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ReaganChevalier Noir de l'Oiseau de Paradis
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Jeu 3 Sep - 18:05
Depuis Venise, Custodio avait été ramené au Château de Pandore dans un bien piteux état. Les Squelettes s'étaient démenés afin de maîtriser leur supérieur, qui se débattait violemment et les inondait d'injures. Avec son tempérament volcanique et sa propension à vilipender plus faible que lui, la douleur de sa blessure était intolérable. Il ne pouvait supporter plus longtemps de souffrir et exigeait instamment qu'on le soigne. Bien entendu, il avait copieusement corrigé le plaisantin qui avait proposé de l'euthanasier, en plus de quelques troufions innocents. Si les laquais ne savaient plus se tenir et satisfaire spontanément les désirs des officiers, où irait le monde ? Finalement, la plaie du Colombien fut traitée en urgence et pansée histoire de lui éviter les désagréments de soins trop approfondis. Éventuellement, le Surplis pouvait régénérer cette estafilade pourvu que le Peryton lui en laisse le temps.
 
Au bout de quelques heures de lutte intense, les Squelettes parvinrent à apaiser l’Étoile Terrestre en lui dégotant un cigare. La blessure qui lui remontait de la cuisse au front en cisaillant le globe oculaire piquait encore méchamment, mais il s'en accommoderait. Des bandages recouvraient maintenant son corps, ceux à son visage étant les plus visibles. Cependant, le sang imprégnait le tissu, ce qui renforçait l'aspect d'estropié que Custodio voulait dissimuler. Ces manchots de sbires étaient infichus de lui diagnostiquer précisément l'étendue des dégâts, à part dire que cela guérirait. Personnellement, il n'en doutait pas, mais ça le faisait quand même suer. Par contre, il ne pouvait pas se servir de son œil gauche avant un moment et c'était le plus ennuyeux dans cette affaire.
 
Pour tromper le temps et sa peine, le Colombien supervisait les travaux de restauration de la forteresse. Ainsi, il investissait son énergie dans ce qu'il faisait de mieux : abuser de la piétaille et l’insulter. C’était en effet plus simple que d’exiger courageusement réparation auprès du responsable de sa plaie et surtout plus reposant. Néanmoins, lorsqu’il voulut se lever pour gifler un ouvrier peu dynamique, il se pinça dans une articulation de son Surplis et étouffa un hurlement. Comment un Spectre pouvait-il se pincer dans sa propre protection ? Sans doute était-ce à cause de la blessure commune à l’armure et son porteur, ce qui était loin d’être agréable. Le Peryton se plia en deux sous la souffrance et son casque roula par terre, dévoilant sa figure hideuse. La colère et les blessures l’enlaidissaient considérablement, mais sa honte et sa frustration lui importaient beaucoup plus.
 
"Gyeeeeeeeeeh… Une trêve avec les Marinas… ¡ Tonterías !" grogna-t-il. "Oser m’infliger pareille humiliation… Je leur ferai me lécher les bottes… puis je les buterai…"
 
Ceci dit, il s'assit sur un pilier effondré, courbé et en nage. Avec le temps, l’Étoile Terrestre aurait pu se formaliser l’issue de la Guerre Sainte car il pensait n’avoir commis aucune faute. Or, cette situation ne lui permettait plus le luxe de l’oubli et il ne pouvait encore moins pardonner. C’était d’autant plus injuste qu’il pensait avoir saisi l’occasion d’une promotion mais celle-ci s’était déjà évaporée. Malheureusement, il devait rester stationné au château à superviser les travaux et à ruminer ses griefs. Il fallait aussi ajouter ce forgeron infernal qui lambinait à l’addition. Si le Colombien se souvenait bien, il s’agissait de l’afro-américain qu’il avait entraperçu à Venise. Il allait voir de quoi était capable le forgeron, surtout qu’il avait apparemment quelques notions en architecture et en maçonnerie.


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Jeu 3 Sep - 19:22
À peine rentré de Venise, j'avais été abordé par un squelette qui avait fait part d'une requête spéciale à mon égard venant d'en haut. On avait besoin de mes services pour participer à la reconstruction du palais de Pandore et je devais rejoindre un allié présent déjà sur place, un dénommé Custodio selon les dires du squelette. Si je me souvenais bien, il devait s'agir du spectre colombien que j'avais rapidement aperçu à Venise et qui semblait dans un piteux état... Je faisais part au squelette d'informer les éventuels demandeurs de mes services que je me rendais au palais de Pandore comme demandé.

Avant de partir, j'emportais quelques outils pour être paré au cas où le surplis de mon allié ait besoin de quelques petites réparations. cela tenait dans une poche intérieure de ma veste pour les quelques éléments et dans une petite sacoche en ce concernait les outils. Après tout, un forgeron devait toujours avoir quelques outils sur soi pour être paré à toute éventualité...

J'avais ainsi quitté les enfers pour gagner le palais de Pandore. Je fus réellement contrarié quand je vis 'ampleur des dégâts... ce château avait été gravement dévisagé par les combats de la dernière guerre sainte, cela faisait d'ailleurs encore plus râler l'esprit de l'Amphisbène qui ruminait dans un coin de ma tête et ne cessait de répéter que cela était intolérable. J'esquissais un sourire amusé en lui faisant savoir par mes pensées que si cela le gênait temps, il aurait peut-être dû participer à cette guerre, ne serait-ce que pour se passer les nerfs sur quelqu'un en toute légitimité.

Les squelettes couraient dans tous les sens en se plaignant. Il fallait dire que le travail ne manquait pas et que le spectre ici présent devait avoir un tempérament assez stressant pour qu'ils ne sachent plus où donner de la tête. Je rejoignais ce dernier tandis que je songeais à nos sbires.

Le fameux camarade avait eut droit aux premiers soins mais son état aurait mérité un peu plus d'attention, je songeais surtout à son surplis qui était dans un piteux état...

Je m'inclinais légèrement avant de saluer le supposé allié.


Rodin - "Re bonjour, cher compagnon d'armes. Pour faire suite à la demande d'un squelette, un peu tardive, me voici. Je ne penses pas que nous ne nous soyons présenté. Je suis Rodin de l'étoile céleste de l'Amphisbène, le forgeron des Enfers. Enchanté !"

J'observais le surplis du spectre de mes yeux avisés et remarquais qu'il se nourrissait du sang du blessé à faible dose pour essayer de se régénérer sans pour autant vidé de son énergie le corps de son porteur. Cela était fortement intéressant mais je n'étais pas venu pour cela.

Rodin - "Je me demande si un spectre peut ôter son surplis et garder son contrôle sur sa forme physique. Je vois que la régénération a commencée mais peut-être aimerais-tu un petit coup de pouce, ne serait-ce pour que le surplis arrête de te mordre et qu'il favorise une fois régénéré ta guérison.

Vu les dégâts qu'a subi ce palais, je ne pense pas que nous soyons non plus à quelques minutes prêts... Qu'en penses-tu ?

Sinon, je peux m'occuper du palais et te laisser dans cet état mais cela serait manquer à mon devoir de forgeron que de ne pas te le proposer. D'ailleurs, au cas où tu aurais quelques envies plus tard de combattre à mes côtés, sache que je suis capable de renforcer une armure alliée en plein combat et que j'attends toujours de nouvelles commandes de la part de mes confrères. Cela n'est bien sûr qu'une suggestion.
"
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Sam 5 Sep - 15:42
Le forgeron se présenta enfin au Peryton, en espérant qu'il soit prêt au travail. Cependant, Custodio ne pouvait se permettre de le réprimander pour son retard étant donné qu'il était son supérieur hiérarchique. Misère, une personne de moins sur qui se défouler. Mais il se montrait plutôt volontaire et serviable, comparé à ces Squelettes fainéants et incompétents. Qu'est-ce qu'il était bavard par contre, surtout que la tolérance du Colombien aux longs discours des autres avait diminué. Pour couper court à son monologue, il décida de se présenter à son tour :

"Custodio du Peryton de l’Étoile Terrestre du Châtiment, Señor Rodin..."


Toujours penché, les mains couvrant son estomac, son irritation était-elle qu'il n'arrivait plus à se concentrer. Même le cigare qu'il avait ne suffisait plus à détourner son attention. Comme il arrivait à son fin, il l'ôta de sa bouche et l'écrasa sur la surface du pilier qui lui servait de siège avant de le jeter. Custodio dévisagea ensuite l'Amphisbène et réfléchit sur ce qu'il pouvait bien lui demander. S'il voulait diriger efficacement la reconstruction du Château de Pandore, il devait guérir rapidement. Si possible, il devait aussi camoufler cette immonde balafre : hors de question que son humiliation reste exposée plus longtemps. Avec ça, il avait de quoi lui proposer une belle commission.

"Vous pouvez déjà me réparer mon Surplis. Ese bastardo de Marina me l'a bien endommagé... A cause de lui, je souffre comme un chien galeux !"
grinça le Colombien.

Il désigna ensuite la partie amochée de son visage et son œil bandé pour continuer ses réclamations :

"Pour plus tard, j'aimerais aussi que vous me forgiez un masque pour cacher la moitié de mon visage."

Le Durandal de Hruodland était une arcane d'une puissance incroyable, il devait le reconnaître. Cette lame marquait la différence de force entre le Spectre et l'Atlante et risquait de laisser des traces. En revanche, il n'était pas prêt d'accepter ce dernier point de sitôt. Pour l'instant, il se contenta d'ordonner aux Squelettes de mettre la restauration du château en pause. Ces abrutis travaillaient trop mal, sans la direction avisée d'un officier en pleine forme. Qu'ils paressent ou fassent n'importe quoi, mieux valait ne pas les laisser sans l'encadrement de Custodio et de Rodin. Ceci étant, il enleva sa protection maléfique afin de permettre à l'Amphisbène de s'en charger, non sans préciser :

"N'oubliez pas Señor Rodin, seulement le Surplis por el momento. Il faut que nous soyons disponibles le plus rapidement possible pour diriger les travaux... Ce tas de larves qui nous sert de troufions est infichu de bosser correctement."


Il termina sa phrase par un cri étouffé, sa plaie se faisant toujours douloureuse. Surveiller à ce que chacun de ses gestes soit pondéré était extrêmement pénible. Pour quelqu'un d'aussi tumultueux que lui, c'était une hérésie ! L’Étoilé de l’Étude avait intérêt à régler promptement son problème, sinon il allait vraiment devenir méchant.
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Mer 9 Sep - 21:49
Le dénommé Custodio du Péryton de l'étoile terrestre du Châtiment était en sale état. Son surplis me faisait mal tant il avait été endommagé et j'aurais bien aimé que le sang du Marina qui l'avait endommagé soit versé pour sa réparation mais on n'a pas toujours ce que l'on veut... Sa réponse fut sans attente, le colombien me demanda de réparer son surplis puis de lui confectionner un masque lui couvrant la moitié du visage plus tard. J'en prenais note et décidais de prendre des mesures dès à présent.

Il ne me fallut que trois secondes pour déterminer les dimensions du masque. A cet instant, le spectre terrestre ôta son surplis en reprécisant que le masque serait pour plus tard et que seule la réparation de l'armure était urgente.

Mes yeux couleur rubis se mirent à briller d'une lueur rouge malfaisante tandis que j'observais Custodio puis son armure. Il semblait rester du résidu de cosmos dans la plaie du spectre mais l'armure une fois rétablie allait l'aider à s'en débarrasser. Voilà ce qui pouvait expliquer la souffrance que devait ressentir mon confrère. Quant à l'armure, il allait falloir beaucoup de sang pour l'abreuver et pas mal de poussière stellaire pour la retaper.

Je sortais une lame de ma sacoche et m'entaillait la paume de la main gauche afin de l'abreuver. Le sang se mit à couler abondamment et je nourris son armure. L'avantage dans la réparation des surplis terrestre, c'était que ces derniers réagissaient très bien au sang d'un spectre céleste. L'armure regagna au bout de quelques minutes beaucoup de vigueur, je pouvais le voir à ses pulsations cosmiques. Je me tournais vers Custodio pour le rassurer.


Rodin - "Ton surplis a beaucoup souffert mais ses pulsations ont enfin reprisent de l'intensité, il ne me reste plus que quelques ingrédients à utiliser pour sa réparation et elle devrait te permettre d'extraire le cosmos du marina qui stagne dans ta plaie et t'aider à récupérer plus vite."

J'arrosais l'armure d'une bonne poignée de poussière stellaire mêlée à mon sang et y ajoutais une pincée de poussière d'un métal issu des enfers. L'armure assimila l'ensemble avant de se régénérer d'un coup dans une puissante pulsation cosmique. Je ricanais devant la récupération du Péryton.

Rodin - "Hé bien, il semblerait que le Péryton se soit bien remis de son combat et soit prêt à en découdre pour prendre sa revanche. Il ne te reste plus qu'à récupérer pour lui accorder son souhait en prenant ta revanche sur 'Ese bastardo de Marina' comme tu l'as si bien dit. À présent, je vais jeter un œil sur l'état des lieux, si tu veux bien."

Je prenais de la hauteur et observais le palais de Pandore. Comme pour la réparation de Dité, j'avais localisé grâce à ma vue les zones sensibles et demandé à un squelette de me fournir plusieurs feuilles et de quoi écrire. Je fis un schéma du palais en vue de dessus et traçait des croix à chaque endroit présentant un sol instable. Je donnais la consigne aux squelettes de commencer par s'occuper de ces zones avant d'entamer les réparations.

Une fois cela effectué, j'utilisais ma force surhumaine pour dégager les décombres et autres pierres histoire de faire avancer le chantier puis j'interrogeais le colombien sur ses idées de démarches à suivre pour la suite des travaux et attendais ses suggestions.
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Sam 12 Sep - 22:06
Rodin inspecta minutieusement le Surplis de Custodio et évalua l'étendue des dégâts. Ceci fait, il se mit au boulot sous le regard impatient du Peryton. Il sortit de son attirail différentes poudres étranges qu'il versa sur l'armure. Apparemment, cela ressemblait à de la poussière métallique, sans doute un ingrédient pour reforger les Surplis. La poudre couvrit la fissure de la protection et le forgeron ajouta son sang à l'opération. Le Colombien vit alors la régénération de son armure s'accélérer à une vitesse folle. Il put ainsi se rendre compte à quel point elle était vivante et combien elle se languissait d'être alimentée pour se réparer. Les dommages s'étant entièrement effacés, la surface reflétait une lumière empreinte d'une vitalité dévorante.

Le forgeron spectral confirma de lui-même à l’Étoile Terrestre qu'il en avait terminé avec son ouvrage. Rassuré et content que cela se soit si rapidement fait, Custodio rappela son Surplis auprès de lui. Maintenant qu'il était comme neuf, ses facultés de cicatrisation en étaient améliorées. Le Colombien serait plus vite lavé de la marque disgracieuse qui traversait son corps de cette façon. Cependant, son œil gauche n'allait pas guérir au même rythme et son visage n'était pas protégé, d'où l'utilité du masque. Même si c'était compliqué pour lui, il devait se débrouiller avec pour le moment et se remettre au turbin. Il n'y avait que ça pour lui occuper l'esprit et dégobiller des jurons au débit habituel sur les larbins.

Debout et plus confortablement vêtu, le Peryton reprit aussi son casque et se dirigea vers Rodin. Ce dernier commençait à reprendre les travaux en usant de toute sa force physique. Vu comment les Squelettes s'activaient, il devait aussi leur avoir donné des instructions précises. En marchant, Custodio entraperçut un filet d'eau couler en contrebas et jugea qu'il était pertinent de remédier une bonne fois pour toute aux inondations. Avec une nouvelle orientation en tête concernant la rénovation de la forteresse, il interpella l’Étoile de l’Étude :

"Señor Rodin, si je puis me permettre, ne devrions-nous pas améliorer le système de canalisation du château et réaménager les douves ? Du moins, pensez-vous que ce soit possible en l'état ?"


Tant qu'à encaisser une autre invasion potentielle de Poséidon, les Spectres devaient faire en sorte que leur repaire soit mieux adapté à recevoir une quantité d'eau gigantesque. Or, le Palais de Pandore était déjà un édifice exceptionnel et il était on ne peut plus évident qu'on le prépare mieux à des cataclysmes extraordinaires. Néanmoins, si le Colombien demandait l'avis de l'expert, c'était bien parce qu'il était ignorant sur la possibilité d'un tel projet. Cela risquait de demander beaucoup de temps et d'investissement que de réorganiser de telle sorte le quartier général d'Hadès sur Terre.


Dernière édition par Custodio le Dim 13 Sep - 10:16, édité 1 fois
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Sam 12 Sep - 23:23
Le surplis réparé le dénommé Custodio s'empressa de le revêtir afin d'accélérer sa guérison. Une fois les directives données et le gros des gravats évacués, j'avais été rejoint par le colombien. J'observais de mes yeux écarlates ce phénomène et le trouvais au plus haut point intéressant, les élus pour porter les surplis vivait, dans une certaine mesure, en symbiose avec leur protection, la guérison de l'un pouvait accélérer celle de l'autre. Impressionnant, c'était le seul mot qui me venait en tête.

J'aurais bien aimé pouvoir étudier cela plus longtemps pour trouver une technique de forge permettant d'attribuer à un surplis la possibilité d'accélérer cet effet de récupération mais je fus tiré de mes songes par mon acolyte à cet instant. Le terrain débarrassé des endroits instables, ce dernier avait évoqué une suggestion non dénuée d'intérêt, l'amélioration du système de canalisation et le réaménagement des douves du château. Je ricanais puis donnais une légère tape sur l'épaule de l'étoile du châtiment.


Rodin - "Très bonne question mais la question à se poser ne serait-elle pas plutôt pourquoi ne pas le faire? Si notre base présente la moindre faille, il est évident que nos adversaires en profiteront."

Je me passais la main sous le menton en réfléchissant quelques instants avant de lui faire part d'une idée qui venait de me traverser l'esprit.

Rodin - "Je me demande, d'ailleurs, s'il ne serait pas plus pratique d'aménager cet endroit de façon à ce que ces derniers se mettent à croire que c'est là un point faible avant de ne tomber dans plusieurs pièges en s'y engouffrant, si tu vois ce dont je veux parler."

Je faisais alors signe à un squelette d'approcher puis lui faisais part de nos intentions de revoir le système de canalisation et lui faisait part de quelques idées concernant le réaménagement des douves et lui demandais une estimation du temps des travaux par égard pour mon subordonné dont la patience était mise à grande épreuve.
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Mer 16 Sep - 17:43
Le forgeron approuva la suggestion de Custodio et voulait même y ajouter l'installation de pièges. Le Colombien ne pouvait qu'accepter à son tour tant cela tombait sous le sens. Avec un supérieur aussi réceptif et motivé, les travaux avanceraient plus vite que prévu. Munis d'un plan de réaménagement savamment étudié, le Peryton et l'Amphisbène parviendraient à obtenir une ligne directrice satisfaisante. Les deux Spectres se mirent donc dans un coin, déterrèrent les vieux plans architecturaux de la forteresse et en dessinèrent de nouveaux. Le remuage de méninges dura pendant quelques heures jusqu'à ce qu'ils parviennent à un résultat correct. Toutefois, même si des changements avaient été apportés l'ensemble demeurait fidèle à ce qu'était le Palais de Pandore. Il ne restait plus qu'à fouetter les troufions pour qu'ils se mettent au turbin.

Des matériaux de construction étaient continuellement amenés depuis les Enfers sur le chantier par des Squelettes. Parfois ils recyclaient ce qui pouvait l'être, mais ils devaient autant que possible rebâtir avec du neuf. Néanmoins certaines restaurations étaient mises en pause afin de permettre le réaménagement des canalisations. Des ouvriers s'occupaient aussi de creuser élargir les douves. Entretemps, Custodio vociférait tout son content, surveillant l'ouvrage d'une poigne de fer. Il donnait occasionnellement un coup de main pour soulever des décombres et des pierres, voire pour peaufiner la maçonnerie. Or, il ne pouvait pas tout le temps s'égosiller sur quelqu'un et il devait dépenser son énergique frustration autrement.

Plusieurs heures s'écoulèrent et la restauration ainsi que la réorganisation du château allaient de bon train. Le Peryton était lessivé à force de bosser et d'enguirlander ses subordonnés. Sa blessure n'ayant pas non plus entièrement guéri, il supportait moins le rythme qu'il voulait s'imposer. Subitement, il fut pris de douleur à l’œil gauche, d'une intensité telle qu'il crut sentir ses nerfs griller. Le Colombien se courba et poussa un râle qui fut entendu par un Squelette qui passait juste à côté de lui. Celui-ci transportait une poutre et, inconscient de l'état de son supérieur, l'accosta timidement :

"Heu... Monseigneur... vous allez bien ?"

"Ne t'approche pas !"
aboya l’Étoile du Châtiment.

Bien mal en prit le laquais : ce dernier récolta pour sa sollicitude un brutal revers du poing de Custodio. Son casque se brisa sous le choc, sa mâchoire se disloqua et une dizaine de dents tombèrent. L'infortuné larbin s'effondra alors lourdement contre le dallage, hoqueta pitoyablement et s'évanouit. Sans plus s'intéresser au sort du sbire, le Colombien s'en éloigna et se cacha derrière une colonne, histoire d'avoir un peu la paix. Il espérait juste qu'il ne ferait pas de faux pas lorsque Rodin le réquisitionnerait. Pour le moment, il devait souffler et essayer d'oublier sa souffrance. Allait-elle au moins s'évaporer avec la régénération de son œil ? Il ne le pensait pas : cela continuerait tant que son amertume bouillait en lui.
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Lun 21 Sep - 19:20
Une fois les vieux plans de château ressortis, étudiés et les nouveaux plans mis au point après de longues heures de discussions, de réflexions sur les meilleurs aménagements à mettre en place nous pûmes passer à l'action. Bien que les aménagements s'avéraient orignaux, cela ne changea en rien l'apparence du palais de la Dame Pandore. J'avais laissé le spectre du Péryton superviser les squelettes pour le chantier des douves et m'était concentré sur la surface pendant ce temps.

J'avais ainsi aidé à dégager en un laps de temps plutôt court l'ensemble des gravats, aidé à repositionner les piliers qui pouvaient être réutilisé et amené les plus lourds matériaux sans trop de peine. Oh, j'avais trimé pour ramener tout cela mais les squelettes n'osèrent pas critiquer mon aide intimidés par ma force brute et se contentèrent d'exécuter leur travail une fois la quantité de matériaux requise arrivée à destination. Je prêtais l'oreille aux douves tandis que je prenais une pose en fumant un cigare que j'avais sorti de ma veste et remarquais que je n'entendais plus Custodio motivé les troupes en leur hurlant dessus comme il savait si bien le faire.

Je décidais de descendre jeter un coup d’œil à l'avancée du chantier et constatais que les travaux avaient bien avancés bien que sa méthode pouvait être critiquée, je ne dis mot et me contentais d'observer les sbires travailler les bras croisés et le cigare toujours allumé. Je prenais de légère bouffée et recrachais la fumée en les observant en silence. À ce rythme, le palais allait être retapé en un rien de temps et cela me convenait vu que du travail m'attendrait sûrement à mon retour à Dité. J'apercevais de mon regard de braise le spectre isolé dans un coin en train de se reposer et décidais de lui octroyer quelques instants de repos en récompense du bon travail qu'il avait accompli.

Je me posais alors contre un pilier des douves et terminais de fumer mon cigare dans le silence en observant avec attention le chantier progresser et les aménagements en cours d'installations. Une fois terminé, cela serait parfait pour accueillir nos agresseurs. Hé hé hé, oui parfait. Mon cigare fini, je continuais de patienter un peu le temps que Custodio ait fini de récupérer. Peut-être allait-il d'ailleurs me surprendre en me rejoignant mais dans tous les cas, il fallait qu'il reste une personne pour superviser l'équipe. Je remarquais alors que les squelettes avaient entamé soudainement une pause et les recadrais automatiquement.


Rodin - "Hé ! Je ne crois pas que le chantier soit fini, je me trompe ? Je me demande ce que ferait Thanatos s'il vous surprenait en train de flemmarder sur un chantier d'une importance aussi cruciale. Peut-être devrais-je faire un exemple pour vous motiver. Ou bien, peut-être que vous avez compris que ce temps gaspillé correspond à un laps de temps où l'entrée vers les Enfers n'est pas gardée. Quelle pourrait être la sanction pour ce genre de bavure ? Je me le demande."

J'observais les squelettes d'un air malicieux quand ces derniers se mirent à pâlir et à reprendre leur poste intimidés. Je n'aimais pas trop les représailles mais il fallait bien trouver un moyen de motiver les troupes et c'était là la seule idée qui m'était venu. Mes paroles n'avaient point été chargées de ressentiment mais dites dans le ton le plus calme possible. Les mots lourds de sens avaient d'ailleurs suffit à faire leur effet vu que les squelettes redoublaient d'efforts à présent.
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Jeu 24 Sep - 21:50
Une demi-heure tourna péniblement jusqu'à ce que la douleur de Custodio ne s'estompe. Quand il eut recouvré ses esprits, il se redressa et se mit en quête du forgeron. Finalement, il fallait peut-être presser la fabrication du masque. Laisser son visage sans couverture jusqu'à ce que l'estafilade se résorbe était insoutenable. Il lui fallait impérativement quelque chose pour aider sa convalescence, sinon il allait devenir cinglé. Enjambant le corps inerte du Squelette qu'il avait dessoudé, le Peryton quitta donc la salle dans laquelle il s'était réfugié. Il en profita pour faire un tour d'inspection et vit que tous les larbins trimaient comme des bêtes de somme. Bien que le Colombien reconnaissait qu'ils étaient d'humeur laborieuse, cela ne l'empêcha pas de les houspiller pour la forme. A ce rythme, les travaux de modification et de reconstruction de la forteresse devraient se terminer en moins d'une semaine. Éventuellement, un jour serait suffisant pour achever la restauration.
 
Custodio localisa alors Rodin en train de coordonner les opérations auprès d'un parterre de sous-fifres. L’Étoile Terrestre attendit l'instant où les sbires retournèrent à leurs postes pour rejoindre son supérieur. Fébrile à l'idée de déranger l'Amphisbène pour une requête de subalterne impatient, il hésita à s'exprimer. Néanmoins, il se sentait trop dans le besoin et incapable de réprimer sa souffrance plus longtemps. Bien qu'elle ne se faisait pas toujours aussi vive que précédemment, elle était lancinante et sapait sa vigueur. Mais puisque les travaux étaient en bonne marche, il pouvait probablement se permettre ce caprice.

Le Peryton s'agenouilla, ôta son casque et posa son poing droit au sol. Une goutte du sueur perla sur son front et il se décida enfin à parler :

"Señor Rodin, pardonnez mon impudence mais... je serai infiniment reconnaissant si nous pouvions nous atteler à la confection du masque maintenant. Du moins le plus vite possible... ma chair ne cesse de me tourmenter... je suis à bout de nerfs..."


Il tremblotait tout en prononçant ces paroles et il suait à grosses gouttes, autant à cause de l'angoisse que de la douleur qui s'intensifiait encore. Pour essayer de justifier sa demande, il ajouta :

"Nous pouvons faire confiance aux Squelettes, Señor Rodin, ne serait-ce que pour une courte durée..."

Le Colombien leva son regard estropié vers Rodin, craignant un refus brutal de sa part. Un tel culot de sa part était difficilement acceptable, mais il en était réduit à cela. Toute cette peine avilissante à cause d'une raclure de Marina !
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Lun 28 Sep - 19:25
Les travaux avançaient bien, très bien même depuis que j'avais remotivé à ma façon les troupes. J'étais en train de poursuivre la supervision des douves quand je fus interrompu par la venue du spectre du châtiment. Je fus quelque peu surpris par son comportement et l'esprit de l'Amphisbène ne tarda pas à louer la façon de procéder du dénommé Custodio. Enfin les égards dus à son rang étaient exprimés, l'esprit de mon surplis était heureux de cette mise en scène.

Pour ma part, je trouvais cela un peu exagéré mais passons, je prêtais une oreille attentive à la requête de mon sous-fifre. Ce dernier toujours agenouillé, le casque sous le bras, la tête baissée et poing à terre exprima sa demande tandis qu'une goutte perlait sur son front. Je ne m'attendais pas à ce qu'il demande déjà son masque et bien que je n'étais pas contre l'idée de répondre favorablement à sa requête, il y avait juste un détail qu'il avait omis... Il me fallait ma forge et je ne pouvais pas forger sa commande ici. Je n'avais ni le matériel ni l'environnement favorable pour forger, l'air était trop poussiéreux et humide, tout était en chantier et aucun endroit n'était favorable aux conditions requises de forgeage. Je poussais un soupir tout en observant, de mes yeux rubis, le spectre de l'étoile terrestre trembler comme une feuille et transpirer à grosses gouttes en insistant. Je me demandais si cette réaction était de l'appréhension à mon égard ou plutôt due à son état. Je faisais signe à Custodio de se relever.


Rodin - "Relève-toi Custodio. Tu n'as pas à me craindre..."

J'esquissais un sourire carnassier avant d'ajouter.

Rodin - "Tout du moins, pas tant que tu n'as rien commis qui puisse me contrarier. Hé hé hé !"

Je croisais les bras et observais droit dans les yeux le Péryton et le jaugeais avant de lui répondre tout en réfléchissant à voix haute. Custodio était un spectre qui avait semble-t-il un fort potentiel, sa hargne devait être sa force et il méritait vraisemblablement plus que d'autres mes services.

Rodin - "Un forgeron se doit d'être à l'écoute de ses clients et je ne pense pas avoir décliné ta demande jusqu'à maintenant. Je me demande, est-ce sage de laisser les squelettes sans surveillance... Ils pourraient se relâcher le temps que j'accomplisse mon œuvre... Il est clair que je ne pourrais forger ton masque ici, j'ai besoin de ma forge. En même temps, tu pourras donner plus de toi-même une fois libéré de cette envie irrépressible d'avoir ton masque..."

Je marquais une courte pause puis donnais une tape sur l'épaule de mon frère d'armes en lui souriant.

Rodin - "C'est d'accord. Le chantier avancera plus vite une fois que tu pourras donner le meilleur de toi-même. Direction Dité !"

J'utilisais ma téléportation qui était encore un peu approximative pour arriver non loin de la forge accompagné du convalescent.

Réparations et rafistolage [pv Rodin]