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Sam 14 Nov - 19:46

Conquête
Le Cap Horn
Les actions de l'empereur des océans se répercutaient dans le monde entier. Chacun de ses actes affectaient de plus en plus la population mondiale, sans que personne ne fasse rien en retour. Reiner se demandait jusqu'à quand on pouvait ignorer qu'un dieu impose ainsi sa loi aux humains et se surpis à se demander ce que les saints, ceux qui se revendiquaient comme étant les défenseurs de l'humanité pouvaient bien faire en ce moment.

Bien que la situation actuelle échappait à tout contrôle d'après Reiner, il voyait cela comme une aubaine aux vues de la nouvelle mission qui l'attendait. Suit à son intervention à Montréal, Odin l'avait chargé d'une nouvelle quête diplomatique en vue d'étendre les frontières du royaume d'Asgard. La nouvelle cible était le Cap Horn, une terre située à l'extrémité sud de l'archipel de la terre de feu. Le Cap Horn est incontestablement un point de contrôle vitale dans la stratégie d'expansion d'Odin et malgré sa faible population, il représente une terre de choix aux vues de sa position géographique.

Cette fois-ci, contrairement à sa mission sur le sol canadien, Reiner ne partis pas seul. Un autre chevalier qu'il n'avait fait que croiser jusqu'ici allait se joindre à lui. Le chevalier en question n'était autre que Wulf, la Rune d'Hrungnir. Ensemble, lui et Reiner devait s'assurer que la mission se passe sans encombre. Afin de pouvoir analyser le terrain, Reiner était parti quelque peu en avance. Il voulait se faire une idée à quel point les actions de Poseidon avaient affectés bout de terre qui trouvait son salut dans l'exploitation pourtant respectueuse des produits de l'océan. Reiner savait que Posédion avait interdit toute navigation et un cap aussi isolé que le Cap Horn ne pouvait survivre bien longtemps sans ses bateaux. Conscient que l'alliance pouvait se jouer sur ce simple détail, le chevalier d'Odin comptait bien profiter.

Libèrent son cosmos sans aucune retenue, le jeune homme fendit les cieux à une vitesse égalant celle de la lumière. Atteignant le Cap Horn en claquement de doigts, Reiner réduisit sa vitesse en arrivant en vue de sa destination. Il put y voir un territoire totalement paralysé ou l'agitation due au blocage de toute activité maritime était palpable. Se mêlant à la foule, le jeune homme compris vite que c'est toute la région qui vivait dans la crainte de voir leur existence menacée par les désirs du dieu des océans.

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Dim 15 Nov - 22:29
Après la guerre contre les fléaux, le Riyaume d’Asgard était en pleine reconstruction. Encore maintenant, Wulf n’arrivait pas à se faire une idée précise de l’étendue des dégâts qui en avaient résulté ; les villages détruit, les habitants qui avaient été massacrés ou qui avaient dû fuir leurs habitations faces aux hordes de monstres aux ordres de Hel et de ses complices, le Stavkirkre du Ragnarök qui avait été détruit lors de l’affrontement final entre les forces asgardienne et celles des Fléaux, les guerrier d’Asgard qui avaient péris ou qui étaient porté disparut… et encore, Wulf savait que le pire avait pu être évité.  
 
Lui-même avait pris plusieurs jours pour se reposer et se remettre de ses blessures. À présent, il était remis bien qu’il sentait encore une douleur parfois lui lancer dans la poitrine. Il avait profité de son temps pour premièrement aider à la reconstruction des villages, et deuxièmement traquer d’éventuelles créatures rescapées de la guerre pour éviter quels s’en prennent à nouveau aux habitants d’Asgard. Il se demandait où se trouvaient les fléaux survivant et si Odin avait envoyé des gens les traquer. Mais d’autres nouvelles lui étaient parvenues aux oreilles, les « exploits » des serviteurs de Poséidon. En temps normale, Wulf n’aurait prêté que peu d’attention à ce genre d’histoire, n’accordant que peu d’importance à ce qui ne touchait pas Asgard directement, mais dans ce cas il ne faisait aucune confiance au Souverain de l’Atlantide ni à ses serviteurs et l’augmentation de leur influence dans le monde le préoccupait, quel place Poséidon réservait à Asgard dans ses plans ?
 
Un jour, il se rendit au palais pour recevoir une mission. La nature de cette dernière le surprit assez, étendre diplomatiquement l’influence d’Asgard dans un lieu appelé le Cap Horn. Wulf se demandait pourquoi il avait été choisi pour ce genre de mission. Il accompagnerait dans cette mission Reiner, le Guerrier Divin de Beta. La dernière fois qu’il se souvenait avoir vu Reiner, c’était brièvement lors de l’intronisation de la prêtresse Sighild et à ce moment il ne semblait encore être un apprenti chevalier. Il avait fait du chemin et ce assez rapidement.
 
Reiner était partit en avance pour inspecter le terrain. Wulf trouvait cela judicieux, car il était plus lent que le guerrier de Beta et surtout ne sachant pas où se trouvait le dit Cap le cosmos de Reiner lui permettrait de se repérer.
 
Wulf alla se placer à un endroit calme et se concentra pour tenter de suivre l’aura de Reiner jusqu’à ce que ce dernier arrive à destination. Ensuite, se souvenant des leçons de Keiyan, Wulf se mit à pousser son cosmos à son paroxysme. Il s’agissait de quelque chose de dangereux pour Wulf car il s’agissait d’un moment où il risquait de perdre le contrôle de lui-même… mais cela n’arriva finalement pas. Wulf décolla à son tour dans les airs et suivit le chemin utilisé par Reiner pendant de longues heures. Wulf n’appréciait pas la situation, il n’aimait pas l’idée de voler cela lui semblait… pas naturelle, les cieux n’étaient pas la place normal des hommes. Il aurait mille fois préféré faire le voyage dans un bon vieux Snekkjar, un de ces navires rapide et agile dans lesquels ses ancêtres fendaient les flots à la recherche de gloire. Non seulement un voyage comme celui-là le mettrait plus à l’aise mais en plus ce serait un véritable exploit digne d’Asgard d’effectuer ce voyage via ce moyen. Malheureusement, cela aurait été trop lent.
 
Après de très nombreuses heures de vol, Wulf arriva à destination. Il décida d’aller se poser à l’écart de la ville la plus proche mais son manque de maitrise du cosmos (probablement lié à son manque de contrôle personnel) il ne ralenti pas autant qu’il ne le devrait et s’écrasa de manière assez violente sur le sol à peu près 1 km au sud de la position de Reiner. Wulf avait malgré tout réussi à rester debout mais il fut forcé de s’asseoir un moment car ses jambes avaient senti passer au moment du choc.
 

Après s’être remis du choc, il mit en route vers la ville en ligne droite. C’était la première fois que Wulf sortait d’Asgard, il ne connaissait rien du monde extérieur hormis les nombreuses histoires racontées à son propos. Il commença par observa la ville de loin. Il fut tout d’abord intrigué par l’architecture des bâtiments, assez différentes de celle d’Asgard, ainsi que par les véhicules. À aucun moment il ne tenta de camoufler son aura (sans pour autant le faire exploser), car dans sa mentalité, s’il venait en mission diplomatique il se devait de ne pas faire de mystère sur son identité, la franchise étant la première étape pour la confiance. À aucun moment il ne se posa la question de l’éventuel réaction des populations face à un éveillé, son peuple ayant l’habitude de vivre avec des éveillé parmi eux.


Dernière édition par Wulf le Sam 21 Nov - 11:13, édité 1 fois
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Lun 16 Nov - 12:59

Conquête
Le Cap Horn
Chaque pas, chaque foulée plus en avant sur ces terres faisait comprendre à Reiner au combien l'aide du royaume d'Asgard pourrait être précieuse pour ces habitants. Le Chili qui avait déjà fort à faire pour gérer cet embargo forcé et imposé par les décisions de Poseidon ne pouvait pas réellement se préoccuper d'un si petit territoire que le Cap Horn. Si Wulf et Reiner parvenaient à rattacher le Cap Horn au royaume d'Asgard alors ils pourraient sauver les habitants du cap.

Prenant son temps pour rejoindre Puerto Williams, le chevalier réfléchissait à comment il pouvait amener les autorités de la capitale de Cabo de Hornos d'accepter que le Cap Horn rejoigne les terres du seigneur Odin. En prenant le Cap Horn sous sa tutelle, Odin pourrait subvenir aux besoins du cap, allégeant ainsi quelque peu le fardeau que devait être la survie de toute cette région du Chili durant l'embargo du seigneur Poseidon. Mais Reiner savait que cette simple proposition ne serait pas suffisante. S'il voulait vraiment conquérir le Cap Horn, le jeune homme connaissait les mots à prononcer, mais il réfléchissait à tout ce que cela impliquerait s'il le prononçait. Il savait que s'il promettait de faire lever l'embargo en échange du Cap, les autorités le céderaient sans même broncher. Le Chili étant bordé à l'ouest par l'océan pacifique, la majorité de son économie était basée sur l'export et l'import par voie maritime. Il était donc évident que si Reiner promettait au nom du seigneur Odin de faire lever l'embargo de Poseidon et ainsi relancer l'économie du pays tout entier, qu'il obtiendrait sans peine la gouvernance de ce morceau de terre que son seigneur convoitait. Cependant, une telle promesse impliquerait de façon directe le royaume d'Asgard dans les évènements menés par Poseidon.

Cette perspective inquiétait Reiner. Bien que l'éventualité de mener un combat contre le seigneur des océans ne l'effrayait pas, le guerrier divin de bêta n'était pas sûr que son peuple soit prêt à rentrer en guerre juste après le combat qu'ils avaient mené contre Hèl et ses fléaux. Une telle décision ne pouvait pas reposer sur les épaules d'un simple chevalier. Si vraiment le seigneur Odin souhaitait récupérer le Cap Horn à un tel prix, Reiner n'hésiterais pas un instant à s'opposer aux Marinas, mais cette décision devait être prise par son dieu.

D'un sifflement strident, Reiner appelât l'un des messager du grand nord. Sur son épaule se posa alors un magnifique corbeau couleur ébène auquel le jeune homme attacha un message à destination de son Dieu. Il attendrait patiemment la décision d'Odin. En attendant, Wulf et lui gagnerait du temps et si c'était possible, persuaderaient le maire de Puerto Williams de leur céder le Cap Horn sans avoir à faire cette promesse qui les impliqueraient dans la petite croisade de Poseidon.

Ne perdant pas inutilement son temps en attendant son coéquipier, Reiner avait déjà fait la demande pour leur entrevue avec le maire. Il avait également profité du temps libre pour louer deux chambres dans une auberge des plus rustique, rappelant quelque peu les auberges qu'on pouvait trouver à Magnir. Il prit également soin de trouver une tenue plus adéquate pour lui et son coéquipier en vue de la réunion de demain avec le maire. Pour le reste il profitât de son après-midi pour se reposer et quand finalement il sentît le cosmos puissant de Wulf se rapprocher, il libéra de discrètes volutes du sien afin de guider le chevalier jusqu'à lui.

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Lun 16 Nov - 16:33
Wulf continuait à observer la ville à distance, immobile comme un rocher, lorsqu’il sentit le cosmos de Reiner. Jusque-là il sentait la présence du guerrier de Beta en ville, mais sans pouvoir la localiser avec précision. Il ferma les yeux pour se concentrer, remontant les volutes de cosmos pour en trouver le point d’origine. Reiner était en ville, il percevait même l‘endroit, une sorte de place d’où provenait ce « signal », pour plus de précision, il lui faudrait se rendre sur place.
 
Wulf réfléchit un instant avant de partir, il ne connaissait pas les usages de cette partie de Midgard. Il se disait que peut-être se ramener en armure pourrait sans doute être assimilé par les habitants du coin comme un possible acte d’agression. L’une ou l’autre personne l’avait déjà vu en route et leur réaction semblait plus s’approcher de l’appréhension que de la quiétude à son approche. La diplomatie restant le but de la mission, Wulf laissa son armure derrière lui.
 
Wulf se dirigea ensuite en ville et le moins qu’on pouvait dire était qu’il tranchait dans le paysage. Ses deux mètres de haut (1 m 98 plus précisément) pouvaient passer, ses traits clairement d’origine nordique scandinave aussi, ses vêtements de facture Asgardienne à la limite, mais sa cape d’ours attirait l’attention tout comme son allure. Wulf ne comprenait pas vraiment pourquoi les gens le dévisageaient. Sa cape était le symbole de son état de guerrier-fauve et servait d’avertissement à tous ceux qui l’approcherait mais les gens d’ici ne semblait pas le savoir. Lui-même était aussi assez intrigué par cet environnement, les habits des gens, les « blasons » qu’ils portaient et qu’il ne pouvait identifier, cette matière qui les entourait le « béton » dont on lui avait déjà parlé… tout cela l’intriguait.
 
Il se posait aussi de nombreuses questions sur ce qui l’entourait. Déjà, il avait remarqué que ses sens étaient bien plus à l’affut qu’à l’accoutumé, mais il ne se sentait pas en danger, il cherchait juste à repérer des choses plus « naturel », plus familière. Sentir l’air du large lui procurait une sensation agréable, mais à part cela, la présence de cette civilisation dite « moderne » semblait diminuer la présence de la nature qui les entourait. Mais indépendamment de cela, il se demandait pourquoi cette ville était dépourvue de fortification ? Pourquoi ne voyait-il pas de gardes ? Les gens d’ici avaient vraiment une façon de vie étrange.
 
Mais ces questions restaient superflue, Wulf resta concentré sur sa mission. Il marcha d’un pas résolu en direction de l’endroit d’où provenait le cosmos de Reiner, se déplaçant au travers de plusieurs rues jusqu’à arriver à la place qu’il avait vu. À ce moment, il se concentra à nouveau sur l’aura de Reiner et le repéra dans un bâtiment à quelques mètres. Il se dirigea dans cette direction en augmentant légèrement son cosmos pour signaler sa présence au guerrier divin et pénétra dans le bâtiment. Une fois à l’intérieur, il apprécia l’aspect de l’édifice, là il se sentait déjà plus chez lui. Le bois qui recouvrait les murs avaient quelque chose d’apaisant. Il vit ensuite l’homme s’occupant s’occupant de la réception et s’adressa à lui avec son rude accent Asgardien, observant la réaction de son interlocuteur de sous la tête de l’ours qui lui servait de capuche.
 

-  C’est toi l’aubergiste ici ? Peux-tu m’indiquer où se trouve le guerrier appelé Reiner ? j’ai senti qu’il se trouvait ici.
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Lun 16 Nov - 18:59

Conquête
Le Cap Horn
Quand Wulf entra dans l'établissement ou se reposait le guerrier divin de bêta ce dernier sentit distinctement la présence de la Rune d'Hrungnir. Non seulement le berserker avait signalé sa présence à l'aide de son cosmos, mais quand bien même cela n'aurait pas suffit, Reiner n'eu aucun mal à reconnaitre l'accent nordique du guerrier. Le porteur de l'habit de Sleipnir termina la bière qu'il dégustait jusque la calmement devant un bon feu de bois d'une traite, repliât son journal et se dirigeât vers la réception afin de voler au secours de l'aubergiste qui ne devait pas être habitué à quelqu'un de la stature de Wulf. Passant le pent de mur qui séparait la réception de l'arrière sale où il s'était réfugié, Reiner du s'empêcher de rire en voyant la mine décontenancé de l'aubergiste.

“Juste à temps, cet homme est avec moi. L'autre chambre sera pour lui.”

Tendant la main de sorte à indiquer qu'il attendait la clé de la chambre de Wulf, Reiner en profita pour passer commande.

“ Mon ami et moi reprendrons également deux grandes bières d'ici cinq minutes. Faites nous donc préparer ça le temps que je lui montre sa chambre.”

Une fois que Reiner eu récupéré la clé de la chambre de Wulf, il la lui tendit et lui proposa de le suivre. Tous deux empruntèrent les escaliers de chène massif montant directement au premier étage ou se trouvait leur deux chambres.

“J'espère que le voyage jusque ici s'est bien passé mon ami, j'ai déjà fait préparer ta chambre et pris rendez-vous avec le maire local pour demain en début d'après-midi. Nous avons donc une nuit de repos avant de s'attaquer à ces négociations.”


Arrivé devant la porte de la chambre, Reiner laissa Wulf ouvrir la porte de chambre et ensuite le suivit à l'intérieur. Il put y voir une chambre raisonnable spacieuse avec un lit double, une armoire, une petite table un canapé en cuire, ainsi qu'une petite télévision. Sur le lit il y avait une grande housse contenant des vêtements fraichement acheté par Reiner pour con coéquipier ainsi que deux paires de chaussure tout neuve. La décoration était simple et rudimentaire, mais qu'importe, ils ne ferraient que dormir ici.

“J'ai aussi acheté quelques vêtements pour toi, il seront probablement moins confortables pour toi, mais ils nous permettrons de mieux nous fondre dans la masse. Tu trouveras quelque chose de plus décontracté pour ce soir et une tenue plus officielle pour demain. Je te laisse te changer, quand tu auras finis, retrouve moi dans le petit salon se trouvant derrière la réception. On pourra y déguster une bonne bière et manger tout en parlant de ce qui nous attend demain ”

Reiner laissât ainsi sot camarade pour rejoindre l'arrière sale où il s'était retranché plutôt dans la journée. Il signala à l'aubergiste qu'il y prendrait son repas avec son compagnon et demanda à ce que le feu soit entretenu, car la conversation durerait probablement une bonne partie de la nuit.

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Lun 16 Nov - 22:27
Reiner ne tarda pas à se manifester après que Wulf se soit adressé à l’homme de la réception, il le salua dès qu’il le vit. Le guerrier de Beta prit rapidement les choses en main. Il avait déjà commandé une chambre pour lui et s’apprêtait à lui montrer où elle se trouvait. Wulf le suivi sans rien ajouter, bien qu’un léger intérêt se manifesta sur son visage au moment où il entendit le mot  « bière ».
 
Alors qu’il montait les escaliers, Reiner l’interrogea sur son voyage ainsi que sur le programme. Wulf réfléchit un peu avant de répondre.
 
Le voyage a quand même été long mais il s’est bien passé dans les grandes lignes. Je peux cependant t’assurer que les mers sont agitées et que même sans faire appel au cosmos je peux sentir l’inquiétude du monde, le roi de l’Atlandide est en train de bouleverser totalement l’équilibre des forces régissant Midgard. Sinon, concernant les négociations, j’espère que les habitants du coin ne nous tiendront pas trop rigueur du petit cratère que j’ai créé sur leur territoire, un kilomètre au nord d’ici… atterrissage un peu brutal.
 
Au ton de Wulf, il était assez difficile de savoir s’il était sérieux on s’il lançait un trait d’humour. Une fois devant la porte, Wulf inséra la clé dans la serrure de ce qui était sa chambre et tourna pour l’ouvrir. Le moins qu’on pouvait dire, c’était que Wulf n’avait jamais vu ce genre de chambre auparavant. Reiner lui indiqua alors les vêtements qu’il avait achetés puis lui donna quelques indications avant de se retirer. Avant de se changer, Wulf en profita pour un peu pour inspecter plus en détail sa chambre. Il n’avait rien à redire au niveau de la décoration, elle lui convenait parfaitement, le lit lui semblait assez moelleux… peut-être un peu trop à son goût. Dans l’ensemble, la chambre lui convenait, il avait même compris l’utilité et le fonctionnement du lavabo, c’était comme une fontaine à domicile, par contre la télévision lui posa problème.
 
Ce n’est pas un miroir, le reflet n’est pas bon. Ça ne semble pas être un truc pour communiquer… C’est quoi l’utilité de ce truc ?
 
Après quelques instants il décida de laisser cela de côté et tourna son attention vers les vêtements que lui avait fourni Reiner, il faudrait qu’il pense à le rembourser. Il observa les vêtements qu’il devait mettre pour le soir. Il n’arrivait pas à identifier la matière du tissu, cela ne ressemblait en rien aux vêtements que les Asgardiens portaient habituellement. Il finit par les mettre et effectivement il les trouvait moins confortable que les siens… surtout les chaussures. Mais qu’importe, si cela permettait de mettre les locaux plus à l’aise. Wulf descendit ensuite et son allure était un peu… différentes. Les vêtements qu’il portait désormais tranchaient à présent nettement avec la pelisse d’ours qu’il n’avait pas cru bon d’enlever et sa démarche était marquée par le fait qu’il devait encore s’habituer à porter ses nouvelles chaussures. Il rejoignit l’arrière-salle pour rejoindre Reiner sans porter attention aux réactions que sa présence, et surtout sa cape, pouvaient provoquer autour de lui. Il alla s’installer à la même table que Reiner puis s'adressa à lui en asgardien. Tout d'abord ça était plus facile à parler pour lui, ensuite il était à peu près certains que personne ici parlait cette langue.

- Avant de commencer, j’ai une question à te poser. Un maire ? c’est comme un Jarl ? Ou ça à une autre fonction ?


En écoutant la réponse, Wulf en profita pour observer la texture de la bière, ça n’avait pas l’air d’être de la même qualité que celles d’Asgard mais il comptait quand même y gouter un coup. Wulf était assez pensif, il pensait à feu son amie Thorilde. Elle avait toujours voulu découvrir le monde à l’extérieur d’Asgard, qu’aurait-elle pensée de cette ville si elle avait été là ?
 
-          Les gens d’ici semblent assez inquiet et je suis presque sûr de ne pas en être la source, du moins pas la source première. Je suppose que les activités de Poséidon et le fait que la plupart des navires soient à quai au lieu d’être en mer y est pour quelque chose.
 
Il but alors une large lampée de sa bière avant de la reposer.

-  Une fois qu’on sera devant ce maire, quel sera le plan ?
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Mar 17 Nov - 17:48

Conquête
Le Cap Horn
Reiner avait rapidement constaté que Wulf ne se sentait pas à sa place ici. Lui qui avait vécu toute sa vie au coeur du royaume d'Asgard ou la modernisation n'avait jamais pris la place occupée par la tradition, ne pouvait aisément comprendre les civilisations qui avaient fait le choix inverse. Pour Reiner les choses étaient plus simples, il avait vécu les douze premières années de sa vie en Allemagne et si depuis pas mal de choses avaient changées, il retrouvait rapidement ses repères dans ce monde en constante évolution.

Wulf rejoignit sans trop de délai le guerrier divin de bêta qui profitait de sa bière en attendant son compagnon d'arme. Bien que la situation fut inhabituelle, Reiner ne fut pas spécialement surpris quand il vit que le berserker avait gardé avec lui sa cape et tout en buvant une lampée s'adressa à son camarade.

“Je me doute qu'elle doit faire partie intégrante de ce que tu es, mais ta peau d'ours ne conviendra pas à la tenue de demain. Pense à l'enlever quand on ira voir le maire. Je comprends aisément que tu ne dois pas apprécier ce petit jeu de déguisement, mais l'effort ne sera pas très long. Une fois qu'on aura fini cette mission tu pourras te débarrasser sans peine de ces vêtements qui ne te convienne pas.”


La bière de Wulf arriva au même moment ou Reiner achevait ses recommandations vestimentaires à l'attention de son camarade, qui lui-même enchaîna avec sa première question. Le guerrier d'Odin cherchait à comprendre le fonctionnement politique local et Reiner appréçiait qu'il montre ainsi de l'intérêt pour la mission.

“C'est un peu l'idée oui. Un maire représente en quelque sort le chef d'une commune. Une commune quant à elle est une unité territoriale. En gros il est le chef d'une partie des terres de son pays. Il faut quand même tenir compte de quelques subtilités. Le maire est choisit par les habitants de la commune. Les votants prennent leurs décisions parmi plusieurs candidats qui promettes de réaliser différentes choses s'ils deviennent maires. Le titre de maire est un titre temporaire variant selon le pays. Le pouvoir du maire change également d'un pays à l'autre, il peut soit être simplement protocolaire, en gros il signe des papiers, soit il peut être exécutif. Mais surtout, il est rarement absolu. De plus, il réfère toujours à une entité  plus importante dont les décisions prévaut sur les siennes. En gros pour te résumer ça, le maire est une personne choisie parmi d'autre sur des promesses qu'il fait. Cette personne représente l'autorité sur une partie des terres d'un pays qu'il ne possède pas et son influence et son autorité varie et sont dépendantes de quelque chose de plus puissant que lui. "

Reiner s'alluma machinalement une cigarette qu'il écrasa directement après sa première bouffée quand un serveur s'empressa de lui indiquer un écriteau signalant l'interdiction de fumer dans l'établissement. En expirant la fumée qu'il avait inhalé, l'Asgardien hocha la tête afin de confirmer les déductions de Wulf sur l'état de la région.

" Cet embargo forcé par Poseidon est un vrai poison pour ces gens. L'économie du pays repose en grande partie sur l'export etimport. Avec les bateaux à l'arrêt c'est tout le pays qui est paralysé. De plus, l'économie de la région repose quant à elle sur la base navale qui est également paralysé par cet embargo. En gros si la situation perdure c'est tout le pays qui va finir par suffoquer sous la colère de Poseidon. Notre but est d'étendre le territoire d'Asgard et si nous le pouvons, nous aiderons ces gens par la même occasion avant que la situation ne s'envenime et qu'ils rentres directement en conflit avec le seigneur des océans.”

Reiner termina alors sa bière, faisant signe au serveur d'en apporter une autre histoire de se mettre à l'aise pour la conversation qui allait suivre.

“Comme mentionné plutôt, le maire n'a pas vraiment un réel pouvoir décisionnel, je veux dire par la qu'il n'a pas l'autorité de rattacher le Cap Horn à Asgard même si le territoire fait partis de sa commune.  Néanmoins, il peut entamer les démarches au niveau national pour nous et facilité le processus administratif de l'intérieur. Notre but est donc de le convaincre et de lui faire signer un accord où il s'engage de placer le Cap Horn sous manda Asgardien. Pour parvenir à nos fins nous auront à suivre un long et ennuyeux processus de négociation afin de trouver un terrain d'entente. Enfin en temps normal tout du moins. La pression qu'effectue Poseidon sur le pays va jouer en notre faveur. Si nous pouvions promettre qu'en échange du Cap Horn nous lèverons l'embargo qui bloque l'économie nationale, notre séjour ici ne durerait pas plus d'une journée. Mais il se trouve que ni toi ni moi, ne pouvons promettre au nom du royaume que nous ferons lever le blocage maritime qui paralyse le pays. Pour pouvoir contourner ce problème j'ai envoyé un message au seigneur Odin pour savoir si oui ou non il était prêt à obtenir le Cap Hon à ce prix et par conséquence si oui ou non nous allions directement nous mêler des affaires de Poséidon.

Le but du jeu de demain sera de gagner du temps et de voir si on ne peut pas  convaincre le maire sans faire une telle promesse. Une fois que nous aurons le message du Seigneur Odin nous serons en mesure de voir jusqu'où nous nous impliqueront pour aider ce pays. Voilà pour ce qui est du plan pour l'instant. Si tu as la moindre idée qui pourrait nous aider dans ce projet je suis preneur.”


Appréciant sa nouvelle bière fraichement servie, Reiner garda le silence quelque temps avant de poser une question à son tour.

“Quel penses-tu de tout ceci, de cette civilisation qui diffère fortement de la nôtre, de cette culture qui a parfois fait valoir la modernité au détriment de la tradition ?"


La question était vague, mais Reiner était curieux de voir, comment quelqu'un comme Wulf pouvait percevoir tout ceci et ce même si Puerto Williams n'était pas une représentation fiable d'une société moderne. Cette curiosité toutefois ne lui fit pas perdre ces instincts primaires et l'ase appela le serveur afin de commander à manger.

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Mer 18 Nov - 0:42
Wulf écouta attentivement ce que lui expliqua Reiner. Pour ce qui était de la tenue, il saurait s’en accommoder. Bien qu’il s’y était habitué, il préfèrerait ne jamais avoir à porter cette cape, mais elle était le symbole de sa condition de guerrier-fauve d’Odin et servait d’avertissement aux autres, histoire qu’il l’aborde en connaissance de cause. Il écouta ensuite l’explication sur la fonction de maire. S’il devait le rencontrer, autant savoir ce qu’il était. Il reçut un exposé assez exhaustif sur les fonctions de ce dernier. Tout était aussi compliqué dans ce système ? C’était ça la « démocratie » dont il avait souvent entendu parler ? Il vida sa bière d’une traite pendant que Reiner lui confirmait ses observations en lui apportant des précisions. Il profita de la présence du serveur que le guerrier de Beta avait appelé pour aussi commander une bière.
 
Wulf resta pensif un long instant, faisant tourner lentement la nouvelle bière qu’on leur avait apporté. Il intégrait toutes les informations que Reiner lui avait appris, tout en réfléchissant aux questions que son frère d’arme lui avait posé. Le monde extérieur … que pouvait-il en dire ? Par où commencer ? Il y avait tant à dire. Le temps qu’il réponde, le repas que Reiner leur avait commandé était presque prêt à leur être apporter.
 
Je ne sais pas vraiment par où commencer, notre civilisation et la leur sont tellement différentes. Je crois cependant que la raison de cette différence tire sa source dans la disparition de leurs divinités. En Asgard, nous vivons en permanence aux côtés de nos dieux ou tout du moins nous sentons leur présence au jour le jour. Ici, les dieux semblent avoir quitté le quotidien depuis longtemps.
 
Wulf passa mécaniquement la main sur son amulette symbolisant Mjolnir. Il s’agissait d’un geste visant à éloigner le malheur.
 
Je ne sais pas vraiment si c’est vraiment le départ de leurs divinités qui est à l’origine de cette ingéniosité, ou folie je ne sais pas comment appelé ça. Cette technologie facilite leur quotidien, peut-être un peu trop je crois. Si un jour, elle venait à leur faire défaut, je ne crois pas que leur société s’en remettra. Et à présent, Poséidon est en train de leurs montrer les limites de leurs machines, aucun de leurs outils n’a pu ne serait-ce que l’inquiéter lui ou ses créations. À présent, je les plains, ils  prennent conscience du faussé qui sépare leur ancienne vie et l’actuel tandis que nous Asgardiens, comme nous n’avons jamais fondamentalement modifié notre façon d’être, ne subissons que peu les conséquences du retour des dieux dans les affaires mortels. Maintenant, ils se rendent compte que les légendes du passé marchent parmi eux
 
Il s’interrompit une nouvelle fois, lorsque le repas leur fut apporté. Piqué par la curiosité, il but à l’étrange soupe qui leur avait été fourni dans une petite écuelle un peu à part. Cela s’avéra être de la sauce piquante. Quand il s’en rendit compte, il reposa le bol comme si de rien n’était, conservant un visage aussi impassible que possible… avant de s’emparer de la cruche d’eau et la vidé d’une traite pour calmer le feu qui semblait s’être allumer dans sa gorge. Il prit quelques instants pour reprendre son souffle, poussant quelques jurons étouffé.
 
Leur bouffe n’est pas pareil non plus, ça je peux l’assurer. Sinon, pour en revenir à ce dont on parlait, les gens d’ici semblent vivres les uns sur les autres, la plupart des bâtiments sont collés les uns aux autres, en cas d’incendie, cela doit être problématique. J’ai aussi remarqué qu’ils semblent produire beaucoup plus que ce qui leur est nécessaire. Je ne sais pas si c’est en prévision d’éventuelle catastrophe ou alors qu’ils ne se soucient tout simplement pas du gâchis, en venant ici, j’ai vu un homme jeter de la nourriture par caisse entière. Et je ne comprends pas pourquoi une ville comme cela ne possède pas de fortification, ils ne craignent pas de se faire attaquer ?
 
Tout en parlant, Wulf ressorti le CD dédicacé que Kaito lui avait offert. Il le regarda l’espace d’un instant, on lui avait expliqué à quoi servait cet objet, mais il n’était toujours pas sûr d’avoir bien compris. Cependant, cela lui rappela sa rencontre avec le nippon et surtout leur conversation à propos du pays de ce dernier.
 
Mais tout n’est pas non plus à jeter. Leur niveau de vie semble en bien des points plus enviable que le nôtre.  Et je reste fasciné par le nombre de choses qu’ils ont été capables de réaliser sans aucune aide divine. Et si ils survivent à ce que les Nornes leurs préparent, je crois qu’ils pourront encore nous surprendre. Par contre, je ne serai pas prêt à troquer mon mode de vie contre le leur, nous y perdrons bien plus que juste nos traditions, je crois que nous pourrions y perdre notre âme. Nous sommes forgé par notre terre, par son climat, par ce quel accepte de nous offrir et cela nous permet de toujours repousser nos limites personnels. Ici, si quelque chose ne lui convient pas dans la nature, il me semble que les hommes préféreront adapter la nature à leur besoin, plutôt que de s’adapter eux-mêmes. Sur le long terme, je ne sais pas si leur pari sera gagnant.
 
 
Wulf attarda son regard sur le feu dans la cheminée, il éprouvait de la nostalgie, se souvenant de l’époque où les froide nuit d’hiver se passait au coins du feu, ou le scalde du village comptait les histoires du Royaume avant que les chants ne retentissent et qu’à la fin il s’endormait devant ce même feu, les rêves emplit d’exploit digne de ceux des légendes. Cette époque semblait remonter à une éternité.
 
Nous devons donc gagner du temps en attendant qu’Odin nous fassent savoir la décision qu’il aura prise concernant cette partie du monde. Il faudrait peut-être convaincre leur « Jarl élu de manière temporaire aux pouvoirs limité » de peut-être investir la population dans un projet. Tu m’as expliqué que leur économie dépendait en grande partie de la mer, correct ? Cette dernière leur est actuellement interdite et donc la population se retrouve en bonne parti désoeuvré ou en voie de l’être s’ils ne reçoivent pas de ravitaillement. Il serait peut-être de bon ton de les impliquer dans un projet, que ce soit pour leur trouver une alternative à la mer, ou simplement les occuper pour éviter qu’ils ne commencent à faire des con… pour tromper l’ennui.
 
Wulf recommença à boire un coup sa bière puis s’attaqua au repas, bien qu’avec plus de méfiance. Le goût se révéla surprenant mais pas mauvais.
 

-  Et toi, Reiner ? J’ai entendu parler de tes exploits durant le conflit, je crois aussi que tu n’es de base pas originaire d’Asgard, quel est ton avis sur nos deux mondes ?
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Mer 18 Nov - 17:29

Conquête
Le Cap Horn
Reiner appréciait grandement la réponse de son compagnon d'arme. Ce n'est d'ailleurs pas temps le contenu qui lui fit apprécier cet instant d'échange avec Wulf, mais bien l'ouverture d'esprit de ce dernier et sa vision détachée de cette civilisation qu'il analysait sans la juger ou même la condamner. Son analyse était fondée et ses propos avaient de la consistance. Il appuyait ses impressions sur son vécus et Reiner ne put qu'admettre la cohérence de ses propos.

Tout en dégustant le plat qui lui avait été servis, Reiner écoutait Wulf synthétiser l'ensemble du plan tout en suggérant à Reiner qu'il faudrait trouver un moyen d'occuper les chilien afin qu'ils n'attisent pas la colère de Poseidon. Reiner réfléchit un moment à la proposition du berserker avant de prendre la parole.

“Il serait bon en effet qu'ils ne tentent pas le diable avec le seigneur des océans. Malheureusement hormis leur rappeler le danger que représente Poseidon il va être difficile de faire quoi que ce soit pour régler le problème maritime surtout avec nos propres moyen. Asgard n'est pas capable de relancer l'économie d'un pays entier ni même d'acheminer tant de vivre sans utiliser la mer. Il est difficile d'aider ces gens sans s'opposer directement à Poseidon. Enfin si toutefois tu as une idée, je suis tout ouïe, mais comme ça je ne vois pas comment nous pourrions les aider”

Reiner termina son assiette et finis sa bière par la même occasion. Fidèle au modus operandi instaurer au début de soirée, le guerrier divin de bêta fit signe au serveur de remettre une tourné à l'instant même ou il posa son verre. La commande ne tarda pas à arriver et Wulf avec sa question, stoppa net Reiner dans sa première gorgée. Bien que le jeune homme s'était attendu à ce que son camarade lui retourne la question, y répondre demandait un délai de réflexion à l'ase.

“En effet, je suis né et j'ai vécu douze années de ma vie en Allemagne. Et bien que mes parents étaient allemands aujourd'hui je considère Asgard comme ma patrie. ”

Reiner but une longue gorgée avant de rependre son discours.

“Ayant vécu avec ces deux cultures, j'ai pu en mesurer les avantages et les inconvénients. Bien que les deux modes de vies soit singulièrement différents, tous deux répondes aux besoins des personnes qui les ont acceptés. Et bien que comme tu le dis, cette culture qui n'est pas la tienne est loin d'être aussi robuste que celle d'Asgard et probablement aussi moins à l'épreuve du temps a l'avantage d'être une culture qui évolue rapidement et s'adapte aux nouveaux défis. Je pense que ces deux modes de vie peuvent apprendre l'un de l'autre et que nos valeurs asgardiennes qui prône l'acceptation de ce qui régit ce monde est la clé de voute à une telle unions. La magie qui de tout temps a bercé notre civilisation pourrait s'enrichir de la technologie de l'homme pour créer des outils pouvant aider notre peuple.

L'idée n'est pas de changer le mode de vie d'Asgard, car cela irait à l'encontre de siècle et de siècle d'apprentissage. Mais je pense que dans un futur proche nous pourrons apprendre d'eux et utiliser ces connaissances pour aider ceux qui en ont besoin. De plus, le monde autour de nous change, les humains commences à prendre conscience qu'ils ne sont pas seuls et bientôt à cause d'actes comme ceux de Poseidon il ne faudra pas nous étonner de les voir réagir en conséquence. Il sera alors trop tard pour commencer à comprendre comment ils fonctionnent et à quoi nous avons à faire. ”


Le jeune homme repris une gorgée de sa bière et tout en affichant un sourire s'entendit sur le sujet.

“C'est aussi quelque part ce que j'attends de ces conquêtes, c'est que nous puissions apprendre d'eux et utiliser ce savoir afin de nous adapter à ce monde avec laquelle on est forcé de cohabiter depuis que notre existence est devenue publique.”


La soirée continua sur cette lancée et Reiner en profita jusqu'à ce que le barman annonce le dernier service. Une fois la dernière boisson consommée le jeune homme souhaita une bonne nuit à son compagnon et alla se coucher.

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Mer 18 Nov - 21:05
Reiner répondit à la question de Wulf, il pensait que les deux cultures avaient des choses à s’apprendre l’une à l’autre. Sur ce point, Wulf ne savait pas s’il était d’accord, la magie asgardienne et la technologie pourrait faire bon ménage. Il craignait que toute cette technologie « n’amollissent » le courage et la force de son peuple, tout comme il était sceptique sur le fait que les non-asgardiens acceptent toute suite d’intégrer la magie et retournent aux anciennes traditions, il s’agissait de choses qui allait à l’encontre de la dynamique sur laquelle toute leur société était basée. Mais en y réfléchissant bien, il était vrai que sur certains points, la technologie pourrait faciliter la vie d’Asgard et de leurs côté, les hommes seraient bientôt obliger de regarder la vérité en face et accepter que leurs connaissances du monde soient incomplètes.
 
Wulf resta silencieux pendant le reste du repas. Comme il en avait l’habitude en Asgard, il sondait son environnement. Mais les choses étaient différentes ici, ce n’était pas Asgard, il en sentait le monde que de façon ténue, comme si ce « béton » qui les entourait l’isolait, cela le mettait mal à l’aise. En même temps, il réfléchissait à comment ils pourraient convaincre les habitants de cette ville à se rallier à Odin.
 
Lorsque Reiner alla se coucher, Wulf le salua d’un hochement de tête et resta pendant un long moment à contempler les flammes et n’alla se coucher à son tour que bien après. Cependant, le sommeil se refusait à lui et il resta de longues heures allongé dans le lit de l’hôtel avant de se relever. Il devait se rendre à l’évidence, il n’arrivait pas à dormir dans l’état psychologique dans lequel il se trouvait. Se rhabillant avec les vêtements qu’il avait mis plus tôt  dans la soirée, mais cette fois sans y rajouter sa cape, puis sortit… par la fenêtre, cela lui semblant être le meilleur moyen de ne pas réveiller tout le monde. Wulf se réceptionna sur le sol sans trop de problèmes, puis partit dans les rues. L’air frais lui faisait du bien, il ne gelait pas tout ce qu’il touchait contrairement à sa patrie et ce n’était pas forcément désagréable. Ses pas le conduisirent  jusqu’au port, et là, il sentit l’air marin lui caresser le visage.
 
Cette brise lui fit un bien fou, là il ne sentait plus le béton, artificiel, et il sentait à nouveau la nature qui les entourait. Il décida de s’asseoir sur les quais et y resta pendant un long moment à contempler l’horizon. Il pouvait sentir une sorte d’énergie l’entourer et filer vers le sud, en direction du pôle. Wulf aimait penser qu’il s’agissait du pouvoir du Père de Tout qu’il sentait à l’œuvre pour maintenir les glaces australes. C’était pour cela que le peuple d’Asgard avait accepté de se retirer sur l’un des lieux les plus inhospitaliers de Midgard, pour préserver l’humanité de la fonte des glaces. Wulf avait longtemps eut du mal, et en avait toujours d’ailleurs, à se soucier de l’humanité en-dehors d’Asgard, estimant que le reste du monde pouvait bien brûler tant qu’Asgard survivait, mais le temps qu’il passait en tant que guerrier divin commençait à lui faire comprendre que protéger Asgard ou Midgard dans son ensemble revenait au même.
 

Wulf resta longtemps sur place à regarder la mer, et se mit même à chantonner une ode à Aegir le dieu Asgardien des océans, et à sa femme, Ràn. La nuit était déjà bien avancée lorsqu’il décida de retourner à l’hôtel pour terminer la nuit.

Il se réveilla le lendemain avec les bruits de la rue... encore une chose à laquelle il n'était pas habitué, du moins pas avec autant de monde. Il commença alors à se préparer pour la rencontre avec le type qui gouvernait ce coin, ce "maire". Les vêtements que Reiner lui avait procuré lui procurèrent encore plus de gêne dans ses mouvement que l'autre.

- Il y a vraiment des gens qui portent ce genre de trucs?
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Jeu 19 Nov - 8:39

Conquête
Le Cap Horn
La nuit de Reiner se passa sans encombre. Une fois sa chambre regagné, le guerrier divin de bêta était resté de longues heures à réfléchir à la situation actuelle du royaume d'Asgard. Il avait encore du mal à juger le rôle qu'allait jouer les siens dans tout ce qui se passait actuellement. Longtemps, le royaume d'Asgard avait vécu en autarcie, mais avec le retour d'Odin, ce repli par rapport à la civilisation n'avait plus aucun sens. Il était temps pour le royaume d'Asgard d'aller de l'avant, mais malheureusement ils n'étaient pas les seuls acteurs de ce futur qui petit à petit se profilait à l'Horizon. Poseidon et ses troupes aussi semblaient vouloir jouer un rôle déterminant dans le futur du monde et plus sa sois-disante compagne pour l'écologie des océans avançait et plus Reiner voyait dans les actes de l'olympien une excuse pour s'emparer de la terre. Mais le comportement des marinas n'était pas le seul suspect aux yeux du guerrier divin. Par nature, le jeune homme se méfiait des spectres et de leur côté, les saints semblaient renier leur raison d'être en s'illustrant grâce à leur non-présence face aux humains qui soufraient des actions de Poseidon. En analysant toutes ces données Reiner du accepter avec frustration de ne pas comprendre le rôle qu'il allait jouer dans cette écosystème instable, mais il trouva le sommeil en espérant ardemment que le père de tout possédait les réponses à toutes ses questions.

Le lendemain, alors que le soleil était déjà haut dans le ciel, le jeune homme se réveilla, pris une douche qu'il fit durer avant de revêtir son costume. Reiner n'était pas un grand adepte de ces tenues protocolaires, il les trouvait bien trop conformistes et dénuées de toute personnalité. Néanmoins, en apercevant son reflet dans le miroir de la salle de bain, le jeune homme constata avec joie qu'il avait fière allure dans ce costume taillé sur mesure.

C'est ensuite la faim qui guida les pas du jeune homme jusqu'à la salle à manger de l'auberge pour y prendre un repas avant son entrevue avec le maire. Reiner n'attendit pas Wulf pour commencer à manger. Une fois que son camarade l'aurait rejoint et qu'il aurait pus manger à sa faim, tout deux se rendraient auprès de la mairie afin d'entamer les négociations. Reiner n'était pas pressé d'y être et fit trainer autant que possible ce moment de détente avant de se diriger avec Wulf vers la mairie.

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Jeu 19 Nov - 9:55
Wulf descendit à son tour dans l’arrière salle une fois qu’il eut finis de se débattre avec son costume. Il ne comprenait pas l’intérêt de ce déguisement mais Reiner semblait penser que cela pourrait leurs faciliter les négociations, étrange culture que celle qui s’intéresse plus à la forme qu’au fond. Il n’aimait aucunement ce costume, car il avait l’impression qu’à chaque mouvement qu’il faisait il risquait de déchirer les coutures.
 
Il s’installa à son tour pour le petit déjeuner, mangeant surtout du consistant, du pain avec du fromage et un peu de viande. En Asgard, le repas du matin était l’un des deux repas de la journée et consistait surtout en du pain, du fromage et une soupe de gruau, la viande quant à elle était plutôt réservé pour le repas du soir. Les pains proposés étaient aussi assez différents de ceux d’Asgard et il goûta un échantillon de chacun d’entre-eux, il avait un petit faible pour ce pain blanc grillé. Par contre,  il évita de boire la boisson noire et chaude qui leur était proposé… la forte odeur qui s’en dégageait ne lui inspirait pas confiance.
 
Il sentait que Reiner n’était aucunement pressé de débuter les pourparlers, point sur lequel il le rejoignait surtout car ils n’avaient toujours aucune idées sur ce qu’ils seraient habilité à proposer aux dirigeant de ce coins pour recevoir leur allégeance. Il se prit à penser qu’il aurait presque préférer les soumettre par la force, comme les Marinas le faisait, mais ce n’était pas comme ça que l’Honneur Asgardien leur dictait de se conduire, il n’était pas dans leurs habitude d’affronter des populations qui n’avait pas la capacité de se défendre.
 
Lorsqu’ils eurent terminé de manger, les deux guerriers d’Odin sortirent de l’hôtel, bien qu’il aie fallut rappeler et expliquer à Wulf qu’il devait laisser la clé au comptoir. Une fois sortit, Wulf observa le ciel, guettant un signe de leur souverain qui pourrait leurs donner un indice pour les négociations. Il resta silencieux pendant le trajet en direction de la mairie, sur la route, Wulf se rappela combien il détestait les endroits peuplé… Trop à traiter à la fois et ça affolait la bête qui l’habitait. Il essaya de faire le vide dans son esprit, il ne devait en aucun cas perdre le contrôle, cela compromettrait toute l’opération.
 

Une fois arrivée sur place, Wulf fut assez surpris de voir à quoi ressemblait le bâtiment dans lequel travaillait le dirigeant de la ville. Cette maison n’avait rien de bien particulier par rapport aux autres bâtiments de la ville si ce n’est les deux drapeaux qui encadrait l’entrée, le drapeau du pays et celui de la ville. Wulf ne comprit pas ces héraldiques, était-ce une référence à un acte glorieux ou une de leur divinité ? Mais ce genre d’interrogation serait pour plus tard.
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Jeu 19 Nov - 23:26

Conquête
Le Cap Horn
Reiner eu un fin sourire quand il vu son compagnon d'arme débarquer avec son costume. Bien que ce dernier lui allait comme un gant, le guerrier divin de bêta ne pouvait s'empêcher de constater l'écart qu'il existait entre sa tenue actuelle et celle de tous les jours. Le petit déjeuner quant à lui, se déroula dans le plus grand calme et quand les deux hommes eurent finis de manger ils quittèrent l'auberge.

Le trajet jusqu'à la mairie fut calme et il ne fallut pas plus d'une dizaine de minutes aux deux guerriers d'Odin pour arriver sur place. Comme à son habitude, Reiner était en avance, estimant que la ponctualité faisait partie des détails à ne pas négliger pour que l'entrevue se déroule sous les meilleurs auspices. S'avançant avec calme jusqu'à l'accueil, Reiner s'adressa à une dame d'un certain âge qui dû tendre légèrement son oreille droite pour comprendre l'intégralité du discours de l'ase.

“Bonjour, je suis monsieur Wolf. Mon ami et moi avons rendez-vous avec Monsieur Hugo Henríquez Matus. Nous sommes les deux représentants envoyés par le royaume d'Asgard. ”

“Un instant s'il vous plait, je vais voir si monsieur le maire est déjà disponible”

La vieille dame de ses doigts charnues appuyât avec rigueur sur la touche d'un interphone afin de demander au maire s'il était disponible. La réponse ne se fit pas attendre et elle les invitât à rejoindre Henríquez dans son bureau. la pièce était plutôt étroite et simple pour le bureau du maire. Rien à voir avec celui que Reiner avait pus voir à Montréal. L'homme qui se présentât à eux les salua chaleureusement et leurs proposa de prendre place, mais à peine le maire avait il terminé sa phrase que Reiner pris la parole.

“Je vous remercie pour votre accueil monsieur le maire, mais avant de m'asseoir, j'aimerais vous proposer une petite promenade. Je sais que ma demande peut vous sembler quelque peu étrange, mais après tout nous sommes ici pour parler de la situation actuelle du pays, de celle des terres que vous administrez. Le maire auquel j'ai envie de m'adresser est celui qui est proche de ses citoyens, c'est celui qui aime son pays et non celui qui s'enferme dans son bureau pour signer des papiers. Montrez-moi votre ville plutôt que de me la décrire s'il vous plait. ”

Le maire fut quelque peux décontenancé par la demande de Reiner et pourtant après un court moment de réflection, il referma le dossier qui était ouvert devant lui et répondit à l'ase avec un sourire

“Je comprends mieux pourquoi vous avez demandé à ma secrétaire de bloquer toute mon après-midi. Ma ville n'est pas très grande, mais je serais heureux de vous la faire visiter, Suivez-moi”

Le maire attrapa la veste de son costume et invitât les deux chevaliers à le suivre. Reiner était heureux de voir qu'Henríquezl acceptait sa requête et était satisfait qu'il corresponde ainsi à la description qu'on lui avait fait du maire. Il semblait en effet proche de son peuple et fière de son petit lopin de terre. Non seulement grâce à cette manoeuvre les deux ases allaient gagner du temps, mais en plus, il serait plus facile pour eux de convaincre le maire de l'importance de l'aide que pouvait apporter le royaume d'Asgard aux citoyens de la commune de Cabo de Hornos.

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Ven 20 Nov - 11:59
Lorsqu’ils furent introduits auprès du maire, Wulf fut une nouvelle fois surpris, effectivement cet Hugo Henri…. Machin n’avait en apparence pas grand-chose en commun avec un Jarl. Il ne voyait aucun objet symbolisant sa fonction, du moins au regard de Wulf, pas d’épée, pas de chevalière, aucun objet qui se transférerait pour que tous sachent sa fonction,  et surtout quand il était en train de l’exercer. Cela était peut-être aussi dut  que contrairement à Asgard où, à part quand une faute d’une extrême gravité avait été commise, le titre de Jarl n’était transféré qu’à la mort ou l’abdication du dernier, ici il était régulièrement soumis à une élection, peut-être que tous les citoyens étaient sensés connaitre sa tête.
 
Il fut aussi surpris de ne pas voir la présence de conseillers à ses côtés. En Asgard, les Jarls et chefs de village, ou tout autre membre un tant soit peu élevé dans la hiérarchie sociale possédait un groupe de conseiller pour discuter des décisions importantes. Les Asgardiens ne pratiquaient peut-être pas la démocratie mais ils leurs paraitraient inimaginable qu’un de leur dirigeant (sauf peut-être les dieux) ne prenne une décision seul, sans en référer à des personnes choisient selon leurs mérites pour le conseiller. Et la venue d’émissaires venu d’Asgard lui paraissait tout à fait le genre d’occasion importante où être assisté de conseillers pourraient s’avérer judicieux. Mais il n’était pas là pour juger leur système politique
 
Wulf arrivait à suivre plus ou moins la conversation entre Reiner et le maire, comprendre une autre langue que la sienne, et surtout la parler, lui demandait une certaine concentration. Même si le fait d’être un éveillé lui facilitait la tâche, la langue parlée actuellement restait très peu familière à son oreille. Il salua le maire tout en gardant néanmoins le silence. Pour l’instant il préférait laisser l’expérience de Reiner en matière de négociation parler et ne réagir que s’il avait quelque chose à dire. Il observa le bureau du maire, et vit fut une nouvelle fois surpris par le nombre de dossier qu’il possédait, surtout le nombres de feuilles à l’intérieur. En Asgard, le papier était une denrée relativement rare et la culture était plus basée sur la parole donnée que sur la signature de document. Les Asgardiens estimaient que donner sa parole suffisait car elle liait celui qui avait parler à l’honneur, comme partout il existait des gens qui rompait leur parole mais ils se retrouvaient rapidement mis au ban de la société. On préférait garder l’écriture pour les choses considéré comme essentiel, comme la transmission du savoir ou pour « graver » les lois. Wulf espérait que cette « culture de la paperasserie » n’était là que pour des raisons pratiques et n’était pas un signe d’un éventuel manque de confiance envers la parole donnée.
 
Wulf observa aussi le maire, il semblait être une personne assez ouverte et joviale. Ce dernier point contrastait aussi avec de nombreux seigneurs asgardiens plus habitué à afficher un caractère assez grave, leurs décisions n’avaient pas seulement des impacts au niveau de la vie de leurs sujets, elles pouvaient même décider de la survie de leur peuple en certaines occasions et donc impliquait qu’ils devaient gérer chaque problème avec le plus grand sérieux. Mais sur une terre moins rude qu’Asgard, il ne semblait pas, pour Wulf, incohérent que le caractère soit plus relâché… surtout s’il devait se faire réélire mais là Wulf flirtait avec une attitude de mauvaise langue.
 
Wulf fut ravis à l’idée de pouvoir visiter les terres environnante plutôt que rester cloisonné dans une pièce aussi … petite, loin de hall ou des pièces des maisons de sa patrie. Cela lui permettrait de se faire une meilleure idée de cette société, probablement plus exact que ses observations personnelles, sans doute pétrie de préjugés. Mais d’un autre côté, il ne s’était jamais vraiment sentit à l’aise dans cette ville, si éloignée de tout ce qu’il connaissait. Un point fit quand même sourire Wulf, quand le maire qualifia sa ville de « petite ». Il se doutait qu’il en existait de bien plus grandes, mais Wulf ne se souvenait pas en avoir vu de plus grande en Asgard, bien que les légendes évoquaient que jadis le royaume comptait certaines cités dont la taille dépassait tout ce qu’on avait pu voir depuis sur les terres du grand nord
 

Wulf emboîta alors le pas à Reiner et au maire, observant les alentours à la fois pour observer ce qu’il se passait mais aussi pour détecter un éventuel problème qui pourrait se poser.
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Ven 20 Nov - 19:55

Conquête
Le Cap Horn
Les trois hommes se mirent en route. Au début, l'action fut un peu chaotique et quoi de plus normale au vu de cette entrevue peu habituelle. Mais une fois le stress du premier contacte disparut, le maire se mit à agir normalement, comme à son habitude. Il commençait par parler des origines de la régions, de son histoire. Il s'en suivit ensuite une visite guidée de la ville qui fut des plus brèves au vu de sa taille des plus restreinte. Après plus d'une heure et demie de bavardage, le maire qui comde différent.

“ Ce serait avec plaisir, mais avant que nous mangions, j'aimerais vous montrer quelque chose. Je vais demander à notre ami Wulf de nous guider.”

“Wulf peut tu nous mener à l'endroit exacte où tu es arrivé.”


Dans un premier temps, Reiner n'en dit pas plus. Il aurait pu aisément retrouver l'endroit où le berserker avait atterrit, car ce dernier n'avait point caché sa présence en arrivant sur ces terres, mais il préférait laisser son ami le guider, le temps qu'il entre enfin dans le vif du sujet avec le maire de la commune de Cabo de Hornos.

“Je comprends tout à fait qu'un repas aurait été un meilleur moment pour aborder ce sujet, mais je pense qu'il est temps que tous les deux nous parlions ouvertement de ce qui se passe au Chili actuellement. Je sais que vous aimez votre commune ainsi que tous les citoyens qui y vivent et c'est pourquoi il est plus que temps que nous parlions de tout ceci. ”


Reiner laissa quelques instants au maire afin qu'il puisse se faire à l'idée que Reiner mette sur le tapis ce sujet sensible avec si peu de délicatesse, mais ce procédé était indispensable s'il voulait interpeller le maire.

“La tension qui règne sur cette ville est du plus palpable. Les gens craignent pour leur futur et ont raison de le faire. Je sais que tout ceci vous dépasse et que malgré tout, ces gens que vous connaissez si bien, attendent que vous apportiez une solution à ces problèmes qui vous sont inconnus, tout comme vous attendez la même chose de votre gouvernement. Mais la réalité elle est tout autre. Aucun d'entre vous n'est préparé pour ceci et c'est là que nous intervenons.”

À ces mots, Reiner montra Wulf du doigts tout en s'incluant dans le geste. Le maire quant à lui perdait ses mots et Reiner qui analysait son comportement ne lui laissa pas le temps de retrouver ses idées.

“Ce que vous pensiez être la norme à disparut en même temps que notre existence a été révélé à l'humanité. Aucun de vous n'est préparé à ce qui se passe pour l'instant et nous sommes la pour vous aider dans cette transition. Même si à juste titre vous pouvez vous méfier de nos inttentions, sans notre aide, vous serez incapable d'affronter ce qui se passe et je sais qu'au fond de vous, vous le réalisez déjà. Si l'on regarde ce qu'il s'est passé à Venise vous pouvez aisément comprendre que tout ceci vous échappe. Croire que vous pouvez vous opposer à Poseidon sans nous est de la folie pure et simple. Si Je suis là aujourd'hui, c'est pour vous montrer à quel point notre monde et le vôtre sont totalement différents ”

Le plan de Reiner était sur les railles. Il allait non seulement utiliser le cratère qu'avait laissé Wulf à leur avantage, mais il allait aussi demander l'aide de son collègue pour prouver au maire que toute envie de gruger Poseidon ou tout espoir de survivre sans le soutien d'un camp d'éveiller était perdu d'avance.

“Nous y sommes. Ce cratère devant vous a été créé par la seul force de mon ami ici présent. Ceci ne lui a demandé aucun effort et afin que vous puissiez réaliser que tout ceci n'est pas une vaste blague il va vous démontrer ce qu'un guerrier d'Odin est capable de faire”


Reiner savait qu'il prenait son compagnon de court, mais il avait confiance en la capacité d'adaptation de Wulf, sans compter que ce serait l'occasion idéal pour lui de se défouler durant cette mission des plus ennuyeuses.

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Sam 21 Nov - 16:01
Lors de la balade que les deux guerriers d’Odin firent avec le maire, Wulf ne put s’empêcher de remarquer que le maire semblait assez connu, logique au vu de sa fonction, mais aussi relativement populaire. Mais il pouvait sentir un malaise assez palpable dans la population, une sorte d’incertitude que aucun de leurs sourires pouvaient dissimuler. Ils attendaient quelque chose de la personne qu’ils avaient élus, mais quoi ?
Après un long moment, durant lequel Wulf avait un peu perdu le fil de la conversation, cela allait trop vite à son goût, de plus, il préférait se concentrer sur le fait de garder le contrôle sur son côté Berserker. Ce fut à ce moment que Reiner fit appel à lui pour qu’il les mène à l’endroit où il avait atterrit. Wulf fut  surpris par cette demande. Qu’est-ce qu’il espérait faire en allant là-bas ? Wulf décida de ne pas discuter. Reiner avait sûrement une idée en tête.
 

Sûr, on en aura pour un gros quart d’heure de marche, vers le sud.

 
Wulf prit alors la tête de la marche, se déplaçant d’un bon rythme dès le moment où ils sortirent de la ville. Wulf se sentait davantage dans son élément à l’extérieur de cette ville où il trouvait aussi peu de repaire. En passant, du coin de l’œil, il vit son armure, elle n’avait pas bougé  de sa place depuis qu’il l’avait laissé hier.


Après qu’ils aient marché pendant un certain temps, Wulf se mit à sourire à la pensée de la tête du maire quand il verrait le cratère, cela l’amusait car ce n’était pas quelque chose qu’il devait avoir l’habitude voir. Les deux cents derniers mètres se firent à travers champs mais Wulf n’en avait cure, il ne se souciait pas de salir le costume dans lequel il était. Durant toute sa vie, Wulf n’avait jamais porté que des vêtements pratiques et le concept de costume à éviter de salir lui semblait totalement aberrant.


Lorsqu’ils furent arrivé sur place, Wulf put revoir son œuvre, un cratère de quatre mètre de diamètre au milieu d’un champ en friche. Il constata que comme il s’y était attendu, la tête du maire valait son pesant en or. Tout suite après, Reiner demanda à Wulf de démontrer la puissance d’un guerrier d’Odin au maire. Wulf afficha un sourire à pleine dents, il allait pouvoir un peu se défouler.

 
Comme tu voudras. Maire Hanriquez je vous conseille de vous protégez les yeux.
 
Wulf augmenta son cosmos d’un seul coup, avant de s’élancer en avant à pleine vitesse, dépassant celle du son. Il prit pour cible un rocher d’une taille assez impressionnante, suffisamment grand pour que les fermiers des environs ne tentent pas de le bouger pour agrandir le champ. Durant sa course, Wulf  concentra son énergie dans son bras droit avec lequel il frappa la roche l’instant d’après son départ. Le rocher vola en éclat alors que Wulf continuait sa course, les éclats volèrent autour de lui, la plupart ne le touchèrent pas, les autres furent dispersé par simple émission de son cosmos.
 

Ensuite, il s’arrêta net augmentant à nouveau son cosmos, à un point où même le maire pu voir l’aura de Wulf. Une fois qu’il eut accumulé suffisamment d’énergie,  il la libéra en une vague de cosmos brut qui retourna la terre sur son passage, pulvérisant les obstacles qui se présentait devant elle. Une fois cela fait il retourna auprès de du maire et de Reiner, il ne semblait nullement fatigué et son costume n’affichait aucune déchirure, malgré le shrapnel qu’il avait traversé en détruisant le rocher.


-  Pour votre information maire Henriquez, je suis l’un des moins puissant de mon ordre et je ne portais pas mon armure, alors imaginez les destructions que peuvent causer des éveillés hostile... ce sera une tout autre échelle.
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Sam 21 Nov - 18:42

Conquête
Le Cap Horn
Comme Reiner s'y attendait, Wulf s'en donna à coeur joie pour démonter sa force auprès du maire. Le guerrier d'Odin déploya son énergie avec assurance et pulvérisa littéralement un rocher des plus imposant. Au moment de l'impact, Reiner agrippa le maire et fit un bon de plusieurs mètres en arrière afin de protéger ce dernier des éclats dégagés par la destruction du rocher. Ensuite, Wulf d'une simple vague de cosmos retourna l'entièreté du terrain se trouvant face à lui, balayant le moindre obstacle sur son passage.

“Je pense qu'il est important que vous compreniez que ceci n'est en aucun cas de l'intimidation. Nous sommes juste venus ici pour vous faire comprendre qu'à l'heure actuelle notre aide vous est indispensable. D'ailleurs vous venez de constater l'étendue de la force de mon ami. Si on avait des intentions belliqueuses, on aurait sans aucune peine ravagé le centre de la ville. À la place, cet homme a nettoyé une partie de vos terres pour les rendre exploitable par les paysans de votre commune. Bien sûr ceci ne résoudra pas le problème qui ravage votre pays actuellement, mais nous, nous le pouvons. Je vous propose donc de continuer cette discussion autour d'un bon repas ”

Reiner invitât au maire à ouvrir la marche. Les dix premières minutes furent silencieuse jusqu'à ce que le stress et la peur commencent à s'estamper dans l'esprit du maire. Petit à petit ces sentiments négatifs cédèrent leur place à la curiosité et ce fut bientôt une vague de question qui s'extirpât de la bouche de maire qui n'arrivait toujours pas à conscientiser ce qu'il venait de voir. Reiner profitait de l'occasion pour répondre en profondeur à chacune de ces questions en orientant toujours la réponse pour qu'elle se mette au service de ce que Wulf et lui étaient venus faire ici. Ce petit jeu de question réponse leurs faisait gagner du temps et ce tout en contribuant à montrer à quel point le royaume d'Asgard était puissant. La situation se déroula de la sorte jusqu'à ce qu'on leur apporte les plats. Ensuite, la discussion pris à nouveau un ton plus sérieux.

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Sam 21 Nov - 22:08
Wulf écouta avec intérêt comment Reiner exposa la situation à laquelle ils venaient d’assister au maire. Ce dernier paraissait ne pas en croire ses yeux. Wulf pensa en lui-même que le chilien n’avait même pas vu les pouvoir du guerrier de Béta, lui non plus en fait, mais il avait suffisamment entendu parler des exploits de ce dernier durant la guerre pur savoir qu’il méritait largement son rang, et donc qu’il possédait les pouvoirs qui allaient avec. Il avait pu tester ce genre de puissance conte Olrik, et savait donc que même en état de fureur, il ne pouvait espérer tenir le rythme. Mais bon, le maire n’avait probablement pas besoin de savoir ce genre de détail.
 
Le chemin de retour se fit en bonne partie dans le silence, le maire devant digérer le spectacle auquel il venait d’assister. C’était compréhensible, d’autant plus que malgré les éclaircissements donnés par Reiner, cela aurait très bien pu paraitre pour une démonstration de force destiné à l’intimider. Mais très vite, le maire leur adressa à nouveau la parole, la curiosité avait pris le pas sur la peur. Pour sa part, si à l’allé il avait pris la tête de la marche, au retour il traina un peu des pieds. Ce n’était pas de la fatigue dut à sa démonstration, Hrolf puis Keiyan l’avaient soumis à des entrainements bien plus fatiguant, mais bel et bien le fait qu’il n’avait aucune hâte de rentrer en ville. Il profita d’être encore en-dehors pour observer la faune des environs sur le chemin. Il fut assez intrigué par les albatros, un oiseau qui n’existait pas en Asgard.
 
Lorsqu’ils arrivèrent en ville, l’atmosphère fut plus détendue. Wulf garda le silence, tentant d’imaginer comment le maire allait pouvoir raconter ce qu’il venait de voir sans passer pour un doux cinglé. Autre chose attira son attention, des nuages s’accumulant au large, si le vent ne changeait pas de direction, il y aurait une tempête d’ici ce soir. Wulf s’arrêta un instant pour fixer les nuages qui s’accumulaient tentant d’y percevoir s’il y avait une manipulation quelconque qui pourrait trahir la présence d’un être éveillé. Après quelques secondes d’observation, il en arriva à la conclusion que ces nuages étaient bien un phénomène naturel. Il est vrais que les tempêtes devaient être fréquente dans ce genre d’endroit, un cap où les courants rentres en collision l’un avec l’autre, comme les pouvoirs de deux divinité se disputant un même territoire.
 

Le groupe s’arrêta finalement pour manger dans un petit restaurant où la conversation reprit son cour. Pour Wulf il ne se passa pas grand-chose, il commanda un plat au pif, ne comprenant pas les noms des plats et les reliant encore moins à une image. En plus de cela, il s’agissait de la première fois pour lui qu’il mangeait à midi, d’habitude, c’était plutôt les nobles qui pouvaient se le permettre. Alors que le repas suivait son cour, la conversation commençait à glisser vers la question de si Asgard avait quelque chose à gagner dans cette « alliance », un serveur portant une cruche d’eau trébucha en approchant de la table. Par réflexe, Wulf réussi à rattraper la cruche, mais l’inertie fit qu’il prit la moitié de l’eau dans le visage. Après un bref instant de flottement durant lequel il se demanda s’il valait mieux en rire ou pas, il se contenta de reposer la cruche sur la table et de bien signifier au serveur que ce n’était pas grave, après tout c’était que de l’eau ça partirait tout seul.
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Dim 22 Nov - 2:43

Conquête
Le Cap Horn
Durant le trajet jusqu'au restaurant, Reiner put constater que Wulf gardait tous ses sens en éveilles. Il put ressentir son attitude changer à l'approche d'une tempête naissante. Il percevait le guerrier se concentrer et puis se détendre. Il supposa avec évidence que Wulf analysait la nature de cette dernière tout comme lui l'avait fait et visiblement tout deux en étaient venus à la même conclusion. L'attention de Wulf ne faiblit pas et ce même durant le repas où il resta suffisamment alerte et rattrapa sans peine une cruche qu'un serveur avait fait tomber. Même si son contenu avait partiellement arrosé le berserker, ce dernier garda une attitude irréprochable. Tandis que de son côté, le maire venait de mettre les pieds dans le plat

“La forces des gens comme vous est bien plus impressionnant que tout ce que j'avais imaginé, votre ami a une force prodigieuse. Je me demandais donc pourquoi ne pas utiliser cette force pour vous opposer à Poseidon et ainsi nous libérer”

Reiner laissa la question en suspens pendant quelques secondes. Si seulement le maire pouvait comprendre l'absurdité de ses propos. Cette ignorance de sa pare fit presque rire Reiner qui finalement répondit avec calmement.

“Vous avez eu l'occasion de voir ce qu'un éveillé était capable de faire, alors essayez seulement d'imaginer ce qu'un dieu pourrait accomplir. Quoi que vous pensiez en ce moment, vous êtes bien en dessous de la réalité. Si vous arrivez à comprendre cela, vous comprendrez à quel point il est impensable pour nous de nous opposer à un dieu”

“Mais vous avez également un dieu, Odin veille sur vous non ?”

“Il est vrai que le seigneur Odin possède des pouvoirs qui dépassent l'entendement. Je vous laisse donc imaginer s'il venait à se battre avec un autre dieu quel serait les dégât collatéraux qu'un tel affrontement provoquerait. Même en sortant vainqueur du combat, que restera-t-il du monde ? Croyez-vous vraiment qu'il soit sage de nous demander de mettre nos vies et celle de millions d'habitant en jeux en échange d'un simple bout de terre ? Je sais que vous êtes désespérément à la recherche d'une solution, mais cela ne fera qu'amener davantage de problème que de réponse. ”

La conversation continua sur un ton plus soutenu. Visiblement le maire semblait comprendre qu'il en demandait beaucoup trop, mais après avoir vu Wulf en action il était persuadé que seul les éveillé pouvait aider son pays à sortir de la crise dans laquelle ils étaient plongés. Reiner savait au fond de lui qu'avec la situation actuelle, seul la suppression de l'embargo comptait pour le Chili et qu'ils étaient prêts à tout pour l'obtenir. Si la réponse d'Odin était négative, Reiner craignait que le pays ne se penche vers un autre camps afin de régler leur problème.

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Dim 22 Nov - 15:51
Wulf était occupé à boire le contenu de son verre lorsqu’il entendit la suggestion du maire et il faillit s’étouffer à ce moment. Il n’en revenait pas d’entendre une question aussi absurde. Quelle partie le maire n’avait pas compris dans le concept de « dieu » ? Si ce mot était relié à l’image d’êtres à la puissance incroyable et qui dominait les mortels, ce n’était pas pour rien. Wulf toussa pendant un moment et lorsqu’il cessa, Reiner prit la parole pour expliquer au maire pourquoi ils ne pouvaient pas intervenir comme il l’avait proposé. Wulf passa à nouveau sa main sur son amulette pour conjurer le sort, espérant ne pas avoir à trop vite revivre ce genre d’événements.  Il attendit que Reiner aie finit pour rajouter son avis sur la question.
 
-  Pour vous donner une idée des dégâts qu’un conflit entre divinité fera, connaissez-vous  l’histoire du Ragnarök ? l’Ultime bataille ? Et bien imaginer les dégâts causé par cette événement mais transposer à une échelle plus localisé et vous aurez une idée des dégâts qui seront causer. Vous croyez être prêt à payer ce prix ? Les combat entre dieux sont des événements où l’on perd souvent plus que ce qu’on y gagne, quel que soit le protagoniste qui l’emporte.
 
-  On en sait quelque chose. Notre terre en est régulièrement le théâtre.
 
Wulf avait parlé pour lui-même, dans sa langue maternelle pour être sûr que le maire où qui que soit d’extérieur à Asgard ne comprenne ce qu’il venait de dire. Cette petite discussion eut pour effet d’un peu assombrir son humeur, car cela lui avait rappelé l’état dans lequel Asgard s’était retrouvé durant la dernière guerre qui avait secoué le royaume, et encore, les dégâts avaient en grande partie été évité.
 

Il devenait claire pour Wulf que le maire, s’il avait effectivement compris qu’ils n’avaient pas la capacité de faire lever l’embargo de Poséidon, il espérait néanmoins une sorte de serment de leurs part de tout faire pour s’y employer. Malheureusement, il attendait d’eux quelque chose qui ne dépendait pas de leur volonté. Cependant, même si Wulf sentait qu’il était tout à fait possible de convaincre le maire, mais il sentait aussi qu’au vue du système politique en vigueur il faudrait du concret au maire pour qu’il puisse convaincre les siens des avantages à rejoindre Asgard.
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Sam 28 Nov - 17:01

Conquête
Le Cap Horn
La discussion tournait en rond. Le maire savait pertinemment bien qu'il demandait l'impensable et pourtant il ne baissait pas les bras, comme ci il avait l'impression que s'il insistait assez, Reiner et Wulf accepteraient sa demande de s'opposer à Poseidon. Mais aucun des deux guerriers ne pouvaient engager en son nom toute une nation. Jusqu'à ce qu'Odin donne son accord, il était impensable pour les deux guerriers du royaume d'Asgard de promettre une telle chose.

Tandis que Reiner commençait à perdre patiente, il sentit la puissance du père de tout se manifester. Il se leva alors de sa chaise et se dirigea avec célérité vers la fenêtre la plus proche. À l'instant même ou il l'ouvrit, un corbeau d'un noir ébène atterrit sur le rebords de la fenêtre. Ce dernier ne semblait pas porter de message de prime à bords, mais dès que Reiner lui caressa la tête pour le remercier du travail qu'il avait accompli, le cosmos d'Odin qui l'avait amené jusqu'à eux, se déploya dans la pièce pour envelopper les deux guerriers afin de les informer de sa décision.

Reiner se retourna alors vers le maire du village et avec un air sérieux, digne d'un diplomate, lui adressa la parole.

“J'espère que vous croyez en dieu monsieur le maire, car Odin a entendu votre appel et a décidé d'y répondre favorablement. Il accepte de prendre les armes afin libérer le peuple chiliens de sa souffrance. En échange, vous nous céderez le Cap Horn, ainsi que le territoire chilien de l'antarctique. ”

Une fois ces mots prononcés, Reiner ne dus plus faire le moindre effort pour terminer les négociations. La sécession du territoire serait faite dans les plus brefs délais et afin que tout se passe sans encombre, le guerrier divin de bêta avait donné la carte de son avocat au maire afin que tout soit réglé dans les moindres détails. Reiner ne perdit pas un instant et après avoir donné toutes ses conditions et ses recommandations, il fit signe à Wulf qu'il était temps pour eux de partir.

Une fois à l'extérieur, le guerrier divin de bêta appela à luit son armure afin de la revêtir. Une fois prêt, il agrippa Wulf .

“Je suis désolé de faire ça comme ça, mais nous n'avons pas beaucoup de temps. Je vais t'emmener avec moi, ça sera plus rapide que d'attendre que tu arrives.”

Agrippant énergiquement son partenaire par l'épaule droite, Reiner fit exploser son cosmos et entraîna le berserker avec lui.

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Lun 30 Nov - 18:33
Wulf avait décidé de laisser tomber l’idée de continuer la conversation avec le maire depuis longtemps. Quel que soient les tentatives des guerriers d’Asgard pour changer de sujet ou lui faire comprendre qu’ils n’avaient pas la possibilité de prendre un engagement aussi lourd en implication sans l’accord de leur souverain était impossible et le maire revenait toujours à la charge. Wulf se sentait assez las, il pouvait comprendre les espoirs que leur interlocuteur plaçait en eux, mais là cela frisait le ridicule. Décidément, Wulf avait beaucoup de mal en ce qui concernait la diplomatie, cela trainait trop à son goût. En ce moment, Wulf avait la furieuse envie de se défouler sur quelque chose, mais faire cela aurait été synonyme de réduire à néant tous les efforts consentis jusqu’à présent.
 
Alors que la discussion s’éternisait, Wulf finit par percevoir que même Reiner perdait patience. Heureusement pour tout le monde, ce fut à ce moment que le messager du Seigneur d’Asgard arriva. Wulf s’amusa en voyant l’expression sidéré du maire ainsi que des employés et des clients du restaurant en voyant Reiner faire rentrer un corbeau, d’une taille assez conséquente pour son espèce, dans le bâtiment. Mais à cet instant, Wulf ressenti le cosmos du Père de Tout émaner de l’oiseau ainsi que les ordres qu’il portait. Non seulement ils avaient l’autorisation d’accéder aux demandes de leur interlocuteur, quel qu’elles soient, mais en plus ils devaient rejoindre sa position aussi vite que possible.
 

Les négociations se clôturèrent rapidement suite à la révélation de la volonté du dieu Borgne. Dès que l’essentiel fut accompli, Wulf suivit Reiner tout en faisant appel à son armure pour qu’elle le recouvre. Il aurait bien aimé aller rechercher ses vêtements et sa cape mais il n‘en aurait pas le temps. Ils devaient rejoindre le Tout Haut dans la capitale Nippone aussi vite que possible. Alors qu’il s’apprêtait à décoller, il sentit la main de Reiner attraper son épaule. Ce dernier allait le transporter avec lui pour gagner du temps. Avant que Wulf ne puisse dire quoi que ce soit ils décollèrent.

[Conquête] Le Cap Horn