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Astrale

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Jeu 30 Oct - 16:56
Avant d'arriver dans ce lieu maudit, dont la brume se détachait de part et d'autres, de la pierre gelée vers le sol fumant, celle que l'on appelait la docteur Jean Grey Avait voyagé depuis Elis jusqu'à Sparte puis de la mère patrie jusqu'à Jamir afin de récupérer son bien: son anima. Minos du griffon, le juge suprême des enfers le lui avait jugé que son anima " sa robe" tel qu'il l'avait décrite" se trouvait dans les profondeurs de cette terre hostile surpeuplée de saints et de créatures terrifiantes à outrance.
Seulement, assise sur son roche, son calumet allumé, Astrale se demandait si ses choses terrifiantes étaient bien plus horripilantes que tout ce qu'elle avait pu voir aux enfers lors de son entraînement au Cocyre.

Ses cheveux légèrement bouclés aux lueurs de flammes incandescentes chutaient librement sur ses épaules, dévoilant un léger décolté qui dissimulait une poitrine blanche, ferme mais non vulgaire. Ses jambes se balançaient délicatement devant elle, de manière à montrer son impatience, grandissant de seconde en seconde. Sur le rocher ou elle était perchée, assise, jambes croisée, elle observait l'horizon de Jamir sans arrêter de se poser des questions.
Elle n'arrivait pas à sentir son armure, son phénix, la chair de sa chair: Minos avait-il véritablement dit la vérité concernant l'anima de l'incinération?

Jean Grey portait son calumet à ses lèvres avec sensualité avant d'en respirer une bonne bouffée, la fumée d'argent de son calumet tranchait la brume apparente tandis que les plumes rouges pendantes, à son extrémité se balançaient avec grâce, au rythme des jambes croisés de la belle.
Soudain, elle descendit de son rocher pour s'étirer, son objet précieux dans sa main droite tandis que sa robe blanche aux bijoux dorées flânait en une danse empreinte de légèreté avec le vent.

Elle avait sentit quelque chose, peut être que l'un des juges avait finit par lui donner une aide pour retrouver son armure. un spectre, étoile terrestre peut être? Custodio? Niobé? Elle renifla le vent en fermant les yeux en se délectant du parfum et de la fragrance qui s'élevait autours d'elle, une chaleur humide et odorante saturait l'air. Elle attendait patiemment que ce parfum puisse porter un corps, un esprit et un nom.
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Jeu 30 Oct - 18:26
Cheminant seule au beau milieu des âpres montagnes de l'Himalaya dans ses atours raffinés, Garnet semblait singulièrement ne pas être à sa place. L'amour que la cantatrice portait pour ceux qu'elle appelait "ses protégés", quand bien même on aurait pû le juger trouble et inquiétant, était incontestablement une passion viscérale qui poussait parfois le spectre des Limbes à des actions qui ne lui ressemblaient pas. Depuis quelques temps, une peur en particulier l'empêchait de dormir : que la mère de sa nouvelle dolcezza ne vienne récupérer son enfant.

Pour retrouver les traces de cette sainte, Garnet avait passé des jours entiers à chercher la localisation de Jamir, cette province terrestre oubliée qui était aussi le territoire secret où se dissimulaient, à ce que disait la légende, les descendants de Mü. Aucun être humain défunt n'avait sû ou voulu la renseigner, et lorsqu'elle apprit par hasard que le Juge du Griffon avait envoyé sa disciple en mission dans cette contrée secrète, elle n'avait pas hésité une seconde à s'y rendre en personne sur les traces de cette compagne providentielle. Elle pensait l'avoir trouvée d'ailleurs ...

" Astrale du Phénix Déchu ? "

Cela ne faisait en réalité aucun doute : la superbe crinière d'un roux flamboyant qu'arborait cette femme assise sur un piton rocheux était telle qu'on la lui avait décrite. On lui avait dit qu'il était impossible de se tromper, et la cantatrice de l'Achéron le crut volontier en s'en rendant compte par ses propres yeux. La guerrière était en train de fumer une sorte de pipe indienne, et son expression avait des traits vifs et impétueux qui étaient les signes d'une femme de caractère.

* Une solitaire, avec un peu de malchance. *

" Je suis Garnet, spectre du Drak. J'ai entendu dire que vous aviez une mission à accomplir dans ce pays ... "

Dissimulant parfaitement son pessimisme derrière une expression suave, la cantatrice de l'Achéron s'approcha du phénix de sa démarche feutrée. Elle plongea son regard absinthe dans celui de son interlocutrice et lui adressa un de ces sourire onctueux dont elle avait le secret. En réalité l'étoile céleste était très sceptique quant aux chances qu'elles auraient de s'entendre. Garnet avait quelques réticences vis-à-vis des manières des militaires. Mais si Astrale était disciple du juge, elle serait très certainement un allié puissant. La théâtrale diva eut un geste d'invitation à l'adresse d'Astrale et fit son offre :

" Je me propose pour vous accompagner. J'ai également une petite affaire à régler dans ces lieux, et je crois que l'opportunité d'une alliance ne serait pas négligeable. "
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Astrale

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Jeu 30 Oct - 19:26
Citation :
" Astrale du Phénix Déchu ? "


Un large sourire idiot illuminait les traits de la guerrière, lui rendant un air moins sérieux et dangereux qu'elle n'en avait l'air plus tôt. Elle glissait lentement de son rocher telle un marin envoûté par le chant d'une sirène, ses iris de saphir brillaient d'un éclat intense lorsque la Dame enfin présentée mit un nom sur sa royale personne. Sa voix avait quelque chose de mystique, d'envoûtant, de parfaitement authentique. Garnet raisonnait en elle comme le tintement d'un glas   divin, humidifiant son corps dans un plaisir épuré, chaste mais suave, lui donnant l'impression d'être une fleur et de s'ouvrir pour elle comme elle ne l'avait jamais fait auparavant. Elle était une chrysalide dans un cocon, et elle était sans aucun doute en train de la transformer en papillon.

Elle mit un certain temps, observant la spectresse devant elle en se délectant de sa voix, avant d'offrir un retour, pliant comme il se doit un genou devant cette femme à la beauté surnaturel.

" - Rien ne semblerait faire plus plaisir à une reine déchu comme Astrale du Phoenix incinérateur, que d'être la compagnie de fortune d'une femme à la pureté et à la noblesse aussi distinguée que vous, Dame Garnet."


Se relevant, comme totalement subjuguée par la présence devant elle, elle poursuivit:

" - Je serais être votre bras droit pour cette aventure qu'est la notre, votre altesse."


Fronçant légèrement les sourcils, elle hoqueta en prenant conscience des sottises qu'elle venait de dire, et d'omettre. Une reine déchu se plier à la courtoisie d'une seule femme, spectre? Hadès devait très probablement mourir de rire s'il voyait cela. Astrale porta une main à son front comme pour chasser une illusion, mais il ne se passa rien, la sensation bizarre d'être totalement remise et naturellement manipulée par les mains du spectre du Drak était toujours présente. Etait-ce à cause de son ascendance spectre? D'avoir connu trop de fois la mort? Ou parce qu'elle n'avait jamais connu l'amour et que la voix de Garnet sonnait comme un roman doucereux aux pages chaleureusement érotiques? Même aussi vieille que cela pouvait en être possible, Astrale n'avait jamais entendu parlé de la spectre du drak, ni de son chant et de sa voix envoûtante.
Elle aurait du s'y préparer avant de faire cette rencontre.

* mais que m'arrive-t-il? J'ai l'impression de perdre mon autorité et d'être totalement sous l'emprise de cette femme... Je ne m'en rend pas totalement compte, j'ai l'impression de flotter dans un nuage de rêves, c'est totalement étrange et absurde*

" - Cependant il me faudrait réellement trouver mon Anima avant de retrouver ce dont vous avez perdu afin que je puise véritablement vous protéger, votre seigneurie. Il me semble que mon cosmos indique la tour au nord. Allons-y. "


Se penchant subtilement pour remercier la dame d'être venue l'épauler, elle commençait à marcher vivement, comme poussée par un sentiment de joie, comme si la Astrale de dix ans était revenue, oubliant ses meurtres, ses états d'âme, de consciences et les atrocités qu'elle avait subits.
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Jeu 30 Oct - 22:13
L'ombre de la stupéfaction passa sur le visage de la cantatrice, avant de se dissiper très vite derrière le masque délicatement souriant de la comédie. Pour troubler Garnet dans l'exercice de ses simagrées, il en fallait pourtant beaucoup. Il fallait dire à sa décharge que les effets de ses charmes vénéneux allaient au-delà de toute espérance en ce qui concernait Astrale, au point qu'un frisson d'effroi parcourut le dos de la femme-dragon, tandis qu'elle s'inclinait avec courtoisie.

" Reine Astrale, je suis charmée de faire votre connaissance. "

Comment cela avait-il été possible ? Comment avait-elle réussi à envoûter aussi facilement cette éveillée, cette titulaire d'une armure certainement prestigieuse ? La guerrière qui se trouvait devant elle était-elle moins puissante qu'elle en avait l'air ? Etait-elle particulièrement impulsive ou ...

Le temps n'était pas aux question. Presto, prestissimo, il fallait trouver un moyen de maîtriser cet enthousiasme débordant. Cela pourrait être dangereux de jouer avec une telle flamme, non seulement parce qu'elle avait des poussées fantaisistes, mais aussi pour le long terme. Si Astrale repartait après cette aventure avec les émotions en désordres, elle parlerai peut-être trop. Cela pourrait attirer l'attention des gens, pire, cela pourrait contrarier Minos, et la dernière chose dont Garnet avait besoin était l'hostilité du Griffon. Alors le spectre des Limbes essaya de désarmorcer la machine à problèmes autant que possible.

" Mais tout le plaisir est pour moi, Astrale. Cela faisait longtemps que je n'avais rencontré une personne aussi aimable. J'ai beaucoup de sympathie pour vous, vous êtes tellement adorable. Nous allons tout faire pour trouver votre anima afin que votre maître soit fier de vous. Je vous suis, et ... je surveille nos arrières. "

La diva diabolica s'empressa de suivre le Phénix en direction de cette fameuse tour Nord. Autant profiter de cette belle énergie et de cet optimisme avant que le vent ne tourne, pensait Garnet en essayant de faire attention pour deux tandis que l'impétueuse rousse ouvrait la marche.
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Astrale

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Ven 31 Oct - 19:28
" - Minos? Cela fait bien longtemps que j'ai achevé mon apprentissage avec monsieur le juge. Et s'il oserait porter la moins syllabe néfaste, le moindres éclat de cosmos sur vous, ma Dame, je me ferais aujourd'hui un malin plaisir de le remettre à sa juste place."


La gaieté avait prit les forme d'une impétueuse jeunesse chez la femme phénix, sa robe blanche tourbillonnait autours de la taille de la jeune femme tandis que, débordé par un sentiment de joie, sourire aux lèvres, elle s'exerçait à sautiller en ouvrant le passage.
Mais à l'intérieur de ce corps, de cette possession et de cette emprise machiavélique, le cosmos d'Astrale bouillonnait, sa conscience et sa volonté était au aguets. S'il eut un instant ou les deux femmes risquaient d'être confrontés au malin, son poing n'hésiterait pas à pourfendre la terre et son cosmos à brûler quiconque s’imposerait aux deux protagonistes.


Cependant Jean Grey était loin, très loin de la réalité, toujours virevoltante dans un nuage de bienfaisance que Grenat le lui apportait de par sa voix suave, à chaque de ses palabres mélodieuse, La phénix s'enfonçait de plus en plus vers les limbes de la manipulation, sa conscience engourdit par la voix de la dame ne pouvait lui permettre de se questionner ou même de prendre en fait toutes les choses qu'elle faisait.


Aussi ridicule que puisse cela être, la Berzerker s'arrêta en cours de marche devant un champs de Lilas avant d'ouvrir grand ses yeux et de constater que la distance entre elles et la tour n'étaient pas si éloignée.


Elle retourna un visage à l'expression satisfaisant vers dame Grenat, un sourire léger mais franc s'étirant sur ses lèvres rosées avant de continuer à marcher avec entrain vers la tour.


" - Dites moi Dame Grenat, n'avez-vous donc jamais songé à devenir Docteur ou Psychiatre? Je me sens terriblement seule dans mon cabinet à Spartes, votre compagnie est apaisante et vous êtes d'une telle gentillesse à mon égard... Quelle sorceller... métier pratiquez vous donc pour paraître aussi jeune et empreinte de beauté? Les spectres que j'ai rencontré jusqu'ici ne vous atteignent à peine la cheville! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!"


Les yeux écarquillés, la Berzerker fit un bond en arrière avant de se mettre en position de combat, une ombre grandissante venait de resurgir des champs de lilas. Angoissante, turbulente, puante, horrifiante! L'ombre attendait là, à quelques pas, assise, ses balzanes blanche ressortant brillemment avec ses poils d'un noir de jais, la chose s'étira tel un félin royal sans omette de bailler, tous crocs dehors en lorgnant les deux belles jeunes femmes qui avaient osés pénétrer dans son territoire.


" - Bienvenue à Jamir mesdames"
" - AAAAAAAAAAAH PUTAIN CA PARLE!"


Les cheveux hérissés sur son crâne, Astrale refit un bon en arrière, manquant de s'affaler sur la pauvre spectre du Drak.
L'animal se redressa en toisant les deux personne d'un regard aussi curieux qu'interrogateur, n'avaient-elles jamais vues de furet de leur vies?
Spoiler:
 
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Sam 1 Nov - 18:41
Garnet ne commença à se détendre que lorsqu'elle fut assurée qu'Astrale n'avait pas totalement perdu la tête. La guerrière du Phénix était simplement débordante d'enthousiasme. Cela n'était pas si déplaisant pour la Cantatrice. Elle aimait cette flamme qui animait sa compagne d'un voyage, elle la trouvait belle. Elle songea qu'elle ferait une merveilleuse muse pour certains des artistes défunts du château des Magnanimes. Quel dommage d'avoir résolu de ne jamais y amener d'étrangers.

Les deux voyageuses arrivèrent devant un champ de lilas. Garnet s'arrêta tandis qu'Astrale lui désignait la tour qui était leur prochaine destination. L'expression mitigée, la soprane s'interrogeait sur la présence de ces fleurs dans les hauteurs de l'Himalaya. Peut-être fallait-il y voir des traces de colonisation de ces fameux habitants dissimulés aux yeux des dieux qui leur étaient défavorables. Elle s'approcha des premières grappes de fleurs bleutées, et en apprécia la beauté et l'odeur tandis qu'elle répondait aux question du Phénix.

" Je n'ai malheureusement aucun diplôme en médecine, et je n'ai guère le temps d'en préparer un. Je ne fais que prendre soin de mon état en exerçant l'un des plus beaux métier du monde : artiste. Partager joie et tristesse par le chant, telle est le seul remède que je connaisse. Cela dit, j'ai une amie très chère qui est pour ainsi dire herboriste et qui m'aide beaucoup. "

Le parfum des fleurs était vraiment capiteux, et la diva s'en écarta un peu, avant de rétorquer avec un sourire aimable :

" Mais je serais ravie de vous rendre un jour ou l'autre une petite visite. La psychologie est si passionnante, quel était votre thème de prédilection pendant vos études ? "

C'est alors que la Berserker poussa un cri d'alerte et se mit en position de défense devant le spectre des Limbes. Ce qu'elle vit refroidit son enthousiasme. Un furet qui parlait. Garnet ne releva même pas le langage fleuri de la spartiate qui lui aurait habituellement tiré une moue de désapprobation. Cachée derrière le rempart que lui offrait la flamboyante rousse, elle regardait cette chose poilue et moustachue avec ses yeux verts durcis par la défiance.

Garnet n'aimait pas les animaux. En général, il le lui rendaient bien, en particulier les chiens. Peut-être ne supportait-elle pas l'animalité, ne supportaient-ils pas son artificialité ? Peut-être sentaient-ils le danger qu'elle pouvait représenter pour eux, rien que par la collection de fourrures qu'elle avait amassé au fil des siècles. Dans le pire des cas, Garnet parvenait à charmer les animaux par des chants comme de nombreux guerriers cosmiques musiciens. Elle avait été obligée de chanter en particulier pour calmer cet horrible cabot de Cerbère, dans son antre répugnante. Mais cela avait été au prix de la plus grande abnégation.

Chanter pour un chien ... pourquoi ne pas lui parler, pendant qu'on y était ? Et à un furet donc ? Tendue, la soprane de l'Achéron se tenait aux épaules d'Astrale dans un état de stress aigü. Mais quand même, peut-être s'agissait-il plus que d'un animal, un esprit de Jamir ... Dans le doute, la cantatrice répondit d'une inclination de la tête au furet, découvrant de ses lèvres rubis un sourire hypocrite, avant de murmurer d'une voix étranglée à l'adresse de la doctoresse :

" Mia cara, pourriez-vous demander à ce furet qui il est et s'il peut nous renseigner à propos de votre armure ? Je crains dans ma surprise d'avoir perdu ma voix ..."
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Astrale

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Dim 2 Nov - 22:06
L'étrange... chose assise devant les deux femmes avait l'air étonnement calme, ses rayures blanches peintes comme un véritable squelette gonflait lentement sous sa peau d'un noir abyssal, Quand à ses yeux cheminant entre un rubis précieux, effrayant et d'un vert émeraude angoissant, ils n'avaient de cesse d'explorer les corps et sans doute, les âmes des deux êtres vivants en face de lui.
S'il avait été un prédateur, L'animal aurait sans doute bondit sur les deux femmes sans aucune vergogne, mais il en était loin et le fait qu'il reste assit en parlant avec civilité aux deux protagonistes démontrait que la bête, loin d'être vilaine, était dotée d'une capacité intellect à raisonner.

Astrale totalement figée en sentant le souffle tiédie de la Dame Italienne sur sa nuque dégagée ne put hélas raisonner de cette manière, bien qu'elle fut légèrement tirée de sa torpeur un bref instant pour lesquels elle avait sentit son cosmos s'enflammer au moment ou le furet avait parlé. Cependant son cosmos n'avait pu totalement lui redonner conscience et retombant en léthargie, c'est non sans une légère pointe d'amertume et d'angoisse sur le bout de ses lèvres roses qu'elle s'adressa au furet, exécutant là le premier ordre que la Dame Cantatrice venait de lui donner.


" - Euh Merci le ... la... chose? Qui es-tu? Que fais-tu ici? Et euh... *déglutit* que fais-tu à Jamir ?"


L'animal semblait à la limite de l'agacement, sa queue touffue fouettait légèrement l'air à la façon d'un chat énervé par le flottement continue d'une mouche devant ses yeux. Avec onctuosité il ferma ses paupières en se mettant l'une de ses mini patte d'ours griffue sur son visage -facepalm- avant de jeter un coup d’œil vers la spectre juste derrière la guerrière aux cheveux roux. Comme tout bon gentleman bien élevé, il feignit une légère révérence en se mettant a quatre patte puis, poursuivit sur un ton bien plus assuré qu'aimable et courtois:


" - Mesdames je vous pries de croire que je ne suis point être au coeur tendre ni aux pensées rebelles. Il y a un temps, Ce fut Dame Perséphone qui me transforma en furet Fantome, comme elle dut faire à mon frère Horo, son conseiller, ancien prince d'Espagne il y a fort longtemps."


Soupirant en montrant le ciel d'une de ses griffes blanches, il poursuivit:


" - Mais le passé n'a point d'importance, il est transcendant, transparent, fantomatique, ces Majestés m'ont nommés Phantom et ce serait ainsi que vous m’appellerez je présume. Je suis le furet conseiller, assassin, ninja, espion fidèle de l'unique Roi et seigneur des enfers. Je sais ou ce situe votre Anima et je sais également ou ce situe votre... Bijou, señora"


Ceci dit, le furet fit un clin d'oeil en direction de la magnifique dame spectre en s'étirant tel un félin avant d'entreprendre une marche lente, langoureuse et de s'arrêter au milieux du champs de lilas.


" - Et ! EH ! Commença? C'est qui Horo? c'est quoi cette histoire de prince d'Espagne? Belisima Garnet, que savez-vous de ce mythe infernale? Tout ce que je sais c'est que Horo était un renard amoureux d'une muse nommée Menthys je crois... "


En effet, ce mythe était l'une des très nombreuses histoires sombres et passionnées qui séjournaient aux enfers, au cœur de l'Elysion. le Prince Esteban fut éprit d'amour pour une belle femme, Menthys ... Cependant jaloux de cette passion qui les unissaient, Hadès décida de transformer Menthys en muse et de la faire entrer dans l'Elysion ou aucun homme ne pouvait plus jamais aller. Horo eut alors le courage d'aller la récupérer et au moment ou son épée royale allait transpercer la peau blanche et pure du seigneur des enfers, Perséphone transforma Menthys en herbe aromatique, demeurant actuellement en arbre magnifique au milieu de l'Elysion, quand au malheureux prince, il fut transformé en renard et obligé de servir Perséphone jusqu'à la fin de son existence d'animal forestier.

Seulement le furet paraissait bien plus infernale et vieux qu'il n'y paraissait, avait-il réussit à demander les grâces des deux divinités?

Tout à coup, il s'enfila sous une couverture de feuille violettes puis disparaissait, cependant de son absence s'éleva une trappe en acier doté d'un anneau en forme de Nâga se mordant la queue. La trappe levée invitait les deux femmes à s'aventurer vers ce trou noir dont quelques escaliers boisés semblaient se dessiner dans l'obscurité.
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Lun 3 Nov - 21:04
Le spectre des Limbes, prudemment dissimulé derrière Astrale, écouta le l'étrange mustélidé, les sourcils légèrement froncés par la perplexité. Il était de plus en plus évident que cet animal n'était pas ordinaire. Ce n'était qu'une apparence, et le moins que l'on pouvait admettre était que Garnet s'y connaissait en apparences. Elle savait aussi qu'une illusion pouvait en cacher une autre et évita de se précipiter ves des conclusions hâtives.

Lorsqu'il parla de ses origines et de son histoire, la cantatrice de l'Acheron essaya de passer en revue toutes les familles princières ayant vécu en Espagne depuis les dynasties ibères jusqu'à la maison de Bourbon en passant par les Omeyyades et les Habsbourg dont elle pouvait avoir entendu parler en fréquentant le gratin dans son domaine infernal. Elle tentait aussi de faire des recoupements avec toutes les rumeurs qu'elle avait pû entendre concernant les personnages gravitant autour de sa majesté Perséphone. A cet instant, on aurait cru qu'un superordinateur de la NASA tournait à plein régime.

Elle poussa un soupir, chercha encore quelques secondes à démêler quelle était l'hypothèse la plus vraisemblable parmis celles qu'elle avait retenues tout en caressant machinalement les épaules si joliment incurvées de son bouclier humain. Même si le furet se récriait que tout cela était sans importance, ne pas pouvoir exactement situer contrariait la soprane. Elle ne fut sortie de ses rêveries que par un clin d'oeil de Phantom.

La diva battit plusieurs fois des cils, surprise, avant de laisser s'épanouir une expression de gaité sur son visage. Cela faisait des siècles que l'on ne lui avait adressé oeillade aussi galante, avec un humour aussi léger. Malgré quelques réflexes animaux, Phantom avait quelques mimiques bien humaines. Cela l'aida beaucoup à vaincre ses propres réticences. Elle sortit de sa cachette en quelques pas feutrés avant de s'incliner avec élégance devant le furet à la robe funèbre. De sa voix la plus suave et la plus aimable, elle commenta la remarque d'Astrale.

" J'ai également entendu des rumeurs sur cette histoire. Il semblerait que le prince Esteban, votre frère, ait eu la témérité de s'introduire en Elysion en des circonstances assez particulières, dirons-nous. Je ne peux que me montrer admirative de son courage."

" Bien qu'il s'agisse effectivement du passé, j'espère avoir l'occasion un jour d'entendre le compte de ses aventures et des vôtres Sire Phantom, qui sont, j'en suis certaine, absolument captivantes. Mais pour l'heure, moi Garnet du Drak, je suis très honorée de faire votre connaissance, et vous remercie de nous offrir votre secours. "


La soprane lança un regard en direction d'Astrale pour s'assurer qu'elle était revenue de son étonnement et lui fit comprendre d'un doigt posé sur la bouche qu'il ne serait pas forcément une bonne chose de demander tout de suite des précisions. Elles avaient une mission à remplir. Il suffisait de graisser la patte de ce furet en compliments pour avancer. Et effectivement, il aurait sans doute été vain de faire des recherches sans l'assistance de leur providentiel guide à moustaches. La trappe sous les lilas était invisible quelques secondes avant.

" Hé bien ... Nous devrions peut-être commencer l'exploration, carissima mia. Voyez-vous ce qu'il se trouve au fond de ce passage ? "
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Astrale

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Mar 4 Nov - 22:02
La trappe menait à un escalier nourrit par la pénombre et l'angoisse du silence, courageusement afin de protéger sa comparse spectre, Jean Grey s'avançait avec prudence à pas feutré et glissa sa tête entre la trappe et le début de l'escalier afin d'y voir un peu plus clair. Malheureusement la cave était tellement sombre, que lorsqu'elle voulut fouler le sol du talon de ses escarpins, elle ne put ni voir la couleur de la pierre ni la poussière se dissiper vers les pierres entrecroisées. Fronçant un moment les sourcils, légèrement inquiète, elle renifla l'air humide et lourde qui se dégageait du sous-sol avant de conclure:


" - J'ai la sinistre impression que cet escalier nous mènera dans un nouvel enfer, je n'ai aucune idée de ce qui nous attend là-dedans... et pourtant... je pourrais presque la sentir, m'appeler..."


Nerveusement, elle posa un premier pied sur la roche grise en enchaînant par un second, soupirant en prenant conscience qu'il n'y avait aucun danger, elle  envoya un regard amusé à Grenat avant que le furet ne remonte d'entre ses jambes et ne se pose entre les deux femmes, l'air apparemment satisfait. 


" - l'Outre Tombe de cette région est dense et il est difficile de progresser si vous n'avez pas a vision nocturne, prima dona. Je suis prêt à vous servir de guide, mais si vous y aller à l'aveugle, je crains que vous ne...


Tout à coup, une mini flammèche effleura les petites oreilles de l'animal qui s'était redressé sur ses pattes arrières pour parler à la cantatrice, le faisant s'abaisser aussitôt tandis qu'il se mettait à grelotter.
Astrale visiblement mécontente se tenait la hanche d'une main, prenant un air sévère, l'autre main tenait une boule enflammée d'une grandeur à peine plus grande qu'une balle de ping-pong. 


" - J'ai hâte..." 


N'ayant pas l'air commode, mais gardant toujours un léger sourire satisfaisant, elle observa le couple regarder en sa direction tandis qu'elle commençait à reprendre un peu d'assurance. Le soudain éloignement de la cantatrice lui permettait de prendre un peu l'air, néanmoins ne sachant pas pourquoi, une sensation de manque et de vide la prenait doucement dès le moment ou elle prenait conscience que Grenat était assez éloignée d'elle. 


" - J'ai la torche je pense qu'on peu y aller. Plus vite on y sera et plus vite on pourra partir et pour vous revenir aux enfers à moins que vous aussi n'ayez une quelconque quête à mener ici? "


Lançant un léger regard amusé, elle envoya une gerbe de flamme dans l'escalier avant de s'engouffrer dans la pénombre angoissante.
Son cosmos dorée lui donnait l'air d'un saint, mais la colère qui animait était celle d'une spartiate, d'une Berz, aussi puissante que la violence qui animait le seigneur Rhadamanthe.


" - Elle n'a pas l'air très commode vote compagne, dis donc..."


Ajouta le furet en observant Garnet de ses grands yeux ouverts, visiblement  interloqué par ce soudain revirement de situation.
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Ven 7 Nov - 12:51
Astrale avait montré des signes d'impatience pour le moins ardents. La cause était-elle à trouver dans l'atténuation de l'influence de la diva toute occupée à charmer Phantom de ses badinages ou dans la naissance d'une jalousie à l'encontre du mustelidé qui avait droit aux attentions de la cantatrice ? La raison en était aussi obscure que la galerie dans laquelle ils s'aventuraient. Cependant la cantatrice de l'Achéron comprit la nécessité de se dépêcher pour résoudre ce facheux problème et termina l'échange de compliments avec leur compagnon à moustaches en lui glissant au passage :

" Pourquoi ? Ne me dites pas que vous préférez les femmes faciles. Un furet tel que vous, je ne pourrais pas le croire une seconde ! "

Garnet dépassa un Phantom encore sidéré par le changement d'humeur de l'impétueux Phénix et pressa le pas pour rattraper la berzerker, en lançant un musical :

" Astrale, tenero tesoro, n'avancez pas si vite, nous sommes en train de vous perdre ! "

Les yeux habitués à l'obscurité, on commençait à deviner un peu mieux l'aspect des  tunnels. Ils étaient faits de bric et de broc. Quelques moellons en pierre de taille comblaient les faiblesses de la roche, mais majoritairement, les concepteurs du tunnel avaient cherché à la hâte des pierres qui s'adaptaient aux besoins de la consolidation du passage. Quelques anfractuosités restaient dans l'ombre, et certains objets y avaient été balayés, une façon comme une autre de cacher de la poussière sous le tapis.

C'est dire si l'endroit était à peine fréquentable pour une dame, mais Garnet en avait vus d'autres. Malgré ses pas précautionneux, la délicate cantatrice parvenait à progresser assez rapidement sur le dallage rustique sans pour autant perdre de sa dignité. Cela n'était pas donné à tout le monde, mais même lorsqu'elle devait s'aventurer dans une décharge infernale ou un marais putride, Garnet avait l'air de marcher sur un tapis rouge. Simple question d'entraînement. Lorsque le petit groupe se resserra, le spectre des Limbes expliqua enfin la raison de sa venue dans la province himalayenne :

" Je suis venue à Jamir dans le but d'enquêter sur une ancienne gold saint du Cancer. Une héroïne qui a été portée disparue. On a dit qu'elle avait été tuée, cependant je n'ai pas pû trouver son nom sur le registre des morts."

" Je la cherche, elle ou une quelconque preuve de sa disparition définitive. Je sais qu'elle ne se séparait jamais de certains objets personnels légendaires, une étole imprégnée de cosmos, un braceler d'or,  un pendentif-trophée avec une pièce de surplis détourné ... L'un de ces éléments serait suffisant."


De nouvelles galeries se creusaient dans ce sous-sol qui ressemblait de plus en plus à un terrier dédalique de rongeurs. Heureusement, le boyau principal se distinguait nettement des autres chemins, et on pouvait le suivre sans crainte de se perdre. C'est au détour d'un carrefour avec l'une de ces galeries que le petit animal se manifesta. Chétif, il arrivait à peine à la hauteur des genoux et inclinait son museau reptilien en fixant ces intrus à son territoire de ses petits yeux renfoncés, avec la curiosité d'une poule ayant trouvé un couteau.

" Quelle est cette affreuse petite créature ... "

Le murmure de Garnet n'aurait pas été moins empreint de répugnance si elle avait croisé un rat ou une autre vermine peu ragoûtante. En réponse, le saurien émit un petit roucoulement interrogatif et sautilla sur ses deux pattes arrières à la manière d'un oiseau pour s'approcher de ces inconnus. Excédée, la cantatrice perdit patience, et sans y penser sortit les griffes de son surplis pour se débarasser du lézard. Celui-ci poussa le dernier couinement de son existence avant de finir en cadavre lacéré contre la paroi du tunnel. Considérant que l'incident était clos, la soprane infernal décida que l'on devait reprendre la route.

" Voilà une bonne chose de faite. Avanti. "

A peine avait-elle fait deux pas que des bruissements étranges et inquiétants se firent entendre. De nouveaux roucoulements se répondirent comme un écho. Médusée, Garnet vit que devant eux, trois nouveaux dinosaures miniatures leur bloquaient le passage. Derrière eux aussi, cela commençait à s'agiter. Et elle n'avait pas plus tôt tourné à nouveau la tête vers l'avant que dix autres de ces sauriens arrivaient par des galeries secondaires. Le sang de Garnet se glaça, et elle se mit dos à dos avec Astrale, en garde contre une éventuelle vague d'assaut. Cela se sentait ... Les bestioles avaient faim. La cantatrice laissa tomber d'une voix stressée :

" Oh Seigneur ... Moi qui déteste les lézards. "
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Astrale

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Lun 10 Nov - 0:51
Voyant que la belisima dona rattrapait la fauve enflammée avec une aisance et une grâce particulière, le furet, sidéré, du se rassir sur ses pattes arrières, regardant les deux femmes s'engouffrer dans le tunnel obscur des enfers. Regroupant sa queue soyeuse sous son corps, il penchait sa tête délicatement sur le coté en prenant l'air un chat attiré par une sinistre sensation de curiosité, en effet ayant visité le tunnel quelques secondes avant l'entrée des deux succubes, Phantom savait pertinemment quelles sortes d’embûches elles allaient rencontrer. Il avait été retenu auprès des divinités pour remplir la fonction de conseillé et espion après tout. Soupirant, il s'étirait avec langueur, tel un félin avant de lui-même s'élancer avec douceur dans la pénombre de la cave, refermant la trappe derrière lui.

Feu au poing, l'oiseau de guerre descendait les marches pierreuse avec une légère lueur incandescente dans chacun de ses iris, le visage à demi couvert par la pénombre et la lumière lui conférait une expression mystérieuse. Elle avançait à pas feutré avec lenteur afin que sa comparse infernale puisse la rejoindre aisément, le scintillement des gerbes de ses flammes dorées heurtaient les murs en une agréable symphonie, qui malheureusement s’éteignaient quelques mètres plus loin.
Doucement dans l'obscurité, des bruissements troubles et animales firent leur apparition, ce qui fit raidir légèrement les muscles de la Spartiate, une main effleurait la cave en libérant ces gerbes de lumière pure tandis que l'autre cherchait à tâton son calumet à sa ceinture dorée, ses doigts fins finirent par le caresser et elle le posa au creux de sa main.

Les sourcils légèrement froncés, elle ne vit pas tout de suite la couleur ni la ressemblance de cette menace tant et si bien qu'elle remercia la vivacité d'esprit et la rapidité d'attaque de la spectre du Drak lorsqu'elle put entre-voir la silhouette du monstre se découper sur le mur des parois. S'avançant de quelques pas en laissant un silence léger se pendre à ses lèvres pour répondre à dame Garnet, Astrale foula le corps sans vie d'un dinosaure, un mini t-rex semblait-il, lacéré de toute part, dont les spasmes sanglants semblaient se confondre entre sa souffrance terrifiante et son envie de survivre.

Il finit par s'éteindre tandis qu'un second fit entendre un gloussement mortel lorsque son crâne s'entrechoqua contre le mur du sombre tunnel. Astrale leva son visage vers Garnet et la dévisagea un instant, comme l'on dévisage une danseuse à la grâce surnaturelle, une artiste libre aux idées et courbes sublimes, royales, totalement divines. Les idées devenues légèrement plus claires, la Phénix laissa s'échapper un léger soupire de bienfaisance d'entre ses lèvres. Voir cette spectre à l'oeuvre, combattre avec une telle délicatesse et tuer avec autant de grâce l'avait totalement subjuguée, des frissons d'excitation intense et rare lui avaient parcourus l'échine. Dans la pénombre elle distingua cependant d'autres bruits et d'autres formes animales mais avant tout, ce fut le soupire de lassitude de la belle Garnet qui la posséda encore une fois, d'une volonté violente de lui obéir, de se laisser dominer par la cantatrice à la voix suave et chaleureuse.

Cependant elle ne se laissa pas faire cette fois-ci et contre toute attente, laissant les dix bête arriver sous les faibles balancements des flammes de sa chandelle, elle portait son calumet aux plumes carmin, dansantes au bout du corps de l'arme divine, à ses lèvres. Elle y respira une bonne bouffée qui lui fit presque immédiatement brûler son cosmos d'une lueur dorée identique à celle des saints, à l'exception que l'aura portait une colère aussi tranchante et magistrale que ne l'était la violence de Rhadamanthe.

" - Je vois le problème dame Garnet, votre excellence, ne vous méprenez point sur des sentiments qui m'ont quittés depuis longtemps... la seule personne en qui je pourrais éventuellement être jalouse n'est pas ici et vous m'en préservez bien en ce moment même. Ce Phantom n'a qu'à bien se tenir, je suis juste inquiète, entre ses dires, son comportement et ce lieu... Il est pour le moins étrange qu'un homme ait été transformé en furet doté de parole. Enfin... on voit un peu de tout en enfer à ce qui paraît, mais je n'ai jamais vu ni constaté ceci de toute mon existence ... "

Jetant un regard aimable, courtois vers la spectre des larmes, elle lui étira son sourire le plus chaleureux et réconfortant possible avant de se coller à son dos afin d'entamer une danse macabre et mortel à leurs ennemis.

" - C'est peut être la première fois que j'ai à combattre aux cotés d'une spectre aussi délicate et fragile d'apparence, vous êtes comme un joyeaux, un diamant éternel aux reflets de cristal. J'ai l'agréable sentiment d'enfin servir à quelque chose, de protéger et servir quelqu'un qui en vaut la peine et croyez moi, cara mia, cela fait très longtemps que j'attendai un moment comme celui-ci. "

Sans rien ajouter, toujours un léger sourire amical étirant ses faussettes, la guerrière d'Arès saisissait soudainement son calumet de ses deux mains en concentrant son cosmos sur l'objet divin. Soudainement, la lumière qui se dégageait du cosmos dorée de la jeune femme éclata en un millier d'étincelles enflammés qui vinrent lécher les bêtes affamés qui s'étaient rapprochés, les faisant reculer d'un bon, leurs gloussements de surprise ne s'était pas fait attendre et la transformation du Javelot de Léonidas non plus.
Entre ses mains, Alceste tenait son arme divine, seule partie de son anima qui ne lui avait jamais été dérobée par Minos et celle-ci d'un onyx gravée à l'argent, scintillait d'un éclat orageux, prête à frapper, à combattre, impatience de rencontrer le corps ou l'acier qui lui procurerait la victoire.

La lance royale se teintait d'un désir propre et lorsque la jeune guerrière se mit en position de combat, ressemblant plus à celle d'une danse suave aux apparences érotiques, l'arme semblait scintiller d'autant plus.
Ses deux bras étaient légèrement repliés vers l'arrière, s'exposant en une position qui aurait pu être celle d'une danse de flamenco, une de ses jambes était solidement encrée dans le sol, la seconde, repliée sous sa robe immaculée, faisait penser à l'un des pas du Tango, si ce n'était pas à une longue jambe d'un oiseau recroquevillé sous son corps afin de combler son repos.
Prête à frapper, l'arme et la guerrière d'Arès attendait que sa comparse soit elle aussi prête à porter sa première attaque, car il n'était pas aisé d'attaquer une dizaine de carnivores sans que personne n'en soit blessé.

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Mar 11 Nov - 8:05
Les petites pestes fourmillaient tout autour des trois aventuriers comme des rats. Garnet sentait qu'elle allait perdre le contrôle de ses nerfs, chose qu'elle appréhendait devant de nouvelles connaissances. C'était très gênant, et même particulièrement déplaisant. Le spectre des Limbes envoyait des coups de griffes pour repousser les petits monstres qui sautaient à l'attaque en poussant leurs cris bestiaux, mais à chaque victime, dix nouveaux monstres venaient la remplacer.

Que faisaient donc la Berserker et le furet ? C'était leur rôle de la protéger. La belle guerrière enflammée n'était pas d'une aussi grande utilité que Garnet l'aurait cru, elle n'en faisait pas davantage que la frêle soprane. Elles en auraient peut-être pour toute la journée, peut-être même devraient-elles battre piteusement en retraite. Lorsque la Berserker commença à déclamer de la poésie et à déclarer sa flemme à  la diva infernale comme s'il s'agissait de la confidence de la dernière bataille, Garnet regretta amèrement ses choix en souhaitant de pouvoir se réveiller dans ses draps brodés. L'oeil du Drak avait visiblement détruit la raison de sa compagne.

Alors Astrale montra qu'elle était véritablement la femme de la situation. Tout cela avait échappé à Garnet : la façon dont le phénix observait le terrain avec son oeil aiguisé, son flegme guerrier, l'aisance avec laquelle elle évaluait la situation sans se presser. Aveugle à tout cela, la cantatrice de l'Achéron se trouvait au bord de la suffocation. Oppressée par les assauts de plus en plus nombreux, elle était sur le point de pousser un hurlement digne d'un film d'Hitchcock, quant un mouvement attira son regard, la distrayant un moment de son angoisse. Astrale était en train de fumer son calumet. Garnet crut qu'elle allait s'évanouir de contrariété.

" Mia bella ? Êtes-vous certaine que ce soit le moment opportun pour se détendre ? "

La diva n'avait pas prononcé ces mots que l'aura ardente de la berzerker s'éleva et brûla quelques créatures sans seulement lever le petit doigt. La cantatrice laissa échapper un souffle d'effarement de ses lèvres rouges. C'était cela le plan, tout brûler et s'immoler avec cette infâme vermine ? Alors l'étoile céleste d'assista à l'apparition de l'objet qui allait changer radicalement la donne. La lance noire était assoiffée de sang, et la faim des petits carnivores qui piaillaient était poussière en comparaison de la voracité de l'arme légendaire.

Garnet reconsidéra Astrale sous ce nouveau jour. La lance brandie dans sa main soulignait une musculature fine, mais infaillible. Epiphanie de la beauté sauvage. L'oiseau de feu était réellement superbe et forte comme un wyvern. En retranchant au préalable le côté bourru et psychorigide qui accompagnait habituellement le personnage, ce qui ne gâchait rien à l'affaire. Lorsque la guerrière prit une pose de danse, l'inspiration vint tout naturellement à Garnet, et le chant qu'elle entonna ressemblait à peu près à cela :

Spoiler:
 

Se calquant sur le pas de guerre du phénix, la cantatrice lui servait de seconde paire d'yeux pour déjouer les pièges rusés de ces dragons miniatures qui tenaient plus du vélociraptor vicieux que du T-Rex. D'une voix diaboliquement ensorcelante, elle guidait la danse sans la contraindre en apparence grâce à son chant maléfique. Virevoltant dos à dos avec sa cavalière improvisée dans une parfaite coordination, elle n'eut presque plus à lever la main pour se débarrasser d'un assaillant. La lame d'Astrale cueillait tout sur son passage.

Au fur et à mesure que les cadavres tombaient, une expression de jouissance meurtrière se dessinait sur le visage de Garnet. La cantatrice de l'Acheron ne se lassait plus de ce massacre, offrant avec un malin plaisir le bras de la berserker à toutes les variations possibles et imaginables de l'escrime. De quelles beautés était-elle capable ! Ah, ce qu'elle aimait se servir de la belle phénix, de ce précieux, ce merveilleux instrument de mort aux harmonies plus étendues qu'un grand orgue.

Son enthousiasme se refroidit quelque peu lorsqu'elle vit au bout d'une galerie perpendiculaire un oeil énorme les fixer d'une froideur reptilienne. Quoique cela soit, cet oeil devait appartenir à quelque chose de très très très grand. La diva imprima un demi-tour au couple qu'elle formait avec Astrale pour lui montrer à quel nouveau type de problème elles allaient être confrontées ... Où était Phantom au fait ?
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Astrale

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Jeu 13 Nov - 23:11
Les gerbes de flammes léchaient le sol en un tapis de flammes incandescent, enflammant les petits reptiles qui avaient osés par curiosité, s'approcher trop prêt du duo artistique qui s'apprêtait à faire une démonstration de leur talents évanescents.
Les flammes se rependaient sur les peaux cuirassées des carnivores affamés, crevant leur peau jusqu'à ce que la lumière ardente et dévorante les ai léchés et séchés jusqu'à la moelle. Il ne restait qu'un tas d'os et de carne putride à l'aspect noir brillant, onyx, étalé sur le sol comme une feuille, une nature morte et desséchée.
La lumière se rependait ainsi autours du duo en une magnifique entrée en matière, un rideau de flamme ou la passion de l'art corporel et musical allait s'exprimer avec une mise en scène sulfureuse.

L'aura D'or qui enveloppait le corps charnel de la Phoenix s’atténuait progressivement tandis que son arme divin ne cessait de briller, une étoile animé par la lumière de deux astres insolents, au cosmos d'une pureté et aux couleurs brillantes, enlacée. L'arme prolongeait la main de la guerrière et ce fut lors d'un premier assaut que l'éclat que la lame se révélait être étonnement vivante, plongeant dans la carapace du raptor sans connaître de limite à sa soif, tel un couteau dans un beurre fondu, l'arme dessina un demi-cercle, expulsant la tête du reptile tel une vulgaire poupée de chiffon.
Cependant nul goutte de sang ne vint briser le sol terreux de cette scène éclatante, la coupure avait été nette, précise, incisée et cautérisée dans le même tempos, la carapace désormais fumante tombait avec fracas sur le sol tandis que les cadavres se succédaient en une danse enflammée, passionnante, envoûtante et enivrante.

Cependant, plus le cosmos de la jeune femme s'enflammait en se répandant dans l'essence même de son arme et moins elle contrôlait ses envies, ses émotions, sa colère qui croissait au fond d'elle tel un charbon ardent, n'attendant qu'un souffle, une braise supplémentaire pour exploser, devenant un véritable feu de guerre sous le joug d'une dizaine de créatures exotiques. Néanmoins le moment n'était pas encore le bon pour cela et Garnet le lui empêcha et avec quel talent! Quel entrain!

Le chant qu'elle poussait, tel un cri de triomphe, un hymne à la victoire aurait pu réveiller bien des morts ou ameuter toute une horde de spectre groupie en délire tant la cantatrice mettait du désir, du corps et de l'âme dans son chant.
Ses sens enivrés et totalement subjuguée, Astrale fut de nouveau envoûtée par ce chant canonique aux intonations soprano, la Carme se joua malheureusement de ce chant pour manipuler la danse endiablée des deux femmes qui dans un mouvement rotatif vinrent briser les remparts de toutes ces créatures misérables et honteuses que la nature avait homi de retirer de sa coupe pendant toutes ces années.

Le souffle long, loin d'être épuisée, la Phoenix exécuta le demi-tour exigé de sa maîtresse tout en vérifiant et scrutant dans l'obscurité ténébreuse, qu'aucun de ces dits monstres n'allaient encore resurgir des profondeurs de la caverne pour attaquer la diva. Qui l'oserait? La lame d'onyx goûtait sa dernière larme de sang, avalant la sève du corps qu'elle avait profané avec délice, son scintillement d'argent indiquait qu'elle était même ravie de pouvoir à nouveau sortir de son état de pipe, cependant la dépendance était la même.
La dépendance du devoir d'une guerrier d'Arès, celui de vouloir et devoir combattre sans repos était étonnement élevé à coté du chant envoûteur de la magnifique soprane, tant et si bien que les deux volontés vinrent à bout d'Astrale, qui, sans aucune volonté, animé seulement d'un geste mécanique, arma à nouveau l'Onyx de Léonidas en voyant ce gros œil imbibé de sang.

Un homme, une armée de trois cent contre des centaines de milliers d'ennemis aux armes redoutables. Javelots et bouclier contre les races les plus improbables de créatures et d'hommes qu'ils soient, mais jamais Léonidas n'eut échoué. Le mythe s'arrêtait là, dans le sang des véritables Spartiates, mais le javelot qui arracha le sang du dieu-roi Xercès poursuivait cette histoire tragique jusqu'à aujourd'hui.
Seulement le javelot demandait plus de puissance et de cosmos pour affronter l'énormité qui commençait à se mouvoir dans l'ombre, tant et si bien qu'à la vue de la patte griffe qui pénétra dans la lumière ambiante, la lance fit totalement vibrer le corps de la jeune guerrière qui du fournir d'autant plus de cosmos à l'arme dévoreuse.


" - Archnal vi zerteth opt kromieth !"


Alors que le souffle chaud et vaporeux du monstre géant s'abattait avec fracas sur les deux femmes, Phantom était réaparut juste derrière le couple d'artiste, son pelage noir aux reflets fantomatiques avait prit quelques teintes rouges vives et les marques blanches en forme d'os sur son corps se transformaient en des runes, des écritures lisibles d'une langue étrangère aux vivants.
Retenant son souffle, dressé sur ses deux pattes, l'ancien prince d'Espagne prolongeait une de ses deux petites pattes vers lui, immédiatement toutes les écritures vinrent se placer sur son bras jusqu'à remplir totalement son bras d'encre blanche.


" - Vazeoum ! Archnal! Vazeoum Je ne t'ai pas autorisé à procréer, Vazeoum !"


Devant l'autorité de sa suprême personne, l'animal ouvrit sa large gueule comme signe de refus total de collaborer. Sentant que quelque chose clochait, Astrale arrêta immédiatement d'emplir sa lance de cosmos, néanmoins toujours pantin de la cantatrice, elle ne pouvait pas faire autre chose qu'attendre les ordres, le son de sa voix raisonnant en écho interminable dans son cerveau.


" - Tout va bien, my ladies, je contrôle totalement la situation. Vazeoum est une dure à cuire, mais elle a un coeur d'or. Nous l'aurons ensemble. "


Ceci étant dit, le furet toujours dressé sur ses pattes arrière lança un regard doux vers les deux jeunes femmes en émettant un léger clin d'oeil coquin vers la cantatrice avant de lui étirer un petit sourire carnassier et de s'occuper du reptile devant lui. Une fumée bleutée et argentés s'évaporait de son bras poilu, laissant dans les airs, une traînée de mots qui vinrent prendre la forme d'un de ses reptiles fraîchement tués quelques secondes plus tôt. A l’exception que la tête, les crocs et le corps étaient bien plus gros et menaçant, sa patte était au même niveau que l'ennemie tapise dans l'ombre.


" - Cara mia, bela dona, Puisse votre chant vous emporter vers l'Elision mortel de nos enfers, Ce soir vous serez en duo avec dame Vazeoum. Jamais elle n'égalera le charme de votre voix, cependant c'est en puissance et en force que vous devez vaincre cette mère en deuil afin de l'amener en paix. Allez! Chantez! Que votre voix emporte mes runes vers l'ouïe de notre adversaire, ma chère. "


Spoiler:
 

Concentrée, Phantom continuait de développer par ses pouvoirs, l'immense reptile ailé sans voix, de lumière et d'écriture. Il ne restait plus qu'à dame Garnet de lui donner la voix et l’intonation pour qu'elle puisse être amplifiée par les runes.
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Sam 15 Nov - 18:13
L'odeur forte de la chair et de la corne calcinées montait désagréablement au nez de Garnet. La frêle cantatrice pinça légèrement les lèvres de contrariété, mais le plaisir qu'elle avait à contempler la danse meurtrière d'Astrale compensait largement ce dommage. Elle avait même le privilège d'être en son épicentre, ce qui était une expérience tout à fait extraordinaire. L'armure peu couvrante de la berserker permettait d'observer la diabolique maîtrise des gestes, nés de l'étreinte du mouvement et de la musique. La soprane ne put s'empêcher un commentaire admiratif.

" Vous pratiquez la danse guerrière avec une rare élégance, mia bella. "

Le duo était efficace. La puissance phénoménale d'Astrale complétée par la finesse du rossignol des Enfers ruina littéralement la population de reptiles du souterrain, sans qu'une seule fois les parois instables ne soient seulement effleurées par l'arme incandescente. Pour la première fois depuis leur rencontre, Garnet commença à sentir le désir d'en savoir davantage sur cette femme avec laquelle elle était partie à l'aventure. Disciple de Minos, reine déchue, mais encore ?

Comment pouvait-elle être d'une telle assurance et d'une telle foi dans le combat ? Cette bataille ne ressemblait absolument pas aux styles modernes qui avaient annoncé le divorce de la guerre et de l'esthétique. L'esprit d'Astrale devait hériter de vies antérieures, à l'image des spectres premiers nés. Une théorie circulait selon laquelle les esprits des humains et des créatures ayant pactisé avec Hadès se réincarnaient en recouvrant plus ou moins la conscience de leur essence primordiale. Derrière leurs diverses apparences ils étaient souvent animés de ressentiments millénaires les rendant plus dangereux que les derniers nés, plus cléments avec les vivants.

Mais ce n'était pas la haine qui animait le Phénix déchu. C'était plutôt une hargne, toujours rallumée, toujours plus ardente. Alors comment était-il possible qu'un être ayant autant vécu puisse être aussi sensible au charme de l'oeil du Drak ? C'est alors que Garnet prit conscience que le cosmos de sa compagne avait une certaine pureté dans son embrasement. Si cela se trouvait, la belle enflammée ne s'était jamais livrée à la noirceur des émotions primitives. Astrale était l'essence de la guerre même. C'était assez fascinant ...

"Ah, vous étiez là, caro amico ! "

Alors qu'Astrale s'apprêtait à foncer dangereusement sur la pupille géante, au risque d'éborgner un animal dont on ne pourrait plus calmer la rage, le furet prit les devants et haranga le monstre dont on voyait défiler les crocs aiguisés derrière l'ouverture de la galerie. Garnet ne comprenait pas la signification de ce langage inconnu. Mais elle saisissait que Phantom connaissait la bête, et elle retint le bras armé d'Astrale au poignet. La cantatrice se concentra sur les explications du prince métamorphosé.

" Vous connaissez madame ? Sans conteste, le conte de vos voyages doit tenir en plusieurs volumes. "

Ayant haussé les sourcils de surprise, la cantatrice se tourna alors vers l'apparition qui avait fait reculer Vazeoum de plusieurs pas dans la grotte naturelle qui s'étendait désormais devant eux. L'illusion runique de Phantom bougeait et respirait comme un véritable animal, et la mère des monstres oscillait la tête avec méfiance vers ce jumeau venu du néant. Le spectre du Drak augmenta légèrement son cosmos et fit un premier essai avec cet instrument de musique d'un genre nouveau.

Le chant de Garnet sembla se transmettre de la gorge de la diva à celle du monstre runique dont le rugissement saurien fit vibrer les parois de ses graves. Un temps de silence, la femelle semblait réfléchir. Mais cela ne dura pas longtemps, et son gueulement de colère en retour ne laissait aucun doute sur la profondeur de sa blessure maternelle. Garnet ouvrit des yeux grands de surprise. Soudain prise d'une émotion, elle intima d'un geste de ses bras tendus à ses compagnons de reculer. Elle avait compris.

La femme dragon échangea encore quelques vociférations dinosauriennes, certaines fermes, d'autres hésitantes. On aurait dit un Opéra de Wagner, mais chanté par des êtres éléphantesques. Enfin les deux sauriens, l'un réel, l'autre créé s'époumonèrent de concert, dans un son abominablement puissant, comme un cri de rage hurlé à la terre entière. Une nouvelle série de grondements cette fois plus supportables. Vazeoum frotta son museau contre celui de son compagnon dans l'infortune. Puis, résignée, elle s'en alla. Pendant un moment, la soprane infernale ne bougea pas. Puis elle murmura simplement :

" Je crois que nous pouvons passer maintenant. "

Le ton de la soprane infernale n'avait rien de séduisant ou d'aimable comme habituellement. Il était tranchant, presque agressif. Il semblait qu'une colère sans nom, un désespoir sans borne ne demandaient qu'à exploser, ce que la cantatrice n'accepterait pas. Cette épreuve avait été pour elle éprouvante, non physiquement ou psychiquement parlant, mais émotivement, car il avait fallut à la femme dragon libérer les plus sombres souvenirs qu'elle avait enfermé à double tour dans sa mémoire. Elle n'avait visiblement pas envie d'en parler, et lança un regard à Phantom avant de continuer la progression.
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Astrale

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Mer 19 Nov - 14:58
Astrale se tenait debout, totalement subjuguée par le petit animal qui avait réussit à faire sortir des lettrine imprégnées de cosmos, des runes qui firent appel à un monstre magnifique, énorme dont les couleurs et l'expression indiquait que ce dernier était prêt à en découdre face à l'animal devant lui. Seulement aucun son ne sortit dans l'immédiat de sa gueule, ni râle, ni grondement comme on aurait pu s'y attendre, seul cette gueule édentée énorme, ouverte et pantelante semblait attendre qu'on lui donne vie.
Astrale baissa son Onyx, visiblement Phantom et Garnet maîtrisaient totalement la situation, et ce fut avec un ordre hors du commun que le furet demanda à la cantatrice de chanter pour la femelle. Chanter... il comptait apaiser ce monstre affamé avec une berceuse mais il était un peu dingue non?

Astrale allait bondir sur le furet à la façon dont un rapace fond sur une souris sans lui laisser la moindres chance de survie, seulement lorsque Garnet fit vibrer ses cordes vocales, le monde d'Astrale semblait se refermer à nouveau dans un autre monde, imaginaire et totalement mystique. Elle venait de comprendre que le chant de la belle cantatrice lui permettait à son vouloir de manipuler les êtres vivants, à la façon de Minos et sa manipulation cosmique, mais d'une manière beaucoup plus douce, terrible et horrifiante!

Les mains sur les oreilles, Astrale observait les deux monstres se correspondre, la femelle commençant à hésiter, totalement soumise puis finalement, renâclait avant de repartir dans les abysses profondes du puits.
La phénix battit rapidement des yeux avant de reprendre sa lance qu'elle avait plantée dans le sol et de rejoindre Phantom qui avait déjà commencé à avancé, laissant un simple " Ne vous inquiétez pas pour elle, d'autres oeufs écloreront bientôt" à l'adresse de dame Garnet."

Astrale avait du mal à comprendre pourquoi Garnet avait soudainement le visage aussi blanc que la neige et peinait à avancer, on eut dit qu'elle était totalement défaite par cet épisode. Pourtant elle avait réussit à protéger le groupe, un furet et une guerrière d'Arès seulement en chantant, évitant de ce faire d'assassiner une autre de ses immondes créatures. Astrale avait du mal à capter la cantatrice, d'autant plus que maintenant, qu'elle savait que Garnet pouvait à loisir là manipuler avec sa voix, elle se méfiait de plus de plus, septique. Peut être était-ce Minos qui l'avait envoyé pour tenter de la corrompre et l’amener gentilement auprès des Spectres? Ou pire!

Plusieurs idées défilaient dans l'esprit d'Astrale, jusqu'à ce que Phantom toussote et s'arrête devant les deux jeunes femmes en les regardant bien fixement.


" - Mesdames, je vous en pries, ici nous pénétrons dans la zone dite "Firmament" du sous-sol, nous sommes à la limite entre la terre et les enfers. Le seul conseil que j'aurais à vous donner serait de ne surtout pas toucher aux ronces des roses, quelles que soient leurs couleurs. Les blanches vous pouvez, mais les autres vous paralyseront ou pire encore, absorberont votre énergie vitale."


Soupirant, Phantom acquiessa sa petite tête et se mit au pied de Garnet, sur ses deux postérieurs, il tendit l'une de ses pattes avant sur la robe de Garnet, se tenant à elle en avançant à son rythme.


" - Dame Garnet, j'organise un bal festif en l'honneur de l'arrivé de l'automne, à Paris. Je souhaiterai vous avoir à mes cotés ce jour-là. Qu'en pensez-vous? "


Astrale observa Phantom, d'un oeil stupéfait. Comment ce furet pouvait-il organiser un bal avec des gens normaux dans un pays normal, sans aucun élu au cosmos... ? Fronçant les sourcils, elle observa le petit animal et le questionna à son tour:


" - c'est indélicat de ma part, mais vous êtes un furet qui PARLE! Les humains de l'extérieur paniqueraient en vous voyant, alors organiser un bal avec eux..."


Stupéfait l'animal sublima l'une de ses moustaches en continuant de marcher dans la pénombre environnante, allumé seulement par l'Onyx lumineux de la lance de la Phoenix.


" - Mes amis français sont riches et il y aura ma famille. Des marquis et princes, des fantomes, spectres et humains se marieront à l'ambiance. Evidemment je ferais partit de la fête, mais ne parlerait pas. En fait, cette famille riche Française m'a volé il y a fort longtemps une pierre de Grenat de quelques milliers de Carats et je souhaiterai le retourv... Oooooow..."


Soudain Phantom écrasa son ronronnement délicieux avant de totalement de taire devant la beauté des lieux.
Un champs herbeux aux nuances d'émeraudes se tenait devant les trois alliés. Les fleurs se balançaient allègrement au bout de leur tiges, comme animées d'une volonté propre, il n'y avait ni vent, ni soleil, seulement cette pénombre et ce champs d'herbes aux rosiers magnifiques. Un champs fleurit aux nuances d'Elysion, Astrale également en avait le souffle coupé.


" -... Eviter les roses vous dites? Et comment je fais pour aller LA chercher?"


Astrale venait de capter son armure à plusieurs mètres du groupe. Encerclé par un rosier noir, l'anima du Phoenix était replié comme un véritable oiseau enlacé par les ronces et la beauté environnante. L'anima carmin luisait à l'appel du cosmos d'Astrale mais ne répondait pas, ni ne bougeait.


" - Messire Minos est bien plus futé que vous ne semblez le penser. Ces roses d'une noirceur admirable maîtrisent et capturent toute forme de cosmos. il est très rare d'en trouver. Et ces bêtes dévorent absolument toute forme d'énergie cosmique. "


Astrale jeta un regard las à Garnet avant de soupirer, elle n'avait pas la moindres idées de comment récupérer son anima sans blesser ce bel endroit ou l'une des personnes de ce petit groupe.

Chante rossignol chante... [FB Pv Grenat]