InvitéInvité


Revenir en haut Aller en bas
Ven 1 Aoû - 21:05
    Guidecca… Cela faisait quelques jours que le jeune Roman s’y trouvait. Une cage dorée dont il appréciait la sonorité sombre et l’atmosphère silencieuse comme apaisante. On lui avait expliqué ce qu’il faisait ici. Il avait du mal à y croire encore, pourtant, en se regardant dans un miroir, ce pendentif brillant aidait à le convaincre un peu jour après jour. On lui avait prêté une tenu sobre, une tunique au ton de la nuit, une ceinture faite d’un tissu rare de couleur bleu.

    L’enfant qui était actuellement en train de remplacer la véritable Maîtresse des lieux lui avait tout raconté, et sa sincérité si touchante avait atteint son cœur. D’ailleurs tout autour de sa personne il voyait des êtres totalement épanoui, prêt à combattre pour lui, prêt à protéger le monde des péchés.
    Malgré tout, il avait du mal à se rendre compte de tout ça, de cette vie qui était celle d’un dieu… Le jeune Andalou se sentait gêné par tant de respect à son encontre.

    Devant ce miroir, il s’admirait, longuement… Derrière la porte de cette chambre luxueuse se trouvait l’immense salle du trône, un endroit qui l’effrayait, il ne pouvait pas le cacher. Pourtant son âme était rongée par une force terrible qui ne demandait qu’à l’aider, et qui très souvent lui donnait l’énergie d’avancer et d’assumer son nouveau rôle. Soudain, le garçon pour tester avec une certaine curiosité fit naître une aura écarlate autour de lui, et dans sa main apparu comme un songe une épée sacrée qui dégageait une puissance fabuleuse. Le pauvre ne put encore la contenir, et l’arme disparut d’un coup.

    Il se sentait fatigué, et prit place sur un fauteuil. A coté la guitare qu’il attrapa pour en jouer un peu, un air mélancolique qui raisonnait même au-delà du palais ! Devant lui, un tableau de Perséphone. Son absence le rendait encore plus morose, et encore plus beau dans son art. Cependant il savait qu’avec elle, sa muse, il serait capable d’offrir au monde des œuvres tellement belles, que les humains ne seraient pas digne de regarder.

    La profonde tristesse qui émanait de sa musique le fit fermer tendrement ses yeux pour penser à ce monde plein de vices qu’il se devait de sauver, et de délivrer de l’emprise du mal profond. Sa tache était rude, il le savait.
    Soudain, une ombre entra discrètement dans la pièce… S’inclina devant lui avant de prendre la parole humblement.
    -« Votre Altesse ! Il est l’heure de prendre place. On dit qu’à la surface de nouvelles divinités s’éveillent également. »
    Puis elle s’en alla de la même façon, discrètement. Hadès se leva, la guitare en main, et se rendit dans la grande pièce, la salle du trône, le pas gracile il monta une à une les marches, se laissant guider par le génie qui guidait sa main sur la guitare en bois. Un sourire sur le visage alors que le médaillon brillait, et assombrissait encore plus ses cheveux, et donnait à ses pupilles une couleur azure féerique.

    Le dieu des enfers s’installa alors tranquillement sur le trône derrière le rideau de soie, et poursuivit sa triste sérénade.

avatar
AndréaSpectre de la Liche | Modérateur
Spectre de la Liche | Modérateur

Date d'inscription : 14/08/2014
Nombre de messages : 654
Age : 24
Double Compte : Rogos, Xing Huo

Revenir en haut Aller en bas
Mer 20 Aoû - 21:36

La Liche était donc de retour en Enfer... et plus précisément dans le Cocyte, l'endroit-même où elle avait rejoint les autres Spectres à peine une heure plus tôt afin de maintenir les chevaliers damnés scellés dans la glace. La dernière Prison des Enfers était à présent quadrillée par d'innombrables Squelettes qui tentaient de faire le compte des morts échappés avant que le blizzard ne rebouche les crevasses laissées par leur disparition. Ils vérifiaient également qu'aucun des autres damnés ne profitait des fissures pour s'échapper à leur tour, s'apostrophant les uns les autres pour signaler la progression de leur travail. Pauvres Squelettes, eux qui n'avaient même pas de cosmos à brûler pour se protéger du froid mordant... Andréa avait toujours trouvé qu'on sous-estimait leur abnégation et l'importance de leur labeur. Ils avaient souvent tendance à se plaindre, mais n'importe qui dans leur situation ferait de même.
Elle leur cria quelques encouragements lors de son passage. Bientôt, elle eut dépassé les temples des Trois Juges, celui de Rhadamanthe dans la Caina, celui d'Eaque dans l'Antenora, et enfin celui de Minos dans la Tolomea.
Elle arriva en vue du dernier temple, celui de Sa Majesté Hadès lui-même, dans le Giudecca, dernière Sphère du Cocyte. C'était d'ici qu'Hadès dirigeait les Enfers quand il quittait Elysion, et c'était également par là qu'on accédait à ce séjour divin réservé aux vertueux. Pas le temps de s'arrêter pour contempler la lugubre majesté des lieux, sa mission ne souffrait aucun délai. Il n'était guère recommandé de jouer avec la patience d'un Dieu, surtout d'un Olympien comme Poséidon connu pour ses sautes d'humeur dévastatrices, un rien pouvait compromettre leurs chances d'arriver à un dialogue pacifique... Et ils étaient déjà très mal partis de ce côté-là.
« Si j'attrape les abrutis qui nous l'ont mis en colère... » grommela-t-elle en ignorant que lesdits « abrutis » étaient trois et incluaient le plus puissant des Juges.
Enfin arrivée dans l'antichambre de la salle d'audience du Temple du Giudecca, elle fit comprendre aux gardes qu'elle avait un message de la plus haute importance pour le Sombre Monarque, et ils la firent entrer. Andréa se prosterna immédiatement une fois dans la salle, presque face contre terre. Une simple Étoile Terrestre était indigne de la présence du maître suprême des Enfers. Elle ne devait surtout pas chercher à l'apercevoir, à moins qu'il ne lui fasse l'insigne honneur de l'autoriser à le contempler. Kochtcheï était excité comme une puce à l'intérieur de son esprit : lui non plus ne s'était jamais retrouvé en présence d'Hadès, et il lui enjoignait de bien se tenir. Tendue à l'extrême, consciente du piteux état de son Surplis, elle délivra son message :
« Votre Altesse, l'humble servante que je suis est profondément navrée d'interrompre Votre repos. Mais une affaire pressante réclame Votre attention : Votre divin frère, le Seigneur Poséidon, est au Château et sollicite une entrevue avec Votre Majesté. »
Andréa aurait souhaité que cette maudite journée n'ait jamais eu lieu, chaque instant apportait son lot de mauvaises surprises et d'expériences dont elle se serait bien passée.
« Maudit soit le Seigneur des Océans », pensait-elle intérieurement, l'âme parasite en elle approuvant ses griefs. « Vouloir forcer Sa Majesté à fouler le sol impur de la surface... »
InvitéInvité


Revenir en haut Aller en bas
Ven 22 Aoû - 12:44
    Roman, le jeune réceptacle s’était depuis un moment installé sur le trône de Guidecca. Devant lui, cet immense rideau de soie qui le séparait du reste de la salle. A coté de lui une coupe avec des fruits. Il s’empara de quelques grains de raisins pour se remettre en forme. En effet, il n’avait pas totalement conscience de son rôle, de son destin, et du pouvoir qui sommeillait en lui. Cependant, il avait l’impression de connaître tout ça, ce royaume. Puis le portrait de son épouse, sans même l’avoir vu. Pourtant il avait encore du mal à tout contrôler, à tout saisir, comme s’il marchait au milieu d’un profond brouillard. Qui était-il ? Roman, l’artiste andalou ? Ou le seigneur des enfers, Hadès ? Cela le rendait un peu fou.
    Attrapant un verre de nectar, il passait son temps à penser, à rêver dans son habit sombre et autour du cou ce médaillon divin. Les servantes lui avaient conseillé de se reposer, mais lui était impossible de dormir.
    L’empereur but le verre délicatement, un léger sourire sur les lèvres devant tant de pouvoir, de suite après il en était effrayé et son regard d’un azur si clair, si pur transmettait une tristesse infinie.

    C’est alors que le silence solennel et sacré de cet endroit fut brisé par le son de pas léger d’une spectre qui entra. Suivant de son regard cette personne qui semblait impressionné d’être ici. A vrai dire s’il prenait conscience de qui il était et de ce qu’il représentait, le jeune artiste comprenait.
    La spectre se plaça à quelques pas du rideau et se prosterna devant le trône. Mangeant une nouvelle grappe de raisin d’un geste harmonieux, le dieu écouta son soldat lui expliquer la raison de sa venue ici.

    Poséidon ? Fermant ses yeux qui se crispèrent, il essayait de se souvenir, de céder la place à cette connaissance divine qui planait autour de sa tête pour l’aider.
    Selon la spectre, il s’agirait de son frère ! Roman devait reconnaitre qu’hormis son maigre savoir sur la mythologie qui lui confirmait l’affirmation de la jeune femme.
    Puis, il remarqua qu’elle avait son surplis en mauvais état. Il semblerait que son armée ait eu à se battre très récemment. Fronçant ses sourcils et ouvrant les yeux, le Maître du Royaume des Ténèbres n’avait hélas en sa possession que peu d’éléments entre les mains. Le silence doux et froid qui régnait à Guidecca reprit son droit suite aux paroles de la Liche. Un vent léger souffla, faisant légèrement bouger le rideau.
    Lentement, après avoir prit une nouvelle gorgée de nectar, il se leva.

    -« Je te souhaite la bienvenue, spectre de la liche. Ton état est la preuve que vous n’êtes pas inactif… » La voix mielleuse du seigneur s’éteignit un instant avant de reprendre.
    -« Mon souhait le plus cher serait de ne voir aucun d’entre vous ainsi, hélas, l’orgueil de certains vous oblige à combattre pour maintenir la pureté et la justice tout en haut de son piedestal. Grace à vous tous, la vie restera sacré, et ne doit se trouver qu’entre les mains des âmes totalement dénués de vices. »

    Sa main se leva pour scinder le rideau en deux, sur ses joues deux larmes tombaient, comme un fardeau qu’il devait accepter.
    -« Combien d’âmes ont eu le droit de se rendre en Elysion ? Une infime partie hélas. La mort est une inconnue pour les humains. Le sort d’une vie qui s’éteint, n’obtient ici que le reflet de ce qu’il a accompli durant son existence de lumière. » La voix faible, il descendit les marches, une à une doucement, une main tremblante direction de son interlocutrice. Pouvait-il dominer si vite le corps de cet humain sans occasionner de dégât ?
    Roman n’était pas mort, il craignait simplement la suite, s’approchant de la spectre, chancelant il prit appui sur le socle de l’une des immenses statues ornant l’escalier menant au trône.
    Écoute le Maître ! Écoute le Maître ! Tu es un dieu ! En boucle dans sa tête cette voix raisonnait en boucle, faisant gémir le dieu des enfers, ou du moins son réceptacle.
    Essayant de conserver une attitude digne de son rang, Roman essaya de se contrôler…
    -« Sais-tu pourquoi il souhaite me rencontrer ? On m’a rapporté que des spectres se sont rendus dans son Royaume, que s’est-il passé ? » Demanda-t-il sobrement, la voix fébrile ; la main appuyer sur le bloc de marbre pour se maintenir sur pied. Une aura apaisante se dégageait de son âme.
avatar
AndréaSpectre de la Liche | Modérateur
Spectre de la Liche | Modérateur

Date d'inscription : 14/08/2014
Nombre de messages : 654
Age : 24
Double Compte : Rogos, Xing Huo

Revenir en haut Aller en bas
Ven 22 Aoû - 14:07
Hadès lui répondit, d'une voix douce et juvénile. Mais était-ce vraiment son Dieu qui parlait, ou l'humain qui lui servait de réceptacle ? Qu'importe, entendre leur Seigneur reconnaître les efforts de son armée, exprimer son inquiétude et leur rappeler l'importance de leur tâche lui mettait du baume au cœur. Gardant obstinément les yeux fixés sur le sol, Andréa entendit le doux bruissement de la soie qu'on écarte, puis les pas du Dieu qui se dirigeait vers elle. Un pas chancelant, une voix mal assurée alors qu'Hadès faisait part de ses regrets concernant le faible nombre d'âmes dignes d'accéder à la félicité éternelle du paradis qu'il avait créé.
Alors qu'il s'approchait, la Liche ne pouvait plus ignorer ce que ses sens lui rapportaient sur son Seigneur et Maître. Qu'il était jeune, et pas encore éveillé. Qu'en l'état actuel, son cosmos ne pouvait rivaliser avec l'impérieuse puissance de Poséidon. Fallait-il vraiment l'emmener rencontrer le Dieu des Océans ? Si Hadès ne se présentait pas devant lui, Poséidon serait en colère, mais s'il voyait le Sombre Monarque dans cet état, cela ne constituerait-il pas un aveu de faiblesse de la part des Enfers ? Non, cacher leur Seigneur donnerait l'impression qu'ils avaient peur. C'était aux Spectres qu'il incombait d'être assez forts pour le protéger.
« Un Dieu qui aime se travestir, des Squelettes râleurs, des Spectres qui se battent entre eux, une gamine à la place de la Prêtresse, et j'en oublie... Et maintenant notre Seigneur qui n'est même pas éveillé. Qu'est-ce que ça sera la prochaine fois, des Juges trop traumatisés pour se battre ? »
Ses pensées étaient plus qu'impertinentes, mais elle en avait besoin pour réfléchir et se calmer. Depuis qu'elle était Spectre de la Liche, elle avait eu à supporter maintes fois les nombreuses excentricités de l'armée infernale, mais là, aujourd'hui, avec toutes ces choses qui semblaient faire la queue dans le seul et unique but de leur pourrir l'existence... Mais ce n'était pas à elle de décider. Elle avait des ordres, elle remplissait sa mission, mais seul Hadès pouvait décider s'il irait ou non rencontrer son frère.
Face à elle, le Dieu se reprit. Il lui demanda les raisons de la présence de Poséidon à la surface, et elle lui répondit honnêtement :
« Votre Majesté, j'ignore pourquoi Votre frère désire Vous voir, mais il ne le demanderait pas s'il n'y avait pas une excellente raison pour cela. Toutefois, son cosmos que nous avons ressenti au Château ne présage rien de bon. Quant à l'ambassade que Vous évoquez... nous n'avons pas reçu de rapport officiel, mais il semble que cela soit un échec. S'il plaît à Votre Majesté, j'enverrai une Fée auprès des Spectres responsables pour connaître au plus vite la vérité. Dame Mohana, qui remplace la Prêtresse Pandore, m'a simplement ordonné de venir Vous prévenir. La décision finale quant à ce qu'il convient de faire n'appartient qu'à Vous. »
Elle se retint d'exprimer son inquiétude vis-à-vis de sa sécurité, et se tut, attendant de recevoir les ordres ou la réponse du Monarque.
InvitéInvité


Revenir en haut Aller en bas
Dim 24 Aoû - 22:55

    Le jeune Andalou écouta les paroles de la spectre. Tout en essayant de se reprendre, et de comprendre, Roman avait pourtant eu l’assurance de cette petite Mohana que tout irait bien, finalement, et comme elle le lui avait dit, les enfers n’étaient pas le lieu le plus calme, et faisait l’envie de bons nombres de personnes.
    Tellement de jalousie à leur endroit que cela l’attristait vraiment. Depuis qu’il était ici, qu’il avait reçu son titre, qui pouvait se plaindre ?
    -« J’accepte ton offre concernant la fée ! » Répliqua-t-il d’une voix faible. La suite s’annonçait plus compliqué. Poséidon était donc là, et posséder sans doute déjà son corps, cela était drôle pensa Hadès.

    Cependant, le choix n’était pas aisé, mais le seigneur des enfers savait que si la Prêtresse avait fait venir Andréa jusqu’ici en ayant connaissance de la situation concernant son éveil, cela signifiait une menace réelle. Pourtant un petit sourire malicieux se dessina sur le visage livide du Monarque en se disant que Mohana était encore jeune, et qu’elle pouvait également se laissait emporter par la panique.
    Mais cela l’amusait, rencontrer son frère même dans ce costume pas totalement prêt il pouvait cependant lui jouer un bien mauvais tour.
    Malgré son envie, Hadès ne se laissait pas griser, bien au contraire ! Il ne souhaitait guère avancer dans le calendrier logique de son avènement total. Ceci dit, il insuffla dans la cervelle de l’humain quelques consignes, et volontés à laquelle il ne pourrait s’opposer. D’ailleurs en cet instant, le jeune garçon porta ses mains sur son front avec une douleur violente qui le mit à genoux, tout en gémissant.

    Quand il se calma, Roman se releva, la main posée sur le socle de l’une des statues. Il connaissait la situation, et l’avait accepté avec plaisir, cependant le fardeau était parfois lourd à supporter. Tout était si flou pour lui. Perséphone, une nouvelle fois semblait s’être endormie. Un fait qui n’était pas pour le rassurer.
    -« Spectre de la Liche, comme tu le vois, le Seigneur Hadès n’est pas encore totalement présent… Si comme tu le dis Poséidon est ici avec de mauvaises intentions, je vais devoir agir. Mohana et les autres ont été si adorables, que je ne peux pas les abandonner de la sorte. » Ayant connaissance d’une partie de son pouvoir, le réceptacle du seigneur des enfers, fit apparaitre dans sa main un crayon, et un calepin.

    -« Avant de me décider, je vais attendre les renseignements que tu as à me fournir avec l’aide des fées. Peux-tu également savoir ce qu’il se passe en haut s’il te plait ? Mon cœur bat si fort, j’ai un mauvais pressentiment. »

    La voix un peu plus forte, mais toujours teinté d’une forte inquiétude…

avatar
AndréaSpectre de la Liche | Modérateur
Spectre de la Liche | Modérateur

Date d'inscription : 14/08/2014
Nombre de messages : 654
Age : 24
Double Compte : Rogos, Xing Huo

Revenir en haut Aller en bas
Lun 25 Aoû - 11:32
Hadès semblait accablé alors qu'il acceptait la suggestion de la Liche d'envoyer une Fée auprès des Spectres s'étant rendus à New-Atlantis. Andréa exécuta diligemment l'ordre de son Seigneur, matérialisant un papillon fantasmagorique au bout de son doigt, lui murmurant ses instructions :
« Trouve les Spectres qui ont fait partie de l'ambassade chez les Marinas, et fais-leur savoir que Sa Majesté en personne désire connaître le déroulement de leur mission, et les raisons pour lesquelles Poséidon est en ce moment même à notre porte. »

Le messager des Enfers disparut sitôt ses ordres reçus. Elle espérait que celui-ci ne se perdrait pas en chemin, et que la réponse arriverait vite, car le temps jouait contre eux.
La Liche recentra son attention sur Hadès, qui après une période de calme réflexion, sembla soudain en proie à une douleur venue de nulle part, qui le mit à genoux et lui arracha une plainte. Elle dut se retenir de bondir à son secours, s'obligeant à rester dans la même position et à faire semblant de rien. Cela devait faire partie du processus d'éveil de son Seigneur, elle ne devait surtout pas intervenir, elle qui n'était même pas digne de poser les yeux sur son réceptacle, l'humain avec l'âme la plus pure sur Terre.
Cet instant de faiblesse passa, Hadès récupéra bien vite sa contenance, confirmant son intention d'agir et de ne pas laisser tomber ses loyaux Spectres. Un crayon et un calepin sortirent de nulle part pour que le Dieu puisse y écrire ce que la Liche avait à lui rapporter, et sans doute aussi pour y noter le plan qu'il allait échafauder. Il lui demanda également si elle pouvait l'informer de ce qui se tramait « en haut », ce qui voulait sans doute dire « au Château ». Là encore, Andréa obéit immédiatement, faisant cette fois apparaître une paire de Fées. L'une d'elles disparut, sa tâche était de se rendre à la porte du Château afin d'y observer le comportement de Poséidon, tandis que la seconde, restée sur son épaule, lui transmettrait immédiatement ce que voyait, entendait et ressentait la Fée-espionne.
Il faudrait un moment pour que le mouchard infernal atteigne la surface, mais il n'y aurait pas de temps mort : en effet, le papillon qu'elle avait envoyé sur les traces des Spectres ambassadeurs surgit à nouveau devant elle, porteur de leur réponse. Voilà qui était rapide, les Fées étaient vraiment efficaces tant qu'aucun phénomène divin anormal ne venait les perturber.
« Votre Majesté, voici ce qu'il s'est passé à New-Atlantis. Trois Spectres s'y sont rendus par la voie des airs, le Juge Minos et deux Étoiles Terrestres. L'un des deux Spectres inférieurs, inexpérimenté, s'est écrasé sur un navire en voulant se poser, ce qui a mis le comité d'accueil des Marinas de mauvaise humeur. Cependant, le Général qui a reçu l'ambassade, indépendamment de cet épisode, a insulté à plusieurs reprises Son Excellence Minos ainsi que la stratégie de notre armée, avec une mauvaise foi évidente. Vos serviteurs n'ont pas voulu être en reste, et ont renvoyé au Marina ses insultes, jusqu'à l'arrivée de Poséidon lui-même, dont le Général avait faussement prétendu qu'il n'était pas disponible. Votre frère se serait alors montré suprêmement grossier à l'encontre de Son Excellence en mentionnant leur différend passé autour de l'affaire du Taureau de Crète, l'épouse de Son Excellence ayant été fort malmenée à l'époque. Son Excellence a alors contre-attaqué en évoquant le rôle du Spectre du Minotaure en tant que bourreau attitré des damnés Atlantes au sein de Votre Royaume, avant de décider la fin de l'ambassade devant l'hostilité manifeste des Marinas. Ajoutons qu'en quittant New-Atlantis, Vos Spectres ont bien cru que Poséidon allait les abattre au vu du cosmos qu'ils ont ressenti, mais Votre frère s'est finalement ravisé. »

Elle bouillonnait intérieurement. S'ils survivaient à la colère de Poséidon, elle irait expliquer sa façon de penser aux Étoiles Terrestres ayant pris part à ce désastre. Quant à Minos... elle ne pouvait rien dire, mais elle n'en pensait pas moins. « D'accord, je sais ce qu'il manque à mon tableau des absurdités infernales... Un Juge qui fait foirer les ambassades. »

Elle n'eut pas le temps d'enrager davantage, elle devait maintenant retransmettre au Dieu ce qui était en train d'arriver à la porte du Château. Elle se mit à décrire fidèlement le spectacle qui s'y déroulait en ce moment même : le cosmos, la pluie et les secousses sismiques, les réactions des protagonistes... Et dans le même temps, elle répétait mot pour mot les paroles qui s'échangeaient.
InvitéInvité


Revenir en haut Aller en bas
Mar 26 Aoû - 18:26
    Il ne restait plus qu’à écouter le récit, et noté sur le calepin… D’un geste las le Monarque constatait que ce que lui avait rapporté la Prêtresse à son arrivée était plus que vrai et que les préjugés en leur endroit étaient plus que vrais. Hélas. Mais il n’y avait pas que cela, pour que son frère agisse de la sorte. Il y avait sans doute d’autres bleus dans son âmes que son frère souhaitait soigner en s’en prenant à ce qu’il y avait de plus magnifique dans le monde, de plus pur ; l’auguste empereur des Enfers et sa justice divine qui ne prenait nullement en compte le rang des mortels et les touchait tous sans exception.

    Lorsqu’il nota ce qui l’intéressait, il posa ses yeux d’un bleu clair irréel sur la spectre qui était certainement orgueilleuse et angoissé d’être ici, auprès de lui. Cependant elle s’en sortait très bien, et avait parfaitement accompli la mission que lui avait confiée la jeune Mohana qui actuellement se trouvait en compagnie de Poséidon. Evidemment la comparaison avec Pandore lui était largement défavorable, mais elle s’appliquait. Avec l’aide des fées, Roman pouvait tout savoir. Pour Hadès il s’agissait là d’un atout évident, et lui prouvait le complexe que ressentait son frère envers lui.
    Le palais aussi était en train de succomber devant la folie du dieu des océans.
    Roman savait qu’il ne pouvait pas laisser faire cela sans rien faire. La faiblesse du frère d’Hadès pouvait mener à d’énormes dégâts. Le jeune homme ne voulait pas voir ses guerriers souffrir, et encore moins pour un simple caprice.

    Cependant, il y avait également les consignes qu’on lui avait fournies en l’amenant jusqu’ici. Le fait qu’il ne devait pas sortir d’ici, en particulier. Soupirant, le dieu des enfers, prit la parole.
    -« L’Ambassade n’a rien à se reprocher. Ils ne pouvaient pas prévoir la rencontre avec ce genre de marinas ni même l’hostilité qu’allait montrer leur Maître. Finalement on m’avait prévenu qu’il était souvent aisé de manquer de respect aux spectres en s’excusant derrière le mensonge que nous représentons le mal. C’est pour cela qu’ils auraient surement du éviter de répliquer…»

    Bref, la couverture pour accuser son royaume était si simple à lever, le mensonge facile à faire croire. Après cette pensée, le souverain reprit avec attention le fil des événements en « haut ». Son frère venait de lancer un ultimatum. Il lui donnait une heure pour venir au Palais. Le jeune Roman ne savait pas comment réagir face à cela. De plus si ce qu’on lui avait aussi rapporté était vrai, il ne serait pas étonnant de voir d’autres divinités attaquer son Royaume acceptant l’obscur motif de son frère.
    Pourvu que la Prêtresse s’en sorte pensa l’andalou, elle, ainsi que Andréa et son armée entière. Malgré tout le fait qu’il savait sa place, qu’on lui avait dit de ne pas bouger d’ici encore, si on avait demandé à la spectre de la Liche de venir le chercher, comment pouvait-il refuser ? Mais avait-il la force ? Il sentait ses jambes vaciller à chaque instant… Heureusement de temps à autres, une aura rougeâtre virevolta autour de sa silhouette et l’aida à résister.

    -« Je sais que tu n’aimeras pas répondre, que tu respectes si fort l’empereur des Enfers… » Laissa en suspend la suite de sa phrase, il reprit après avoir reprit son souffle.
    -« Toi qui fais partie de son armée… Quel choix serait le plus appréciés par les spectres ? Dois-je me rendre auprès de mon frère ? Ou alors serait-il préférable que je reste ici ? »

    La question était sincère, Roman voulait connaître le sentiment des spectres à travers la réponse d’Andréa. Lors de son arrivée il avait pu constater la passion qu’ils lui portaient, et le coté sacré qu'il pouvait avoir pour eux. Le jeune artiste savait qu'il ne pouvait pas decevoir durant cette période, au fond lui aussi l'adorait, et voulait aider le dieu des enfers... En haut l'envie de destruction de Poséidon continuait.
avatar
AndréaSpectre de la Liche | Modérateur
Spectre de la Liche | Modérateur

Date d'inscription : 14/08/2014
Nombre de messages : 654
Age : 24
Double Compte : Rogos, Xing Huo

Revenir en haut Aller en bas
Mar 26 Aoû - 19:55
Andréa était outrée par les événements qui se déroulaient à la porte du Château, et devait faire de grands efforts pour rester calme et continuer d'informer le Seigneur Hadès. Intérieurement, elle se promettait qu'elle referait le portrait des Spectres ambassadeurs façon néo-cubiste (à l'exception de Minos bien sûr, elle n'était pas folle), tout en se blâmant de n'avoir vu en Mohana qu'une simple gamine à leur rencontre. La force de caractère de la jeune Indienne dans ces circonstances était tout simplement exemplaire. Et pendant ce temps, Andréa sentait le regard de son Dieu, entendait sa main courir sur le papier. Quelle scène surréaliste, cela ne pouvait pas vraiment être en train d'arriver, si ? Elle avait le plus grand mal à rester concentrée, entre les informations qu'elle recevait et la présence de son Seigneur...
Elle releva imperceptiblement la tête, la curiosité était trop forte. Elle n'oserait pas tenter d’apercevoir son visage, mais si elle pouvait au moins avoir le plus petit renseignement sur l'apparence du Dieu... Elle eut à peine le temps de deviner une silhouette élancée parée d'une élégante robe noire avant qu'Hadès ne se remette à parler. La Liche crut d'abord qu'il l'avait remarquée, mais il n'en était rien. Le Dieu pardonnait les ambassadeurs, et regrettait à nouveau la mauvaise réputation des Enfers et la facilité avec laquelle, en toute mauvaise foi, on pouvait leur coller le rôle du méchant de l'histoire. Elle ne pouvait qu'approuver ses paroles, les méthodes des Spectres étaient sujettes à controverses, mais ils représentaient un mal nécessaire, au service d'une cause plus grande. Ce qu'ils faisaient devait être fait, et eux au moins acceptaient de se salir les mains.
La jeune Liche pouvait sentir l'incertitude de son Maître dans les fluctuations erratiques de son aura. Après que Poséidon eut cessé d'agir, ayant posé son ultimatum, permettant par-là même à la Spectre d'arrêter de « retransmettre », Hadès confirma ses soupçons quand il lui demanda son avis sur la marche à suivre. Andréa resta d'abord interdite face à cette demande.
« Non, non, non, définitivement non, je suis une combattante moi, pas une stratège ou une négociatrice, ce n'est pas mon travail de réfléchir à ce genre de choses. Et puis je ne suis qu'une Étoile Terrestre, ce serait terriblement présomptueux de ma part de suggérer quoi que ce soit à Sa Majesté ! » pensa-t-elle à toute vitesse.
Les désirs de son Seigneur étaient des ordres cependant, elle devait obéir. Cela dit, elle-même n'était pas sûre de ce qu'elle voulait conseiller. D'après les paroles et les actes de Poséidon, il ne pouvait y avoir qu'une seule raison à sa visite : déclarer la guerre.
« Pardonnez ma franchise, Votre Majesté... Vos loyaux serviteurs sont prêts à mourir mille fois pour Vous, leur fidélité est telle qu'ils se réincarnent depuis la nuit des temps pour continuer à Vous servir, même s'ils sont conscients de ce qui les attend. Il n'y a rien de plus important pour nous que Votre dignité, Votre sécurité, et Votre idéal. Nous sommes indignes de Votre inquiétude, et les Enfers seraient offensés de vous voir répondre à l'appel de Votre divin frère pour cette raison. Ne Vous occupez pas de ce que pensent les Spectres, nous vous suivrons quoi que Vous décidiez. Seul doit compter Votre idéal. Nous serions peinés de Vous voir Vous présenter à la surface, et endurer le danger de la présence de Poséidon pour sauver nos misérables vies, mais si Vous le faites pour prouver à tous que Vous ne le craignez pas, alors notre joie sera sans limites. Nous nous chargerons ensuite volontiers de montrer à ces Marinas et à toutes les vermines qui pourraient vouloir entraver Votre volonté que les Enfers n'ont rien à craindre de qui ou quoi que ce soit. »

Honteuse, elle retomba dans le mutisme, le rouge aux joues. D'où avait-elle bien pu sortir une telle tirade, cela ne lui ressemblait vraiment pas.
InvitéInvité


Revenir en haut Aller en bas
Mer 27 Aoû - 20:02
    Le moment de la décision ne pouvait plus être retardé. Avant de choisir, il devait connaître le ressenti de l’armée spectral, celle-ci sortait des lèvres de son interlocutrice ; Andréa, spectre de la Liche ! Il venait de lui demander son avis, elle lui donna à l’aide d’une harangue parfaitement claire, parfaitement dite.  Les mains serrées contre sa tunique au niveau de son cœur, Roman voyait son hésitation s’effondrer petit à petit.
     
    Les paroles d’Andréa le touchèrent, oui, il devait prendre soin du secret qui était en sa possession, de cette âme divine qui prenait doucement place à la place de la sienne. Le Seigneur Hadès était l’unique capable de délivrer le monde. Inutile de forcer son retour…  Ils comprendraient, sa place n’était pas au milieu d’un air malsain à cause de la haine de certains.
    Sa main droite glissa jusqu’au pendentif, ce précieux bijou qu’il chérissait depuis toujours, ce symbole qui faisait de lui l’élu. Combien de fois pensait-il ne pas être digne de ce que lui avait rapporté cette femme concernant sa signification, lui qui était toujours si doux, si tendre ne faisant de mal à personne, si pur...
    -«  Tout cela est si beau ! Je ne peux faillir ! Je verse une larme à chaque goutte de sang qui coule de vos êtres… » Répondit le jeune homme en baissant sa tête, sa décision était prise, il allait suivre le conseil de la spectre, il avait confiance en eux…  Pourtant, ils allaient certainement souffrir…
     
    -«  Je ne répondrai pas à son appel ! La malveillance et l’agressivité dont Poséidon fait preuve  ne mérite que le mépris et l’indifférence de notre Seigneur. » La sienne également.
    -«  Ce n’est pas ainsi que l’on peut obtenir une entrevue avec lui, qu’importe le motif… Néanmoins, ta venue ici attend une réponse de la part de ceux qui sont au palais… »
    Le porteur de l’âme du dieu «  salvateur » soupira, comme fatigué par tant d’émotions… Par la guerre qu’allait causer l’ineptie de son frère.  En voyant son état faible, suivant les instructions de la Prêtresse une ombre lui apporta un verre contenant un remède qu’il attrapa. Pour ne pas tomber il dut une nouvelle fois appuyer une main sur le socle de la statue.
     
    Pourvu que les spectres s’en sortent pensa le jeune homme en esquissant un rictus de souffrance qui l’obligea à prendre une gorgée de sa boisson. Son objectif était désormais clair…
    -«  Vous pouvez compter sur moi, je ferai de mon mieux pour aider à la venue de notre divin Seigneur dans les meilleurs conditions qu’il soient. Notre devoir est le plus beau et il est impossible de succomber devant la folie et la jalousie du dieu des Mers. Je suis navré de ne pouvoir faire plus à présent, me montrer aurait supposé une inconscience fatale… »
     
    Les paroles que lui avait adressées Andréa l’assura dans ce qu’il venait de dire. Ils comprendraient.  Elle venait de lui dire. « Hadès » trainait cette fatigue depuis son arrivée, mais il savait que ce passage était obligatoire.
avatar
AndréaSpectre de la Liche | Modérateur
Spectre de la Liche | Modérateur

Date d'inscription : 14/08/2014
Nombre de messages : 654
Age : 24
Double Compte : Rogos, Xing Huo

Revenir en haut Aller en bas
Jeu 28 Aoû - 9:07
Le Seigneur Hadès sembla satisfait de ce qu'elle venait de dire, et marqua son approbation en réaffirmant sa reconnaissance envers la loyauté des Spectres et ses regrets de les voir souffrir. Andréa eut un peu honte, quelle armée digne de ce nom inspirait de l'inquiétude à son Seigneur et Maître ? De plus, le leitmotiv de l'armée infernale était de dire que les humains étaient indignes de l'amour divin d'Athéna... Elle espérait que personne n'aurait la mauvaise idée d'en tirer une répugnante comparaison entre les serviteurs du monde des morts et les Saints. C'était quand même autre chose que l'incurable naïveté dont la soi-disant Déesse de la Sagesse faisait preuve depuis bien trop longtemps.

Devant elle, Hadès resta pensif quelques instants, puis livra finalement sa décision. Révolté par le comportement de son frère, le Dieu refusait d'accéder à sa demande, en dépit des avertissements pourtant très clairs qu'il avait proféré. Une décision qui, sans nul doute, ne plairait pas à Poséidon et l'amènerait à traiter son frère de couard... Mais à son attitude, la guerre paraissait déjà inévitable, cela ne changeait donc pas grand-chose de ce point de vue, à part le fait que le Seigneur des Océans allait sans doute mettre sa menace à exécution et détruire le Château. Et de toute façon, même si Hadès était monté à la rencontre du Dieu des Eaux, celui-ci se serait sans doute moqué de lui en voyant qu'il n'était pas encore éveillé. Peut-être même que Poséidon aurait décidé de saisir sa chance, de régler la chose en s'en prenant directement à leur Seigneur. Suprême perfidie, la Liche ne croyait pas que le frère de leur Seigneur puisse s'abaisser à ce point, mais il fallait être prudents.

« Nous avions le choix entre deux poisons, espérons avoir choisi le moindre... Désolée, Dame Mohana, je sais que je devais Le ramener, mais c'est à Lui de décider. »



Les Spectres avaient décidément le chic pour se retrouver dans des situations où il ne leur restait plus que de mauvaises options.

Le réceptacle d'Hadès, comme exténué par le choix qu'il venait de faire, eut à nouveau un moment de faiblesse. Quel courage de sa part pourtant, alors qu'il oscillait encore à la frontière entre humanité et divinité. Maintenant, c'était aux Spectres de se montrer à la hauteur de la confiance qui leur était accordée, non seulement par Hadès, mais aussi par le jeune homme en face d'elle, qui se sacrifiait pour la cause. Leur Seigneur n'était pas éveillé, mais son hôte était tout de même quelqu'un d'admirable.

« Il en sera fait selon Votre volonté. Votre Majesté n'a pas à s'inquiéter, nous supporterons toutes les épreuves et tous les sacrifices. Qu'importe si le Château est détruit, nous le rebâtirons, plus grand et plus beau encore, sur les ruines de l'armée des Marinas ! »



Lorsqu'elle eut reçu les dernières paroles de son Dieu, Andréa se releva précautionneusement, la tête baissée, et sortit de la salle à reculons. Sans plus tarder, il était temps de repartir au Château. Elle était terrifiée rien qu'en pensant à la réaction de Poséidon, mais elle accomplirait son devoir, même si cela devait être la dernière chose qu'elle ferait. Juste avant d'utiliser le pouvoir de son Surplis pour remonter à la surface, elle se souvint d'une chose.

« Ah oui, il faut prévenir les autres Spectres en Enfer et ailleurs. Encore. »



La Liche fit apparaître autour d'elle toutes les Fées qu'elle avait la capacité de contrôler, et les envoya avertir ses camarades, et plus particulièrement les Spectres ambassadeurs qui se trouvaient maintenant à Magnir, puisqu'ils étaient tout de même davantage concernés. Une initiative personnelle, et une petite vengeance mesquine.

Ayant complété sa mission, Andréa quitta finalement le monde des morts, traversant les dimensions en direction du Château.

Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

- L'ombre pour sauver la vie !