Ex-Poséidon
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[RP GS] Abstulit qui dedit 201195horloge213.08.13 12:14


Abstulit qui dedit
Est ôté ce qui est donné.

 
 



Feat
Yank
Caraïbes ▬ Midi
...
...
Poséidon a émergé l'Atlantide mais a jugé que la mer méditerranée n'était pas approprié pour ce retour inespéré. Il a donc choisi les caraïbes, pour établir ton nouveau royaume. De plus, ce bassin permettra la construction de la New Atlantis, voile délicat et astucieux aux yeux des non éveillés, qui permettra de dissimuler avec aisance son atlantide.


Les jours de pluie, tout me semblait différent ; de la couleur du ciel à l'épaisseur du vent, du courroux de l'orage démentiel à la langueur du temps. Plus jeune, beaucoup s'attardaient à dire que les gouttes s'écoulaient le long des nuages lorsque mon cœur pleurait. Cela était faux. Je n'ai jamais pleuré, ni pour mes frères, ni pour ma mère, ni pour mes terres. On avait créé l'homme à notre image, bien qu'il s'agissait d'une image bien peu flatteuse. Et j'avais tout fait pour m'en détacher, jusqu'à confectionner mon propre peuple, rallié sous ma autorité. Je n'avais jamais su si je pouvais en être fier, pourtant, j'étais encore là, moi.

J'exécrais les caraïbes, pour toutes ce qu'elles avaient de malsain : sa chaleur morbide, son odeur putride, son humeur suintante, ses attractions débordantes de saloperies. J'en étais malade. Écœuré de voir ce qu'en avait fait ces irresponsables, je voulais y revenir plus que tout au monde, pour tout balayer, pour tout éradiquer, sans peine et sans reproche. C'est ainsi que je débarquai de nulle part ou presque, sur les bords de l'île espérance. Un bien beau nom pour un morceau de terre qui n'en valait pas la peine. Sur le sable à peine retourné par la marée haute, déjà loin à présent, j'évitais grossièrement les bouteilles et autres déchets que la nature humaine avait semée. L'air encore suffoquait de toutes ces fêtes païennes, en l'honneur de quelques misérables prétextes, qu'on aurait appelé « dieux » dans l'antiquité. J'aurais espéré trouver à mes pieds les restes d'un cadavre à peine décomposé, délaissé par ses comparses pour ne pas avoir su s'amuser. A ma grande déception, ce ne fut que des restes de protections usées par quelques étalons enragés que je décelais ici et là, planquées avec ingéniosité par la mer, sous des amas de sable fin.

A l'instant même où je m’apprétais à commencer mes investigations, je perçus le craquement produit par la traversé d'un corps à travers le portail. Yank et Ëlle me suivaient à la trace comme des sujets bien élevés. Je me souvins alors que je devais cette fois-ci, au vue de la population locale, jouer la carte de l'anonymat, tout du moins, envisager une autre identité. Sans un geste de ma part, le  vent me comprit et m'obéit. Il souffla avec toute la délicatesse de sa force ma toge pour le remplacer aussi tôt par un smoking plus blanc que le marbre. Ma chevelure quant à elle se figea, prenant l'allure d'une crinière un peu plus humaine, bien que son azur restait intact. Du haut de mes deux mètres vingt, je restais impressionnant, le haut du costume moulant avec une extrême précision la carrure démentielle de mes épaules. J'aimais.

Une fois le marina posté derrière moi, je pus commencer ma nouvelle entreprise :

▬ Yank, veuillez faire état de l'île : nombre d'habitants, superficie, PIB, et tout ce qui s'en suit. Après quoi Ëlle, vous implanterez le panneau de construction ainsi que les marquages du terrain à bâtir. Je pense que quatre fois la taille de l'île devrait suffir. Je veux que tout soit prêt avant l'arrivée son arrivée. 


Dénommée comme une personne, l'Atlantide restait chère à mes yeux. Elle serait là, d'un moment à l'autre, et tout devait être fin prêt pour son avènement. Dans l'attente des résultats exigés, je levai une nouvelle fois les yeux au ciel, fronçant légèrement les sourcils. Très vite, les nuages se formèrent pour se grouper jusqu'à se noircir et ainsi faire pâlir le soleil. Quelques secondes me furent suffisantes pour provoquer un bel orage de saison. Les éclairs tomberaient non loin de nous, alors qu'une tempête ravageraient les côtes si quelques curieux se présentaient.




To be continued ...


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[RP GS] Abstulit qui dedit 201195horloge215.08.13 16:55
Le portail dimensionnel crépita avant qu'un vrombissement sourd ne se fasse entendre. Lentement, le véhicule hautement bricolé de Yank et de Ëlle traversait la brèche ouverte par Poséidon afin de voyager plus rapidement. Des éclaires irradiaient la surface du portail et courraient le long de la calandre de la voiture qui s'extirpait sans peine de la distorsion de l'espace temps. Les roues touchèrent finalement la plage de sable et fit quelques mètres en avant, se garant non loin du Dieu des Océans. Le contact coupé, le moteur électrique alimenté par le réacteur à orichalque s’arrêta sans faire un bruis.

Clac...

La porte conducteur s'ouvrit et Yank s'extirpa de l'habitacle. Posant un pied à terre puis l'autre, il regarda le sol avec un air de dégoût. Dégrafant son arme de sa ceinture, il se servit de la pointe de la GunBlade pour ramasser ce qui ressemblait aux restes d'un préservatif souillé.

C'est crade ici... une vraie porcherie...

D'un geste ample, il fit glisser sa lame en direction de Ëlle qui, usant de son corps immatériel, était sorti de la voiture en passant outre la carrosserie. Sous l'effet du mouvement de l'arme de Yank, le détritus se décrocha et passa à travers Ëlle qui voyant cela, lança une regard noir au Marinas du Grand Requin Blanc.

Tu trouve ça drôle ? Espèce de porc !

Assez, oui...

Dit il en raccrochant son arme à sa ceinture.

T'es vraiment qu'un sale gosse quand tu t'y mets !

Rajouta la sorcière en s'approchant de lui. Elle pestait de ne pouvoir le gifler mais son corps composé d'énergie ne pouvait porté aucun coup avec force sans passer à travers ce qu'elle voulait frapper. Au mieux, elle pouvait poser sa main sur le monde matériel mais si elle appuyait ne serai ce qu'un peu trop, elle traversait.

Ouais je sais.

Fit il en souriant avant de continuer.

Mais tout de même, que c'est crade ici.

Ëlle regarda tout autour et ne put que confirmer cela d'un simple geste approbateur de la tête. Ce n'était pas une guerre qui avait eu lieu ici, mais une fête dégoûtante sans respect de la nature. Les participants avaient laissé toutes sortes d'ordures avant de partir forniquer ailleurs, le sable ayant sûrement provoqué divers irritations en quelques endroits incongrus.

Ce constat effectué, le duo se rapprocha de Poséidon qui, pour l’occasion avait sorti un costume d'une grande classe. Ëlle ne put que jeter un regard méprisant à Yank qui lui, portait un vieux pantalon en jean rapiécé et une veste en cuir défraîchie.

Poséidon est à l’élégance ce que toi, tu es a la médiocrité.

Yank, en seul réponse à la sorcière se contenta de se mettre un doigt dans le nez en la regardant d'un air niait.

A vos ordres, Seigneur Poséidon !

Coupant court à leurs jeux d’adolescents, les deux compères répondirent d'une seule voix aux directives de Poséidon. Yank sorti un ordinateur de sa voiture et se servit de la connexion satellite de celle ci pour faire les recherches demandées et transmettre plusieurs consigne à la flotte de navire de la Paradius Corps qui faisait route vers l'Île d’Espérance en tractant l'Atlantide. De son coté Ëlle usait de son cosmos pour faire les premiers marquages au sol qui serviront plus tard aux troupes d’ingénieries pour poser les premières pierres d'un édifice qui reléguera la Tour de Babel au rang de jeux de construction éducatif pour bébé.
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[RP GS] Abstulit qui dedit 201195horloge221.08.13 12:46
Ce fut à ce moment que j'arrivais.
J'avoue que j'avais été très surprise de ne pas trouver l'Atlantide à sa place habituelle, et j'avais dû la traquer, pour la joindre à la nage. Là, on m'expliqua le pourquoi et comment de la chose et je pus donc reprendre ma route. Seule et avec mon armure, j'étais bien plus rapide que la ville des abysses. Ce n'était pas pour autant que j'étais infatigable, d'autant plus que ma journée – et nuit – n'avait pas été de tout repos.

Ce fut donc frissonnante de froid malgré la chaleur presque étouffante des Caraïbes, les jambes coupées par l'effort et le souffle court que je me présentai à mon Seigneur et Maître. Faisant fi de l'état du sol, je posai un genou à terre et inclinai le cou. Je pus alors voir les restes d'une pochette de frite à moitié enterrée juste là, sous mes yeux. Soupirant, j'utilisai mon cosmos pour faire une vague qui balaya l'espace autour de moi, déployant ensuite une liane pour récupérer les détritus avant qu'ils ne sombrassent dans la mer.

- « Seigneur Poséïdon. » le saluai-je, maintenant que les conditions étaient les plus favorables à un rapport.  « Je reviens d'Egypte, où des non-éveillés ont découvert un temple. Ils ont clamé qu'une relique sacrée s'y trouvait. J'ai réussi à la récupérer. »

Je me relevai alors pour lui tendre l'artefact. Là, je me sentis idiote. Qu'allait-il en faire, ici où il n'y avait rien ? Peut-être aurais-je dû la laisser à Atlantis ? Dissimulant mon trouble, je continuai :
- « Pour accéder à cette relique, j'ai dû résoudre une énigme décrite par une fresque. Celle-ci montrait un artefact qui avait été utilisé dans un combat mené par des guerriers contre Osiris. Bien entendu, le Dieu de la Mort du Nil gagna et l'artefact divisé en neuf. Quatre énigmes, chacune sous la protection d'un dieu, pouvait mener à ce « trésor ». Seth, Isis, Anubis et Horus. J'ai été opposé à trois autres chevaliers ou autre, et un quatrième a été mis hors combat par un clan d'anti-éveillé qui tentait de s'opposer à... à je ne sais pas ce qu'ils voulaient, en fait.  »

Ayant fait mon rapport, je reculai, et je le laissai méditer. S'il avait besoin de moi, il saurait me faire appeler. Ne voulant pas rester là à ne rien faire, je m'approchai de Yank et après avoir salué Ëlle, me jetai contre lui. Bien entendu, j'étais encore mouillée de ma longue nage, et c'était exactement ce qui motivait mon geste.
- « Coucou !!!! » Et de m'essuyer sur lui.  « Tu as une serviette dans ta voiture ? Et puis j'ai faim. Je te pique quelque chose. » Connaissait le Requin, il avait forcément un paquet de chips ou de madeleines planqué dans la deuxième femme de sa vie. « Ëlle, ça va ? »

J'enlevai alors enfin mon armure – on ne se présente pas sans son Ecaille devant Poséidon. De toutes les façons, je n'avais pas le choix : comment le rejoindre sans endosser ma chère Protée ? Je posai délicatement ma Pandora Box sur le siège arrière de la voiture, faisant comme chez moi, avant d'attendre, presque au garde à vous.
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[RP GS] Abstulit qui dedit 201195horloge223.08.13 18:42
Poséidon a écrit:


Absit omen
Que cela ne soit pas une malédiction ; n'appelle pas le mal.

 
 

 

Feat
Yank
Caraïbes ▬ Midi
...
...
Poséidon a émergé l'Atlantide mais a jugé que la mer méditerranée n'était pas approprié pour ce retour inespéré. Il a donc choisi les caraïbes, pour établir ton nouveau royaume. De plus, ce bassin permettra la construction de la New Atlantis, voile délicat et astucieux aux yeux des non éveillés, qui permettra de dissimuler avec aisance son atlantide.


Mon royaume me manquait, à moi, plus qu'à quiconque. Je le voyais, là, sous mes yeux, se glisser dans une silence des flots écartés sur son passage. J'étais fier de lui, aimé de lui tout autant que j'en étais son amant. Rien n'avait subsisté de vies passées à part lui. Il avait toujours était présent, ici ou ailleurs, sous la mer ou sur la terre. Je lui devais tout, au font, mon passé, ma lignée, mon armée. Tout s'était lié dans un étrange mélange qui me plaisait, sous ces reflets azurés. Je n'avais pas écopé des des voûtes étoilées, ni même des terres enneigées ni même des bas-fonds désincarnés. J'avais eu la mer pour seul refuge, les déluges pour unique purge. Je m'étais lavé de toute cette colonie de pauvres hères, tous ces humains, tous ces hommes, toutes ces femmes, tous ces enfants, si peu innocents qu'ils fussent.

Sur ces dernières pensées, je fronçai instinctivement les sourcils, donnant l'impression, pour ceux m'observant, que je tentais de percevoir avec plus de netteté, quelque chose sévissant au large. Mais il n'en n'était rien.

Les marquages étaient enfin établis, délimitant clairement l'emplacement définitif de l'Atlantide. Je m'apprêtais à me retourner et à ordonner, lorsque je fus interrompu par une de mes guerrières, celle qui avait appelé à elle, l'armure de Protée. Sur le moment, je me refermai intérieurement, me blessant seul dans mon orgueil, lorsque je vis que mon fils n'était réduit à ce jour, qu'à l'état d'une écaille, commémorant son histoire qu'à travers quelques anciens atlantes encore vivants. Mais sa porteuse n'y était pour rien, puisque les écailles choisissaient leur porteur et non l'inverse. Je me demandais donc, si cette jeune femme était caractériellement semblable à mon fils déchu. Je soulevai un sourcil en signe d'interrogation, mais ce qui me revins au visage ne fut pas la réponse que j'attendais :

▬ Par toutes les mers et les océans... 


Une vague de stupéfaction enveloppa les traits de mon visage, avant que je ne la chasse d'un battement de cil. Tendant les bras pour réceptionner l'objet, je fus à la fois surpris et enjoué : surpris qu'un des morceaux fut déjà de retour, enjoué car je savais que les autres ne seraient aussi facile à rapatrier. Soulevant l'éclat d'artefact vers le ciel, je m'adressai directement à mes deux sujets :

▬ Voyez mes enfants, le début d'une ère nouvelle. Je tiens dans une seule main, le destin de bon nombre de vies. Les temps à venir... promettent d'être épiques... 


Avec une certaine flamme dans le regard, j'exprimai une part d'avarice mais aussi d'avidité. Je devais le dissimuler, mais pas ici, pas maintenant. Je le glissai alors dans ma chevelure, si épaisse et si ondulante fut-elle, pouvait sans inquiétude garder au chaud ce trésor des dieux.

Distrait par cet venue impromptu, je continuais donc mes plans. A présent tourner vers Yank, je m'avançais de sorte à le dépasser, et rejoindre le centre de l'île :

▬ Yank préparez le chéquier, nous avons quelques emplettes à faire.  Par quelques emplettes j'entends bien sûr, l'île, ainsi que la partie des eaux territoriale appartenant à ce morceau de terre. Et par « faire », j'entends bien sûr le rasage complet de cette faune et de cette flore pour y implanter la Paradius City.


Le nom m'était venu comme ça, mieux que New Atlantis, parce que trop équivoque et parce que je ne voulais pas laisser voguer l'idée que l'Atlantide avait disparue laisser place à une pâle copie. Une fois cette île nue, je pourrai mettre à l'oeuvre ma puissance et ainsi donner à ce lopin de terre, l'image qu'il aurait toujours du avoir .



To be continued ...


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[RP GS] Abstulit qui dedit 201195horloge224.08.13 12:30
Un Marina fit son apparition. Ashleen de Protée que Yank avait rencontré il a quelques années. Lui et la sorcière avait été en charge de lui montrer l'Atlantide avant qu'elle ne parte s'entraîner afin de devenir une guerrière du royaume marin. La jeune femme avait rapporté un bout de ferraille sans grand intérêt aux yeux du requin et du spectre mais quand Poséidon posa son regard sur l'objet, il sembla si intéresser et enthousiaste qu'il s'empressa de le dissimuler. Cette chose ou artefact devait être plus important qu'il avait l'air. Car même si selon les dires de la Marinas, elle l'avait trouvé dans un temple, cela aurait put être un vulgaire presse papier. De toute manière, pour Yank, tout cela n'avait pas d'importance, il n'était qu'un homme et les considérations divines le dépassait largement.

Perdu sur cette déchetterie de plage, je vois pas ce que « ce truc » a d'important ?

Dit il en se penchant vers Ëlle à voix basse espèrent naïvement que le dieu n’endenterait pas.

Vu sa réaction, c'est peut être un morceau d'une arme divine ou un truc dans le genre...

Lui répondit Ëlle sans plus de conviction, trop occupée à créer des balises de cosmos pour préparer l’installation des futures fondations du plus grand projet industriel que la Terre ait porté.

Paradius City... Ok, je renomme le projet immédiatement.

Un mail envoyé, quelques coups de téléphone passés et deux trois menaces prononcées à l'intention de bureaucrates zélés et Yank referma son ordinateur avant de le posé sur le fauteuil conducteur de sa voiture et de se relever.

J'ai du graisser quelques pattes mais l'île sera à nous dans les minutes à venir. Il est étonnant de voir que le chiffre 1 suivit d'une dizaine de zero, le tout accouplé d'une valeur monétaire peut facilement faire changer d'avis le plus fidèle des dirigeants élus démocratiquement. Comme quoi, le peuple est bien con de voter pour eux.

Et voilà, c'est la dernière !!!

Fit Ëlle en plantant une flèche de cosmos au centre de l'île. Sous l'effet de cette ultime balise en place, les divers points énergétiques s'illuminèrent et un quadrillage de cosmos se forma à même le sol tel un immense échiquier de lumière.

Bouchez vous les oreilles !!!

Criait elle en volant à toute vitesse avant de se réfugier dans le dos du Marinas du Requin.

Trois... Deux... Un... Feu !!!

Et du ciel, telle la foudre s’abattant sur un arbre, un rayon de lumière frappa l'île de Espérance, creusant en son centre un cratère de plusieurs dizaines de mètres de profondeur et de largeur. Le trou laissé béant dégageait une fumé opaque tandis que des gravas retombaient lourdement à terre.

Tu as utilisé quoi pour faire ça ?

Demanda Yank à celle qui se cachait derrière lui. Ils étaient à bonne distance de cet impact, un bon kilomètre environ mais le sol avait tremblé sous leurs pieds au moment du choc.

Le satellite espion de la Paradius Corps est équipé d'un canon laser de forte puissance. C'est cool non ?

Et un second tir se fit entendre, puis un troisième. Les salves s’enchaînaient à raison d'un tir toutes les trente secondes, le temps que le réacteur nucléaire utilisant de l'orichalque comme combustible fournisse la puissance nécessaire au canon.

Cool... Et discret surtout...

Bah quoi ? Avec la tempête qu'a déclenchée Poséidon, on craint rien. Aucun gouvernement n'a la technologie pour voir ce qu'il se passe ici et cela ne dégage pas une goutte de cosmos, c'est nucléaire. Le nucléaire, c'est l'avenir. Tu sais qu'on peut en faire des bombes ultra puissantes ? Si j'avais eu ça en main il y a des millénaires, j'aurais conquit la terre.

Et tué toute forme de vie aussi...

Bah c'était un peu le but hein...

Yank secoua la tête de dépit en écoutant sa comparse mais il devait avouer que c'était efficace. A ce rythme, il ne faudrait que quelques jours avant que l'île ne ressemble à un parfait billard. Largement le temps pour que les premiers navires de la Paradius Corps franchissent la tempête et déposes le matériel de chantier nécessaire à poser les premières pierres. Les bateaux devraient être en vu d'ici quelques heures au mieux.

Bip, bip... Bip, bip...

Soudain le téléphone satélitaire de Yank se mit à sonner. Le Marinas regarda qui s'était et relia l'appareil à son ordinateur portable. Il déploya l'ecran en direction du dieu Poséidon et dit juste.

C'est Laksha, elle veut vous parler.

Une vidéo conférence improvisée allait commencer.
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A l'autre bout du monde, Laksha s'inclinait devant l'image de son souverain. Elle renouvela ses excuses, mais il s'agissait de la sécurité de leur royaume. Celle-ci n'était pas indifférente à la guerrière, car Laksha était Atlante par son père. Elle continua avec le sérieux et la solennité dont elle était coutumière :

« Votre Altesse. Nous avons été manqués de peu par un certain Clotho du Dahaka, au Cap Sounion. Celui-ci s'est avancé comme le représentant d'un peuple qu'il dit capable de renverser votre pouvoir. Comme j'en ai fait la promesse, je vous rapporte ses dires fidèlement. Je crains qu'ils ne vous irritent par leur impudence, mais un chevalier doit être responsable de ses paroles, et je ne déformerais aucun de ses propos. Je vous prie de garder à l'esprit que ce sont les paroles qui sont sortis de sa bouche avant de vous parvenir par la mienne. »

Et après une nouvelle révérence, l'hindoue répéta alors tout ce qui avait été échangé à la virgule près pendant la conversation avec le Seigneur Noir. Cela faisait partie de sa formation de guerrière : en Inde, un kshatriya digne de ce nom a une mémoire particulièrement agile, ce qui est indispensable aussi bien dans l'administration de tradition orale que dans les pourparlers. Une fois ce récit achevé, elle s'inclina à nouveau. Elle ajouta alors :

« J'ai pris soin de suivre votre ordre, ô Empereur. Goûter la chair avant de la mordre. Cet homme est certainement d'une puissance supérieure à l'un de vos généraux sans que j'aie pû la jauger davantage. Son cosmos est fait d'ombres qu'il manipule avec aisance, et il connaît des techniques rares comme celle de la téléportation. Il m'a également confié un coquillage qui à ses dires sert à convoquer l'un des représentants de son peuple au Cap Sounion. Le coquillage est dissimulé dans votre temple. Pour le reste, je réserve mon jugement et m'en remets à la clairvoyance de mon Seigneur. »
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[RP GS] Abstulit qui dedit 201195horloge205.09.13 14:39


Bella maribus detestata
La guerre, dont les mères ont horreur.

 
 

 

Feat
Yank
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Poséidon a émergé l'Atlantide mais a jugé que la mer méditerranée n'était pas approprié pour ce retour inespéré. Il a donc choisi les caraïbes, pour établir ton nouveau royaume. De plus, ce bassin permettra la construction de la New Atlantis, voile délicat et astucieux aux yeux des non éveillés, qui permettra de dissimuler avec aisance son atlantide.


J'étais resté posté là, face à ces explosions en chaîne, l'esprit évadé vers des contrées que seul moi connaissais. Mon costard s'agitait sur les bords à chaque impact du canon. Je souriais intérieurement de voir à quel point l'argent et le pouvoir pouvaient tout modifier. Ëlle avait raison, si quelques siècles plutôt, j'avais disposé de tout cela, peut être aurais-je été différent à présent. Mais je n'avais jamais commandé ma vie avec des « si », ce jour n'étant pas encore né.

La reconfiguration du terrain avançait à grand pas. J'aurais pu, du, su en faire autant, cependant, mon cosmos, si puissant fut-il, ne pouvait être dissimulé lorsqu'il atteignait une certaine pression. Avec toute la volonté qui m'incarnait, il aurait été difficile de faire plier les suspicions des voisins non éveillés, sans les tuer. Non pas que le meurtre me perturbait, mais j'exécrais la violence gratuite.

Puis Yank finit par me tirer une fois encore des mes pensées les plus intimes. J'étais maître du silence et de la quiétude, seulement lorsque le temps n'était pas à l'orage. Il me tendit ce qu'ils avaient pour coutume d'appeler un « ordinateur ». Je passais que l'étymologie ubuesque de ce mot qui à mon sens ne voulait rien. Laksha, ma fidèle tigresse n'avait pas traînée pour me rendre fier. Elle était attentive à mes désirs et supporter parfaitement la mission qui lui incombait, depuis que l'armure des Chrysaor l'avait choisi. Je me surprenais même à me contenter de mes guerriers.

J'écoutais tout d'abord vaguement son rapport, jusqu'à ce que plusieurs paroles ne m'interpellent sérieusement, malmenant ma paisible retraire en terre équatoriale. Sur l'instant, toutes marques de réjouissance s'évaporèrent, avant de laisser placer à une neutralité totale, les traits de mon visage disparaissant en même temps que mes expressions faciales. Mes yeux, tout azurs qu'ils étaient, brillèrent au point d'apporter à mon visage, une allure inquiétante de détonante. Fronçant les sourcils plus que de raisons, j'adressai une réponse plus que formelle à la générale :

▬ Ils osent me défier, moi, le seul dieu qui tolère sur mes mers leur terre ? Ils osent prétendre à un pouvoir qui ne sera jamais le leur ? Ils osent réclamer la guerre alors qu'ils ne connaissent pas le poids d'une bataille ? 


Chaque question, chaque mots, chaque syllabe avaient été marqué par une temps de pose relativement long, précisant l'emphase et ainsi, ma colère. Pourtant, aucune véhémence ne s'était ressentie dans mon discours. Je brûlais de l'intérieur, au son de ces impudents qui osaient me défier. Mes paroles faisaient encore échos sur tous les plans, brouillant inévitablement la connexion par moments. Les vagues à leur tour se déchaînèrent au bruit de ma voix, les nuages se confrontèrent et s'entrechoquèrent, provoquant de monstrueux coup de tonnerre en tout lieu. Une bourrasque de vent s'échappa du pourtour de mon corps, allant jusqu'à balayer d'un horrible revers, gravas et débris de vie.

Yank tout comme Ëlle étaient habitués aux colériques réactions de ma part. Mais je n'avais été que trop patient depuis tant d'années. Il était temps de réagir :

▬ Hâtons nous d'entreprendre les constructions pour que pose un pied sur les terres qui bientôt, se gorgerons du sang des infidèles. Il nous faudra deux nuits pour achever notre entreprise, d'ici là, aménagez le campement.


Le calme n'était aucunement retombé, seul mes yeux s'étaient éteins comme pour amoindrir ma colère. Adressa un dernier regard à Laksha, j'ordonnai :

▬ Nous répondrons au feu par le feu. Agissez en conséquence.




To be continued ...


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[RP GS] Abstulit qui dedit 201195horloge208.09.13 13:26
Des mercenaires ?

Ouais, des trous-duc vivants sur un ramassis d'ordure et de grava qu'ils nomment Deed Queen Island...

Ha les guignols qui se prennent pour des Berserker ?

Ouais voilà...

Je me souviens de Arès... Il était pas mauvais au plumard lui.

Tu t'es fait secouer le derch par Arès ?

Ouaip monsieur !!! Mais c'était il y a des millier d'années.

Et bah p'tin, on en  apprend tout les jours avec toi...

Finalement l'annonce d'une éventuelle attaque des Black Saint à l'encontre de l’Atlantide n'avait pas plus impacté le moral de Ëlle et de Yank qui repartaient dans leurs discutions de vieux couple. A vrai dire si les Black voulaient attaquer, ils n'avaient qu'a le faire et ce n'était pas en discutant que cela changerait grand chose. Le Marinas et la sorcière étaient ainsi, ils laissaient les choses se faire, il n'y avait pas de raison de tergiverser sur cette possible guerre qui n'était pour le moment qu'une menace. Impossible de savoir quand cela allait se passer alors autant faire comme si de rien était.

En tout cas ça rend fumasse Poséidon cette histoire.

Tu m'étonne, les Mercenaires vivent sur une île après tout, un vestige du continent de Mü. Si ils ont un cailloux pour chier et dormir dans leur merde, c'est uniquement car Poséidon le veut bien.

Du coup, ça se comprend... Et on fait quoi nous la dedans ? C'est pas la flotte de guerre qui arrêtera des éveillés. La Marine peut couler les navires gouvernementaux et abattre les aviations mais rien contre des chevaliers. Et si on déploie une barrière de cosmos, c'est comme lancer une fusée éclairante dans le ciel, on va ce faire repérer sans problème.

Bah je sais pas trop...

Yank se contenta de prendre son téléphone satellitaire et de prévenir la flotte d'envoyer un navire logistique au plus vite pour faire monter un camps digne du dieu des océans. Le Marinas et Ëlle avait l'habitude de vivre dans leur voiture quand ils n'étaient pas en Atlantide mais il n'était pas possible pour Poséidon de dormir sur une banquette arrière de Deux-Chevaux entre les miettes de chips et les restes de repas de fast-food.

On va déjà monter le camps et on verra bien...

De longues minutes plus tard, un navire accosta. Le genre de bâtiment équipé d'une immense porte escamotable à l'avant comme les ferrys que l'on trouve dans compagnies maritimes de transports. Biensur, il était peint aux couleurs de la flotte militaire de la Paradius Corps et était équipé de canons et divers armements. La porte s'ouvrit lentement avant de frapper la plage lourdement, laissant apparaître dans la noirceur de la cale des soldats de l'empire qui s’affairaient déjà à débarquer la panoplie complète de ce qui allait devenir un camps provisoire pour Poséidon. Simple mais luxueux, des tentes finement brodées furent installées, soutenues par des piquets en or et des cordes étincelante. Des meubles de qualités y furent déposés et agencés avec soin tandis qu'une cuisine et des cuistos s’installaient pour offrir des repas dignes de son rang au président de la Paradius Corps.

Désirez vous une tente mes seigneurs ?

Avait demandé le responsable de la logistique à Ëlle et à Yank mais le Marinas refusa, sa voiture lui allait très bien et Ëlle s'en fichait de part son corps éthéré, elle n'avait pas besoin.

Non... Mais apportez moi un américain-steak-fritte avec un supplément de moutarde. C'est tout ce qu'on a besoin, merci.

Pendant ce temps, au loin d'autres navires accostaient et des ouvriers se mettaient à l’œuvre pour continuer l’installation de la New Atlantis... Non, de la Paradius City comme l'avait renommé Poséidon un peu plus tôt. Entre l'armée et les pouvoir du dieu, il ne faudrait pas longtemps pour la ville soit en place...
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[RP GS] Abstulit qui dedit 201195horloge217.09.13 18:47


Ære perennius exegi monumentum
J'ai érigé un monument plus durable que l'airain.

 
 

 

Feat
Yank
Caraïbes ▬ Midi
...
...
Poséidon a émergé l'Atlantide mais a jugé que la mer méditerranée n'était pas approprié pour ce retour inespéré. Il a donc choisi les caraïbes, pour établir ton nouveau royaume. De plus, ce bassin permettra la construction de la New Atlantis, voile délicat et astucieux aux yeux des non éveillés, qui permettra de dissimuler avec aisance son atlantide.


Je regarde les heures passer, assis sur mon trône de fortune, secoué à tour de rôle par les bourrasques tout autant que par les tempêtes qui depuis presque deux jours se sont installés sur l'île. Pas un seul rayon solaire n'a percé le décor houleux du ciel, laissant la grisaille tout autant que la peine s’immiscer dans les esprits de chacun. Sous les pluies torrentielles, les marins et autres hommes de mains froncent les sourcils et mordent leur mâchoire, priant secrètement que le beau temps revienne en même temps que mon humeur paisible, l'un ne pouvant aller sans l'autre.

L'Atlantide serait là sous peu et je peste contre moi-même de voir que ma colère ne parvient pas à s'atténuer, mais je remue sans cesse ces questions qui me harcèlent jusqu'à bouleverser ma logique. Pourquoi la guerre ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi eux ? Pourquoi nous ? La colère laisse ainsi place parfois au désarroi, me prolongeant dans les profondeurs de la solitude face à la vie de chacun. J'avais droit de vie ou de mort sur cette terre, tout autant que mes frères divins, bien que, comme tout à chacun, je sais qu'il n'est jamais bon d'user de la force sur les plus faibles si cela ne sert pas mes intérêts.

Emmêlé dans ma toge, celle-ci me démange de douceur. La soie devient âpre à mon corps. Je ne supporte pas non plus mon siège, pourtant fait de matières qui, mêlées forment une constitution dépassant toute délicatesse existante.
La construction avance à grand pas, je devrais me réjouir, mais je n'y parviens pas. Si une partie de moi est impatiente de voir naître le nouveau projet que je me suis fixé, une autre partie me rappelle à l'ordre, ne me permettant pas d'oublier l'affront fait par ces chevaliers sans foi ni état. A trop vouloir le soucier des mes enfants, je me retrouve à faire du sentimentalisme déplacé. Je veux me faire vomir, mais je ne trouve pas cela approprié.

Alors je me lève lentement, comme hésitant, bien que la sobriété de mes appartements teignent mon esprit d'une teinte morose. Je m'échappe de la tante, prenant une profonde inspiration sous le passage d'un courant marin surchargé de sel. C'est celui de l'Atlantique. Il vient de loin. Les 48 heures bientôt écoulé, je reste confient dans l'échéance au vue de l'avancée presque prodigieuse des constructions. La plupart des bâtiments ont déjà vu le jour, tel que l'hôtel, la bibliothèque, le musée ainsi que les écoles. Les détails viendraient se régler au dernier moment. Pour l'heure, je dois terminer les préparatifs pour l'arrivée imminente de mon domaine. Me dirigeant vers le bord de la grève, je laisse l'eau tiède monter sur mes chevilles, en signe de bienvenue.

Arborant soudainement une position d'athlète athénien prêt à lancer le javelot, mon trident se matérialise dans le creux de ma main droite, suivant inévitablement mon mouvement de projection qui fait de lui un trait cosmique doré, allant percuter de plein fouet les vagues remuées depuis si longtemps à présent. A l'instant où mon arme atteint ma cible, une colonne aqueuse, haute de plusieurs dizaines de mètres s'élève jusqu'à percer les nuages d'un diamètre conséquent. De cette façon, le courant se retrouve attirer en un point, facilitant l'encrage de l’Atlantide. Suite à quoi, d'après ma position, je place la paume de ma main gauche au dessus de l'eau. Cette dernière, tremblant un instant, finit par soulever un chemin dalé de pierre blanche et immaculée, tout droit venu du fond des océans. L'île serait ainsi reliée directement à l'Atlantide, mai seuls les initiés seraient en mesure de braver ce chemin défiant toute loi physique :

▬ Mes enfants, voilà enfin arrivé le jour tant attendu... Le retour de notre demeure à la surface de notre terre. Admirez cette glorieuse âme qui nous rejoint et nous accueille 


Et dans le silence de la nature, les bateaux terminés le remorquages :

▬ Yank, assurez vous que l'encrage soit prêt et viable. Je dois renforcer ce dernier une fois en place. 


Personne ne peut imaginer quelle sera mon implication dans la stabilisation de mon royaume, mais ils le sauraient bien assez vite. Pour l'instant, la Paradius City se concrétise et sera terminé à l'instant même où l'Atlantide résidera définitivement à la surface des flots. Le temps se calme vaguement un temps, sans pour autant se dissiper dans les éclaircis des jours heureux. La grisaille sombre reste maîtresse des lieux en toute occasion, pendant que j'admire la venue de mon rêve dans cette réalité. J'aurais pu sourire à cet instant, mais la vague de cosmos qui se dégage de mon corps suffit à adoucir mon entourage, redonnant force et vie à chacun. Tous peuvent percevoir nettement le contentement qui m'incarne.

D'une petite voix, je souffle au vent :

▬ Elle est là, elle est de retour. Je suis fier de vous mes enfants... 




To be continued ...


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[RP GS] Abstulit qui dedit 201195horloge217.09.13 21:25
Cela faisait deux jours que le chantier de construction était en bonne marche. Des navires usines enfonçaient des tubes d'acier de plusieurs mètres de diamètre et autant de pilier de béton sous les eaux en bordure de l'île. Des sous-marins avec des bras articulés posaient un réseau électrique et divers éclairages sous l'eau tandis que sur la plage, des engins remuaient la terre et le sable, alimentant avec ces minéraux une immense cimenterie mobile assemblée ici en quelques heures après qu'un bateau eut déposé les différents éléments sur le rivage.

C'est quand même loin d'être fini...

Fit Yank en tapotant sur le clavier de son ordinateur.

T'a qu'a te magner le cul... Que veux tu que je te dise ?

Lui répondit Ëlle qui avait haussé les épaules en répondant au Marinas. D'une certaine manière, elle n'avait pas tord, le seul moyen d'aller plus vite, c'était de donner l’ordre d'accélérer la manœuvre mais Yank voulait ménager les ouvriers et éviter les accidents. Non pas pour le bien des hommes et des femmes travaillant ici mais pour éviter que le moindre imprévu ne fasse ralentir encore plus le chantier.

C'est pas si simple de coordonner tout ça... Je voudrais bien t'y voir...

Quelques coups de fouets et une ou deux exécutions sommaires et ça irrait bien plus vite, tu peux me croire...

Euh... Finalement non, j'ai pas envie de t'y voir...

Rétorqua le Marinas en soupirant. Ces deux là étaient inséparables, dans les bons moments comme les mauvais. Et quand on a une vision diamétralement opposé sur un point, il n'est pas toujours simple pour l'un ou pour l'autre d'accepter cela...

Tien ?

Yank leva les yeux de son écran quand la sorcière remarqua que Poséidon était sorti de sa tente et qu'il avait fait apparaître son trident en l'instant, semblant le pointer vers le lointain. Le dieu lança alors son arme dans les eaux profondes telle une flèche de lumière traversant le ciel. Il s'en suivit comme une explosion projetant un jet d'eau jusque dans les nuages alors que l'Atlantide commençait à être visible au loin.

Fini ingénierie, place aux pouvoirs divins.

Ce fut au tour de Yank de hausser les épaules aux mots de Ëlle quand il constat que le dieu créait lui même une route de marbre ou d'un matériau équivalent, reliant l'île à la position finale de l'Atlantide.

Ha bah c'est sur qu'avec mes pelleteuses, je peux pas faire ça...

Ironisa le Marinas qui refermait son ordinateur et s'en allât en direction du dieu. S’arrêtant un peu en arrière de Poséidon, sur sa gauche, il fit un rapport rapide.

Les fondations sont opérationnelles et les encrages sont prêts. Pour les restes, c'est en bonne voie mais cela ne retardera en rien la mise en place finale.

Au loin, l'Atlantide se faisait enfin visible. Elle n'était plus une ombre dans le nuage ou dans la brume. Désormais ses contours se faisaient clairs et nets, presque une vision de carte postal si il n'y avait pas eu en contre bas cette flotte colossale de navire tractant l'édifice.

Cela a de la gueule quand même...

Ouaip...

On entendait les navires ralentir dans les embruns. Un par un, ils décrochaient les chaînes qui tractaient la ville flottante et s'écartaient de la route de celle ci. Elle n'était plus très loin et sa simple inertie couplée aux pouvoirs de Poséidon allait faire le reste. Il ne resterait plus qu'à fixer la cité au fond marin mais ce n'était finalement qu'un détail en comparaison de la tache déjà effectuée en deux jours. C'est cela que l'on nomme « Miracle ». Et sans un dieu dans les parages, il aurait fallut des dizaines d'années pour en faire autant pour un pays ou un gouvernement.
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[RP GS] Abstulit qui dedit 201195horloge222.09.13 17:24


Aliud est celare, aliud tacere
Cacher est une chose, taire en est une autre.

 
 

 

Feat
Yank
Caraïbes ▬ Midi
...
...
Poséidon a émergé l'Atlantide mais a jugé que la mer méditerranée n'était pas approprié pour ce retour inespéré. Il a donc choisi les caraïbes, pour établir ton nouveau royaume. De plus, ce bassin permettra la construction de la New Atlantis, voile délicat et astucieux aux yeux des non éveillés, qui permettra de dissimuler avec aisance son atlantide.





au-delà du temps,
par-delà des champs et des collines
la montagne bleue et verte

harcèle la Voie lactée.
Au-dessus de l'estuaire,
elle pousse son cri,

fanée comme l’ortie,
soudain un ciel étoilé
et la voilà renaissante,

C'est le jour de pluie au centre-ville,
pareil à un oiseau sous un arbuste,
On la croyait morte, pourtant...

premiers frimas
sur l'herbe du matin
la lune s'attarde :
elle aime les reflets couleur orichalque,

Je crois ouvrir un livre,
je vois qu'une feuille d'automne tombe
sur le plancher des mers.

Je ne suis plus de nouveau seul chez moi
sa présence ici m’ensorcelle.

Les jaloux tenteront de poser
une patte sur ma page blanche
mais je les chasserai.
C'est une nouvelle vie qui commence.
prudemment il s'éveille mon domaine,
pour quêter une caresse de mes yeux.

Murmurer est son jeu,
en visitant le ciel à présent bleu.
odeur d'encens,

Pareil à un arbre dans un grand vent
silence derrière la fenêtre,
personne ne s'en mêle,

une pincée de fantasmes
et chacun se félicite.

en revoyant une vieille connaissance,
je souris sous l'effet du machinal
mon enfance


n'est autre que cette corde à danser noircie
accrochée dans le grenier des mes espoirs

J'ai rêvé de ce pré fleuri
des milliers de poissons
à chacun de mes pas

reflet rose sur l'immeuble d'en face
tous se retourne pour voir,

sans le moindre bruit
les bourgeons se promènent
à travers la Paradius City.

pire qu'un loup, le vent et la moiteur
les dévorent un par un

appel au secours,
l'ouragan arriva
balaie l'Amérique et ses caraïbes :

des maisons comme des îles
un homme pleure sur un toit
c'est moi.

sous un des ponts couverts
quelques framboises myrtilles
et des moustiques,

le temps passe,
alors que je lui rends grâce,
dans le vide j'écris une lettre

affaissé dans le sable,
je murmure au vent,

en me concentrant,
je salue la lune lointaine,
qui se lève à l'est

déjà parties vers le sud,
les bateaux abandonnent leur proie.

Fête du travail pour eux,
le soleil s'arrête un peu
sur le divan du ciel bleu,
dans mon tablier d'âme divine,
je me retourne et prie religieusement,
mes sujets sont fidèles.

Bientôt pieds nus dans l'aube,
la rosée entre les orteils
chatouille mes sens :
je souris.

Tout parfait que je suis,
je laisse la magie opérer,
le pouvoir est sien,

Dans mes mains je scelle son destin,
des rayons chauds transpercent
ce qui reste de vagues affolées.
Je réécris l'histoire,
les piliers cosmiques soutiennent mon devoir.

Les encres noires plongent et traversent mon territoire,
s'encrent et s'enchaînent
dans le sable fin.

Je dore les maillons de mon repère,
pendant que mes guerriers s'adorent
et rejette toute trace d’animosité
Je n'y suis pas arrivé seul,
je le reconnais,
pour moi seulement.

Jamais je ne leur dirais,
même si mon dernier souffle est pour eux,
j'emporterai dans l'éternel,

les traces de mon humanité.
L'Atlantide est rentrée,
la peur d'échouer est chassée.

Mon cosmos s'étale et remballe,
le reste des noirceurs passées.

Voilà le futur relié au passé.
La Paradius City et son paradis perdu
retrouvé.




To be continued ...


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[HRP: petit poème mêlant un peu tout. Je donne les impressions de Poséidon sur l'encrage de l'atlantide, le paysage l'entourant ainsi que celui de la Paradius City. Et je parle aussi des ouvriers et des marinas présents ;)Tu peux donc raconter ton impression sur l'arrivée et installation définitive de l'atlantide et de la P.C ,) ]
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[RP GS] Abstulit qui dedit 201195horloge225.09.13 20:09
Un grondement se fit entendre et la cité se figea enfin. Yank avait toujours son ordinateur devant les yeux, recevant des mails et d'autres rapports de situation. Les différents agents et ingénieurs en charge du projet lui signifiaient par messages électroniques que tel ou tel étape de l’installation s'était bien passée. Il y avait quelques problèmes bien sur, une amarre avait lâchée, un pilier de soutènement s'était brisé en recevant le poids de la cité qui lui était impartit et d'autre souci mais cela restait minoritaire. Dans les droites lignes, cela se passait bien et les raccordements électriques étaient déjà en cours ainsi qu'en eau douce. A ce rythme, les Marinas pourront reprendre leurs appartements dans la soirée. Et pour ce qui est de la nouvelle ville, la construction n'en sera que plus rapide maintenant que la puissante Atlantide est solidement arrimée au fond marin.

Il faut avouer que de mémoire de mortel, c'est du jamais vu. Cette événement marque une nouvelle ère pour l'Atlantide et l'Empire.

Yank avait refermé son ordinateur portable pour le moment et se contentait du spectacle unique qui s'offrait à ses yeux. Tant de travail accomplit en si peu de temps et avec une équipe réduite en vu de la tache incommensurable qu'était le déplacement de la cité divine.

On devrait faire de ce jour un jour férié... Voir même le jour de la fête national. Cela se fait dans les pays non éveillés. Souvent la fête national est lié à un événement bien particulier, révolution ou jour de la signature de la constitution entre autre...

Ëlle n'avait pas tord mais il n'était pas sur que le dieu soit sensible à ce genre de considération bien humaine. A vrai dire la sorcière s'en fichait un peu mais c'était toujours l’occasion d'avoir un jour de vacance en plus.

Bip...

Discrètement, le Marinas avait saisi dans sa poche son téléphone et avait envoyé un message prés enregistré au commandant de la flotte de guerre de la Paradius Corps. C'était un ordre simple mais il avait fallut faire en sorte de garder le secret pour que la surprise soit complète même si il y avait un risque que Poséidon ne prenne même pas cas de cela...

Boum...

Des centaines de canons avaient fait feu en même temps comme à la parade. Une deuxième salve se fit entendre puis une troisième. Bien sur les navires de guerre tiraient à blanc, artillerie pointée vers le ciel et tous dans la même direction.

Vroummmmmm...

Dans le ciel, des avions de chasse, eux aussi appartenant à la Paradius Corps survolaient la cité aquatique et l'île à ses cotés. Une cinquantaine de jets volants en formation et représentant de pars leurs positions un immense trident traversant le ciel d'est en ouest... Au sol et sur les navires tout les présents criaient de joie pendant qu'ils jetaient leurs casquettes de marins en l'air ou leurs casque de chantier. Beaucoup ne s'attendaient pas à cela, Yank avait gardé le secret de cette petite cérémonie. Seuls quelques commandant de navire et ceux aux commandes des canons et des avions étaient au courant.

Le dieu lui était resté silencieux durant tout cela. Yank et Ëlle ne savait pas trop à quoi il pensait à ce moment. Était il songeur et réfléchissait il juste à la suite des événements ou était il lui aussi fasciné par ce spectacle qui même pour un dieu n'avait rien de commun. Le Marinas s'attendait à toutes les réactions possibles. Poséidon était un dieu colérique, il était donc possible qu'il n’apprécie pas une telle l'initiative. Au contraire, cela lui arrachera peut être un sourire de satisfaction à la vue de tout cela mais a vrai dire, Yank et Ëlle ne savaient pas à quelle sauce ils allaient être mangé après cette démonstration un peu « M'as tu vu ».

Mais le court des événements ne laissera pas le temps au Marinas et à sa compagne de profiter plus encore de cet instant particulier. Le téléphone satellitaire sonna et l'écran s'afficha en rouge, signe que c'était vraiment urgent.

Oui ?

Fit il alors qu'il s'écarta un instant du dieu laissant Ëlle observer le balai des avions disparaissant à l'horizon, laissant dans leurs sillons une fumée de couleur d'or et d'argent.

Ok... Envoyé moi le C17 modifié, on s'en charge.

Et il raccrocha aussitôt avant de revenir vèrs le divin des eaux.

Mon seigneur, le Cap Sounion, votre temple, vos terres ont vu un être inconnu au cosmos sombre y poser pied. Je vais m'y rendre de suite avec Ëlle afin d'en savoir plus avant. Il va de soit que je vous tiendrait au courant si cela venait à être un acte de guerre envers nous.

Yank pensait de fait aux Mercenaires qui avaient déjà provoqué l'Atlantide en rencontrant Laksha. Sans en dire plus mais en saluant le dieu d'un signe de tête, il se retourna et parti en direction de sa voiture suivit de Ëlle qui se demandait un peu se qui se passait.

C'est grave au point de partir comme des voleurs comme ça ? Et le banquet que t'as prévu ? Et la fête ?

Le Marinas soupira, il avait effectivement prévu tout cela en plus mais n'allait pas pouvoir en profiter. Les ordres étaient donnés et cela aurait lieu mais sans les deux acolytes.

Les satellites espions ont détectés plusieurs événements similaires au Sanctuaire de Athéna, à Dead Queen Island et à la Havane et cela semble s'être finie en bain de sang. La fête se passera de nous, se soir, on dîne avec la mort.  

Au loin, un grondement se fit entendre et une breche lumineuse apparue dans le ciel. Telle la rupture de l'espace temps, le ciel se déchira et un immense avion cargo lourdement armé sembla s'en extirpé avec lourdeur et puissance.

T'a affrété ça ??? Mais t'es pas bien ?!!! Les réacteurs à l'orichalque n'ont même pas été testé en situation de guerre et je parle même pas du générateur de trou de verre qui permet le déplacement instantané. Si ça se trouve, on va se retrouver à l'autre bout de la galaxie si ça déconne !!!

S’offusqua la sorcière alors que Yank montait dans sa voiture et se préparait à l’ascension.

Mais non, ça gère... Cela va être une promenade de santé, tu va voir...

L'avion passa à moins de cent mètres au dessus de l’île et fit descendre un  long câble avec au puissant aimant industriel au bout qui accrochât la voiture et l'emmena dans les airs avec violence quand le câble se tendit.

Vers l'infinie et au delà !!!!

T'es dingue espèce de taré !!! On va y passer !!!! Ah non, je suis déjà morte...

Spectacle aussi étrange que saugrenue, beaucoup pensèrent que le passage du C17 était le clou du défilé aérien même si en réalité, cela n'augurait rien de bon...


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[RP GS] Abstulit qui dedit 201195horloge201.10.13 13:15
[Toujours communication depuis la Grèce]

L'ordinateur laissé sous la tente par le marina du requin clignota et sortit de sa veille. L'image de Laksha réapparut. Celle-ci s'assura qu'au moins un valet de Poseidon la recevait et donna rapidement un message, car elle semblait sur le départ : derrière elle, l' étui à sitar qui dissimulait l'écaille de Chrysaor était debout sur le lit de la chambre d'hôtel, prêt à être endossé pour une nouvelle traversée. La grande Bengali semblait plutôt pressée par le temps malgré son attitude sereine.

« Ô Seigneur Poseidon, j'ai reçu un songe de mon maître, la déesse Durga. Celle-ci m'a prévenue que la dynastie des Rudra et d'autres divinités de mon pays sont sur le chemin de la guerre. »

« Le temps presse. Il me faut les rencontrer, car où que je sois, ils me chercheront. Ne pas répondre à leur appel pourrait avoir de graves conséquences, et pourrait remettre en cause ma capacité à pouvoir vous servir, et cela au moment le plus critique. »


La franchise se lisait au fond des yeux de la Générale de l'Océan Indien. Elle n'avait rien caché à son Souverain, et c'est avec respect qu'elle joignit les mains et s'inclina devant l'image virtuelle de Poseidon pour prendre congé.

« Pour ce qui est des pourparlers avec le Seigneur du Dahaka, le message sera transmis. Gloire à l'Empire, et No Mercy. »

C'est sur les mots de ralliement de l'armée des marinas renouvelant tacitement un serment de fidélité que Laksha interrompit la connexion.

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[RP GS] Abstulit qui dedit 201195horloge2

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