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LargoGuerrier des Ombres de Persée
Guerrier des Ombres de Persée

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Lun 25 Aoû - 10:29
Je suis en train de patienter dans une salle d'attente. Ça fait pourtant deux minutes à peine que je squatte ici, mais je trouve déjà le temps long. Résultat, je ne tarde pas à m'ennuyer ferme. Si je ne trouve pas une vraie occupation dans les prochaines secondes, je crois bien que je vais décider de me tirer. Tout simplement.
Alors je regarde les quatres murs de la pièces. Mouais bof. Je me tourne les pouces, mais cette activité bien célèbre et répétitive a vite fait de me gaver. À la rigueur, pourquoi ne pas me tripoter quelques mèches blondes de ma super longue chevelure Barbie ? Arf, c'est excitant mais si c'est pour finir décoiffé finalement, non merci !

Je soupire et je grogne. Puis soudain, sans vraiment m'en rendre compte, j'ai cette envie de me carrer l'index dans le nez. Allez savoir pourquoi la concentration me gagne, dès que je commence à trifouiller. D'ailleurs, encore un peu, et je prendrais presque mon pied.
Manque de bol, à ma grande surprise, un type en costard déboule dans la pièce. Le tout, sans frapper. P*tain ! Étrange qu'un type, aussi bien entretenu que lui, ne connaisse pas les bonnes manières.

Du coup, en une fraction de seconde, je crois que je réussis à m'extirper la morve du pif. Et même de la catapulter je-ne-sais-où, dans la panique. Puis, l'air de rien, je me repositionne bien droit sur ma chaise et je lui dédicace mon plus beau sourire.
Au vu de sa réaction, -ou plutôt le contraire, vu qu'il ne bronche pas- y'a comme qui dirait qu'il n'a rien vu. Et c'est tant mieux. À moins que...? Oups ! Dès qu'il balbutie les premiers mots de sa conversation, une sale grimace sur son visage l'interrompt d'un coup sec.

J'hésite à m'excuser, puis finalement je ne me dénonce pas. Un haussement de sourcils suffit à lui montrer que j'attends toujours de savoir ce qu'on me veut, depuis que j'ai été convié dans ces locaux.
Malheureusement, sa main se dirige déjà dans ses cheveux, à tâtons. Elle fouille évidemment après quelque chose qui lui aurait sauté dessus. Une crotte de nez encore bien fraîche... à vue de nez ?

Bingo ! Dès que sa main est de retour à bonne hauteur d'yeux, on peut constater l'horreur qui lui étreint silencieusement la gorge. Le gars reste bouche bée et fait les yeux ronds. Puis, n'ayant pas besoin d'être un petit génie pour piger toutes les ficelles de ce mystère, il devine rapidos qui est l'enfoiré de coupable derrière tout ça !

_ Mais vous êtes un vrai dégueulasse, bordel de merde ! M'avoue-t-il, écoeuré.

_ Hein...quoi... qu'est-ce qui se passe ?

_ Ne jouez pas au con avec moi, s'il vous plait !

_ Désolé. Ça coûtait rien d'essayer.

Embarrassé, je me gratte la tignasse, puisque j'admets être coupable. Quant à l'autre, il baragouine encore quelques injures entre ses dents, tandis qu'il cherche où et comment se débarrasser de cette saleté visqueuse. Et résultat, l'arrière d'un dossier d'une autre chaise fera très bien l'affaire.

_ Bon, et donc ? Relancé-je enfin. Qu'est-ce que j'ai besoin de savoir d'autre ?

/hrp: bon bah ça devait juste partir d'un exercice tout bête, à la première personne. pis finalement, j'ai continué. quoi qu'il en soit, pas habitué du tout, j'avoue d'avance que "je" n'est vraiment pas ma tasse de thé. (et là, vous vous dites "mais quel con ! pourquoi t'as continué alors ?") mr Red le retour
enfin bref, comme j'ai pas chômé, je posterai l'histoire au fur et à mesure quand même.
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Mer 27 Aoû - 9:01
_ Le directeur est prêt à vous recevoir. Il vous attend dans son bureau.

Génial ! Juste pour m'annoncer ça, en fait. Donc à trente secondes près, j'aurais pu éviter ce petit épisode désastreux. Ou encore, si j'avais attendu tout bonnement devant la porte de ce fameux dirlo, ça revenait au même, quoi.

Pour la peine, sur le coup, on dirait presque que je n'ai plus envie de me lever, et de m'y rendre. Enfin, je suppose que c'est à cause de ce guignol. Il doit y avoir une partie de moi, dans mon for intérieur, qui me murmure de faire gaffe. Genre, comme quoi le mec pourrait avoir l'intention de crier mon méfait sur tous les toits, un fois le dos tourné.
Puis bon, mon honneur de Chevalier Noir est en jeu. Donc pour m'assurer que le gars la fermera par la suite, je lui adresse mon plus vilain regard de tueur. Ajouté à cela, une petite pointe cosmique obscure, et tada ! Le pauvre homme ne comprend pas pourquoi il ressent le besoin de se faire dessus.

_ Merci pour l'info, conclus-je, poliment et d'une voix sensuelle.

Le timide employé claque des dents et me laisse toute la place pour sortir. Je doute bien sûr que ce soit par galanterie qu'il ait fait ça. Ses miches sont bien trop proches du mur opposé. Ça doit signifier qu'il craint pour sa rondelle, j'imagine.

Bref, avant de disparaître en refermant derrière moi, je lui tapote la joue et signe ma sortie par un dernier clin d'oeil. Il ne me reste alors plus qu'un couloir à parcourir, jusqu'à ce qu'une énième porte de bureau m'annonce que mon prochain arrêt se trouve de l'autre côté.
Et idem, soyons fous ! Moi non plus, je ne prends pas la peine de frapper à la porte avant de pénétrer à l'intérieur. Tout compte fait, le cinquantenaire qui m'accueille ne m'en tient pas rigueur. Au contraire, d'un geste de la main, il me désigne le siège libre face à lui.
Ainsi, sans plus de réflexion, je cale mon fessier dedans... et ma foi, c'est la top-qualité !

_ Hmmm, han han ! Laissé-je même échapper malgré moi, tandis que ma longue coiffure virevolte dans le vide.

_ Bonjour Chevalier Noir ! Je présume que vous vous contrefichez de la version longue de ce que j'ai à vous dire ?

_ Bah dis donc...

Wouah ! Le vieux n'y avait pas été par quatre chemins, en tout cas. Il doit certainement en connaître un rayon sur le tempérament de feu de certains BK. Et puisque je suis connu pour agir comme un vrai Tout-dur de la pire espèce, il a dû croire que sa vie pourrait être en danger. Mouarf !

Plus sérieusement, il finit alors par m'expliquer le pourquoi du comment de mon voyage jusque dans sa contrée. Et grossomodo, ça a un rapport avec des avions de ligne qui se sont dernièrement crashés. Il y avait bien sûr la blinde de passagers malchanceux dans le lot, mais surtout des membres éminents qui travaillaient pour le compte de l'Ordre Noir.

_ Ah d'accord, réponds-je, plus pour avoir quelque chose à formuler.

_ Les médias ont évidemment bidouillé ça en accident, souci de météo, ou homicide involontaire... mais la vérité, c'est que quelqu'un dans l'ombre veut pourrir notre boulot.
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Sam 30 Aoû - 8:53
_ Oki doki ! Fais-je, avec les deux mains bien appuyées sur le bureau.

Moralité, il y a quelque chose de louche !

Quoi qu'il en soit, c'est rigolo. Un vieil homme qui donne des directives à un sale gosse de la vingtaine... pour le bien de la planète ? Ou tout du moins pour l'instant, pour notre compte personnel.
J'ai ensuite droit à une liste d'autres petits détails, qui pourrait m'aider dans mon imminente expédition. Sauf que je m'en bats les couilles. Cash ! Je ne l'écoute déjà plus, et je n'attends qu'une chose... qu'il finisse son discours pour de bon, pour que je me taille fissa.

Néanmoins, un nom revient souvent dans son monologue. Du coup, pour être sûr d'avoir bien capté le renseignement, ça me donne une excuse pour l'interrompre. Et pourquoi pas en prime, de jouer au vrai gars qui s'intéresse.

_ L'Ukraine ? Bah, c'est pas un pays, ça ? Là où y'a des affrontements, et tout et tout ?

_ Non, Nuke Rain ! Me corrige-t-il. Mais en effet, on pense qu'ils se cachent également dans ce pays. Un missile y a été tiré là-bas, tout du moins. Enfin, on croit que c'est ça. Alors, reste-t-il peut-être encore des pistes à explorer ?

De l'anglais qui veut insinuer que quand ça fait big boum badaboum, les dégâts sont aussi considérables qu'une averse tonitruante. Hmmm mouais ! Why not Monsieur Janvier !

Là, je décide de prendre la pause du penseur. Mes fesses se mettent donc à l'aise sur le bureau, tandis que je me caresse le menton. Je réfléchis longuement, mais une seule idée me vient en tête. Si, comme le prétend le directeur, un missile ou autre arme sophistiquée a pu détruire ce genre d'avions en plein vol, à telle altitude vertigineuse qui plus est... c'est probablement autre chose qu'un vulgaire projectile dernier modèle, en fin de compte.
Par contre, si c'est réellement ça le deal, est-ce qu'on aurait affaire à un éveillé qui a du temps à perdre ? Non... parce que si le gars veut exposer son potentiel cosmique, il y a plus simple que de la bête artillerie lourde. Ou alors au contraire, c'est justement une invitation pour qu'on vienne le retrouver. Quelque chose comme ça, quoi.

Rha ! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, hein ? Je rumine encore au milieu de plusieurs autres hypothèses, mais aucune ne me fait plus tilter que ce que j'ai déjà cru décrypter plus tôt.

_ Bon bah j'me mets en route pour l'Ukraine alors ! Décidé-je finalement. Par contre, j'me donne direct carte blanche, hein ! Donc si j'dois tuer, je tue et point barre !

De toute façon, même si le vieux avait prévu de l'ouvrir une dernière fois pour me contredire, je lui pose un doigt sur la bouche.

Je sais très bien que si l'affaire est plus grave que prévue, j'aviserai autrement. Pour l'heure, il n'y a pas de perturbations dans les cieux à signaler, pas de déplacements douteux des étoiles non plus... donc pas de foutue divinité en approche ni en éveil, avec des rêves de conquête et de soumission.
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Mar 2 Sep - 13:45
Allez ouste ! Un dernier serrage de mains, un au revoir, et je sors enfin de ce bureau. Puis, direction l'ascenseur, après avoir traversé de nouveau le couloir de cet étage. L'autre lèche-botte en costume est toujours dans les parages, mais je fais mine de me recoiffer lorsque j'arrive à son niveau. Comme pressenti, il cherche à communiquer tel charabia que je zappe donc vite fait, bien fait.

_ Fouyaya ! Jubilé-je, une fois à l'extérieur de l'immeuble. Enfin libre.

C'est vrai, quoi ! Des mecs m'appellent. J'arrive à la rescousse. Et ils osent me faire patienter, alors que le trajet n'est déjà pas des plus reluisants. Je sais bien que je suis un Black Knight ultra entraîné, mais quand même ! À ce compte-là, envoyez-moi tout sur mon Iphone, les gars, quoi ! Ouais, c'est ça que j'aurais dû leur dire.

Enfin bref. Dorénavant, ce chapitre est achevé, alors autant passer au suivant. J'aurais bien voulu voyager par la voie des airs, mais puisque la tendance est à la destruction de tout ce qui est ailé, ces temps-ci...
Du coup, ce sera en voiture de sport. L'engin est aussi rapide qu'une Formule 1, wouhou ! Soit, carotte pour les excès de vitesse et pour les flics. Et résultat, le voyage ne traîne pas trop en longueur. À part quelques animaux domestiques déchirés dans le feu de l'action, je crois que j'ai évité toute la population marchant sur deux jambes.

De plus, le GPS m'a indiqué approximativement la destination finale. Autant se donner une plus ou moins large marge de manoeuvre, si jamais la zone à risques est vraiment farcie de très vilains pièges haute technologie.
Cependant, quand je débarque à peine dans la région concernée, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Alors oui, c'est la guerre entre deux clans... tout comme ils ont dit à la téloche, quoi. En revanche, je ne détecte pas d'énergie cosmique virulente au fur et à mesure de ma progression.

_ Ohé, y'a quelqu'un ? Tenté-je même parfois de glisser, parce que faut pas non plus déconner.

En échange, j'ai juste gagné l'aubaine de me faire canarder par l'un ou par l'autre soldat de telle faction adverse. Enfin, d'une pierre deux coups, ça m'a poussé à enfiler mon Armure. Je ne regrette donc pas ma blagounette de petit con.

Après quoi, j'aboutis à la fin de mon parcours, je suppose. Si je n'ai pas foiré les coordonnées, c'est bien ici le site du crash. Ou plutôt devrais-je dire... le site de lancement du soi-disant missile. En fait, l'appareil est parti s'exploser la carlingue un kilomètre ou deux plus loin, pour être exact. Le meilleur moyen de trahir sa position, puf puf puf. Que des ploucs !

Une clôture m'empêche d'aller plus en avant, alors je n'hésite pas plus longtemps pour la survoler. Puis discrètement, je me faufile de cachette en cachette, car une petite armée fait des rondes coussi-coussa, par petits groupes. Pendant ce temps, d'autres gardent apparemment leurs postes fixes devant des portes en métal ou des énormes conteneurs.

_ Est-ce que j'dois m'inquiéter déjà ? Pensé-je tout haut. C'est juste des gars qui surveillent ou sécurisent un lieu parmi tant d'autres, j'ai bien l'impression. Bof !

Enfin qu'importe ! Au pire, si je me suis déplacé pour rien, c'est l'autre directeur qui subira dès mon retour, sinon.
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Jeu 4 Sep - 13:00
Une dizaine de minutes s'écoule finalement, et je n'ai toujours pas la solution pour m'infiltrer incognito dans cette foutue base. Pour me dégourdir les jambes quand même, j'essaie de contourner le bâtiment. Rien de concret ne me frappe l'esprit. Pas même une insolite bouche d'aération, une fenêtre ou autre.
À un moment donné, je soupire tellement que je perds un peu le fil de ma mission. Et pour cette erreur, une voix dans mon dos retentit. Je me suis posté derrière un mur où, d'après mes calculs, il n'y aurait pourtant pas dû avoir de surveillance du coin.

Bref, pas besoin de vous faire un dessin, hein ! C'est un soldat qui m'ordonne de me rendre et de le suivre. Alors le temps de bailler une seconde, et mes bras se lèvent au ciel. Il croit ainsi que je me rends comme un docile esclave, mais l'arnaque est bien pire que ça. Deux lumières éblouissantes s'allument dans mon dos, au travers de mon épaisse chevelure.

_ Medusa Shield, prononcé-je sur un ton doucereux.

Et pouf ! La malédiction de la pierre se répand à une vitesse folle des pieds à la tête de la victime ignorante. Voilà que cet abruti est désormais pétrifié.

Quand je me retourne vers lui ensuite, je découvre que j'ai bien fait. Primo, il n'aura pas eu le temps de prévenir ses potes. Et deuzio, il avait une sale gueule. Néanmoins, après coup, je suis quelque peu déçu de cette tournure, parce qu'avec un peu plus de jugeotte, j'aurais peut-être pu penser à lui faire les poches à la recherche d'un badge, d'une clé ou tout simplement lui demander des infos.

_ Tant pis, me dis-je pour soulager ma conscience. De toute façon, ça fait bien trop longtemps que je squatte pour que dalle. Place à la mode bourrin, maintenant. Sinon je vais prendre racine, si ça continue !

Alors c'est parti. En piste !

Je sors officiellement de ma planque, et j'atterris sous peu au centre des hostilités. Pratiquement devant la grande porte d'entrée qui, depuis tout à l'heure, est minutieusement contrôlée et scannée à la moindre allée-venue d'un glandu en casque et combinaison militaire.
Forcément, c'est la über cacophonie et débandade. Tout le monde autour de moi s'affole comme des élèves de la primaire dans une cour de récré. Puis les sommations d'un haut gradé me sifflent vite dans les tympans. Au début, je joue à la sourde oreille. Ensuite, je refuse tel un rebelle. Et pour finir, toute la meute brandit leurs fusils mitrailleurs.

_ Medusa Slash ! Invoqué-je en guise de réponse.

Comme dirait l'autre... c'est mon dernier mot, Jean-Pierre !

Tranchant de la main en action, mon bras trace des zig-zags dans tous les sens. Chargé au cosmos de Death Queen Island, mes assaillants tombent comme des mouches face à la rapidité d'exécution et la puissance de l'inconnu.
En effet, ces quichons n'ont jamais rien vu de tel de toute leur carrière. Un type capable de trancher, déchirer, guillotiner, démembrer... c'est tout bonnement insensé et ignoble.

Bien sûr, quelques coups de feu ont pu tonner dans l'arène, mais pour un Chevalier, même de rang Bronze, c'est de la pure rigolade. On se croirait dans un match de ping-pong.
En revanche, j'admets avoir un peu trop mis du coeur à l'ouvrage. Tout ce sang, ces cris, ces mecs amputés... si un clown n'a pas encore pensé à appuyer sur le fameux bouton rouge qui sonne l'alerte générale, je veux bien me raser la tête. Non, je déconne !
De toute manière, dans une dernière vague de désolation, mon regard tombe nez à nez sur l'objectif d'une caméra. Bizarre que je ne l'avais pas capté plus tôt, mais carotte !

_ Bougez pas, j'arrive ! Fais-je, tout joyeux et pouce levé.
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Sam 6 Sep - 9:48
Je contemple une dernière fois mon chef d'oeuvre sanguinolent, puis je pivote vers la lourde entrée. Il y a bien une console pour composer du code à gogo, une fente pour carte VIP du personnel sans doute, mais je vous le donne en mille ? Ça va surtout se finir à coup d'explosion cosmique.
Sur ce, un poing serré plus tard, et l'obstacle d'acier est désintrégré comme une bûche dans la cheminée. Décidément, c'est trop facile. C'est à se demander si les gredins derrière tout ce cirque savent à qui ils ont affaire.

Une fois dedans, un long couloir pentu s'étend à perte de vue vers l'obscurité. Quelques néons tapissent, certes, les murs à intervalles réguliers, mais on sent bien que les gars veulent faire des économies d'électricité.
Bon bah... quand faut y aller, faut y aller ! J'ai eu beau froncer les sourcils et zieuter au plus loin que ma vue me le permet, l'ambiance est vraiment mortelle. Pas un chat, pas un rat, pas un soldat. Et quand je me lance enfin dans la balade, mes pas claquent avec un écho sans fin. À côté de ça, les Temples au Sanctuaire d'Athéna, c'est de la pisse de panda !

_ Fait ch*er ! Pourquoi il faut toujours que tout soit bâti de façon gigantesque ? M'en fous, comptez pas sur moi pour me hâter au pas de course !

C'est vrai, quoi ! Je suis encore jeune et endurant, mais faut pas pousser mémé dans les orties ! J'ai été convoqué pour baffer le grand manitou, moi. Le reste, c'est juste du menu fretin. Et on voudrait que je me tue à la tâche avant même d'avoir atteint le dernier boss ultime, au bout du tunnel ?

Finalement, l'idée de me promener comme une tortue aura fini par me blaser. Ça m'a rappelé ces cons qui s'engagent dans une traversée du désert. En gros, plus tu traînes, plus t'as de chances de te dessécher. Là au moins, dans ce pays de l'Est, autant profiter qu'il fasse frais pour justement s'échauffer les cuisses et quelques autres muscles.
Donc voilà. En bon petit guerrier que je suis, gambader à vive allure est un vrai plaisir. Au bout du compte, j'arrive à destination en peu de temps qu'il n'en faut pour le dire. Mais au fait, c'est quoi exactement ?

L'endroit est assez impressionnant. Derrière une grande baie vitrée, une pièce immense et circulaire est remplie d'ordinateurs en tout genre. Des mecs en blouse jonglent chacun leur tour dessus, en pianotant des formules de ouf. On dirait une équipe de gros geeks, quoi. Bref, des types qui n'ont pas dû voir souvent la lumière du jour.
Par contre, ne me demandez pas de vous retranscrire les données affichées sur les écrans ! C'est du chinois. En tout cas, cette base d'opérations, p*tain mazette ! Ça sent le consortium des gagnants du loto aux commandes, ou quelque chose d'approchant. Puis bon, avec autant d'investissements, qu'est-ce que ça pourrait être d'autre, hein ?

_ Bah ça alors ! Moi qui pensais qu'il n'y avait que Mitsumasa Kido qui pouvait débourser autant sans compter...

Truc étrange sinon, les bonhommes ne semblent pas me remarquer. Est-ce à cause de mon armure noire... dans le noir ? Enfin, la pénombre plutôt. Ou alors ils sont tellement conditionnés dans leur routinier train de vie, qu'ils ont pris l'habitude de ne jamais quitter leurs machines des yeux ?
Ça fait peur. Et c'est ballot. Je vous parie qu'avec le bol que j'ai, si je tape au carreau, ils n'entendront rien. Du coup, s'ils ne me prêtent pas l'attention requise, je l'aurai dans l'os pour les emprisonner avec ma Méduse. Puf puf puf !
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Lun 8 Sep - 8:56
_ Alors, ça vous plaît ? Demande un homme dans mon dos.

_ Boarf, vous savez...

Mince, je ne connais même pas la suite de mon texte. Mais ça me permet au moins d'atténuer ma stupéfaction. À ce propos, heureusement qu'il n'avait pas prévu de m'égorger avec un couteau, car je ne l'ai même pas entendu se pointer. Et puis, d'où vient-il ? Il ne semble y avoir qu'un seul chemin possible pourtant.

Bref, quand je me retourne, j'ai affaire à une sorte de majordome. Le genre d'employé bien sapé, qui se tient bien droit, mais prêt à se pencher pour la moindre gâterie. À part ça, il doit avoir dans la trentaine... et ma foi, bien foutu. Sauf pour la coiffure, parce qu'il ne rivalise évidemment pas avec la mienne. Et quelque chose me dit qu'il a également dû jouer dans Men in Black, à cause de ses lunettes de soleil. Ça, ou alors il croit dur comme fer que ma Gorgone n'est pas capable de lui faire les yeux doux. Ou encore, vu le lieu futuristique ici présent, il a déjà prévu de consigner toute sorte d'indices en ce qui concerne ma tenue d'orichalque, via d'étranges rayons X.

_ T'es qui, toi ? Et plus important, amène-moi directement à ton chef. Qu'on en finisse pour de bon. J'ai deux mots à lui dire.

_ Haha. Patience. Tout d'abord félicitations pour être arrivé jusqu'ici. Il aura quand même fallu bousiller trois avions pour que quelqu'un réagisse, mais ça a fini par payer.

_ Beh à vrai dire, j'avais pas que ça à foutre. En général, je baffe des vilains bien plus costauds que ça. Alors imagine la te-hon d'avoir à me déplacer pour de la petite vermine de votre espèce !

Je fais craquer mes phalanges, car la visite du Futuroscope m'a assez bourré le mou pour la journée. Et cette façon de faire traîner le suspense a de quoi me faire friser quelques mèches blondes. Et ça, c'est impardonnable.

_ Justement. Mon patron a de grandes ambitions, tout comme votre Ordre. Dominer le monde. Et pour ça, il faut bien s'approprier ce qui se fait de mieux en matière de pouvoir incommensurable.

_ D'accord, je vois. Toi et tes potes, vous avez potassé un peu le sujet, on dirait. Encore que, les Black Knights n'ont pas l'intention de se projeter vers de telles extrémités. Sauf si j'ai pas été mis dans la confidence, héhé.

_ C'est bien ça, la différence qui nous sépare alors.

Je crois qu'il a assez palabré pour aujourd'hui, hein ? Encore un de ces types qui a dû fantasmer une nuit, où il a cru pouvoir se réincarner en Dieu. Malheureusement, ce n'est pas aussi simple. Et donc, à moins d'y être destiné, il ne lui reste plus que le plan B. Mettre toutes les chances de son côté pour emmagasiner la puissance nécessaire, quoi. Et faire comme si.

Après quoi, je me marre parce que l'autre andouille a omis un détail. Il n'est pas le seul à vouloir la même chose. Et donc de là à croire qu'il pourra tenir plus d'une minute dans une bataille impromptue, contre un concurrent divin... lolilol !
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Mer 10 Sep - 9:12
Mon interlocuteur n'a pas bronché d'un cil depuis mon fendage de poire, en revanche. Et puisque je ne comptais pas lui laisser le choix de se racheter, une mandale s'impose direct. Si si ! Comme dans les mangas, je lui passe à travers et j'attends qu'il souffre le martyr... mais rien ne se passe.
D'ailleurs, maintenant que je me revisionne l'extrait, moi non plus j'ai rien senti. Je pivote alors de nouveau vers lui, les dents serrées. Et je comprends enfin le binz. Depuis tout ce temps, c'était un foutu hologramme. Tu m'étonnes que je ne l'avais pas senti s'amener plus tôt !

_ Quelle fougue, j'aime ça ! Vous allez faire un parfait cobaye, tout ce qu'il nous fallait. Merci.

_ Oh ! Hé ! On me dissèque pas, moi !

Non mais sérieux ! C'est quoi leur délire ? Ils n'ont quand même pas cru qu'il suffisait juste de découper en rondelles un éveillé, sans déc' ? Et après, quoi ? Dès qu'ils auront pompé tout mon sang ou mes organes, ça fera d'eux des guerriers badass parés au combat ?

Bon d'accord ! S'ils en savent autant sur nos petites histoires de Chevalerie, leur plan doit probablement être un peu plus subtil. Toujours est-il qu'ils sont grave atteints ! Quoique... le sang, passe encore. L'armure, ok. Mais le cosmos ? Y a-t-il vraiment moyen de me l'extirper pour leur refiler ?
Brrr ! Ma cervelle bouillonne et décroche, de toute façon. J'ai l'impression que si j'utilise plus de neurones pour résoudre ce mystère, je n'en possèderai bientôt plus pour me rappeler comment je m'appelle.

_ Allez ! Tu m'as assez fait tourner en bourrique, mec ! Alors voilà le deal. Dis-moi ce que je dois faire... comme ça, j'te montre qu'on rigole pas avec Tout-dur Largo !

Après tout, qu'est-ce que j'y perds ? Je vais juste leur consacrer un chouïa plus de temps, voire de mon énergie, mais j'aurai expédié toute cette bande organisée dans l'au-delà avant ce soir, je parie.
Et eux ? Boarf... s'imaginer qu'ils sont tombés sur le blaireau un peu inconscient de bas étage, avant leur aller simple pour l'Enfer, mouhahaha !

_ Mouais, ça parait un bon marché. Et puis, c'est demandé si gentiment.

Évidemment, le majordome devait avoir déjà prévu le coup. Sinon pourquoi chercher à faire rappliquer un Chevalier dans leur base secrète ? Ce qui signifie qu'une fois qu'il m'aura montré la nouvelle route à emprunter, je peux déjà envisager qu'un piège mesquin ou balaise m'attendra au tournant.

Un instant plus tard, l'hologramme s'évapore tandis qu'une paroi dans un mur du couloir coulisse. Ce nouveau passage étroit apparu m'invite alors à l'utiliser. Je m'y engage donc sans réfléchir et je longe le chemin le plus naturellement du monde. À part une bête ligne droite à suivre, j'ai vite fait de la traverser sans craindre pour mon cul.
À la rigueur, j'aurais bien imaginé une petite embuscade au gaz ou à pieux. Ça aurait été logique, je suppose. Mais rien de tout ça. Conclusion, quelle épreuve de malade m'ont-ils réservé, boudidiou ? Ce n'est pas sans m'intriguer, même si dans le fond, on connaît déjà tous l'issue de cette vaste supercherie. Je vais faire la fête à tous ces guignols, picétou !
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Sam 13 Sep - 8:33
Fouyaya ! Il y a enfin une ligne d'arrivée à cette ennuyeuse course. Les mecs sont visiblement riches, mais ils n'ont pas pensé à installer un tapis roulant ou un petit train. Qu'importe ! Quand j'arrive à bon port, -ou tout du moins, y'a intérêt pour leur matricule- je me retrouve d'abord dans l'obscurité d'une sorte de bunker démesurément grand.

_ Bah tiens... je vois qu'on ne lésine pas sur le côté sombre, hein ! Pour changer...

Mais aussitôt ma gueule ouverte trop vite, une ribambelle de projecteurs ultra éblouissants s'activent et me bouffent la rétine. Système de reconnaissance vocale, peut-être ? Lumière pire que dans certains concerts, en tout cas.
Puis, une surprise en amenant une autre, la porte menant au couloir derrière moi se referme. Et pas qu'un peu ! Là encore, histoire qu'on me fasse bien comprendre que quand il n'y en a plus, il y en a encore... une multitude de murs épais suivent le rythme et s'élèvent sur tout le périmètre de ce dôme.

J'avais bien envie de m'extasier avec du commentaire ironique, mais comme la curiosité a de quoi me serrer les cordes vocales soudain, je résiste à la tentation. Et j'ai bien fait, car deux étranges capsules... avec des gens enfermés à l'intérieur ne tardent pas à entrer en scène !?
La trop forte luminosité m'empêche de les discerner avec précision, sans compter la distance qui nous sépare. Quoi qu'il en soit, il ne m'en faut pas plus pour décrocher le Bouclier dans mon dos et le fixer à mon bras. Puis vague de cosmos m'entourant, il ne me reste plus qu'à les attendre de pieds fermes.

_ Alors c'est ça, le comité d'accueil ? Des types plus balaises que la normale ? Et si je les bute, votre règne de terreur s'achèvera ?

Quelque chose me pince les tripes, en revanche. Je n'arrive pas à percevoir l'aura de ces chicons. Encore des hologrammes pour m'impressionner ? Ce serait ça leur véritable piège ? Dépenser mes forces dans le vent ? Mouais bof.

Je n'ai pourtant pas la berlue. Ces gorilles-zombies marchent vers moi, et leurs talons cognent bien sur le plancher en acier. Dès que je les distingue mieux, je me rends compte qu'ils mesurent entre deux et trois tailles de plus que moi, ouch ! Et c'est vrai que niveau biceps, ils ont vraiment dû trimer sévère devant Gym Direct vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
À part ça, leurs tronches à angles droits n'inspirent pas confiance. Leurs fringues moulants, pas mieux. On peut facilement deviner que si j'avais été de corvée pour ramasser la savonnette, je le sentirais fatalement passer.

_ Salut les gars, hein ! Je commence par lequel, du coup ? Moi, c'est Largo sinon.

En position de combat tout de même, je lâche un léger coucou Miss France. Néanmoins, on dirait que j'ai fait pire que mieux. Ils grognent et bondissent en avant comme des sauvageons en manque, en contrepartie.

Je boude pour de faux, et après une esquive des plus banales, une série de coups de poings les atomisent sur-le-champ. Et hop ! Emballé, c'est pesé, comme dirait l'autre. Le couple d'armoires à glace se tortillent dans tous les sens à cause de la violence des beignes. Étonnamment, ils ne pleurent pas, ne beuglent pas et ne saignent pas. Holy sh*t !
Mais envoûté par mon déchaînement furieux, ça ne me fait pas réagir tout de suite. Je préfère donc largement les envoyer s'étaler plusieurs mètres plus loin d'abord.
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Mar 16 Sep - 9:12
_ On dirait que vous avez du potentiel, dis-je en soufflant sur mes doigts endoloris. Je reconnais. Mais normal, j'ai été sympa, le temps d'un petit round d'observation.

Mes adversaires se redressent trankilou sur leurs guiboles, et c'est tout. Pas causant, en prime. Je parie que c'est la faute à leurs mâchoires. Vu la collection de muscles qui bandent de partout, ils ne doivent certainement plus pouvoir articuler même un simple mot.

Sur ce, les présentations à sens unique étant faites, passons à la suite ! Leur creuser une tombe. J'extériorise alors ma rage de Tout-dur via ma cosmo-énergie, et je repars au galop vers ces branleurs muets. Il me faut à peine un ou deux "cataclop" de sprinteur pour me déplacer jusqu'à leur position. Cependant, ma présence logiquement dérangeante n'a apparemment pas l'air de les effrayer outre mesure.
Bref, j'ai le champ libre, de toute façon. Je les bombarde alors de nouveau. Principalement dans le buffet, puis je conclus par un uppercut chacun. Jusque-là, c'est tout bénèf' pour mon égo, si ce n'est que rebelote... le duo de brutasses reste sans voix et sans jus de tomate à cracher.

_ Medusa Slash ! Annoncè-je, pareil à un bouquet final. Vous bisouterez Hadès de ma part, hein !

Par contre, ouate de phoque !? Out of nowhere, mes lames de cosmos ne les pourfendent pas ! J'ai pas rêvé ! Si des cibles sont en train de voler, comment pourraient-elles alors éviter une telle dérouillée super aiguisée ?

Résultat, je suis sur le cul. Enfin, façon de parler. Mais cette incompréhension me fige tout à coup. Mes deux Musclors regagnent aussitôt ensuite la surface, me foncent dessus, et paf ! Double cordes à linge dans la teuté. Au sens propre comme au figuré, ma gorge se noue par conséquent, puis je décolle dans les airs, parallèle au carrelage de métal.
Ma chute se finit après avoir dérapé sur plusieurs mètres, l'orichalque de mon armure faisant office de pneu de voiture. Ça crisse comme dans les courses-poursuites américaines.

_ Ils ont évité mon attaque ? Ils ont évité mon attaque ! Sérieux ?

Je reste allongé par terre, tandis que mes rivaux reviennent à la charge. Mais pour le moment, ils ne font plus l'objet de mes pensées car je n'arrête pas de me ressasser la scène. Bah c'est vrai, quoi ! J'ai enduré la blinde d'entraînements extrêmes par le passé, comme il se doit. La procédure habituelle du parfait sale mioche voulant devenir grand dans ce monde de brutes. Et là, deux bouffons inconnus au bataillon réalisent l'exploit de me contrecarrer.

Bref, tout est à refaire. D'ailleurs, comme deux imposantes silhouettes s'apprêtent à m'agripper sous peu, il vaut mieux que je me ressaisisse fissa si je ne veux pas que leur quart d'heure de gloire perdure sur plusieurs générations futures. Alors, pif pouf ! Une partie de jambes en l'air suffit à les repousser. Euh... je veux dire, je suis souple donc mes deux bottines dans leur thorax ont suffi à les repousser... on est bien d'accord !
Ça me laisse le temps de revenir opérationnel sur le ring, comme ça. La pirouette exécutée, il faut vraiment que je cogite pour trouver ce qui cloche avec ses gros boeufs.
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Ven 19 Sep - 8:57
Dans un premier temps, je rafistole ma longue tignasse poussiéreuse qui a servi de serpillère sur le sol. Et tout en agitant mes bras, je secoue la tête un peu trop brusquement. Ça me fait alors penser que je n'ai qu'à utiliser mon Bouclier de la Méduse. Je vous l'accorde, c'est un brin radical pour seulement deux videurs de discothèque... mais qui saura, en fin de compte ?
Je n'imaginais pas devoir l'utiliser si vite, à vrai dire. Il était censé être réservé pour le péquenaud en chef. À la rigueur, juste de quoi les paralyser un minimum, histoire qu'il me reste encore du mérite à les tuer à mains nues.

_ J'suis vraiment colère, les gars ! Relancé-je, avec l'index tendu.

Dans mon for intérieur, par contre, je m'interroge. Je me demande pourquoi ces enfoirés n'ont pas profité de m'en recoller une pendant ce petit aparté. Ils reçoivent peut-être des ordres par oreillette, va savoir ? L'autre majordome disait tout à l'heure que je ferais un bon cobaye, maintenant que ça me travaille.

_ Promis, j'ai prévu de présenter des condoléances à votre directeur, reprends-je avec un fourbe sourire. Medusa Shield !

Là, rien de plus facile. C'est comme leur afficher mon plus passionné des bras d'honneur. Mon arme fétiche se presse donc d'ouvrir ses yeux diaboliques, et projette un rayon lumineux encore plus blanc que la barbe de ce bon vieux Zeus.

Une seconde s'écoule alors dans cet épais brouillard incandescent, mais d'ici l'opération démoniaque exécutée, les deux cibles ne sont plus dans mon champ de vision. Je suis bien sûr persuadé qu'il n'ont pas pu être désintégré, ni d'avoir pris la fuite. Alors, qu'est-ce que c'est que cet énième binz ?
Une fois encore, le temps que je réagisse, j'ai déjà reçu un double coup de pompes dans l'oignon. Ma carcasse valdingue dans le décor, sauf que je réussis à me rattraper rapidement dans la foulée, et à me remettre debout. Puis quand je relève le nez, les deux gugusses m'ont déjà rejoint. Si c'est comme tout à l'heure, ils attendront avant de réitérer leur riposte. Et en effet, après un silence gêné, je n'ai pas de soucis à me faire de ce côté-là.

_ Ok, ok. Que je récapitule ! Fais-je en me préparant à énumérer avec les doigts. Vous êtes capables d'esquiver ou de prévoir mes attaques. Vous paraissez assez rapides et forts. Et vous pouvez même carrément contourner une malédiction rien qu'en la fixant, mais pourtant réputée irréversible !

Je plisse les yeux en espérant enfin mériter une réponse. J'attends... en vain.

_ Vous ne seriez pas des Terminator, par hasard ? Plaisanté-je plus ou moins.

Une petite comparaison signifiant évidemment que je faisais tout simplement référence à de vulgaires robots, quoi. Enfin, perfectionnés jusqu'à la moelle, certes. Ou plutôt du composant, dans ce cas de figure.

Sur ce, si j'ai visé dans le mille, ça expliquerait beaucoup de choses. Et finalement, mes petits échecs me rongeraient déjà moins l'honneur et tous ces trucs à la testostérone du mâle dominant, ahem !
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Lun 22 Sep - 11:54
Je dois passer à la quatrième vitesse, si je veux avoir une chance de dépasser leur satanée informatique de grobill (Gates, je parierais même, laule). Maintenant que je crois avoir résolu l'énigme à propos de ces monstres, ça me semble logique qu'ils aient un programme qui calculent ou prévoient toutes mes tentatives de mouvement. Tellement au taquet qu'on pourrait penser qu'ils sont médiums, les gaillards !

Je ne vois donc pas d'autre choix que de brûler mon aura au max. Avec de l'overclocking pareil, y'a pas photo ! J'aurai même dix fois le temps de répéter "tartes aux myrtilles", avant même qu'ils aient pu broncher d'un ongle. Enfin, en théorie.
Bref, en piste pour l'ultime attaque ! Et tant pis si les scientifiques et autres ingénieurs ont prévu eux aussi un ultime coup de p*te pour pomper mon pouvoir. Ainsi, des flammes noires s'échappent en masse de tout mon corps, puis de mon armure. Je serre les poings et les dents, je rugis intérieurement et je fais exploser toute cette puissance qui m'entoure.

_ Ra's Al Ghûl Gorgonio !

Poing tendu vers le plafond, j'invoque la mythologique bestiole aux cheveux de serpents. La tête du monstre se dessine doucement mais sûrement, jusqu'à matérialisation totale.

Là, un hurlement assourdissant et aigü retentit dans tout le bunker. Et tandis que la mocheté ouvre grand sa bouche, que ses crocs sauvages inspirent la peur de la mort, une pluie de reptiles se met à tomber en trombe sur le duo de baraqués aux pecs saillants.
Les deux machines ne font, certes, pas dans leur froc. Elles analysent cette illusion bien réelle, qui sort pourtant d'une dimension parallèle. Pendant ce temps, les serpents largués plus tôt s'agglutinent et grimpent sur leurs proies. Puis des centaines de morsures finissent par dépecer et démembrer toute cette viande synthétique et mécanique... comme un pauvre Prince de Lu au goûter d'un gosse.

Pour ma part, je continue d'user et d'abuser de mon attaque. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin, après tout ? Ces ploucs voulaient se mesurer à une minorité de gens d'exception... bah voilà, c'est fait ! Ils en auront eu pour leur argent, en tout cas.
À la fin de la sentence, il ne reste plus que des câbles, des cartes mères et des morceaux de métal en train de fondre. Je relâche alors mon effort et mets un terme à ce massacre. Mon cosmos diminue d'intensité puis se calme définitivement. Je crois qu'on peut conclure à une nette victoire du Chevalier, non ?

_ Pouah ! Me plains-je, après une profonde respiration. C'était sympatoche, ça valait le coup d'oeil, mais vous êtes encore loin de pouvoir porter une couronne divine ou même un sceptre de compèt', hein !

Alors, à qui le tour ensuite ?

Je patiente quelque peu, mais aucun mur du bunker ne se rabaisse. Ça veut dire quoi ? Que les commanditaires ont déjà pris la fuite ? Ou qu'ils sont tout bonnement subjugués, avec pleins de n'étoiles qui brillent dans leurs mirettes ?
Comme l'espoir fait vivre, je décide de fredonner une petite chanson. Peut-être que quelqu'un se souciera tôt ou tard de mon cas ? Et puisque j'étais parti en mission, il faudra bien que je retourne faire un rapport. Enfin, qu'on vienne surtout m'écouter.

Voilà comment je me suis retrouvé embarqué dans ce merdier. Mais, je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu ! La base s'est finalement auto-détruite, mouarf. Donc je n'ai pas découvert le véritable fin mot de l'histoire. Mais qu'importe. S'ils doivent se remanifester dans le futur, je leur arrangerai un tête à tête avec ma coquine Méduse.

Fin. ^^

[FB] Tout-dur en Nuke Rain... euh, en Ukraine.