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Ex-Poséidon

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Dim 3 Nov - 10:30


Bellum omnium contra omnes
« La guerre de tous contre tous. »






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???
Quartier Administratif > bureau du PGD (Paradius City) ▬ début d'après midi
...
...
Tout est en place. L'Atlantide a ressurgi, la Paradius City est construite, les troupes sont reformées. Il est temps pour Poséidon de jouer ses pions et de partir à la conquête du nouveau monde, celui laissé après 30 ans de repos.


Lui, n'était pas comme les autres. Sa seule présence, en un lieu, en un temps, suffisait à sublimer l'homme et sa nature. Depuis plusieurs heures à présent, Il était resté là, comme figé, face à cette vitre qui n'avait rien à envier aux deux cent quarante neuf autres l'entourant. Son reflet, à peine perceptible par cause de grisaille, semblait lui aussi incapable d'égaler l'original duquel il tirait l'image. Quelques minutes auparavant pourtant, le soleil s'était fait une place de choix au cœur d'un ciel peint de bleu et nu de ce blanc que les nuages ont tendance à traîner derrière eux.

A présent, la pénombre s'était voulue conquérante, infiltrant de part et autre le paysage, une pénombre maladive, capable de brouiller l' humeur de chacun. C'était ce genre de temps qui vous annonçât que la pluie bientôt, roulerait sur les vitres, les tuiles et les chassies, laissant supposer que tout autour de vous pleure et et se défleure. Sous peu, l'air craquerait et le tonnerre gronderait si bien que plus personne ne vagabonderait dans les rues de la cité, à part une poignée d'élus qui auraient reconnu, dans ce changement soudain, l'appel du plus fort.


S'éloignant de son poste d'observation, Poséidon longea en partie cette immense table faite de bois massif noir, jusqu'à en atteindre une extrémité. Sur cette dernière, posé en vrac, reposait quelques dossiers, qui avaient tous pour point commun cet insigne particulier, en forme de trident et de la couleur de l'or. Sur certains, on pouvait apercevoir des intitulés tel que « demande spéciale » ou encore « ordre impérial » voir même « cessation d'activité ». Toute cette paperasse concernait directement Poséidon puisqu'il s'était érigé simplement à la tête de la plus grande société d'import / export du monde. Sous les traits de l'ingénieux et polyvalent PDG Saperdôn, il gouvernait encore et toujours les mers et les océans, à travers la Paradius Corps. Et sa fidèle citée, Paradius city.

Pourtant, l'une des chemises n'était pas en lien avec la société. A moins que l'intitulé « déclaration de guerre » était un nouveau titre attractif pour traiter de la pandémie d’hépatite sur les bateaux flottant autour de la mer Australe. Posant son regard sur le document, le dieu, déguisé de son plus beau trois pièce couleur nuit, dégagea le reste des papiers pour n'épargner que celui-ci. Comme à chaque minute de chaque heure de toute sa vie, aucune expression n'osait s'installer sur les traits de son visage, restant perpétuellement incrusté dans l'indifférence la plus totale. Seuls ses diamants glacials faisant office d'yeux suffisaient à illuminer son portrait tout en attirant regard et convoitise sur sa personne.

Le silence était maître en ces lieux, semblable aux fonds des océans que rien ne vient jamais perturber ou presque, lorsque les marins, navigateurs et dépressifs se retiennent de rejoindre le royaume des morts en passant par la case Atlantide. Mais dans cette quiétude malsaine, au vue du déchaînement météorologique sévissant dehors, Poséidon déchira l'absence de bruit par un claquement de doigt ressentissent. Dans l'instant qui suivit le son aigu, une jeune femme apparut. S'étant formée à partir des innombrables gouttes de pluie séjournant à l'extérieur, cet être inattendu avait soumis son corps à la condensation pour s'infiltrer aisément dans la pièce rectangulaire, avant de se reformer par compression aux pieds de son maître. Un genou à terre, elle baissa la tête, laissant ainsi tomber une frange bleue carmin sur le devant de ses yeux :

▬ Vous m'avez appeler maître. Ordonnez et j'obéirai. 


Il la dévisagea un long moment, sans doute à la recherche d'un défaut dans la création, bien qu'au fond, il savait qu'elle était parfait, puisqu'elle était son œuvre. Ainsi, sans s'y attendre, ses lèvres bougèrent un bref instant, juste assez pour divulguer ton intention :

▬ Ils vont arriver. Accueille les. Tenues civiles obligatoires. 


Il aimait jouer la comédie lorsque les conditions le lui permettaient. Les costards et tailleurs avaient leur charme lorsqu'on savait les porter.



To be continued ...


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MalakodaGénéral de Lyumnades
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Dim 3 Nov - 19:04
Le démon des eaux vaquaient a ses potions et de la fumée opaque semblait l'entourer en permanence tant il enchainait les experiences et autres mélanges de toute sorte. De temps a autre il toussotait en balayant nerveusement cette mauvaise fumée. Cette meme fumée n'était rien pour le mortel lambda mais elle était en fait la manifestation éxterieure de la présence du démon des eaux, une marque de l'aura étrange de l'écaille de Lyumnades. C'est ainsi que Malakoda se présenta dans ce lieu étrange: décidément se disait il, l'ébranleur du sol aimait les grandeurs de comédie et d'artifice matériel....
Le jeune homme aux cheveux un peu hirsute, longea un couloir terne mais désespérément long pour le marinas qui ne prit pas le temps pourtant de se demander a quoi rimait cette convocation quelque peu cavalière reçue il y a peu. Soudain un personnage apparut devant le démon des eaux, lui adressant a voix délicate et déliée des paroles de bienvenue. Cette personne se tenait devant le seuil d'une salle d'aspect rectangulaire: sans doute le lieu de la réunion.... aussi Malakoda s'épousseta quelque peu avant de pénétrer dans cette antre new age au centre de laquette une table, une longue table, a l'aspect médiéval, telle les longues tables de banquet des anciens chateaux. Le démon des eaux tira un peu sur sa chemise pour en oter au maximum les plis, puis, sentant brusquement la présence divine du dieu des océans il s'inclina, son regard scintillant tel une bougie frétillant sous le vent, une sorte d'exaltation au contact des forces des mers incarnées dans le frère de Zeus

Majesté, je suis devant vous et attend vos ordres avec impatience

La fumée qui entourait le démon des eaux redevint le brouillard, celui des régions glacées, celui dans lequel la Lyumnades aime se tapir pour guetter ses proies: il était temps pour le démon des eaux de s'éveiller de nouveau
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MazeProtecteur du Dragon des Mers
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Lun 4 Nov - 17:51
Longues et chères vacances ! C'est ce que pensait Maze en ce moment, assis sur une plage de São Paulo. Lunettes de soleil au nez, il profitait du soleil, qui chauffait particulièrement ce jour-là. Ces vacances étaient surtout pour lui un moment de détente, mais aussi de remise en question. Qu'avait-il accompli pour la Paradius Corps depuis ses débuts ? Il avait permis la fin des liens avec la Grèce, il avait gagné une relique pour Poséidon, et après ? Il n'avait pas eût à montrer ses pouvoirs dévastateurs devant des ennemis, pas détruit des édifices ou des monuments. Il n'était pas d'une grande utilité, pourtant il sentait que son heure serait venue, c'était pour bientôt. Mais en attendant, il lézardait au soleil. C'est alors que son portable sonna. Il avait reçu un message.

"Réunion au Siège avec le Président. Présence obligatoire. Tenue civile exigée."

Le message était signé d'un trident. Poséidon. Le dieu était de retour, et il avait besoin de les voir. Tous. Ni une, ni deux, il se leva et attrapa ses affaires pour aller dans sa chambre d'hôtel. Là, il enfila son costume Armani et une chemise noire. Cravate noire elle aussi , avec juste un discret trident en or planté au milieu. Il ressortit de la pièce, un attaché-case à la main. Il descendit à la réception et paya sa note. Puis il héla un taxi et demanda à aller au port. Arrivé au port, il embarqua sur une vedette qui l'emmena direction la New-Atlantis. Le trajet fut fait en 2 heures. Arrivé au port, il remercia le batelier et se dirigea vers le quartier administratif et le siège de la société. Les portes s'ouvrirent à son arrivée et monta directement au bureau en question. Lorsqu'il pénétra dans le bureau, Malakoda, Général de la Lyumnades, se trouvait déjà là. Poséidon lui-même était déjà là. Maze se présenta devant lui et s'agenouilla. L'échine courbée, il dit :

"Monseigneur, me voici. Ordonnez et j'obéirais !"
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PNJ Poséidon

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Sam 9 Nov - 20:19
La créature invoquée par le Maître des Océans sembla ailleurs pendant quelques instants. Une jeune apprentie, une certaine Karuli, venait d'arriver à la tour, essoufflée par un voyage encore trop long pour elle. L'une des réceptionnistes de la tour de la Paradius Corp. était en pleine conversation avec cette enfant qui avait le toupet d'approcher le Quartier Général du Boss. Ses paroles étaient un peu incohérentes, mais seul l'essentiel fut retenu par la création.

« Laksha ne pourra pas se joindre à nous, une guerre se prépare en Inde et elle est allée s'enquérir des revendications de ceux qui ont saccagé certains de nos territoires terrestres. Il semblerait qu'elle ne soit pas la seule a faire la démarche, mais il fallait s'y attendre … Elle vous rejoindra dès qu'elle sera fixée. »

Il était évident que les protecteurs de l'humanité comme ils se plaisaient à s'autoprocclamer, étaient également dans la course. Une petite information supplémentaire arriva à ses oreilles, mais elle n'était pas réellement destinée à l'assemblée réunie ici, une telle chose ne devait pas troubler la déclaration de l'Empereur des Mers.

Au bas de la tour, Karuli s'était assise dans un fauteuil de la salle d'attente. L'apprentie marina lançait des regards nerveux d'une entrée de la tour à l'autre. Pourvu qu'elle ne manque pas le marina du requin. Laksha lui avait bien dit de transmettre que l'espoir d'échapper à la malédiction du sang du démon résidait en un nom : Manasa.
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Médusa

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Dim 10 Nov - 16:18
Les pneus crissaient à chaque virage tandis que le GPS de la voiture indiquait que la vitesse actuelle était bien trop élevée pour une conduite en toute sécurité dans les rues de la New Atlantis encore en construction. Frôlant un tractopelle puis évitant une bétonnière d'un cheveux, la voiture fit une embardée et percuta une poubelle de chantier sans s’arrêter, laissant un tas d'immondice retomber sur le sol devant les yeux médusés des ouvriers des chantiers non loin de là.

On va se tuer avant que Poséidon s'en charge à ce rythme.

Ëlle, bien qu'étant un fantôme se tenait comme elle le pouvait à son siège pour ne pas être éjectée de la voiture roulant à tombeau ouvert en direction du quartier administratif, ou plutôt le futur quartier administratif car celui ci était loin d'être encore terminé.

Boarf... Entre mourir encastré contre une grue de chantier ou être envoyé dans la prison du Cap ou dans celle du Main Blade Winner, et encore ça, c'est si on a de la chance, je crois que je préfère mourir ici et maintenant.

Yank d'un naturel enjoué et rigolard avait cette fois le regard lourd. On pouvait sentir le stresse en lui et savait qu'il allait passer un sale, mais alors un très sale quart d'heure quand il aura expliqué la connerie monumental qu'il venait de faire.

Attention !!! Tu va écraser une gosse !!!

Oh merde !!!

Le Marinas tourna le volant d'un coup sec au point que la voiture se retrouva sur deux roues avant de littéralement faire un tonneau et s'écraser contre un mur, juste au pied de la tour de la Paradius Corp.

Aie !!! Mais bordel tu sais pas conduire ou quoi ?!!!

Arrète de dire "Aie", t'es deja morte, tu peux pas avoir mal !

Ah ouais c'est vrai ça. Je pète le feu en faite ! Et toi ?

Je crois que je suis en vie, c'est déjà ça...

D'un coup de pied, Yank défonça la porte de voiture qui ressemblait désormais plus à un bout de ferraille informe qu'a une voiture. Il s'extirpa du véhicule tout en constatant que la gosse qu'il allait faillit écraser était de l'autre coté de la route en train de rigoler à la vu de ce grand bazar.

Sale petite peste ! Par sa faute, j'ai bousillé ma bagnole !!!

Si tu savait conduire, ça serait pas arrivé !

Bien que la sorcière disait cela d'un air moqueur, elle avait raison et Yank, bien que grommelant ne put qu'accepter la situation et de toute manière dans quelques secondes, Poséidon aura réglé le problème pensait il.

Mouais... bon on y va...

L'accident avait eu lieu à moins de cent mètres de l'entrée de la tour Paradius, ils finirent donc le chemin à pied, entrant rapidement dans l'édifice mais alors qu'ils allaient prendre l’ascenseur, ils furent interpellés par une jeune femme, une apprentie à première vue. Répondant au nom de Kaluri, elle venait de la part de Lascha et avait un message pour Yank et Ëlle...

Manasa dis tu ?

L'information semblait intéressante mais il était trop tard pour repartir dans l'autre sens. Ainsi, après avoir remercié Kaluri, le Marinas et sa suivante montèrent en direction du bureau du dieu des océans.

On en parle à Poséidon ? Avec un peu de chance il nous épargnera...

Ouai, ou il nous mettra un coup de pied au derche pour nous envoyer vers cette Manasa plus rapidement qu'il n'est possible d'y songer ?

Peut être, mais ça coûte rien d'essayer...

Ding...

Les porte de l’ascenseur s'ouvrirent et les deux hurluberlus se retrouvèrent devant Poséidon au fond de son bureau et de quelques Marinas déja présents et parmi eux, il y avait Malakoda...

Merde, si ça se trouve, il a déjà fait son rapport, on est mort...

Je suis déja morte...

Ouais, c'est vrai... Bon comme ça, on sera deux...

Un pas après l'autre, Yank entra dans le bureau du boss avec Ëlle à ses cotés. Rompant avec tout protocole, il passa devant Maze et Malkoda et se figea devant de dieu à une distance respectable. Restant debout, il dégaina son arme et la planta dans le sol devant lui. Le Marinas ne s'inclinait jamais et ce n'est pas aujourd'hui, sous prétexte qu'il à commit une erreur qu'il le fera au risque pourtant que cela soit prit pour de la défiance par Poséidon ou par les deux Généraux déja présent.

Seigneur Poséidon, Yank au rapport...

...Ëlle au rapport.

Prenant une profonde respiration, Yank termina simplement par ceci...

Seigneur... J'ai merdé...

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Ex-Poséidon

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Dim 24 Nov - 12:04


Bellum se ipsum alet  
« La guerre se nourrit d'elle-même »






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Malaka, Maze, Yank
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Tout est en place. L'Atlantide a ressurgi, la Paradius City est construite, les troupes sont reformées. Il est temps pour Poséidon de jouer ses pions et de partir à la conquête du nouveau monde, celui laissé après 30 ans de repos.


Ils affluèrent tous, un à un, comblant le vide d'une solitude volontaire, par une multitude de paroles formelles dont il était difficile de prendre pour vrai. Mais tout cela lui plaisait, puisque après tout, il l'avait voulu, ce manque de liberté, cette rigueur exacerbée. Il avait toujours pensé que la crainte du plus fort était un motif bien plus efficace que la douceur et la magnanimité lorsqu'il s'agissait de diriger.

Pour chaque porteur d'écailles pénétrant dans l'entre de verre, le dieu plongea son regard couleur d'hiver dans les yeux de ces derniers, les suivant un temps, les lâchant au moment où ils furent installer. Bien fou aurait été celui qui imaginait recevoir un sourire ou une quelconque marque d'affection. Le simple fait qu'une attention leur était portée ne serait-ce qu'une seconde était déjà une récompense inespérée.

Mais semblable à ces jours de beau temps, il semblait nécessaire qu'un élément perturbateur bouleverse la quiétude du dieu, de sorte à laisser surgir sa colère. Cette fois-ci, ce fut le marina du requin qui se manifesta comme empêcheur de tourner en rond. La peur se lisait aisément dans les fluctuations de son cosmos même si le jeune guerrier tenté tant bien que mal de dissimuler sa crainte sous un air détaché. Soudain, les portes se refermèrent en un instant, se claquant dans un bruit lourd et sourd qui brouilla un instant l'audition de chacun. Le ciel, déjà assombri depuis un longtemps moment parut se noircir d'avantage, alors que cela semblait impossible. La lumière se terra, laissant jaillir le noir des nuits sans lune. S'avançant d'un pas ferme, Poséidon ne fit que froncer les sourcils. Ce geste, pour ceux qui le connaissaient, était le signe avant coureur qu'une déferlante colère allait s'abattre sur le marina :

▬Tu te présentes à moi d'une vulgarité dont il n'est pas permis, Yank du requin. Ne sais-tu pas qu'un marina en échec ne doit revenir en ces lieux qu'une fois sa faute réparée ? 


Chacun des mots avaient résonné avec une telle force que le bruit des portes précédemment subit ressemblait à une douce mélodie. Sur chaque mot, les vitres tremblèrent, prêtes à exploser à tout moment. Avançant d'un pas supplémentaire, le dieu surplombait à présent le jeune guerrier, du haut de ses 3 mètres. Sa carrure, égalée par aucun, suffisait à cacher le fantôme et son protégé. Les généraux, tous disposés autour de la table restaient muets mais amplis de curiosité.

Au moment où le dieu allait poursuivre, ses yeux s'illuminèrent un très court instant, avant de reprendre leur éclat originel. Agrippant délicatement le menton de son sujet du bout des doigts, il le força à lever les yeux vers lui avant de le questionner :

▬Cela aurait-il quelque chose à voir avec la guerre sévissant en Inde ? 


Cette question était rhétorique. Mais il attendait de savoir jusqu'où irait la franchise du marina. Etait-il prêt à tout avouer, quitte à recevoir la punition qu'il méritait ? Supporterait-il la confrontation ? S'en sortirait-il vivant. Personne à cet instant ne le savait, pas même Poséidon. A tout instant, il pouvait resserrer son étreinte sur la mâchoire du requin pour le briser.


To be continued ...


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Médusa

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Mar 26 Nov - 19:28
Hrp = A la demande Poséidon, je poste avant Maze et Malakoda ^^




On est pas dans la merde...

Voila ce que le Marinas et le fantôme pensèrent, presque en synergie au moment où Poséidon montra son désappointement, d'abord en faisant claquer les portes du bureau, les refermant avec fracas. Tout de suite après, le ciel d’obscurci, une tempête à l'horizon se profilait signe que le dieu était courroucé... Yank n'était pas loin de faire dans son froc. Lui qui était généralement toujours sur de lui était face à une situation délicate. A vrai dire, il n'avait jamais été si proche de la mort qu'en l'instant, surtout quand il sentit le dieu saisir sa mâchoire inférieur, le soulevant presque du sol.

Oui Seigneur j'ai merdé...

Grave oui qu'il a merdé...

Ëlle ne savait pas tenir sa langue et même dans ce genre de situation ou la sorcière pourrait être châtié comme Yank, elle ajoutait son grain de sel à la discutions au risque de faire empirer la situation. S'en rendait elle compte ? Peut être... Peut être pas...

Mais le temps joue contre nous et tenté de réparer mon erreur sans venir ici aurait risqué d’aggraver le problème.

Le Marinas s'attendait à tout moment de sentir son cou craquer. D'un geste Poséidon pouvait lui briser la nuque et Yank ne pourrait rien y faire, il n'était plus un requin  mais une petite sardine face au tout puissant dieu des Océans.

Oui, selon le peu d'info que j'ai, cela à rapport avec l'Inde.

Yank n'avait pas tout les détails mais il ne devait dire tout ce qu'il savait. L'avenir du monde en dépendait mais surtout sa propre vie.

Un dieu a attaqué le Cap Sounion, il répondait au nom de Skanda. D'après mes informations il a ravagé plusieurs endroits sur terre et votre territoire était le suivant. Sa puissant nous dépassait totalement et l’échec était assuré... Cependant ce Skanda me proposa un marché...

Yank prit une profonde inspiration, il ne savait pas comment Poséidon allait prendre les mots qu'il allait prononcer. Si cela se trouve, le Marinas sera mort avant de finir son explication.

Il m'a proposé de rejoindre ses troupes en buvant un breuvage qui me rendrait plus fort mais d'un autre coté me forçant à lui obéir... Et j'ai accepté...

Ëlle s'attendait à voir la tête du requin roulé par terre, arrachée du cou par la colère du dieu. Cependant Yank ne laissa pas le temps à l'ébranleur de sol pour réfléchir et continua ses explications.

Sachant que seul la mort m'attendait si je l'affrontais, j'ai accepté son marché en espérant qu'il n’emmène avec lui. J’aurai pu  l’espionner et peut être agir dans l'ombre mais cet empaffé de sac à dégueulis m'a laissé en plant sur la plage, rendant caduc mes prévisions...

Il a merdé quoi... Je sais pas dans quelle langue faut le dire mais c'est un boulet !!!

Même si la sorcière affichait un grand sourire, ce n'était qu'une façade et elle n'en menait pas large pour autant.

Cependant, Laksha a récupéré des infos et m'a envoyé une de ses apprentie pour m'informer de ce qu'elle savait. Il semble que si je vais en Inde rencontré une certaine Manasa, je pourrais rompre le sort qui me contraint à Skanda...

Marquant une pause, il conclu...

Mais la priorité n'est pas ma personne. Skanda et ses sbires, car je me doute qu'il n'est pas seul, s'en prennent au monde entier et même si j'ai sauvé le Cap Sounion d'une dévastation assuré, l'Empire n'est pas en sécurité ni le reste du monde.

Yank avait mit l'accent sur le sauvetage du cap, seul point positif dans cette triste affaire... Bon a vrai dire, il n'y était pas seul. Malkoda et Laksha avaient leurs parts dans cette réussite...

Oui la prison est intact ! On peut si installer quelques jours, quelques mois ou quelques années si vous désirez ?

Êlle avait finalement les nerfs qui lâchaient, trop peur d'être annihilée par la fureurs du dieu.

Je veux pas mourir à cause de cet idiot doublé d'un incapable !!! Je vous en supplie Seigneur !!! Laissez nous une seconde chance !!! A moi au moins !!! Lui vous pouvez le tuer !!!!

Yank se crispa un instant, rageant de pas pouvoir sur le moment lui mettre une fessée pour la calmer encore que cela l’exciterait peut être encore plus. Une sorcière fantôme sado/maso, ça coure pas les rue mais Yank en avait une dans ses valises.

Elle rigole... Oui, oui, elle rigole...

Yank affichait un sourire niait comme à son habitude quand il ne maîtrisait pas la situation. Et aujourd’hui, c'était Poséidon qui maîtrisait la situation. Les prochaines secondes seraient peut être les dernière de Yank dans le monde des vivants. Au moins comme ça avec Ëlle, ils pourront faire Halloween ensemble l'année prochaine...

T'es déja morte idiote...

Ha oui tien, j'avais oublié...
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Ondine

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Mer 27 Nov - 13:33




















❝ C'est une belle journée❞
Je vais me coucher ~



Le temps d'un bruit de chaise traînée, et déjà je surgis devant Poséidon, prête à lui tenir tête comme toujours. D'un revers de la main, je défais l'étreinte dangereuse qu'il impose à Yank, de sorte à faire retomber la tension qui s'est élevée dans la pièce. Je déteste toutes ces effusions de pouvoirs, ces « moi je » ainsi que cette perpétuelle défiance envers tout et tout le monde. Et même si je sais que nous vivons dans un monde pour lequel seul la loi du plus fort prévaut, je n'accepte pas de voir le minus se faire marcher dessus de la sorte. Le titre de marina devrait être une fierté et non un poids à porter autour du cou jusqu'à sa mort.

D'une voix fatiguée, et dans un soupire ponctué par mes sourcils en circonflexe, j'interromps l'échange musclé entre les deux hommes :

« Oh arrête un peu de jouer au grand chef ! Il est revenu pour t'informer et s'excuser, ça te suffit pas ? Au lieu de faire ton vieux jeu, estime toi heureux qu'il ne t'ai pas trahi ! »


Posant alors les mains sur mes hanches, je commence à taper du pieds, comme attendant une explication de la part du requin :

« Et toi ? Qu'est-ce qui te prends de boire n'importe quoi venant de n'importe qui ? T'as déjà oublié le serment que tu lui as fait en portant cette écaille ? »


Et jetant un regard noir au fantôme, je conclus :

« Et toi ? Tu pouvais pas l'en empêcher ? C'est pas parce que t'es déjà morte qu'il ne peut pas s'occuper de toi ! »


Je joue les arbitres et je n'aime pas ça. Ça ne me ressemble pas. Je ne suis pas ici pour cela. Mais il semblerait que parmi tous les êtres doués de conscience ici, il n'y a que des chiffes molles et des coincés du bulbe. Je suis irritée et je sens mon sang bouillir doucement à l'intérieur de moi. Encore quelques minutes ainsi et je devrais me défouler sur quelque chose. Sans doute sur l'hôtesse qui a fait preuve de peu d'amabilité à mon arrivée. Elle mérite un coup de tête bien placé au milieu de son front pour lui apprendre la politesse.

Et puis je n'y peux rien si je n'aime pas le tailleur. J'ai gardé ce petit short en jean spécial ras le fruit de mer pour laisser respirer mes jambes, ainsi que cette petite marinière à manches courtes, un peu juste à cause de ma poitrine, dévoilant ainsi mon nombril. Frappant alors le sol d'un coup de talon, je fais trembler la table ainsi que les vers restés plein jusqu'ici :

« Moi j'en peux plus de rester ici à t'écouter faire des reproches ! J'me casse ! »


Des murmures furtifs se font entendre au moment où je tourne le dos. Je passe une main dans ma chevelure pour laisser vagabonder le parfum ambré de celle-ci, mêlé à un goût de sel :

« Les satellites de la Paradius ont repéré un attroupement à la Havane. Paraît que ce sont les lopettes de sa nièce. M'en vais voir ce que c'est. J’emmène la bon à rien de Calysto. Ça lui fera passer le temps au lieu de jouer dans son coin ! »


La porte s'ouvre dans un grincement, et tous peuvent me voir m'échapper de la salle avec le moins de féminité possible. Jetant un regard à gauche puis à droite, je cherche où pourrait se trouver cette Calysto qui vient juste de rejoindre nos rangs. Une fois que j'aurais mis la main dessus, direction la Havane.




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MalakodaGénéral de Lyumnades
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Jeu 28 Nov - 18:59
Autant cette réunion au sommet avait commencé de façon asser sobre, voir monotone, et puis soudain, l'apparition et le témoignage du spectre du requin avait fait frémir l'océan des marinas, une vague venait de déferler, chamboulant la tranquilité apparente. Le démon des eaux écouta avec attention, sous ses airs de scientifique étourdi, avec attention le témoignage spontané de Yank; qui, selon ses termes avait "merdé": voilà un terme qui arracha un sourire en coin sur le visage du démon des eaux . Malkaoda,sentant la fin de ce discours, allait faire un pas et ce faisant dire son mot mais non, voici qu'un nouveau personnage entre en scène et scande sa tirade, puis, sans laisser le temps de répondre a son solliloque se déclara las de cette pièce ou son role était des plus modeste et que des évenements graves se déroulaient ailleurs: chose d'importance en effet. C'est le moment que choisiit Malakoda pour prendre la parole. Cette fois il était adossé au mur, adoptant ce faisant la posture plus débonnaire du démon des eaux, l'air détaché, mais l'oeil et le verbe acéré. Il racla sa gorge pour manifester son souhait d'etre entedu, fit quelques pas en avant pour adopter une posture centrale sur la scène puis il dit
 
Seigneur des océans permettez moi de prendre a mon tour la parole avant que la pièce ne se termine et que le rideau ne tombe que trop vite étant donné les éléments narrés par notre amie la sirène maléfique
 
Au nom de cette dernière le démon des eaux gratifia sa collègue d'une légere révérence
 
Il me parait cependant utile de souligner que j'ai assisté aux évements relatifs a notre amis du requin. Je suis bien aise d'ailleurs qu'Ondine dans sa litanie de reproches ne m'ai pas égratigné de quelques grieffes car j'étais aussi présent, tout comme Lashka, général de l'océan Indien qui n'est pas parmi nous.
 
Malakoda se mit a faire quelques pas, parcourant ses camarades du regard, et se rendant a leur hauteur comme pour rendre ses propos plus audibles et percutant
 
Yank a eu le choix entre la lance et la potion: il a choisi la potion! je suggère a notre majesté et maitre de se montrer des plus vigilant car comment? voici un marina qui nous dit tranquilement qu'il a accepté de boire cette potion inconnue et se faisant se joindre a une divinité qui s'est montrée des plus belliqueuse a notre endroit
 
Le démon des eaux fixa Ondine qui allait s'en aller
 
Comment peux tu affirmer que le requin ne va pas trahir puisque son engagement était explicite a cet égard: en buvant il a tacitement trahi!
 
Malakoda se dirigea tel la salamandre, son ombre serpentant sur le sol de la pièce, vers Yank
 
Ainsi donc tu as "merdé"?.... Lashka s'en est allé après quelques mots avec Skanda, sinon, je me serais fais un plaisir de faire mon choix.... et j'aurais incité Chrysaor a prendre sa lance pour te punir et j'aurais tourmenté ton ame jusqu'a ce que tu souhaites  te rendre en enfer pour expier en paix!
 
Le démon des eaux se rend de nouveau devant son maitre
 
Vous devez me pardonner, car je n'ai pu agir contre Skanda: mes frères d'armes ayant chosis la diplomatie face a la furie de l'orient. Seul je ne pouvais rien face a une divinité et Lashka ayant quitté les lieux précipitemment je me retrouvais en mauvaise posture face a Skanda et a un traitre qui a tout instant pouvait se retourner contre moi, assurant ma défaite a deux contre un. Ceci étant dit je suis a l'écoute de vos ordres
 
Le démon des eaux s'en retourna alors a sa place initiale,adossé au mur, la tete basse mais les yeux et les oreilles attentives, percant le moindre frémissement physique ou auditif. A présent le rideau pouvait tomber: lui avait jouer son role.
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MazeProtecteur du Dragon des Mers
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Ven 29 Nov - 17:37
Comme toujours, les réunions au sommet étaient le lieux des règlements de comptes entre le Seigneur Poséidon et ses soldats. Là, il était question de la trahison de la part de Yank, qui fidèle à sa renommée de trouble fait, usait encore de son langage de torcheur de camions polonais. Malakoda demeurait bien silencieux, assis dans son coin à écouter. Et Ondine ? Ahhhh, sacrée Ondine. Fidèle à elle-même, elle avait "essayé" d'être vêtue convenablement, mais c'était un peu impossible aux vu de ses formes quelques peu....généreuses, dirons-nous ! Poséidon, lui, était exactement le même, à ceci près qu'il était très froid, surtout au vu des éléments présents. Yank en pris pour son grade, Poséidon ne lui ayant bien entendu pas pardonné du tout cette odieuse trahison, et il avait raison. D'un autre coté, Yank avait fourni un élément de poids qui pourrait jouer en sa faveur. Ondine, elle, critiqua ouvertement Poséidon, allant même jusqu'à l'insulter. Maze en était bouche bée. Comment un Général de Poséidon pouvait insulter son supérieur ? Intolérable. Avant que Maze ne puisse lui dire sa façon de penser, elle s'en alla, prévenant que des Saints se trouvait à La Havane et qu'elle emmenait la nouvelle représentante de Poséidon avec elle. Malakoda intervint alors pour donner son avis sur la situation, se défendant d'avoir pris part aux agissements de Skanda. Maze commençait à trouver le temps long. Yank était irrécupérable, tant il était borné. Mais si il était aussi borné que ça, aurait il était dans l'armée de Poséidon ? Probablement pas. Maze devait donc intervenir. Et il avait son avis sur la question.

"Monseigneur, permettez-moi de prendre la parole."


Il se leva et se dirigea vers Poséidon et Yank. Arrivé face à eux, il leur déclara :


"Seigneur Poséidon, comme vous le savez, Yank a trahi votre Majesté en buvant le breuvage offert par cet être indien. Certes, il aurait pu choisir la lance et mourir en vous restant fidèle et peut-être être accueillis au Paradis des Héros Atlantes, mais il a malheureusement choisi la fiole. Qui sait ce qui va lui arriver ? Dans tous les cas, il a choisi de rejoindre l'ennemi. Certes, il mérite de mourir de votre main, mais je crois que l'on pourrait tirer profit de cette trahison."


Son regard se tourna vers Yank et il le fixa, histoire de le sonder du regard.


"Nous pourrions nous servir de lui comme d'un espion. Puisqu'il doit rejoindre ce Dieu Indien dans sa bataille contre nous, pourquoi ne pas avoir un agent infiltré au sein de cette armée ennemie. Il pourrait nous donner des détails très intéressants sur cette armée et ce dieu. Même si Lashka est parti pour essayer de régler cette histoire, il vaut mieux avoir un agent infiltré au sein même de cette armée. On peut considérer ça comme un chance ultime de racheter ses pêchers. En revanche, si il échoue dans cette mission , il devra en payer les conséquences. Voilà ce que je propose."


Il retourna à sa place et s'assis, en silence.
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Ex-Poséidon

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Lun 9 Déc - 18:08


Dies iræ   
« Jours de colère»






Feat
Malaka, Maze, Yank
Quartier Administratif > bureau du PGD (Paradius City) ▬ début d'après midi
...
...
Tout est en place. L'Atlantide a ressurgi, la Paradius City est construite, les troupes sont reformées. Il est temps pour Poséidon de jouer ses pions et de partir à la conquête du nouveau monde, celui laissé après 30 ans de repos.


Ils m'irritaient. Tous, peu à peu, à tour de rôle m'irritaient à un point qu'il n'était pas permis de mesurer. Ils venaient, repartaient sans prévenir. Ils me jugeaient et me défier dans le parole autant que dans leur acte. Ils réfutaient toute domination de ma part et se permettaient une telle condescendance dans leur propos qu'ils laissaient transparaître un profond dédain pour ma personne. S'ils en étaient là, à ce jour, c'était grâce à moi, mais cela, ils semblaient tous l'oublier. J'avais affaire, autour de moi, à un groupe d'incapables, parlant plus que de raison, au lieu de faire marcher un minimum leur cervelle. J'étais en rage, et la colère, pareille à une épidémie, me gagna si vite que je soupçonnais la générale de la Sirène Maléfique de l'avoir immiscé en moi volontairement.

Ayant relâché mon emprise sur le requin suite à la provocation flagrante d'Ondine, je fus un instant comme perdu dans l'incompréhension : je n'avais jamais imaginé, mais dans mes rêves les plus fous, être blessé dans mon orgueil avec tant de facilité et d'impudence. A cet instant, je ne sus quoi faire, tant mon esprit n'était pas habitué à être contredit de la sorte. Tout au long de mon existence, aucune personne ne m'avait atteint de la sorte, et pour les quelques rares insurgés qui étaient parvenus à me tenir tête, ils avaient tous payé de leur vie cet affront sans nom.

Fronçant alors les sourcils, tous dans la pièce comprirent qu'il n'était pas bon de rester en ces lieux. Mais il était trop tard, le mal était fait. Alors, mon visage se rida dans une expression indescriptible, où seule la démence pouvait se lire dans les creux de mes traits. Mes yeux, une fois de plus, s'illuminèrent, provocant en moi une rage incommensurable. Pourtant, je ne savais pas quoi faire, tant le parjure était profond et inattendu. A cet instant, un millier de tortures me parcoururent l'esprit, alors je commençais à montrer les dents. Ma chevelure, par habitude calme et ondulante se hérissa sur ma tête pareil à des flammes bleus informes. Dans un mouvement brusque, j'ouvris grand les bras ; du haut de mon trois mètres passé, cette imposture imposé le respect et l'effroi, tant je surplombais l’assistance par la taille et par la puissance. Même si j'avais pour manie de cacher mon cosmos à tous, je ne pouvais plus me contenir. S'en était trop.

Ainsi, sous l'impulsion de mon énergie infinie, les vitres se brisèrent dans un fracas assourdissant, la table se fissura, les chaises s'envolèrent en même temps que le verre, les lumières éclatèrent une à une,le papier peint se décollant de lui-même, la moquette au sol se déchirant à de multiples endroits. Mais ceci n'était qu'un début : aussitôt, l'air devint irrespirable, alors qu'un violent éclair traversa la pièce en provenance du ciel plus noir que l'ébène. Ce éclair pourfendeur s'infiltra entre les généraux et vint me frapper de plein fouet, provoquant ainsi une onde de choc statique tout autour de moi. L'esclave que j'avais invoqué éclata un milieu de perles aqueuses, les humains quand à eux finirent projetés au sol, devant supporter ma puissance tant bien que mal. Seules les portes résistèrent un tant soit peu, vibrant à chaque pulsion ravageuse de mon cosmos. D'une voix irrité et le souffle coupé, je hurlai à en perdre un poumon :


▬Vous... Vous... Vous... 


Serrant les poings, je tapai du pieds si fort contre le sol qu'une nouvelle secousse cosmique se fit sentir, dégageant une bourrasque de vent impressionnante. Ma voix cette fois-ci résonna et pulvérisa les débris de verre restant, au vue de la puissance de mon organe :


RETROUVEZ MOI CE DIEU DE PACOTILLE ! JE DOIS LE RENCONTRER ! 


Le souffle court, je poussai un ultime grognement sonore, suffisant pour décrocher les portes imposantes et les faire voler dans le couloir menant à cette pièce :

AUCUN.... DE VOUS... NE DOIT REVENIR SANS AVOIR REUSSI... VOUS M'ENTENDEZ ? AUCUN ! 


Il n'était pas nécessaire de prononcer la sentence qui tomberait s'ils échouaient. Ils la connaissaient tous d'avance. A présent, sans doute prendraient-ils le temps de réfléchir à deux avant d'apporter des conseils et de prendre une parole qui ne leur était pas donné.

Une fois ces paroles délivrées, ma colère s'apaisa doucement et difficilement. Ma chevelure retomba à son état normal, bien que l'ouragan dehors faisait toujours rage. L'oxygène était de retour et j'avais levé la pression de ma force pour les laisser évacuer les lieux au plus vite. Traversant alors la pièce jusqu'aux vitres détruites, je retrouvais ma position de départ, lorsque j'étais arrivé ici, les bras le long du corps, les yeux illuminés pointés vers l'horizon où devait se trouver Ondine et Calysto. Ceci était aussi valable pour elles.

To be continued ...


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Mar 10 Déc - 21:00
* Le Seigneur Poséidon est contrarié ...*

C'est la réflexion que se faisait Laksha tandis que l'un des grooms de la tour de la Paradius Corporation ouvrait le boîtier de secours de l'ascenseur. Un sourcil relevé, la Bengali attendit un signe de l'employé, et lorsque le petit jeune homme se résigna à appeler du secours, elle comprit qu'ils étaient bel et bien coincés. La secousse qui avait ébranlé tout le bâtiment devait avoir bloqué le système. Elle saisit la gêne du jeune garçon, et secoua la tête.

« Non, je n'ai pas le temps d'attendre les secours. Veuillez me faire la courte échelle, je vous prie. »

La Dircom de la multinationale fit bien comprendre à l'employé qu'elle n'avait pas l'intention de renoncer à son projet, même s'il estimait que c'était dangereux. Alors le maître de l'ascenseur poussa un soupir et croisa ses mains pour offrir un marche-pied à l'indienne. Celle-ci posa l'avant de son escarpin sur l'escabeau improvisé et avec une efficacité d'acrobate déverouilla la trappe supérieure de l'habitacle.

« wHaaaAaaaAaaarghhh … ! »

« Vous devriez faire un peu de musculation, c'est utile selon les circonstances. Repos. »

Commenta Laksha de sa voix de velours sombre alors que le groom flanchait sous les deux mètres et quatre-vingt kilos de la Bengali. Le garçon chétif lui répondit d'un sourire penaud. Il croyait sans doute rêver, et certainement depuis son embauche il devait aller d'ébahissement en ébahissement devant les caprices bizarres des habitués de la plus haute tour de New Atlantis. Les habitants de la ville aussi étaient confrontés à de curieux phénomènes, des tempêtes créées ex nihilo, des fenêtres qui volaient en éclat. Cette fois-ci encore l'équipe de communication de Laksha allait devoir faire preuve de créativité pour expliquer cette explosion.

* Il devront se débrouiller sans moi, je sens que je vais être assez occupée les prochains temps. Je leur soufflerai sans doute la thèse de l'attentat, cela sera une excellente justification pour renforcer la présence de la milice. *

« Encore un petit effort. »

Cette fois-ci, Laksha se propulsa sur le toit de l'ascenseur. Elle intima l'ordre au groom de rester là, et referma la trappe sur son expression atterrée pour monter les étages qui restaient jusqu'à la salle de réunion via l'échelle des techniciens, prenant soin de ne pas tâcher son beau tailleur lilas. Un courant d'air orageux l'accueillit à son arrivée et décoiffa en un clin d'oeil le brushing qu'elle avait réalisé dans la foulée d'une douche rapide, à peine un quart d'heure plus tôt lorsqu'elle avait réémergé dans son appartement néoatlante.

* … vraiment très contrarié ... *

La divine impatience irradiait la pièce avec froideur, donnait envie de tourner les talons et de partir en courant. Tout avait été balayé par la colère du Roi des Océans, Maze et son élégance habituelle, Yank avec sa tête à claques et Malakoda aussi, semblait-il. Très probablement, on avait évoqué le sujet épineux de l'arrivée de Skanda sur Terre. En s'engageant dans l'armée océane, il fallait s'attendre à ce genre de remous, car Poseidon était un dieu plus qu'exigeant. Sans perdre une seconde de plus, la générale de Chrysaor joignit les mains pour saluer l'Empereur courroucé.

« J'ai pris la liberté d'aller prendre des nouvelles en l'Inde, Mon Seigneur. Un sage du Bodhgaya, Vidur, m'a expliqué les motivations de la destruction du Cap Sounion, et m'a confié cette conque afin de faire apparaître la Porte Céleste, gardée par les dix avatars du dieu Vishnou. Vamana m'a répondu en personne …  »

De son sac à main cabas vintage, elle tira un paquet de tissus soyeux et posa alors précautionneusement ce qui se révéla être la fameuse conque sur la table de cristal fendue, la découvrant dans les replis moirés de son étole pourpre.

« Ainsi, j'ai appris que c'est à la forme courroucée de Skanda que nous avons été confrontés. Lui et la déesse Kalî ne sont là que pour répondre aux prières de leurs fidèles qui cherchaient leur protection, et il est vrai que certains groupes opposés aux dieux font règner la terreur chez les adeptes des cultes anciens. Vamana prétend que les dieux hindous estimaient que les dieux grecs étaient responsables de la situation de par leur actions passées. »

Cette révélation avait très peu de chances de bien passer auprès du Souverain des Mers. Mais Laksha devait continuer son récit jusqu'au bout, et elle espérait que Poséidon la laisserait finir.

« Votre Altesse, les questions que je pouvais poser au cinquième avatar étaient comptées, et je n'ai pû obtenir que deux réponses sur l'avenir. Premièrement, la bataille n'aura pas lieu sur Terre. Skanda et Kalî doivent donc peut-être préparer quelque chose depuis le Royaume Céleste. Pour y parvenir, il est nécessaire d'utiliser l'arc d'or légendaire créé par Brahma dont la corde claque dans un bruit de tonnerre, Gandiva. »

Elle marqua une pause, par respect pour l'objet fabuleux, avant de continuer :

« L'autre réponse qu'il m'accorda fut ce qui pourrait affaiblir Skanda, en prévenant toutefois que cette clé ne trouverait pas de porte. Cependant voilà ce que m'a révélé : une femme doit se risquer de toucher sa peau avec ses lèvres. »

L'idée était assez étrange, mais après tout, qui aurait pû deviner à l'époque qu'une flèche dans le talon d'Achille pouvait causer la perte d'un invincible héros ? Pour ne pas terminer sur cette note saugrenue, la Bengali ajouta :

« Il est probable que l'arc Gandiva est déjà cherché par différentes personnes. Le sage Vidur m'a confirmé que mes questions lui avaient déjà été posées, et j'ai vu un escalier de glace au Bodhgaya, un escalier formé par le cosmos ... »
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Médusa

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Dim 15 Déc - 17:33
Chacun y allait de sa petite phrase assassine en direction de Yank. Ondine d'abord, Malakoda ensuite et enfin Maze. Biensur il était facile pour eux de critiquer, c'était Yank qui avait prit les plus gros risque en réalité. Il avait avait parié sa vie pour saisir une chance infime d'avoir des infos sur ce Skanda. Les autres auraient fait quoi ? Ils auraient provoqué le dieu hindou ? Et ils seraient morts comme des cons de manière inutile qui plus est. Même si le Marinas avait échoué, il avait au moins tenté sa chance et pas joué les kamikaze aveugle juste par principe.

Outch !!!

C'est le seul son qui sortit de la bouche du Marinas quand le dieu en colère fit presque volé tout ce qui se trouvait dans la pièce en éclat, projetant le requin contre le mur comme un vulgaire sac de chiffon.

« On est encore en vie ! » Susurra Ëlle à l'oreille de Yank, toute contente de ne pas avoir été châtié pour la faute du Marinas. Cependant ils n'étaient pas tout deux sortie d'affaire, en effet Laksha arriva à son tour pour faire son rapport, apportant de nouvelles informations. Peut être cela allait il influencé le dieu dans ses décisions, alors Yank restait immobile, vautré contre le mur en attendant de savoir à quelle sauce il allait être mangé.




Hrp = Désolé, pas d'inspiration...
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Ex-Poséidon

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Jeu 19 Déc - 13:36


Ira furor brevis est   
La colère est une courte folie.






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Malaka, Maze, Yank
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...
...
Tout est en place. L'Atlantide a ressurgi, la Paradius City est construite, les troupes sont reformées. Il est temps pour Poséidon de jouer ses pions et de partir à la conquête du nouveau monde, celui laissé après 30 ans de repos.


Tu me regardes et me juges sans cesse, m'incitant à me rabaisser à cette espèce humaine. Tu me vois exploser, me terrant dans des états les plus fous, avant de faire régner en toute impunité, désordre et mépris. Tu t'attends sans cesse à me voir bondir vers toi, espérant que je loupe la marche et que je sombre une fois encore dans l'incontrôlable délire que me confère ma puissance.

Mais j'ai appris à te connaître, à te dominer et à te combattre, sans répit, jour et nuit, tout au long de ma si longue vie. Pour te chasser de mes pensées, j'expire lentement et au loin, la débâcle provoquée par l'ouragan se dissipe, au point de laisser le soleil reprendre ses droits, au milieu de son ciel lentement dégorgé du noir et du gris. Puis, je desserre les poings, je déride mon visage et passe une main dans ma chevelure qui se remet à flotter paisiblement dans le vide. Les débris de verres autour couvrent le sol d'un éclat pourpre, reflétant les tapisseries du plafond, orné de rouge et de satin.

Tu attends de moi bien plus que je ne peux te donner, mais tu ne le sais pas. Tu as toujours voulu faire de moi ton esclave, ton fils illégitime, ton point d'incidence en plein cœur de ma solitude volontaire. Mais je t'ignore tant que je le veux encore. Tu n'as d'autres choix que de m'admirer quand je claque des doigts, signal distinct faisant apparaître cinq serviteurs issus des eaux ruisselantes encore dehors. Tous faits d'un visage identique, seul leur coupes de cheveux varie pour les différencier. Mais personne ne les remarque. Ils ne parlent pas et ne connaissent que le silence de leur efficacité. Sans un mot, à travers un seul regard, ils s'arment de balais et d'instruments divers dans l'unique but de redonner à cette pièce son éclat passé.

Me tournant enfin, je fixe à tour de rôle les marinas présents, de Yank à Laksha, en passant par Maze et Malokoda tout en t'ignorant de plein fouet. Mes yeux ne veulent rien dire. Ils ne font qu'insinuer la lassitude que j'éprouve envers le monde. Tu désires surgir de mes lèvres pour hurler des ordres. Cependant, tu n'as plus ta place ici. Je délivre donc mes propres mots de ma bouche jusqu'ici scellée :

▬Puisqu'il en est ainsi. Nous aviserons. Yank, rends toi où cet escalier de cosmos prend vie et suis le. Si Skanda a besoin de toi, il ne te laissera pas mourir. 


Je te dévisage dans toute ta splendeur pour agir contre ton gré. C'est ainsi que je lève la main et de ma force je relève le marina encore échoué contre le mur. Je tourne ensuite mon attention vers Les deux généraux :

▬Maze, tu accompagneras le requin pour être sûr qu'il ne se laisse pas droguer une fois de plus. De même, renseigne-toi auprès de la population locale pour tenter de récupérer des informations sur cette pandémie divine... 


Je me rapproche de ma Bangali, je lui caresse les cheveux et hume allègrement son parfum exotique sans pour autant lui attribuer une once d'attention particulière :

▬Malakoda, pars en compagnie de Laksha pour trouver cet arc. Il nous le faut. Peut être feriez vous bien de suivre les autres chevaliers. Puisque Ondine et Calysto sont déjà en compagnie des saints, peut être devrez-vous retrouver la trace des guerriers de mon frère ainsi que des renégats de ma nièce... 


Ma voix se dissipe, le calme s'est enfin installé. Seul le raclement du verre par les balais et la légère brise frappant les carreaux détruit brise le silence. Alors que chacun sait quoi faire, je m'évapore dans le néant, mon silhouette n'étant à présent que fumée. Je t'ai défié une fois de plus, et j'ai manqué de perdre à nouveau. Je te hais comme jamais, pourtant je t'ai dominé. C'est toi que je vois et que j'appelle : Colère.

To be continued ...


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Médusa

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Sam 4 Jan - 19:33
Hrp = Petit post mais comme personne répond à Popo, je prend vos tours mr Red le retour



Le dieu semblait en colère, très en colère et il y avait de quoi. cela semblait même avoir tétanisé de peur tout les marinas présents au point que personne ne bougeait ou ne disait mot. Poséidon dans sa fureur lâcha ses ordres comme autant de flèches dans les cœurs de ses serviteurs. comme le dit l'adage "Que cela soit écrit et accomplit".

Ok...

Sans un mot de plus, Yank se releva, lui qui était encore contre le mur suite à la vague de cosmos du dieu. Puis sans plus cérémonie, il se retourna et quitta la pièce en direction de l’ascenseur, suivi de Ëlle. Tout deux n'attendirent même pas Maze puisque personne ne semblait réagir. Le Requin allait prendre un peu d'avance...

Ding...

Quand les portes de l’ascenseur se refermèrent sur lui, il esquissa un sourire que seul Poséidon pouvait voir de par sa position face au couloir. A l'instant le dieu ne put surement pas déterminé si c'était amical ou si c'était de la défiance. Le Marinas était peut être déjà gangrené par le mal...
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Lun 13 Jan - 11:41


**********
Atlantis ; ta beauté est sans égale.
Océans ; vos secrets sont légion.
Ecaille ; ta puissance m’intimide.
Gardien ; tes dires sont tristesse.

Convocation ; l’excitation m’envahit.
New Atlantis ; ma destination dévolue.
Liberté ; délicieuse évolution aquatique.
Silence ; ma solitude est un doux repos.

Improbable cité, supportée par les flots.
Surréaliste tour, surplombant les hommes.
Des gardes, aux manières surprenantes.
Un ascenseur, montant vers les cieux.

Majestueuse salle ; mon corps se fige.
Divin charisme ; l’admiration me gagne.
Ecrasant Cosmos ; l’intimidation s’installe.
Respect ; je me présente à toi, Ô Souverain.
**********

Depuis une semaine, Hakon errait en compagnie du prêtre de la salle des Ecailles. Ce dernier lui apprit l’essentiel à savoir sur la cité sous-marine d’Atlantis, ainsi que sur ses guerriers les plus redoutables : les chevaliers des mers, autrement appelés « Marinas ». Le jeune homme était successivement tiraillé entre l’émerveillement et la tristesse, selon les sujets abordés par son accompagnateur. Les récits des conflits passés ne lui plaisaient guère ; il ne comprenait pas la propension des hommes à générer des guerres inutiles, et encore moins que les dieux puissent également s’adonner à de tels passe-temps.

Ce jour là, le prêtre fit part à Hakon des derniers évènements ayant ébranlés les domaines du seigneur des sept mers : d’anciens dieux hindous s’étaient éveillés, semant mort et destruction sur leur passage. Il lui indiqua un lieu, dans lequel il devait absolument se rendre, et lui confia une carte marquée d’un trident d’or, ainsi qu’une toge cérémoniale de couleur rouge sombre. Ses recommandations finirent par une mise en garde contre le caractère, parfois impulsif, du maître de l’Atlantide.

Poséïdon… Il allait rencontrer le grand souverain du monde aquatique : cette pensée le fit frémir, instillant en lui un doux mélange d’impatience et de crainte.

Hakon était de plus en plus émerveillé par son écaille : l’énergie de cette dernière fusionnait avec son cosmos, lui conférant des capacités jusqu’alors interdites. Alors qu’il nageait à vive allure vers la surface et le lieu de son rendez-vous, il éprouvait un sentiment de quiétude : il n’avait jamais été très proche de ses semblables ; le calme des fonds marins lui rappelait ses longues marches solitaires. Alors que la surface approchait, il ne put réprimer une pensée mélancolique pour son amour perdu : peut-être aurait-il du la suivre… Que serait-il advenu d’eux dans ce cas ?

New Atlantis : le jeune homme fut subjugué par la taille colossale de cette cité flottante et de ses gigantesques immeubles. Cette architecture était-elle l’œuvre des hommes ou bien celle des dieux ? Avant d’aller plus avant, il se sépara de son écaille dans les eaux calmes et paisibles ; il la rappellerait à lui lorsque le moment serait venu. Il préférait demeurer discret et enfila, à cet effet, la sombre robe fournie par son guide. Le tissu était étrangement sec : Atlantis et ses mystères ne finiraient pas de l’étonner. Capuche rabattue sur sa tête, il arpenta le dédale de rues du quartier administratif, avant d’arriver devant l’entrée du building principal. Le service d’ordre allait l’arrêter, mais se ravisa à la vue de la carte marqué du trident d’or.

- « Dernier étage. », dit un des hommes armés, en ouvrant le lourd battant de la porte.

La montée de l’ascenseur lui semblait interminable. Son cœur battait à un rythme soutenu, martelant sa poitrine : l’anxiété le gagnait peu à peu. Gong d’arrivée : les portes s’ouvrirent et le jeune guerrier fut invité à entrer dans la salle du Conseil.

L’atmosphère était pesante et l’air vint à lui manquer. Durant une poignée d’interminables secondes, il fut figé sur place, comme plaqué par une force invisible. Le plus petit de ses muscles refusait de lui obéir. Les protagonistes réunis dans cette salle, tous dotés d’un charisme certain, rayonnaient d'une énergie oppressante. Avec force concentration, Hakon réussit à reprendre l’ascendant sur son angoisse et à avancer d'un pas lent vers la table de réunion. Il retira sa capuche et inclina la tête en signe de respect. D’une voix solennelle, il prononça les mots suivants :

- « Il semblerait que ma convocation ait été quelque peu tardive... »



HRP:
 
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Lun 20 Jan - 15:31

Un des hommes est encore entrain de balayer, alors que les deux autres, fruit d'une similitude parfaite, sont occupés de lustrer avec ardeur les vitres. On aurait cru voir des humains, mais quiconque ayant vécu un temps soit peu en Atlantide aurait compris que ce n'est pas le cas. Il sont d'une servilité indiscutable, autonomes et pratiques, ne rechignant au travail, ils ne connaissent ni la fatigue ni la peine. Et puis, ce n'est pas la première fois que les constructions explosent, s'effondrent et succombent aux caprices du dieu. Étrangement, aucun d'eux n'a fait de bruit lors de l’exécution des diverses tâches. Ils n'ont pas pris état de fait que quelques marinas encore secoués par la puissance du maître, ont demeuré ici, plusieurs minutes avant de décamper sans demander le moindre reste.

Pourtant, lorsqu'un autre guerrier s'est présenté dans la pièce, l'un des techniciens de surface s'est arrêté net dans son action. Il s'est relevé de sa position avilissante (à quatre pattes), avant de rejoindre rapidement celui qui ne s'est pas présenté. D'une voix plate, monocorde et basse, il a adressé une enveloppe tout droit sortie de son veston impeccable, malgré le dur labeur :

« Notre majesté avez anticipé.... votre venue. Elle a ordonné que ce mot vous soit remit après votre arrivée et avant votre départ... »


On aurait pu attendre quelques précisions de sa part, un petit mot de distinction, mais rien. Il semble avoir été programmé pour cette action en cette instant, et pour rien d'autre. Aussitôt, il a reprit sa posture précédente et a poursuit le récurage de la moquette. La pièce était presque flambant neuve. Ils ont un fait travail remarquable comme toujours. Mais n'était-ce pas ce qu'on pouvait attendre des serviteurs du maître ?
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Mar 21 Jan - 9:09


**********
Calme oppressant ; énergie subsistante.
Combats récents ; saleté demeurante.
Divins pantins ; méticuleux travaux.
Absurde situation ; rougeoyante honte.

Temps suspendu ; Irina se joint à moi.
Décor effacé ; la neige envahit l’espace.
Mémoire passée ; nous sommes harmonie.
Cœur meurtri ; notre étreinte est volatile.

Un messager ; une divine missive.
Une phrase ; mon Seigneur ordonne.
Une résolution ; je ne te décevrai point.
Un départ précipité ; l’Europe se dévoile…
**********

Remis de ses émotions, Hakon constata que la vaste salle de réunion était dans un désordre inacceptable, pour un siège décisionnel d’un tel standing. Il avait été trompé par la puissante énergie résiduelle imprégnant le lieu. Alors qu’il constatait qu’il n’était entouré que par des serviteurs domestiques, ses joues prirent une teinte rosée : son erreur de jugement était empreinte de ridicule…

Pendant que les laquais du Seigneur des mers s’affairaient, pour remettre en état la scène d’une probable altercation passée, le jeune homme sombrait peu à peu dans la rêverie. Ses pensées étaient tournées vers la femme de son cœur : la tendre Irina. Le présent s’estompait au profit d’un ballet enneigé et d’une danse passionnée. La mélancolie l’enveloppait peu à peu de son manteau de regret et de tristesse…

Inconscient du temps écoulé, Hakon se ressaisit toutefois avant de sombrer dans une irrémédiable atonie. Sa promesse devait le mener vers l’avant ; lorsque le destin le déciderait, il pourrait de nouveau enlacer son précieux Ange. Tandis qu’il allait rejoindre l’ascenseur, un des commis lui remit un pli cacheté. L’enveloppe était d’une qualité exceptionnelle ; un trident d’or ornementait sa face avant. A l’intérieur, un carré en bristol sur lequel étaient inscrits les mots suivants :

     « Château de Lochranza »

Le Maître des océans était pour le moins concis. Hakon ne put réprimer un léger sourire : Poséïdon et lui étaient, à l'évidence, semblables sur ce point. Alors que le jeune guerrier se demandait comment rejoindre le lieu désigné et quelle serait la nature de sa mission, le technicien de surface lui indiqua qu’un jet avait été affrété pour l’Europe. Sa destination : l’aéroport de Prestwick, en Ecosse…



====> Château de Lochranza

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[RP GS] Bellum omnium contra omnes