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Alyssa

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Jeu 26 Mar - 12:02
Apparaissant simplement à l'entrée du grand temple, la jeune femme resta un moment immobile. Elle observait en silence l'intérieur du bâtiment. Son regard passait du plafond, au pilier de pierre, descendant vers le plancher par instant. Elle restait là, comme en plein contemplation. Elle remarqua après un instant quelques spectres qui semblaient comme surveiller l'endroit, attendant sûrement le retour du seigneur noir. Pitoyables asticots, pensa-t-elle aussitôt alors qu'elle ne leur prêtait déja plus aucune attention. C'était des cancrelats inutiles et des vermines qui ne feraient que salir sa belle robe. Ils ne devaient pas la toucher ? Ils étaient tout crasseux ces stupides jouets inutiles. Surtout qu'elle allait devoir traverser tout le bâtiment pour se rendre jusqu'au trône, elle allait devoir passer proche de ces vermines. QUELLE HORREUR... Ils allaient poser leur regard de chiens battus sur elle. Ils allaient la souiller avec leur yeux impies. Et si elle leur crevait. Ils ne la verraient pas. Oui, c'était une bonne idée. Mais cela ne revenait au fait qu'elle allait devoir les toucher et ça ne l'intéressait pas réellement. Difficulté, difficulté que voila. Ah puis zut, elle irait s’approprier quelques robes éventuellement chez les faibles et remplaçables humains. Oui voila. Problème régler. C'était parfait.

Satisfaite d'elle-même, se félicitant personnellement, elle se conta même une petite blague pour son propre bonheur personnel. Elle plaignait réellement la personne qui tenterait de lire dans ses pensées. Elle pensait à trop de choses à la fois. Des plans pour que la personne qui tente de lire dans sa tête devienne lui-même complètement fou. C'était sur à presque cent pour cent, alors, elle ne souhaitait à personne d'essayer. Quoique, elle trouverait ça personnellement très très très drôle. Ça serait vraiment un moment palpitant et amusant en fait. Oui oui, voila. Elle allait chercher à trouver quelqu'un qui est assez fou pour le faire. Oui, c'était son nouveau projet no cinq. Juste devant, manger une glace et prendre le contrôle d'un avion pour le faire s'écraser sur une montagne. Oui, c'était un bon projet. Mais soit, elle n'avait pas de temps à perdre ici plus longtemps. Sûre d'elle et fière de tout ce qu'y arrive pour elle, la jeune déesse s'avança lentement dans le grand bâtiment. Ses souliers à talon haut claquant sur le sol de pierre, résonnèrent facilement partout dans le bâtiment, créant un réel écho presque assourdissant. Elle marchait lentement droit devant elle, sans même s'arrêter une fois. La tête haute, le regard rivé droit devant, ses longs cheveux argentés ondulant sur son dos et ses épaules, sa robe bleue-noirâtre suivant chacune des courbes de son corps. Elle avançait toujours. Son objectif était là-bas, en haut des marches. Son but était ce trône. Son trône. Son pouvoir. Sa dominance. Sa volonté. Elle n'avait que d'yeux pour cela et rien d'autre.

Rendu au milieu du temple, les petits objets à usage réduit commencèrent à surveiller la belle argenté avec plus d'attention. Ils ne savent pas ce qu'ils devaient faire en fait. Depuis qu'hadès avait disparu. Ils étaient dans le vague. Mais ils restaient fidèles au maître même si cela signifiaient être l'esclave d'une idéologie défunte. Un sourire illuminait toujours les lèvres de la Reine des Rêves alors qu'elle s'approchait encore plus des escaliers. Jusqu'à ce que soudainement, un spectre se plaça droit devant elle. L'obligeant à stopper net, comme ce dernier avait une tête de plus qu'elle. Le microbe observait la jeune femme de haut alors que cette dernière n'y portait aucune réelle attention.

'' Vous n'avez pas le droit de.............. arrrggghhhhhh ''

Alors que le spectre avait parlez, Alyssa avait redressé son regard vers lui. Un regard froid et cruel, l'instant d'après, Alyssa avait déja bouger sa main droite vers le cou du défunt, enfonçant violemment ses ongles dans sa chair, tirant brusquement pour en arracher même un bout. Puis de sa main gauche, elle agrippa à nouveau son cou, le serra plus vulgairement, avant d'user de sa force divine pour propulser le spectre droit contre un pilier de pierre. Un grand nombre de craquements inquiétants se firent entendre. Le morpion ne semblait déja plus bouger, inerte au sol. Elle resta un moment à regard ses doigts salis puis soupira un peu avant de se remettre à marcher comme si de rien n'était. Elle avait déja perdue trop de temps avec cette vermine. Alors, elle était pressée de s'asseoir sur son nouveau siège. Alors, elle posa son pied gauche sur la première marche, se soulevant pour commencer à monter. Mais alors qu'elle grimpait enfin vers ce qui lui appartenait. Une main étrangère se posa aussitôt sur son épaule droite comme pour la retenir. Brusquement, un déclic se fit dans le cerveau de la jeune déesse. Une petit valve avait été enclenchée. Une rage et une colère bouillonnant. Il l'avait touché. Un morpion l'avait souillé sans son consentement. Il allait mourir. Il allait disparaître. Elle allait le raser de la carte. Le regard de la fille de Nyx était devenu rouge sang, et alors qu'elle serrait fortement ses poings, jusqu'à ce qu'ils deviennent même blanchit un peu. Elle tourna brusquement la tête pour regarder l’impie. Son regard était mauvais, colérique, cruel, destructeur, psychotique, sadique... Ou tout ce que vous pouvez imaginez de démentiel.

'' Tu... tu... tu... m'as touché... cancrelat....................... Dit-elle d'une voix tremblotante tellement elle était enragée.

D'une coup, elle agrippa le bras du spectre avec violence, puis d'un mouvement rapide et sec, elle pivota sur elle-même, avec l'espoir que le bras arrache. Mais tout le corps suivit et l'être se retrouva au sol de la déesse enragée. Énervée, elle tourna à nouveau sur elle-même tenant toujours le bras dans ses mains, et lança brusquement l'être dans les airs. ce dernier vola un moment avant de s'écraser au sol. N'attendant pas plus, la déesse s'approcha de sa victime qui peinait à se relever. Les deux derniers spectres du quatuor qui observaient, hésitèrent un moment, puis sans demander leur reste, ils pivotèrent pour s'éloigner le plus possible pour ne pas être agresser par la folle furieuse qui agrippa d'une main la gorge du spectre qui s'était relever à genou.

'' Vermine... Ta place est au sol parmi les débris... Je vais t'apprendre à lever la main sur ta nouvelle déesse... Tu n'auras plus jamais cette chance... Plus jamais... ''

Continuant à serrer son cou, jusqu'à s'assurer que toutes les vertèbres avaient céder, elle jeta le pantin désarticulé plus loin au sol, avant de s'avancer vers les marches à nouveau. N'attendant pas plus car tout cela commençait à la mettre encore plus en rogne, elle s'arrêta finalement sur le palier, écartant les rideaux en silence. Elle resta un moment en pleine contemplation avant de rire. Un rire froid et sadique. Un rire triomphal. Puis comme si cela avait toujours été. La déesse s'approcha du trône pour s'y asseoir finalement. C'était si extasiant en fait. Si excitant. Elle était enfin assisse dans son trône chéri. Oui, son trône. Il n'appartenait maintenant plus à personne d'autre. C'était son trône à elle. À mort, hadès. À mort, Perséphone. Qu'ils restent à jamais enfermés dans le rêve. Qu'ils soient à jamais dans les limbes. Adieu, les vieux inutiles. Bonjour la jeune et merveilleuse reine. Jamais, elle n'abandonnerait son du. C'était à elle et à personne d'autre. Ses mains glissèrent alors sur les accoudoirs, soulevant une jambe pour la posée sur la seconde. Elle finit par rire légèrement avant de sourire. Puis avec force, la belle argentée clama d'une voix forte, même dans les pensées de tous les spectres peu importe où ils étaient.

'' Alors que le trône était vide. Le monarque ayant quitter. Le royaume vaguait dans le vide sans but. Mais une brillance vint. Et une successeur se leva pour quérir le trône du défunt et régner à sa place. Maintenant et pour toujours, cette dernière déclare qu'elle est la nouvelle souveraine de l'enfer. Jusqu'à jamais, le trône appartiendra au Rêve. La grande et glorifiante Déesse des Rêves, Alyssa, Fille d'Hypnos, prend le pouvoir sur le royaume sous-terrain, utilisant son droit de régner comme elle est la seule divinité encore présente et qu'elle souhaite protéger les intérêts du royaume. De ce fait, la Reine Argenté souhaite que tous ses valeureux guerriers viennent déclarer leur allégeance à sa personne... Ceci n'est pas... Une offre refusable... Pour reconstruire le royaume, elle souhaite que tous soient fiers et sur la même idéologie.''

Sa voix ne semblait pas menaçante. Sa voix était même quelque peu envoûtante et inspirante. Elle était douée dans l'art de manipuler les gens et elle avait fait de son mieux pour ne pas rire d'hadès ou des pitoyables spectres qu'ils sont. Le mot valeureux avaient été si dur pour elle, à dire...... Mais bon, elle avait fait ce qu'elle voulait. Maintenant, c'était son royaume. Il ne lui restait plus qu'à s'assurer qu'elle n'aura pas à tuer tous les spectres pour garder ce qui lui revient de droit.
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Mar 31 Mar - 23:46
La seule divinité encore présente ? Tu vas vite en besogne.

Au début, il n'y avait que les ombres. Puis, parmi elles émergea une sphère de noirceur, semblable à une bulle échappée de la mer du néant. Cependant, elle s'avéra plutôt être un bourgeon, qui, lors de l'éclosion, donna naissance à une plante des plus prestigieuses. Et, du contenant et du contenu, l'on n'aurait su dire lequel était le plus sombre. Ce n'était pas un retour à la vie, celui-ci s'était effectué il y avait plus de trente ans de cela ; pourtant, c'était une véritable renaissance. Rien ne lui réussissait mieux que l'air des Enfers, qu'importe combien celui de la surface s'était vicié – et bien qu'il prenne un malin plaisir à y contribuer. Cela lui semblait faire une éternité. Et dans le chef d'une divinité, ce n'était pas peu dire. Qu'à peine arrivé, il sente déjà le parfum ferreux du sang s'y mêler n'était pas non plus pour lui déplaire.

Je suis heureux de te revoir, mon frère... Ou devrais-je dire ma soeur ?

L'usurpation de corps du sexe opposé avait toujours posé des problèmes de vocabulaire.
Ou ma nièce. Il ne savait exactement quel jeu avait joué Hypnos avec cette nouvelle version de lui-même, mais en percevait la complexité. Son autre moitié n'avait jamais eu le goût du simple là où il pouvait faire compliqué. Pourquoi assoupir quand on peut exécuter ? C'était bien cela qui les séparait, qui faisait qu'ils puissent cohabiter sans marcher mutuellement sur leurs plate-bandes. Mais cette entité inédite paraissait désireuse de renverser cet équilibre établi depuis des millénaires – et comment lui en vouloir ? Lui-même avait depuis son retour de tout autres visées. Au moyen de son pas souple, il enjamba les cadavres qui jonchaient le sol sans même leur prêter attention. Ils se ranimeraient bien assez tôt. Et si pas, et bien... Ils n'auraient qu'à en changer.

Je ne saurais dire si je tombe mal ou si, au contraire, j'arrive au meilleur moment.

Ses pas le rapprochèrent davantage du trône, à proximité duquel il était apparu. Le souvenir vivace qu'il en gardait l'avait aidé à se matérialiser dans ses parages. Ce fameux siège depuis lequel sa seigneurie Hadès commandait aux légions infernales... Et eux avec. Il se roidit imperceptiblement à ce souvenir, et se hissa sans un bruit auprès de l'enfant terrible. Celle-ci était assise, mais même debout, il l'aurait surplombée de plus d'une tête. Accoutumés comme ils l'étaient à afficher un physique semblable en tout point, qu'ils divergent si abruptement avait quelque chose d'amusant. D'une coupe en or sertie de rubis – la tenait-il à son arrivée ? -, il extirpait à lentes gorgées un vin capiteux. Cela ne valait pas le nectar des dieux, mais ça ferait l'affaire.

L'argenté a toujours été plus ma couleur que la tienne. Souhaites-tu que nous procédions à un échange ?

Lui-même n'avait-il point enjolivé sa tenue de broderies dorées ? Fallait-il dire que ce choix seyait davantage à un roi. En arborant le deuxième parmi les métaux, ne se destinait-il pas lui-même à ne rester que le second ? Ainsi lui abandonnait-il bien volontiers. D'une brève oscillation du poignet, il lui proposa son verre, encore à demi-plein. Un millésime, à n'en pas douter, de ceux que l'humanité elle-même a oublié dans les méandres d'une cave depuis longtemps ensevelie. Quand l'on traversait les âges, il n'était guère compliqué de se constituer une grandiose cave à vins, même sans prétendre avoir l'expertise de Dionysos en la matière. Malgré l'omniprésente tension qui avait investi le palais en même temps que la demoiselle, le Dieu de la Mort se targuait quant à lui d'une parfaite sérénité.

Oh, mais peut-être n'as-tu pas encore l'âge d'en boire ?

Dardant sur elle de son regard doré, il lui adressa un sourire matois. Cette réflexion ne l'empêcha pas de délaisser le breuvage à portée de main, sur ce même accoudoir qu'elle serrait entre ses doigts fins avec tant de ferveur. Que ses ongles aient été épargnés par cet accès de sauvagerie émargeait au miracle, ne put-il que constater dans un élan frivole. Pour sa part, il préféra abattre sa lourde poigne sur le solide dossier. Celui-là même contre lequel reposerait encore le Sombre Monarque s'il n'avait été plongé dans un profond sommeil, qu'il devinait dépourvu de rêves – mais pas nécessairement de cauchemars. D'une totale immobilité dans son récipient malgré l'agitation ambiante, le grand cru, de par sa couleur profonde, n'était pas sans faire écho à l'abondance vermeille qui éclaboussait la scène. Une moue sceptique s'installa sur ses traits.

Tu aurais pu t'y prendre autrement. Je t'ai connu plus subtil et moins... Salissant.
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Sam 4 Avr - 12:35
Accompagné de Mandalore, Custodio marchait en direction de la Giudecca afin d'aller à la rencontre d'Hypnos. Il profita du trajet pour lui conter le déroulement de la guerre contre Poséidon, les conséquences ainsi que ses exploits héroïques. L'histoire étant longue à résumer et l'incarnation du Sommeil n'ayant pas expressément requis la présence des Spectres pour l'honorer, il se permettait de tarder un peu pour livrer un récit complet et synthétique. Le temps qu'il fasse cela et lui donne quelques conseils personnels sur le devoir de Spectre, ils avaient déjà franchi la Caina. Le Peryton percevait depuis longtemps l'aura intersidérale d'Alyssa pulser à des centaines de kilomètres à la ronde et il se sentait de plus en plus minuscule. La déesse avait manifestement bien investi les Enfers aux dépens de l'Olympien Abyssal.

Le Colombien fit signe à l'Anaconda d'accélérer le rythme et il fusa telle une comète vers la quatrième Sphère. Maintenant qu'il avait fait rattraper son retard à son collègue, il pouvait s'empresser de rejoindre leur nouvelle souveraine et marquer quelques points auprès d'elle. Custodio, ayant pénétré le Temple d'Hadès, se matérialisa à distance suffisante du trône infernal, sur le dallage obscur et glacé caractéristique de l'édifice. Déjà agenouillé en révérence, l’Étoile du Châtiment leva les yeux et vit celle qui semblait être leur nouvelle reine : une femme sublime à la chevelure argentée. A ses côtés se tenait un homme magnifiquement bâti tout de noir vêtu, qui intriguait fortement le Peryton. Qui était-il ? Et pourquoi possédait-il un cosmos quasiment similaire à celui de l'incarnation du Sommeil ? Apparemment, le Colombien avait fait irruption au milieu d'une discussion entre ces deux puissantes entités mais ignorait ce qu'il se tramait.

Il baissa alors les yeux, enleva son casque, le cala sous son bras gauche et remarqua que des corps gisaient au sol. Des Squelettes imprudents qui ne devaient pas avoir bien réagi à ce changement de régime sans doute. Dans de telles circonstances, il fallait prêter allégeance de manière progressive et tâtonner le terrain. Après la défaite que les Spectres avaient subie et ces événements, Custodio ne savait pas trop par où débuter... Tant pis, il devait se lancer en restant le plus respectueux possible.

"Respetados Maestros… Je suis Custodio du Peryton de l’Étoile Terrestre du Châtiment, a sus órdenes…" se présenta-t-il non sans une dose de cérémonie.

D'une politesse inhabituelle en dehors de ces conditions, il voulu laisser l’Étoile de la Prise se présenter mais il remarqua qu'il n'était plus avec lui. Tant pis, il ne devait pas se laisser troubler et poursuivre ce pourquoi il était venu. Toujours avec déférence, il continua dans sa lancée, en espérant ne pas se faire trucider. Mourir de la main de ces personnes était bien trop angoissant, il ne pouvait que difficilement supporter la pression qu'exerçait cette seule pensée. Cependant, il devait se renseigner auprès de ces pontes avant de délivrer un quelconque serment.

"Nous avons répondu à votre appel, Tenebrosa Alyssa, depuis que vous avez pris le trône del Rey Hadès. Sin embargo, vous ne paraissez pas être seule et nous, vos humbles serviteurs, aimerions connaître la situation." déclara le Peryton.

Il avisa alors l'homme qui se tenait près de la monarque autoproclamée de l'Inframonde. L'hypothèse la plus crédible était qu'il devait être une divinité comme la Déesse Argentée. Ceci dit, il se tut et attendit la réponse des deux dieux qui s'étaient emparés du pouvoir au Royaume des Morts.


Dernière édition par Custodio le Mar 5 Mai - 10:40, édité 2 fois
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Dim 12 Avr - 4:33



« La Tour... » La sibylle se mordit les lèvres d'appréhension. Quelque chose ne tournait pas rond. « Le Diable... » Il ne servait à rien de tergiverser : les résultats du tirage s'avéraient déplorables. La première carte la narguait à l'envers -la seconde également lui était sortie inverse.

Céleste étira un sourire sinistre de circonstances -une nouvelle catastrophe s'abattait sur les Enfers avec l'annonce d'Hypnos. La perspective de son règne, semblait-il, fermerait sur les spectres les portes du Tartare ; cependant, bien que cela lui parut étrange, son instinct lui dictait qu'il ne saurait être représenté que par le Diable, éventualité à laquelle elle n'était pas préparée -le dieu du sommeil s'épanouissant traditionnellement sous le patronage du Hiérophant. La Tour, en revanche, lui évoquait des souvenirs familiers ; elle savait déjà à qui l'attribuer, et cette possibilité la fit trembler de dégoût. Si, comme elle s'y attendait désormais, elle le croisait à Giudecca, l'arcane alors s'expliquerait d'elle même -mais il lui faudrait découvrir pourquoi lui aussi avait foulé de nouveau du pied le sol maudit des terres d'Erèbe.

La sorcière disposait de tout le temps nécessaire pour terminer sa réflexion -Giudecca n'était certes plus qu'à quelques pas, mais cela lui était suffisant pour terminer son introspection ; aussi plongea-t-elle sans autre forme de procès dans les méandres d'une méditations profonde. Après tout, n'allait-elle pas profiter des merveilleuses mésaventures prêtes à s'abattre sur les troupes d'Hadès grâce à ce rustre personnage ? Sans doute. Elle espérait voir tous les malheurs du monde tomber sur le dos de ses camarades incessamment sous peu ; un déferlement de mésaventures dont elle ne se garderait pas de délivrer les prédictions à leurs potentiels récipiendaires. Quel dommage, cependant, que le monarque du monde souterrain ne soit pas là pour admirer le spectacle ; l'ensorceleuse avait eu vent de sa disparition, qu'elle regrettait sincèrement, et se demandait avec la même honnêteté qui pourrait l'apprécier comme elle en sa déplorable absence. Il lui faudrait faire abstraction et profiter pleinement du moment passé, présent, et à venir dans l'expression la plus totale d'une solitude presque absolue.

Une fois arrivée aux portes de la salle du trône, Céleste entreprit de vérifier que tout était bien en ordre pour le bon déroulement de son habituelle mise en scène ; elle retira quelques pièces de son surplis -les plus dispensables parmi les plus lourdes-, de sorte à demeurer libre de ses mouvements, et s'assura une énième foi que son casque avait bien la forme escomptée ; en effet, à la découverte de sa protection, elle s'était offusquée de son ineffable laideur, qui sembla néanmoins se régler d'elle même une fois qu'elle l'eut investie -malgré tout, elle conservait à l'égard de son couvre-chef une défiance des plus salutaires qui la poussait à lui porter une attention toute particulière, craignant toujours qu'il ne retrouve son apparence originelle et ne jette sur elle le déshonneur d'une inélégance triomphante. Visiblement rassurée par l'absences de cornes sur sa tête, elle s'introduisit dans la pièce sans autre forme de procès.

Ce qu'elle y découvrit, à défaut de l'abasourdir, s'avérait être une surprise de taille ; la dénommée Alyssa, héritière d'Hypnos, trônait sur le centre du pouvoir d'Hadès, accompagnée d'un grand personnage paré d'or qui exhalait une inébranlable quiétude ; à leurs pieds, deux spectres de rang inférieur venus présenter leurs hommages, et, çà et là, les débris d'un massacre fratricide, dont la nouvelle maîtresse des lieux s'était sans doute rendue responsable, comme en témoignaient les résidus de sang qui brillaient sur ses mains. Quelque chose, cependant, décontenançait la sibylle ; bien qu'elle perçut l'homme comme incarnant la Maison-Dieu en chute, l'éclat doré qu'il dégageait la fit douter quelques instants de son identité -d'autant que la reine du sommeil scintillait d'argent- ; ses dons, pourtant, étaient formels : il s'agissait bien là des deux jumeaux de la mythologie, dont les attributs spécifiques avaient, semble-t-il, fait l'objet d'un échange opportun. Tout cela lui sembla parfait -elle se délectait du chaos ambiant avec une passion admirable.

La jeune juge des enfers siffla avec la morgue des mauvaises intentions. « Prenez garde, Tour, à ne pas tomber trop bas. Le Diable ne s’embarrasse de personne. » Elle se fendit d'une révérence profonde, et se releva d'un bond en dardant l'assemblée de son regard rebelle. « Quelle déception, pourtant ! Ç'aurait pu être un si beau spectacle ! Voilà ce qui arrive quand on agit dans la précipitation. » Les yeux de son casque miraient une lueur terrible. « On m'appelle Céleste. Les Parques murmurent à mes oreilles. J’intercéderai auprès d'elles en faveur de vos majestés. »
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Dim 12 Avr - 13:36
Une goutte d'eau s'écrase sur le sol dans un léger tintement: il fait noir, l'obscurité a envahie les lieux depuis quelques temps dans le palais du Ptoloméa: la demeure du juge du griffon ressemble a quelque chapelle mortuaire, des ombres glissent de temps en temps ça et là; des être éthérées serviteur éternels du juge poursuivent la tache juridique et rendent compte sur des parchemins a un maitre qui n'est pas là....
Soudain un rayon de lumière semble se glisser furtivement dans la salle du trône du griffon, ce rayon devient de plus en plus large jusqu’à éclairer entièrement le surplis du griffon qui trône tel un totem majestueux au milieu de la pièce pavée de pierres bleutées . Brusquement le surplis s'anime, d'abord lentement puis en un instant le griffon étend ses ailes, le suplis se détache et forme la silhouette imposante de Minos qui ainsi renait en quelques secondes, quelques minutes dans sa demeure!

Après avoir fait quelques pas comme pour se réveiller d'un sommeil trop long le juge des enfers étend ses doigts, fait travailler sa nuque pour détendre son cou, son regard scintille soudain dans l'obscurité et aussitôt le château plongé jusque là dans la nuit semble revivre: des torches, des lustres s'allument tous ensemble a travers le palais tandis que Minos entame une marche lente vers la sortie de son domaine: son réveil coïncide avec un appel, un nouveau souffle aux enfers après la terrible défaite dont lui même avait du faire les frais..... il était temps de se rendre vers le renouveau.
En lui même le juge murmura

A présent vous revoici parmi nous....

Puis en quelques instants, paré de son surplis flambant neuf, le juge des enfers arrivait aux portes du grand palais de Giudecca ou se tenait il le sentait une réunion de la plus haute importance et en effet, poussant les lourdes portes laissant se découper sa silhouette imposant dans la lumière pale des lieux, le juge des enfers put rapidement considérer que des éminences infernales se tenaient là, adoptant une posture de gouvernance qui sembla un instant singulière a l'ancien roi de Crête; a peine articula t il

Vous?

Puis, la surprise passée le troisième juge s'avança vers les personnages présents, désireux de savoir quelle pièce se jouait désormais tandis que les enfers se relevaient péniblement de l'invasion Atlante. La seule chose qui réjouissait quelque peu Minos était de sentir se cosmos familier, cette sensation lui fit esquisser un sourire discret

Ainsi tu es là toi aussi mon frère juge?

Une question brulait les lèvres du griffon qui faisait face au êtres présents, debout et immobile, entre la stupéfaction et la méfiance confinant a une colère retenue

Ou étiez vous se disait il sans pouvoir l'articuler bien évidemment a voix haute, a tout le moins dans l'immédiat,
Ou étiez vous tandis que nous étions débordés par une vague surpuissante? Vous voici ornant les attraits du pouvoir après la tempête passée? 

Le juge des enfers sentait dans son âme la terrible blessure de la défaite, comme une éclipse douloureuse sur l'étoile de la noblesse. Il ne désirait pas articuler le moindre mot pour l'heure, craignant de laisser transparaitre un courroux péniblement dissimulable, celui de l'animal blessé qui sent que sa défaite a réveillée d'autres personnages, d'autres temps.....
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Dim 3 Mai - 5:33
Déjà, des Spectres faisaient émergence dans la pièce. D'authentiques, cette fois, à la différence des pantins qui jonchaient le sol de leurs funestes reliquats. Thanatos se fendit d'un sourire. Les trop nombreuses soirées mondaines auxquelles il avait été tenu d'assister l'avaient habitué aux salles combles. Ainsi n'éprouvait-il nul dérangement à se produire devant un tel comité. De quoi aurait-il dû être gêné, puisque la situation était pleinement sous contrôle ? Livrant une dernière caresse à l'or ouvragé du dossier qui soutenait tant lui-même que son autre moitié, il descendit les marches. Se rapprocha du peuple qui ne l'avait pas élu, mais aurait néanmoins à le supporter...

Allons, c'est pourtant évident. De qui Hypnos est-il le plus susceptible d'être accompagné ? fit-il avec une effroyable malice, celle d'un chat qui joue avec une souris. Ou elle, désormais.

À peine le temps de détailler plus avant l'intéressé qu'à nouveau, les portes s'ouvraient, le vent leur emmenant avec lui une nouvelle invité. Sans plus attendre de réponse du Peryton, il prit congé de celui-ci pour la rejoindre sans délai. Les ailes du Garuda se seraient donc à nouveau déployées ? Voilà qui tombait à point nommé. Ne perdant pas une once de la fantaisie hantant chacun de ses traits, il se plut à la détailler dans toute son incongruité. Le tarot l'avait toujours diverti, invention des hommes pour mettre des mots sur un destin qu'ils ne pouvaient contrôler. Un flux qu'il pouvait briser d'une simple pensée. En avait-elle conscience ? Oui, apparemment. Ce n'en était que plus amusant.

C'est bien aimable de votre part, ma chère, mais je doute d'en avoir l'utilité. Elles et moi sommes déjà en affaires depuis une éternité. déclina-t-il de cette même voix veloutée. Croyez bien que j'ai été le premier à lui dire, mais je crains de devoir me réserver ce privilège. Son humeur étant ce qu'elle est, me faire écho ne saurait vous porter bonheur...

Vint enfin le grand maître du Tribunal, plus ancien à avoir repris corps en ce monde perturbé – parmi les Spectres, du moins. Se tournant dans sa direction, la Mort le jaugea de ses prunelles ambrées, témoignant de cette ancienneté. À plus d'un titre, on pouvait le considérer comme l'instigateur de la Guerre Sainte qui venait de s'achever. S'il n'avait agi seul, c'était sous son chaperonnage que cela s'était déroulé. Une audace dont le Faucheur ne l'aurait pas cru doté. Trois décennies l'auraient-elles tant changé ? Autour de lui, la sombreur s'intensifia, emphase aux annonces à venir.

En chair et en os, fit-il en écartant les bras de quelques degrés. Te voilà bon troisième, Minos, mais n'étais-tu pas déjà le cadet ? Il semblerait que nous ayons en commun que nos frères aient choisi de s'efféminer.

Une fois encore, il se détourna, comme si l'intérêt lui était déjà passé. Que nenni : il les avait à l'oeil, tous autant qu'ils étaient. Simplement, il n'avait pas besoin de les voir pour ce faire... Se retirant comme une obscure marée, il regagna le haut des marches – et avec lui, le siège royal qu'il avait quitté. Sa place de choix était pour l'heure à son côté – à égale distance de lui et du rideau pourpre qui lui succédait. Une porte d'étoffe avant de s'engouffrer plus loin encore dans l'obscurité. Jusqu'au bout de l'Enfer était une expression humaine : était-ce ainsi qu'ils se l'imaginaient ? Il avisa les convives ici rassemblés.

Êtes-vous seuls en Enfers ? Je les ai connus plus peuplés.


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Lun 4 Mai - 23:35
L'homme qui accompagnait Alyssa répondit à l'interrogation de Custodio en lui posant une devinette. Qui donc pouvait suivre Hypnos en toute circonstance ? Le Colombien s'appuya sur l'aura de l'individu et en tira sa déduction : il s'agissait naturellement de Thanatos. En qualité de divinités jumelles, elles étaient inséparables et servaient Hadès de concert. La déesse du Sommeil avait-elle oublié de préciser que son frère avait ressuscité, voire qu'il allait régner avec elle ? Qu'importe, l'incarnation de la Mort le surplombait de sa puissance implacable et il devait donc s'y soumettre. Les Spectres avaient certes surmonté la Mort par la grâce de l'Olympien Obscur, mais pour certains ce n'était qu'un sursis. Elle était la sanction irrévocable des incapables qui échouaient à servir le Monarque des Enfers. En conséquence, le Peryton s'inclina une nouvelle fois et paya hommage au dieu :

"Temible Thanatos..."


Aussitôt, d'autres figures augustes firent leur entrée dans le temple. Le Garuda, qui avait changé d'apparence, puis le Griffon se présentèrent aux Jumeaux, ajoutant ainsi deux Juges à l'assemblée. Ces derniers s'échangèrent quelques politesses assaisonnées de venin avant de faire aussi leur révérence. Celle qui occupait le poste d'Eaque se qualifiait comme l'envoyée des Parques et se nommait Céleste. Minos était quant à lui égal à lui-même et semblait quelque peu à cran à cause de sa défaite contre Antée. Si Custodio pouvait se prévaloir d'une victoire contre un Chevalier d'Or, ce n'était rien face au monstre qu'il avait dû affronter. Il était plus prudent de ne pas remuer le couteau dans la plaie et de frimer. Au lieu de cela, il préféra baisser la tête avec déférence.

Cependant, le Peryton paraissait tellement insignifiant au milieu des pontes qui s'étaient réunis. Il détestait plus que tout cette impression : il devait prestement rejoindre l'élite infernale pour ne plus l'éprouver. Agacé, il grinça des dents jusqu'à ce que l'incarnation de la Mort finisse d'aviser les Juges. Thanatos s'adressa alors généralement aux Spectres en leur demandant ce qu'il était advenu de leurs confrères. Cette question interloqua l’Étoile du Châtiment, qui s'attendait à ce qu'il sache que la Guerre Sainte avait décimé la plupart des troupes d'Hadès. Les Jumeaux avaient beau être fraîchement arrivé au pouvoir, leur ignorance sur les ravages des précédentes batailles était malheureuse.

Tenu au respect, le Colombien s'abstint instinctivement de toute remarque qui pourrait lui occasionner un trépas douloureux. En bon sbire, il opta plutôt pour un rapport qui devrait satisfaire la divinité en terme d'informations. A surveiller les allées et venues depuis le Palais de Pandore, presque rien ne lui échappait et il pouvait dresser l'agenda de ses collègues ainsi que l'état de l'armée. Custodio récapitula donc la situation de leur faction dans un long résumé :

"Durant la guerre contre Poséidon, beaucoup d'entre-nous sont tombés au combat. Les humbles serviteurs que vous avez devant vous, ô Grandioso Thanatos, sont ici pour gérer le domaine infernal."

Par ces paroles, il se désigna ainsi que le Garuda et le Griffon. Ceci fait, il continua :

"Les autres sont actuellement en train de sillonner la planète afin de perpétuer la volonté del Rey Hadès. Néanmoins, je dois vous avouer que certains sont portés disparus et que d'autres ont un comportement... répréhensible."

Sur cette phrase, il faisait référence à Sargas et à Garnet, dont les activités et l'isolement étaient assez suspicieux. Autant il pouvait s'accommoder des lubies de la diva, l'insolence du Bénou l'irritait. Concernant le Dullahan et le Bourreau, il savait qu'ils étaient des larbins facilement exploitables mais pour l'Asura, le Basilic et la prêtresse Mohana, il n'avait absolument aucune idée de ce qu'ils trafiquaient. L'Anaconda semblait très en retard et n'était pas avec le Peryton. La Liche était quant à elle partie à Asgard pour se mettre les Ases dans la poche, en espérant qu'elle ne se viande pas. On ne pouvait jamais trop faire confiance aux femmes pour des quêtes aussi délicates. D'ailleurs, il serait temps qu'il s'y mette aussi car il en avait soupé de jouer au sentinelle. Un peu d'action ne lui ferait pas de mal : c'était ennuyeux de cogner des pantins sans motivation.
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Lun 11 Mai - 1:57



« Je ne suis jamais loin, Minos. » L'ensorceleuse lui lança un regard furtif, puis concentra sa vision sur le dieu de la mort, dont elle réalisa à l'instant qu'elle ne savait somme toute pas grand chose. Elle qui le voyait comme une créature morne avide de cadavres et de sang se vit obligée d'agréer sa surprise en rencontrant un personnage capable d'un tel raffinement -sans doute était-ce une façade, mais cette illusion la rassura un peu : il lui semblait être fait de la même matière qu'elle.

« M'efféminer ? Voyons. » Elle sourit avec une inquiétante délectation. La situation l'amusait extrêmement -aussi décida-t-elle de saisir l'occasion sans plus attendre de faire en sorte qu'ils se souviennent d'elle. « De quel frère parlez-vous ? » Un éclat sinistre envahit ses yeux terribles alors qu'elle tendait son bras gauche devant elle à l'horizontale. L'une des pièces d'armure qui le recouvrait se dématérialisa lentement à son ordre et révéla sa peau nue, exposée à l'air libre. La juge des enfers caressa son épiderme avec sa main droite, aussi subtilement que ce fut possible d'une humaine ; quand elle cessa son geste, une carte y était apparue, sombre comme un surplis sain. Elle l'exposa devant elle de sorte à ce que tout le monde puisse l'observer ; le recto était orné du visage traditionnel des héritiers d'Eaque, figé dans une expression de terreur profonde. « Serait-ce l'objet de votre discussion ? » Céleste tourna les talons et fit disparaître l'éphémère apparition d'un mouvement simple et lapidaire.

La sorcière méprisait profondément ses prédécesseurs, qu'elle jugeait absolument indignes du statut dont ils se targuaient avant qu'elle ne puisse le faire. Plus que de la haine ou du dégoût, c'est véritablement un dédain extraordinaire qu'ils lui inspiraient. Les échos ridicules de leurs actes misérables n'étaient arrivés jusqu'à elle que par la force de leur médiocrité, ce qu'elle ne pouvait pas décemment tolérer alors qu'elle portait sur ses épaules la responsabilité de leurs multiples noms. Mais elle allait rectifier le tir : on se souviendrait d'elle comme d'une créature extraordinaire. « Le Chariot vise malheureusement fort juste, Tour. Nos armées sont... disparates. » Elle fit claquer sa langue comme pour reproduire le son d'un coup de fusil. « Et en ces heures troublées, la vermine est prompte à proliférer. » Sa face impertinente affichait un bonheur grimaçant. « Méfiez-vous. » L'ensorceleuse posa sa voix, soucieuse d'appuyer son propos, et désigna ses semblables présents dans la salle d'un geste dédaigneux. « Naturellement, chacun d'entre nous respecte le Grand Ordre Infernal et vous est tout à fait acquis. Je suis persuadée que vous saurez faire bon usage de notre allégeance. » Elle ponctua sa fin de phrase d'un sourire indolent.

Céleste connaissait encore fort peu les terres d'Hadès, mais si elle avait dû leur attribuer une image quelconque, elles les aurait sans doute comparés à une fosse à vipères. Ici, elle ne croyait personne et se méfiait de tous. Elle apprendrait vite à se familiariser avec ses camarades, les plus voraces y compris -quitte à devoir les piétiner tous avant de les faire rentrer dans le rang, privilège des plus hauts gradés. « Mais je ne suis qu'une nouvelle âme, ici. Vous me voyez désolée de ne pas avoir pu faire briller haut les lumières des Enfers en l'absence de vos majestés. »
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Lun 11 Mai - 19:26
Ainsi donc telle était la nouvelle ré incarnation de son frère juge se disait Minos en observant l'évolution de ce personnage, cette sombre créature semblable a une sorcière des profondeurs des bois des enfers, posant des regards a la fois envoutants et destructeurs. Le sondeur des âmes baissa un court instant la tête dans un fugace geste de tristesse. Mais ceci ne dura qu'une seconde et, se ravisant, le griffon redressa sèchement la tête, faisant alors fi des autres personnages de la pièce il entra en scène de nouveau et lança au dieu de la mort

Eh bien, parlons peu mais parlons bien: quel est le programme des réjouissances a venir? Puisque la famille infernale semble se réunir de nouveau ... en partie certes, mais cette partie doit dés a présent entrer en action n'est ce pas seigneur de la mort?

Le ton de Minos était posé, délié , de sa voix coutumière sentencieuse mais sans arrogance ou agressivité superflue: le froid pragmatisme du jugement. Puis, glissant son œil inquisiteur des âmes sur son frère juge devenue sœur:

Pour ma part j'ai hate de voir l'étoile du Garuda briller de nouveau , j'ai toujours une impatience sans nom de voir briller la trinité pénale des enfers, et bien que notre frère Wyverne manque a l'appel, je ne doute pas que celle qui porte le surplis du Garuda saura montrer l'étendu de son  pouvoir contre nos ennemis


Dans ce propos le juge du Griffon marquait sa détermination mais aussi cette amertume de la bataille perdue, cette sensation d'avoir lutté seul, de se relever et constater qu'un nouveau pouvoir a pris la place sur les restes de ses efforts vains mais résolus. Dés lors le griffon ne regarda plus personne, se contentant de demeurer immobile, les bras croisés cachant son regard mystique derrière une longue mèche de cheveux.
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Lun 18 Mai - 21:17
À l'assertion du Spectre, il ne put qu'acquiescer. Qu'il était bon de pouvoir enfin se présenter en tant que tel ! Même s'il s'était pris d'affection pour cette peau mortelle, il était toujours bon d'en revenir aux sources. Il n'avait pas oublié qui il était - ou plutôt, ne l'oublierait plus. Pas plus qu'il ne jetterait aux orties cette nouvelle vie. Dire qu'il avait fallu attendre que la sienne propre, antique et authentique, soit mise en péril pour qu'il se décide à agir...

Bien. coupa-t-il le discours de l'Étoile Terrestre. Non que celui-ci l'incommode, mais il en savait suffisamment. Il semble donc que je tombe à point nommé. N'ayez crainte. À ceux qui ont connu la chute, les Portes de la Mort vont s'ouvrir une fois de plus. Il ne faudra pas longtemps avant que vous soyez à nouveau bien entourés. Quant à ceux qui ont failli... Je saurai en prendre soin.

Fort de sa clairvoyance, le Faucheur avait suivi de loin la guerre qui les avait opposés aux Marinas ; mais s'il avait pu jauger de ses conséquences, il n'en connaissait pas tous les détails. Par ailleurs, leur demander était un bon moyen d'évaluer leur esprit d'analyse - et le moral des troupes tant qu'à faire. Si effectivement le bilan n'était pas brillant, cela aurait pu être plus désastreux. Là où les autres camps pleuraient leurs morts, les Spectres n'avaient qu'à relever les leurs ; pas de quoi se laisser abattre.

Je n'y manquerai pas. Et cela commence maintenant. Un sourire fleurit sur ses lèvres, peut-être un peu narquois. Pendant que je restaurerai les Enfers, Custodio et toi vous chargerez d'étendre notre territoire. De ce que j'ai pu en voir, nous manquons d'appui en surface. C'est le moment où jamais d'y remédier si nous voulons nous dresser plus haut que jamais. Ce qui est mort ne saurait mourir, mais se lève à nouveau, plus dur à la peine et plus vigoureux. Une seconde durant, il parut pensif. Si vous ne savez par où commencer, je garde de Venise un assez bon souvenir...

Si ses souvenirs étaient bons, le Peryton était sous l'autorité du Garuda ; pour autant, tout deux semblaient ne pas se connaître - ou, du moins, n'en montraient rien. N'était-ce pas la parfaite occasion ? En ces heures sombres où les Enfers étaient amoindris, il s'imposait de resserrer quelques liens. Néanmoins, ce n'était pas là sa seule idée - ainsi que seul put le savoir Custodio, un filet de voix supplantant en ses pensées toute protestation.

~ Tâche de la garder à l'oeil, put-il entendre - fallait-il dire songer ? L'heure n'est pas à cautionner la moindre sédition.

Sans jamais fixer le colombien, Thanatos revint auprès du trône auquel il avait tourné le dos. S'il n'en laissa rien transparaître, Minos semblait attristé par ce que le Garuda était devenu - cela pouvait se comprendre ; là où Eaque était une valeur sûre, ils n'avaient pas la moindre preuve que Céleste soit à la hauteur. Mais mieux valait pour elle qu'elle le soit, pour le bien des Enfers... Et le sien plus encore. Son regard aurifère tomba sur celle qui disait s'appeler Alyssa. Le Sommeil avait été sa propre victime. Les traits de la Mort s'éclairèrent ; pendant un instant, on aurait pu le croire attendri. Pourtant...

Minos. recaptiva-t-il l'attention, si elle l'avait seulement quitté. Je veux que tu me trouves Mohana. S'il était encore un doute de son savoir sur la situation actuelle, le voilà écarté. Ne fut-elle qu'un substitut, la place de la prêtresse est aux Enfers, surtout en ces temps décisifs. Elle et moi avons à parler. Allez, maintenant. Je guetterai votre retour. Pour ma part...

Toujours penché sur son autre moitié, il la gratifia d'une caresse sur la joue. Aussitôt, la silhouette de celle-ci perdit en épaisseur jusqu'à disparaître - comme un rêve qui s'éteint aux lueurs de l'aurore. Il n'avait pourtant rien fait de plus que de la congédier dans son lit, en cette terre sainte où tout deux prirent autrefois leurs quartiers. Le trône était libre à nouveau... Mais pas pour longtemps ; sa sombre personne s'y coula comme un flot de ténèbres au travers duquel nulle clarté ne percerait. Son coude trouva le chemin de l'accoudoir ; un poing levé offrit un solide soutien à sa mâchoire.

Vous savez où me trouver.

Il s'en trouvera toujours un pour régner sous la Terre, comme au Ciel et dans la Mer.
Et par ces mots, le pacte fut scellé.

Ainsi va le monde. À la Vie... À la Mort.



Dernière édition par Thanatos le Jeu 21 Mai - 12:56, édité 2 fois
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Jeu 21 Mai - 12:26
Céleste montra à l'assemblée ce qu'il était arrivé de la dernière personne sur laquelle le Garuda avait posé son dévolu : celui-ci était scellé dans une carte et affichait une stupeur glaciale. Le Peryton fut intérieurement satisfait de voir cet homme châtié comme il le méritait, pour avoir essayé de vendre les Enfers aux Berserkers. Ce mécréant avait été puni par son Surplis, qui s'était maintenant emparé d'une femme. Toutefois, cela ne plaisait pas trop à l’Étoile Terrestre, qui savait que les femelles au pouvoir devenaient facilement orgueilleuses. Quelque chose de malsain se dégageait de son aura tortueuse, même pour un Juge. De plus, il n'appréciait guère sa langue de vipère, lui qui était pourtant un expert en la matière.
 
Thanatos, quant à lui, accueillit poliment le rapport de Custodio et dicta ensuite ses directives aux Spectres. Les Étoiles du Châtiment et de la Vaillance devaient conquérir de nouveaux territoires pour renforcer leur faction, en premier lieu Venise. Minos allait de son côté retrouver Mohana, qui s'était éclipsée depuis la fin de la Guerre Sainte. Enfin le redressement des Enfers allait débuter ! Néanmoins, le Colombien pesait le pour et le contre de l'invasion d'une ville, craignant que cela attise l'adversité à l'égard de l'armée d'Hadès. La raclée infligée par Poséidon l'avait aussi chamboulé, bien que ce soit dans une moindre mesure. Mais si c'était Thanatos en personne qui le leur ordonnait, il se devait de suivre Céleste sur la voie de la conquête.

"¡ Si Señor !" opina du chef le Peryton.

Soudain, ce dernier reçut un message télépathique de l'incarnation de la Mort. Le dieu demandait à ce que Custodio surveille le Garuda, qui inspirait décidément beaucoup de méfiance. Gratifié de recevoir autant de confiance de la part d'une divinité de ce rang, le Colombien montra subrepticement sa reconnaissance et sa fidélité d'un sourire sournois. C'était l'opportunité rêvée de se frayer un chemin vers le sommet et de damer le pion à un supérieur. Il allait prouver sa valeur et sa loyauté envers les Enfers et il ne se contenterait pas d'un Gold Saint aux abois.

Thanatos prit alors congé des Spectres et s'installa auprès d'Alyssa, qui s'était subitement plongée dans le sommeil. Hypnos, par l'essence qui était la sienne, était imprévisible : nul ne savait quand il se réveillerait et agirait pour de bon. Sans doute était-il monté en premier sur le trône de l'Olympien Abyssal dans l'optique de préparer le terrain pour son frère. Était-ce dorénavant le règne des Jumeaux dans le Monde Souterrain ? Le Peryton ne savait comment les événements allaient se dérouler à partir de là, mais tant que son idéal et son ambition pouvaient être assouvis, cela lui était égal.

Il se leva donc et marcha vers Céleste, maintenant qu'il était rattaché à elle. Être sous son commandement ne lui plaisait guère, mais il ne pouvait agir autrement. Son masque de déférence et de soumission sur son visage ingrat, l’Étoile Terrestre se présenta à l'envoyée des Parques :

"Custodio du Peryton de l’Étoile Terrestre du Châtiment, a su servicio, Valerosa Céleste... Nous rendons-nous immédiatement à Venise ou avez-vous un quelconque projet au préalable ?"


Tout en prononçant ces paroles, il s'agenouilla et accompagna le mouvement de moult gestuelle révérencieuse. Peut-être avait-il l'air de s'avilir, mais une lueur vorace brillait dans ses yeux.
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Mer 27 Mai - 17:36



La sibylle réprima un rictus de satisfaction alors que le nouveau souverain des Enfers délivrait ses directives à l'ensemble des troupes présentes au Giudecca. Rien de tout cela n'était original, mais la mission qui lui incombait avait le mérite d'être imprévisible : prendre Venise, certes, mais par quels moyens ? Céleste se voyait affublée d'un certain Custodio du Peryton, dont elle se demanda, en le regardant brièvement, comment un nez aussi disgracieux avait pu lui échapper. Sans doute était-elle trop occupée à rire du malheur d'Eaque, qui aurait certainement tant aimé se fendre de retrouvailles avec son très cher frère ; malheureusement pour lui, son existence en ce monde se trouvait ajournée, tandis que sa résidence indéterminée au sein d'une carte du jeu de la Juge s'étendait toujours plus. Minos, du haut de sa séculaire stature, devrait aller chercher la prêtresse Mohana dans les quartiers qu'elle s'était choisis après la chute de sa majesté Hadès -quoique l'actuelle porteuse du surplis du Garuda ne lui vouait strictement aucune affection fraternelle, la perspective d'un voyage aussi ennuyeux lui fit venir un relent de pitié. Il allait probablement s'ennuyer beaucoup. Pas elle. C'était là le privilège d'avoir à faire ses preuves.

Tandis que les dieux jumeaux disparaissaient lentement sans laisser la moindre trace, la sorcière s'accorda quelques instants de réflexion, le temps que son nouveau subordonné lui présente ses hommages. Son ton mielleux ne lui inspirait aucune sympathie, d'autant que le patronage de l'arcane du Chariot n'en faisait pas quelqu'un qui soit digne d'une quelconque confiance. Son destin était dans les cartes, mais elle n'en pouvait à l'instant rien savoir -peut-être était-il promis, comme il l'espérait certainement, à un avenir grandiose ; ou bien devrait-il se contenter des miettes et de mourir au sol, dans la boue, là d'où il n'aurait jamais dû rêver d'un jour s'extirper. Céleste allait-elle l'emmener sur les chemins d'une victoire éclatante, ou bien se rendrait-elle responsable de sa chute prématurée ? Ils en étaient aux prémices d'une aventure excitante que la juge des Enfers avait hâte de mener. Quel dommage, cependant, que le Peryton ne fut pas plus gracieux : elle aurait trouvé un plaisir inimaginable à briser sa beauté, dont elle constatait chaque instant davantage qu'elle n'existait en rien chez lui. Tant pis ; il lui restait toujours l’ego pour satisfaire sa faim.

« Je suis enchantée de faire votre connaissance, Chariot. Oui, c'est cela. Enchantée. » Modérément. Elle n'allait pas s'en cacher. « Charmante révérence. Très distinguée. Vraiment. » Elle ponctua sa phrase d'un petit sourire narquois qu'elle espérait du plus bel effet. « Je vous saurai gré de ne plus courber l'échine en ma présence -la hiérarchie n'a pas plus mes faveurs que votre dos n'apprécie pareilles contorsions. Ou bien les murmures du destin m'auraient induite en erreur ? Voilà qui serait fort fâcheux. » La sibylle planta son regard malveillant dans les yeux de l'étoile terrestre. « Soyez fort, soyez grand, soyez efficace, et mon respect vous sera acquis. Rien qui ne soit trop compliqué pour vous, j'espère ? Les spectres peinent souvent à comprendre ce que je souhaite exprimer. Éviter-moi les supplices d'une stupidité semblable, voulez-vous ? » Si les souverains infernaux savaient s'entourer de tâcherons de qualité acceptable, ils n'avaient pas toujours pris la peine de les sélectionner selon des critères d'intellect -un fait qui hérissait Céleste de façon effroyable depuis qu'elle avait le malheur de côtoyer ces êtres brutaux et dénués de la plus simple notion de réflexion.

Mais il était temps d'avancer les pions des dieux jumeaux, au nom de la gloire d'Hadès ; Céleste tourna les talons et une porte immatérielle, ouverte sur un vide transparent, fit son apparition devant elle. D'un geste de la main droite, elle invita Custodio à la suivre. « Nous partons les premiers. J'ose espérer que vous êtes prêt, Peryton. »

Un Royaume. Un Trône. Une Reine.