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13.08.13 20:27
Le fait est qu'on meurt tous un jour, autant choisir la manière. Tu es libre de vivre à la surface, d'avoir une petite vie rangée de secrétaire ou de docteur ou tout autre métier qui t'intéresse. Tu rencontrera peut être l'amour de ta vie, tu aura des enfants que tu verra grandir et tu mourra à l'age avancé de 80 ans ou plus peut être...

Yank haussait les épaules pour montrer le manque d’intérêt de la vie des surfaciens comme il aimait les appeler. Metro, boulot, dodo comme disait si bien le proverbe n'était pas l'adage préféré des Marinas ou de tout humain « éveillé ». Ceux qui maîtrisaient le cosmos, avaient d'une manière ou d'une autre la guerre dans le sang.

Se battre, ça s'apprend et si tu accepte de devenir Marinas, tu n'aura pas le choix. Même si tu ne veux pas attaquer la première, il y aura toujours quelqu'un pour porter le premier coup. Ainsi, si tu veux survivre, il faudra savoir se défendre et éliminer ceux qui te menacent.

Ëlle s'était posée à terre à la gauche de Yank et avait posé sa main droite sur l'épaule du Marinas.

Pourquoi on se bat ? Car on ne sait faire que cela peut être ? Ou peut être parce que c'est sympa de tuer.

La sorcière avait éludé la question car elle savait bien que Yank ne répondrait pas. Certain on un but et son fière de le crier sur tout les toits. D'autre garderont le secret jusque dans la tombe et c'était le cas de Yank. Seule Ëlle connaissait la raison et ne se risquerait pas à déclencher la colère du Requin Blanc.

L'important, c'est pas nos raisons, l'important, c'est ce qui pourrait te pousser à te battre pour Poséidon. Certains servent le dieu aveuglement, d'autre veulent protéger les océans. Il y a autant de raison qu'il y a de Marinas, à toi de te trouver un but. En cela, on ne peut t'aider.

Et si tu veux en savoir plus sur moi, pour faire simple je me nomme Ëlle. Je suis une sorcière qui a vécue sur terre il y a des milliers d'années. J'ai fais des choses pas très jolie comme tuer, tuer et encore tuer. Au point que je me suis retrouvée avec les chevaliers d'Athéna sur le dos. J'ai perdu, je suis morte et mon âme à été enfermée dans un coffre pour éviter que je me réincarne. c'est aussi simple que cela...

Et manque de pot, quand j'étais gamin, j'ai trouvé ce coffre et j'ai fais la bétise de l'ouvrir. Je me la coltine depuis.

Dit il d'un air dédaigneux même si il était clair qu'il taquinait la sorcière plus qu'autre chose.

Mouais... Mais t'es pas un cadeau non plus tu sais... Enfin bref, au lieu de pouvoir me réincarner une fois le coffre ouvert, mon âme a été piégé en lui. Je ne sais pas trop pourquoi, peut être un piège de Athéna pour pas que je retrouve mes pleins pouvoirs. Le fait est que l'on est inséparable.

T'imagine pas la galère quand je veux allez pisser...

Lâcha Yank en rigolant même si il était vrai que c'était le genre de situation difficile à imaginer pour quelqu'un qui n'était pas soumit à ce maléfice.

Enfin bref, revenons à nos moutons. Oui, j'ai une armure, je suis le Marinas du Grand Requin Blanc. Chaque armure représente un animal, une créature marine existante ou ayant existé. Certaines armures représentent quelque chose en rapport avec la mer ou les océans ou même en rapport avec Poséidon.

Yank s’accroupit devant Ashlenn et Ëlle en fit autant.

Certain Marinas sont des guerriers, des Tank comme on dit dans les jeux vidéo. D'autre peuvent soigner, des Heal si je me trompe pas. Chacun à sa spécialité et si tu deviens Marinas, on emploiera t'es compétence à bon escient. Mais encore faut il que tu découvre tes compétences et cela peut prendre des années.

Yank avait parler de jeux video, cherchant une comparaison simple pour Ashleen même si il ne savait pas elle jouait à ce genre de jeu. Si cela se trouve, il venait de l'embrouiller encore plus.

Poséidon ne t'enverra pas combattre un ennemi si il sait que la défaite est assuré. C'est un dieu tout puissant, mais il tient à la vie de son peuple et de celle de ses soldats. Nous somme en sécurité ici, mais à la surface, c'est différent.

Ouais... Hadès, Athéna, Eris, Odin et bien d'autre dieux se battent pour conquérir la planète. Et si l'un d'eux gagnent, l'Atlantide sera dans la merde car une fois que la terre sera sous le joug d'une seule divinité, celle ci voudra les pleins pouvoirs. L'océan sera attaqué puis les enfers. On semble en sécurité ici, mais ce n'est que du sursis.

C'est alors qu'un grondement se fit entendre et Ëlle la moqueuse de rajouter...

Tu as faim ? Mais au bruis que fait ton estomac, on pourrait croire que tu as avalé un banc de baleine en entier.

Yank se releva en rigolant avant de tendre la main à Ashleen.

Allez vient, je connais quelques restaurants dans le coin. Tu préfère la cuisine asiatique, orientale, occidental ou autre ? Et si tu aime le poisson, ne t’inquiète pas, il n'est pas interdit d'en manger.

Et Yank se mit en marche en direction du quartier commercial tandis que Ëlle le talonnait, flottant au dessus de lui.

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18.08.13 16:56
Je me levai et alors qu'il me faisait visiter et que nous nous restaurions, je réfléchissais à tout ce qu'il m'avait dit. Ce qu'ils m'avaient dit. Ëlle... je n'avais pas encore bien réalisé ce que la sorcière-fantôme était et représentait. Même aujourd'hui, elle reste quelque part une énigme, un de ces mystères qu'on finit par accepter, à défaut de tout autre chose. Une réalité qu'on insère dans sa vie, faisant comme si c'était normal.
J'avais frissonné en entendant la sorcière dire que c'était amusant de tuer. Et la façon qu'elle avait eu d'évoquer son passé et son destin... Froide, détachée. Je ne pouvais m'empêcher de penser que c'était une bonne chose qu'elle ne put se réincarner, car je doutais fortement que si elle pouvait reprendre forme humaine et mortelle, elle eusse changé quoi que ce soit dans sa mentalité. Je brûlai de la questionner plus en avant : est-ce qu'il était possible de la livrer ? Qu'allait-il se passer après la mort de Yank ? Etait-elle toujours avide de sang ? Pourquoi avait-elle été aussi meurtrière ?
Je n'osais pas. Je sentais que c'était un sujet très, très privé. N'empêche. Une gamine pas curieuse, vous connaissez ? C'est pour cela que je les suivis, alors que j'aurais dû retourner voir ma mère, ne serait-ce pour l'inviter à se joindre à nous. Mais tout comme une ado est curieuse, elle est tout aussi égoïste. Ce jour-là, c'était mon jour. Un marina allait-il parler stratégie avec sa mère avant de partir en mission ? Même si je ne restai pas là à servir Poséïdon, j'avais changé déjà. J'avais pris conscience que « moi » avait une valeur. Ado, enfant, je l'étais parce que cela m'arrangeait, mais j'étais déjà une adulte.
Ce fut peut-être la mention de « la galère pour aller pisser » qui mit fin à mes considérations sur Ëlle. Je m'empourprai. Après tout, j'avais quatorze ans, sans père ni frère. Voilà bien un discours qui m'était bien étranger, dans le fond comme dans la forme.
A tel point que j'en bafouillai que tout m'irait, niveau menu, avant de me taire pour de bon.

Après mettre réduite à une conversation mondaine lors du repas, je repris la parole, beaucoup plus hésitante, jouant nerveusement avec mes couverts.
- « Tu m'as dit que nous nous battions contre les autres Dieux pour éviter que la planète et Atlantide tombent sous leur coupe. Mais Poséïdon, lui aussi, veut conquérir la planète, non ? Lui aussi il veut détruire les autres combattants ? Etre le Dieu unique ?  »
C'était pour moi une question primordiale. Je ne voulais pas me battre pour un dieu dominateur. Toute ma courte vie, j'avais vécu dans un monde polythéiste. Pas forcément que les Panthéons, mais aussi la cohabitation avec d'autres religions, elles-même mono ou pluri-divinités. Le concept de Dieu unique... Non, je ne pouvais pas y croire.

- « Et... je peux vraiment devenir une... marina, c'est ça... une marina qui soigne ? Pas une soldat ? Moi, je trouve cet endroit très beau. Je veux le protéger. Mais je ne veux pas détruire les maisons des autres . « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse . » C'est ce que ma mère m'a appris. Et je ne veux pas faire du mal, pas si ce n'est pas la dernière possibilité... »

Je n'avais pas spécialement pensé à ce que je voulais faire comme métier. A quatorze ans, j'avais bien plus important à penser que mes études supérieures. Mais là, au sein de l'Atlantide, je savais avec une clairvoyance étrange tout ce que je ne voulais pas être.

- « Si je reste... que deviendra Maman ? Elle saura, que je reste ici ? Elle pourra venir me rendre visite ? Ou moi, aller la voir ? Et puis... qu'est-ce qui se passe si je commence mon... entraînement... mais que je n'y arrive pas ? »
Sentirait-il que ma crainte était que sa réponse serait "ben tu meurs". Oui, ils m'avaient un peu traumatiser, tous les deux...
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Médusa

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19.08.13 20:48
Un petit restaurant dans le quartier commercial avait fait l’affaire. Le Marinas et la sorcière étaient de bons clients, enfin surtout Yank à vrai dire, Ëlle étant incapable de manger et de toute manière, elle n'en ressentait plus le besoin. Cependant, celui que l'on surnommait le requin de part son armure n'usurpait pas son animal totem et avait un appétit en rapport. Il mangeait pour deux voir plus et le fantôme l'accompagnant n'y était pour rien. Ainsi, alors que Ashleen se contenta juste d'un repas léger, son accompagnateur commanda un pavé de viande de plus d'un kilo, le tout accompagné d’autant de pommes de terre à la vapeur. Deux livres de pain, du beurre, du fromage mais pas d'alcool vinrent compléter ce repas diététique si en est. Le temps d'un repas, il ingurgita plus de trois kilos de nourriture sans broncher. Son coup de fourchette était rapide et efficace et il ne perdait pas une miette de ce qui se trouvait dans son assiette. Aujourd'hui encore, le tenancier de l'auberge savait que le Marinas laisserait un bon pourboire en plus de l’addition, ce qui n'était pas pour déplaire à la trésorerie.

Poséidon...

Yank avala d'une traite un gros morceau de viande avant de poursuivre.

Et bien comment dire... Je pourrais te mentir et te dire que c'est un grand seigneur qui ne veut que le bien des gens, qu'il est gentil et qu'avec lui, c'est le paradis sur terre qui t'attend...

Une tartine de pain lourdement beurrée avalée plus tard...

Mais ce n'est pas vrai... Le déluge de la Bible... C'est lui... La monté soudaine des eaux en 1986, un peu après le Tournois Intergalactique, c'est lui aussi...

Enfin pour ce dernier point, c'est particulier... Mais on va t'épargner les détails.

Ëlle était assise juste à droite de Yank, face à Ashleen. Ses coudes posés sur la table, elle avait joint ses mains et croisé ses doigts tel un pont, s'en servant pour reposer son menton dessus. Elle jetait de temps à autre un coup d’œil à l’assiette de son compagnon de table se demandant comme beaucoup comment il pouvait manger tout cela sans s'étouffer et sans se faire exploser l'estomac.

Ouais, effectivement, c'est compliqué cette histoire... Une histoire de bague et de trahison... Mais c'est pas le sujet.

Dit il alors qu'il engloutissait des patates avec une noisette de beurre sur chacune.

Les dieux se font la guerre, ils ont cela dans le sang et Poséidon n'y fait pas exception. Après, te dire si il veut être un dieu unique, je ne saurais le dire. Les Généraux de l'Empire eux même ne doivent pas le savoir. C'est un dieu, nous somme des humains, et de ce fait, il ne nous dit pas tout.

Le déluge que relate la Bible et nombre de religion était le fait de Poséidon. Il purifia la terre sous les eaux. Mais en quoi le monde méritait d'être purifié, lui seul le sait.

Un grand verre d'eau plus tard, Yank continua la discutions alors qu'il commandait une assiette de frite histoire de pas finir le ventre vide.

Pour ce qui est de devenir guérisseuse ou guerrière de premier ordre, je ne peux pas te le dire. Je suis incapable en l'instant de savoir ce que le cosmos en toi est capable de réaliser. Il te faudra apprendre à le maîtriser pour savoir ce que tu peux en faire. Sache que c'est possible mais cela dépend de toi. Et après tout, si c'est ce que tu veux, tu arrivera peut être à manipuler le cosmos afin d'obtenir le résultat escompté.

Mais n'oublie pas que protéger, ça impose de se battre. Si une armée attaque, tu devra être capable de te battre, et même de tuer...

Les derniers mots de la sorcière avaient étés appuyés. Ëlle avait mit l'accent sur le fait que même si on ne veut pas ôter la vie, on y est parfois contraint.

Tuer sans pitié...

Lâcha Yank alors qu'il continuait de dévorer son morceau de viande saignante telle un requin s'acharnant sur un phoque.

Pour ce qui est de ta mère, si tu tente ta chance, elle pourra rester ou partir à sa guise. Je pense qu'il sera possible pour elle de te rendre visite de temps à autre mais pour toi, tu devra suivre celui ou celle qui sera ton maître. Tu ne pourra pas partir de ton lieu d’entraînement sans y être autorisée. Mais la encore, je ne sais pas où aura lieu ton entraînement ni qui sera ton maître. Cela sera décidé si tu accepte.

Si tu n'y arrive pas... Et bien Yank te mangera !!!

Cria Ëlle suivit d'un rire semblant tout droit sortir des Enfers. Yank lui continua son repas comme si de rien était.

C'est une option envisageable bien sur...

Il y eu un silence dans le restaurant. Les clients étaient habitué au Marinas et à sa compagne. Ils savaient qu'ils étaient du genre à faire des blagues mais là, personne ne savait si c'était sérieux. Leur réputation de tueurs impitoyables était aussi forte que la réputation de grand mangeure de Yank.

Plus sérieusement...

Finissant son plat de fritte, il arracha un morceau de pain qu'il beurra avec vigueur.

La mort est possible, nous ne te mentirons pas. Mais dis toi qu'une telle opportunité a peu de chance de se représenter à toi. A ton avis, cela vaut il le coup de risquer sa vie ? Devenir le bras armé d'un dieu n'est il pas plus gratifiant que de manifester sur un bateau rouillé pour te plaindre des entreprises pétrolières ? Une petite vie rangée à brandir des banderoles, pour sur c'est palpitant...

Mais pouvoir détruire une station pétrolière d'un claquement de doigt, c'est pas mal aussi.

Yank venait finalement de poser son couteau et sa fourchette, sauçant son assiette avec le restant de pain.

Et puis que dirait ta mère si tu lui disais que tu refusait l'offre du dieu qu'elle vénère ?

Le coup était bas. Yank profitait clairement que Ashleen était une enfant et donc influençable. A cette age, il était probable qu'elle n'aurai pas envie de décevoir celle qui lui avait donné le jour.

Marinas, c'est devenir l'élite, la garde de Poséidon. Cela se mérite, c'est un honneur indiscutable. Mais pour cela, il faut être prêt à prendre des risques, il faut du courage et de la volonté.

Ne disant plus rien et attendant juste la réaction de Bee, Yank commença à découper le fromage afin de terminer son repas comme il se doit.




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21.08.13 12:12
Si Yank avait la dent dure, moi, je l'avais douce. De toute ma vie, je n'avais jamais réellement su résister à une sucrerie. Heureusement qu'être Marina, ça dépense, car le cas contraire, j'aurais été la candidate parfaite pour l'armure de la Baleine. Alors qu'il engloutissait une quantité impressionnante de nourriture, je m'étais contentée d'une salade au jambon fumé, mais je n'avais pas hésité après à commander une salade de fruit nappée de chocolat et de chantilly, avec des copeaux multicolores parsemés dessus et une grosse boule de glace au chocolat.

J'avais écouté et décidé qu'un jour, j'en apprendrai plus sur Poséïdon. Peut-être aurais-je l'occasion un jour de lui poser la question en personne ? En tous les cas, il ne me semblait pas être une divinité sanguinaire. « Purifier », oui, ça me plaisait. Ça avait un sens. Parfois, la vie nous pousse à des actions brutales. Après tout, la vie était brutale. L'homme n'avait pas évolué en caressant les tigres-à-dents de sabre et les autres prédateurs.

- « Jamais je ne serais sans pitié. C'est les sentiments qui nous séparent des bêtes. Si Poséidon a jamais jugé bon de purifier la terre, c'est bien parce que les humains ont oublié de sentir et ressentir. Je pourrais tuer pour protéger ceux que j'aime. Et je le ferai le plus proprement possible, et avec le plus grand regret. Si ce n'est pas compatible avec servir Poséidon, alors je m'en vais tout de suite. »
Ça, c'était une chose dont j'étais certaine. J'allais devoir faire des efforts pour me convaincre de tuer, mais je ne doutais pas qu'entre ma détermination à faire ce qui était bien, et ma réticence voir mon refus de la violence, la première gagnerait. A quoi bon se mettre des œillères et tenter d'ignorer la mort et la douleur qui viendraient forcément à moi ? Je pouvais les accepter, mais je n'avais pas à les aimer. Refuser de me battre, c'était refuser de vivre.
Je ne sais pas d'où je tirai cette conclusion. Peut-être Ëlle m'inspira-t-elle, elle qui n'était encore là que parce qu'elle se battait.

- « Yank ne me mangera pas. Déjà, il ne serait pas où me mettre dans son estomac, et puis, je sais qu'il est capable de me tuer, mais pas de me manger. Sinon, nous ne serions pas là, comme ça... »
Une personne capable d'essuyer les larmes d'une gamine perdue ne pouvait pas faire preuve de cannibalisme. C'était comme ça.

- « Et si je décide de poursuivre cet entraînement, que je réussi, mais qu'au bout du compte, je ne veuille pas devenir Marina ? »
Hé oui. Difficile de dire en sept jours si j'allais être d'accord avec toute une vie de servitude dont personne ne pourrait jamais me décrire les tenants et aboutissements. Or, je ne voulais pas avoir à avoir des remords. Sur ce point, des regrets plus que remords, totalement.

- « Je ne vois pas ce qu'il y a de gratifiant à devenir le bras armé d'un Dieu qui pollue les océans en détruisant un forage pétrolier. » Malgré moi, je me pris à les gronder et à les regarder comme je le faisais avec ma mère, quand elle avait oublié de payer une facture ou pris une décision complètement irrationnel.  « Et il y a des gens très bien qui sont serveurs ou postiers. C'est moche de juger. » avais-je complété d'un ton docte, avant de plonger dans ma chantilly. Si j'avais été un chat, j'en aurais ronronner.
A 14 ans, on a les convictions qu'on a et on est toujours certaine d'avoir raison. Généralement, sur des sujets dont on ignore tout et le futur nous apprendra qu'on avait eu tort sur toute la ligne.

- « Tout ce que je retiens, c'est qu'il existe des Dieux qui veulent dominer le monde et que Poséïdon veut s'y opposer. Ça, je suis d'accord. Arrêtez de me parler de combats glorieux ou autre. Je ne suis pas comme vous. Je ne veux pas être comme vous. Surtout si c'est pour attraper une crise cardiaque à trente ans ou être hantée par un fantôme ou en devenir un. »
Et toc. Il n'y avait pas qu'eux qui pouvaient se moquer. A 14 ans, on a toujours sa petite fierté.

- « Pourquoi Poséidon a besoin d'une garde ? C'est un dieu, non ? Il est super-puissant, non ? En quoi il a besoin d'humains pour le protéger ? » Je mis de côté sa dernière question, parce que c'était encore un des arguments de poids qui étaient capable de m'influencer. Si je refusais, je devrais retourner à San Francisco, vivre avec la désapprobation peinée et la déception étonnée de ma mère. Merci bien. « Et est-ce que je peux rester sans devenir Marina ? Vous avez forcément besoin de gens, ici. Des cuisiniers, des docteurs, des... je ne sais pas. Des prêtresses et prêtres non ? Comme dans les films, les types en toges qui prient et sacrifient des poulets et lisent dans les entrailles et tout ? Et puis c'est quoi, cette histoire de maître et de lieu d'entraînement ? Je ne vais pas rester ici ? Et puis c'est qui, les Généraux de l'Empire ? C'est quoi, l'Empire ? Et c'est quoi, le Cosmos, très exactement ? Et l'entraînement, ça se passe comment ? Tu t'es entraîné où, toi ? Et avec qui ? Et--- »
Et je m'arrêtai pour respirer, et engloutir un peu de mon dessert.
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Médusa

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21.08.13 21:18
La petite Ashleen semblait moins naïve et influençable qu'il n'y paraissait. A quatorze ans à peine, elle avait déjà son petit caractère et les convictions qui vont avec et il n'était pas aussi simple de la manipuler que le pensait le Marinas du Requin. De ce fait, elle faisait un pas vers le rang de marinas sans le savoir. Après tout, Poséidon voulait des guerriers fort et valeureux mais pas des idiots faisant n'importe quoi. Ashleen semblait capable de critiquer ouvertement ce qu'on lui proposait et donc de réfléchir avant d'agir...

La pitié... Ton discourt est noble mais il évoluera peut être avec le temps quand comme moi, tu aura plus de cicatrices sur la peau que d'os dans ton corps.

Yank releva juste la manche de sa veste mais sans enlever ses gants de cuir qu'il n'avait pas quitté durant le repas. Son avant bras gauche visible laissait apparaître une solide musculature zébrée d'innombrable vestiges de combat plus ou moins bien cicatrisé. Un profonde brûlure courrait le long du bras, partant de son coude et disparaissant après son poignet, dissimulée par le gant noir.

L’ennemi, lui n'aura aucune pitié pour toi, sois en sur. Poséidon ne te demandera jamais d'être un monstre sans cœur mais tu découvrira bien vite si tu deviens Marinas que sur un champs de bataille, il y a ceux qui survivent et les autres...

En parlant des autres, il faisait bien sur référence aux morts. Ashleen était probablement trop jeune pour comprendre que quand il y a une guerre, faire preuve de pitié était le premier pas vers sa propre tombe. Cependant, si elle acceptait son destin, elle aura tout le temps de comprendre cela.

Tu ne pourra refuser de devenir Marinas si tu réussis. Car la réussite se soldera par l'obtention d'une armure. Si cela arrive, tu ne pourra plus faire marche arrière. Par contre, tu peux abandonner avant la fin de l’entraînement.

Le regard de la sorcière était devenue plus doux, comme si elle voulait rassurer la jeune fille même si elle était généralement plutôt du genre à jeter de l'huile sur le feu.

Quand on a pas la force physique ou le mental suffisamment fort, il vaut mieux abandonner plutôt que mourir d'épuisement.

Ouais, c'est possible... Et puis comme cela, tu pourra devenir postière ou serveuse.

Dit Yank avec un sourire en coin. Il avait redescendu sa manche, faisant par la même disparaître les balafres recouvrant son bras.

Je ne dis pas que ce ne sont pas des gens biens. Je dis juste que quand on peut détruire une montagne d'un coup de poing, on passe pas son temps à livrer le courrier.

Bien sur l'image était un peu exagéré mais les faits étaient là. Quand on est capable de manipuler le cosmos, la vie peut paraître bien fade si on se contente de suivre le troupeau de non-éveillés.

Tu veux pas être comme nous ? Cela, je veux bien le croire. Il ronfle la nuit, laisse traîner ses chaussettes partout et range jamais la maison.

He ho, tu crois que t'es mieux ? Madame fait peur aux voisins et aux gosses dans la rue et je peux même pas compter sur toi pour passer la tondeuse dans le jardin !

Je peux pas la toucher ta tondeuse !!! Tu sais où tu peux te la foutre ta tondeuse ?!!!

Et c'était repartit. A vrai dire, cela faisait bien une heure qu'ils ne s'étaient pas chamaillé pour un rien. C'était déjà un record en soit.

Et puis mes chaussettes, elles sont parfaitement rangés ! Le rebord de la télé est idéal pour qu'elles sèchent !

Cela aurait put durer longtemps comme ça mais le propriétaire de l'auberge avait l'habitude. Il savait qu'il fallait pas grand chose pour les calmer, il suffisait juste d'attirer leur attention.

L’addition monsieur...

l'homme était debout à coté de la table et tout sourire, il tenait une petite coupelle avec la note du repas. Yank se retourna et posa ses yeux dessus laissant Ëlle vociférer dans son coin.

Euh... Non pas tout de suite en fait, je prendrais bien du poulet rôtis pour finir. Et la folle là, elle veut du thon. Un comble pour une morue.

Quoi ? !!!!

Loupé se dit l'aubergiste. Ils risquaient pas de se calmer de si tôt finalement.

Bon on se calme. Que va penser Ashleen de nous ?

De nous je sais pas mais de toi, j'ai ma petite idée !

Et Ëlle se retourna, boudant comme une écolière à qui on a volé sa pâtisserie.

Mouais , mouais, mouais... la vie est pas si simple hein ?

Dit il à Ashleen tout en jetant un regard dédaigneux à la sorcière lui tournant désormais le dos tout en croisant les bras.

Enfin bref, si Poséidon à besoin d'une armée c'est qu'un dieu n'est pas si puissant que ça. Bien sur face à des milliers d'humain ne maîtrisant pas le cosmos, il fera un massacre. Sauf que sur terre, il y a des gens comme moi qui maîtrise le cosmos. Le cosmos est une énergie très puissante qui par exemple peut te permettre de détruire un immeuble d'un simple coup de poing.As tu vu des rediffusions du tournois intergalactique qui a eu lieu en 1986 ? Les jeunes en armures étaient capables de prodiges, de porter des coups à la vitesse du son par exemple et tout cela sans trucage.

Il marqua une petite pause le temps qu'un serveurs lui apporte une gros poulet rôtis bien juteux et bien gras.

T’inquiète pas pour mes artères Ashleen, elles sont solides.

Il se découpa un gros morceau de blanc de poulet qu'il avala d'une traître.

Le truc du coup, c'est que les dieux ont vite comprit que ceux qui maîtrise le cosmos peuvent être des soldats de choix. Il y a donc des milliers d'années, lors des premières guerres Saintes comme on les nomme, ils créèrent des armures pour ceux qui allaient servir sous leurs bannières. Car sans armure, prendre un coup de poing chargé de cosmos, c'est un ticket vers la tombe directe. Cela revient un peu à la course à l'armement qu'a connu les USA et l'URSS en son temps sauf que c'est pas de la dissuasion...

Le monde est en guerre perpétuel mais l'humanité n'en a juste pas conscience. Des nations, des gouvernements tombent mais le vrai combat est ailleurs. Les dieux s'affrontent et s'affronteront toujours, c'est dans leur nature.

Ëlle boudait toujours mais elle prenait quand même part à la conversation.

Non il n'y a pas de prêtre qui sacrifie des poulet bien que Yank en mange parfois crue.

He !!! faut pas le dire ça, tu va faire vomir la petite !

Bien sur qu'il y des gens qui travail ici. La preuve nous somme dans un restaurant. Cuisinier, serveur ici et maçon et architecte dans le domaine du bâtiment par exemple. Atlantide est une ville et tout les corps de métier existent. Mais toi, il parait que tu as le cosmos dans le sang alors on t'offre une chance de le développer ici ou ailleurs. On ne maîtrise pas où se déroulera l’entraînement et qui sera ton maître. Notre mission pour le moment est de t'informer et de connaître ta décision.

Pour ce qui est des Généraux et l'Empire, pour faire simple les Généraux sont l'élite des Marinas et l'Empire est l'autre nom du royaume marin. Mais je ne peux pas tout t'expliquer en si peu de temps. Il y a tant de chose à connaître, à savoir sur la vie ici, les traditions et les obligations de chacun....

Yank se tu et termina son poulet. Il éluda son entraînement où il avait faillit mourir milles fois, dévoré par un requin ou éparpillé en petits morceaux suite à une mauvaise maîtrise du cosmos.

Mais si tu veux rester ici sans devenir Marinas, c'est possible bien sur mais en tant que non éveillé, la vie ici n'est pas plus palpitante qu'a la surface. Cela sera métro, boulot, dodo même si il n'y a pas de métro ici et seul de décor change...

Ëlle marqua une pause et se retourna finalement en direction de Yank.

Et si on l'emmenait au Colisée ? Elle pourrait voir des Marinas s’entraîner et entrevoir ce qu'est le cosmos ?

Quoi ? 

Yank regarda Ëlle sans rien dire. Il ne savait pas trop si c'était une bonne idée. Après tout si la petite voulait pas trop combattre, c'était pas en lui montrant de la baston et du sang que ça risquait de changer.

Euh je sais pas trop en fait...

Et les deux compères se fixèrent sans dire mot, mélange de réflexion et interrogation.
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[FB 2006] Il était cette fois...