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Mar 3 Déc - 22:57
A l'Ouest, c'était ce que le singe avait préconnisé. Eaque avait erré pendant un bon moment, et se trouvait désormais bien à l'orient du Bodh Gaya. Il arriva enfin dans un désert, et sentit que c'était là sa destination. Le spectre avait transporté la précieuse conque dans sa main avec beaucoup de vigilance. Il ne prenait pas cet objet à la légère, même s'il lui avait été confié par … un singe.

Il n'y avait personne, et cela arrangeait plutôt Eaque qui préférait être tranquille pour la suite des évènements. Il avisa un rocher plus éminent que les autres, balaya le sable d'une main et posa la conque sur le support apprêté. Ce qu'il allait faire, il le savait, peu de spectres auraient été enclins à le réaliser. Pourtant, en Inde, lorsqu'un objet disposait d'une âme divine et était susceptible de vous aider, il fallait lui montrer du respect.

* J'aurais bien aimé voir quelqu'un comme Staz à l'ouvrage. Cela aurait été distrayant. *

Le juge du Garuda prit une grande inspiration et s'agenouilla devant la conque. Il la contempla en se disant que l'esprit qui l'habitait avait certainement des milliers d'années d'existence. Rares avaient été les occasions où il avait prié un objet de l'aider, à vrai dire cela remontait à très loin. Lui qui respectait sincèrement peu d'êtres, il lui était encore difficilement concevable de vénérer un objet, surtout si celui-ci n'avait pas de lien direct avec son Seigneur Hadès.

« Il n'en n'a pas toujours été ainsi. »

Dans les temps anciens, alors qu'il était encore un aventurier voyageant sur les mers, lorsqu'il était encore le roi des myrmidons, le peuple l'admirait pour ce que le commun des mortels appelle la piété. Les dieux l'avaient en estime, et lorsqu'il demandait leur clémence pour les humains, ils l'accordaient. Il n'avait pas alors ce dégoût profond des vices, ce regard désabusé sur le monde. La valeur de chaque chose lui semblait plus grande alors. Mais il s'était fatigué de tout cela, d'être raisonnable au milieu des fous, réincarnation après réincarnation.

Le juge détourna la tête et ferma les yeux pour chasser ces pensées. Ce n'était pas le moment d'être nostalgique. Oui, la conque était sûrement un objet respectable. De toutes façons, tous les autres chemins n'étaient que des impasses. La bataille était inégale pour le moment, et l'armée infernale, dans l'état où il la connaissait, ne pouvait attendre l'aide ni de ses dieux, ni de ses anciens ennemis. Il n'avait pas le choix.

« Je ne sais qui est ton créateur, ô Conque. S'il m'était possible de t'invoquer par le nom de ton illustre maître, je le ferais certainement avec emphase, et je pourrais te montrer tout le respect qui t'es dû dans la grâce du savoir. Mais je ne puis me fier qu'à ce que je devine … Je te prie de me pardonner mon ignorance et m'accorder néanmoins ton aide, étincelle divine, au nom du devoir et de l'honneur. »

Le Garuda se releva alors et prit la conque entre ses mains. Un doute commençait à l'effleurer. Et si le fait de souffler dans cet instrument ne faisait que le mener à sa perte ? Mais cette pensée était lointaine, comme se faufilant loin, très loin à l'horizon. Il la fit sonner sans l'ombre d'une hésitation.
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MJ GSMaitre du jeu

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Jeu 5 Déc - 18:58
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Le spectre souffla dans la conque, sans commettre la moindre erreur, une fumé blanche grandissait autour du jeune homme, un sentiment doux et agréable se dégageait de ce brouillard. Lentement tout disparaissait vers le ciel, et une porte apparu sous les yeux du spectre d’Hadès, le juge du Garuda.

Le fait que ce dernier possédait dans ses veines le « poison » que lui avait offert Kalî changea la routine. Cette fois le silence, la porte ne brilla pas, elle était pourtant d’une teinte sublime et parfaite, le rideau de soie rouge était toujours là. Toujours aussi inquiétant.

Une pluie fine commençait à tomber, et rien ne venait à la rencontre du juge des enfers. Rien jusqu'à ce que la silhouette d’un homme, tout vêtu de blanc ne se montra aux yeux du spectre. La démarche assuré, il marcha en suivant le rythme d’une mélodie impérial. Soudainement, il utilisa un arc banal pour lancer une flèche qui effleura la joue droite d’Eaque, puis une autre pour l’autre joue, deux éraflures se dessinèrent alors que le mystérieux personnage arriva devant sa « victime », l’air sérieux, il rangea l’arc, et les mains jointes inclina le buste devant celui qui venait de faire sonner la conque.

-«  Mes respects Ô toi qui fait partie des élus ! »

Il ne fit aucune référence aux deux flèches qu’il avait lancées avec succès sur son interlocuteur, car s’il était un élu, alors il devait posséder la sagesse, et il devait savoir pardonner. C’était l’une des grandes leçons de son grand frère. Un léger sourire sur les lèvres, l’individu reprit la parole en redressant son buste.

-«  Sais-tu qui je suis ? Je suis ici pour t’aider. Et par conséquent je suis prêt à écouter tes doutes, et à éclairer l’ombre qui s’empare de ton esprit. »

Un bras le long de son corps, l’autre était plié en angle droit, sa main était contre sa poitrine, tenant un morceau de tissu appartenant à sa tunique.


La Porte:
 
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Sam 7 Déc - 22:33
Avec une anxieuse concentration, Eaque contemplait les effets de l'appel de la conque. L'objet devait avoir accepté ses prières car une porte sculptée apparut. Le juge reconnut la figure de Vishnu au-dessus de la porte, et sans doute les représentations autour de lui étaient des compagnons divins du dieu, ou peut-être encore des aspects de son être, selon ce que le roi d'Egine se souvenait. Puis il y eut une musique, et quelqu'un approcha. Le Garuda se tint prêt à toute éventualité, mais ne put échapper aux flèches qui éraflèrent ses joues.

* Comment est-ce possible ? Je suis capable d'attraper à mains nues une flèche arrivant sur moi à Mach 5 sans effort. Mais là, je n'ai rien pû faire. Cet archer est d'une habileté incroyable, il a à peine élevé son cosmos … Comment … Qui ?! *

L'étranger s'inclina pour le saluer, mais Eaque ne lui adressa en retour qu'un regard furieux. Qui qu'il soit, l'étranger l'avait accueilli d'une manière que le spectre n'appréciait pas du tout. Le juge n'avait fait montre d'aucun signe d'agressivité ou d'irrespect pour mériter ce genre de plaisanterie aussi gratuite que douteuse. C'était simplement arrogant, sans compter que maintenant il avait deux belles décorations sur les pommettes, ce qui était franchement malin.

« Qui tu es, me demandes-tu ? Un sacré raseur, si tu veux mon avis. Tu n'as pas l'aura d'un dieu, mais je dois avouer que tu as une science assez impressionnante du maniement de l'arc. »

Ce disant il réfléchissait, les sourcils froncés de contrariété. Qui pouvait donc bien être cet archer ? Il y en avait tant d'illustres en Inde, mais aucun humain n'avait été plus habile que …

« … Arjun d'Hastinapura, troisième fils du roi Pandu, vainqueur de la bataille de Kurukshetra. Ainsi donc, c'est à ce point, les divinités hindoues t'ont appelé pour ce conflit ? »

Eaque le considéra pendant un instant en silence … Il avait sans doute devant lui un combattant hors paire, qui de plus était protégé par Vishnu et son père Indra, les dieux auxquels Eaque était redevable d'une certaine maîtrise de son pouvoir. L'archer blanc avait bien des raisons de se sentir à l'aise. Le Garuda prit une inspiration, avant de prononcer d'une voix amère.

« A quoi jouez-vous ? Kalî est venue détruire le palais de la Grande Prêtresse de mon Ordre, et est venue pour nous faire boire à une enfant répondant au nom de Mohana et à moi un poison en prétendant que nous devions venir avec elle. A quoi tout cela rime t-il ? »
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MJ GSMaitre du jeu

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Lun 9 Déc - 19:50
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    Arjun esquissa un petit rictus lorsque son nom s’échappa des lèvres de son interlocuteur. Le dessein salvateur du grand seigneur était parfaitement droit. Le monde serait sauvé. Il se doutait que ses manières ne plairaient pas aux premiers abords au spectre, mais il n’avait pas le choix. Et ses agissements étaient tous fait dans un seul but.  Lorsque la colère de ce dernier s’évapora, l’archer prit la parole.-«  Ma place n’est pas dans ce conflit, je ne suis que tes yeux dans cette bataille. »Il reprit son souffle, sa voix monocorde flottait dans les airs comme une poésie, il balaya de son regard les environs, ce désert, puis la porte céleste. Celle qui offrirait la délivrance, qui permettrait de connaitre la vérité sur le monde, de savoir si les dieux actuels sont capables de rependre la justice. De savoir s’ils sont capables de sauver le monde de la dérive actuelle. Lui avait déjà accompli sa bataille. -« La déesse Kalî n’a tué que celui qui se croyait plus grand que les mortels ! Pourtant sa force lui permettait de t’abattre toi et les tiens. Eaque, toi qui représente l’oiseau divin. Ecoutes mes paroles, car elles seront ta lumière. »Le légendaire guerrier se tourna, et était maintenant de dos à Eaque, et sa voix devenait de plus en plus grave et solennel.-«  Mais avant, il faudrait que tu fasses exploser ton cosmos, jusqu’à son paroxysme… Ainsi le pouvoir du sang de Kalî s’enclenchera.  Tu ne dois pas douter de moi, ni penser que mes flèches t’ont humiliées. Car tes actions futures seront grandes ! L’Inde et les gens que tu aimes te remercieront du fond de leur cœur par la suite. »
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Sam 14 Déc - 19:50
Le spectre du Garuda écouta ce que Arjuna avait à lui révéler. La voix de celui-ci était étonnament agréable, et il était difficile de se concentrer sur ses raisons que sur la musicalité de ses paroles. C'était un être calme et radieux de sagesse, et il s'en fut de peu pour qu'Eaque baisse sa garde. L'archer n'avait pas l'intention de prendre part à la guerre qui se préparait, aucune agressivité n'émanait de lui.

Mais vraissemblablement sa mission était de ramener Eaque dans son camp en élevant son cosmos et en acceptant le sang de Kalî, chose qui amènerait au roi d'Egine gloire et satisfaction. Cependant, alors qu'il finissait, Arjuna ne sut trouver les bons mots pour convaincre l'impulsif Garuda, et la belle mélodie finit sur une note qui gâcha tout.

« Un moment, j'ai une question à te poser. »

Un sourire cynique se dessina sur les lèvres du juge, une flammèche d'irritation luisant au fond de ses prunelles violâtres.

« Est-ce que par hasard tu te moquerai de moi, fils de Kunti ? »

« Crois-tu que malgré ce que je sais alors que  l'expérience de mes réincarnations je sois encore dupe des illusions telles que celles que tu me fais miroiter ? La gloire, le bonheur de ceux que j'aime, tout cela n'a que peu de valeur à mes yeux en comparaison de l'estime de mon dieu, le Seigneur Hadès ! »


Un sourire en coin, Eaque jaugeait Arjuna. Est-ce qu'il comprenait qu'il avait affaire à un spectre qui voyait les âmes des damnés être dépouillés de toutes ces agréables vanités dans les tourments qu'on leur infligeait dans les huit prisons ? Ne restaient plus que les liens, les chaînes qui reliaient parfois les êtres les uns aux autres, il n'y avait que ça et rien d'autre.

« Toi qui prétends être mes yeux, tu ne sembles pas seulement me connaître, et certainement, tu connais encore moins la jalousie du Seigneur des Enfers. »

Le juge ne fit aucun geste, mais se tenait à distance.
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MJ GSMaitre du jeu

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Ven 20 Déc - 17:18
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    L’archer savait qu’il ne possédait pas le don oratoire comme Krishna. Pourtant la situation était presque calquée sur celle qu’il vécut lorsqu’il se trouvait sur son char, la troupe adverse devant lui, une armée menée par Bishma, par son maître, et de nombreux guerriers dont le respect qu’il leur portait était infini. Pourtant avant de lever son poing, le doute s’était épris de cœur. Et seul le respect à la justice, et les leçons du seigneur lui permirent de déchirer cette peur.

    Lorsqu’ Eaque déclara qu’Arjun se moquait de lui, ce dernier utilisa un simple geste de la tête pour lui répondre négativement. Lui aussi, esquissa un sourire plutôt charmeur en levant une main vers le ciel tout en répondant.

    -« Mes paroles ne visaient pas à te contrarier, Ô Juge du Garuda ! Comment oserai-je, alors que dans le monde entier vos mots portent plus loin que les miens. »

    Sa main retomba lentement, la voix chantante l’archer s’approcha du guerrier d’Hadès, celui-ci exprimant sa loyauté envers son seigneur, le dieu des enfers.

    -« Je pourrai te dire que l’effet du sang de Kali peut faire son effet à tout moment. Mais cela ne serait pas joyeux, alors, laisse-moi te confirmer que le seigneur que tu sers recherche un Arc, la Gandhiva. Cet arc est l’unique clé pouvant ouvrir cette porte. »

    Les mains dans le dos, le Pandava se plongea dans une longue réflexion avant de reprendre.

    -« La Gandhiva permettra au monde de retrouver l’harmonie perdu depuis des années. Et nous le cherchons également. Alors pourquoi trembler ? Le dieu des enfers t’aurait déjà ôté la vie, s’il ne souhaitait pas te voir agir avec nous. »

    Faisant les cent pas, le fils de Kunti reprit son souffle pour d’une voix calme continuer son monologue.

    -« Tu dois lutter pour la justice divine, et retrouver cette arme au plus vite. La jalousie de ton seigneur n’aura pas de prise si tu reussis, un dieu sait pardonner, sinon, il n’est pas un dieu.
    »
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Sam 21 Déc - 17:05
Le vent chantait autour de la porte de pierre, se mêlant à la voix mélodieuse de l'archer vainqueur de Kurukshetra. En d'autres temps, il aurait été agréable de s'asseoir autour d'un feu pour se raconter les anciennes batailles du passé, les temps héroïques sous le regard de l'univers qui brillait à travers les éthers purifiés du désert. Mais Eaque ne parvenait pas à apprécier les paroles de son glorieux interlocuteur.

Le visage d'Arjun était la semblance du miroir de la sincérité. Plus que de se laisser convaincre, on aurait souhaité le croire. Et pourtant, Eaque savait que le plus loyal des guerriers pouvait être contraint au mensonge par la nécessité. Partagé entre méfiance et respect, le roi d'Egine fixait intensément son regard sur Arjun, comme s'il pouvait ainsi dissiper la brume du doute. Enfin, il admit à mi-voix :

« Je sais pour le sang de Kalî. Je le sais depuis le début ... »

L'illusion de se croire plus fort que le poison de la terrible déesse n'avait été qu'une façon de se persuader à avancer jusque là, jusqu'au pied du mur. Le Garuda gardait la tête haute dans cet aveu, même si un soupçon de colère et de frustration brillait au fond de ses pupilles noires.

« Il n'y a qu'un choix qui s'offre à moi : l'accepter ou y succomber. La liberté a beau avoir de l'amertume, elle est une chance, et je ne la laisserai pas passer, crois-moi, Arjun. »

Sur ces paroles lapidaires, le juge se replongea dans les tourments du choix cornélien. Tout à son jugement, il ne bougeait guère, grand oiseau de métal immobile dans le désert.

Les images venaient à son esprit. L'armée décimée d'un Empereur qui ne semblait pas en pleine possession de ses moyens, quoi qu'en laisse penser la prêtresse au visage toujours aussi admirablement indéchiffrable. Eaque ne pouvait blâmer la dame noire de faire comme si, c'était même son devoir. Mais il était un moment où la vérité ne pouvait plus être cachée. ette présence inconnue au château, cette lueur violine étrangement familière et impossible à définir. Les clés des Enfers qui lui revenaient de droit, introuvables.

Et du côté de l'Inde, il y avait l'image d'un peuple de justes opprimé, un monastère qui avait donné asile à ses hôtes pour chaque nouvelle guerre sainte. La fiole de sang bouillant et son rouge incandescent, ce poison qu'on lui avait fait impitoyablement boire contre son gré. Enfin le légendaire arc Gandiva, qu'il pouvait presque voir tant il en avait entendu parler ...    

« Que Hadès n'ait pas sacrifié cette vie par crainte de la trahison n'est pas un argument, Arjuna. »

« Il n'y a pas qu'une seule justice divine, il y en a autant que les astres au-dessus de nos têtes, car chaque dieu est juge en son royaume. Seule la justice de mon monarque m'importe. »


Les phrases étaient sobres, sans remarques inutiles. Le visage d'Eaque était celui d'un homme qui n'a qu'un seul objectif dans l'existence, et qui à l'heure d'une difficile décision ne le perdait pas de vue. La balance était en parfait équilibre, son fléau prêt à basculer d'un côté comme de l'autre. C'était la parole d'Arjuna contre le silence assourdissant du dieu Hadès.
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MJ GSMaitre du jeu

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Dim 22 Déc - 22:44
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    -«  Tout à fait, il n’existe qu’un choix, qu’un fleuve à suivre. »

    Le guerrier Hindou replaça sa tunique, d’un geste habile, et majestueux, il prit place près de la porte, en position de lotus. Ses mains se posèrent lentement sur ses genoux. Il avait entendu les mots de son interlocuteur, son orgueil semblait être comme un os impossible à ronger. Pourtant il devait accomplir ce miracle. Le sang de Kalî n’était qu’un raccourci. Le seigneur n’avait pas dans ses habitudes d’agir ainsi, il n’aimait pas forcer la main, hélas, Arjun ne possédait le talent de transformer ses mots en flèches précises touchant l’âme de ses interlocuteurs. Loin de là, lui était un guerrier agile, pris dans le tourment des sentiments. L’archer s’approcha de la porte céleste, et s’assit devant le rideau en position de lotus, et invita Eaque à le rejoindre avant de mettre ses mains sur ses genoux et de réfléchir.

    -«  La Gandhiva, ton Monarque la recherche également. En la trouvant, tu trouveras la justice. Que ce soit celle du seigneur Hadès ou celle que nous recherchons. »

    Arjun laissa un silence prendre place, il planta son regard dans celui d’Eaque. Soufflant, et se demandant ce qu’il pouvait faire de plus pour que la pensée de ce dernier s’installe dans les rails de l’harmonie du monde. Peu de gens y étaient parvenus, mais le sang qu’il avait bu devait l’aider. Il savait que la connaissance était compliquée à atteindre. Les yeux de l’archer exprimaient une force étrange, comme si par ce lien invisible il essayait de lui transmettre la vérité.

    -«  Tu dois mettre ton orgueil ton coté, la guerre qui se prépare n’est pas une opposition contre le mal ; mais simplement pour que le monde connaisse la vérité, que les hommes ne s’éloignent plus du prisme divin. Celui là-même qui permet comme tu le dis d’offrir une multitude de justice. Cette guerre permettra aussi d’éradiquer ceux qui souhaitent s’emparer de cette vérité pour la voiler d’injustice. »

    La voix d’Arjun exprimait une conviction forte, rare, comme si elle voulait donner le sentiment que le futur qui attendait Eaque était une mission bien plus grande que celles qu’il avait pu accomplir jadis. Dans sa main, apparu un parchemin qu'il offrit à Eaque. Il était écrit dessus de nombreuses informations qui lui seraient utile pour retrouver l'Arc divin.
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[event] Un peu plus à l'ouest, professeur Tournesol