avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t26008-oblivion
OblivionSpectre de la Mante Religieuse
Spectre de la Mante Religieuse

Date d'inscription : 15/02/2013
Nombre de messages : 1092
Age : 20
Double Compte : Ntikuma

Revenir en haut Aller en bas
Ven 9 Aoû - 18:18
>> Château de Lochranza

Des doutes. Des regrets et toujours des remords. Rien de tout ça ne me lâche, depuis que mon maître est mort. C'est toujours la même chose, cette impression de toujours avoir pris une mauvaise décision, qui me hante et me pourchasse peu importe où je vais.

J'ai quitté l'Écosse avec le chevalier d'Or du Lion pour répondre à ses questions à mon sujet, laissant derrière moi Aurore et Tsukiyo, mais... je sens qu'il s'est passé quelque chose, avec le Spectre qui nous avait intercepté dans la mission. Est-ce que j'aurais du rester avec eux? Si on se revoit... vont-ils m'en vouloir, de les avoir abandonné? J'ai beau avoir fait mon choix, je le regrette déjà...

Durant tout le trajet, je ne dis pas un mot. J'attends que Rafarunto fasse le premier pas et engage la conversation. De l'Écosse à la Grèce, c'est long, mais jamais je ne me plains ou ne montre de signe de fatigue, à part me frotter les yeux et replacer mes cheveux. Je dois avoir une mine affreuse.

Je n'avais jamais vu le monde ainsi. Durant ce voyage, j'ai vu plus de choses que j'en ai vu pendant dix ans d'entraînement. Le Vatican, c'est bien, mais je n'étais pas préparée à voir toute la véritable beauté du monde extérieur. Je comprends pourquoi nous avons pour mission de le protéger, nous les Saints d'Athéna.

Lorsque nous arrivons enfin au Sanctuaire, ma pandora box commence à être lourde sur mes épaules. Pourtant, nous avons encore l'ascension à faire. C'est fou comment cet endroit est... intimidant, dans un sens. Savoir que tous les Saints y sont passé au moins une fois, que c'est là que résident l'élite des chevaliers d'Athéna... ceux qui y sont en ce moment, je peux ressentir leur cosmos, bien plus puissant que le mien. Jusqu'à la maison du Lion, je marche en gardant les yeux rivés sur le sol, n'osant même pas regarder où je vais. Je me contente de suivre Rafarunto à l'aveuglette jusqu'à destination.

-...

Ça commence à me faire peur. Qu'est-ce qu'il veut me demander? Pourquoi maintenant, pourquoi ici? Rafarunto connaissait-il Oblivion et si oui, est-il au courant que j'ai... que je l'ai... pourrait-il m'en vouloir?

[HRP: Bon bah, petit début tout simple, j'ai pas pris trop d'initiatives vu que je sais pas ce que tu avais prévu... alors voilà! ^^]
avatar
Rafarunto

Date d'inscription : 28/07/2006
Nombre de messages : 4989
Age : 29

Revenir en haut Aller en bas
Ven 9 Aoû - 21:05
hrp: j'y vais tranquillou.  n'oublie pas que mon perso n'est au courant de rien, juste qu'il se pose des questions. =)


Le chevalier d'or du lion avait quitté l'Ecosse pour Athènes et son Sanctuaire. Il avait laissé là-bas deux chevaliers d'Athéna et un spectre. Certes, certains pourraient critiquer cet acte, mais Rafarunto s'en fichait pas mal des avis extérieurs. Ce spectre n'était pas une brute assoiffée de sang, et Tsukiyo devait apprendre à se contrôler. Le laisser là-bas se débrouiller était un excellent entrainement pour lui.

Agé seulement de 25 ans, le lion faisait partie à présent des plus anciens chevaliers d'Athéna encore vivants. Suite à la dernière guerre, tout était à reconstruire. Les chevaliers manquaient, non seulement fallait-il les former, mais fallait-il encore les trouver. En quelques années, Rafarunto avait appris à se maîtriser, à devenir patient et calme. A ne plus se jeter tête baissée, et surtout à ne pas juger quelqu'un en fonction de son adoubement.

Mais il n'avait pas quitté l'Ecosse seul. Une jeune femme l'accompagnait. Aussi belle qu'intrigante, le lion s'interrogeait. Certaines choses le fascinaient mais également le troublaient. Oblivion, c'était ainsi qu'elle se nommait. Elle était la nouvelle porteuse de l'armure d'argent de la lyre. Une tâche guère aisée pour un si jeune âge.

Après une ascension fatigante d'une partie du Sanctuaire, ils parvinrent enfin à la maison du lion. Rafarunto s'avança en premier dans sa demeure. Mieux le valait, car son gardien ne tolérait aucune intrusion. Un colosse doré à la crinière flambante surveillait les deux arrivants. Reconnaissant son maître, l'animal se jeta à ses pieds tout heureux de le retrouver. L'animal, un lion de 4 ans, avait été trouvé bébé et abandonné par se mère dans le désert en Egypte. Si Rafarunto n'était pas passé par là, il aurait servi de repas aux vautours. Depuis, un lien intense animait les deux êtres.


"Simba, je te présente Oblivion. Sois gentil avec elle".

L'animal tourna le regard vers la jeune femme et s'approcha d'elle doucement. Reniflant l'inconnu, et ne décelant aucune trace de menace, il remua la queue d'un signe approbateur. Pendant ce temps, après avoir posé sa pandora box sur un socle en pierre prévu à cet effet, venait de retirer sa chemise pour se nettoyer brièvement le torse. Torse nu, et vêtu à présent d'un simple jean bleu, il attrapa quelques grappes de raisin se trouvant dans un bol à proximité.

"Curieux. En général Simba n'est pas aussi facile à apprivoiser. Tu veux manger quelque chose? Au fait, tu peux poser ton armure, tu dois être fatiguée non? Et de toute façon, tu n'as pas besoin d'elle non?"

Les paroles avaient été prononcé ainsi, suivi d'un silence inattendu et troublant.
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t26008-oblivion
OblivionSpectre de la Mante Religieuse
Spectre de la Mante Religieuse

Date d'inscription : 15/02/2013
Nombre de messages : 1092
Age : 20
Double Compte : Ntikuma

Revenir en haut Aller en bas
Sam 10 Aoû - 1:36
Contre toute attente, nous sommes accueillie par un lion à l'entrée du temple. Un vrai de vrai, dans la fleur de l'âge et immense en plus! J'en reste bouche bée, figée à l'entrée du temple et incertaine de vouloir approcher un animal aussi gros, mais on pourrait dire que c'est lui qui fait le premier pas car il s'approche pour me sentir, puis passa tout de suite de méfiant à enjoué. Je m'attendais presque à le voir sourire. Du coup, le lion ressemble plus à un gros chien enjouée qu'à un... un lion, quoi. J'avance lentement ma main vers sa crinière pour le caresser et il ne réagit pas. Un large sourire apparaît sur mon visage et j'ai les yeux qui pétillent d'excitation. Combien de personne dans le monde peuvent se vanter d'avoir caresser un lion?

En entendant les remarques de Rafarunto, je retire doucement ma main de la crinière du lion, bien plus sereine et moins stressée que tout à l'heure. J'accepte avec joie de déposer ma pandora box, mais viens pour dire que je n'ai pas faim. Après tout, ce n'est pas comme si je pouvais m'inviter comme ça chez lui... oh bon, s'il est assez à l'aise pour se mettre torse nu devant moi, ça ne devrait pas poser problème, surtout que mon ventre se met à grogner à la suite du mot manger. Inutile de cacher qu'en fait je meurt de faim, mais pour la discrétion c'est foutu.

-Oui, j'aimerais bien manger un peu, s'il vous plaît.


Faute d'un meilleur endroit pour m'asseoir, je prends place sur ma pandora box, jouant distraitement avec les cordes de ma lyre. J'aperçois Simba du coin de l'oeil qui semble intrigué et j'ai un petit rire amusé. Capter l'intérêt d'un lion pour de la musique... pourquoi pas? Je pivote vers le félin et me mets à jouer, moi aussi bien vite transportée par la musique. Mes peurs disparaissent, mon sourire s'efface, je deviens la définition même de concentration, les paupières mi-closes, n'ayant d'yeux que pour ma lyre. Puis, je me rappelle vaguement qu'il y a quelqu'un tout près autre que le félin et j'arrête de jouer tout de suite, les joues rouges de gêne.



-Excusez-moi, je... j'ai juste...

Comment expliquer? Ça me parait trop long, alors autant bien vite dévier le sujet pendant que c'est encore possible.

-Alors, qu'est-ce que vous vouliez me demander?
avatar
Rafarunto

Date d'inscription : 28/07/2006
Nombre de messages : 4989
Age : 29

Revenir en haut Aller en bas
Sam 10 Aoû - 15:33
 La jeune fille refusa dans un premier temps la nourriture puis l'accepta finalement, trahie par son estomac. Bien que femme physiquement et dotée d'un superbe cosmos, elle n'en demeurait pas moins une adolescente au fond d'elle même.

Après s'être assisse sur sa pandora box, elle joua une mélodie avec sa lyre. Son visage changea. Concentré, et paisible à la fois, elle était sublime, sublime à un point qui désarma quelques secondes le chevalier d'or du lion. Cependant, Oblivion s'arrêta quelques instants après. Gênée, elle bredouilla quelques mots d'excuse. Puis cherchant à changer de sujet, demanda au chevalier d'or la raison de l'avoir convié en ces lieux.

Rafarunto fut amusé de la réaction. Ce n'était pas réellement de l'immaturité. C'était seulement de la non confiance en soi mêlée à de la timidité. Prenant une chemise blanche cintrée pour se revêtir, il se tourna de nouveau vers la jeune femme.


"Suis-je si vieux que cela pour que tu me vouvoies? Je ne suis ni le grand pope, ni Athéna, ni ton maître. Tu es mon égal. Ce n'est pas la couleur de l'armure qui fait d'un Homme, un être plus fort ou plus faible. Ce n'est uniquement son cosmos. Alors à présent, ne me vouvoies plus s'il te plait."


Fixant à présent la lyre, il ne put que constater de la beauté de l'instrument.


"Ainsi donc, voici la célèbre lyre d'argent. Pourquoi t'es tu arrêtée? Il est dit que la musique jouée à partir de cet instrument est la plus douce qui puisse exister. Et je ne peux que confirmer ces propos. A dire vrai, ton maître Oblivion t'a bien formé. Orphée, Oblivion, et à présent toi. Vous êtes tous d'excellents musiciens. Au fait, quel est ton vrai prénom?"
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t26008-oblivion
OblivionSpectre de la Mante Religieuse
Spectre de la Mante Religieuse

Date d'inscription : 15/02/2013
Nombre de messages : 1092
Age : 20
Double Compte : Ntikuma

Revenir en haut Aller en bas
Lun 12 Aoû - 16:56
Mon regard croise celui de Rafarunto et j'y lis quelque chose auquel je ne m'attendais pas: de l'admiration. Je baisse les yeux rapidement en rougissant, m'interdisant de le regarder à nouveau. Pourquoi me regarde-t-il comme ça? Je ne mérite pas d'être admirée, je n'ai rien d'un exemple à suivre et je suis si faible... tant qu'il y aura une musique plus belle que la mienne et un cosmos plus puissant que le mien, jamais je ne pourrai supporter de tels regards vers moi...

Je ne suis pas bien surprise quand il me demande de ne plus le tutoyer. Les gens sont tous les mêmes, et pourtant je ne m'y fais pas. Quoiqu'il arrive, je ne suis pas en mesure de me mettre à la hauteur de ceux que je rencontre... je connais ma place.

-Je veux bien essayer de tutoyer... mais j'aimerais savoir en quoi je peux être égale à... toi.

Il y a quand même une grande différence entre un chevalier d'or comme lui, avec de l'expérience et de la réputation, de l'histoire parmi les Saints et une sainte d'argent en poste depuis quelques jours qui vit dans l'ombre de ses précedeurs. Mais ce qui m'étonne le plus, c'est qu'il connaisse Oblivion. Le vrai, je précise. Il n'était pourtant pas très connu du Sanctuaire, alors comment...? Et pour couronner le tout, il découvre une parcelle de la vérité sur moi: ma fausse identité. Quand il me pose la question sur mon nom, mes épaules s'affaissent et les dernières parcelles de joie qui restaient en moi s'envolent.

-C'était si évident que ça?

Moi qui s'était donné tant de trouble pour le cacher... et maintenant il veut savoir. Le nom que j'ai abandonné et qui maintenant m'inspire pitié et mépris. Le nom que j'ai abandonné pour une nouvelle identité.

-Rage. Mon nom c'était Rage.

Prononcé Re-i-ji, à l'anglaise, comme je le disais à l'époque. Un nom unique pour une personne ordinaire. Ma mère avait ce don pour trouver des noms excentriques. Rage, Prayer... des noms simples inspirés de simples mots et pourtant, cela m'a toujours évoqué une sorte de tabou. La rage et la prière... mais Rage est partie. C'est Oblivion, maintenant.

-Mais j'ai changé et c'était pour le mieux. Mon nom est Oblivion et je crois... je crois que ça me convient mieux que Rage.

Peut-être que venir n'était pas une si bonne idée. Voilà Rafarunto qui parle de ma musique comme si c'était un phénomène... bon, peut-être que si, ça reste une lyre hors de l'ordinaire et le cosmos est impliqué, mais ce n'est pas la seule armure musicienne.
Je regarde mon instrument en résistant à l'envie de le serrer contre mon cœur. Sans ma lyre, je serais complètement perdue, sans musique je ne pourrais plus vivre.

-J'ai cru que ça t'agacerais, de m'entendre jouer... dans un sens, je suis très dépendante de ma musique, mais je sais bien que ce n'est pas le cas pour tout le monde. Je ne peux pas me mettre à jouer comme ça, sans raisons à la moindre occasion. Je suis tellement loin du niveau d'Orphée et de mon maître... j'ai encore beaucoup à apprendre.
avatar
Rafarunto

Date d'inscription : 28/07/2006
Nombre de messages : 4989
Age : 29

Revenir en haut Aller en bas
Lun 12 Aoû - 18:33
 Rafarunto venait de poser une question qui lui semblait si banal qu'il fut surpris de la réaction de la jeune silver. C'était assez courant que des chevaliers prennent leur nom de leur maître, alors pourquoi parlait-elle de cela comme un tabou. Et cette si peu confiance en elle? Le tutoiement, la comparaison avec ses ainés, sa musique,... Pourtant, au profond de la jeune femme se cachait un cosmos incroyable, que Rafarunto avait ressenti dès la première rencontre.

Pourtant ce fut une phrase des plus anodines qui toucha le plus le chevalier d'or. Agacer... elle pensait l'agacer avec sa musique. Comment cela pouvait-il être agaçant? Une mélodie si douce, si délicate, si belle... Sur le coup, le jeune lion faillit prendre dans ses bras la jeune silver, mais cela aurait été des plus déplacés. Toujours aussi impulsif! Difficile pour lui de se contrôler, et encore, les efforts étaient là de même que les résultats.

S'approchant de la jeune femme, il posa l'index droit sur le front d'Oblivion, entre ces cils fins:


"Personnellement, je préfère Rage. Je trouve que cela te correspond mieux."

Puis s'éloignant de nouveau, il reprit:


"Concernant ta musique, en aucun cas elle m'agace. Sache à présent que tu auras toute liberté de t'exprimer avec ta musique dans cette maison à présent. Ensuite, tu me demandes en quoi puisses tu être mon égale? Tu le penses sincèrement? J'ai plutôt une question à te poser. En quoi penses-tu que nous les chevaliers d'or sommes supérieurs à toi? As tu oublié qu'Hadès fut par deux fois vaincu par le chevalier de bronze du Pégase? As tu également oublié que des chevaliers d'or ont trahi dans le passé Athéna? Et enfin, as tu oublié qu'Orphée était le seul chevalier d'Athéna appréciait et respectait par Hadès? Alors dis moi, Oblivion, non dis moi Rage, en quoi crois tu que je suis supérieur à toi? Et surtout en quoi crois tu que ton maître Oblivion fut supérieur à toi?"

Rafarunto se tut sur cette question, se contentant de fixer dans les yeux la jeune femme.
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t26008-oblivion
OblivionSpectre de la Mante Religieuse
Spectre de la Mante Religieuse

Date d'inscription : 15/02/2013
Nombre de messages : 1092
Age : 20
Double Compte : Ntikuma

Revenir en haut Aller en bas
Mar 13 Aoû - 4:54
Le Saint du Lion pose son doigt droit sur mon front, ce qui lui vaut un regard rempli d'interrogation de ma part. Mais en écoutant ses mots, j'oublie son étrange geste et lui sourit tristement.

-Moi aussi, je préfère ça, mais j'ai fait une promesse.

Puis, vient le discours. Rafarunto s'éloigne de moi et m'informe d'abord que je suis libre de m'exprimer par la musique autant que je le veux dans sa maison. Il y gagne là toute ma confiance car jamais cela ne m'avait été accordé auparavant, pas même par Oblivion. Mais le reste... tout ce qu'il dit, je le sais déjà, mais pourtant... dans tous ces faits, je n'ai pas de place.
Je porte une main à mon front, tentant de retenir mes larmes.

-J... Je...

Je secoue la tête à la négative comme pour nier les paroles du Gold Saint. Je ne juge ni par l'armure, ni par le cosmos comme il semble le craindre... mais par les actions et les intentions et le miennes ne méritent aucune éloge.

-Ce n'est pas moi, tout ça! Tous ces Saints, ils avaient une voie à suivre, ils savaient quoi faire, moi je ne sais pas et j'ai regretté chacune de mes décisions! Si tu es chevalier d'or, c'est parce qu'on t'en jugé digne et que tu as quelque chose à protéger, comme tous le monde. Ma famille, mes amis, ma fierté, ma vie... je n'ai plus rien!

Et si j'ai tout perdu, c'est de ma faute. Je lève vers Rafarunto un regard noyé de larmes et ravagé par la souffrance.

-Regarde-moi Rafarunto, regarde-moi dans les yeux... et dis moi ce que j'ai de plus, ce que j'ai de si spécial!
avatar
Rafarunto

Date d'inscription : 28/07/2006
Nombre de messages : 4989
Age : 29

Revenir en haut Aller en bas
Jeu 15 Aoû - 0:34
 Au grand étonnement du lion, ce fut des larmes qui répondirent à ses questions. La jeune femme, éprouvée par ce qu'elle avait enduré pendant toute sa vie, ne parvenait plus à retenir ses pleures. Etre chevalier d'Athéna n'était pas une partie de plaisir, et les sacrifices étaient bel et bien présent. La confiance avait totalement disparue en elle de même que sa volonté. Sa dernière question énerva le chevalier d'or. Celui-ci, sans réfléchir, s'approcha et gifla Oblivion, qui resta estomaquée. Même Simba, le lion parut étonné et leva sa tête en signe d'interrogation.

"Je t'interdis de dire de telles inepties! Tu es Rage, le chevalier d'argent de la lyre. Crois tu vraiment que c'est par charité que ton ancien maître t'a confié son armure? Et crois tu vraiment que l'armure t'aurait accepté si elle t'en avait trouvé indigne? Cesse de te lamenter sur ton sort. Nous avons tous perdu des êtres chers. J'ai perdu tout comme toi tous ceux que j'aimais, mais je continue à protéger cette paix si précaire. Il n'y a nul destin écrit! Les dieux croient pouvoir nous manipuler, mais ce n'est pas vrai. Les Humains sont forts, et Athéna se bat en permanence pour eux...Je me bats chaque jour pour Athéna, et pour ceux qui comptent pour moi, comme toi...."

Remarquant qu'il était allé un peu trop loin, le chevalier d'or se recula, et se calma. D'une voix faible, il reprit: "Ce que tu as de plus que la majorité des chevaliers, Oblivion, c'est un coeur. Et ce coeur peut te permettre de dépasser les limites du cosmos. Tu dois croire en toi, car moi, je crois en toi.... Tu n'es plus seule..."

Sur ces paroles, le chevalier d'or se tut. Une fois de plus, il avait montré qu'il ne contrôlait pas encore son impulsivité. Silencieux, il scrutait la moindre réaction du chevalier d'argent. Comment allait-elle réagir? S'emporter, partir, cela semblerait logique malheureusement au vue du comportement du jeune lion.
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t26008-oblivion
OblivionSpectre de la Mante Religieuse
Spectre de la Mante Religieuse

Date d'inscription : 15/02/2013
Nombre de messages : 1092
Age : 20
Double Compte : Ntikuma

Revenir en haut Aller en bas
Jeu 15 Aoû - 17:07
Clac! La main du Saint s'abat sur ma joue dans une gifle sèche et brève. Pendant quelques secondes, j'arrête presque de penser, tout ce que j'arrive à faire, c'est porter une main à mon visage, le reste du monologue de Rafarunto prend beaucoup de temps avant d'atteindre mes oreilles.
Je vois. Il connaissait mon maître de nom, mais pas de réputation, s'il en avait seulement une.

Je fais un geste pour prendre ma pandora box, mais je m'arrête dans mon élan. Je dois rester calme, je dois rester forte et lui dire la vérité en pleine face. En ce moment, le chevalier d'or doit s'imaginer qu'il a affaire à une pleurnicharde qui passe son temps à faire la martyre. Mais peut-être devrait-il savoir... qui était vraiment Oblivion et ce que je lui ai fait.
Je dois me reprendre. Courage Oblivion, tu peux y arriver. Adieu Rage, maintenant c'est à moi de parler.

Je me relève rapidement, m'avance vers Rafarunto et lui flanque un coup de poing droit sur l'épaule. Pas un énorme coup chargé de cosmos qui projette les gens quelques mètres plus loin, non, juste un bon vieux coup de poing. Mon visage semble hésiter entre la tristesse et la colère et ma mâchoire reste crispée, comme si j'avais peur qu'elle tombe.
Ma voix s'élève, tremblante, mais claire, vraie.

-C'est ça ta version des faits? Après dix ans d'entraînement ''dur, mais pour mon bien,'' Oblivion aurait décidé de me remettre son armure parce qu'il m'en jugeait digne, puis ensuite il est mort l'esprit en paix, sachant que l'armure était entre de bonnes mains?

Ou peut-être l'imaginait-il encore vivant? À moins qu'il ait survécu, ce dont je doute fortement, il se fait des idées.
Si c'est vraiment ce que le Saint du Lion pensait, alors j'aurai long à faire pour corriger ces erreurs.

Le poing toujours collé sur son épaule du Saint, je baisse la tête pour éviter son regard.

-Oblivion n'était pas un Saint. C'était un disciple d'Orphée et il lui a pris son armure après sa mort, mais il n'a jamais pu la porter. Il m'a tout appris sur la musique à la lyre et un peu sur le cosmos, oui... mais ce que je sais du combat, je l'ai appris dans des livres et dans quelques dojos.

Je fixe longuement ma lyre, puis détourne le regard. Ça avait si bien commencé, pourtant...

-Quand il est tombé malade, la seule chose qui le tenait encore en vie c'était ma musique curative. Puis, il s'est mis à m'avouer toute sorte de chose. Qu'il était un disciple raté, d'abord, et ensuite l'existence d'Orphée. Il m'a entraîné pendant dix ans... sans jamais savoir ce qu'il faisait. Alors... je l'ai laissé là. J'ai pris l'armure et je l'ai laissé mourir seul, je suis partie et j'ai pris sa place contre son gré.


J'ai l'impression que mes épaules viennent d'être libérées d'un énorme poids. Voilà, je lui ai dit mon secret. Va-t-il toujours croire que j'ai un coeur, maintenant qu'il connaît la vérité?

-Il n'y a pas de mots pour décrire les remords que j'ai ressenti et que je ressens encore. Alors je lui ai fait une promesse. Il voulait devenir Saint, il voulait voir le nom d'Oblivion écrit dans les légendes. Alors j'ai voulu exaucer son souhait... et je suis devenue Oblivion.

S'il peut vraiment y avoir une légende, elle sera portée sur Oblivion et ce sera normal, puisque Rage a disparu à la fin de son entraînement. S'il y a de la gloire et de la renommée dans tout ça... je ne crois pas qu'elle me sera destinée longtemps.

Dans un autre élan de coeur, je tends le poing à nouveau pour frapper le Saint une autre fois.
avatar
Rafarunto

Date d'inscription : 28/07/2006
Nombre de messages : 4989
Age : 29

Revenir en haut Aller en bas
Sam 31 Aoû - 14:53
Les propos de la sylver était des plus sincères et les larmes, coulaient le long de ses joues. Pourtant malgré la révélation, le chevalier d'or du lion demeurait silencieux. Même la claque et le coup de poing ne furent synonyme de réaction. Simba pendant ce temps, demeurait allongé, en paix. Malgré les coups portés à l'égard de son maître, il n'avait décelé aucune haine dans les coups. Oblivion acheva ses propos par un dernier coup de poing dans l'épaule de Rafarunto, qui une nouvelle fois, ne s'y opposa pas.


Fixant dans les yeux la jeune femme avec chaleur, il passa délicatement la main sur la joue de la jeune guerrière pour essuyer ses larmes.


"Et ça, n'est ce pas la preuve que tu as un coeur? Tu as fais des erreurs, qui n'en a pas fais? Mais tu es consciente de cela. Ce sont tes larmes, tes peurs, tes remords qui prouvent que ton coeur parle pour toi. Tu as beau te cacher derrière un masque imaginaire de femme sans coeur, tu ne peux tromper un chevalier d'or. Je n'ai jamais jugé une personne sur son apparence ou sur ces actes. C'est uniquement sur son coeur qu'il faut la juger. La colère que tu éprouves, ce n'est pas contre moi, c'est contre toi même mais aussi contre ton maître, qui t'a menti."

Regardant le poing qui était collé contre son épaule, Rafarunto posa à présent sa main sur son poing et reprit délicatement


"Tu dois cesser de détester ton maître et toi même par la même occasion. Certes tu as volé l'armure de la lyre, mais cette dernière t'a accepté comme maître. On ne peut jouer d'elle. Si ton coeur n'était pas pur au fond, jamais elle ne t'aurait accepté. Alors cesse de haïr. Athéna prône l'amour sur Terre. Et non pas la haine. Tu es un chevalier d'Athéna à présent, alors agis en conséquence!"

Les paroles du lion s'étaient transformées. Devenant dures et solennelles, elle n'en exprimait pas pour autant d'une profonde chaleur.

"Et la prochaine fois que tu lèveras la main sur moi, tu me paieras un repas, est ce clair?"


Conclut-il sur un ton amusé.
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t26008-oblivion
OblivionSpectre de la Mante Religieuse
Spectre de la Mante Religieuse

Date d'inscription : 15/02/2013
Nombre de messages : 1092
Age : 20
Double Compte : Ntikuma

Revenir en haut Aller en bas
Sam 31 Aoû - 19:58
Il ne m'en veut pas... je lui ai tout dit et pourtant, il n'est pas fâché, il ne me regarde pas comme si j'étais une meurtrière, mais seulement comme si... j'avais vraiment un cœur. Il y croit vraiment? Est-ce moi qui a tort de me voir ainsi? Chaque Saint a eu un sacrifice à faire, une épreuve hors du commun pour être ce qu'ils sont. Peut-être que moi, mon épreuve, c'était ça. M'exprimer, devenir quelqu'un et vaincre le véritable voleur de l'armure.

Pour la première fois, j'ai l'impression d'être comprise, d'avoir quelqu'un pour me supporter. Rafarunto m'a vue comme j'étais vraiment, sans jamais me juger pour mes erreurs.  C'était un vrai coup à la figure, au sens propre comme au sens figuré, mais je crois que j'avais besoin de ce coup pour me remettre les idées en place.

Il a raison. Je suis Oblivion, Sainte de la Lyre. Athéna compte sur moi, je l'ai suivi pour ses principes, il est de mon devoir de les respecter. Je serai forte, je vaincrai nos ennemis et protégerai l'Humanité!

Je retire mon poing de l'épaule du Gold Saint, seulement pour me rapprocher et le serrer dans mes bras. Pas fort au point de lui casser quelques os, mais quand même avec une certaine force, un peu comme dans certains films... je tente de retenir mes larmes, j'ai assez pleuré comme ça, mais une larme ou deux trouvent quand même une façon de se montrer.


-J-Je suis tellement désolée! J'ai été aveugle, trop stupide pour penser à ma haine... j'ai été tellement idiote...

Je souris légèrement en entendant la blague. La tension semble retomber, au moins ça n'a pas fini en un duel avec cosmos, vide de sens et aux conséquences désastreuses. Si Oblivion n'avait pas été malade au moment de sa mort, ça aurait très bien pu arriver.
Je relâche Rafarunto et recule, un peu gênée. Je n'avais pas vraiment pensé à mon geste, maintenant oui et c'était un peu spontané. Mon sourire s'agrandit de plus en plus et enfin, j'ai l'impression d'être en paix. Sereine. Heureuse. Mon fardeau s'est allégé et mon cœur aussi, je ne peux m'en porter que mieux.

-... Merci Rafarunto. Pour tout. Je ne sais pas comment te remercier... si tu le veux vraiment, ce repas, on peut s'arranger.


J'ai un petit rire taquin. Ça fait bizarre, de pourvoir être aussi décontractée, de pouvoir plaisanter. Je ne pourrai pas dire que j'ai oublié mes remords, alors disons tout simplement que je les ai mis de côté pour un moment, me concentrant sur le moment présent et sans me gêner pour ignorer avec superbe mon passé douloureux.
avatar
Rafarunto

Date d'inscription : 28/07/2006
Nombre de messages : 4989
Age : 29

Revenir en haut Aller en bas
Sam 7 Sep - 17:31
Enfin la vraie Oblivion réapparaissait. Naturelle, belle, douce, c'est ainsi que Rafarunto l'aimait...enfin, encore un grand mot que ce dernier préférait cacher. Le chevalier d'or du lion n'était pas du style à montrer ses sentiments et encore moins à tomber amoureux. Depuis la mort de June du caméléon, il n'avait éprouvé plus aucun sentiment sincère pour une autre femme. Et là, bizarrement, cela avait été le cas. Il ne connaissait la jeune femme que depuis quelques jours, et déjà se sentait attiré par elle. Enfin, pour l'heure, ce n'était pas le sujet. L'essentiel était de réveiller Oblivion. De lui ouvrir ses yeux et son coeur. Mais la voir ainsi, entre larmes et sourires, fascinait le chevalier d'or. Comment pouvait on demeurer insensible à telle beauté?



Conscient que la sylver devenait aussi gênée, après l'avoir pris dans ses bras, il s'approcha d'elle. Posant sa main droite doucement sur sa joue gauche, il embrassa tendrement le front de la jeune femme.



"Tu es vraiment quelqu'un de génial Rage, et j'interdirais quiconque de dire l'opposé!"

Puis se reculant lentement, il reprit:

"J'ai suffisamment monopolisé ton temps. Tu as d'autres choses à faire je suppose, va. Mais n'oublie pas, cette maison est la tienne, quoiqu'il se passe. Tu seras toujours la bienvenue ici, chez toi."

Les mots et les regards suffisaient à attester de l'attirance du chevalier d'or pour la jeune femme. Mais il était déjà allé très loin, et mieux valait il s'arrêter là pour aujourd'hui.


Dernière édition par Rafarunto le Mer 11 Sep - 13:03, édité 1 fois
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t26008-oblivion
OblivionSpectre de la Mante Religieuse
Spectre de la Mante Religieuse

Date d'inscription : 15/02/2013
Nombre de messages : 1092
Age : 20
Double Compte : Ntikuma

Revenir en haut Aller en bas
Lun 9 Sep - 22:37
Devant le baiser du Saint, mon sourire se fige, mes muscles se raidissent et mon coeur se met à battre bien plus vite. Plusieurs sentiments se bousculent en même temps, dont la joie, la peur, la curiosité... car pourquoi il fait ça? Nous nous connaissons à peine et pourtant, il est très familier avec moi, s'imagine-t-il des choses parce que je l'ai serré dans mes bras?
Ou peut-être que c'est moi qui s'imagine des choses? Nous sommes tous des Saints, avons-nous besoin de se traiter comme des étrangers?

En entendant tous ses compliments à mon égard, je baisse la tête avec humilité, cachant mon visage maintenant tout rouge.

-Je ne mérite pas de telles éloges, voyons...

Je l'entends dans sa voix, ça se voit dans son regard. Pour moi qui est une spécialiste des sentiments humains, ce qu'il ressent, je le sais avant tout autre... peut-il vraiment être attiré par quelqu'un... comme moi?
Je dois avoir mal compris quelque chose. Même s'il pouvait m'aimer, est-ce que moi j'en suis capable?
Bien sur que je l'aime. Comme j'aimerais un ami ou un frère d'arme, je l'admire comme un mentor, le respecte comme un compagnon. Mais ça ne va pas plus loin.

Pour m'échapper du sujet, je tente une réplique.

-... Je suis encore Oblivion. Malgré ma haine et mes remords, j'ai fait une promesse et je me dois de la respecter. C'est mon nom, désormais, et j'aimerais que tu m'appelles ainsi... s'il te plait.

Puis, je me mets à réfléchir tout en reprenant place sur ma pandora box. Oui, maintenant que je suis libéré de mon maître je peux faire ce que je veux, j'ai plein de projets en tête déjà, mais j'ai aussi un boulot de Saint. Lequel a la priorité? Oh, le devoir, bien sur... je ne suis pas ici pour rien.

-En l'absence d'Athéna, c'est le Grand Pope qui dirige le Sanctuaire, c'est ça? Tu crois qu'il pourrait avoir une mission à me confier?

Il faut bien commencer quelque part, non? Sinon, j'ai plusieurs choses à faire dans ma ville natale... enfin, dans le coin de ma ville natale, qui elle n'existe plus. Pour le peu que j'en sache, aucune enquête n'a jamais été menée sur l'incendie et aucun secours n'avait été envoyé. Ça aurait été une perte de temps, considérant le nombre de survivants... un seul. Moi. Et encore, je suis probablement sur la liste des personnes décédées. C'est une erreur à corriger, je crois. Et je peux probablement retrouver le coupable.
avatar
Rafarunto

Date d'inscription : 28/07/2006
Nombre de messages : 4989
Age : 29

Revenir en haut Aller en bas
Mer 11 Sep - 13:02
Délicatement la jeune fille s'éloignait déjà du chevalier d'or. Ce dernier en aucun cas ne s'y offusqua, loin de là même. Les ténèbres s'approchaient de nouveau, et d'autres choses plus importantes devaient nous accaparaient, nous protecteurs de l'Humanité et de la paix. Déjà la jeune femme désirait agir, très bonne initiative. Mais elle n'avait pas encore répondu à toutes ses questions, et le doute continuait de l'assaillir. Le temps résoudra cela.

"Concernant les ordres, en général, nous les recevons par messagers, ou directement par le grand pope si urgence. Pour l'heure, tu as quartier libre. Rien ne t'empêche de vaquer à tes propres occupations tant que tu restes prêt à intervenir si besoin est. Allez Rage,..."


Puis se rappelant les propos de la jeune femme, il reprit

"Oblivion, file, laisse ton coeur guider ton chemin. Tu trouveras ainsi les réponses à tes questions. Et si tu as besoin de quoique ce soit, n'oublies pas que tu n'es pas seule."

Déjà Rafarunto vaquait à ses occupations. Face à la situation gênante, le jeune gold préférait rendre la liberté à la jeune femme. Même si aucune parole n'avait été prononcé, le silence avait répondu à la question du lion. Respectant le choix de la jeune femme, Rafarunto préférait de ne pas l'indisposer d'avantage.
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t26008-oblivion
OblivionSpectre de la Mante Religieuse
Spectre de la Mante Religieuse

Date d'inscription : 15/02/2013
Nombre de messages : 1092
Age : 20
Double Compte : Ntikuma

Revenir en haut Aller en bas
Ven 13 Sep - 23:28
Maintenant, je ne sais plus quoi dire. Il a répondu à ma question et maintenant, il m'ignore, il me laisse partir à l'aventure. Et moi là-dedans, je lui dis quoi? Salut, ce fut un plaisir de te connaître, à la prochaine et désolé te t'avoir plaqué? Je ne m'y connais pas du tout en relation amoureuse, mais être repoussé par quelqu'un qu'on... croyait aimer doit être terrible. Pourtant, moi je n'aime pas Rafarunto de cette façon. Je ne pensais même pas être attirante pour un homme. J'ai beau pouvoir lire les sentiments et les respecter plus que n'importe qui d'autre, vivre avec mes propres émotions m'est toujours interdit, on dirait...

-...

Je me lève et reprends ma pandora box, faisant glisser les lanières de cuir sur mes bras jusqu'à les installer correctement sur mes épaules. Je peux en profiter pour régler les problèmes qui ont été créés en Amérique, mais ce sera une tâche éreintante si je fais ça seule... je regarde Rafarunto et tente de dire quelque chose, mais les mots me manquent.

*Merci de m'avoir remis les idées en place, je suis désolée de ne pas pouvoir répondre à tes sentiments comme tu le voudrais. J'ai un devoir personnel à accomplir, pour le bien du monde, ton aide serait la bienvenue si tu voudrais venir avec moi...*

-...

J'en ai trop à dire. Il veut quand même me voir partir, alors je partirai. Je tourne les talons et me mets à marcher vers la sortie, perdue dans mes pensées. Je vais vraiment le laisser là, sans dire un mot? Et je pourrais lui dire quoi?
Je m'arrête et me retourne pour l'observer. J'ouvre la bouche mais rien n'en sort. J'ai la gorge trop serrée pour parler.

-... Je... Je suis désolée...

Puis sans attendre, je pars en courant. J'en ai assez dit.

[FB]Un interrogatoire digne de ce nom [PV Rafa]