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NtikumaChevalier Noir de l'Araignée
Chevalier Noir de l'Araignée

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Ven 28 Aoû - 3:17
-Non, arrêtez! Laissez-moi partir, par pitié!

-Calmez-vous. Ça ne sert à rien de parler aussi fort.

Le sous-sol autrefois utilisé par Asmodeus et désormais condamné par les propriétaires du bâtiment s’est avéré une bonne place pour exécuter ce sinistre plan. Un cadenas, aussi résistant peut-il être, n’est pas suffisant pour m’empêcher d’y accéder à nouveau, mais là n’est pas le défi : le détruire complètement serait une trace de mon passage, surtout que quelques hauts placés de Johannesburg sont au courant de mon statut d’éveillé. Je me contente donc de ne faire fondre que quelques mécanismes au hasard jusqu’à ce que le cadenas s’ouvre, comme s’il avait été déverrouillé. J’ignore si je pourrai le refermer, je l’apprendrai plus tard.

Ce n’est pas ça le plus important. M’entraîner dans le vide ne me satisfait plus, j’ai besoin de véritables preuves que mes nouvelles capacités peuvent vraiment me servir en combat. C’est donc le moment où je commence à faire des tests et où j’apprends à faire preuve d’imagination.
C’est une opportunité que je n’aurai pas ailleurs. Le taux de crime à Johannesburg est très élevé, personne ne remarquera une disparition de plus ou de moins, et j’ai accès à une pièce à l’abandon et, grâce à Asmodeus, insonorisée. Vide aussi, mais ce n’est pas bien grave.
Je n’ai aucune idée de l’identité du jeune homme que j’ai capturé spécialement pour ça. Je l’ai seulement attrapé comme ça au coin d’une ruelle, tard le soir, avant de l’assommer pour le traîner jusqu’à la cachette d’Asmodeus. Là-bas, je l’ai attaché avec un bout de corde oublié là par ceux qui ont vidé la pièce après que les actions de mon ancien collègue aient été dénoncées.

Le prisonnier est placé sur un banc en position assise, le dos appuyé contre le mur et les jambes attachées au banc. Ses pieds ont été surélevés après et placés sur une pile de vieilles briques qui les supportent, puis aussi ligotés. Je vois bien que ça lui fait mal, mais au moins il n’a pas le réflexe de se débattre pour tenter de s’échapper, la douleur l’en empêche.

-Je ne vous ai rien fait!

Je ne lui réponds pas et fait apparaître une grande flamme au creux de ma main. Ses yeux s’écarquillent et il se met à hurler alors que je m’approche tranquillement de lui, avançant doucement ma main vers sa manche. Ses cris se transforment en gémissement de pur terreur alors que de la fumée commence à s’échapper de son vêtement, mais c’est à ce moment que j’éteins ma boule de feu sans aucune réaction.

-Il n’y a rien à craindre. Avec un peu de chance vous ne sentirez rien.

Sa peur me stimule, comme une drogue. Même si je tente de l’ignorer… chaque vague de cri est comme une décharge d’énergie et je laisse apparaître un sourire carnassier. Le mince filet de fumée qui s’échappe de sa manche se met soudainement à épaissir, puis à grandir et à noircir, avant d’osciller dans ma direction. D’un simple mouvement de main, je le force à se déplacer et bientôt, ma main se trouve complètement engloutie. Mélangée à mon cosmos, la fumée maintenant complètement noire commence à dégager de la chaleur et bouger mes doigts est plus difficile.

-Bien. Commençons.
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Sam 29 Aoû - 21:32
Apparemment, lors d’une brûlure au troisième degré, une victime ne peut plus ressentir de douleur. C’est dommage. On dirait bien que je n’ai pas encore atteint ce degré-là.

La peau du visage de mon prisonnier semble avoir fondu, ce n’est qu’un amas de chair sanglant et difforme pendant de tous côtés dont je ne peux plus rien discerner. Il respire très fort, je l’entends gémir avec désespoir, et la peau qui reste autour de son cou est d’un rouge anormal. Sans flamme, je ne peux pas brûler grand-chose, mais la fumée que je suis parvenu à utiliser est extrêmement chaude, comme de la vapeur, et à son contact la peau du jeune homme avait commencé à former de grandes cloques, qui ont éventuellement éclaté…

-Vous êtes un cobaye intéressant, monsieur.

Mon sourire n’a toujours pas disparu, je crois. Depuis le Domaine Oublié, je ne me suis jamais senti ainsi, c’est une drôle de sensation… sans ménagement, je plaque la main contre son visage, couvrant ce qu’il reste de sa bouche et de son nez, et y laisse circuler toute ma fumée. L’élément brûlant emplit ses poumons, son estomac, et après plusieurs longues secondes de convulsions et de gargouillis incompréhensibles, il cesse de bouger. Il est mort. Je ne m’amuse plus.
Je pousse un long soupir. Maintenant quoi? Me voilà avec un cadavre, qu’est-ce que j’en fais? Malgré un pouvoir intéressant, je commence à manquer d’imagination, il n’y a pas grand-chose à faire avec de la fumée, et brûler avec ne sert à rien lorsque j’ai des flammes pour faire un meilleur travail… Dans le noir complet de la salle, je me prépare à partir, créant une flamme au bout de mes doigts pour éclairer mon chemin. C’est d’une déception. Pendant quelques secondes, j’observe d’un air distrait la poussière voler autour de la lumière, portée par l’air chaud.

… Portée… par l’air chaud?

Je regarde le corps, puis la flamme. Non. Ça ne peut pas se faire, la logique voudrait que ce ne soit pas possible. Je ne peux pas créer une chaleur aussi puissante avec une simple fumée… mais avec mon cosmos? Et mes flammes? La fumée trop forte entrave mes mouvements, et si… voilà quelque chose qui apportent beaucoup de possibilités. Je dois en avoir le cœur net.

De ma main libre, je m’arrache une mèche de cheveux et l’approche de la flamme, la faisant brûler. Une fois le mince filet de fumée produit sous mon contrôle, le fait grandir et l’approche du cadavre. Alors que je recommence à nouveau à perdre espoir… je sens une résistance. La fumée épaissie autour du corps prend de l’ampleur et devient de plus en plus dense, et je mets encore plus de puissance pour soulever le corps. Il est trop lourd, ma tête commence à me faire extrêmement mal… faute de pouvoir tenir plus longtemps, je lâche prise. Je dois commencer de façon plus facile. Créer une plus grande source de pouvoir pour économiser l’énergie, m’exercer sur des objets plus petits et plus légers… mais vu le manque de matériau, comment faire? J’ai les briques et la corde à soulever, ça devra suffire. Quand à la source… je regarde le cadavre. Pourvu qu’il n’y ait pas de détecteur de fumée trop puissant dans les environs.
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Mar 1 Sep - 2:00
Je n'aime pas penser ainsi, mais c'est peut-être ma réticence face à l'illogisme de la chose qui explique mon peu de résultat. Après tout, où se trouve l'explication rationnelle derrière la maîtrise du cosmos? Manipulation des atomes, contrôle sur le feu et donc la combustion, jouer avec l'esprit des gens et maintenant, contrôler la température et la pression dans l'air grâce à de la fumée. Le dernier point n'a toujours aucun sens à mes yeux, mais si ça fonctionne, il me tarde seulement de trouver une réponse.
 
On voit tout de suite que la puissance de Phobos ne me supporte pas dans cet entraînement. Ce nouvel élément est cent fois plus difficile à invoquer que le feu et en combat est toujours inutilisable faute d'une force brute suffisante. À chaque petit échec, je suis tenté d'utiliser les méthodes toute simples apprises du fils d'Arès, mais à chaque fois c'est à contre-coeur que je continue. Ce ne serait pas
sensé de me laisser faire si facilement. Si je veux me libérer de l'emprise du dieu panique, je dois procéder ainsi.
 
Assis en tailleur par terre, j'observe le mur de fumée noire devant moi, toute aglutinée autour d'une des briques que j'ai dégagé de sous les pieds de mon prisonnier mort. Bien que je n'y touche pas, je sens son poids comme un surplus de pression à l'intérieur de mon crâne et ce n'est qu'avec un effort de concentration plus grand que je peux la bouger sans ressentir de douleur. On dirait une sorte de musculation pour l'esprit... je laisse tomber après avoir élevé mon "poids" de quelques millimètres, puis m'accorde quelques minutes de repos avant de recommencer. Peu importe l'effort que je mettrai ici, je ne pourrai m'améliorer qu'en m'exerçant à tous les jours, comme pour n'importe quel autre entraînement. La quantité de fumée à produire ne semble pas changer le résultat final, juste mon endurance... mais c'est aussi quelque chose que je peux travailler.
En regardant la brique d'un air absent, il me vient soudain l'idée de ne pas continuer, d'abandonner. Je suis bien comme je suis, pourquoi chercher à me réinventer une nouvelle fois? Pourquoi me forcer autant à changer, alors que je ne peux pas nier ce que je suis maintenant… pourquoi lutter?
J’écarquille les yeux, puis me renfrogne. Ce n’est pas moi qui réfléchit ainsi, ce ne sont pas mes pensées. Ce sont celles de Phobos. Dur de se souvenir que nous sommes deux à ne former qu’un seul être, mais ça ne nous plait ni à l’un, ni à l’autre. Et comme je n’ai jamais caché mon intention de me débarrasser de lui… je ne devrais pas m’étonner s’il prépare une contre-attaque de son côté aussi. Si seulement j’avais la puissance de porter mes plans à exécution maintenant…
 
Je serre les poings avec violence. La brique disparaît de ma vue et une douleur me vrille la tête avec force et quand la vue me revient… plus de brique. Plus de fumée non plus, ni de lumière, le feu est éteint. Je jette un coup d’œil autour de moi sans comprendre, puis dans un élan que je ne peux pas vraiment expliquer, je me lève et quitte l’endroit d’un pas rapide, cherchant à échapper à l’odeur de chair brûlée, soulevant à peine quelques nuages de poussière derrière moi…

[FB ENTRAINEMENT] Un pas de plus vers l'avenir