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RodinSpectre de l'Amphisbène
Spectre de l'Amphisbène

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19.07.15 22:36
L'heure de raviver le flamme !

Après plusieurs semaines à redonner sa gloire d'antan à Dité, je m'étais permis une petite pause au Gates Of Hell. Mon affaire s'était bien passée en absence, j'avais bien fait de remettre la permanence entre les mains d'un homme de confiance. J'avais quelques demandes d'armes sur mesure et cela ne m'avait qu'une poignée de minutes pour les réaliser.

À mon retour à Dité, j'avais eu la surprise de me voir remettre deux surplis à réparer. Ces surplis étaient apparemment des connaissances de l'Amphisbène. L'esprit savoura d'ailleurs sa vengeance en se moquant ouvertement d'eux et de l'état dans lequel ils se trouvaient. J'avais haussé les épaules suite à ses remarques et les avais emmenés à l'intérieur de la forge.

Là, en fouillant dans les souvenirs que je partageais avec mon surplis, j'apprenais la méthode pour ranimer une armure et la réparer. Si mon credo était de détruire pour créer et de créer pour détruire, il en était une toute autre histoire pour la réparation des armures. Ces dernières avaient besoin de sang et pas n'importe lequel, du sang d'éveillé...

Je soupirais devant la tâche qui m'attendait puis m'emparai d'un petit couteau que j'utilisais parfois dans mes outils de forge pour graver mes créations et m'entaillait la paume de la main tout en observant de mes yeux rubis le cosmos présent dans les surplis. Je commençais par le surplis de l'étoile terrestre de l'Inspiration, la muse. De nombreuses fluctuations se trouvaient au niveau du plastron de l'armure d'ébène. J'y faisais couler mon sang lentement pour l'abreuver.

Je réalisais alors que peu à peu, à chaque goutte le cosmos au sein de l'armure réagissait et s’accroissait par pics comme si elle recevait une décharge électrique. Bien que la philosophie d'approche pour cet œuvre était différente de celle de la forge, elle partageait cependant certain point commun avec elle, elle demandait de la rigueur, de la persévérance, une grande précision et des actes minutés.

La forge exigeait d'être rapide et précis tandis que la réparation d'être patient et minutieux. Je prenais cela comme un défi et poursuivais mon travail.

Après quelques heures, l'armure semblait prête à recevoir la dernière intervention. Je prenais une poignée de poussière stellaire et l'en imprégnais pour finaliser la réparation. Mon œuvre terminée pour le surplis de la muse, cette dernière s'était mise à luire d'une lueur malveillante.


Dernière édition par Rodin le 19.07.15 23:34, édité 1 fois
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19.07.15 23:33
Après cette première réussite, je me sentais légèrement abasourdi mais je ne comptais pas m'arrêter en si bon chemin. Le second surplis à réparer représentait Nephilim, il s'agissait de l'armure de l'étoile terrestre de la Passion. Ce dernier n'avait de cesse avec le spectre de l'inspiration de railler leur supérieur, le spectre de l’Étude.

Ce dernier savourait d'ailleurs sa douce vengeance tandis qu'il m'observait réparer les surplis dans lesquels leurs esprits résidaient. La seconde armure était plus amochée, le flux de cosmos semblait presque interrompu. J'allais devoir faire couler plus de sang pour la réparer et cela ne me plaisait guère. Plutôt que de restaurer, je préférais créer...

Je m'entaillais l'autre main plus profondément et l'offrais à la protection dans laquelle résidait l'esprit de la passion. Le sang coulait abondamment et le cosmos malfaisant résidant dans l'armure croissait à vue d'oeil. Je ricanais légèrement quand je remarquais que mon sang avait un puissant effet sur ces surplis. Il fallait croire que le rang aidait. Après quelques heures, je suivais le même processus que pour la muse et me réjouissait de voir Nephilim de nouveau comme neuf.

Les deux armures luisaient d'une aura sombre et rayonnaient à la lueur du brasier de la forge. J'esquissais un léger sourire avant de rejoindre la zone de repos que j'avais faite aménager dans la forge. Je perdis connaissance sur mon lit d'appoint et sombrais dans un sommeil dénué de rêves. Le sommeil fut réparateur et j'émergeais frais et disponible quelques heures plus tard.

Ma tâche de forgeron des enfers terminée, il ne me restait plus qu'à me tourner vers ce qui m'intéressait vraiment, un entrainement à la forge. Après la corvée, il était temps de faire place aux loisirs.

Il faut détruire pour créer mais le sens du sacrifice pour réparer ![Solo]