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OblivionSpectre de la Mante Religieuse
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Mer 8 Avr - 23:59
Alors voilà où j'en suis rendue. Servir la mort pour échapper à la mort, quitte à abandonner le peu que j'avais déjà réussi à reconstruire à Sparte. Je ne manquerai à personne, là-bas. Ceux qui m'ont rencontré là-bas ne connaissent même pas mon nom... Oblivion. Celle qui tombe dans l'oubli, qui au final n'existe pas, qui n'aura jamais existé. Et tout ce qui s'en approche connait le même triste sort. Est-ce que je vais vraiment leur manquer? Est-ce qu'ils devraient me manquer, à moi? Non. Je ne connais pas ces gens-là.

Quand le Bourreau m'annonce que je n'ai plus besoin de la Lyre, la qualifiant de tas de ferraille, son compagnon semble désapprouver le commentaire mais je ne réagis même pas, lui jetant à peine un vague coup d'oeil. La Lyre m'a abandonné, dès qu'elle a été en position de faiblesse face à l'armure rouge elle a disparu et m'a laissé à sa merci. C'était une armure pour les faibles. Rien de plus qu'un tas de ferraille.
En revanche, un frisson me parcoure la colonne vertébrale quand ils parlent de se débarrasser de mon Anima. Je ne veux pas de cette armure non plus, elle me fait du mal et je n'ai jamais demandé à l'avoir, mais malgré moi elle me fait peur. Toutes les armures ont une volonté et une conscience, jusqu'à un certain point, mais jamais je n'ai vu une armure avec autant de domination sur son porteur... et surtout, avec autant d'emprise sur le corps de celui-ci. Même si je voulais m'en débarrasser, et si elle se vengeait? Si elle ripostait? Je ne sais pas de quoi elle est capable, et c'est ça qui me fait le plus peur. Si elle le voulait, elle aurait pu me tuer il y a longtemps. À quoi dois-je m'attendre en cas de rébellion?

Mais bon, apparemment je n'ai pas à m'en débarrasser tout de suite. La seule pensée d'avoir à le faire me rend cependant mal à l'aise et je croise les bras pour cacher ma nervosité.

-Ma loyauté...

Ai-je vraiment besoin de rappeler quoi que ce soit? J'ai trahi Athènes, je m'apprêtes à trahir Sparte, au final ma seule allégeance reviendra toujours à celui ou celle qui me laissera échapper à mon jugement. Et ce si n'était qu'une question de temps avant que je ne trahisse les Enfers aussi? Avant de prouver ma loyauté, je devrais commencer par être loyale... je ne suis même pas capable de faire ça... mais pour venger Prayer, pour faire payer la mort de ma soeur, je pourrais bien suivre n'importe qui. Tant que je vive. Et puis, apparemment il y a une occasion parfaite pour faire ça.

Mais au lieu de donner plus de détails, le Dullahan propose d'aller manger. Je regarde son partenaire, puis reporte mon attention sur lui, puis une nouvelle fois sur le Bourreau, pour finalement regarder par terre.

-Si vous voulez. Mais je ne paye pas.

Avec quel argent je paierais, de toute façon? Alors que nous nous apprêtons à partir, je rajoute d'une petite voix gênée.

-... Je m'appelle Oblivion. Plus personne ne m'appelle Rage.

C'est ce que je suis, j'ai porté ce nom avec trop d'espoir et de "passion" pour simplement l'abandonner. Un petit souvenir pour l'histoire, un dernier symbolisme pour la fille de l'oubli. Une façon pour moi de ne pas totalement oublier.
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WolgornSpectre du Bourreau
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Sam 11 Avr - 21:00
Si Wolgorn avait une idée précise de ce qu'allait devenir l'Anima quand Rage deviendrait une Spectre, Rogos essayait de la ménager. Néanmoins, il savait qu'il avait raison et sans doute la Berserker connaissait-elle les implications de son futur engagement. Mais le Dullahan mis le doigt sur le problème le plus important qui se posait sur le recrutement de la jeune femme, ce qui rassura le Bourreau. En effet, on ne pouvait pas rallier si facilement une guerrière ayant changé de camp, à plus forte raison qu'elle a débuté chez les Saints. Il était évidemment plus prudent d'attendre qu'elle fasse ses preuves avant de la laisser intégrer les Enfers. Mieux valait ne pas revivre l'expérience ratée de recrutement de Chevaliers loyaux dans leurs tombes. Peut-être qu'en cuisinant un peu plus la sœur de Prayer les Étoiles Terrestres parviendraient à lui arracher sa fidélité.

Rogos vint alors à un autre sujet qui intriguait l'Exécuteur, c'est-à-dire d'une occasion pour Rage de s'amender. Voulait-il parler de la seconde mission qui lui avait été assignée ? A part cette hypothèse, il ne savait pas de quoi l’Étoile de l'Ombre voulait parler. Décidément, pour un gars aussi peu assuré, il avait quand même de la suite dans les idées. De bien drôles d'idées d'ailleurs, puisque le Dullahan déclara après une pause qu'il avait faim. Consterné par cette réplique peu glorieuse, Wolgorn se pinça l'arête du nez puis s'épongea de nouveau le front. Il fut tout aussi surpris quand il entendit la Berserker approuver en signifiant qu'elle ne paierait pas.

Le déroulement de l'affaire prenait du coup un virage moins sérieux mais le Russe ne put résister à l'appel du ventre. Son estomac criait famine, lui qui était pourtant sensé avoir dépassé cela. Tout serviteur d'Hadès qu'il soit, les précédentes batailles avaient été éprouvants et ceci même en dépit de la résurrection. Le Bourreau avait embrasé son cosmos à un tel point que l'énergie de son Étoile Maléfique s'était consumée, le laissant en piteux état. Il lui faudrait patienter avant de retrouver sa santé et être en condition optimale pour les futurs affrontements. Tant que son flux cosmique ne s'était pas reconstitué, il ne pouvait s'autoriser à remettre son corps à rude épreuve. Une fois stabilisé, l'Exécuteur s’attèlerait de nouveau à l'entraînement en cultivant la force que lui procurait la mortification.

Avant que le groupe fraîchement formé n'aille se sustenter, la sœur de Prayer souligna un fait la concernant : celle-ci voulait qu'on la nomme Oblivion. Cette rectification n'étonna pas Wolgorn outre mesure, étant donné que la Berserker s'était vidée de toute volonté combative. Cependant, il lui faudrait bien retrouver de sa hargne pour devenir une Spectre et ainsi plonger ses adversaires dans l'oubli. De plus, elle devait aussi investir moult efforts au service des Enfers pour que les péchés de son existence précédente soient effacés.

"Si tu veux." soupira l'Exécuteur tout en tournant les talons.

Il se dirigea donc vers la sortie de la forêt non sans jeter un regard à ses compagnons. Toutefois, ce n'était pas pour autant qu'il allait se relâcher et laisser ses interrogations par rapport aux projets de Rogos en suspens.
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Sam 11 Avr - 22:36
Le Bourreau semblait atterré par la requête incongrue de son collègue, mais ne protesta pas plus que ça. La désapprobation restait visible dans le regard du colosse russe, cela dit le Dullahan n'y pouvait rien, ridicule ou pas, c'était un impératif biologique. Rage par contre sembla ne pas très bien comprendre si le Spectre était sérieux ou non, avant d'accepter du ton le plus neutre possible.

Ayant obtenu l'assentiment de l'Exécuteur et de leur peut-être future collègue, Rogos se mit en marche comme il put, quand la jeune fille prit la parole à nouveau pour les informer qu'il ne fallait plus l'appeler par son nom de naissance, mais par le pseudonyme d'Oblivion. Ces propos arrachèrent un élan d'empathie à l’Étoile de l'Ombre : lui aussi vivait sous un faux nom, et même s'il ne connaissait pas les raisons de la Berserker masquée, il éprouva un sentiment de proximité, l'espace d'un instant... Sentiment qu'il s'employa instantanément à étouffer. Ce n'était après tout qu'un point commun, une simple coïncidence face à des myriades de différences, rien de plus. Et puis, à partir de maintenant, il était censé la surveiller. Cela dit...

« Oblivion ? Un bon nom pour une Spectre... » répondit-il, laissant la suite de la phrase en suspens. Rage aussi était un nom qui conviendrait parfaitement à une séide d'Hadès, et était également approprié chez Arès. Toutefois, il se demandait quel genre de parents avaient bien pu être Monsieur et Madame Finnegan pour appeler leurs deux petites filles « Rage » et « Prayer »...

Enfin, le temps des explications était venu. « En Enfer, il y a un arbre qui s'appelle le Sapindus. Ses fruits sont utilisés par les Saints pour stopper notre résurrection, sous la forme d'un chapelet, et Son Excellence Minos m'a ordonné de trouver un moyen de l'abattre, à la fois pour le moral des troupes, et pour empêcher que quelqu'un d'autre n'ait les moyens de nous empoisonner l'existence comme ça. L'ennui c'est que le foutu machin sape le pouvoir de tous les Spectres qui essaient de s'en approcher, et qu'il est beaucoup trop résistant pour être détruit normalement. C'est pour ça que je propose de tenter le coup avec un éveillé non-Spectre. Simple, non ? » exposa-t-il avant de se taire. Il devait économiser ses forces, ne pas trop parler, et les laisser y réfléchir un peu. Wolgorn en particulier avait semblé nourrir de sérieux doutes quant à son intention de recruter la jeune fille...

Une fois sortis de la forêt, ils cheminèrent jusqu'à rejoindre la route sortant de Sparte, et la suivirent en s'éloignant de la cité lacédémonienne. Le Dieu qui y régnait... ce n'était pas leur affaire. Il n'avait rien fait pour empêcher les Étoiles Terrestres de débaucher l'une de ses subordonnées, ses soldats n'avaient pas honoré leurs engagements envers les Enfers, et il n'avait même pas tenté de mettre son grain de sel dans la Guerre Sainte. Dieu de la Guerre, ben voyons... Rogos se détourna de la ville visible à l'horizon. Qu'Arès y reste, tant qu'il ne les importunait pas : il n'avait pas su saisir l'occasion, tant pis pour lui.

Ils suivirent la route quelques temps, avant d'arriver à un village disposant fort heureusement d'une auberge. Le Dullahan s'assura qu'il avait bien remisé son Surplis dans son ombre, que son camarade en avait fait de même et que Rage... pardon, Oblivion, n'ait pas l'air trop étrange. L'apparence de la jeune fille ne sembla pas poser problème au tenancier de l'endroit : d'après lui, « pas mal de gens bizarres passaient dans les environs ces temps-ci, mais il n'y avait jamais eu de problème ». Dès lors que ces menues considérations furent traitées, le Spectre affamé se mit à dévorer à belle dent tout ce qu'on lui proposait tout en s'enfilant boisson après boisson. L'hémorragie, plus le soleil de Grèce, ça vous déshydratait son homme après tout...

Après un bon quart d'heure à s'empiffrer, Rogos profita du fait qu'ils soient au calme pour leur demander ce qu'ils pensaient de son idée, maintenant qu'ils pouvaient en discuter dans un cadre apaisé.
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Dim 12 Avr - 21:00
-Non. Ce n'est qu'un nom.

Je ne veux pas entendre à qui ou à quoi il convient le mieux. Ce n'est même pas mon nom à la base... ce n'est qu'un souvenir, il n'y a rien à dire à ce sujet. Je hoche donc doucement la tête suite à la remarque du Bourreau et les suis docilement vers la sortie de la forêt, non sans me retourner une dernière fois pour regarde Sparte. Ça me fait mal de les quitter... mais je n'ai pas le choix. Je retiens mes larmes en pensant à Arès et poursuis ma route sans dire un mot. Je m'efforce d'écouter le plan de Rogos, qui ne semble pas trop fou. Je ne sais rien sur cet arbre Sapindus, mais j'ai entendu parler du Rosaire, qui appartient si je ne me trompe pas à la Vierge. L’histoire est très vague pour moi, mais si c’est ce qui empêche les Spectres de ressusciter… ce serait donc ce qui empêche Prayer de revenir. Ce qui la garde morte, donc abattre l’arbre ne changera pas ça, mais détruire le Rosaire… une chose à la fois. Tout n’est peut-être pas perdu, je peux peut-être encore la ramener!

À quoi bon?

N’importe quoi. Je peux le faire, si moi je peux échapper à la mort Prayer le peux aussi.
Quand nous arrivons finalement devant une petite auberge, mon pas devient un peu plus irrégulier et ma gorge est bien plus sèche. La course, en plus du fait que mon corps ne s’est pas totalement remis de la fatigue du combat contre Strygia, tout ça fait que j’ai de la difficulté à tenir le rythme. J’ai presque envie de m’accrocher à un de mes deux nouveaux « collègues » par peur de perdre l’équilibre et de chuter, mais la fierté qu’il me reste m’en empêche et dès que Rogos réussit à nous négocier une table dans l’établissement, je me laisse tomber sur une chaise en poussant un long soupir. Pendant que les deux Spectres s’empiffrent, je m’accoude contre la table et pose ma tête dans le creux de mes mains en fermant les yeux en ignorant mon propre ventre qui crie famine. L’odeur des aliments me rend malade et j’ai trop peur d’enlever mon masque… mieux vaut détourner le regard et ignorer, pour l’instant…

Une fois repu, le Dullahan nous demande ce que nous en pensons. J’ouvre lentement les yeux et tourne la tête dans sa direction pour l’observer, la tête encore lourde. Est-ce que je me suis assoupie? Je me redresse et m’étire avant de prendre la parole.

-Alors… tout ce qu’il faut, c’est que je détruise cet arbre?

Ça sonne trop facile. Mais n’avait-il pas aussi dit qu’on ne pourrait pas s’en débarrasser juste comme ça? Il nous faudrait quelque chose de plus… mais quoi? Je me lève rapidement. J’ai peur que les Berzerkers se mettent à notre poursuite d’une minute à l’autre, une partie de moi veut encore croire qu’ils ne m’ont pas oublié, même si ce n’est sans doute qu’un faux espoir. Je n’ai pas de place là-bas, peut-être que je suis vraiment faite pour être Spectre. Reste à le prouver. Soudainement, j’ai comme un flash, un souvenir de cette dernière mission pour le Sanctuaire, avant que le monde autour de moi ne bascule, alors que je me croyais capable de sauver Vermalis…

-Il y a une voyante, à Grenade, qui sait beaucoup de chose sur… les éveillés en général, je crois. Elle pourrait peut-être nous aider?

À moins qu’il n’y ait déjà une piste de prévue? Mieux vaut tenter le coup, on ne sait jamais…
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Lun 13 Avr - 13:27
Wolgorn se retrouva avec Rogos et Oblivion dans une auberge d'un village périphérique de Sparte. Les deux Étoiles Terrestres commandèrent chacun leur déjeuner à un serveur peu assuré devant leurs dégaines de gorilles et, n'ayant pas beaucoup de clientèle, furent vite servis. Le Bourreau se fit servir plusieurs pièces de bœuf, d'agneau et de poisson et les engloutit voracement, n'hésitant pas à prendre la nourriture en main et à mordre à pleines dents. Il avait l'impression de ne pas avoir mangé depuis des semaines et semblait même prêt à dévorer de la chair humaine. A ce qu'il paraît, certains Spectres n'hésitaient pas à se repaître des suppliciés s'ils ne les livraient pas à un quelconque fauve ou à Cerbère. Il fallait bien avouer que la malfaisance qui imprégnait les Surplis pouvait transformer un humain en monstre s'il ne prenait pas garde à sa santé mentale.

Le Bourreau, tandis qu'il se goinfrait, repensait au programme qu'avait dressé son collègue. Leur prochaine tâche serait donc d'abattre l'Arbre Sapindus, qui desservait plus les Enfers qu'autre chose. L'armée d'Hadès devait quotidiennement subir sa présence indésirable malgré sa beauté sylvestre et elle ne pouvait rien y faire. Ainsi, Rage était là pour les aider à se débarrasser de cet arbre maudit et les alléger d'un poids insupportable. Maintenant l'affaire prenait plus de sens mais le Russe ne savait toujours pas s'ils pouvaient se fier à la Berserker. Rogos prenait le pari et ils ne pouvaient qu'essayer de se reposer sur cet acolyte facilement débauché. Assez convaincu par le plan, il se disait que ce n'était plus le moment de faire l'éternel suspicieux : Wolgorn devait lui faire confiance.

Il prit la carafe d'eau entière, la vida d'une traite dans son gosier, la reposa bruyamment puis s'essuya la bouche avec sa serviette de table. Finalement, après avoir réprimé une éructation, il apporta son approbation, non sans quelques réserves à l'encontre de la jeune femme :

"Très bien, nous allons donc couper l'Arbre Sapindus avec le concours d'Oblivion. Du moment qu'il n'y a pas d'entourloupe, j'accepte."


La soeur de Prayer mentionna alors la voyante de Grenade, que le Russe avait déjà consulté auparavant. L'entrevue n'avait pas été très palpitante et le résultat peu fructueux, mais il reconnaissait au moins qu'elle était fiable. D'ailleurs il faudrait qu'il lui reparle de cette histoire de cartes perdues afin d'apprendre ce à quoi ça conduisait. Sans doute rien de bien important, mais il demeurait songeur sur ce qu'elle avait professé à leur endroit.

"Je connais aussi cette bohémienne, elle nous sera peut-être utile." nota l'Exécuteur en hochant la tête.

Il posa ensuite les yeux sur Oblivion pour remarquer qu'il n'y avait pas un seul couvert de son côté. Apparemment, elle était restée immobile pendant toute la durée du repas et n'avait rien commandé. Wolgorn fronça les sourcils, inspectant sa silhouette austère et passablement exténuée et l'interrogea :

"C'est moi ou tu n'as rien mangé ?"


Dernière édition par Wolgorn le Lun 13 Avr - 13:38, édité 2 fois
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GarethChevalier d'Or des Gémeaux
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Lun 13 Avr - 13:36
[HRP: Utilisation d'Omniprésence]

Nouvelle étape sur le chemin du pouvoir, le dernier Olympien dont il savait la résurrection récente. Le seul qui pouvait encore l’empêcher de réaliser ses ambitions, l’empereur des sept mers relégua aux oubliettes sa dernière rencontre avec le seigneur des Nyorais.

Sur la route qui le menait à la cité de la guerre, le dieu traversa un village et passa une auberge, deux présences qui lui étaient familières retinrent son attention. Un sourire mesquin illumina son visage et le dieu tourna les talons. Il n’en était plus à un détour de quelques minutes, Poséidon passa une main dans ses cheveux et franchit le seuil de la taverne.
Il n’eut aucun mal à les trouver, dans un coin de l’auberge les deux spectres accompagnaient une jeune femme. Poséidon leur fit un signe de la main et s’en alla les rejoindre. Le dieu prit place sur la chaise de libre alors qu’un serveur lui apportait la carte.

-« Décidément vous êtes les morts les plus actifs que je connaisse. » Dit-il avant de plonger son nez dans l’opulente carte, quelques minutes plus tard le serveur revint à sa hauteur et Poséidon commanda un rhum et une salade. « Mettez donc ça sur leur note, merci. » Le rhum arriva rapidement et Poséidon se servit un verre avant d’en proposer aux autres. « Généralement on propose avant de se servir, mais il fait tellement chaud, j’espère que vous me pardonnerez mon impolitesse. »

Les deux spectres étaient en violation de « l’accord » passé pour mettre fin à la guerre mais l’Empereur n’en avait rien à faire, il rajouterait ce détail aux chefs d’accusation qu’il transmettra au Tribunal Olympien. Si le dieu savait qu’il plombait allégrement l’ambiance, il s’en fichait royalement, les têtes de Wolgorn et de Rogos valaient tous les détours du monde, les deux spectres illuminaient sa journée.

-« Je suis enchanté de vous rencontrer mademoiselle, j’espère que mes amis ne vous importunent pas trop ? Peut-être que vous pourriez m’aider, je cherche l’un de mes neveux ? Un type un brin colérique, aux dernières nouvelles il dirigeait les éveillés du coin. »

Le serveur lui apporta sa salade et le seigneur des mers entama son repas, malheureusement la nourriture humaine ne lui apportait aucun plaisir. Le plat n’était pas mauvais, sans pour autant être excellent, néanmoins les olives semblaient fraîches tout en apportant un brin de goût.

-« Je ne sais vraiment pas comment vous faîtes pour avaler de telles horreurs. »

[Demandé à Wolg dans la CB qui pensait que je blaguais ^^ Si je dérange je me barre aucun soucis, sinon faut juste me dire ou est Arès et je me tire vu qu'Obli est la dernière Spartiate du coin]
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RogosSpectre du Dullahan | Modérateur
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Lun 13 Avr - 15:12
Mis à part le regrettable incident qu'avait représenté son épinglage, Rogos était plutôt content de lui. Wolgorn s'était rallié à son point de vue, et quelques minutes à peine après avoir officiellement entériné leur collaboration, Oblivion faisait déjà des suggestions constructives en mentionnant l'aide que pourrait leur apporter une voyante également connue du Bourreau. Une idée intéressante, le Dullahan avait encore un peu de mal à croire à l'existence de quelque chose d'aussi bizarre que la divination, mais si son compère reconnaissait la pertinence de cette proposition, alors il n'avait rien à y redire. Après tout, un tel pouvoir, pourquoi se priver de s'en servir ?

Il nota distraitement la remarque de l'Exécuteur à leur nouvelle compagne, et y ajouta sa voix. Oblivion était maigre, on ne pouvait le nier, il valait mieux pour elle qu'elle se remplume.

S'inquiéter de l'alimentation d'une camarade... voilà qui représentait un sujet de conversation bien léger comparé à toutes les discussions si importantes et aux décisions qu'il avait fallu prendre depuis le début de cette journée fatidique ; des phrases lourdes de sens, de considérations stratégiques, du poids des responsabilités... Était-ce un signe qu'ils commençaient à remonter la pente ? Pas le temps d'y réfléchir vraiment que l'Univers se chargeait déjà d'atomiser l'élan d'optimisme du Spectre en faisant rentrer dans l'auberge son messager de ruine et de défaite sous la forme inattendue du Dieu des Mers en personne.

Une fois Rogos remis de son arrêt cardiaque et certain qu'il n'était pas en train d'halluciner, son front rencontra le bois dur de la table en émettant un bruit sourd, tandis qu'il laissait échapper une suite de jurons imprononçables et de grognements inintelligibles. En toute logique, son corps et son mental auraient dû choisir parmi trois options : la paralysie résultante d'une peur panique, la tentative de fuite, ou le combat ; pourtant, seules deux émotions traversaient son esprit pendant que le Seigneur des Océans se livrait à sa petite comédie saugrenue, et ces émotions étaient la consternation rapidement suivie par la résignation. Le Destin avait parlé, il n'était pas autorisé à se sentir bien plus de cinq minutes... il faudrait peut-être en parler à la voyante d'ailleurs, si par miracle il pouvait s'en tirer sans mourir pour la troisième fois de la journée.

« Mais on vous en prie, tout le plaisir est pour nous... » grinça le Dullahan à travers une mâchoire crispée en tendant son dernier billet au serveur, le Dieu ayant bien entendu choisi les éléments les plus coûteux de la carte. Jusqu'où la mesquinerie de Poséidon pouvait-elle bien aller ? Jusqu'où irait-il pour ridiculiser les Spectres ? Il ne s'était écoulé que quelques heures depuis la dernière rencontre de l’Étoile Terrestre avec l'Olympien, quand celui l'avait plaqué contre les portes de Dité en le narguant et en lui promettant la « purification », et maintenant quoi ? Il s'incrustait à leur repas, c'était... petit, tout petit même. Mais voilà, quand on était un Dieu et qu'on venait littéralement de faire un sort à la Mort elle-même, on pouvait tout se permettre.

Le Spectre écouta le divin pique-assiette faire son numéro à Oblivion, se demandant tout du long si le Seigneur des Océans n'avait pas mieux à faire, et en rajouter une couche en se plaignant de la nourriture parce que oui, en plus de la liste déjà incroyablement longue des griefs que Rogos avait envers le Dieu qui leur empoisonnait l'existence, celui-ci se révélait être snob.

« Il ne faut pas leur en vouloir, je doute que beaucoup de restaurants du coin servent du nectar ou de l'ambroisie.. » répondit le Dullahan avec un ton empreint d'une politesse forcée qui confinait au sirupeux. « Votre Altesse, je vous présente Oblivion, Oblivion, je te présente Sa Majesté Poséidon, Seigneur des Océans, Maître des Tremblements de Terre, Roi de Toutes les Créatures Marines et cause de nos problèmes actuels... » poursuivit-il, s'étant retenu à grand mal d'accoler quelques épithètes supplémentaires tournant principalement autour des thèmes de l'ichtyophilie, de la brutalité et du mal de mer aux autres titres du Dieu. Il était déjà bien insolent, mais ils ne pouvaient pas s'échapper et même si l'Olympien semblait bizarrement incomplet, il devait toujours être assez fort pour les anéantir d'une pensée. Il s'abstint également de dire que Poséidon était indirectement responsable de la mort de Prayer, ça il était sûr que leur nouvelle camarade le comprendrait très bien toute seule.

« Si vous êtes venus voir Arès, je suis sûr que ça ne doit pas être bien compliqué. Essayez le plus gros et le plus luxueux bâtiment de Sparte, et quand vous serez arrivés devant quelqu'un assis sur un trône, entouré d'une cour de brutes en armures bling-bling devant un parterre de sycophantes, ça devrait être bon. »

Bon, là il devenait suicidaire, mais la situation avait depuis longtemps dépassé les limites du supportable...


HRP : Va-t'en, on veut pas de toi  mr Red le retour 
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Lun 13 Avr - 17:13
Les deux Spectres remarquent assez vite que je n'ai rien mangé du tout, comparé à eux. Face à leurs remarques, je me contente de détourner le regard en murmurant d'une toute petite voix:

-Je n'ai pas faim. 

Si j'y crois suffisamment fort, ça devrait devenir vrai. Je peux bien ignorer pour quelques temps encore, malgré la douleur occasionnée par mon estomac, mais c'est sûrement mieux comme ça. Je n'ai pas envie d'enlever mon masque devant eux, encore moins d'essayer de manger sans voir ce que je fais, ce qui serait bien plus que gênant: ce serait rabaissant, insultant, ridicule même. C'est déjà facile d'imaginer les regards tournés vers moi, je ne veux pas me donner en spectacle.

Ainsi, Wolgorn connait aussi cette voyante? Intéressant, rassurant surtout de savoir que je ne suis pas la seule à lui avoir demandé de l'aide, et donc que ce n'était pas une idée si stupide que ça. Surtout que ça rajoute de la pertinence à la proposition, et Rogos semble être d'accord. Je me prépare à leur proposer de se mettre en route, le plus de distance entre nous et Sparte, le mieux c'est, quand une nouvelle énergie se manifeste dans l'auberge, bien supérieur à nous trois réunis, et mes deux collègues réagissent tout de suite avec stupeur, agacement et peut-être même... de la peur? Je tourne vivement la tête vers l'entrée, les poings serrés, en fixant l'inconnu qui se dirige vers nous.

Il n'a pourtant pas l'air bien hostile: grand, blond, plutôt bel homme, j'ai presque envie de demander aux deux Spectres quel est le problème, mis dès qu'il ouvre la bouche ça devient évident. Il nous provoque. Je pose lentement mes mains sur la table, usant de toute ma volonté pour ne pas lui sauter à la gorge et le réduire au silence. On dirait bien que Rogos et Wolgorn se retiennent aussi, mais pour des raisons différentes.

L'étranger me demande avec une politesse des plus arrogante si je peux lui indiquer où se trouve... Arès. Qui d'autre? Pendant combien de temps est-ce que ça va me poursuivre encore? Je ne lui réponds rien, ça semble être la meilleure façon de lui dire que je ne dirai plus rien à ce sujet, quand Rogos commence à nous présenter. Et enfin je sais à qui j'ai affaire.

Mes mains se crispent et mes ongles s'enfoncent dans le bois de la table, mon cosmos se propage sur cette dernière et une immense aiguille en jaillit, la pointe se trouvant à quelques millimètres seulement de la gorge de Poséidon. Ma respiration devient beaucoup plus forte, mal contrôlée, et je sens ma poitrine qui se serre douloureusement alors que les battements de mon coeur s'accélèrent. Le dieu qui a envahi les Enfers, qui par ses actions a causé la mort de Prayer... et maintenant il se dirige vers Sparte... devant cette révélation, je n'arrive plus à raisonner correctement, et je réagis plutôt violemment face aux commentaires du Dullahan.

-Un autre mot et c'est toi que j'empale.

J'aimerais bien qu'il n'oublie pas qu'il n'y a pas si longtemps, j'étais encore une Berzerker, et que même en traitresse je ne le laisserai pas dire de mal à leur sujet. D'ailleurs, face à cette réplique dite d'un ton plutôt froid, je continue ma lancée, mais cette fois à l'attention du dieu de la mer.

-Vous en avez du culot pour me demander ça...

Bien sûr qu'il ne sait pas qui se trouve devant lui. Il a probablement même oublié la gamine qui a été tuée à cause de ses actes, mais je me ferai un plaisir de lui rappeler. 

-Je veux quelque chose en retour. Je vous dit où est votre neveu, et en échange je veux savoir où se trouve celui ou celle qui a tué ma soeur... vous la connaissez sans doute, elle s'appelait Prayer. J'aurais deux mots à dire à la personne concernée, vous voyez? Ce n'est que justice.

Une information pour une autre, une trahison contre une trahison. Je serai toujours encore un peu loyale à Arès, au fond, et ça prendra plus qu'un changement d'allégeance pour changer ça. Mais surtout, ça me prendra plus que la raison pour en apprendre plus sur le meurtrier de ma soeur...
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WolgornSpectre du Bourreau
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Mer 15 Avr - 19:48
En dépit des gargouillis qu'il pouvait entendre, Oblivion assurait à Wolgorn qu'elle n'avait pas faim. Le Bourreau conserva sa mine interrogatrice tout en la fixant puis s'arrêta en constatant qu'elle ne changerait pas d'avis. Après tout, il n'avait pas à s'occuper de ça et ne pouvait pas la forcer à se nourrir. Soudain, quelque chose attira son attention et celle de son collègue et tous deux se crispèrent. Une aura bien trop familière se dirigeait vers le restaurant, leur rappelant la précédente Guerre Sainte. S'agissait-il d'un Marina ou d'un Chevalier d'Athéna ? L'Exécuteur penchait hélas plus pour la première option à une échelle qui lui déplaisait fortement.

Entra alors triomphalement l'homme qu'il connaissait comme l'incarnation de Poséidon, le sourire aux lèvres. Quand le Russe fut en contact visuel avec lui, il fut submergé par un flot d'émotions diverses. La colère, la peur, l'impuissance et la frustration le paralysèrent et de la sueur froide commença à perler sur son visage. Pourquoi fallait-il que ce dieu vienne ici ? Était-il déjà venu les chercher pour le procès ? La réponse vint aussitôt lorsque l'Olympien s'installa à leur table et prit commande tout en alourdissant leur addition. Rogos ne put que coopérer sous le regard amer de Wolgorn, qui serra les poings de dépit. Cette enflure divine était venue dans le seul but d'humilier les Spectres alors que ceux-ci étaient encore plus bas que terre ! La défaite et les Enfers n'étaient pas assez pour faire souffrir les Étoiles Terrestres et cet enfoiré était prêt à tout pour les anéantir psychologiquement.

"Muuuuuuh..."

Le Russe observa sans broncher Poséidon se moquer d'eux avec délectation tandis que le Dullahan pliait sous sa présence. L'Empereur des Mers s'intéressa alors à la Berserker, lui demandant manifestement où se trouvait son maître Arès. La jeune femme répondit sèchement à la réplique de l’Étoile de l'Ombre et commença à s'énerver. Maintenant qu'elle savait grâce à Rogos que Poséidon était là et qu'il était indirectement responsable de la mort de Prayer, ça risquait de mal se passer. Elle demanda donc avec véhémence au Roi des Océans de lui livrer le nom de l'assassin de sa sœur en échange de l'information qu'il recherchait. Elle était complètement folle ! Si elle se montrait menaçante envers lui, elle le regretterait terriblement, surtout que ça n'en valait pas la peine...

Néanmoins, la fureur d'Oblivion toucha le Bourreau, qui se rappela la haine ardente qui l'avait porté au bout de la dernière bataille. Wolgorn savait qu'il n'avait aucune chance de vaincre Poséidon, mais il pouvait éviter à Rage de quémander le nom de l'assassin de Prayer. S'il se souvenait bien, le Peryton était avec la Chauve-souris lors du combat qui lui avait coûté la vie. Peut-être savait-il quelle était l'identité du responsable de ce meurtre odieux. Prenant son courage à deux mains, l'Exécuteur interpella la Berserker :

"Inutile de lui demander, l'un de mes confrères doit le savoir."

Sur cette déclaration, il sentit son amertume lui secouer violemment les tripes. La parole faisait déborder sa rage et lui donnait envie de proférer toutes les insultes imaginables contre l'Empereur des Mers. Cependant, son instinct, si ce n'était pas sa lâcheté, le lui déconseillait mais son expression faciale était suffisamment éloquente : sa figure était contorsionnée de colère et ses iris viraient à l'écarlate. Son ennemi aurait eu l'imprudence de lui opposer un cosmos égal ou inférieur au sien, il l'aurait décapité sur le champ. Saints ou Marinas, le Russe finirait bien par tous les exterminer. Tuer Connor n'était pas assez, il devait étancher sa soif de vengeance avec le sang de ce troupeau de porcs.
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Mer 15 Avr - 21:02
Poséidon essuya doucement ses lèvres avec un coin de la serviette que lui avait remis le serveur. Il avait écouté, analysé et enregistré les réactions de ses interlocuteurs, tout en déployant une infime partie de son cosmos il fit exploser la menace, comprenez l'aiguille, qu’Obivion engagea à son encontre.

-« Merci pour le repas, il est toujours agréable de se faire inviter. Je suppose que tout le plaisir est pour vous? » adressa-t-il aux spectres tout en tournant son regard vers Oblivion… « Hakon m’a raconté, les cris de ta sœur à la fin de l'affrontement, je crois qu’elle implorait son pardon, mais je n'en suis pas certain je demanderai des détails à Hakon. Je l'ai vu quelques minutes, une gamine avec des rêves plein la tête, mais la guerre est ce qu’elle est. Ce n’est pas à une guerrière d’Arès que je vais l’apprendre. Permets moi tout de même de te soumettre un autre marché, qui, je crois, satisfera toutes les parties»

Poséidon était souriant, il se savait odieux, mesquin et profondément cruel, mais qu’y pouvait-il ? Après tout, mêmes les dieux ont leurs petits défauts, c’est ce qui les rend si attachant. Le dieu recula un peu sa chaise et tira de sa poche un petit linge. Tout en écartant son assiette il déplia le linge et présenta à ses interlocuteurs un bracelet d’orichalque.

-« Sais-tu jeune fille ce qu’est une transformation divine ? L’âme divine prend place au cœur de l’âme humaine tout en prenant le contrôle du corps mortel abritant cette dernière. Bien souvent le corps mortel ne convient pas intégralement à l’esprit divin c’est pourquoi nous sommes obligés de procéder à quelques ajustements physiques. » Il vida une gorgée de rhum et reprit. « Ce bracelet est à Amphitrite ce que le collier étoilé est à Hadès. Imaginons un instant que je te force à porter ce bracelet. Ton corps ne t’appartiendrait plus, il se modifierait selon des critères physiques qui me conviennent mieux et ton âme cohabiterait avec celle de mon épouse… Penses-tu pouvoir supporter de voir, de sentir ton corps aimer le responsable de la mort de ta sœur ? Ceci est la première option. »

Le serveur vint retirer l’assiette de Poséidon, le dieu refusa de prendre un dessert mais accepta avec plaisir un petit café qui accompagnera parfaitement son rhum.

-« Tes deux amis seront bientôt jugés par un tribunal Olympien, ils ne risquent pas grand-chose actuellement, c’est simplement pour la forme. Dans le fond je les aime bien, ils sont plus courageux que la plupart des spectres et font honneur à notre monde. Cependant, je n’apprécie pas de ne pas obtenir ce que je souhaite, c’est pourquoi il m’est possible de faire en sorte qu’ils subissent une « malédiction à l’ancienne ». Tous les deux passeront l’éternité à subir les tourments de ceux qu’ils ont tourmentés… Je ferai en sorte que leurs bourreaux soient les âmes qui subissent leur cruauté depuis de nombreux siècles. Ils ne seront plus spectres, n’auront plus accès à la maîtrise du cosmos et je suis certains que nombreux damnés seront ravis de les trouver à leurs côtés… Ceci est la deuxième option. »

Le serveur apporta le café au dieu ce dernier le remercia et ordonna à Rogos de lui donner un pourboire important. Poséidon saisit la tasse, la porta à son nez et huma tranquillement les arômes qui s’en dégagèrent. Il ferma un instant les dieux, l’instant frisait la perfection.

-« Si tu continues de refuser de me dire ou je peux trouver Arès, tu devras choisir l’une des deux options, si jamais tu refuses encore alors je choisirai pour toi. Il est du devoir des dieux de procéder aux choix que ne parviennent pas à faire les Hommes vous ne croyez pas ? » Et à l’adresse de Rogos. « Il n’est plus dans ce beau palais malheureusement, ne soit pas triste comme ça, son absence me permet de profiter de votre compagnie.»
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Jeu 16 Avr - 11:50
Le moins qu'on puisse dire en parlant du Dieu, c'est que sa présence ne laissait personne indifférent. Le Bourreau contenait à grand peine sa colère, Oblivion... se contrôlait moins bien, et parla de transformer à nouveau l’Étoile de l'Ombre en brochette. Leur nouvelle « alliée » focalisa ensuite toute son attention sur l'indésirable Olympien, et tenta de passer un marché avec lui. Le russe rappela qu'elle n'avait pas besoin de Poséidon pour obtenir cette information, mais celui-ci lui coupa l'herbe sous le pied, dévoilant le nom de l'assassin de la jeune Prayer en même temps qu'un certain nombre de détails dont l'unique but semblait être de faire davantage perdre les pédales à l'hystérique masquée, suite à quoi il se mit à la menacer.

Pendant que le Seigneur des Océans détaillait les horreurs qui attendraient leur nouvelle recrue si celle-ci se retrouvait forcée d'enfiler le bracelet d'orichalque qu'il tenait à la main, Rogos mourait de honte en pensant que les Spectres avaient pu perdre contre... ça. Même si le Dieu avait reçu l'aide du Sanctuaire, cela restait inexcusable. À moins qu'ils ne se ressaisissent, les serviteurs d'Hadès seraient la risée de toutes les armées divines pour les siècles à venir... d'où l'importance de leur mission. Ils devaient accomplir quelque chose, peu importe quoi, peu importe l'échelle, pour se prouver à eux-mêmes qu'ils comptaient encore, malgré la magnitude de leur échec.

En ayant fini avec Oblivion, le Dieu marin se tourna à nouveau vers le duo de larbins infernaux pour tenter de les effrayer à leur tour. Le Dullahan était étrangement calme : quelque part, il savait déjà qu'il était condamné, en sursis, il avait plus ou moins accepté cette perspective et le fait qu'avoir peur de ce qui l'attendait n'aiderait en rien, surtout s'il laissait transparaître cette peur devant Poséidon. C'était ce qu'il cherchait, et le Spectre ne comptait pas le lui donner, aussi adopta-t-il l'air le plus détaché possible pendant que l'Olympien parlait de leur faire subir le sort des damnés lambda. Il était un peu déçu, à vrai dire... c'était ça son idée d'un châtiment pire que la mort ? Pas très inventif, ce n'était rien de plus que ce qu'un Juge pouvait déjà infliger à un Spectre indigne de son statut, révoquer les privilèges de la possession de son Surplis et l'envoyer rejoindre le commun des pécheurs recevant leur juste rétribution. Une éternité de souffrances, ça n'avait rien de réjouissant bien sûr, loin de là même, mais savoir que le Dieu ne pouvait pas faire mieux qu'un des servants d'Hadès qu'il rabaissait tant... Et s'il espérait obtenir quoi que ce soit d'Oblivion, qui n'avait aucun attachement particulier envers les deux Étoiles Terrestres de cette manière, il se trompait lourdement.

Par contre, Rogos tiqua lorsque Poséidon parla de la « cruauté » des répurgateurs des vices de l'humanité. « Notre cruauté vous dites ? C'est un peu hypocrite de votre part, Oblivion ne fait que se défendre et vous menacez en l'essence de la violer corps et âme. »

Son Excellence le Griffon avait toujours eu raison : sous son masque de raffinement, l'Olympien n'était qu'un soudard qui se rabattait sur l'instrument le plus basique et bestial que les hommes utilisaient depuis la nuit des temps pour affirmer leur « supériorité » sur les femmes. Et, encore une fois, ils avaient été vaincus par ça. Suprême indignité qui avait au moins la vertu de lui ouvrir les yeux : il n'y avait pas de Justice transcendante et toute-puissante, ou alors celle-ci opérait selon des critères radicalement différents des siens. Il n'y avait que la loi du plus fort, et le plus fort, aussi méprisable soit-il, c'était Poséidon.

Il n'endurerait pas éternellement sa présence cela dit. En donnant ses derniers deniers au serveur, Rogos en profita pour lui murmurer qu'il ferait bien de prendre le Dieu en photo pour le mur des célébrités du restaurant : un Seigneur des Océans, ça valait tous les grands sportifs, les acteurs, les stars de la chanson et les hommes politiques du monde. Puis il se releva en faisant signe au Bourreau, et s'apprêta à partir.

« Ne nous parlez pas de « devoir », on sait très bien que vous faites seulement ce dont vous avez envie. Maintenant, si vous avez fini de vous amuser à nos dépens, on a du boulot. Oblivion, tu lui dis ou pas, comme tu veux, mais on s'est déjà résignés à subir quelque chose du même tonneau que sa deuxième option, alors... »

Le Dullahan marcha jusqu'au comptoir et indiqua à l'aubergiste et à son personnel qu'ils feraient mieux de s'éloigner un peu au cas où le Dieu ferait usage de violence. Les pauvres diables n'avaient rien demandé après tout.

« On se reverra au procès. »
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Ven 24 Avr - 21:23
Un long frisson des plus désagréables me parcoure la nuque en se prolongeant jusqu'au bas de mon dos en laissant de drôles de picotements sur ma peau alors que je me lève brusquement. Comment rester calme face à pareils provocations? Des détails sordides sur la mort de Prayer, le simple fait de ne pas s'en souvenir parfaitement comme si ce n'était qu'un détail, la leçon de moral, le tout avec ce satané sourire... Sans Rogos et Wolgorn tout près, je suppose qu'ils n'ont pas envie de se mettre un dieu à dos (ou encore plus à dos, vu la situation,) je lui aurais déjà sauté à la gorge. Dieu ou pas, n'importe qui capable de tenir de tels propos ne mérite même pas de vivre.

-Salaud!

Mais je croise leur regard, cet étrange mélange de panique et de supplications, et j'arrive à m'arrêter dans mon élan. Ils détestent Poséidon autant que moi, peut-être même plus, mais si j'ose lever la main contre lui, qui sait ce qui va arriver? Je peux me battre, eux aussi, mais contre un dieu? Je dois me contrôler. Mon heure viendra, je le sais, mais pas maintenant, ça ne mènerait à rien. Et puis...

Je n'arrive pas à quitter le bracelet que dévoile le dieu des mers des yeux et je me mets à trembler. Il ne peut pas être sérieux... bien sûr que j'ai entendu parler des transformations divines, mais le tableau qu'il m'en dresse rend la chose bien pire qu'elle ne l'est. Ou pas? Qu'est-ce que j'en sais vraiment? Être prisonnière de mon propre corps, soumise à celui qui a causé la seconde mort de ma petite soeur... je serre les poings. Des aiguilles en sortent alors que je les plantes sans retenue dans mes cuisses, me concentrant sur la douleur occasionnée dans l'espoir de me calmer un peu. Il ne le fera pas... pour une fille comme moi, il ne le fera pas. N'est-ce pas?

Et alors quoi? Risquer le silence au prix de la vie des deux Spectres ou bien de la mienne? La fierté voudrait que je le fasse, mais de telle menace semblent au delà de la mort: ça pourrait être sans fin. Mais alors quoi? Rogos affirme qu'ils sont déjà prêts à subir le pire. Maintenant que c'est dit à haute voix, par contre, n'est-ce pas moi qui risque gros? Est-ce que je suis prête à ce genre de scénario de mon côté? 
Non. Toute la loyauté du monde ne vaut pas ça. Je me déteste déjà pour avoir pris une telle décision, mais je ne peux pas faire autrement. 

J'ouvre la bouche pour parler. Aucun son n'en sort.

Un choc semble traverser mon corps alors que je prends une grande inspiration pour réessayer. L'air refuse d'entrer dans mes poumons. Je commence à paniquer alors que j'effleure l'anneau autour de mon cou, anticipant déjà ce qui se passe. Il est anormalement serré.
Peut-être que j'aurais dû me douter qu'elle ne me laisserait pas aussi facilement. Pour avoir attaqué le fils d'Arès, j'ai subi le même sort, alors pour le vendre à l'ennemi? À quoi je m'attendais? Ce n'est même pas une question de vouloir, ça ne l'a jamais été. C'est qu'une question de pouvoir, et je ne peux rien dire. Reste à le prouver. Ironiquement, il m'est bien plus facile de parler maintenant que je me suis décidé à garder le silence. Autrement je serais déjà morte.

-Haec labia signati...

Quand j'étais plus jeune, au Vatican, j'ai entendu une touriste qui disait ça souvent. These lips are sealed. Ça m'a marqué. L'anneau se desserre et je prends une grande inspiration malgré la douleur occasionnée. Je garderai le silence, si je ne peux pas faire autrement.
Je regarde mes mains ensanglantées en ignorant ma tête qui me fait mal, puis les approche de mon visage. Je pose le bout de mes doigts contre mon masque, à la hauteur de ma lèvre, puis descend jusqu'à mon menton, traçant trois longues lignes rouges pile à l'endroit où se trouve ma bouche. Puis, je recule.

-Je n'ai rien à vous dire, Poséidon.

Le fait de ne pas utiliser d'autres formules de politesse devrait être suffisant pour lui montrer tout mon mépris et ma haine à son égard. Je regarde brièvement Rogos et Wolgorn. On ne peut pas rester ici trop longtemps, sous peine d'écoper pour ma réponse, et puis on a une mission à accomplir. Cet insolent nous a fait perdre assez de temps comme ça. Je leur fais un signe de la tête.

-Allons-y. Ce boulot ne se terminera pas tout seul. 

Et sans demander leur avis, sans même l'écouter s'ils ont pensé à le dire quand même, je marche vers la sortie. Fuir n'a jamais été bien difficile, et cette fois ça n'a rien de différent. Mais ce n'est que partie remise. Je l'aurai, un jour. Je l'aurai.

[HRP: En route vers Grenade!]
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Dim 26 Avr - 22:11
Avec un souverain pareil, Wolgorn comprenait pourquoi Minos jetait d'office tous les Atlantes en Enfer. Poséidon, non content d'être mesquin, menaça Oblivion de lui forcer l'âme d'Amphitrite si elle refusait de lui dire où se trouvait Arès. Avant cela, il s'était délecté de la souffrance que provoquait son récit concernant la mort de Prayer. Le Roi des Mers était un être cruel et tyrannique et les supplices qu'il promettait à la Berserker et à ses ennemis étaient pires par leur barbarie que toutes les tortures que pouvait infliger Hadès. Le Bourreau, révolté mais impuissant, se crispa encore plus et peinait à contenir sa colère. Tout dans l'Olympien le rebutait : son arrogance, sa vilénie et son hypocrisie jusqu'à la moindre fibre de sa personne. Et il osait même dire qu'il appréciait le duo de Spectres ! C'était tout bonnement hallucinant...

Pour Poséidon, le procès qu'il allait faire subir n'était qu'une manière de passer ses nerfs et de rabaisser Minos et ses subordonnés. L'Exécuteur devait pourtant se livrer à cette mascarade et ne pas céder au défaitisme ou à la peur. Le dieu enfonça le couteau dans la plaie en ajoutant qu'il abandonnerait volontiers Wolgorn et Rogos aux damnés si Oblivion n'obtempérait pas. Effectivement, le Russe craignait de devenir un supplicié parmi les autres, privé de son cosmos et réduit à l'état de loque. C'était un châtiment qu'il redoutait, lui qui voulait purger la malfaisance du monde et se rendre utile à Hadès. Mais comme le relevait le Dullahan, il s'agissait d'une sanction que n'importe lequel de leurs supérieurs pouvait leur infliger. Néanmoins, cette perspective restait angoissante et le fait que l'Empereur des Océans puisse l'appliquer était une humiliation.

L'estomac noué, le Bourreau regardait Rogos et Oblivion se défendre face aux attaques verbales de Poséidon. Hélas, l’Étoile de l'Ombre devait obéir aux caprices de la divinité sournoise malgré sa répartie et son collègue ne pouvait rien faire à part enrager. Il fallait qu'ils s'en aillent d'une manière ou d'une autre sinon ils allaient tomber dans le piège grossier tendu par le dieu. Justement, les deux camarades de l'Exécuteur ne cédèrent pas aux provocations et décidèrent de quitter l'auberge. La sœur de Prayer avait courageusement décidé de ne rien dire à Poséidon. Mieux valait faire de même et ignorer autant que possible une personne aussi fourbe et méprisable. Une quête attendait les Étoiles Terrestres et la Berserker et ils devaient l'accomplir en dépit de l'adversité.

Wolgorn aussi ne pouvait rester plus longtemps à écouter les perfidies de l'Olympien. Il se leva donc à son tour de la table et suivit ses compagnons. Ils avaient mieux à faire que de se laisser martyriser par un misérable despote. Le Russe jeta un regard noir à Poséidon avant de partir, lourd de représailles et ses muscles commençaient à s'hypertrophier de nervosité. Peut-être n'avait-il pas le niveau pour le vaincre, mais il se jurait en son for intérieur d'étriper les Marinas qui auraient l'audace de se dresser contre lui. Ces minables allaient payer pour l'insolence de leur souverain au prix fort ! De tels déchets n'avaient pas le droit de vivre et de côtoyer le divin, aussi pitoyablement représenté soit-il.

D'une pierre deux coups

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