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LargoGuerrier des Ombres de Persée
Guerrier des Ombres de Persée

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Mer 26 Aoû - 14:30
Ils ont dit à la téloche, dernièrement, qu'il se pourrait qu'on ait retrouvé le bout d'avion d'un Boeing, sur les côtes d'une île. Bien sûr, à moi, comme on ne me la fait pas, j'ai tout de suite su qu'il s'agissait forcément d'autre chose... pour ne pas dire plutôt un bout d'armure ou d'architecture mythologique. Alors je me suis rendu sur les lieux, au plus vite, pour vérifier par moi-même.
Une fois sur place, en revanche, si les journalistes et les experts ont l'air de faire leur boulot d'enquiquineurs curieux, que penser de la foule lambda qui s'est, elle aussi, ramenée pour encercler toute la zone ?!

Ainsi, quand je débarque au plus près de la scène, incognito dans ma tenue de simple civil et touriste, je tire la grimace. J'ai pourtant bien essayé d'être poli -au début, du moins-, mais je vous avouerais que rabâcher sans cesse du "pardon", "excusez-moi", "je voudrais passer, s'il vous plaît", etc... ça finit par me gonfler au plus au point !
Alors deuxième étape, le forcing ! Quelques coups d'épaules bien sentis s'avèrent bien plus efficaces. Et ce, quitte à être désolé ensuite, ou d'accuser un autre de m'avoir poussé.

_ Fiouuu ! Soupiré-je après ma petite sérénade à succès. Me voilà enfin aux premières loges.

Je me frotte les mains, le temps de scanner autour de moi, pour déchiffrer ce qui m'attendra ensuite. Visiblement, du cordon de sécurité. En gros, à partir de cette ligne, plus personne n'est autorisée à franchir de l'autre côté. À moins de posséder une carte spéciale, évidemment.

Enfin, tout le monde sait bien qu'en tant qu'éveillé, je suis naturellement un être très spécial. Et donc, de ce fait, on peut dire que j'ai logiquement tous les droits. N'est-ce pas ?
J'esquisse un dernier sourire mesquin aux autres convives alentour, et je m'engage de l'autre côté de la barrière. Là, bien sûr, des témoins s'affolent légèrement. Bons citoyens qu'ils sont, ils râlent et cherchent déjà à me dénoncer à qui veut bien l'entendre.

_ Vous ! Monsieur ! On ne passe pas !

Grrr ! Avant même de savoir à qui provient cette voix d'agent de sécurité, je balance un regard noir vers la foule. En plus, comme j'ai la célèbre gorgone au fond de moi, j'ai l'impression que je fais plus que les menacer des yeux, héhé !
Bien fait pour leurs gueules !

_ Euh... Reprends-je ensuite, cette fois-ci, vers le type en uniforme qui me bloque la route. Désolé, j'avais pas vu.
_ Hin hin hin ! Répond-il pas du tout convaincu par mon excuse.

Le gars sort même son arme de service, après avoir pressenti que je n'obéirai pas comme un vulgaire toutou. Cependant, il tremble même un peu des genoux.

_ Je ne le répèterai pas ! Rentrez tout de suite dans le rang. Cette affaire ne vous concerne pas !
_ Bah, en fait, si.

J'ai dit ça le plus sincèrement du monde, hein. Mais lui ne l'a pas entendu de cette oreille. Il a cru que je me moquais. Bref, il a donc pris ça comme la provocation de trop.

Et bang ! L'enfoiré presse la détente.
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Ven 28 Aoû - 9:53
Eh non ! Je ne suis pas mort la seconde suivante. Comme si Tout-dur Largo pouvait succomber aussi facilement ? Même du haut de son... piètre rang Bronze, pfff !
Résultat, mon agresseur tombe des nues quand il s'aperçoit que rien ne se passe comme la logique voudrait. Tout ce qu'il a gagné, c'est de faire paniquer la foule un peu plus.

En ce qui me concerne, il a simplement suffi que je me décale d'un centimètre ou deux, puis que je revienne à ma position de départ. Tout ça en un éclair. Ni vu, ni connu pour le commun des mortels, quoi.
Par contre, sans plus attendre, mon poing s'enfonce dans son pif. De un, pour neutraliser cette foutue menace. Et de deux, parce qu'un glandu avec un pistolet entre les mains, c'est mal.

_ Ah bravo ! Tu vas ramener la cavalerie maintenant !
_ Mais... mais... comment ?

Le mec reste coincé dans sa stupéfaction. Il ne me calcule déjà plus. Je le laisse donc rêvasser en solo.

Dès que je me suis assez éloigné de l'incident, d'autres bonhommes armés se pointent pour me faire obstacle. Ils m'accusent tous sans hésitation, en même temps qu'ils me demandent ce qui vient de se produire. Et vas-y que je n'ai rien à faire dans les parages ! Que si un coup de feu a été donné, c'est que je l'ai sans doute mérité !
Au bout d'un moment, mes oreilles sifflent tellement que ça en devient insupportable. Et conclusion, il est donc grand temps d'opter pour du sérieux ménage. J'appelle tout bonnement ma Black Cloth, illico presto. Comme ça, lorsque mes parties d'armure me recouvrent entièrement le corps, je me sens bien mieux protégé, en quelque sorte.

Par-dessus le marché, ça cloue également le bec de tous ces flics. Ils viennent enfin de remarquer qu'ils font face à un de ces satanés chevaliers aux pouvoirs étranges. De plus, dans le feu de l'action, il y a aussi des chances pour que je passe en direct sur les écrans du monde entier. Beh oui ! La presse fait déjà son reportage pas loin sur leur soi-disante découverte de morceau d'appareil.

_ Dégagez. C'est tout ce que je demande.

J'ai dit ça calmement. Mais comme il fallait s'y attendre, les gêneurs se ressaisissent très vite et me braquent de nouveau aussitôt avec leurs flingues. Probable qu'ils s'estiment bien plus forts à plusieurs face à un mec tout seul ?

Tant pis pour eux ! En effet, ils ne veulent pas m'obéir. Au contraire, ils me récitent de nouveau les règles que j'ai enfreintes. Du coup, on me somme de n'opposer aucune résistance le temps qu'on m'arrête comme il se doit.

_ Bwaaarrrh !!! m'écrié-je très en colère, poings serrés.

C'est surtout une manière de déployer mon cosmos au max, hein. Avec un bon cri de guerre rempli de fougue, c'est tout de suite plus accrocheur.

Mes opposants sont littéralement propulsés dans les airs, sans comprendre ce qui leur arrive. Puis, leur mauvaise chute, entassés l'un sur l'autre, me fait comprendre qu'ils ne sont pas près de se relever de sitôt. Super ! Ça ou alors ils simulent déjà leur mort, de peur des représailles. Mouhahaha !
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Dim 30 Aoû - 17:22
Malheureusement, je n'ai pas le temps d'apprécier mon petit spectacle de qualité. De la énième populace ne tarde pas à venir me marcher sur mes plates-bandes : les chaînes télé du coin et autres paparazzis du genre.

_ Eh merde !

Non, je ne suis pas en train de me plaindre de les avoir aimantés un peu plus jusqu'à moi. Je viens surtout de me rendre compte qu'à cause de mon précédent show, c'est peut-être l'occasion en or aussi d'envoyer un signe à d'autres rivaux. De poids, ceux-là. Et de leur envoyer une invitation à me rejoindre, en quelque sorte.

Il va de soi que je me ferai une joie de les écraser ou de les pétrifier, là n'est pas le problème. Mais ça m'embêterait juste que notre discussion musclée démolisse un peu trop le terrain, avant même d'avoir pu jeter un oeil sur la cargaison retrouvée dans les environs. J'aurais fait le déplacement pour rien, quand même !
Qui plus est, si je me suis également rendu dans cette contrée du globe, c'est pour que ma faction des Black Knights sache, en retour, réaliser une meilleure expertise que les cloportes en blouse déjà en train de fouiner ici et là, non loin. On n'est tout de même réputé pour notre capacité de fabrication, ne l'oublions pas !

Sur ce, d'un geste mou du bras, je dégaine mon plus faiblard Medusa Slash en direction de la troupe de journalistes. La technique a rapidement pour effet de faire clamser tout leur outillage : caméras, perches de son, micros, appareils photo, dictaphones, et j'en passe...
En échange, j'ai droit d'être insulté de tous les noms. Il y en a même qui espèrent pouvoir me punir avec autre chose que des vulgaires mots, style bras d'honneur. Mais puisque je tourne le dos, m'apprêtant ainsi à les ignorer, ils s'interrogent. Peut-être se demandent-ils si ça vaut le coup de frapper lâchement un homme... et au final, passer pour le méchant de l'histoire ?

_ Retenez bien mon nom, si ça peut vous faire plaisir, ajouté-je pour couper net à leurs querelles de gamins. Je m'appelle Largo. Chevalier Noir de Persée. Et le premier qui fait un pas de travers, il aura le mérite de terminer comme une statue, haha !

Et bim ! Silence total, tout à coup. On dirait que j'ai réussi à jeter un froid tès convaincant dans l'assemblée. En tout cas, deux petites lumières brillent dans mon dos, au travers de ma longue et épaisse chevelure. Rien d'extravagant... juste de quoi leur mettre le doute. Et à la rigueur, leur glacer le sang. Métaphoriquement parlant, bien entendu.
M'est avis que depuis l'apparition en public d'Athéna, tous ces guignols sont devenus balaises en histoire. De ce fait, ils doivent savoir à quoi ça fait référence.

Bref. Je reste planté là encore une seconde ou deux, le temps de savourer ma toute puissance. Puis je les abandonne à leur contemplation. Je crois bien qu'il ne reste plus que les scientifiques dans mes pattes, à présent. Donc ce sera du gâteau pour les envoyer promener ailleurs, j'en déduis d'avance.
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Mar 1 Sep - 11:45
_ Yo ! Salut les nazes ! Fais-je tout en m'approchant de la zone d'exploration. Alors, ça boume ?

C'est le choc dès qu'ils me voient. Tomber sur un rebelle blondinet dans son armure noire, ça leur fout grave les jetons. Ils sont tellement cloués sur place, qu'ils ne pensent même plus à reprendre leur mission.

_ Toi, raconte ! Relancé-je à l'un des timides, tout de blanc vêtu.
_ Hein ? Baragouine-t-il en claquant des dents.
_ Ose me dire que c'est du débris d'avion...

Je croise les bras et j'éclate de rire brièvement. Le genre de petit rire diabolique, quoi. Je veux qu'il sache que je n'ai pas que ça à faire, même si je ne suis pas contre un petit peu de mise en scène. Voir tous ces ploucs en train de se dandiner de peur, c'est presque un régal.

_ Eh bah...
_ Oui ? Allez, tu peux le faire.
_ On ne sait pas encore ce que c'est...
_ Tu ne sais pas ? Ou tu ne veux pas me le dire ? C'est pourtant dans ton intérêt, héhé !

Finalement, c'est à se demander à quoi peuvent bien servir ces types, pfff. Moi qui pensais que c'était leur métier. Et conclusion, même pas foutu de me refiler un début de réponse, d'après leurs premières constatations.

En ce qui me concerne, de là où je suis, pas moyen non plus de décrypter quel genre de débris on a affaire. Est-ce que c'est vraiment de l'orichalque ? Je n'arrive même pas à différencier l'or du bronze, par exemple. Peut-être que s'il y a eu bataille ici dernièrement, on va dire que du cosmos explosif a pratiquement tout désintégrer le peu de preuves qui auraient pu être encore utiles ?

Saperlipopette ! Maintenant que j'y pense, en parlant de cosmo-énergie... je renifle dans le vide à la recherche de potentielles traces cosmiques résiduelles. Le geste paraît, certes, ridicule, mais on dit souvent que si un éveillé a brûlé et a fait exploser son cosmos, il n'est pas rare que des dernières traces illuminent encore après le combat, même plusieurs heures écoulées ensuite.
Désormais Concentré, je répète alors l'opération au milieu des autres experts. Ils n'osent toujours pas brailler quoi que ce soit, lorsque je passe tout près d'eux. Et ils ont bien raison ! Ce serait pire pour leur matricule sinon !

Jusqu'à ce que...

_ Vous avez perdu quelque chose, monsieur ? Tente un des chercheurs, entre deux ou trois déglutissements de salive.

L'andouille est juste derrière moi. Sans lui faire volte face, le talon de ma botte s'imprime violemment dans sa tronche. Il est aussitôt catapulté quelques mètres plus loin, après avoir exécuté plusieurs tonneaux, dans les bras d'un de ses congénères. Et ensanglanté, cela va de soi.

Je me retourne seulement un peu plus tard, en décalage, en train de mimer un "chut" idiot vers le fautif, l'index collé sur mes lèvres. Puis je retourne à mon occupation, comme si de rien n'était.
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Jeu 3 Sep - 9:57
Des fouilles plus tard, toujours des fouilles... rien à signaler. Mes autres potes, quant à eux, en ont même profité depuis, pour se faire la malle pendant mes investigations. Je n'imaginais pas que je tomberais aussi connement dans le panneau : être trop intéressé par des débris de métal de pacotille. Mouarf !

_ Chiottes ! Grogné-je alors au bout du compte.

C'est dur de me convaincre d'avoir perdu mon temps et mon argent... pour que dalle ! J'ai fait le voyage jusque dans ce pays insulaire pour des cacahuètes ! J'ai roulé des mécaniques à l'antenne, en direct, pour la frime ! Et tout ça pourquoi, je vous le demande ?

Résultat, j'hésite à me tirer pour de bon et rentrer au bercail. Mais d'un autre côté, si on se base sur ma théorie du combat de Chevaliers, peut-être que l'autre clampin de vainqueur est toujours là, logé quelque part, pas loin, dans les environs ? Peut-être qu'il me guette derrière je-ne-sais quelle fenêtre, ou qu'il règle justement sa note d'hôtel avant de me rendre visite ? Dois-je alors lui laisser un semblant de délai pour qu'il ramène, doucement mais sûrement, sa fraise devant moi ?

_ Hmmm... grrr... rha...

À force de me tripoter le menton et la bouche, tout en faisant les cent pas, un quart d'heure s'écoule encore finalement. Mais toujours rien en vue. Aucune silhouette louche à déclarer dans le panorama. Au contraire, c'est plutôt les spectateurs qui en ont également profité pour rentrer chez eux.

Je me retrouve donc vraiment tout seul, au milieu d'un terrain vague et dézingué par une petite guéguerre cosmique récente.

_ Et si le saligaud venait de la mer ? Pensé-je soudain tout haut, en me tournant justement vers les vagues.

Un guerrier de chez Poséidon, ça signifierait alors ? Si c'est le cas, tu m'étonnes que le type n'a pas eu besoin de squatter trop longtemps dans le patelin. Il a juste mis les voiles sitôt la baston finie.

Après quoi, le soleil entame sa descente et dit au revoir à cette journée ensoleillée. Pour ma part, j'ai bien sûr fini par ôter mon armure noire. Et depuis peu, je prends un malin plaisir à balancer des cailloux dans la mer, pour faire des ricochets, ce genre de conneries...
Il ne me reste plus qu'à attendre l'arrivée de mes collègues, je suppose. Ceux qui seront chargés d'examiner les preuves. Voire carrément de recoller les morceaux qui restent, qui sait ? Et ainsi, on verrait bientôt une nouvelle armure prendre forme.

Moralité, ma mission foireuse s'est achevée telle quelle. De manière pitoyable. Je suis venu, j'ai vu, j'ai rien foutu. Dans tous les cas, si le coeur m'en dit, je ne décollerai pas tout de suite. Il y a probablement encore des indices cachés qui doivent trainer. J'en mettrais ma main à couper !
Bref, j'ai bien l'intention d'enquêter du côté sous-marin, si vous voyez ce que je veux dire.
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Sam 5 Sep - 10:04
Le lendemain, quelques riverains remettent le couvert. Probablement que, comme moi, ils se disent qu'en arrivant après tout ce foin, ce sera plus facile de glaner ce qui aura été laissé derrière, par mégarde ou négligence. Peut-être espèrent-ils se procurer un petit souvenir du soi-disant drame, ou encore se faire interviewer par tel ou tel reporter dépêché sur place, pour l'occasion ?
Mais moi aussi, comme convenu, j'ai bien fait de rester encore un temps dans la zone. Car aussitôt j'ai fini mes étirements matinaux sur le balcon de ma location, je peux ressentir une présence bien particulière, dans les environs.

_ J'ai bien fait de ne pas repartir pour Death Queen Island, me complimenté-je fier de mon raisonnement de la veille.

En deux temps, trois mouvements, je déboule alors sur le bout de plage afin de reprendre mon enquête. Il m'aura juste fallu sauter dans le vide depuis l'étage de ma chambre, rien de bien compliqué pour un BK de ma trempe.

Après m'être débarrassé facilement des simples crevards qui me reluquent, grâce à de la bête -mais convaincante- menace de mort, j'exhibe ma cosmo-énergie au grand air. Comme ça, ceux qui ne me reconnaissent pas d'hier peuvent aussi avoir la dose de tremblements de jambes et de claquements de dents... avant de prendre la poudre d'escampette.
Qui plus est, je souhaite bien sûr faire d'une pierre, deux coups. En élevant toujours plus mon cosmos, les fameuses personnes que je soupçonne être des guerriers bien précis devraient ainsi détecter que quelqu'un les attend, et a hâte de les rencontrer.

Et ça marche ! Une ou deux minutes plus tard, j'aperçois un petit groupe de zigotos en armure. Du bas de gamme, en revanche. Moi qui m'attendais quand même à du plus lourd, j'avoue être un peu déçu par ce comité d'accueil. En somme, le chef de ses simples sbires a dû penser que la mission devrait être une promenade de santé, tout ce qu'il y a de plus fastoche, pfff !

_ Héhéhé ! Désolé les mecs. Si vous comptiez récupérer, vous aussi, un truc ou deux, va d'abord falloir me taper dessus.

Qu'à cela ne tienne ! À la rigueur, ces ploucs me serviront au moins d'entraînement. Et de ce fait, j'enverrai un message à leurs autres forces ou leur divinité. Du coup, même si ça s'avère expéditif et sans véritable mérite, je prendrai mon pied à les terrasser.

Dans tous les cas, en prime de ne pas être content de me voir, ils ne sont pas non plus enclin à me faire la conversation. Je veux bien croire que mon cosmos en dit long, comparé aux leurs. Mais pourtant je ressemble toujours à un pauvre mec inoffensif, bras croisés et sans protection. J'aurais donc imaginé qu'ils me sortent au moins une phrase.

_ Bon, et sinon ? Reprends-je dès que le silence s'éternise un peu trop à mon goût. Vous bossez pour qui, au fait ?

Là, même rengaine. Les mecs se baragouinent des mots entre eux, mais pas de quoi casser trois pattes à un canard, quoi. Je m'apprête d'ailleurs à signaler leur manque de politesse, sauf qu'ils prennent tout à coup les devants.

Chic, chic, chic ! Le baffage se prépare.


Dernière édition par Largo le Mar 8 Sep - 17:50, édité 2 fois
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Lun 7 Sep - 9:53
Et hop ! J'ai à peine le temps de me mettre en position, qu'ils me sautent déjà dessus tous en choeur. Les coups pleuvent alors sur ma carcasse sans défense. Mince alors ! Pour du bête menu fretin de seconde main, ils n'ont pas l'air trop mauvais.

_ Aïeuh ! Wouf ! Han ! Hmmm !

Résultat, voilà que je me prends à couiner comme une gonzesse, chaque fois que leurs vilains poings me tamponnent la face ou le reste du corps. Et en plus de ça, ils vont tout me saloper ma superbe et blonde chevelure !

_ Non, pas les cheveux ! Leur gueulé-je alors à tous. Vous allez me le payer !

Ils font la sourde oreille, comme par hasard. Faut dire que de mitrailler un éveillé avec autant de facilité, ça doit leur faire quelque chose dans le slip. Avec du bol, ils pourraient même bien gagner une promotion dès leur retour à la maison, à ce train-là.

Mais trêve de plaisanterie. Comme dirait l'autre, la comédie a assez duré ! Tout le monde en a eu pour son argent. Et à présent, je déclare que c'est à mon tour de montrer l'étendue de ma force. Donc, ni une, ni deux, je commence par faire le ménage rapidos. Une série de coups de pied rotatif dans le nez de tous ces gredins... c'est largement suffisant pour me redonner de l'espace vital.
Puis, dans un second temps, il ne me reste plus qu'à invoquer mon armure noire de Persée ! Elle arrive du ciel, après avoir décollé de nulle part. Je m'envole alors d'un bond vers elle, et j'endosse tout l'attirail sur ma silhouette de beau gosse musclé.

_ Eh ouais, les petits malins ! Rétorqué-je une fois que j'ai regagné la terre ferme. Où en étions-nous déjà, haha ?

Les malchanceux hésitent à me foncer dessus de nouveau. Ils étaient bien mieux vautrés dans le sol, je suppose.

Bref. Puisque ça leur semble trop difficile de se bouger la rondelle fissa, c'est moi qui vais prendre le relais. Je cours donc vers eux sans plus attendre, et ils dégustent soudain de mes poings. C'est tellement facile que lorsque j'ai fini ma besogne, mes ennemis restent toujours debouts et figés... comme s'il fallait que leur cervelle rame encore un peu d'abord.
Tandis que je patiente un court instant dans leur dos, la douleur finit par se manifester chez eux. Enfin ! Ils beuglent et crachent du sang. Presque tous s'écroulent ensuite, évanouis ou sans vie déjà.

_ Hmmm, relancé-je au dernier survivant tout de même grave agonisant. Parfait. Je vais te laisser rentrer chez toi, la queue entre les jambes, haha. Tu n'auras qu'à leur raconter ce qui s'est passé.

En gros, qu'on ne rigole pas avec Tout-dur Largo, tatatam !

Après quoi, j'ai appris par la suite que les types venaient donc bien de chez Mister Poséidon. Et à propos de la pièce d'avion, -qui n'en était donc pas une- il avait dû se tramer un sale truc dans leur royaume, ça a pêté, et les courants marins ont tout ramené jusqu'ici. Sur le rivage d'une île.

Mouais bof. Une anecdote comme une autre, on va dire.

Spoiler:
 

avion ou baston ?