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ReaganChevalier Noir de l'Oiseau de Paradis
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30.09.15 0:29
Rodin avait favorablement répondu à la requête de Custodio, au grand bonheur de ce dernier. Tous deux partirent donc vers Dité pour s'occuper de fabriquer le masque sans tarder. Du boulot avec la reconstruction du Palais de Pandore les attendait encore. Pour l'instant, il était plus convenu de travailler à la forge, avec tout le matériel nécessaire à portée de main. Les deux Spectres se trouvaient donc dans le l'atelier de l'Amphisbène, ce dernier préparant son outillage. Le Peryton, quant à lui, avait ôté son Surplis et s'était allongé sur une table d'opération. Au préalable, des Squelettes avaient réajustés ses bandages et appliqué du baume sur ses blessures, en particulier sur l’œil gauche. Maintenant qu'ils étaient installés, ils pouvaient s'atteler à la tâche principale : la confection du masque.

Sa fonction était de protéger la partie gauche du visage du Colombien et d'aider à la guérison de son estafilade. Custodio, sollicité sur l'aspect de l'objet par son supérieur, avait réfléchi à son esthétique. Inutile de le faire trop clinquant et menaçant, étant donné qu'il risquait de l'afficher un bon moment en public. C'était pourquoi il avait choisi un style s'alliant efficacement avec son Surplis : couleur noire, surface lisse épousant les contours et reliefs de la figure ainsi qu'une lentille rouge pour l'ouverture dédiée à l’œil endommagé. Le masque devait aussi rester fixé sur le visage du Peryton jusqu'à ce qu'il ait terminé de se régénérer. Mieux valait être prudent et ne pas exposer prématurément ses blessures à de nouvelles agressions.

Malgré l'approche de l'item salvateur, l’Étoile Terrestre ne pouvait dissimuler une certaine appréhension. Il ne savait pas si la greffe du masque allait être douloureuse ou non, lui qui sentait à chaque fois sa peau s'écorcher lorsque sa plaie se réveillait. Or, s'agissant d'un élément extérieur à son Surplis, il ne pouvait espérer beaucoup d'indulgence de sa part. Tout ce que Custodio pouvait faire pour détourner son esprit de cette idée était d'observer le plafond charbon et pourpre de la forge. Pourvu qu'il puisse vite en finir, histoire de se remettre au travail et tenter d'oublier ses soucis de santé.
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RodinSpectre de l'Amphisbène
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04.10.15 0:50
Après notre petite discussion, j'avais accepté d'accéder à la demande du spectre du Péryton et de lui forger son demi-masque. Une fois arrivé à la forge de Dité, j'avais pris le temps d'enfiler mon ensemble de forgeron des enfers, puis de disposer sur un établi l'ensemble des outils nécessaires à la réalisation de ma commande. J'avais ensuite observé quelques instants mon client, qui avait été allongé sur une sorte de table d'opération pendant que j'avais préparé mes outils afin de mémoriser les dimensions requises à l'élaboration de son masque, tout en l'interrogeant sur l'idée qu'il avait de l'apparence du masque, une fois ce dernier réalisé, avant de retourner à mon travail. D'après ce que j'avais pu comprendre, le masque allait avoir plusieurs fonctions.

Non seulement, ce dernier allait avoir pour rôle de protéger et de cacher la partie blessée du visage de Custodio mais il allait aussi devoir posséder les mêmes propriétés que son surplis et l'aider à se régénérer.

J'avais passé quelques instants à choisir les matériaux pour s'approcher au maximum des caractéristiques demandées puis m'était mis au travail. Les matériaux choisis, j'avais placé ces derniers en cuissons dans le four et augmentais progressivement la chaleur pendant plusieurs minutes avant de les ressortir et de les travailler au marteau sur mon enclume.

Les coups résonnaient dans la forge dans un son d'impact cristallin. Afin de mieux consolider l'alliage, j'avais rajouté un métal à l'alliage qui allait servir de catalyseur. Les métaux commencèrent à se mélanger après plusieurs cuissons tandis que l'ensemble prenait peu à peu la forme escomptée.

La chaleur dans la forge devenait insoutenable et les échos de mes coups de marteau plus nombreux et rapprochés. Il s'agissait de frapper de façon chirurgicale pour travailler vite et bien. Le masque prenait forme et n'était plus très loin de son aspect final. Je veillais ensuite sur le processus de trempe et retirais le masque rapidement pour éviter que les métaux ne se brisent. L’œuvre qui ressortie était intacte et sublime mais il restait encore à placer la lentille. Je prenais pour ce faire un rubis et le taillais avec une de mes lames à chaud. La lentille en place, je la soudais à l'espace prévu pour l’œil puis le laissais refroidir doucement avant de le plonger une seconde fois pour solidariser le tout. Je joignais enfin une pincée de poussière stellaire associé à mon sang pour abreuver ma nouvelle création qui se mit alors à vibrer.

C'était prêt. J'ajoutais deux encoches au demi-masque ainsi qu'une lanière en cuir noir pour que son utilisateur puisse le mettre et l'enlever à sa guise et le donnais ensuite aux squelettes qui s'étaient fait un plaisir de traiter avec une très grande attention le masque sur le visage de son destinataire et de le lui fixer.

Je donnais enfin deux légères tapes sur l'épaule du convalescent pour lui faire signe de se relever.


Rodin - "Tu peux te lever Custodio, te voilà remis en forme et équipé. Cela me fait d'ailleurs pensé, vu que nous nous connaissons à présent un peu mieux, qu'il serait envisageable de combattre prochainement ensemble contre l'enflure qui t'a mis dans cet état. Tu aurais d'ailleurs comme avantage cette fois-ci de pouvoir bénéficier de renforcements en plus de mon soutien défensif. Hé hé hé ! Qu'en dis-tu ?

Après tout, après le service que je t'ai rendu, tu ne peux pas me refuser l'occasion de tester mes talents de forgerons sur le terrain, je me trompe ?
"

Je retournais enfiler mes affaires citadines et rangeais mes habits de forge avant de retourner vers mon interlocuteur et de lui proposer de retourner ensemble à notre tâche principale qui était le réaménagement et les réparations du palais de Pandore.
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05.10.15 23:58
Custodio patientait dans l'anxiété, tandis que le forgeron s'affairait consciencieusement à la fabrication du masque. Il ne comptait plus les secondes ni les minutes avant que Rodin ne termine son ouvrage. Avec la chaleur ambiante, il était difficile de se détendre et il suait donc à grosses gouttes. En tournant ponctuellement sa tête de côté, il pouvait au moins juger de la progression du travail de l'Amphisbène. L'attente était trop longue et le regard méprisant des Squelettes, qui se délectaient de sa peine, insupportable. Finalement, il s'abandonna dans une inconscience glacée, noyé dans les tréfonds de l'angoisse et de l'humiliation. Le Peryton avait perdu la lueur hargneuse qui se reflétait dans son œil valide et resta à panteler un long moment.

Le réveil de sa transe fut pour le moins radical : le Colombien sentit s'agrafer brusquement quelque chose sur son visage, sans mentionner une sensation de greffe dénuée de douceur. Réagissant instinctivement, il retrouva instantanément de la vigueur, se releva et empoigna le responsable de l'outrage par la gorge. Il ne s'agissait que d'un sbire, qui ne s'était vraisemblablement pas préoccupé du bien-être de son supérieur. Un comportement hautement répréhensible, s'il en était.

"Misérable cafard..." grommela Custodio.

Celui-ci était prêt à broyer la chair et la nuque du troufion indélicat sous sa poigne, jusqu'à ce qu'on lui donne une tape sur l'épaule. Rodin était à côté de lui et lui indiquait qu'il avait en avait fini avec sa commande. L’Étoile Terrestre, premièrement incrédule, lâcha sa victime et tâta sa figure avec précaution. Sous ses doigts, il sentit la texture à la fois souple et métallique du masque qui lui avait été apposé et s'aperçut qu'il pouvait le défaire au besoin. La vive douleur qui était survenue fut alors promptement remplacée par une grande sensation de confort. Certes, un picotement persistait au niveau de la cicatrice, mais rien de très gênant.  C'était même juste ce qu'il lui fallait pour ne pas oublier l'affront qui lui avait été infligé. Le temps s'occuperait du reste, à son rythme.

Le Peryton se remit sur pieds et congédia sans ménagement les larbins qui encombraient la forge, afin de laisser les officiers entre eux. Or, l’Étoile de l’Étude avait apparemment encore beaucoup à lui suggérer. Effectivement, ce dernier lui demandait si une éventuelle amélioration de son Surplis l'intéressait, ce qui était le cas. Quel soldat avisé ne voudrait pas d'une offre de renforcement de son arsenal militaire ? Toutefois, Custodio ne savait que répondre quant à la proposition de former une équipe en combat, lui qui préférait se battre seul. Avec son caractère de cochon et son ego vexé, il ne pouvait naturellement pas s'encombrer d'un partenaire. De plus, il préférait autant que possible ne pas impliquer un tiers dans sa vengeance, dans la crainte que cela ne gâche son plaisir ou qu'il n'échoue lamentablement.

Le Colombien, une fois habillé de son Surplis, déclina donc poliment une partie de l'offre du forgeron :

"Je vous suis infiniment reconnaissant pour ce que vous avez fait pour un subalterne comme moi Señor Rodin. Sin embargo, je ne peux soutenir un compagnon en pleine bataille. Avant tout, il me faut devenir más fuerte !"

Il ponctua ces mots en se frappant le torse puis continua :

"Hors de question que Durandal passe aussi facilement au travers de mon Surplis la prochaine fois ! Il faut impérativement rehausser sa solidité !"


Un sourire carnassier déforma alors son faciès, rendu d'autant plus malsain par la présence du masque. Maintenant que le Peryton était de nouveau opérationnel, il ne pouvait s'arrêter d'imaginer tous les supplices qu'il ferait subir à Hruodland. Il anticipait déjà l'expression de terreur et de désespoir de ce foutriquet avec un appétit non contenu. Ceci dit, il serra le poing pour illustrer la suite de ses propos.

"Quand ce Léviathan se rendra compte que son coupe-choux n'a plus d'effet, il morflera ! Je me ferai alors un plaisir d'extraire ses yeux de merlan frit..."

Custodio se mit ainsi à glousser puis éclata finalement d'un rire satanique, qui résonna à travers toute la ville. Il n'était plus l'heure à l'apitoiement, mais à la préparation pour la prochaine guerre ! L’Étoile Terrestre trépignait à l'idée de pouvoir tuer des Marinas, voire des Saints et peut-être même de purger les rangs des Spectres. Il y avait trop d'hérétiques et de traîtres dans l'armée d'Hadès à son goût et l'un d'eux était un fieffé emplumé.
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12.10.15 21:21
La réponse du Pérython fut franche et directe. Ce dernier refusa poliment ma proposition d'alliance en me précisant qu'il avait pour habitude de combattre seul et était désireux de devenir plus fort.

Contrarié par l'état dans lequel il avait été placé, il me fit part de son envie de voir son armure renforcée. Je l'observais serrer son poing tout en imaginant la tête que ferait son adversaire face à son armure renforcée. Je l'observais sans répondre et réfléchissais.

Je n'avais rien contre cette idée mais cela allait prendre plus de temps que la forge d'un masque et il était convenu que nous retournions sur notre chantier une fois sa douleur calmée. Si le spectre terrestre voulait bénéficier de mes services, il allait falloir les mériter et terminer ce chantier au palais de Pandore. Je décidais de lui faire part de mon avis en croisant les bras et en le regardant droit dans les yeux.


Rodin - "Hé bien hé bien, calme tes ardeurs Custodio. Ce surplis que tu portes vient tout juste de se remettre de cette bataille. Si vraiment tu souhaites que je le renforce, ce sera fait mais après qu'il ait eu le temps de récupérer un peu. Reprenons le chantier histoire de laisser le temps à ton armure et à ton corps de se reposer un peu.

En tant que forgeron, je ne peux permettre un tel effort sur une armure tout juste réparée. Ce que je vais lui faire endurer sera pénible et prendra du temps. Pour faire simple, considère qu'il s'agit d'un deuxième corps, j'ai bien évalué ton surplis et il faudra attendre encore un peu avant que je ne puisse le faire travailler à nouveau.
"

Je rangeais mes affaires sur mon établi et reprenais le minimum sur moi afin de me préparer à retourner au château de Pandore. Je faisais face au spectre et à son surplis réanimé et affichais un sourire carnassier.

Rodin - "Une fois le chantier terminé, j'observerais la résistance de ton surplis et te dirais s'il peut encaisser un renforcement. Mais pour l'instant, il reste encore trop frêle pour l'encaisser. Sur ce allons-y ! J'honorerai cette commande une fois que nous serons de retour et si le Péryton se sent capable d'encaisser mes coups de marteau."

Je faisais signe au Colombien d'ouvrir la voie et lui emboitais le pas.
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HRP : Posté, désolé pour l'attente Custodio.
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Un œil gorgé de haine [pv Rodin]