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RodinSpectre de l'Amphisbène
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Jeu 9 Juil - 23:23
Quelques jours après l'acquisition de mon surplis et l'obtention de mon nouveau grade, j'avais demandé à l'esprit de l'Amphisbène s'il désirait que nous nous rendions en Enfers. Je me souvenais que sa réponse avait alors été des plus surprenantes, là où un esprit m'aurait très probablement répondu par l'affirmative, l'Amphisbène me déclara le contraire. Ce dernier fort intrigué par ma vie avait préféré que je poursuive ma routine afin d'observer comment je gérais ma double vie.

Il était six heures du matin quand j'étais sorti de ma forge secrète. La nuit avait été longue et le travail des plus plaisants, j'avais donné naissance à un nouveau chef d’œuvre, une arme de mort peu commune que seuls les doués pouvait maîtriser. Une arme à feu se greffant au poignet, des canons souples et résistants en rotation autour d'un système à quelques centimètres du poignet et une détente placé au niveau de la paume. Le viseur placé légèrement au dessus du pouce permettait de viser avec une grande rapidité et de faire feu à grande cadence. La forme de l'arme décrivant un cercle et reprenant le système de rotation d'une gatling gun pouvait en surprendre plus d'un. J'avais testé moi-même son efficacité sur une cible avant de la ranger dans un coffret sous scellé en attendant que celui qui avait exposé sa demande d'arme avant-gardiste ne fasse son apparition.

Je m'étais ensuite reposé jusqu'à l'ouverture du bar puis le Angel's Tears avait ouvert à nouveau ses portes de dix huit heures à deux heures... L'ambiance jazzy résonna tôt dans le bar et les clients affluèrent aux heures habituelles. La soirée fut bien remplie et ma caisse aussi remplie qu'à son habitude. C'est alors que j'allais fermer que j'eus un léger frisson d'excitation. C'était comme si j'avais le pressentiment que cette soirée n'allait pas se terminer comme les autres. Je me demandais bien ce qui m'attendait et profitais du calme pour siroter un de mes cocktails spéciaux, un' bloody angel', relativement corsé mais aussi très agréable au palais et procurant une sensation de brûlures suivie d'une douce fraicheur apaisante. Le paradis en bouche comme je m'amusais à le dire à mes clients. C'est à ce moment que j'eus de la visite. Je me demandais bien de qui il pouvait s'agir.
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Mar 21 Juil - 6:08
Il n'était que peu courant de la part du milliardaire Malik Al-Aswad de s'aventurer dans cette partie de la ville. Principalement parce qu'il était un homme occupé, oui, mais aussi parce qu'il n'avait rien à y faire et que l'endroit n'était, à dire vrai, pas des mieux fréquentés. Cependant, contrairement à certains amis au portefeuille bien rempli, il marchait dans ces ruelles dégradées comme si rien ne pouvait lui arriver. Et pour cause, mais cela, qui aurait pu s'en douter ? Son tour préféré à l'égard des pickpockets consistait à leur déclencher une crise cardiaque avant même qu'ils n'aient pu faire un pas hors de la venelle d'où ils le guettaient, poignard ou revolver à la main.

Malgré l'heure tardive, quelques passants peuplaient encore les veines et les artères de cette Grosse Pomme à la chair de béton. La ville qui ne dort jamais portait bien son nom. Bien qu'il se soit coiffé d'un borsalino noir tout ce qu'il y a de plus sobre, ils semblaient être plusieurs à l'avoir remarqué - et ce en dépit d'un soutien notable de la part des lampadaires, presque tous en fin de vie (et il n'y était pour rien, cette fois-ci). Les « est-ce lui ? » se lisaient dans ces petits yeux avides qu'avaient tous les humains du point de vue de Thanatos... Même s'il relativisait désormais. Lui-même n'avait-il pas passé des décades, des siècles à ignorer qu'il était dévoré par les démons de l'envie ?

D'un léger tintement, la porte trahit son entrée. Son pas était étrangement gracile pour un homme de sa taille, mais pas dépourvu de panache. Sans qu'il n'ait eu besoin de le toucher, l'écriteau s'était tourné pour indiquer la fermeture du bar. Respect des horaires oblige. Sombre comme un jour de deuil, sa silhouette aurait pu passer pour avoir été découpée directement à même la nuit noire qui régnait au-dehors. Ce soir, les étoiles avaient fui la voûte : ne restait que la pénombre. Malgré la légère bruine que l'on pouvait entendre chanter sur le pavé, il était entièrement sec. Venant s'asseoir au comptoir, il tira son chapeau d'une main leste et le posa à côté de lui.

Un bourbon, je vous prie.

Une commande que le tenancier ne devait pas voir souvent dans cette partie de la ville, ce type de liqueur étant tout de même assez onéreux. Ce qui ne voulait pas dire qu'il n'en avait pas - ce dont son dernier client ne semblait pas douter un seul instant. Bien que ce soit l'un des endroits les mieux éclairés du bar, puisque sous les yeux du barman, il aurait aussi bien pu s'installer dans un coin d'ombre tant sa silhouette refusait obstinément d'être mise en lumière. À croire que les ombres autour de lui lui constituaient un deuxième manteau qu'il n'était pas pressé de retirer. Tâchant de trouver en ce siège un confort relatif - il était plus habitué aux fauteuils rembourrés -, il engagea la conversation :

Comment vont les affaires ? fit-il sur un ton banal à souhait.
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Mar 21 Juil - 21:59
Une fois que la sonnette avait retenti, mon attention s'était tournée vers mon visiteur. Ce dernier était vêtu d'un ensemble noir classe et coiffé d'un borsalino assorti. J'esquissais un sourire à mon dernier client de la journée et remarquais que l'aura qui l'entourait était différente des habitués de mon bar, c'était d'ailleurs la seule personne qui me faisait me sentir menacé. Cela ne pouvait venir que d'un autre éveillé... Et d'ailleurs l'esprit de l'Amphisbène m'avait fait remarquer qu'il s'agissait très probablement d'un être redoutable que je ne devais pas traiter à la légère.

Une fois mon invité confortablement assis, il me commanda un bourbon. Voilà une commande qui n'était pas courante. Je souriais et servais mon client avec classe et raffinement.


Rodin - "Et voici, votre bourbon. Très bon choix d'ailleurs. Je vois que vous êtes un connaisseur."

J'observais mon interlocuteur et remarquais que les ombres avaient tendance à lui coller à la peau car même l'éclairage du comptoir n'était suffisant pour révéler clairement le visage de mon hôte. Je restais sur mes gardes tout en observant à travers mes lunettes sa silhouette. Cet homme était un être étrange, il transpirait le charisme et le mystère et son aura avait piquée ma curiosité. Qui était-il ? Était-ce un probable allié ou un ennemi ?

Pour une fois, je ne pouvais m'empêcher de ressentir une certaine nervosité et une envie d'en connaître plus sur celui qui avait su me donner une impression de menace et de faiblesse. Ce dernier avait alors ouvert la conversation sur une question sur un ton des plus banals. Il m'avait demandé comment se portait mes affaires et à cette question je ne pus m'empêcher de rire.


Rodin - "Fort bien, cher client. D'ailleurs avec votre venue, je dirais même qu'il y a du progrès par rapport à hier. Mais tout dépend de ce que vous entendez par affaires. Vous savez, je croise des nouvelles têtes tous les jours à mon bar. Certains viennent par curiosité, d'autres à la recherche de sensations fortes. Certains viennent ici à la recherche de détails sur les rumeurs circulant à New York ou tout simplement pour l'ambiance jazzy.

J'ai cru comprendre que c'était votre première visite au 'Angels' Tears', je vous souhaite la bienvenue et pour commémorer cet évènement, je vous fais cadeau de ce bourbon qui, j'espère, est à votre goût.

Mais dites-moi, qu'en est-il de vous ? Qu'est-ce qui vous amène ? Je vous imagine mal entrer dans mon bar juste parce que vous avez vu de la lumière.
"

J'essuyais un verre tandis que j'observais dans les yeux l'homme qui me faisait face, même si les ombres semblaient décidées à m'empêcher de plonger mon regard dans le sien. Voilà qui promettait d'être amusant, j'avais hâte de savoir à qui j'avais affaire.
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Dim 26 Juil - 19:38
Disons que j'ai eu le temps d'affiner mes goûts.

Ce n'est que l'affaire de quelques siècles. Qu'ils soient gourmets ou œnologues, il doutait fort que quelque expert encore vivant à ce jour puisse rivaliser. C'eût été une autre carrière dans laquelle il n'aurait eu aucun mal à exceller... Mais bien moins lucrative, il fallait bien l'avouer. Remerciant le barman d'un signe de tête, il s'empara du verre et le porta à ses lèvres. Pas de glaçons, l'homme connaissait son affaire. Cela étira quelque peu le coin de ses lèvres avant qu'y glisse un mince filet de la boisson alcoolisée. Un tel breuvage se devait d'être savouré. Un tel raffinement devait en effet le changer de sa clientèle habituelle.

En voilà au moins un qu'il n'aurait pas à traîner dehors après qu'il ait perdu connaissance la tête dans la cuvette, devait-il se dire. En fait, presque tout chez le Faucheur jurait avec l'ambiance du quartier. De la même manière que Wall Street n'est pas connue pour ces mendiants, on ne s'attend pas à trouver un homme d'affaire dans ces recoins sinistrés... Même si l'Angel Tears était loin d'être le pire troquet en ces contrées, il ne devait pas voir passé tous les jours des individus aussi racés, non ; c'était donc déjà un miracle en soi. Thanatos en avait bien d'autres dans sa manche. Il reposa sa consommation sans qu'elle n'émette le moindre bruit au contact du bois.

Ravi de l'entendre. Néanmoins... Je ne parlais pas de ce genre d'affaires.

Quand il écarta les doigts, ce fut pour révéler que son verre avait changé de forme. S'il semblait toujours à même de remplir sa fonction première, un minuscule interstice autorisant encore le passage des liquides, son apparence était désormais celle du Surplis de l'Amphisbène dans sa forme non-déployée. Un message clair, pour qui savait le déchiffrer. Autour d'eux, les ombres s'animèrent, dégoulinant de toutes les surfaces - murs, plafonds, planchers - pour se concentrer autour de lui. Étrangement, ses traits, eux, parurent s'éclaircir, apparaître enfin dans la lumière - bien que la danse des ombres laissât l'éclairage inégal du bar largement minoritaire.

Bien que se tenant sur un tabouret, le Dieu de la Mort se redressa aussi droitement que s'il avait été pourvu d'un dossier. Sa stature déjà massive - supérieure même à celle du patron, pourtant loin d'être un gringalet - en parut décuplée ; à moins que ce ne soient les formes obscures frémissant dans son dos qui ne lui donnent la semblance d'un géant. Sa silhouette était inchangée ; celle, nocturne, qui frémissait dans son dos, prenait en revanche des allures chimériques. Dans toute cette pénombre, seul l'averti aurait pu voir luire les contours d'un pentacle... Joignant les mains sous son menton, il avisa son interlocuteur avec une quiétude surnaturelle.

Oh, vous savez qui je suis. Ses yeux s'éclairèrent comme d'obscures étoiles dorées. D'un ton joueur mais où flottait néanmoins une note impérieuse, il déclara : Dites-le.
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Lun 27 Juil - 22:11
La réponse de l'inconnu me conforta dans mon avis qu'il s'agissait bien plus que d'un consommateur doté d'un très bon goût, j'avais face à moi un expert au palais plus que délicat. Un être doté d'un raffinement plus que développé.

À ma réponse, concernant 'mes affaires' qui englobaient en fait mes multiples activités diurnes, le grand homme au cheveux de jais ondulés avait révélé le sens de sa venue avec une finesse d'esprit des plus grandes. J'avais énormément apprécié sa façon de me présenter le sens de sa venue. Le verre posé sans un bruit sur le comptoir prit la forme du surplis de l'Amphisbène non revêtis.

Tandis que les ombres dansaient au niveau du comptoir, l'esprit de l'amphisbène m'avait mis en garde d'une voix teintée de peur. Si ce dernier avait pu prendre forme physique à mes côtés, son visage aurait pâli d'un seul coup et il aurait été déformé par une peur bleue. Je ricanais légèrement devant le message transmis tandis que l'esprit me reprochait ma réaction et renouvelait sa mise en garde. Il était terrorisé et à juste titre car j'avais face à moi, d'après ses dires, un Dieu. Et pas n'importe lequel, c'était le Dieu de la Mort.

C'est à ce moment que l'homme se redressa et m'ordonna d'une façon impérieuse que je lui dise son nom tandis que son ombre lui donnait l'allure d'un géant. Je ricanais et appréciais la mise en scène puis décidais de lui répondre.

Je m'inclinais légèrement comme un acteur pour le saluer et lui répondais.


Rodin - "Si j'en crois les recommandations incessantes de l'Amphisbène et à partir de ce que je peux voir, une aura surpuissante teintée de mort, un charisme à faire pâlir les plus insolents et puissants des spectres.

Vous êtes Thanatos, le faucheur d'âmes, le Dieu de la Mort.

Une des rares entités auxquelles j'accepte de rendre des comptes. Ah et l'Amphisbène est tétanisé et silencieux à présent. Il faut dire que votre charisme l'a quelque peu impressionné.

Quand à moi, hé bien, j'avoue que je ne peux qu'être admiratif, vous êtes la première personne qui me fait me sentir en danger et face à plus fort que moi. C'est avec plaisir que je répondrai à vos commandes sur terre ou en Enfers. Et par égard pour vous, sachez que si vous désirez des armes humaines personnalisées, le 'Gates Of Hell' sera ravi de vous ouvrir ses portes et de répondre à vos demandes avec des prix pour les VIP.Mais revenons-en à notre sujet principal. Qu'attendez-vous de moi?
"

Je me redressais puis observais la divinité qui me faisait face de mes yeux rubis luisant d'une lueur rouge maléfique sans confronter mon regard au sien. J'observais la magnificence de son aura divine et la noirceur de son cosmos. C'était un spectacle impressionnant et hypnotisant tel le spectacle d'un volcan en éruption ou le flux et reflux de la marée. Je savais respecter la hiérarchie infernale et en l'absence du Seigneur des Enfers, il était vivement recommandé de s'attirer la sympathie de la divinité actuelle y assurant l'intendance. J'attendais à présent la réponse du dieu et me demandais s'il n'allait pas m'inviter à rejoindre le monde infernal.
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Jeu 20 Aoû - 1:29
La réponse de son vis-à-vis parut satisfaire l'homme d'affaires - car c'était bien ce qu'il était, quelle que soit la vérité cachée. Laissant planer un suspens qu'il espérait à couper au couteau - confondre un dieu avec un autre en aurait outragé plus d'un ; il se souvenait de quelques exécutions spectaculaires -, il fit couler dans sa gorge un nouveau filet du breuvage. S'humectant les lèvres pour en compenser la brûlure languide au creux de sa gorge, il afficha un de ces sourires qui cachent tout et ne disent rien. Pendant une seconde qui dura toujours, il le fixa d'un oeil doré, comme sur le point de mordre. Puis, enfin, la parole mit un terme à l'affaire :

C'est exact, confia Thanatos d'un air matois, mais gardez cela pour vous.

Non qu'il tint à en faire un secret d'état... Mais certains auraient pu mal vivre que l'homme à la tête d'une des plus grosses fortunes de la planète soit l'une des plus sinistres divinités que le panthéon grec ait jamais compté. Les éveillés n'étaient pas partout les bienvenus, et s'il ne doutait pas que ce soit le cas dans ce bar pour d'évidentes raisons, il suffisait d'une rumeur malvenue pour entraîner les plus vives réactions. Et il ne tenait ni à renoncer à ses fonctions, ni à perpétrer un génocide pour gagner le droit de les garder. Sa tête paraîtrait en couverture du Times encore longtemps... Ou s'ancrerait dans l'imaginaire collectif comme étant l'authentique visage de la terreur. Il n'y avait pas d'autre option.

Allons, il n'y a pas de raison. Nous sommes entre amis, n'est-ce pas ?

L'ambiance dans la pièce s'allégea peu à peu, jusqu'à redevenir celle qu'elle avait toujours été. La pénombre réintégra sa tenue - chaque fibre de ses vêtements si noirs que la nuit en semblerait presque terne. Les recoins du troquet ravalèrent les leurs, comme ramenant les prisonniers au cachot d'une main de fer après une évasion manquée. Ayant à nouveau reposé son verre, Thanatos fit courir l'index sur le rebord, sondant toujours son interlocuteur. Malgré l'apparente nonchalance de son geste, il demeurait évident qu'il n'aurait pas à en faire beaucoup plus pour que tout être à sa portée rende l'âme au sens propre.

Rien de spécial, répliqua-t-il sereinement. J'avais à faire dans les parages, je suis donc venu voir comment vous alliez. J'espère que vous avez eu l'occasion de peaufiner votre technique ? C'était après tout ce pourquoi il l'avait laissé de côté, bien que même l'Amphisbène ne puisse le savoir. Il se redressa, toujours aussi infrangible même sans l'action de son pouvoir. Vous ne devez pas le savoir, mais la guerre fait rage, là en bas. Nous pourrions avoir bientôt besoin de vos services. Il eut un vague geste de la main, balayant par avance une réflexion éventuelle. Pas encore. Pas maintenant. Je ne voudrais pas prendre le risque de vous y perdre, et je doute que vous soyez pressé que je doive vous ramener. Mais ce ne sera plus long avant que votre marteau puisse trouver sous ce monde de quoi réparer. Ses pupilles animales scrutèrent l'alcool au fond de son verre. Ma seule question sera donc : êtes-vous prêt ?
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Jeu 20 Aoû - 21:08
Pendant que j'observais l'aura de la divinité qui se présentait devant moi, cette dernière me répondit. Ses paroles sonnaient au début comme un vif conseil. Je me demandais bien pourquoi il avait songer que je puisse révéler son identité à qui que ce soit. S'il y avait bien un lieu où les secrets restaient enfouis dans la noirceur, c'était bien le 'Gates Of Hell'...

L'ambiance s'allégea un peu quand le seigneur de la mort répondit à mon constat. Je me demandais s'il avait compris que nous étions deux face à lui et que l'Amphisbène avait préféré que je garde mon libre-arbitre au lieu d'assoir sa domination et d'asservir mon esprit. J'émettais un léger rire, les bras croisés à sa réponse puis prêtais attention à son retour quant à sa présence dans mon humble bar.

Sa question sur ma technique me fit élargir mon sourire tandis que l'esprit du surplis se retenait difficilement de râler tout ce qu'il savait. Sa suggestion au sujet de rejoindre les Enfers pour m'atteler à la forge me plut, tant par sa tournure que par par son fond. Et sa dernière question eut le mérite de me faire rire. Les bras toujours croisés, je répondais avec franchise et sans prétention au Dieu de la Mort.


Rodin - "Je ne pense pas que qui que se soit parmi les vivants ne soit préparer à rejoindre Inferno, Elysion ou même le purgatoire... Bien que ce soit la raison de mon pacte avec l'Amphisbène, je crois bien que seul un spectre, j'entends par là, l'âme réincarnée du surplis, peut être prêt à ce qui m'attend... Mais comme dit plutôt, si jamais vous avez une requête à formuler, c'est avec plaisir que je la réaliserai. Ou devrais-je dire nous la réaliserons.'

Je marquais un court instant de silence avant de rajouter une dernière affirmation.

Rodin - "Je viendrai le moment venu mais pour l'instant, il s'avère que ce dernier souhaite observer mes hobbies et mes techniques. Une fois qu'il en aura vu assez, c'est avec plaisir que je ferai résonner mon marteau en Enfers."
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Mer 21 Juin - 9:08
Prends le temps qu'il te faudra, dit le Faucheur, tant que tu réponds à l'appel le moment venu.

Si, au vu de sa carrure, il doutait que Rodin soit totalement incapable de se défendre, ce n'était sûrement pas sa spécialité. Même pour un Spectre, la forge des armures était d'une rare exigence ; on peut difficilement s'y consacrer tout en maintenant un niveau de combat proche de ses petits camarades. Un tel talent devait être préservé - et même si son porteur était immortel, les événements d'il y a trente ans avaient appris (rappelé) à Thanatos de se méfier des imprévus.
Et puis, n'ayant lui-même pas pris part aux hostilités, il serait mal placé pour lui reprocher - même s'il en aurait parfaitement le droit en tant que dieu chtonien. Mais non : il n'aurait servi à rien de le jeter dans une bataille perdue d'avance, si ce n'est lui faire prendre des risques inutilement. C'est quand il faudrait reconstruire qu'il révélerait son plein potentiel. Quant aux requêtes qu'il pourrait déposer, ce n'étaient pas les idées qui lui manquaient ; mais encore fallait-il que l'Étoile survive assez que pour leur donner le jour. Qu'il parvienne déjà aux Enfers sain et sauf, et l'on verrait ensuite.

Je te déconseille cependant de faire savoir que tu étais ici pendant tout ce temps lorsque tu te décideras à descendre. Certains pourraient mal prendre que tu aies préféré servir des verres que venir à leur aide.

De même qu'ils pourraient mal prendre que le Dieu de la Mort préfère écluser l'un de ceux-ci ; la différence étant que dans son cas, personne n'oserait lui faire la remarque. Mais pour ça, encore faudrait-il qu'ils le sachent - ce qui dépendait entièrement de l'Amphisbène ; s'il savait un tant soit peu ce qui était bon pour lui, il se garderait d'en faire mention. D'autant qu'il ne pourrait pas le faire savoir sans se vendre lui-même - et de ce qu'il avait déjà pu observer des forces spectrales, il y aurait plus d'un volontaire pour lui faire avaler en représailles ses verres à cocktail ; peut-être même le shaker allant de pair.
Terminant la larme de bourbon qui patientait au fond de son verre, il se releva calmement ; si mondains soient ses gestes, chacun d'eux comportait une sorte de solennité sépulcrale. S'il n'avait eu son visage placardé sur les magazines consacrés à la finance, on aurait pu le croire croque-mort, ou quelque chose d'approchant. Sans qu'il ne l'ait vu l'y déposer, le futur forgeron pourrait trouver sous le verre évidé de quoi régler l'addition, ainsi qu'un généreux pourboire. Il lui devait bien ça pour lui avoir tenu compagnie alors que leur monde était en train de s'effondrer.

À bientôt, fit simplement Thanatos avait de franchir la porte d'entrée. Et, s'il n'avait rien dans les mains, quand les lumières des néons projetèrent une dernière fois son ombre au sein de l'établissement, son seul occupant aurait pu jurer qu'elle tenait une faux.

Citation :
Histoire de conclure proprement ce FB tombé dans l'oubli.

[FB] Une rencontre aux portes de l'Enfer [PV Thanatos]