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Mer 10 Sep - 21:38


L’Afghanistan. Durant dix ans, de 1979 à 1989, le pays avait été la proie de la guerre que se livraient les envahisseurs soviétiques et les moudjahidines soutenus par les Américains et leurs alliés. Les moudjahidines, « guerriers saints », avaient gagné et pris le pouvoir... jusqu'à ce que les Occidentaux les en chassent en 2001, après les événements du 11 Septembre. Plus de quatorze années s'étaient écoulées depuis, et le pays était aujourd'hui au bord de l'écroulement. Le gouvernement pantin des occidentaux, plus intéressés par les opportunités économiques et les ressources naturelles du pays que par sa reconstruction, était sur le point de céder face à une armée rebelle qui se battait en clamant que le destin des Afghans devait reposer entre les seules mains des Afghans.

Les troupes des Nations Unies avaient échoué à réinstaurer un ordre stable dans le pays pendant quatorze ans, le conflit s'était enlisé, et pour ne pas mécontenter l'opinion publique les différents gouvernements occidentaux avaient peu à peu rapatriés leurs soldats. Les chefs tribaux avaient saisi cette chance, et s'étaient alliés pour renverser le pouvoir en place à Kaboul avec leurs milices financées par l'argent de l'héroïne. Face à une force de défense nationale qui n'avait d'armée que le nom, notoirement incompétente et corrompue, les rebelles avaient rapidement avancé jusqu'aux portes de la capitale.

Sous les yeux du Dullahan, perché sur une falaise, la campagne afghane brûlait. Les villages entourant Kaboul avaient été attaqués, pillés et incendiés. Des combats éclataient déjà dans certains quartiers excentrés de la grande ville, opposant les miliciens aux soldats afghans qui ne pouvaient plus fuir, se battaient maintenant pour protéger leurs maisons et leurs familles.

« On peut difficilement faire plus bordélique, et pourtant ce n'est que le début... Dès qu'ils auront gagné, ils s'entre-déchireront pour savoir qui prendra le pouvoir. Les extrémistes religieux voudront imposer leur loi, les apprentis-dictateurs voudront régner en despotes, sur fond de batailles entre milices et de souffrance de la population. Le bel idéal de « rendre le pays aux Afghans », c'est juste ce qu'ils racontent maintenant pour se justifier... Et le gouvernement actuel n'est pas beaucoup mieux. »

Alors qu'il parlait tout seul en exprimant ses pensées amères, Rogos renvoya une Fée aux Enfers. Il croyait avoir trouvé l'endroit parfait pour l'opération planifiée afin d'étendre l'influence terrestre d'Hadès. Il ne connaissait pas les détails, mais cela impliquait apparemment de persuader les humains que les Spectres avaient les moyens de mettre fin au chaos accablant la Terre et de punir les pécheurs, raison pour laquelle il avait été envoyé en repérage afin de trouver un lieu convenant à cet objectif.

Il retourna alors à son poste parmi la rocaille desséchée, observant les mouvements des rebelles, des forces armées afghanes, et des derniers contingents des Nations Unies présents sur place. La journée allait être longue...
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Jeu 11 Sep - 18:40
Depuis : http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t26936-le-temps-s-egrene

Andréa et Minos s'en étaient allés à Londres sur l'antenne de la BBC et Wolgorn se chargeait de leur donner du grain à moudre, autant à ses congénères qu'aux journalistes anglais. L'émission qu'ils allaient y faire sera sans doute reprise dans le monde entier. Athéna a fait connaître les dieux aux humains ? Soit, mais ils allaient connaître l'impitoyable marteau de la Justice et enfin ouvrir les yeux sur leurs erreurs. Ils allaient comprendre que l'Enfer et le Paradis existent et que l'on ne pouvait plus se torcher avec le vertu et la morale. Les Spectres allaient frapper dans l'un des plus grands espaces de violence et de folie humaine: l'Afghanistan, dans le Moyen-Orient.

Le Bourreau avait été informé que la situation était devenue encore plus critique qu'avant, avec les talibans, l'OTAN, les armées des Nations Unies et l'armée afghane qui faisaient n'importe quoi. Les plus beaux idéaux sont aussi vite enterrés dans la fange et la bêtise, telle était la misère humaine. Les environs de Kaboul étaient plongés dans le chaos et ils allaient rétablir l'ordre en imposant à ces enragés la loi des Olympiens, fièrement portée par Hadès. L'Exécuteur rejoignit le Dullahan, qui avait pris de l'avance et observa le paysage avec lui depuis les hauteurs rocheuses.

"Rogos, les hommes sont devenus fous et s'entretuent pour des chimères. A nous de les arrêter et de leur ouvrir les yeux sur ce qui est réellement important."
professa Wolgorn d'un ton laconique. "Nous ferons ce que les Chevaliers d'Athéna n'ont jamais eu le courage de faire."

Il prit une grande inspiration, déploya lentement ses bras, puis brutalement son cosmos ténébreux. Le mal ambiant excitait son aura et ne faisait qu'accroître la colère accumulée chez les Marinas et les Ases. Considérant une nouvelle fois le champ de bataille qui s'offrait à lui, le Bourreau se tourna vers l’Étoile de l'Ombre, la fureur dans l’œil, prêt à bondir.

"Commençons par ces barbus illuminés. Ils prétendent agir au nom d'un dieu auquel ils ne comprennent rien et ils ont osé le réduire en outil de leur folie. Nous punirons les autres en cas de débordements, compris ?"

Le Russe sauta de la falaise sur laquelle ils s'étaient perchés et sprinta vers le foyer des combats. S'étant fixé des objectifs pour cette bataille, il ne voulait pas courir le risque de se faire repérer trop tôt et de tout faire capoter. Aussi puissant qu'il puisse être en qualité de Spectre, il ne savait pas s'il pouvait survivre aux divers projectiles et explosifs que les belligérants pouvaient lui balancer. Les simples mortels devenaient trop dangereux, pour eux-mêmes et le Cosmos dans son ensemble. Grâce à sa vitesse de course dépassant celle du son et sa force de frappe, il parviendrait à éclaircir rapidement les rangs ennemis. De quoi leur coller la frousse de leur vie... s'ils restent en vie.


Dernière édition par Wolgorn le Sam 20 Sep - 18:47, édité 1 fois
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Jeu 11 Sep - 20:15
Le Dullahan avait donc été rejoint par un Bourreau passablement énervé, bouillant d'envie d'en découdre. Apparemment, il remâchait toujours les affronts faits aux Enfers à New-Atlantis et à Magnir... Rogos sentait que ce n'était pas le moment de raconter des futilités, comme ce qu'il avait fait durant leur séparation. Dommage, mais ce n'était pas le moment pour les histoires.

Après avoir fièrement déclamé l'une de ces tirades dont il avait le secret, Wolgorn laissa exploser sa combativité, et s'élança pour se rapprocher de la bataille qui faisait rage plus bas. Rogos fut bien obligé de se ruer à sa suite, avançant dans l'ombre des rochers afin de ne pas se faire repérer.

« Nos consignes pour cette bataille sont de faire le moins de morts possibles. On détruit leurs armes, leurs véhicules, on les assomme ou on leur pète un membre ou deux histoire de leur faire abandonner le combat, mais on évite de les tuer si possible. Dis-toi qu'on fait comme les Casques Bleus de l'ONU, sauf que nous on en a dans le pantalon. »

Quant à l'envie affichée du Bourreau de commencer par les rebelles... Serait-ce un sursaut inconscient d'orgueil patriotique, parce que les moudjahidines avaient battu les russes autrefois ? L'idée l'amusait, mais il trouvait toutefois l'Exécuteur quelque peu réducteur.

« Y'a pas que du barbu illuminé tu sais, y'a aussi des nationalistes, et surtout des types qui veulent seulement saisir l'occasion de prendre le pouvoir et les richesses. La moitié des seigneurs de la guerre sont des opportunistes qui se servent des talibans, des étrangers, du gouvernement, et des autres chefs tribaux suivant leurs intérêts du moment, c'est juste que maintenant ils ont décidé qu'il était temps de passer eux-mêmes aux commandes. Je ne dis pas ça pour être politiquement correct, hein, mais j'aime bien savoir contre qui je me bats et pourquoi. »

Ils arrivaient enfin à proximité immédiate des combats, leur mission allait pouvoir véritablement commencer. Le bruit des rafales de mitrailleuse et le fracas des bombes emplissaient l'air, accompagnés de cris et d'une odeur âcre de fumée... Rogos repensa aux objectifs. Capturer les leaders rebelles vivants, et les forcer à négocier avec le gouvernement, dont les membres seraient similairement appréhendés. Mais il ne savait pas exactement combien de Spectres étaient sur l'opération... leur rôle à eux serait d'être sur le champ de bataille et devant les caméras, mais il ne savait pas s'ils devaient aussi participer à la capture.

Dans le doute, il avait lâché des Fées en arrivant, en les chargeant de suivre les officiers rebelles. À chaque fois que la Fée rencontrait une personne donnant des ordres à celle qu'elle devait suivre, elle changeait de cible et suivait le supérieur, et ainsi de suite. C'était comme ça que Rogos avait pu découvrir les cachettes des leaders de la rébellion, grâce aux mouchards infernaux qui avaient remonté leur hiérarchie...

Ils étaient maintenant à la distance limite. S'ils avançaient encore, les combattants se rendraient compte de leur présence, et il leur faudrait se joindre au chaos afin de le faire cesser.

« Il faut juste s'assurer que les chefs rebelles ne s'enfuiront pas, mais vu notre vitesse ça ne devrait pas être un problème. Allez, c'est parti... à l'assaut ! »
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Ven 12 Sep - 11:15
Rogos précisa la nature de cette situation chaotique et des belligérants à Wolgorn, qui était peut-être allé trop vite en besogne. Tant pis, de toutes façons, le problème restait le même: ils entretenaient un cycle inutile de violence pour un éventuel et misérable profit, et il fallait par conséquent les stopper. Le Bourreau se devait donc de limiter au maximum les morts et mettre les chefs rebelles au pilori. Fort bien, puisque c'était seulement pour l'image et l'avertissement. Les Spectres ne pouvaient souffrir bien longtemps de l'hypocrisie et l'Exécuteur espérait que l'essentiel de la parole d'Hadès puisse être véhiculé et correctement comprise.

"Si tu le dis. Allons-y !" rugit-il.

Lui et le Dullahan chargèrent ainsi vers la zone des combats, l’Étoile de l'Exécution choisissant de faire sauter les barricades dressées par les rebelles d'une traite à l'aide d'un Demon Punisher bien senti. La collision fut rude, les barrages de fortune volèrent et les miliciens qui se trouvaient à proximité furent soufflés par la détonation, le sable et les débris. Wolgorn continua alors de courir et de frapper, neutralisant canons, hommes et véhicules d'assaut. Les militaires sous la coupe des Nations Unies et de l'armée afghane devaient ne rien capter à ce qui se déroulait sous leurs yeux. Si ça leur évitait de tirer sur les guerriers d'Hadès, ça les arrangerait.

Effectivement, alors que le Bourreau s'apprêtait à soulever à la force de ses bras un 4x4, il fut victime d'un bête lancer de grenade, qui fit aussi exploser le moteur du véhicule. De la fumée et des flammes il émergea toutefois, le Surplis fissuré et suintant de sang, pour repartir à l'assaut de plus belle. L'Exécuteur dut cependant éviter de se faire intercepter par une roquette, dont la puissance le déstabilisa avec force.

"Muryaaaaaaaaaah !"

L’Étoile Terrestre continua à attirer l'attention, à esquiver et à cogner tous azimuts, face à des soldats complètement effarés et terrorisés par ce qu'ils voyaient. Jamais ils n'avaient vu d'être humain capable de tels prodiges, et ce n'était pas le dernier qu'ils allaient rencontrer. Après qu'il eut effectué un grand nettoyage à l'aide du Dark Pressure dans le tas des rebelles, il se jeta dans une ruelle pour se mettre à l'abri. Les missiles et les balles pleuvaient, mais ce devait être pour couvrir leur désespoir et leur stupéfaction, du moins le souhaitait-il.

Avec l'aura qu'il dégageait, Rogos le trouvera assez prestement. Comment se débrouillait-il d'ailleurs de son côté ? Dans le feu de l'action, il ne savait pas trop ce qu'il était advenu de lui. Pour l'instant, mieux valait se calmer et éviter de se faire mettre stupidement en charpie. Les Spectres ne pouvaient pas toujours compter sur la vitesse du son et ils étaient des cibles visibles dans le désert afghan.
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Ven 12 Sep - 18:52
Alors que le redoutable Bourreau se précipitait pour enfoncer les rangs des rebelles, Rogos se préoccupait plus de finir le travail en nettoyant derrière lui. Il faut dire qu'à force de charger tête baissée comme un taureau fou furieux, Wolgorn avait parfois tendance à négliger de vérifier s'il ne laissait pas d'ennemis dangereux dans son sillage de destruction.

Le Dullahan faisait donc face aux groupes qui arrivaient sur leurs arrières, venant en aide à leurs camarades en entendant les explosions. Il prenait également bien soin de détruire leurs armes et leurs équipements de communication. Plus longtemps ils pourraient faire montre de leur puissance sans que l'armée rebelle dans son ensemble ne se rende compte de la situation et ne décide de s'enfuir, mieux ce serait. Après qu'un sniper lui ait collé une balle en balle poitrine, il se décida également à faire le ménage dans les bâtiments avoisinants pour en déloger les tireurs embusqués. Son Surplis avait certes résisté à l'impact, mais il avait été projeté dans un mur, avec la sensation d'avoir été cisaillé en deux.

« Les « headshots », on ne voit ça que dans les films et les jeux vidéos, mais si on s'en prend un, même avec un casque, ça nous arrachera la tête... »

Après le passage de Wolgorn, la plupart des rebelles restants étaient trop apeurés pour combattre efficacement, mais malgré cela la méticulosité du Dullahan le mettait en retard par-rapport à son compère. Enfin, ce n'était pas bien grave, son cosmos irradiait comme un phare dans la nuit, il n'aurait aucun mal à le retrouver.

Le Spectre croisa le chemin d'une escouade de l'armée nationale en replis, protégeant un duo de journalistes reconnaissables à leurs gilets pare-balles marqués d'un gros sigle « PRESS ». Une aubaine, les médias étaient dans le secteur ! Ils pouvaient être sûrs que leurs actions seraient diffusées à une échelle mondiale. Le cavalier sans tête s'interposa de façon très visible (et très cliché) entre les fuyards et leurs poursuivants. Ces derniers s'arrêtèrent à la vue de son armure sombre, mais n'hésitèrent qu'un instant avant de se servir de leurs armes... un lance-grenades et un lance-flammes.

La grenade fut tirée d'abord, en direction des fuyards. Rogos n'avait pas le choix, il devait la bloquer, pour protéger les non-combattants. Il se força à endurer l'explosion, à ne pas montrer de faiblesse, faisant détoner son propre cosmos afin d'annuler une partie de l'onde de choc. Le plastron de son Surplis se fissura, ses poumons furent écrasés par le souffle, mais il n'avait pas le temps d'évaluer les dégâts : le lance-flammes était maintenant de la partie !

« Pas de bol pour vous les gars, m'attaquer avec du feu... », réussit-il à dire, ayant peine à respirer.

Il fut englouti par le flot incandescent, mais redirigea la chaleur autour de lui comme il avait appris à le faire en Enfer, puis s'en servit pour initier sa technique. « CLAÍOMH IFREANDA ! » Quelle ne fut pas la surprise de ses assaillants, voyant le Dullahan émerger des flammes s'enroulant à présent autour de ses bras pour former une épée brûlante, qui trancha à travers l'acier de leurs armes. Ayant mis ses adversaires hors de combat, le Spectre s'éloigna en prenant bien garde à ne pas montrer les dommages de son armure aux reporters éberlués.

Il ne lui fallut que quelques secondes pour rejoindre le Bourreau qui se battait en première ligne. Les blessures de l'Exécuteur semblaient plus graves que les siennes, il se devait donc de serrer les dents et de faire comme si tout allait bien.

« Wolgorn ! On a de la chance, y'a des journalistes dans le coin. Enfin, va falloir faire attention à avoir l'air invincibles là. Leurs armes, c'est pas de la gnognotte. »
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Mer 17 Sep - 19:34
Wolgorn agrippa et jeta violemment au sol chacun des rebelles étourdis dans leurs véhicules dans l'objectif de les entasser et les garder à l’œil. Ceci fait, il dépoussiéra ses mains en les claquant et sentit une autre automobile venir dans sa direction. A leurs uniformes, il les aurait pris pour des soudards venant le défier mais la Fée qui les suivait piqua sa curiosité. De plus, il ne ressentait aucune agressivité de leur part et de toutes manières ils étaient déjà éclopés et désarmés. Le 4x4 s'arrêta à quelques mètres de l'Exécuteur et les individus qui en sortirent transportèrent un homme inconscient jusqu'à lui et le déposèrent à terre. Songeur, le Bourreau regarda les énergumènes venus à sa rencontre et observa la Fée, qui lui résuma la situation. Rogos était donc en train de s'occuper de la tournée des fortes têtes séditieuses.

Puisque la situation s'était apaisée dans le secteur, le Spectre musculeux envoya le chauffeur qui lui avait délivré le chef rebelle sucrer les fraises et se paya le luxe de creuser un trou. Il y enfonça les deux olibrius et le reboucha de telle sorte que seule la tête dépasse. Ceci fait, Wolgorn sprinta en direction du cosmos de son confrère mais croisa sur son chemin des tanks et des soldats de l'armée afghane. Ceux-ci avaient senti l'ouverture qui se présentait à eux mais leur route fut barrée par la déferlante du Dark Pressure. La décharge énergétique les dissuada d'aller plus loin et ils se tournèrent vers le Russe, qui leur cria:

"Défense d'aller plus loin !"

Il se frappa le torse pour ponctuer son propos et poursuivit son chemin devant l'air ahuri des militaires afghans. L'arrivée de l’Étoile de l'Exécution était si soudaine et brusque, et son départ tout aussi rapide, bien trop pour eux en tout cas. Hélas, il fut encore stoppé tout aussi sec par la présence des forces des Nations Unies, dont un des portes-paroles dépassait d'un char d'assaut. Celui-ci tenait un mégaphone dans sa main et toisait le Bourreau sous ses lunettes de soleil. Le porte-parole s'adressa à Wolgorn en Anglais, langue qu'il arrivait bien entendu à comprendre, surtout s'il était simplifié :

"Who are you and what do you want ?!"

Le Spectre ne pris pas la peine de lui répondre mais se rua en un éclair sur le char puis lui confisqua le mégaphone. Sidérés, tous les militaires aux environs contemplaient la scène bouche bée. Le Russe porta le haut-parleur à ses lèvres et déclara d'une voix vibrante et caverneuse :

"Je suis Wolgorn du Bourreau, le Grand Punisseur ! Vos guerres matérialistes et insensées s'arrêtent ici ! Trop d'innocents en ont fait les frais ! Les dieux vous ont fait confiance, mais désormais, le chaos doit cesser ! Nous, les Spectres, purifierons les démons qui apportent la violence pour de basses ambitions et des stupidités !"

Il termina ensuite sa phrase en tranchant grâce à la pression de l'air le canon du tank sur lequel il était monté. L’Étoile Terrestre balaya alors toute la zone autour de Kaboul du regard, à la recherche d'une nouvelle trace de lutte. A proximité de lui, l'assemblée ne pipait mot, sciée comme elle était par son intervention. Du moins espérait-il qu'ils aient entravé le message et que son collègue se débrouillait toujours aussi bien de son côté.


Dernière édition par Wolgorn le Jeu 18 Sep - 10:09, édité 1 fois
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Mer 17 Sep - 20:58
Rogos, ne voulant pas se fatiguer davantage, avait fait un petit détour pour éviter un massif rocheux. S'il avait pris le chemin le plus direct, il serait tombé sur le Bourreau en route pour le rejoindre, mais cela, il l'ignorait. Wolgorn était donc logiquement absent lorsque le Dullahan arriva au regroupement de véhicules où il avait observé son compère pour la dernière fois. Clairement, le Spectre colossal n'avait pas chômé, les carcasses éventrées de multiples 4x4 gisaient un peu partout, tandis que leurs propriétaires inconscients étaient entassés un peu plus loin. À proximité se trouvaient les véhicules qu'il avait lui-même envoyé à son collègue, avec les chefs rebelles à leur bord. Un seul d'entre eux avait été déchargé de sa cargaison, les autres étaient immobiles, les chauffeurs terrifiés avaient les yeux fixés sur quelque chose et n'osaient pas bouger du lieu qu'on leur avait ordonné de rejoindre. Ils frémirent en le voyant arriver, ne voulant pas croire qu'il avait pu les rattraper aussi vite...

Mais que regardaient-ils ? Rogos s'avança pour trouver le conducteur du premier 4x4 et son passagers, enfoncés dans le sol, avec seulement la tête qui dépassait. Voilà qui était cocasse.

« Et bien, vous avez des champignons bizarres par ici... Bon, changement de plan, mon collègue n'est pas là, on va le rejoindre. Il n'est sûrement pas loin. »
Il se concentra un instant, repéra bien vite le cosmos de Wolgorn à seulement quelques centaines de mètres. Apparemment, le Bourreau avait essayé de le rejoindre directement, et ils s'étaient manqués, pas de bol. Le Dullahan déterra les enfoncés, embarqua l'intégralité des rebelles prisonniers dans les véhicules, les comprimant comme il pouvait pour les faire tenir, puis prit place lui-même dans la voiture de tête, indiquant au conducteur la direction à suivre. Ils dépassèrent une force abasourdie de l'armée afghane, et arrivèrent rapidement devant une colonne blindée des Nations Unies, immobilisée par Wolgorn qui était présentement en train de haranguer les militaires.

« Il pète la forme, malgré tout ce qu'il a pris. C'est pas plutôt le Spectre du Terminator, ce type ? »

Les hommes du contingent des Nations Unies virent arriver les 4x4 du Dullahan, ouvrant de grands yeux effarés quand ils s'arrêtèrent à leur côté avec leur chargement de prisonniers plus ou moins éminents. Rogos entreprit alors de compléter l'annonce tonitruante du Bourreau, en y mettant les formes :

« Bien le bonjour, messieurs. Comme vous pouvez le voir, nous les Spectres venons de mettre fin à cette rébellion qui vous donnait tant de mal. Mais ne croyez pas pour autant que nous soyons vos alliés. À nos yeux, le gouvernement que vous défendez est tout aussi coupable d'avoir provoqué cette situation. »

Il s'interrompit un instant, laissant ses paroles faire leur petit effet, puis reprit : « Toutefois, Notre Seigneur est indulgent. Sa divine volonté était de faire cesser les combats, et c'est ce que nous avons fait. Maintenant, nous allons amener tout ce petit monde à discuter de leurs différends, et à trouver une issue pacifique. Cela inclut bien entendu le gouvernement afghan, et les décideurs étrangers qui prennent part à la direction de ce pays. Alors si vous ne voulez pas que nous traînions vos supérieurs à la table des négociations comme de sales gamins récalcitrants, vous feriez mieux de leur dire de venir de suite. »

L'officier commandant le détachement armé fixa le Dullahan, puis le Bourreau perché sur son tank amputé de son canon, son visage se décomposant un peu plus à chaque seconde. Puis, il accepta, et ordonna à la colonne de faire demi-tour, vers la base principale des Nations Unies. Rogos exigea encore d'avoir l'homme à l’œil pendant qu'il appelait ses supérieurs, leur rapportant l'ultimatum des Spectres et leur disant de faire passer le message à tous ceux que les négociations concerneraient.

La double file de véhicules, blindés des Nations Unies et 4x4 de rebelles, fit son entrée dans Kaboul, un Spectre en tête de chacune d'elles. La population estomaquée les regardait passer, puis ils furent les cibles de centaines de caméras et d'appareils photo. Les journalistes affluaient comme un essaim d'insectes, mais les simples citoyens également voulaient immortaliser cet instant à l'aide de tous les gadgets électroniques qu'ils pouvaient avoir. Voyant cela, le Dullahan se tourna vers le Bourreau, droit et fier malgré ses blessures, sur le tank qu'il avait mutilé :

« On dirait qu'on a réussi ! Tu crois qu'on doit leur faire un petit spectacle, tant qu'on y est ? Tous ces yeux braqués sur nous, ce serait dommage de ne pas en profiter. »

En attendant la réponse de son compère, il dirigea son regard vers les soldats des Nations Unies. Ceux-ci comprenaient le message : il était hors de question pour eux de mentir aux médias. Les Spectres ne les avaient pas « aidés », et leurs propres leaders étaient également forcés de négocier, ils n'avaient pas « choisi » d'écouter les doléances de leurs ennemis vaincus pour ensuite trouver un arrangement. Tout était très clair, c'était parfait.
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Sam 20 Sep - 18:39
HRP- Par le pouvoir du prosélytisme ancestral ! Imaginez Humungus dans Mad Max 2, ce sera marrant mr Red le retour -HRP

Rogos arriva finalement auprès de Wolgorn et pris le mégaphone pour ajouter son grain de sel dans l'annonce. Il précisa le but de leur manœuvre, pour être correct, et donna les ordres pour la suite. Les Spectres avaient capté l'attention de l'audience, abasourdie par leurs prouesses martiales. Faisant fi des multiples blessures qu'il avait récolté et de l'état de son Surplis, le Bourreau continuait de se tenir droit et de bomber le torse. Son aura meurtrière affluait de son corps musculeux, appuyant le sentiment de puissance qu'il exerçait sur les militaires. Ces derniers, sur injonction du Dullahan, les guidèrent en grande pompe à Kaboul, traversant sur les tanks les rues de la capitale afghane. Bien entendu, l'Exécuteur et son compère gardaient un soldat à disposition, au cas où certains commenceraient à jouer les malins.

La populace et les journalistes observaient les guerriers d'Hadès trôner sur les chars d'assaut, dans un mélange d'émotions plus confuses les unes que les autres. Certains étaient inquiets, d'autres euphoriques, curieux, perplexes, admiratifs... quoiqu'il en soit, les reporters sur place trépignaient à l'idée de photographier ou d'interroger les Étoiles Terrestres. Le Russe écouta une suggestion de son collègue, mais peu enclin à rouler des mécaniques comme un vulgaire mannequin, il refusa.

"Muh... Que veux-tu que je fasse ? Que je détruise un bâtiment ? Que je me la joue Schwarzenegger ? Mieux vaut rester sérieux."

Pour faire taire la cohue de la foule hystérique qui se massait autour d'eux et prendre les devants sur d'éventuelles questions de journalistes, Wolgorn repris le haut-parleur. Après l'avoir réglé au maximum et l'avoir replacé à bonne hauteur, il délivra un message général, tout droit sorti de ses tripes et de sa colère :

"A compter de ce jour, la barbarie va cesser ! Nous réinstaurerons le respect de la vie et de la paix ! L'humanité a besoin d'être protégée et nous la protégerons d'elle-même ! La persévérance dans l'avidité et la haine est diabolique, mais nous briserons cette malédiction humaine ! Nous vous ouvrirons les chemins de la vertu et de la félicité qu'elle procure !"


Le Bourreau pointa le ciel du doigt, balaya l'assistance du regard et rabaissa son bras en montrant le pouce tourné vers le bas. S'assurant que tout le monde l'avait bien écouté, il continua sur sa lancée tout en se permettant une pique insidieuse :

"Nous, les Spectres d'Hadès, romprons les chaînes du Mal qui emprisonnent l'humanité depuis sa naissance ! Nous ne ferons pas comme Athéna, cette souveraine indigne et fainéante, que seule la gloire du règne importe ! Les criminels et les fous périront et arrêteront de distiller leur poison parmi les hommes ! En abattant le démon qui sommeille en vous, vous fermerez les portes de l'Enfer Terrestre et nous de l'Enfer dans l'au-delà ! Le Paradis vous accueillera en son sein, et l'Utopie naîtra ! Plus jamais notre dieu n'aura à vous châtier et nous de punir nos semblables !"

L'Exécuteur fit encore une pause afin que le message circule et entama la conclusion sur un registre plus sévère, intensifiant son cosmos telle une ombre pesant sur ses paroles :

"Néanmoins, vous devrez partir sur le chemin de la vertu et vous repentir de vos péchés ! Les criminels irrécupérables seront punis ! Les Spectres se sont montrés magnanimes, mais notre patience a ses limites ! Regardez vos fautes dans vos cœurs, étouffez votre violence et pardonnez votre prochain ! Nous seuls nous chargerons de la Divine Sentence !"

Wolgorn soupira, épuisé, et apporta enfin la dernière touche à son discours, la voix basculant vers la tendresse :

"Notre Seigneur vous accompagnera dans cette quête. Tout ce que nous souhaitons, c'est que ces combats et cette haine inutiles prennent fin... et que la Terre reste magnifique pour l'éternité."

C'était en effet son vœu le plus cher, que le chaos ravageant la Terre entière cesse à jamais. Tout ce que désirait Wolgorn c'était d'enfin se débarrasser de cette enveloppe d'assassin qui lui collait à l'âme. Si cela continuait, il y avait beaucoup de chances pour qu'il se transforme en démon destructeur. Cependant, il était prêt à endosser cette peau jusqu'à ce que la noble cause du Divin Hadès voie le jour, voire à supporter toutes les infamies du monde pour qu'enfin se concrétise l'Utopie. Mais avec ses vaillants compagnons de l'armée spectrale, l'espoir était encore permis.

Peut-être le discours était-il aussi un peu facile, mais il devrait suffire à interpeller positivement les populations. Innombrables étaient ceux qui avaient perdu la foi et l'espoir d'être sauvés, mais tout autant étaient ceux qui attendaient une réponse. Peut-être que le message d'Hadès et de ses Spectres la leur donnera ?
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Dim 21 Sep - 15:27
Wolgorn rejeta la suggestion de Rogos, au motif que les Spectres n'étaient pas là pour jouer les saltimbanques. Cela manquait de dignité, il fallait bien l'avouer... à la place, le Bourreau préférait faire passer un message. S'emparant à nouveau du mégaphone, le Russe entreprit d'instruire la foule des brebis égarées, d'un ton martial et grandiloquent. Au-delà de son aura, de son Surplis menaçant et de sa masse de muscles, le charisme de l’Étoile Terrestre était renforcé par la ferveur de ses paroles. Des paroles qui se déversaient dans tous les dispositifs d'enregistrement avidement tendus vers eux, des mots qui résonneraient sur la Terre entière et passeraient à la postérité.

Le Dullahan se fit la réflexion que, malgré ses airs de brute épaisse, Wolgorn était sans doute l'un des Spectres les plus convaincus et passionnés qui devaient exister. Si nul cœur ne réagissait à sa verve et à sa sincérité, alors l'humanité était décidément tombée bien bas... trop bas pour que même Hadès puisse la sauver.

Lorsque l'Exécuteur eut fini d'exposer à l'assistance les intentions et la mission des Spectres, le silence se fit d'abord. Puis une rumeur parcourut la foule, se répandit, enfla, et bientôt la masse humaine devint plus bruyante encore qu'avant son intervention. Le discours du Bourreau était en train d'être traduit dans toutes les langues parlées par la population de Kaboul, les journalistes hurlaient dans leur micro pour se faire entendre de leurs lointains téléspectateurs... Une part de la foule était en liesse, et des acclamations s'en élevaient, Rogos crut même entendre quelqu'un beugler « Hadès notre Sauveur ! ». Certains eurent peur et se retirèrent. Les plus nombreux étaient ceux qui ne savaient pas quoi penser, et pour finir, il y avait ceux qui insultaient les Spectres, les traitant d'imposteurs ou de démons.

« Nous dire ça en face... ils sont très courageux, ou très stupides."

Le plus étonnant était que l'argument principal de leurs contradicteurs reposait sur leurs armures effrayantes (ce qui était un peu facile...) et brisées (ce qui était déjà un meilleur argument, et faisait honnêtement assez mal à l'amour-propre). S'ils servaient réellement un Dieu, pourquoi étaient-ils dans cet état ? Une question à laquelle il allait hélas falloir répondre. Rogos ne savait pas comment Wolgorn voulait gérer cela, mais il était d'avis qu'on ne pouvait pas le laisser passer. Il se saisit donc, fermement mais sans violence, du contradicteur le plus proche parmi la foule, et le hissa à ses côtés en tête de la colonne de véhicules, le mettant au défi de lui répéter ce qu'il venait de dire. Bravement, l'homme s'exécuta, et quand il se tut, le Spectre prit à son tour la parole. Il se décida à terminer le discours du Bourreau, criant à son tour pour que tous puissent l'entendre.

« Pensiez-vous que les serviteurs des Dieux étaient des anges, beaux, lumineux et éthérés ? Risible ! Les Spectres sont des humains comme vous, auxquels Sa Majesté Hadès a fait le plus grand honneur qui soit en leur confiant l'exécution de Sa divine volonté, et les pouvoirs pour mener à bien leur mission ! La tâche de guider l'humanité vers son Salut nous a été donnée, et pour ce faire, il nous faut porter le poids de vos fautes sur nos épaules. Nos Surplis sont noirs comme vos péchés, quand vous posez les yeux sur nous et croyez voir des monstres, c'est parce que vous contemplez le sombre reflet de la corruption que nous combattons ! »

Ayant fini de clamer que l'apparence des Spectres était faite pour effrayer les êtres impurs, le Dullahan relâcha son « interlocuteur ». Il termina en révélant à tous que les deux Spectres qu'ils avaient devant les yeux n'étaient que le rang le plus bas des armées infernales. Leurs supérieurs n'allaient pas s'abaisser à combattre de simples humains non-éveillés, les Étoiles Terrestres étaient largement suffisantes pour cela.

Il espérait que le but de l'opération était atteint. Leur mission était de convertir des humains à leur cause en les manipulant quelque peu. Mais ils pensaient vraiment ce qu'ils disaient, et s'ils pouvaient profiter de cette opération pour faire un peu de bien sur Terre, alors tant mieux.

Le temps qu'ils aient fini de s'exprimer, d'écarter les journalistes qui commençaient à s'enhardir et leurs nouveaux « fidèles » qui voulaient absolument être aussi près d'eux que possible, ils arrivèrent près du lieu où se tiendraient les négociations. Finalement, celles-ci se dérouleraient au palais présidentiel, plutôt qu'à la base principale des Nations Unies, comme ils en furent avertis par un message radio. Les blindés de l'armée afghane et des Nations Unies formaient un triple cordon de sécurité autour de l'édifice, vers lequel se dirigeaient nombre d'hélicoptères et de véhicules plus ou moins officiels ou militaires.

Rogos savait que le gouvernement avait évacué en urgence la capitale afghane plus tôt dans la semaine, tels des rats fuyant un naufrage. À quoi bon d'ailleurs, puisque ledit gouvernement n'avait jamais pu étendre son influence bien loin de la grande ville... En tout cas, rapatrier tout ce beau monde à Kaboul en si peu de temps avait dû être un sacré cauchemar logistique. Leur convoi fut survolé par plusieurs hélicoptères lourdement armés, et le Dullahan se demanda un instant s'ils n'allaient pas se faire tirer dessus...

« Non, pas avec tout ce monde autour et leurs propres hommes au milieu. Ils n'ont jamais eu un très bon bilan en matière de dommages collatéraux, ce serait trop risqué, surtout après ce qu'on vient de dire... Et puis nous n'avons tué personne. "

Si les militaires et responsables politiques avaient une once de jugeote, alors il n'y avait pas à s'inquiéter. La double file de véhicules conduite par les Spectres fut admise dans le cordon de sécurité, puis s'arrêta pour que ses « passagers » puissent descendre. Pendant ce temps, Rogos ne se priva pas de rappeler leurs engagements aux officiers présents. S'ils tentaient de cacher la vérité, les Spectres leur feraient payer...

Le Dullahan se retourna finalement vers son compère : « On dirait qu'on en a fini ici... tu vois autre chose à faire ? »
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WolgornSpectre du Bourreau
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Mar 23 Sep - 14:26
Les critiques et les oppositions aux Spectres commencèrent à se faire entendre dans la clameur de la foule. Si certains acclamaient leurs exploits, d'autres les huaient copieusement ou s'insurgeaient de la tutelle qu'ils voulaient imposer à l'humanité. Aussi violente et militaire que soit leur Croisade, c'était pour leur bien qu'ils faisaient ça et même pour celui du Cosmos entier. Ils avaient la raison d'un dieu les plus sages et les plus puissants de l'univers derrière eux, mais les humains avaient toujours de la peine à comprendre. Rogos se saisit d'un de leurs détracteurs pour lui expliquer en face la vérité sur les Spectres... l'histoire d'hommes qui ont été choisis pour porter tous les péchés de la Terre afin de l'amener à la rédemption. Il avait raison : c'était en endossant les fautes des âmes qu'ils voulaient sauver et purger qu'ils prenaient conscience de toute l'ampleur de leur tâche. De plus, il fallait bien que quelqu'un se dévoue pour faire la sale boulot : purifier le mal, punir les criminels, leur inspirer la peur pour les dissuader de recommencer... Hadès et ses fidèles furent les seuls à avoir le courage d'accomplir cette tâche.

Les journalistes redoublaient quant à eux d'ardeur pour arracher plus d'informations et de révélations aux Étoiles Terrestres. Ils avaient frissonné à l'idée que Wolgorn et Rogos étaient parmi les guerriers les plus faibles de leur ordre mais gardaient leur réserves devant le délabrement de leurs Surplis. Le Bourreau leur signifia d'un geste de la main qu'ils n'acceptaient plus les questions et ordonna à ce que l'on accélère le rythme du tank. Le char d'assaut continua donc de rouler jusqu'au palais présidentiel, le Dullahan s'occupant des formalités avec les soldats.

L’Étoile de l'Ombre semblait inquiet à regarder à toutes les fenêtres et tous les toits, sans doute à cause des snipers. Mais L'Exécuteur le rassura en tapotant l'épaule d'un militaire qui se tenait entre eux, paniqué. Lui aussi regardait les bâtisses qu'ils longeaient, mais il ne repéra rien d'anormal. Peut-être avaient-ils aussi réussi à intimider d'éventuels snipers ? Le reste du trajet se déroula donc sans encombres, et ils firent entrer tous les acteurs des négociations dans le palais et mirent en garde les diplomates et les militaires contre des actes de mauvaise volonté. Les choses devaient impérativement aller dans le sens dicté par les Spectres et dans l'intérêt de la paix.

Wolgorn laissa quelques Fées se balader dans Kaboul, histoire qu'elles puissent leur rapporter l'évolution de la situation. Le Dullahan, de son côté, paraissait assez satisfait de leur travail. L'Exécuteur avait placé suffisamment de pions dans la capitale afghane, il ne pensait pas avoir autre chose de prévu.

"Non, je pense que ça ira." répondit le Russe.

Bien qu'épuisé, il fit une sortie remarquée dans les rues de Kaboul, tendant ses bras massifs vers le ciel, les poings fermés. Les flashes des objectifs des appareils-photos des reporters l'inondaient, mais son casque l'empêchait d'être éblouit. Avant de quitter de Kaboul, voire tout l'Afghanistan, il délivra un dernier message aux journalistes, toujours sur un ton martial et énergique :

"Retournez sur le chemin de la vertu et de l'amour, pour vos semblables et la Terre ! Sinon, nous, les envoyés des Enfers, nous couvrirons encore de sang !"

Le Bourreau adressa un regard à son confrère, lui signalant qu'il était temps de s'en aller. Il bondit alors de toutes ses forces, se projetant jusqu'aux nuages sous les yeux ébahis de l'assemblée qui s'était agglutinée autour du palais présidentiel. Les dieux avaient fait leur retour, et ils allaient réapprendre aux hommes la terreur qu'ils inspirent lorsque ceux-ci sombrent dans la méchanceté et souillent le monde qui leur a été confié. En tout cas, avec la déculotté qu'ils avaient collé aux rebelles et les remontrances qu'ils avaient adressé au gouvernement local et au contingent de l'ONU, l'Afghanistan allait se tenir tranquille pour un moment. La prochaine fois qu'ils joueraient aux imbéciles, ils risquaient de régler définitivement le problème par la force.

La conversion est en marche ! Spectres ou Casques Bleus ?