Andréa
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18.08.14 13:33
Cachée dans une ruelle de Managua, Andréa commençait à sérieusement regretter ses goûts vestimentaires. Dans le ciel de la capitale du Nicaragua brillait un soleil éclatant, et elle mourait de chaud dans ses vêtements noirs. Elle avait du mal à se concentrer sur l'observation de la luxueuse villa qui était sa cible : celle de Raul Gonzalez, chef de « La mara angelica », l'une des organisations criminelles les plus prospères du pays.
La Liche pesta en voyant la véritable petite armée de gardes déambulant autour de la villa fortifiée. Il devait y en avoir encore plus à l'intérieur, des tueurs de la mara armés jusqu'aux dents.
« Ce vieux macho acariâtre, je le retiens... »
Il lui avait fallu des semaines pour cesser d'être terrifiée par l'ancien Spectre parasitant son âme, et cette peur s'était depuis changée en irritation. Elle se plaisait à imaginer Kochtcheï comme un vieux matou aigri, caractériel et feignant, confortablement lové dans un coin de son esprit et passant son temps à critiquer le moindre de ses faits et gestes. Il était la raison pour laquelle elle patientait ainsi devant la maison du chef d'une des maras les plus cruelles, violentes et opportunistes qui soient. En effet, les Enfers devaient relancer leur œuvre de purification de la Terre, mais ne pouvaient pas conduire d'extermination à grande échelle tant que les chevaliers des autres factions risquaient d'interférer, ce pourquoi les Spectres focalisaient leurs efforts sur l'élimination des criminels. La tâche ne demanderait d'affronter que de simples humains, ce pourquoi l'ancienne Liche pensait que cela constituerait un excellent test pour une Étoile Terrestre novice.
Gonzalez était un très bon candidat : son organisation était bien plus violente et avait des activités bien plus diversifiées que celles de ses concurrents, qui se limitaient normalement à trafiquer de la drogue et à faire régner la terreur. Cela ne faisait qu'allonger la liste de ses crimes... De plus, comme le montrait son palais situé en plein cœur des beaux quartiers de Managua, il ne craignait pas la justice. Ses soutiens, policiers, magistrats et politiciens corrompus, s'assuraient qu'il ne soit pas inquiété de ce côté-là.
Mais les Enfers n'en avaient cure : avec sa mort, et celles de bien d'autres criminels dans le même cas, ils enverraient un signe fort. Ils pouvaient punir ceux contre qui la justice des hommes était impuissante, et ils n'attendaient plus que les pécheurs trépassent pour les juger. Fini le laxisme, finie l'attente.
Au bout d'un long moment, Andréa se décida : « Bon ben, quand faut y aller... Il va pas crever tout seul l'autre enfoiré après tout. »
Mais à l'instant où elle se décidait à passer à l'action, elle sentit une présence derrière elle. Et ce n'était clairement pas celle d'un simple humain. Elle se retourna vivement, se mit en garde.
« Qui êtes-vous ?! » demanda-t-elle à l'inconnu, tentant vainement de dissimuler sa frousse.
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19.08.14 10:17
Phantasos errait dans les rues désertes de Managua, il ne connaissait pas vraiment la culture sud américaine celle ci n'étant constitué lors de son dernier éveil, que de pauvres pouilleux qui passaient leur temps à sacrifier des hommes en l'honneur de pseudo divinité. Il avait préféré s'intéresser aux cultures européennes et asiatiques qui pour lui correspondait plus à l'image qu'il avait d'une civilisation. Il est vrai que les anciens habitants du continent américains avaient construits des temples immenses, mais leur goût du sang l'avait répugné à l'époque, et puis les intérêts des troupes d'Hadès au 18 eme siècle étaient plus localisé en Gréce qu'ici. Mais les choses avaient changé, l'Amérique du sud était l'un des continents qui connaissait l'une des croissances les plus fortes, et le nombre important d'habitants qu'on pouvait y trouver n'était pas pour déplaire à l'armée Spectrale. Si les armées du sombre monarque pouvaient faire réaliser aux habitants de ce continent, l'inutilité d'Athèna. Cela faisait déjà plusieurs siècles qu'elle était la gérante du monde et cette pimbêche n'arrivait toujours pas à y faire régner un semblant de paix. La Terre n'était qu'un gigantesque champ de bataille, ou intérêts religieux, économiques, raciaux prenaient le pas sur l'intelligence et la raison. Un bon coup de balais et de vrais sanctions c'est tout ce que cette humanité méritait. Le laxisme du sanctuaire lui serait fatal.

Sa mission était simple, observer ce que les unités répartis un peu partout en Amérique du sud accomplirait. Leurs tâches étaient uniquement de supprimer quelques barons de la drogues et autres malfrats afin d'assainir des pays rongés par la mafia et autres cartels de drogues.

Il arriva ainsi en voletant tel un colibris sur le lieu ou une jeune recrue spectre devait supprimer l'un des chefs d'un cartel local. Phantasos n'avait pas vraiment plus d'infos sur ce qui allait se dérouler, et son but était uniquement d'être l'observateur, il suivrait la jeune femme tout le long de son périple et lui attribuerait surement une note à la fin, puis la comparerait avec ses pairs. Si elle savait se montrer efficace il lui attribuerait surement par la suite des missions plus importantes en sa compagnie. Il repéra enfin la jeune fille sous lui, elle devait être  peu impressionnée par la multitude d'humain qui se trouvaient entre elle et sa cible après tout elle était au service du plus puissant des dieux. Il se posa derrière elle, alors qu'il avait revêtue son apparence de femme.

"Bonsoir jeune fille, je vois que tu as déjà trouvé ta cible, je me nomme Phantasos des apparences au service de ton maître Hadès, c'est un plaisir de te rencontrer."

Il fit une rapide courbette tout en profitant du moment pour admirer la plastique de celle qui lui faisait face. Elle était plutôt mignonne bien que son surplis ne la mette pas trop en valeur. Bon de toute façon Phantasos n'était pas la pour dragouiller de la vierge fraichement promue.

"Je suis simple observatrice, fait comme si je n'étais pas la."
Andréa
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19.08.14 13:49
Andréa pensait naïvement que tous les Spectres étaient des monstres terrifiants... mais l'être qui se dressait devant elle était davantage déconcertant qu'autre chose. D'abord, son nom était Phantasos, un nom masculin, et ce malgré un corps, un visage et une voix féminins. Y avait-il des travestis chez les Spectres ? En plus, il ou elle ne se présentait pas comme un guerrier affilié à une créature mythique et à une étoile maléfique. Et pour finir, tout en souriant, Phantasos détaillait la Liche d'une manière quelque peu... indécente.
« On peut savoir ce que vous regardez ? » demanda-t-elle, méfiante, avant de recevoir l'équivalent mental d'une vigoureuse tape derrière la tête de la part de Kochtcheï. Elle se reprit en comprenant qu'il s'agissait là du Dieu des Apparences, et s'excusa :
« Veuillez m'excuser pour mon incorrection, Votre Seigneurie, je n'avais pas réalisé... Je suis Andréa de la Liche, de l’Étoile Terrestre de l'Immortalité, et j'espère être à la hauteur de vos attentes. »
Après cet épisode embarrassant, elle se retourna vers la villa. Alors comme ça un Dieu était venu l'évaluer ? Elle n'avait vraiment pas intérêt à le décevoir...
Elle s'éclaircit les idées, enflamma son cosmos, et passa à l'action. La Liche chargea si vite que les gardes ne la virent même pas passer, et sauta par-dessus le mur d'enceinte. Instantanément, les capteurs de mouvement entourant la maison déclenchèrent l'alarme. Andréa vit qu'elle ne s'était pas trompée en supposant que l'intérieur était encore plus étroitement gardé que l'extérieur : elle fut aussitôt prise pour cible par un quatuor de sentinelles armées de fusils d'assaut, qui lui tirèrent dessus sans sommation tout en braillant des insultes en espagnol.
Les balles étaient si rapides que même avec ses pouvoirs de Spectre, elle arrivait à peine à les voir. Son Surplis la sauva, les projectiles rebondissant sur le métal noir dans un crépitement incessant... La Liche bondit à couvert, et jura en se tenant les côtes : les balles n'avaient peut-être pas traversé son armure, mais elle avait quand même l'impression d'avoir été martelée de coups de poing. Elle avait eu de la chance que les gardes aient choisi de viser son plastron plutôt que les parties de son corps non protégées... Dans un recoin de son esprit, elle sentait l'étonnement de Kochtcheï. Cela faisait des siècles qu'il n'avait plus été confronté à une arme à feu, et il était surpris de leur évolution :
« Satanés humains, comment osent-ils créer des armes pouvant poser problème aux glorieux guerriers d'Hadès ? Encore une excellente raison de les exterminer... »
Elle ignora les récriminations de l'âme parasite pour se concentrer sur ses adversaires. Ils avaient été affectés à la protection du boss, ce qui voulait dire qu'ils faisaient partie des hommes les plus dangereux et impitoyables de la mara. Des tueurs sans merci, qui n'avaient pas hésité une seconde avant de la mitrailler. Elle ne devait pas avoir peur de les trucider...
Les balles étaient certes deux ou trois fois plus rapides que ses propres attaques, mais la cadence de tir était largement inférieure aux cent coups par seconde qui constituaient le minimum syndical chez les chevaliers, et la trajectoire des projectiles pouvait facilement être prédite en observant le canon de l'arme... Andréa bondit, esquivant ou bloquant les balles, et se retrouva au contact en une fraction de seconde. Les mareros avaient beau manier des armes redoutables, ils n'étaient que des humains, et elle les mit en pièces en une demie-seconde.
Le sang gouttait le long des griffes de son Surplis, elle se sentait malade. Elle maîtrisa de force ses tremblements et son envie de vomir.
« Pourquoi ? Ces hommes sont des criminels, ils méritent de mourir... »
Des balles ricochèrent près d'elle. Elle n'avait pas le temps de s'attarder sur son premier meurtre, d'autres gardes arrivaient, d'autres morts étaient à venir, et elle sentait le regard de Phantasos sur son dos, qui la scrutait, la jugeait.
« Attends de voir... Je jure de réussir cette mission. »
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19.08.14 21:36
Phantasos s'amusait comme un petit fou, admirer l'évolution de l'humanité était d'un jouissif.

Les hommes avaient su développer en quelques siècles à peine un armement des plus efficaces. Cela changer des arbalètes et autres épées qui avaient encore cours durant la dernière guerre sainte. Si on leur en laissait le temps, il se pourrait même que leur technologie les rendent égales des dieux. Il est vrai qu'une simple ogive nucléaire actuelle avait le potentiel destructeur du plus puissant des chevaliers. Peut être que l'humanité pourrait finalement constituer un allié de choix, dans la guerre qui les opposait aux autres factions, c'était peut être eux le dernier des camps ? Pour le moment les armes à feu actuelles n'avaient pas assez de puissance pour inquiéter vraiment les "éveillés", mais cela pourrait changer avec le temps.

Perdu dans ses pensées, Phantasos continuait d'observer le travail de la nouvelle servante du sombre monarque, et il est vrai qu'elle était plutôt efficace dans son rôle de nettoyage. Une étoile terrestre ? Il ne se rappelait pas vraiment du rang qu'elle avait. Il est vrai qu'elle devait s'entraîner encore un peu pour atteindre un niveau décent, mais cela serait rapide vu toute la pugnacité qu'elle mettait à la tâche.

Il ne vit pas l'homme au sommet d'une petite tour s'armer d'un lance roquette dernier cri, celui ci avait bien compris que ceux qui attaquaient le "chateau" étaient des éveillés. Les rumeurs couraient sur eux, certains parlaient d'homme aux pouvoirs immenses qui se déplaçaient plus vite que la lumière. Une chose était à vérifié, s'ils étaient constitué de chair et de sang comme le commun des mortels. L'hispanique posa un regard sur le second lance roquette qui se trouvait au sol, normalement ses bébés étaient réservé en cas d'attaques de voitures blindés, mais la autant s'amuser un peu non.

Il visa donc la première jeune femme qui tuait un par un ses camarades, et appuya, la roquette partant à toute vitesse vers Andréa et explosant à proximité d'elle. Il prit instantanément le deuxième lance roquette le posa sur son épaule et tira sur la deuxième femme qui elle était resté un peu en retrait. Ce n'était peut être pas une éveillée, mais mieux valait être prudent. Une nouvelle volute de fumée qui s'élevait à proximité de Phantasos.

Celui çi avait anticipé la seconde attaque voyant la roquette tapait juste à coté d'Andréa. Il avait était curieux du potentiel destructeur de cette nouvelle arme humaine et avait jugé bon d'encaisser la roquette directement sur son surplis.

L'explosion le propulsa dans un mur de l'Hacienda qu'il traversa comme du beurre.
La douleur est présente, l'attaque est puissante, son surplis a résisté et son corps aussi, c'est tout bonnement la puissance d'un bon coup de poing asséné par un puissant guerrier, pas encore de quoi vraiment inquiéter les troupes d'Hadès.

Par contre son brushing est complétement détruit et ça c'est inadmissible. D'un battement de coeur il ce déplace au bas de la tour, concentre son cosmos à travers son poing, et le décharge sur les fondations de celle ci. Elle s'écroule accompagnée des cris des hommes qui s'y trouvaient. Phantasos s'approche de l'un d'eux, celui qui lui a tiré dessus un peu auparavant. Il saisit la jambe de l'humain, et assène un petit coup dessus pour la briser, puis fait de même avec ses deux bras, et assène un dernier coup au niveau du diaphragme, il ce videra de son sang lentement. Pourquoi le tuer tout de suite alors qu'il peut souffrir ? Voila ce qu'il en coute d'attaquer un dieu.

"N'oublies pas une chose, tu vas mourir dans peu de temps, et c'est moi qui recueillerais ton âme en enfer...je te promet qu'on va s'amuser plusieurs siècles ensembles."
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19.08.14 22:41
Alors qu'Andréa luttait contre ses problèmes de conscience et contre les mareros, Phantasos avait l'air de beaucoup apprécier la situation. Toute à son irritation de voir le Dieu l'observer avec une telle nonchalance, la Liche remarqua trop tard la roquette qui lui fonçait dessus. Elle tenta bien d'esquiver, mais l'explosion la souffla tout de même.
Elle n'avait pas mal. Les dommages subis étaient si importants que la douleur elle-même s'était évanouie. Les shrapnels avaient profondément entaillé ses chairs là où son Surplis ne la recouvrait pas, mais elle avait eu le réflexe de protéger sa tête, évitant ainsi probablement d'être tuée sur le coup. Elle n'entendait plus rien, ses tympans étaient sans doute crevés. Elle avait du mal à respirer, et elle crachait du sang, la surpression ayant endommagé ses organes internes. Du coin de l'oeil, elle vit le tireur, satisfait de l'efficacité de sa manœuvre, empoigner un second lance-roquette et tirer sur Phantasos.
« Bien fait pour sa tronche... », dit-elle d'une voix faible.
Parfait, voilà qui devrait rabattre un peu la condescendance de la divinité... ou pas. Andréa fut surprise de voir que le Spectre supérieur pouvait encaisser sans mal une telle attaque, et contre-attaquer immédiatement après avec suffisamment de puissance pour détruire un petit bâtiment. Le tout en ayant toujours autant l'air de s'amuser... à part une légère expression de contrariété due à l'endommagement superficiel de son apparence.
La Liche aurait aimé s'en tirer à si bon compte...
« Kochtcheï, vieil enfoiré... t'as vu ça ? Faut pas sous-estimer les humains... »
Elle rampait au sol, se demandant si elle allait mourir ici, au cours de sa première mission, et si ses dernières pensées seraient les insultes adressées à l'âme parasite. Les mareros s'enhardissaient : ils avaient peur de Phantasos, mais semblaient avoir compris qu'il ne ferait rien s'ils évitaient de s'en prendre à lui. Juste quand l'un des malfrats pointa un pistolet sur sa tête, l'ancienne Liche fit une entorse à ses principes... Tel le lion du proverbe, jetant ses petits au fond d'un ravin pour qu'ils en remontent par leurs propres moyens afin de s'endurcir, Kochtcheï voulait laisser son hôte se débrouiller, mais la situation était critique. Cependant, il lui fit bien comprendre que cela ne se reproduirait plus.
Le corps d'Andréa se releva subitement, tel un zombie. Elle cassa le bras du criminel qui la tenait en joue, puis attaqua. Les griffes de la Liche transpercèrent son ventre de part en part, et elle chargea, empalant deux gardes sur chacun de ses bras. Puis, l'énergie vitale des hommes fut drainée en quelques secondes. À mesure que leur vie était aspirée pour soigner les blessures les plus graves de l’Étoile Terrestre, leurs cheveux blanchissaient, leur peau se ridait et leur chair racornissait, comme s'ils vieillissaient instantanément de plusieurs dizaines d'années. Andréa laissa tomber à terre les cadavres exsangues, tandis que les autres sentinelles tremblaient de peur à la vue de l'horrible phénomène.
Les deux âmes présentes dans le corps de la Liche parlèrent d'une même voix :
« Désolée, mais je ne suis pas l’Étoile Terrestre de l'Immortalité pour rien... Maintenant, vous allez payer ! »
Elle se lança à nouveau à l'assaut des mareros, cette fois bien déterminée à les exterminer jusqu'au dernier. Elle ne savait même pas de qui venait cet esprit sanguinaire, mais peu lui importait. Phantasos voulait la voir à l'oeuvre ? Soit, elle lui montrerait un véritable massacre !
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22.08.14 20:50
Cela faisait à présent plusieurs jours que le saint du lion arpentait les rues de Managua, capitale du Nicaragua. Le Grand Pope Riku, lui avait confié une nouvelle mission des plus importantes. Suite à des renseignements, des spectres erraient dans différents pays d'Amérique du Sud et latine. Pour quelle raison? C'est pour cela, que le chevalier d'or du lion fut mandaté pour aller enquêter.



Après plusieurs recherches, Rafarunto parvint à ressentir le cosmos de deux êtres éveillés, et vu leur aura, aucun doute, il s'agissait forcément des deux individus recherchés. Son flair le mena aux abords d'une maison, qui était réputée pour appartenir à un grand ponte de la drogue. Plus aucun doute possible. Vu la situation, il s'agissait bien d'êtres éveillés. Des tirs en quantité raisonnaient dans l'air, tandis que des flammes s'élevaient déjà de différents endroits de la maison.

Vu les cibles des deux spectres, Rafarunto n'éprouvait aucun intérêt à intervenir pour l'heure. Des truands en moins ne seraient pas un mal pour l'Humanité. Surtout qu'à première vue, l'un des spectres, une femme se battait en plein milieu de cet assaut, tandis que le deuxième spectre présent, lui semblait demeurer légèrement en retrait. Pire, son cosmos n'avait rien d'humain. Un dieu des Spectres était donc présent en ces lieux. Il fallait savoir à tout prix pour quelle raison.

Se posant sur un rocher en aplomb, Rafarunto observait le déroulement des opérations. Vêtu d'un jean et d'une chemise blanche, il minimisait au maximum son cosmos afin de ne pas trop éveiller son identité. Cependant, il ne cherchait en aucun cas à se dissimuler. A quoi bon face à un dieu?
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22.08.14 22:53
Phantasos errait donc au milieu des décombres, ayant laissé l'autre homme pourrir dans un coin, il aurait bien le temps de toute façon de s'occuper encore de cet homme une fois qu'il serait en enfer, c'était l'avantage quand on était au service du maître des morts.

A la villa nicaraguayenne nul doute que les choses allaient plutôt bon train et il en serait fini de ce petit cartel assez rapidement, Andrea était plutôt efficace dans sa folie meurtrière.

Phantasos perçut également la présence d'un autre cosmos, pas assez fort pour daigner partir à sa rencontre néanmoins, il s'agissait surement d'un guerrier d'une faction rivale qui était en recherche d'informations. Il est vrai que les coups de feu ainsi que le déploiement du cosmos d'Andrea  ne pouvaient passer inaperçus. Peut être que cet étranger daignerait rejoindre la petite exhibition spectrale ?
Andrea se débrouillait très bien toute seule et la présence du dieu des apparences était des plus inutiles. Peut être qu'il irait voir ce qui se passait un peu plus loin ? Ce cosmos restreint qui ne demandait qu'à se répandre sur la villa ? Ou alors il laisserait le soin à Andréa de le faire, peut être avait t-elle les capacités nécessaires pour le découvrir d'elle même.
Content que tout se passe bien ici Phantasos décida de prendre ses cliques et ses claques et de rejoindre rapidement les enfers ou d'autres affaires l'attendait.
Il ferait son rapport à la hiérarchie et mettrait une bonne note à cette Andrea, elle avait encore quelques petites choses à perfectionner mais c'était pour le mieux et nul doute qu'elle y arriverait rapidement.
Il pris donc d'un pas décidé la direction de la source du cosmos, laissant Andrea en plan au milieu des décombres, de toute façon les journalistes étaient en train d'arriver, et le dieu des apparences ne voulait pas être pris en image. Si les choses s'accéléraient un peu il quitterait surement le secteur pour rejoindre les enfers.

Oh et puis finalement pourquoi rester ici plus longtemps ? C'était plutôt chiant et il n'y avait pas vraiment d'animations, les hommes étaient trop faibles pour inquiéter vraiment un spectre de bas étage, et rien ni personne ne pourrait arrêter Andrea. Mieux valait donc rentrer et regardait les choses de plus haut.
D'un battement d'aile il s'éleva dans les airs se mettant à l'abris des journalistes qui venaient tout juste d'arriver, rester à voir la réaction d'Andrea face aux caméras. Phantasos gardait ainsi un oeil sur la source d'énergie inconnue, et pouvait encore intervenir si les choses devenaient scabreuses.
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23.08.14 11:36
Andréa ne savait pas pourquoi, mais elle avait l'impression d'être observée. Enfin, ça elle le savait déjà, mais il lui semblait que quelqu'un d'autre la surveillait à l'exception de Phantasos.
« Allons bon, quoi encore ? J'ai déjà un inspecteur des travaux finis dans la tête, l'autre Dieu des travestis pour m'évaluer, et maintenant encore un voyeur de plus ? Mais ils peuvent pas s'occuper de ce qui les regarde, tous ? »
Le cosmos de l'inconnu était très faible, à la limite de ce qu'elle pouvait percevoir, et surtout l'impression générale qui s'en dégageait était bien différente de celle qu'elle avait en ressentant les énergies de ses camarades Spectres. Peut-être était-ce l'aura d'un guerrier d'une autre faction, d'un serviteur d'une autre divinité ?
Juste quand elle se demandait comment réagir face à cela, Phantasos commença à s'éloigner de l'endroit. Apparemment, le volubile Dieu des apparences venait de décider que tout cela ne l'amusait plus. Il devait trouver plus intéressant d'aller voir la source de ce cosmos mystérieux, ce qui se comprenait au vu de l'absence totale de challenge que représentaient pour lui les mareros et leurs armes. La Liche suspectait même qu'il s'était volontairement laissé toucher par la roquette simplement pour voir ce que ça faisait.
Andréa espérait quand même qu'il ne la laisserait pas seule avec le guerrier inconnu, elle doutait de ses capacités à combattre d'autres éveillés... mais l'inconnu ne semblait pas non plus prêt à aider des malfrats.
Il y avait de plus en plus de bruit autour de la villa maintenant, le son des sirènes de police et des voitures de journalistes... Ils réagissaient plus vite qu'elle ne l'aurait cru, quelqu'un dans la propriété devait avoir appelé ses amis policiers corrompus à la rescousse. Elle ne voulait pas combattre les forces de l'ordre, peut-être y avait-il parmi eux des policiers ordinaires et intègres qui ne faisaient que suivre les directives de leurs supérieurs. Il fallait en finir au plus vite.
À mesure qu'elle s'enfonçait dans la propriété, elle prenait conscience de l'étendue du pouvoir et des crimes de la mara. L'endroit était immense et d'un luxe insolent, dans un pays où près de deux habitants sur cinq vivaient entassés dans des bidonvilles. Œuvres d'art de maîtres et pièces archéologiques inestimables, acquises dans des circonstances douteuses, abondaient au milieu d'une décoration clinquante de mauvais goût qui n'avait pour seul objectif que d'en mettre plein la vue.
Les gardes s'étaient repris un temps avec la disparition de Phantasos, mais maintenant ils fuyaient à toute jambe, perdant toute dignité. Cela ne facilitait pas son travail...
C'est en passant devant une magnifique chapelle privée qu'elle trouva enfin la porte menant au sous-sol, où devait se trouver le tunnel que le boss Raul Gonzalez utilisait en ce moment même pour s'enfuir. Elle entrait dans le musée des horreurs : le souterrain regorgeait de cachots et de salles insonorisées où étaient détenus des prisonniers. Des opposants, des rivaux, des traîtres à la mara, et dans la dernière geôle, de pauvres filles prises à leurs parents endettés auprès de l'organisation en guise de paiement, maintenues sous l'emprise de la drogue pour qu'elles se tiennent tranquilles. En voyant ce spectacle, couplé à celui de leurs bourreaux qui maintenant suppliaient pour leurs vies, Andréa en eut assez.
Si le guerrier inconnu dehors faisait vraiment partie des protecteurs de l'humanité, il fallait qu'il lui explique ça. Son cosmos explosa, elle remonta en un éclair à la surface, et hurla un défi :
« Hé toi la poule mouillée ! Ramène tes fesses, il faut qu'on cause ! »
Elle ponctua sa tirade d'un puissant coup de poing dans une des colonnes soutenant le porche de la villa, qui s'écroula avec fracas.
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24.08.14 10:26
L'arrivée de la police et des journalistes complexifia la donne. Agir en dehors des regards avait toujours été sa marque de fabrique. Alors là, autant de spectateurs...enfin, Rafarunto n'avait pas le choix. D'autant qu'après que le dieu spectre s'était légèrement retiré du lieu, la jeune spectre refit surface, légèrement énervée, si on peut dire cela. Et à première vue, elle visait le saint. Pourquoi, très bonne question. Or, ça tombait bien, le chevalier du lion n'était pas homme à rester dans le flou.



Se levant, il sauta dans les airs pour arriver dans la cour de la maison à moitié détruite. Voyant les forces de l'ordre arrivaient, Rafarunto observa brièvement les environs tout en s'approchant de la femme. Une seule route menait à l'entrée de la maison et des rochers surplombaient cette dernière. Levant son bras droit, il concentra une partie de son cosmos dans sa main droite, et frappa violemment le sol avec en direction de l'entrée. Les conséquences furent immédiates. Une onde de choc jaillit du poing et percuta de plein fouet la falaise et la route. Non seulement, les voitures de police commencèrent à s'immobiliser, mais en plus, des rochers de la falaise se brisèrent et allèrent s'écraser sur la route, formant un agglomérat de pierres difficile à franchir. Au moins, cela retiendra les autorités quelques temps.



Arrivé à quelques pas de la jeune femme, il s'immobilisa et jetant un bref regard sur les lieux, lui répondit:


"Sacrée intervention de la part d'une spectre. Je suppose que vous vous posez la question de ma présence. Cela serait un manque de respect de ma part que de ne pas y répondre. Je suis venu ici pour observer vos agissements. Et bon, lorsque j'ai vu qui vous ciblez, disons que je n'y ai vu aucun mal. D'autres questions?" Car pour ma part, j'en ai une. Depuis quand les spectres, viennent se salir les mains en détruisant des cartels de drogue? Je croyais que le chaos vous plaisait?"

Les paroles du saint étaient des plus calmes et posées. Aucune émotion ne pervertissait son comportement. Quant à la référence sur l'animal de ferme, bah disant que ça ne le touchait guère.
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24.08.14 18:11
Phantasos regardait les choses de tout la haut, les actions d'Andréa attiraient vraiment du monde, et c'était des hélicoptères qu'on pouvait voir voler au dessus du petit groupe. A l'aide de leur puissantes lampes ils tentaient d'éclairer les ruines afin de pouvoir obtenir des images plus précises de ce qui c'était passé dans l'hacienda. Le dieu des apparences restait un peu à l'écart, ne voulant pas être vu. Les récents événements avaient éveillé l’intérêt de la population et des médias pour tout ce qui pouvait revétir une armure ou un surplis. Si ça se trouve dans quelques siècles, c'est une guerre contre les hommes qui attendraient toutes les divinités, la technologie avait tellement avancée en si peu de siècles. La Civilisation humaine avait grosso modo 40000 ans d'existences, et c'était vraiment sur les Cents dernières années qu'ils avaient eu un boom technologique, d'ici peu ils découvriraient des armes nouvelles qui pourraient mettre à mal les meilleurs défenses spectrales.
Visiblement l'Hacienda tente d'évacuer un chef du cartel, c'est par une sortie annexe que Phantasos voit trois hommes en protégé un recouvert d'un manteau, visiblement ils ont l'air inquiets lorsqu'ils s'engagent dans une petite ruelle non loin de l'Hacienda. Pour des insectes comme eux c'est sur que voir un être aussi fort c'est pas forcément ce qu'il y a de plus réjouissant.
Deux hélicoptères d'attaques apparaissent au dessus de la villa, on peut voir sur le coté le fier drapeau du Nicaragua, visiblement l'armée prend aussi les choses en mains, ils doivent s'inquiéter de tout le raffut que peut faire l'assaut spectrale. En bas on peut voir le gars entourait de ses gardes du corps qui semble parler au téléphone et vociférer quelque chose en regardant les apaches.
Rapidement on les voit se positionner un peu à l'écart de la villa, et ils ouvrent le feu déversant sur celle ci un déluge de balles. Pourquoi font t'ils ça ? Tentent t'ils d'aider à détruire ce cartel ? Ou bien sont t-ils envoyés par le mafieux lui même ? La gangréne est visiblement plus importante que prévue dans ce pays d'Amérique du Sud.

"Voyons voir quelle sera ta réaction jeune fille..."

Doucement Phantasos descend et se rapproche de la villa, prenant soin de ne pas se faire repérer par les divers projecteurs qui l'éclairent, il a hâte de voir la réaction de celle ci. Il remarque également qu'elle est en pleine discussion avec l'inconnu possédant un cosmos, vu le style c'est surement un saint d'Athéna. Peut être qu'avec un peu de chance il se ramassera une balle perdue ? Ca serait tellement bon de voir mourir un guerriers d'Athèna. Des policiers tentent de gravir l'amas de roches sans succès, un tank fraichement arrivé tente de déblayer la voie le plus rapidement possible, visiblement outre le cartel, il va falloir jouer avec l'armée du Nicaragua. Les choses sérieuses commencent peut être !
Phantasos s'approche du couple et regarde le chevalier d'Athéna.

"Dis moi . Es tu le saint du Capricorne ? "

Les balles ne l'inquiètent pas vraiment encore, même s'il prend soin d'en esquiver quelques unes. Par contre si la villa s'effondre c'est autre chose, mieux vaut ne pas trainer ici.


Andréa
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24.08.14 18:32
HRP : un peu long, mes excuses...
En voyant atterrir le mystérieux chevalier, Andréa comprit qu'elle venait de faire une monstrueuse boulette. Maintenant qu'il était plus près, elle sentait sa force, comparable à celle de Phantasos. Déjà qu'elle n'était même pas sûre de ses capacités en combat face à d'autres éveillés de sa catégorie, se trouver face à un chevalier d'Or, deux classes au-dessus d'elle... Elle n'avait même pas pensé qu'il pouvait avoir masqué son énergie. L'inconnu entreprit nonchalamment de lui exposer leur énorme différence de puissance en provoquant le plus naturellement du monde un éboulement à distance pour bloquer l'accès à la propriété. Le tout sans avoir l'air de faire le moindre effort.
« Et zut, je suis dans de beaux draps. Je crois que je devrais m'excuser, il peut me réduire en miettes avec un doigt... »

Alors qu'elle s'apprêtait à perdre toute dignité en se confondant en excuses pour son impolitesse, l'inconnu parla. Il n'avait pas l'air de se formaliser plus que ça de son comportement, ni d'avoir envie de se battre. Le sort des malfrats l'indifférait visiblement, mais il lui demanda quand même la raison de sa présence et de ses actions. La Liche y vit une possible échappatoire. Elle allait tenter de s'en sortir au culot, autant être cohérente.
Répétant les mots que Kochtcheï lui soufflait à l'esprit, les allégeant toutefois de leur contenu en insultes, elle prit la parole :
« Étonnant que quelqu'un d'aussi puissant que vous soit affecté à ce genre de mission subalterne. Mais si vous n'êtes pas venu vous opposer à la purification de la vermine, tant mieux, nous n'avons pas de raison de nous battre. Quant à votre question... les Spectres ne se réjouissent nullement de voir les humains s'entre-déchirer, le souhait le plus cher de notre Dieu est de faire cesser les conflits. Nous ne sommes pas non plus censés prendre plaisir à exterminer les pécheurs, sans quoi nous ne valons pas mieux qu'eux, c'est une mission sacrée. »

Elle s'arrêta quelques instants pour voir la réaction de l'inconnu, puis poursuivit. Mais cette fois, elle ne faisait pas que transmettre les phrases toutes faites de l'ancienne Liche. C'était peut-être sa première vraie mission, mais elle avait beaucoup voyagé avant ça, pendant plusieurs semaines. Un tour des endroits les moins recommandables de la planète, fait pour la motiver dans sa mission. Elle avait vu le crime, la misère, la corruption, le désintérêt des gens pour leurs semblables. La haine, la colère, la stupidité meurtrière et l'égoïsme. Et maintenant qu'elle était vraisemblablement en face d'un représentant des protecteurs de l'humanité, elle aimerait entendre ce qu'il avait à dire pour justifier ce qu'elle avait vu.
« Les Enfers ont été créés afin que les humains corrigent leur mauvais comportement, certes en faisant usage de la contrainte, mais il faut bien la peur d'une sanction pour faire respecter les lois. Cela n'a pas suffi, alors le Seigneur Hadès a voulu changer directement le monde des vivants. Mais les Saints s'y opposent sous prétexte de protéger l'humanité, et à cause de cette protection, les humains ne craignent pas la justice divine autant qu'ils le devraient. Et d'après ce que j'ai vu de mes voyages, les Saints ne sont pas pressés de remplir une mission pourtant essentielle, à savoir : protéger l'humanité d'elle-même. Nous les Spectres passons à l'action car nous ne voulons plus attendre que les pécheurs meurent pour les juger, il nous faut faire des exemples là où les gens peuvent les voir. Qu'avez-vous à répondre à ça, O vaillant guerrier d'Athéna ? »

Elle ne savait pas avec certitude si son interlocuteur était un Saint ou non, c'était Kochtcheï qui le lui hurlait à l'esprit en ressentant le cosmos de l'inconnu. Ce grand discours était l'occasion pour elle de savoir si la cause qu'elle s'était retrouvée forcée de servir était juste. Les Enfers lui avaient bourré le crâne avec de la propagande, on lui avait montré à quel point l'humanité méritait son châtiment, mais elle voulait savoir ce que les défenseurs attitrés de la Terre avaient à dire.
Pour appuyer son propos, elle envoya un petit cadeau au supposé Saint : les bijoux qu'elle avait arrachés du cou des mareros. En plus de leurs tatouages d'appartenance à l'organisation, chacun d'eux ou presque portait un petit crucifix, une médaille de saint ou de la Vierge Marie. Elle avait été élevée par des parents qui lui avaient appris que c'étaient là des symboles sacrés de dévotion, d'amour et de compassion, alors que faisaient ces belles breloques en or aux cous des criminels, contrastant si fortement avec les imitations en laiton, cuivre ou au mieux plaquées argent qu'elle voyait dans les familles ouvrières polonaises ?
Alors qu'elle attendait la réponse de l'inconnu, elle entendit un son puissant, celui des pales d'hélicoptères fendant l'air. Il y en avait deux, armés chacun d'une menaçante paire de mitrailleuses lourdes. Comment donc avaient-ils pu être déployés aussi rapidement ? Non, elle s'en fichait, ce qui comptait c'était de se mettre à l'abri, car les deux monstres volants étaient en train de tourner leurs armes dans leur direction. L'inconnu était sans doute un chevalier d'Or, capable de se déplacer à la vitesse de la lumière, éviter les balles devait être un jeu d'enfant pour lui, et il avait également un niveau de puissance similaire à celui de Phantasos, même s'il était touché il ne craignait rien. D'ailleurs, le Dieu des apparences choisit ce moment précis pour revenir, il appréciait visiblement de se faire tirer dessus à l'arme lourde... Ce n'était hélas pas le cas de la Liche.
Andréa laissa là les deux monstres de puissance et se rua à l'intérieur de la propriété, et de là dans le tunnel à l'instant où les premières rafales de munitions antichar commencèrent à s'abattre sur la villa. Elle s'était laissée distraire par la présence du Saint, s'était mise en danger, et maintenant Gonzalez devait profiter de cette couverture pour s'échapper. Quelle idiote...


Dernière édition par Andréa le 26.08.14 8:05, édité 2 fois
Rafarunto
Rafarunto

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25.08.14 22:28
HRP/ dsl pour le retard les enfants

La situation devenait plus délicate. Deux hélicoptères de combat s'approchaient tandis que le bruit de chars grondaient du côté de l'éboulement. Si ces derniers sont à la solde du cartel, ça risque de partir en vrille complet toute cette affaire. Enfin, donner une leçon à des tueurs, ne dérangeait pas réellement au saint du lion.

La divinité spectre se rapprocha du duo et demanda à l'attention de Rafarunto s'il était le saint du capricorne. Pendant ce temps là, la jeune femme expliqua la raison de leur présence. A première vue, les spectres avaient décidé d'agir plus concrètement dans leur processus de la purification de la Terre. A présent, ils allaient directement condamner les Humains sur Terre, de leur vivant. Sur le principe, cela ne dérangeait pas plus que ça Rafarunto. Il avait beau être un saint d'Athéna, il méprisait certains vices de l'homme, tels que la couardise, et la lâcheté.
Par conséquent, faire en sorte que l'Humanité subisse moins les perturbations de criminels tels que les meurtriers en série, les cartels, les terroristes, n'était pas forcément une mauvaise chose. Mais cependant, qui serait apte à dire que tel ou tel homme est mauvais? Surtout que l'Humain a déjà prouvé dans le passé qu'il était apte à changer.

D'une voix paisible, il s'adressa aux spectres.


"Pardonnez moi, j'ai manqué à tous les protocoles. Je m'appelle Rafarunto et je suis un chevalier d'Athéna, mais pas celui du capricorne. Le nouveau chevalier du capricorne est une femme, du nom d'Aelys. Pourquoi cette question au fait, seigneur? Pour ma part, je sers la même armure que mon père défunt Aiolia, l'armure du lion. Pour reprendre le vrai sujet de la discussion, je comprends votre point de vue, cependant je considère que nul être n'a le droit de déterminer qui mérite ou non de mourir. Enfin, et si on reprenait notre discussion un peu plus tard? Car je crois que deux hélicoptères veulent nous prendre pour cible pendant que l'autre abruti se fait la malle."

En effet, les deux hélicoptères fonçaient sur eux.
Phantasos
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28.08.14 23:19
"Disons que j'ai un petit compte à régler avec l'actuel chevalier du Capricorne, mais rien ne concernant nos camps respectifs, c'est plutôt d'ordre personnel.


Se tournant vers les deux hélicos qui font feu à l'aide de leurs gros calibres, Phantasos émet un large sourire, pourquoi donc les laisser faire de la sorte ? Le saint du Lion c'est donc lui qui se trouve ici, c'est lui qui parle de préserver l'humanité car elle peut toujours évoluer et se bonifier ?

"Pourquoi ne pas aller tenir ce discours au sous sol de cette batisse ? Il y a la un petit groupe de femme si je ne me trompes pas, surement des personnes kidnappées et qui servent au sévices sexuelles des hommes de ce gang, peut être qu'elles comprendront que l'humanité peut se bonifier et que leurs tourments actuels ne sont qu'une étape sur ce chemin."


Les balles pleuvent et ça peut commencer à devenir plutôt énervant, pas vraiment dangereux encore mais il ne faudrait pas que la battisse s'écroule sous le feu soutenue des hélicos.

"Grim Fantasia"

Rien ne semble se passer et ces simples paroles pourraient être pris pour du simple baragouinage. Les deux hélicos s’élèvent tout doucement et cessent leur tir, puis semblent s'éloigner. Incrédule devant ce qui vient tout juste de passer, le chef du cartel vocifère dans son téléphone pendant que ses gardes du corps attendent la voiture blindée qui les conduira plus loin.

"Dis donc Andrèa, il faudrait pas oublier ta cible."


L'un des gardes semble se concentrer sur quelque chose, et une petite émanation de cosmos s'échappe de son corps. Il doit être un ancien élève du sanctuaire ou d'une autre faction pour maîtriser le cosmos de cette façon. Pas du niveau d'un chevalier de bronze, mais pas loin quand même. Il semble scruter l'obscurité attendant que leurs assaillants se montrent.

 "Aelys vous dites ? Merci pour l'information je serai ravi de lui offrir un thé un de ces jours."

Il faut se dépécher pour finir cette mission avant que le jour se léve, les autorités pourraient prendre très mal la présence d'éveillé. Les "Super Héros" ne sont pas vraiment tolérés chez les humains. Pour l'heure les divers hélicos ont quitté les lieux, pris dans la magie du Grim Fantasia.
Andréa
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29.08.14 12:25
Andréa courait le long du tunnel, repensant aux paroles de celui qui s'était présenté sous le nom de Rafarunto, entendues en coup de vent juste avant de fuir les tirs des hélicoptères. « Nul être n'a le droit de décider qui mérite de vivre ou de mourir », vraiment ? Elle ne partageait pas cette opinion. Il existait des gens ayant commis des péchés impardonnables, des êtres si profondément enfoncés dans la noirceur qu'ils devaient être définitivement éloignés de la société humaine pour les empêcher de nuire. Mais même la prison à perpétuité ne suffisait pas toujours : combien de grands chefs criminels continuaient de diriger leur organisation de derrière les barreaux, combien d'entre eux s'évadaient pour retourner à leur vie précédente ? Seule la mort pouvait véritablement supprimer la souillure de leur existence. Et que faire de ceux qui avaient commis des crimes si horribles et si nombreux qu'aucun autre châtiment n'était suffisamment dur pour rendre justice à leurs victimes ?

Elle était polonaise, elle était bien placée pour le savoir. Dans son pays avait eu lieu au siècle dernier l'un des pires crimes contre l'humanité jamais commis. Les responsables de tant de mort et de cruauté auraient-ils dû être enfermés comme de « simples » meurtriers ? Bien sûr que non.

Elle espérait que Phantasos, qui semblait avoir un contentieux de longue date avec les Saints, pourrait argumenter à sa place le temps qu'elle revienne. Et dire que c'était le Lion qui avait dû lui rappeler de partir à la poursuite de sa cible...
Juste avant de sortir du tunnel, la Liche fut accueillie par un dernier piège : de l'un des murs sortit une tourelle automatique, dont la mitrailleuse se mit à l'arroser généreusement. Une machine ne dégageait par définition aucune présence, aucune aura combative, elle ne pouvait donc pas compter sur son sixième sens pour la détecter à l'avance, mais elle avait eu le temps de la voir se dégager de la paroi. Heureusement, l'engin était programmé pour viser le centre de masse, et Andréa put donc avancer en serrant les dents alors que les balles ricochaient douloureusement sur le plastron de son Surplis. Elle détruisit la tourelle d'un coup de poing bien placé, puis sortit du tunnel, le souffle court.

Elle était à présent dans une ruelle à un pâté de maisons de distance de la résidence, et les hélicoptères étaient en train de s'éloigner, elle ne savait pas pourquoi. Elle s'apprêtait à devoir courir dans tous les sens pour trouver Gonzalez, lorsqu'elle ressentit un cosmos qui n'était pas celui de Rafarunto, ni même de Phantasos. Se concentrant sur ce cosmos, Andréa ressentit d'autres présences ordinaires non loin. Bingo !

Il ne lui fallut que quelques secondes pour se retrouver devant le boss de la mara, attendant en compagnie de ses gardes. L'ombre de la peur passa fugitivement sur son visage, mais il se reprit, et ordonna à son gorille de la réduire en bouillie. Ou quelque chose comme ça, elle ne comprenait pas grand-chose à l'espagnol, mais l'intention y était.

Quand le garde attaqua, la Liche comprit pourquoi la mara angelica avait pu se développer si vite. C'était à cause de cet homme. L'impact de ses coups de poings fissurait les murs avoisinants, l'asphalte explosait sous sa course, nul doute que de simples gangsters rivaux, même nombreux et armés, ne représentaient pas une menace pour lui.

« Es-tu un renégat du Sanctuaire ? Ou un de ces chevaliers noirs dont j'ai entendu parler, qui ont renié leur Dieu pour poursuivre leurs intérêts égoïstes ? »

« ¡ Cállate, puta ! »

Le style de combat de l'homme était simple, mais efficace. Il avait de l'entraînement, et de l'expérience. Il n'était pas aussi fort et pas aussi rapide qu'elle, et ne semblait pas avoir d'armure, mais elle était déjà blessée et fatiguée, ce qui les mettait à égalité. En plus, il avait déjà eu le loisir d'observer ses mouvements à la villa, il connaissait donc sa manière de bouger. Si cela continuait ainsi, la victoire serait incertaine. Inadmissible.

Elle ne pouvait pas le vaincre de front sans risquer de sévères blessures, il fallait donc ruser. Elle propulsa un fragment de goudron précédemment brisé par une attaque de son adversaire d'un coup de pied, et chargea à la suite. L'homme esquiva facilement les deux attaques, un sourire se dessinant sur son visage. Mais ce n'était pas lui qu'elle visait.

Le projectile toucha l'un des deux gardes restants en pleine tête, le tuant sur le coup. Andréa s'empara de la kalachnikov qu'il tenait, et se retourna pour faire à nouveau face à son ennemi. Elle se jeta sur lui, et une seconde plus tard l'homme s'écroula, abattu d'une rafale à bout portant.

« Il était trop rapide pour le tuer sans risque au corps à corps. Les balles sont bien plus rapides que nos attaques, mais il aurait pu les esquiver sans mal si le tireur avait été une personne ordinaire. Cependant, si le tireur est aussi rapide que lui, voilà ce que ça donne. »

Elle entendait les protestations de Kochtcheï dans un recoin de son âme. Certes, ce n'était pas une manière convenable pour un Spectre de se débarrasser d'un adversaire, mais la mission avant tout.
***

Deux minutes plus tard, Andréa revint à la villa, le corps sans vie de Gonzalez sur l'épaule, couverte de sang. « C'est pas le mien », dit-elle en passant devant Rafarunto et Phantasos. Elle avait méchamment envie d'ouvrir le cadavre en deux comme une grosse piñata pour offrir un shampoing aux tripes au Dieu des Apparences, mais elle s'abstint. Gagnant un pan de mur qui tenait encore debout, elle fit tourner sa victime au-dessus de sa tête avant de le jeter par-dessus les éboulis, en direction de la police et des journalistes, accompagné de quelques jurons bien sentis. Cela fait, elle retourna vers les deux hauts gradés, avec un sourire radieux.

« Bien, alors, où en étions-nous avant d'être si grossièrement interrompus ? »
Rafarunto
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02.09.14 19:12
HRP/ dsl pour le retard, je suis pas mal pris niv taff. Je réponds vraiment au plus tard demain soir...encore désolé les gens
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[FB] La justice infernale n'attend plus