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Ouroboros

Date d'inscription : 31/05/2013
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Sam 10 Aoû - 22:13
Le porte conteneur n’était plus qu’à quelques kilomètres de l’île de la Reine Morte, dont on pouvait déjà voir les volcans. Ouroboros avait passé sa journée dans l’avant du bateau, sans boire ni manger, avec pour seul carburant l’excitation de reprendre la route là où il l’avait laissé il y a 10 ans. Là-bas, il y avait un petit journal qu’il avait laissé pour ne pas le perdre, dont il aurait besoin s’il continuait ce qu’Asclépios avait commencé.


Une tempête les avait accompagnés sur le dernier tronçon de la traversée, mais Ouroboros ne la craignait pas. Les conteneurs étaient bien accrochés. Des pirates avaient essayé d’accoster, mais leurs bateaux avaient finis dans les profondeurs, coupés en deux. Le ravitaillement de l’Île de la Reine Morte était une chose des plus sérieuses, qui relevait de la survie et de la pérennité de cette dernière, et donc de l’Ordre Noir tout entier. Le genre de mission qui doit toujours être menée à bien. Le genre de mission qui incombe donc au Seigneurs Noirs.



Il fit le tour du bateau, avant de revenir à son quartier, prendre ses effets personnels qui prenaient deux valises. Il verra probablement des Seigneurs Noirs qu’il n’avait jamais vu. Ce qui était amusant avec les Chevalier Noir, c’est qu’il était impossible de faire des généralités avec eux. On pouvait tomber un sur un Seigneur Noir vénal et orgueilleux, comme sur un autre plus compréhensif et social. Mais, et ça il l’avait constaté, ainsi qu’Asclépios bien avant lui, certaines constantes restait, à savoir ce désir de ne pas laisser l’Ordre Noir au point mort. Les Chevaliers Noirs étaient dynamiques, et vivaient dans une dynamique. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’il était venu ici. Il aurait pu demander à une Main Noire de s’occuper de tout ça, il le pouvait, s’il avait prétendu  que des affaires importantes le retenait. Mais en venant ici, il voulait envoyer un message fort : Terminé les magouilles dans l’ombre qui ne menaient à rien. Nous avions besoin d’un plan

il repensa alors à ce qui c’était passé au Sanctuaire, il y a maintenant un mois. Il a vraiment eu de la chance. Entre les évènements à Athènes, et la rencontre avec le Chevalier d’Or, et enfin le Cimetière des Saints. Il avait de la chance de n’avoir trouvé personne. Peut-être étaient-ils en réunion importante, s’était-il dit. Parce que Riku avait l’air de quelqu’un qui n’était pas seulement allé faire un tour au nord de la Grèce en touriste, qu’il avait beaucoup voyagé, et qu’il revenait donc. Et s’il revenait, c’est qu’il était convoqué.

Mais il avait ressenti quelque chose d’étrange lorsqu’il était devant la tombe, quelque chose qu’il n’avait pas ressenti au Mont Pélion. Il y avait ressenti un peu de regret, de la nostalgie, mais aussi de l’espoir pour l’avenir.L’espoir que la guerre qu’avait mené Shura allait peut être se terminer, car cette fois-ci, comparé aux autres siècles, la donne avait changée. Tout le monde était au courant.

Mais ce qui n’était étrange n’était pas les sentiments mais davantage comment il les avait ressenti. Il était quand même sous l’Inhibition, qui entérinait les sentiments en les évacuant sous forme de cosmos. Sans Inhibition, il était souvent sous le coup d’une grande lassitude, aussi jugea-t-il bon de ne pas affaiblir son attention pour éviter les rencontres comme celles de Riku.

Mais cette fois-ci c’était différent. Les sentiments ne se transformaient pas en cosmos. C’était tout bonnement inexplicable. Pourtant il n’y avait pas de surcharge émotionnelle, comme il lui arrivait dans ce genre de cas. Il ne restaient pas ancrés jusqu’à le rendre complètement fou, comme s’ils acceptaient de repartir d’eux même. Un premier pas vers la vraie paix intérieure ?

Le Phénix retourne à son nid.