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OblivionSpectre de la Mante Religieuse
Spectre de la Mante Religieuse

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Lun 27 Avr - 21:15
Nous nous éloignons d’un pas rapide de la petite auberge sans regarder derrière nous. Enfin, je ne sais pas si Rogos et Wolgorn ont trouvé le courage de le faire, mais je sais que moi, je n’ose pas. Combien de chances que d’un seul coup, un cosmos divin éclate derrière nous, mes « collègues » Spectres disparaissent de ma vue, quelqu’un saisisse mon poignet, un bracelet apparaisse soudainement à mon poignet, la voix du dieu de la mer se fasse entendre? Ce n’est pas la première fois que je parle aussi librement à un dieu, j’ai déjà « tenu tête » à Athéna devant elle et je me suis incrustée dans le tournoi d’Arès, sans aucune formule de politesse, sans même me présenter. Ce n’est pas non plus la première fois que j’ai peur face à un dieu, encore une fois Arès. Mais la différence était à ce moment que la menace qu’instillait le dieu de la guerre n’était pas dirigée vers moi, je pourrais même me plaire à croire qu’il y avait de l’affection dans son regard quand il me parlait.  Face à Poséidon, je sentais la menace et je savais très bien à qui elle était destinée, et surtout à quel point elle était réelle et pendait au dessus de nos têtes. On l’a échappé belle, mais le pire reste de croire, et surtout de savoir, qu’on n’en est pas sauvé. Pas du tout, même. Dans un mouvement spontané, je tends une main vers Rogos et l’attrape par la manche, serrant en tremblant sans même le regarder ni même arrêter de marcher.  J’ai besoin de quoi me rassurer, me soutenir si on veut. J’ai joué les dures face au dieu, mais ses menaces ne m’ont pas laissées indifférentes et je n’arrive pas à le cacher : j’ai eu vraiment peur.

J’ai eu tellement peur…

Je sais

Ne partira-t-il donc jamais…?
À chaque petit bruit, ma main se crispe un peu plus, et ce jusqu’à ce que nous semblions assez loin de Sparte sans que le dieu ne soit venu à nos trousses. Je lâche enfin le Dullahan, mais mes poings restent serrés malgré tout. Face à autant d’impuissance, comment ne pas être en rogne après soi-même?  Nous avons été lâches, j’ai été lâche, et le pire est que c’était normal, nous avions peur. Nous étions trop faibles, nous ne faisions pas le poids. Devant un dieu cruel et mesquin responsable de la mort d’une gamine, nous ne pouvons rien faire parce qu’il n’y avait rien à faire. À cette simple pensée, un gout de sang me monte à la gorge, cette envie irrépressible de tout détruire sur mon passage en hurlant ma colère me reprend. Ça ne peut pas continuer. Je ne peux pas attendre les bras croisés que Poséidon aie enfin ce qu’il veut. Athéna non plus. Je vais rétablir la véritable justice qui leur est dues, à commencer par détruire l’arbre Sapindus.

Nos pas nous mènent dans un petit village d’apparence assez touristique grouillant de… eh bien, touristes. La plupart s’écartent en nous voyant, aucun de nous trois doit être très agréables à regarder, mais un homme quelconque en train de fouiller dans son sac continue d’avancer sans regarder devant lui. Deux secondes plus tard, il me fonce dedans de plein fouet et échappe un tas de monnaie par terre. Je garde le silence alors qu’il se penche pour ramasser, rageant contre moi.

-Regardez donc où vous allez!

Il lève la tête pour nous lancer un regard qui se veut hargneux. Détaille enfin ce qui se trouve devant lui. Son visage se décompose alors qu’il se relève sans même reprendre sa monnaie et qu’il nous contourne pour poursuivre sa route en marchant encore plus vite.  Invisible pour mes deux collègues, je pince les lèvres en baissant les yeux. Voilà ce que ça fait, d’être vue et considérée comme un monstre…

De ce fait, je remarque toute la monnaie qui se trouve par terre. Une idée, du genre cruelle digne du niveau de Poséidon, se met à germer dans mon esprit et je me penche pour ramasser quelques pièces. De quoi lier utile et agréable…

-J’ai une idée de transport. Il me faut un téléphone public.

Il n’est pas bien difficile à trouver et je glisse les pièces dans la fente en serrant le combiné avec incertitude. Pourvu que je me souvienne correctement du numéro…

-Fondation Kido.

-Qui parle? C’est Oblivion.

Ma voix sonne des plus craintives et incertaines à mes oreilles, mais ce n’est pas si grave que ça, je pense même que ça nous arrange. D’un geste, je fais signe à Rogos et Wolgorn de garde le silence, frôlant mon masque du bout des doigts et les trois lignes de sang encore visible.

-Mademoiselle Oblivion? C’est bien vous?


-C’est moi.


-On vous croyait disparue!


-Je ne pouvais pas partir comme ça. Écoutez, j’ai besoin d’un transport, je ne peux pas me déplacer seule… est-ce que vous pourriez…


-Bien sûr! Où êtes-vous?

Je lui donne nos coordonnées en lui demandant de bien venir me (nous) chercher assez loin de la ville, de façon à ne pas être aperçu. Il aquiesce.

-Je vous envoie un pilote. Tenez bon.

-Merci bien.

Il raccroche et j’en fais de même avant de me tourner vers mes collègues. Cet imbécile ne se doute de rien, c’est parfait, croire que j’ai vraiment envie de retourner au Sanctuaire… la bonne blague! Ils feraient mieux de me considérer comme une ennemie, moi c’est ainsi que je les voie.

-Ils devraient arriver dans une demi-heure. Tenez-vous prêts… et surtout, pas un mot.

Moi, je suis prête. Mes envies de meurtre ne sont pas disparues et j’ai justement l’occasion de les assouvir. Les poings serrés, les bras croisés, je guide les Spectres vers le lieu de rendez-vous.

Une demi-heure plus tard, un jet de la Fondation Kido se pose à l’endroit convenu. Je marche d’un pas décidé vers lui, rappellant à mes deux collègues de ne pas trop parler en présence de notre pilote et d’être prêt à agir s’il résiste. Ça ne risque pas d’être joli joli.

La porte s’ouvre et je grimpe rapidement la passerelle pour entrer. Le pilote nous attend à l’intérieur.

-Mademoiselle Obli…

Mon poing part et le frappe à la tempe avec violence, il recule sans pouvoir cacher sa surprise et je lui attrape le bras pour le faire culbuter par terre. Il atterrit sur le dos en criant et je lui plante mon genou dans le torse en me penchant vers lui. Une aiguille jaillit de ma paume et je l’approche vivement de sa gorge en grognant d’une voix basse :

-Si tu veux vivre, tu fais ce qu’on te dit. Compris?

Son regard devient confus, paniqué par ce qu’il voit et surtout, par ce qu’il entend : je suppose qu’il s’attendait à trouver un imposteur, un ennemi me retenant en otage peut-être… comme bien des gens au Sanctuaire, il est trop naïf pour prévoir que je les ai quittés, et que maintenant je leur rend la monnaie de leur pièce. J’attrape le pilote par le collet et le force à se relever pour le trainer jusqu’à sa cabine de pilotage, puis le force à s’assoir. Puis, je m’installe juste à côté de lui, l’aiguille toujours pointé vers sa gorge.

-Direction Grenade, et t’as pas intérêt à tenter une folie en chemin.

Puis, à l’intention de Rogos et Wolgorn :

-Prenez place, on devrait pouvoir y arriver bien plus rapidement.

Le pilote balbutie quelques mots à mon égard mais je l’ignore et le force à décoller.

Comme prévu, le trajet ne dure pas longtemps du tout. C’est l’occasion de se reposer et de se remettre de nos émotions après ce qui a été vécu dans les environs de Sparte, même si je garde notre allié malgré lui à l’œil.  Quand nous arrivons, je le remercie avec toute l’ironie possible et m’apprête à sortir quand sa voix ayant repris un peu d’assurance se fait entendre.

-Je ne sais pas ce qui s’est passé, Oblivion, mais vous n’avez pas à faire ça. Je peux vous ramener à Athènes, si on me demande ce qui s’est passé je ne dirai rien, mais vous devez revenir. Vos compagnons Saints doivent s’inquiéter…

Je me retourne vers lui, m’avance rapidement. L’aiguille se plante profondément dans sa gorge et je lui tord la tête jusqu’à ce que j’entende un bruit d’os qui se casse. Pas un cri, pas une once de pitié, à peine s’il a réussi à émettre un simple gargouillis alors que le sang  s’écoulait de sa bouche.  L’aiguille de ma paume se casse et reste coincée alors qu’il s’écroule sur le tableau de bord, sans vie.

Non, ils ne s’inquiètent pas.

Je sors du jet sans regarder derrière moi, réalisant que je respire beaucoup mieux maintenant, comme si un énorme poids venait d’être retiré de mes épaules. Enfin une preuve de ma haine envers ceux qui m’ont abandonné. Pendant un temps, j’ai eu peur de ne pas être capable de leur faire du mal. Je suis contente d’avoir pu me prouver que je l’étais. Je regarde Wolgorn et Rogos, pas plus enjouée mais presque apaisée, sereine, enfin défoulée. Je ne me sens pas bien, mais je me sens mieux.

-La Voyante habite par là, si je me souviens bien.

Et ça s’entend dans ma voix. On ne peut pas rester là trop longtemps, en voyant que leur pilote ne donne plus signe de vie la Fondation va surement se demander ce qui se passer. Mieux vaut être déjà loin quand ça se produira.
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Lun 27 Avr - 22:46
Comme lors de cette fatidique ambassade à New-Atlantis, Poséidon les laissa filer sans encombre, sans tenter de les rattraper, mais Rogos ne doutait pas que dans les méandres de son esprit tordu, le Dieu ourdissait déjà sa vengeance, préparant quelque terrible châtiment assorti d'une humiliation d'ampleur mythologique à leur faire subir dès leur prochaine rencontre. Rien que d'y penser il en avait la nausée... et il faisait de son mieux pour n'en rien montrer. Il avait réussi à garder les idées claires face au Seigneur des Océans, il n'allait pas flancher devant ses camarades maintenant qu'il n'était plus en sa présence, ça, jamais ! À la place, il se concentra sur l'irritation qu'il sentait sourdre en lui, sur son envie de faire payer à l'Olympien le prix de sa condescendance, de sa mesquinerie, de sa violence, de toute la rancune des Enfers accumulée. Lui faire ravaler l'outrage. Ils leur montreraient, à tous ceux qui se moquaient d'eux pendant qu'ils étaient à terre. Il leur fallait exhumer des limbes de l'oubli la réelle terreur des Spectres, le bras armé du Seigneur Abyssal qui régnait sur les humbles comme sur les puissants, sur les vertueux comme sur les damnés...

Mais qu'importaient la volonté et la détermination si elles n'étaient suivies par des actes ! Pour l'instant il était encore misérablement, pathétiquement faible et insignifiant, incapable de donner suite à ses envies de revanche. Furieux, amer, et surtout impuissant. Néanmoins, il pouvait se promettre de tout faire pour devenir plus fort, et laver l'offense faite aux soldats d'Hadès, ou bien il mourrait en essayant et subirait la punition de son échec. Et ça commençait par cette saleté feuillue...

Restait à se rendre en Andalousie, mais le Dullahan n'avait pas encore récupéré assez d'énergie pour un voyage supersonique longue distance par ses propres moyens comme lors de son premier (et désastreux) périple aux côtés du Bourreau. Qu'à cela ne tienne, alors qu'ils erraient sans but dans les ruelles d'une bourgade proche, Oblivion eut une illumination et entreprit de faire la preuve des avantages que les Enfers retireraient de son service.

Une demie-heure plus tard, en foulant le sol du jet privé de la Fondation Kido, l’Étoile de l'Ombre commença par se dire que la petite avait de la ressource. Et puis, en la voyant rudoyer le pilote, qu'elle avait du style, mieux même, que le côté obscur lui allait à merveille. Il s'installa confortablement et profita de ce voyage aux frais de ses ennemis : Poséidon l'avait forcé à payer sa note de restaurant, et maintenant ils rendaient la pareille aux Saints, même si l'échelle n'était pas tout à fait la même. Il profita du vol en visitant l'avion, se faisant la réflexion que, décidément, les soi-disant protecteurs de l'humanité ne se refusaient rien : téléviseur HD, mini-bar copieusement fourni en alcools fins, jusqu'à la moquette de la plus haute qualité... sans oublier le jet lui-même bien sûr.

Quand ils arrivèrent à destination, et que leur nouvelle alliée « disposa » du pilote, il se demanda s'il n'avait pas fait une bêtise, puis se ravisa. D'accord, ils avaient engagé une psychopathe, mais de ce côté-là, il y avait quand même du niveau parmi les Spectres, la jeune fille masquée ne déparerait pas l'assemblée. Le Dullahan ne se voyait pas lui-même comme un monstre ou un tueur, cependant il était un soldat, et un soldat ultimement voué à la purification violente de l'humanité : un jour, ce serait à son tour de commettre des atrocités au nom de l'Utopie finale... et de la Déesse qui semblait maintenant régner dans l'Au-delà. Il avait senti déferler l'impérieux message télépathique, mais choisit de l'ignorer pour le moment : d'abord parce qu'il n'était pas pressé de revoir la divinité du Sommeil, ensuite parce qu'il Lui avait plus ou moins déjà juré allégeance, troisièmement parce qu'Elle serait déjà sans doute assez occupée avec tous ceux qui répondraient à Son appel et enfin parce qu'il préférait ne pas revenir les mains vides. Des résultats, voilà ce qu'ils présenteraient à Sa Majesté des Rêves lorsqu'ils iraient Lui rendre hommage à Giudecca.

« Je vous suis. Allons voir ce que cette voyante aura à nous dire sur les moyens de jouer les paysagistes en Enfer... D'ailleurs, si elle est si efficace, on ne devrait pas essayer de la garder pour nous ? » dit-il en emboîtant résolument le pas à Oblivion et Wolgorn, qui connaissaient le chemin vers l'antre de la devineresse.
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WolgornSpectre du Bourreau
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Mer 29 Avr - 23:20
Wolgorn, dans sa fuite néanmoins teintée de revanche face à Poséidon, se laissa porter par les événements. Il observa silencieusement Oblivion appeler depuis un endroit sûr un avion de la Fondation Kido, sans qu'elle ne leur signale la présence des Spectres à ses côtés. Si elle avait ne serait-ce que commencé à parler d'eux, le Russe l'aurait décapitée sans hésitation. Il était encore méfiant à cause de la proximité du Roi des Mers, qui les avait laissé partir pour les tourmenter un autre jour. Hors de question d'enchaîner avec des embrouilles liées au Sanctuaire, la Fondation Kido lui étant affilié. Cependant, tout se passa tranquillement, du moins pas pour le pilote de l'appareil qui vint les cueillir. Visiblement, la Berserker portait une certaine amertume envers son ancien camp.

Pendant le vol vers Grenade, le Bourreau regardait la jeune femme menacer le pilote et Rogos se prélasser. Après avoir subi une défaite cuisante et les menaces de l'Olympien, ils méritaient de se reposer un peu et de se venger. L'Exécuteur profita donc de ce voyage pour carotter un whisky dans le frigidaire de l'engin. Installé confortablement sur un fauteuil, il enleva aisément le bouchon de la bouteille et s'enfila une généreuse gorgée d'alcool. Malheureusement, il n'y avait pas de vodka à bord, sans doute était-ce trop fort pour ces poules-mouillées du Sanctuaire. Toutefois, Wolgorn se tenait sur ses gardes et s'assurait que Rage ne glissait pas une information en douce dans l'oreille de l'employé de la Fondation.

Finalement, le vol se déroula sans encombres et dès que l'avion atterrit et s'arrêta près de Grenade, Oblivion se débarrassa du pilote. L'acte impressionna le Bourreau, qui ne s'attendait pas à ce qu'elle aille aussi loin. Vraisemblablement, elle avait tourné le dos à Athéna car la vie d'un de ses alliés n'était pas à prendre à la légère. Cependant, l’Étoile de l'Exécution réservait sa confiance pour le moment où un Surplis prendrait possession d'elle. Les Spectres et la Berserker descendirent donc de l'appareil, laissant derrière eux le cadavre de l'infortuné employé. Ils se dirigèrent ensuite vers la ville, où ils trouveraient la voyante qui pouvait les aider.

La sinistre bande marchait dans les rues ensoleillées de Grenade, guidée par le Russe et la sœur de Prayer. Pendant le trajet, le Dullahan fit une proposition qui sembla intéressante au premier abord, mais dangereuse sur le long terme. Effectivement, la devineresse était selon les Squelettes une personne très courtisée et sa disparition risquerait de causer pas mal de bruit. Comme l'armée d'Hadès préférait désormais se faire discrète hormis quelques meurtres de moindre ampleur, un enlèvement serait dommageable. Wolgorn n'avait pas envie de se retrouver de sitôt avec des empaffés à ses trousses dans son état déplorable. Il balaya donc la suggestion de Rogos d'un ton las :

"Vaut mieux pas. Faire disparaître un laquais c'est une chose, mais avec cette bohémienne ce sera plus compliqué."

Monopoliser cette gitane constituerait un atout mais le risque était trop important. De plus, le ressenti de l'Exécuteur à son égard était plutôt neutre, il ne se voyait pas la molester gratuitement. Bien entendu, si un supérieur leur en donnait l'ordre, il ne pouvait qu'obtempérer et s'emparer de la voyante. En attendant, avec ce soleil de plomb, il avait bien besoin de nouvelles ray-ban.


Dernière édition par Wolgorn le Mar 5 Mai - 10:37, édité 1 fois
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Lun 4 Mai - 15:34
Ils le prennent mieux que je pensais. J'aurais cru que les deux Spectres refuseraient peut-être de monter dans un jet appartenant à Athéna, j'étais en position de faire tomber n'importe qui dans le panneau. Peu importe ce que je choisissais, j'aurais fini traitresse. Mais dans un cas je serais morte, dans l'autre non. Ça ne laisse pas grand place à la réflexion.

-C'est par là.

Alors que l'on se met en route, Rogos propose de forcer la Voyante à rejoindre les Spectres. Après tout, elle est en terrain neutre, pourquoi la laisser nous révéler des informations alors qu'elle pourrait révéler nos intentions à n'importe qui après? Plus j'y pense, plus l'idée de faire face à la bohémienne me fait peur. Et si elle me reconnait? Et si elle sait ce que j'ai fait au pilote, et si elle est prête à le dire aux Saints? N'est-ce pas ce que je veux, au final? Qu'ils sachent ce que je suis devenue? Si c'est le cas, pourquoi l'idée me fait maintenant aussi peur? Peut-être n'était-ce pas comme ça que j'envisageais la chose?

Mais Wolgorn nous rappelle que, la voyante étant très connue ici, la kidnapper ou pire sera trop risqué, pas comme avec le pilote. Les gens vont se poser des questions, et un crime suivi par un autre est découvert plus facilement, et si les criminels sont les mêmes... je suppose qu'il y a plus de chance d'être découvert. Pour le pilote ça m'arrange, mais pour la voyante nous risquerions de ne pas avoir que les Saints à dos. Et ça, c'est risqué. En plus avec Poséidon pas loin qui n'attend sans doute qu'une seule bonne opportunité pour nous sauter à la gorge, on doit garder profil bas. Je hoche donc la tête pour appuyer les dires du Bourreau et nous arrivons devant la maison de la bohémienne.

Elle n'a pas changé. Normal je suppose, je suis venue ici il n'y a pas si longtemps que ça. J'ouvre doucement la porte et entre, suivie de Rogos et Wolgorn. La forte odeur de thé et d'encens me fait suffoquer, mais je tiens bon et avance d'un pas lent et doux, aux aguets. Tout semble tranquille. Est-ce qu'elle est là?

-Bonjour? Il y a quelqu'un?
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EsperanzaMaitre du jeu

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Lun 4 Mai - 18:08
Il y avait bien longtemps qu'on ne lui avait pas rendu une petite visite. Du moins des visites importantes. Car depuis, la plupart du temps on venait lui demander des choses banales. Est-ce que je serai riche ? Est-ce que je connaîtrai l'amour ? La Santé ?
Que cela était fatiguant ! Se disait la Voyante qui en plus avait vu son apprenti partir. Esperanza se consola en s'amusant en inondant l'air de sa demeure avec de l'encens à différent parfum. Tranquillement installée sur son balcon à l'étage, elle sirota en cette journée un petit thé. Observant de là-haut la foule qui se baladait.

Elle savait que bientôt, elle allait recevoir la visite d'une jeune femme qui était déjà venue à sa rencontre.
Terminant sa tasse, la voyante se releva. Laissant sa robe de style Andalou recouvrir ses jambes; lui donnant un air de danseuse de Flamenco, une petite rose rouge dans les cheveux, elle remua son éventail pour se donner un peu d'air. En descendant, elle remarqua son abus au niveau de l'encens.

-" Oui Oui je suis là ! " Déclara la diseuse de bonne aventure d'une voix un peu plus forte que d'habitude comme pour être certaine d'être entendue.
-" Avancez ! Montez l'escalier je suis en haut, nous y serons mieux pour bavarder..."

L'espagnole s'installa dans la pièce, dans le sofa, il y avait en face des fauteuils tout aussi confortables.
Lorsqu'elle entendait qu'ils étaient là, elle se contenta de demander.
-" Je vous écoute ! "
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RogosSpectre du Dullahan | Modérateur
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Lun 4 Mai - 19:41
Ses deux compagnons n'approuvaient pas son idée. Ça, il pouvait aisément le comprendre, mais pourquoi semblaient-ils croire qu'il parlait forcément d'enlever la Voyante ? Ils pouvaient tout aussi bien lui demander, tout simplement : il devait bien y avoir une proposition qui persuaderait la devineresse de travailler exclusivement pour eux. Après tout, le Styx lui-même, le Fleuve de la Destinée, ne coulait-il pas dans le Royaume des Ombres ? Alors certes, l'absence de la diseuse de bonne aventure serait remarquée, mais personne ne trouverait rien à y redire si elle les rejoignait volontairement.

Cela dit... voudrait-il vraiment se reposer sur une bohémienne vénale, qui pourrait tout aussi bien les abandonner pour aller servir le plus offrant ? De manière plus générale, les Spectres pouvaient-ils faire confiance à quelqu'un qui ne portait pas de Surplis ? Au vu des risques potentiels, il valait mieux que leurs supérieurs se chargent de trancher la question. Rogos prit note de leur en parler à leur retour dans l'Au-delà tandis qu'Oblivion toquait à la porte, puis les précédait dans la pénombre étouffante d'une pièce à la décoration rehaussée de voiles colorés et à l'air alourdi par les parfums capiteux.

« Argh, ça sent pire que chez ma grand-mère... » se plaignit le Dullahan dans un murmure, tout en suivant la jeune fille qui gravissait à présent un escalier pour rentrer dans la salle de consultations de la Voyante, laquelle pièce était fort heureusement plus aérée. Tant mieux, ses bronches n'auraient pas supporté de passer plus de dix minutes dans un tel enfer odoriférant. Quant à la devineresse en elle-même... une très belle femme, il devait l'admettre, jouant à merveille la carte du charme mystique et mystérieux ; mais ce n'était pas son physique qui les intéressait.

Les deux Spectres (ou trois, devait-il dès à présent compter la Berserker masquée parmi les leurs ?) prirent place face à leur hôtesse, s'installant avec plaisir dans les fauteuils moelleux, et furent invités à exposer l'objet de leur visite. En tant que meneur semi-officiel de cette mission, l’Étoile de l'Ombre supposa que c'était à lui qu'échoyait ce rôle, ce pourquoi il fut celui qui répondit :

« Mes hommages, mademoiselle. Nous sommes venus pour que vous nous éclairiez sur les moyens de nous débarrasser d'une épine qui perce le flanc des Enfers depuis bien trop longtemps, d'accomplir ce que nul n'avait réussi jusqu'alors. Nous voulons détruire l'Arbre Sapindus. Seulement, nous ignorons comment nous y prendre, et requérons donc l'appui de vos dons. » expliqua-t-il de son ton le plus humble et le plus courtois.

Il espérait que la chance serait avec eux, et qu'ils obtiendraient en ce lieu une réponse autre qu'un « désolée, c'est impossible » ou qu'un « je ne sais pas ». S'ils étaient venus ici, c'était bien parce que des générations de Spectres s'étaient cassé les dents sur cette énigme sans jamais parvenir à en trouver la solution, et qu'il ne se voyait pas se lancer dans d'interminables recherches, surtout sans savoir ni par où commencer, ni ce qu'il devait chercher ; à ce stade, il ne restait plus qu'à s'en remettre à la clairvoyance de ceux qui possédaient une connaissance inaccessible au commun des mortels comme aux éveillés.
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WolgornSpectre du Bourreau
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Mer 6 Mai - 14:56
Le groupe parvint à la maison de la voyante, guidé par la Berserker. L'endroit n'avait absolument pas changé depuis la dernière visite du Bourreau, ce qui l'apaisa un peu. Rien de tel que de se lancer en terrain connu plutôt que de se ramasser des tuiles. Ils entrèrent donc dans le bâtiment, invités par la devineresse qui avait répondu à l'annonce d'Oblivion. Quand la porte fut ouverte, un courant d'air fit refluer une forte odeur d'encens, d'épices et de parfum qui étourdit les Spectres et leur compagne. Même Wolgorn ne se souvenait pas d'une telle atmosphère, sans doute parce que la bohémienne avait décidé d'aérer l'intérieur le jour où il était venu la consulter. A ce sujet, Rogos, tout aussi incommodé, fit un commentaire peu sérieux sur sa grand-mère. Affligé par cette remarque, l'Exécuteur corrigea son partenaire :

"On n'a pas envie de savoir comment c'est chez ta grand-mère..."

L'armée d'Hadès devait faire preuve d'un minimum de crédibilité : il y avait un standard à respecter, quand même ! Ce n'était pas en se plaignant comme des chochottes qu'ils allaient gagner la crainte que leur devait l'humanité. Ceci étant, la bande suivit la voyante jusqu'à sa salle de divination. Apparemment, l'apprenti qu'elle avait embauché la dernière fois n'était pas là, le Russe ne sentait pas sa présence. Les Étoiles Terrestres et la Berserker s'installèrent dans le fauteuil que leur avait présenté la bohémienne et ils en arrivèrent aux affaires. Le Dullahan lui exposa donc diligemment la requête des Spectres concernant l'Arbre Sapindus. Wolgorn hocha de la tête et surenchérit :

"Nous, les Spectres, sommes tout bonnement impuissants face à cet arbre maudit. Même les autres éveillés ne sauraient le couper... mais il doit forcément exister un moyen d'y parvenir !"


L'élimination de ce parasite tenait réellement à cœur aux légions infernales. Ce végétal s'était trop longtemps gavé sur leur sol pour qu'il se permette de les trahir. S'ils le faisaient disparaître, les Spectres se seront débarrassés d'un obstacle à leur hégémonie sur la planète. Quand ce sera fait, le Bourreau pourra se consacrer pleinement à sa recherche de puissance. Quoique, il avait toujours ce procès contre Poséidon, qu'il comptait surmonter avec fierté.
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EsperanzaMaitre du jeu

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Dim 10 Mai - 16:41
Esperanza attendait sagement l'arrivée de la petite troupe. Elle avait honte de son inattention sur l'encens... Enfin, ils ne tardaient pas à se montrer. Lorsqu'ils arrivèrent dans la pièce, la voyante prit son visage le plus mystérieux, le plus sexy, et le plus inquiétant.
Ils étaient à la recherche d'une solution pour détruire un arbre ! L'arbre sapindus. Passant l'un de ses doigts sur sa lèvre inférieure, la jeune femme se plongea dans une profonde réflexion. Ses mains dansaient avec élégances, des mouvements qui s''étirèrent jusqu'au bout des ongles.

-" Une belle mission... MHMMMM MHMMMMMM Voyons ! Voyons ! Puis je vous aider ?! La solution finale est trouble..."
Fronçant ses sourcils, la voyante voyait pour le trio un long voyage, assez loin d'ici. Un homme...
-" En revanche, il existe dans une université à Tel-Aviv un individu qui pourrait vous aider... Oui, je je sens... Cet homme vous approchera de la réponse. "

Esperanza se leva, sereine...

-" Je vous souhaite bon courage ! "
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RogosSpectre du Dullahan | Modérateur
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Lun 11 Mai - 21:08
Le Bourreau appuya verbalement les propos du Dullahan, et il n'en fallut pas plus pour que commence la séance de divination : semblant se plonger dans une profonde méditation, sans utiliser d'accessoires mais agrémentant son attitude de quelques passes, la Voyante se mit en quête de la réponse... Sa gestuelle avait l'air quelque peu artificielle, voire même forcée. Était-ce juste de l'habillage pour impressionner le client ? Rogos lui-même ne savait pas vraiment à quoi il s'attendait en termes de prestation en venant ici, mais il fut surpris par la vitesse de la réponse, et pourtant la devineresse avait pris le temps de ménager ses effets.

« Et bien, c'était rapide. Tel-Aviv donc ? »

Le Spectre scruta attentivement les traits de la bohémienne. Elle avait l'air sûre d'elle, il n'y avait sans doute rien de plus à dire, même s'il aurait aimé quelque chose de plus précis. Enfin, le secret du moyen d'abattre le maudit arbre sacré échappait aux serviteurs d'Hadès depuis des temps immémoriaux, il ne s'attendait pas non plus à ce que ça lui tombe tout cuit dans le bec après seulement quelques heures d'enquête. Il se releva, s'inclina devant la Voyante en la remerciant de ses bons services, paya le prix de la consultation, et entreprit de quitter la maison en faisant signe à ses collègues de le suivre.

Ils traversèrent à nouveau le salon et l'antichambre enfumées du rez-de-chaussée, l’Étoile Terrestre se retenant de faire un commentaire afin de ne pas s'attirer une nouvelle réplique acerbe de Wolgorn. Il attendit d'être dehors pour s'adresser aux deux autres :

« Au moins on n'aura pas perdu trop de temps. Par contre, on doit retraverser toute la Méditerranée dans l'autre sens, du coup... on reprend l'avion, en espérant qu'il reste assez de carburant ? Quoique, non, oubliez ce que je viens de dire, je suppose qu'aucun de nous ne sait piloter ? »

Et zut. La question du moyen de transport était secondaire, mais devoir choisir entre prendre un vol public, passer par les Enfers par le biais de leurs Surplis, ou se taper la route eux-mêmes, comme ils l'avaient fait pour se rendre à New-Atlantis et Asgard...
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Mer 20 Mai - 12:13
Une université à Tel-Aviv... C'était donc là-bas que devaient se rendre les Spectres et Oblivion selon la devineresse. Le Bourreau aurait bien voulu en demander plus mais puisque la réponse se montrerait d'elle-même, c'était inutile de s'embêter. Rogos emmena donc le groupe vers la sortie, ils n'avaient pas de temps à perdre. Wolgorn salua néanmoins la voyante d'un hochement de tête avant de partir et s'assura que la Berserker les suivait bien. Quand la sinistre bande sortit de la demeure parfumée de la bohémienne, le Dullahan fit le point sur le voyage qu'ils auraient à effectuer. Vu qu'aucun d'eux ne savait piloter un avion, ils pouvaient déjà éliminer ce moyen de transport. Il ne leur restait logiquement plus que le passage en Enfer ou le voyage à pied. Pour l'Exécuteur, aucun des deux n'avait sa préférence, quoiqu'il avait besoin de se remettre en jambes. En y réfléchissant bien, il était aussi trop tôt pour mener la sœur de Prayer en Enfer. Elle devait d'abord s'acquitter de sa tâche avant de rejoindre l'Inframonde et s'intégrer aux troupes infernales.

"Dans ce cas on va y aller à pied." déclara le Russe.

Il réajusta sa veste et repensa à l'appareil et au cadavre qu'ils avaient laissé derrière eux. Ce serait problématique si la Fondation gardait une trace du passage des Étoiles Terrestre et de Rage à cause des boîtes noires ou d'un autre dispositif. La précaution indiquait à Wolgorn de détruire l'avion et de faire disparaître la carcasse du pilote afin d'éviter les complications. Il ne fallait absolument pas que le Sanctuaire remonte jusqu'à l'armée d'Hadès. L'affaire étant compliquée, surtout après la défaite des Spectres, le Bourreau voulait être prudent.

"Tant que j'y pense, devons-nous nous débarrasser de l'avion et du pilote avant d'aller à Tel-Aviv ? Il serait mieux de ne pas laisser de traces de notre passage."
suggéra-t-il.

Bien entendu, il s'attendait à ce que l’Étoile de l'Ombre conteste son idée, mais il pouvait toujours proposer une solution plus intéressante. Quant à Oblivion, elle devait aussi avoir son point de vue sur la question. Cependant, elle semblait ne désirer seulement que couper ses liens avec Athéna et ses alliés. Il en reste qu'ils allaient régler rapidement le problème et se rendre directement en Israël.

HRP- Oblivion, à toi de conclure, on racontera le reste en off et on partira direct à Tel-Aviv. -HRP
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Jeu 21 Mai - 16:02
Étourdie par l'odeur de l'encens et du parfum, j'écoute d'une oreille distraite les réponses de la Voyante. Nous nous sommes déjà rencontrées par le passé, mais je crois qu'elle ne me reconnait  pas... normal après tout, qui le pourrait? Tel-Aviv, voilà où nous devons nous rendre pour la suite, peut-être y aurait-il dans cette université quelqu'un avec de véritables réponses pour nous faire avancer dans cette quête... détruire l'arbre Sapindus. Venger Prayer, empêcher une telle chose de se reproduire à nouveau. Ce qui lui est arrivé... je dois empêcher ça. À tout prix. Et un jour lui permettre de revenir, je ne peux pas me permettre d'accepter la seconde mort de ma soeur alors qu'elle a tout fait pour m'éviter le même sort.

Je hoche doucement la tête à l'intention de la bohémienne.

-Merci beaucoup pour votre aide.

Je me lève et suis mes deux "collègues" à l'extérieur pour discuter de la suite de notre mission. Non, personne ici ne sait piloter, avoir su j'aurais épargné le pilote un peu plus longtemps, mais trop tard pour ça. D'ailleurs, une pensée me vient. Je fais signe aux Spectres.

-Attendez. Je veux vérifier quelque chose.

Je retourne dans le jet et après une seconde d'hésitation, je me penche et commence à fouiller les poches du pilote. Il doit bien y avoir quelque chose... avec un sourire de satisfaction je trouve un portefeuille bien rempli. Dommage que le Sanctuaire ne confie pas de ces super cartes de crédits aux troufions... ça aurait pu être pratique. Je me redresse et tend le portefeuille à Rogos. Après la rencontre avec Poséidon, la moindre des choses serait peut-être de le "rembourser." Maintenant... Wolgorn a parlé de se débarrasser des preuves. Une possible poursuite du Sanctuaire est bien le dernier de mes problèmes, j'attends même déjà avec impatience qu'ils arrivent, mais s'ils parviennent à associer au meurtre une activité Spectre ça n'aura pas le même impact. Mieux vaut ne pas laisser ce genre de preuve à portée de main, le Bourreau a raison.

-Maintenant que ça c'est fait, on peut s'en débarrasser. On y va au bidon d'essence et allumette ou au cosmos?

Je sais pas moi, les trucs de feu je n'apprécie pas du tout alors les maîtriser par le cosmos... ne reste qu'à s'occuper de ce problème et ensuite nous pourrons nous remettre en route.

[Quête] Un nouveau début, une nouvelle fin