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OblivionSpectre de la Mante Religieuse
Spectre de la Mante Religieuse

Date d'inscription : 15/02/2013
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Double Compte : Ntikuma

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Sam 12 Juil - 22:15
-Comment peux-tu me faire ça?! Après tout ce que j'ai fait pour te sauver!




-Je n'ai pas fait ce choix de bon coeur, Oblivion, tu ne comprends pas ce qui se passe...



-Alors maintenant tu me prends pour une imbécile? Tu préfères rester ici et m'abandonner à nouveau, voilà ce qui se passe!


-Ce n'est pas ça!

Moi et Vermalis sommes juste à l'entrée de Jamir, passé le pont par dessus les pics et les corps de -vous connaissez l'histoire pas besoin de raconter.- Encore une fois, Vermalis est entré seul, m'a demandé de l'attendre dehors, mais il est revenu sans son armure et avec une mauvaise nouvelle: il ne retournera pas au Sanctuaire.

Quand il me l'a dit, je l'ai giflé tout de suite après. C'est sorti tout seul, en même temps que mon nouveau désespoir, et c'est ainsi qu'a commencé la dispute. Je vois bien que cette soudaine violence de ma part l'a pris de court, mais je suis trop en colère pour penser à me calmer. Pourquoi dois-je le perdre alors que je viens tout juste de le retrouver, de pendant quelques secondes avoir pensé qu'on aurait pu vivre une histoire d'amour qui durerait toute notre vie, qu'on aurait pu échapper à la surveillance du Sanctuaire, vivre comme deux adolescents normaux pour quelques jours. Mais ça n'arrivera pas, parce qu'il veut rester loin de moi.



-Alors c'est quoi, "ça?!" Hein?!

-Mon armure ne m'appartient plus, et Jamir a besoin d'un nouveau chef. Je suis le seul qui puisse le faire, je...

-Je me fiche de tout ça! Si on se retrouve séparé à nouveau, je... je...

Je me cache le visage entre les mains et me met à sangloter. Vermalis s'approche de moi et me prend dans ses bras en m'embrassant les cheveux.

-Je ne veux pas te perdre...

-Ma place est ici, maintenant. Et puis, ce n'est pas un adieu, on peut toujours se revoir.

-Alors, montre-moi comment être un chevalier de Jamir! Je suis prête à perdre mon armure, en avoir une autre, si je peux rester avec toi!

-Tu es une guerrière de génie et une Sainte plus qu'exemplaire, belle Oblivion, mais ça n'est pas possible. Les chevaliers de Jamir sont des espions et le Sanctuaire en sait trop sur toi.

-...

-Pardonne-moi pour te faire souffrir comme ça, mais tu dois être forte, sans moi. Pour moi.



-D'accord... je vais le faire... pour toi.

Je relève la tête et l'embrasse doucement sur les lèvres. Le baiser dure quelques secondes, puis Vermalis se dégage de mon étreinte et tend la main. Je sens son cosmos augmenter, puis un petit bourgeon apparaît dans sa main, puis grandit jusqu'à devenir une magnifique rose blanche, qu'il glisse dans mes cheveux.



-En souvenir de moi. Je t'aime, Oblivion.

-Je t'aime aussi...

-Va, maintenant. Athéna a besoin de toi!

Il agite la main avec un sourire et je tourne les talons pour partir, retenant à grand peine mes larmes. Je tourne la tête pour lui dire un dernier adieu, mais il a déjà disparu.

Je me mets à pleurer. Comment les choses pourraient-elles être pires?
Ah, si seulement je savais...

Je vois quelqu'un approcher rapidement de la tour, passant le pont sans problème. Il s'arrête devant moi, l'air épuisé et le regard fuyant. Il n'est pas du coin, c'est évident.



-Si vous cherchez le chef de Jamir, il est là-dedans, dis-je d'un ton morose en pointant la tour.



-Ah oui, mais non, j'ai en fait un message pour quelqu'un nommé Rage.


Je tilte. Rage. C'est mon vrai nom, celui que je n'utilise plus, mais personne ne le sait ça, à part Rafarunto et Sargas. Le messager me tend un parchemin et repart à la course et j'ouvre le message en fronçant les sourcils. Le contenu est plus qu'intriguant. C'est une demande en duel.



"Viens à Ubar. Apporte l'armure et affronte-moi si tu l'oses, seul le vrai gagnant la méritera."

Puis je vois la signature. Mon cœur manque un battement, un frisson me parcourt, et j'échappe la lettre qui finit sa chute tout en bas du pont. J'ai de la difficulté à respirer et comme un automate, je pars, sans un regard derrière, trop effrayée par... ce qui arrive. Ce n'est pas qu'un simple duel. Je dois vraiment aller à Ubar.

Car la lettre est signée au nom d'Oblivion.

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