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GarethChevalier d'Or des Gémeaux
Chevalier d'Or des Gémeaux

Date d'inscription : 29/03/2013
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Jeu 14 Mai - 15:47
Il y avait beaucoup d’agitation ce matin dans le port de New-York devant l’embouchure de l’Hudson River. Une estrade temporaire venait d’être montée, deux personnes s’y trouvait : James Andersen, président de la Paradius Corp et un journaliste du New-York Times au-dessus de tous soupçons. Ce dernier venait de décrocher une interview en Or, celle du PDG de la Paradius Corp qui n'est pas connu pour ses épanchements médiatiques. Devant l’estrade un parterre de journalistes très curieux, la plupart d’entre eux travaillaient pour la presse financière et économique. L’assistante de Poséidon, tailleur stricte et talon aiguilles, aboyait des ordres téléphoniques divers et variés sans perdre son seigneur du regard.

Le journaliste desserra lentement le col de sa chemise, il faisait chaud et l’odeur d'eau mer lui donnait la nausée, mais professionnel jusqu’au bout des ongles il reprit sa série de questions.

-« Monsieur Andersen, vous nous avez longuement expliqué vos objectifs environnementaux, la manière de les financer, les technologies nécessaires à leur réalisation et l’OPA agressive que vous avez lancé pour vous rendre actionnaire majoritaire de la société que vous dirigez. » Il avala une gorgée d’eau et continua « si nettoyer les Océans est une noble tâche, je ne pense pas que l’ensemble des états vous suivront dans une telle quête si je puis m’exprimer ainsi. Ce n’est pas à vous que je vais apprendre que les thèmes environnementaux ne sont pas aux programmes de certains états en plein développement économique. »

Le président souriait, contrairement à son interlocuteur, il n’était pas dérangé par les lieux.

-« Je sais, c’est pourquoi j’invite les chefs d’Etat à se mettre autour de la table pour en discuter. Pour ce faire j’ai mis au point un petit calendrier. »

James Andersen remua sur sa chaise et tira d’une poche de son costume un petit papier plié et le tendit à son interlocuteur qui éclata de rire à sa lecture.

-« Vous n’avez aucun moyen de réaliser un tel calendrier, vous prévoyez d’obliger les dirigeants mondiaux à prendre des mesures draconiennes pour sauvegarder l’environnement maritime ?! Excusez-moi mais vous n’êtes pas le seul armateur sur mer, vos concurrents doivent jubiler devant ces annonces, vous êtes en train de suicider la première multinationale de transport maritime… »

M. Andersen le coupa dans son élan et son assistante le rejoignit sur l’estrade pour lui murmurer quelques mots.

- « Je ne crois pas, Mademoiselle Peterson vient de m’apprendre que nous venons d’acquérir nos principaux concurrents, d’ailleurs je dois vous apprendre que certains de mes homologues viennent de trouver la mort dans plusieurs accidents de la route. Je suis navré d'entendre une telle nouvelle. »

Le journaliste se tourna vers ses techniciens, espérant que l'un d'eux confirme les dires de son interlocuteur. Puis, Poséidon quitta son siège devant le regard hébété du journaliste, ses confrères présents demeuraient muets. Personne ne comprenait réellement la tournure que venait de prendre cette interview… La divinité leur tournait le dos et observa l’Océan Atlantique…

-« Je ne suis pas en train de vous parler d’économie, de politique ou de commerce international, je suis ici pour vous expliquer la quintessence de la vie. Votre race est égoïste, cette planète vous nourrit et vous la considérez comme la dernière des catins … Je suis ici pour rappeler à l’humanité que ce monde existait bien avant elle et existera bien après. »

La terre se mit à trembler, d’abord doucement, quelques secousses tout au plus… Puis l’eau s’agitait, elle refluait lentement, un vent violent se leva sur l’assistance. Poséidon fit exploser son cosmos et dévoila son trident au monde entier. Dans un hurlement strident une masse aqueuse s’éleva des profondeurs. Une dizaine de minutes plus tard un Golem aqueux faisait face à la Grosse Pomme, de la taille d’un petit gratte-ciel il demeurait immobile. Stupéfaits, les journalistes quittèrent les lieux dans un chaos absolu, celui qui interviewer Poséidon tenta de se cacher derrière son siège, un ou deux caméraman tentèrent de saisir l'instant pour le diffuser au monde entier.

-« Je ne suis pas aussi patient qu’Athéna, si ma nièce accorde sa confiance au genre humain je suis loin de sa mansuétude. Si d’ici dix-huit mois aucune mesure n’est prise pour sauvegarder l’avenir de notre planète je détruirai personnellement toutes les sources polluantes de ce globe.

[Op. Es.] Acte 1 Golem de New-York