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ReaganChevalier Noir de l'Oiseau de Paradis
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16.12.15 19:13
Custodio était rentré de la conquête à Los Angeles satisfait après un long massacre nocturne. Son Surplis était repu, s'étant gorgé du sang de toutes les personnes qu'il avait trucidées en une soirée pour nettoyer la ville. Il se remémorait clairement les cris, les gargouillis, les pleurs, les gémissements et les bruits écœurants que poussaient et émettaient ses victimes quand il les découpait en tranches ou les réduisait en bouillie. Avec tout le monde qu'il avait buté, de la petite crapule au riche truand, il avait eu le loisir d'expérimenter une belle variété de techniques de meurtre. Même à grand renfort d'effets spéciaux, les films les plus gores ne parviendraient jamais à égaler le résultat qu'il avait offert. Bien entendu, ce fut aux Squelettes et aux employés municipaux de se charger de tout nettoyer derrière, mais le Peryton avait tellement fichu la frousse aux autorités que rien ne fut discuté.

Tout en se souvenant de sa tumultueuse conquête, le Colombien sillonnait la Cité de Dité, à la recherche du forgeron. Il avait réfléchi sur ce qu'il voulait lui demander pour améliorer son Surplis et avait changé d'avis. La défense pure, ce n'était pas son truc, ce qui lui fallait, c'était augmenter sa force offensive. La meilleure défense n'était-elle pas l'attaque après tout ? Custodio pensait que les ailes de son armure, bien que pratiques pour s'envoler, étaient encombrantes en combat. Néanmoins, il avait trouvé une utilité à celles-ci, tant elles étaient effilées comme des lames de rasoir. S'il s'arrangeait avec Rodin pour les remanier, il pouvait s'en servir comme d'épées ou de poignards et non plus comme de décorations.

Le Peryton arriva finalement à la forge, le torse bombé pour son triomphe en Californie. Maintenant, l'Amphisbène ne pouvait plus lui refuser un service grâce à son dévouement pour les Enfers. Rodin exigeait du Colombien qu'il l'aide à reconstruire le Palais de Pandore ? Il avait fait mieux : il avait pris une grande ville américaine ! Malheureusement, il ne s'y était pas pris seul, mais ce n'était pas vraiment important, l'assistance d'une femme étant secondaire. Les larbins qui gardaient le palier de la forge se mirent au garde-à-vous devant Custodio et annoncèrent prestement sa venue à l'artisan infernal. Le casque sous le bras, la mine fière et le mono-sourcil déterminé, l’Étoile Terrestre attendit l'Amphisbène.
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19.12.15 21:51
Cela faisait quelques heures que les réparations du palais de Pandore s'étaient achevées quand j'avais regagné ma forge. Je m'étais changé et avais enfilé mes habits cérémonials de forgeron puis j'avais profité de mon retour pour faire le poing sur mes commandes. Quelques petits surplis terrestres avaient besoin de légères réparations mais rien d'urgent, je m'étais posé sur mon établi et réfléchissais à un moyen d'améliorer des surplis sans modifier leur nature quand j'entendis les portes de la forge infernale s'ouvrirent et que les gardes annoncèrent la venue du spectre du Péryton.

Ce dernier revenait probablement d'une mission où il avait mis à l'épreuve son surplis ressuscité par mon sang. J'esquissais un sourire amusé quand je l'aperçus au loin, le torse bombé. Je m'approchais dans sa direction les bras croisés et le saluais avant d'entamer la discussion.


- "Hé bien ! Voilà notre cher spectre masqué de retour de campagne. Je suppose que tu es là pour ton surplis. Je t'annonce que les réparations se sont terminées au palais et que ton absence n'a eu aucun impact. J'ai juste dû gérer une équipe qui s'était heurtée à deux trois détails épineux mais tout est réglé. J'espère pour toi que tu as de bonnes nouvelles à m'apporter, je travaillais sur un nouveau concept concernant le travail des surplis."

Mon cosmos rougeoyant m'entourait d'une aura malsaine pendant que j'observais de mes yeux rubis à travers mes lunettes, le colombien, un sourire narquois et provocateur sur le visage. J'espérais que sa réponse allait me plaire et que je n'allais pas être déçu de son retour car s'il voulait que je lui face un set complet à l'image de son demi-masque cela allait moyennement me plaire. Quitte à forger ou améliorer quelque chose, autant que cela soit original, novateur et resplendissant de classe. Les forgerons laissaient leurs marques sur leurs œuvres et je comptais bien apporter ma contribution à quelques surplis ou armes.

Il ne restait plus qu'à savoir ce que Custodio désirait comme type d'amélioration. Il m'avait évoqué une amélioration défensive et une demande de résistance accrue de son armure fraichement réparée, était-ce toujours le cas ou bien avait-il choisi une toute autre option ? Cela n'était plus qu'une question de secondes pour que je le sache.
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27.12.15 18:01
Le forgeron se présenta enfin à Custodio, la mine apparemment accueillante mais trahie par une aura intimidante. Il résuma à l’Étoile Terrestre la fin des travaux au Palais de Pandore puis lui demanda ce qu'il venait faire ici. Le Colombien, certes reconnaissant pour les bons soins de Rodin, n'appréciait guère cet accueil. Après tant de travail, il s'attendait à être mieux reçu et pas comme un vulgaire vaurien ! Il n'était plus la larve venue quérir l'aide du forgeron après la trempe mise par le Léviathan, il était un guerrier d'Hadès ! Il était peut-être un subalterne, mais il méritait autrement plus de respect que ce ton et ce regard méprisants. Si seulement le Peryton n'avait pas donné cette image de cloporte blessé, il n'en serait pas là ! Tant pis, il devait assumer et s’efforcer de gommer la première mauvaise impression.
 
"Comme vous devez sans doute déjà le savoir, Señor Rodin, j'ai conquis Los Angeles et l'ai nettoyé de sa pourriture !" déclara-t-il fièrement. "J'ai aussi réfléchi à l'amélioration de mon Surplis et j'ai changé de plan. Me cacher derrière un bouclier n'étant pas mon genre, j'ai décidé de développer ma force offensive !"
 
Custodio ponctua ses paroles en bandant ses muscles et se tourna afin de désigner ses ailes, qui se déployèrent. Chaque plume luisait d'un éclat ténébreux, prête à poignarder une quelconque proie. Les ailes du Peryton en avaient assez de seulement servir à voler, elles voulaient aussi se tremper dans le sang.

"Voyez-vous Señor Rodin, je songe utiliser mon splendide plumage comme une myriade de cuchillos en combat. Sin embargo, j'ai beau utiliser l'électricité et mon cosmos sur mon Surplis, si je fais n'importe quoi avec il risque de se casser. J'ai donc besoin de votre assistance afin de faire en sorte que les plumes de mon Surplis puissent se détacher et se rattacher aux ailes à volonté sans l'abîmer... Qu'en dites-vous ? Pourriez-vous reforger mes ailes pour que je puisse concrétiser mi proyecto ?" expliqua-t-il à l’Étoile Céleste.

Ceci dit, le Colombien replia ses ailes, fit face à l'Amphisbène puis s'agenouilla pour appuyer sa requête. Un détail lui revint alors en mémoire depuis qu'il avait traversé le château et les Enfers. Manifestement, les Squelettes avaient bien relayé son indignation concernant l'agenda de Sargas et Perséphone et il était plus que temps de confronter Rodin au problème. Custodio avait laissé fermenter son venin suffisamment longtemps et le jugeait maintenant assez efficace pour l'injecter à ses confrères.

"Ah, si ! Autre chose... Dites-moi, Señor Rodin, je suppose que vous avez entendu certaines rumeurs ? Si ce n'est pas encore le cas, sachez que je dois vous informer de ceci : prenez garde au dénommé Sargas du Bénou. Je ne sais pas qui est ce sale gosse en réalité, mais il a été assez effronté pour m'affirmer qu'il comptait trahir la cause del Rey Hadès avec le concours de la Sublime Perséphone. Oser ainsi compromettre notre Reine dans ses desseins diaboliques, quelle perfidie ! Je l'ai aussi vu à Venise discuter tranquillement avec Poséidon, comme s'il était son serviteur ! Je soupçonne très fortement Sargas d'avoir des connivences avec les ennemis des Enfers, Señor Rodin !" susurra l’Étoile Terrestre. "El Regente Thanatos a déjà été informé de cet état de fait depuis des lustres, rassurez-vous, mais je tiens à faire circuler le mot auprès de l'armée entière..."

La mine grave, il se retint toutefois d'esquisser un sourire avide, pressé qu'il était de voir le Bénou puni pour son insolence. Un morveux aussi arrogant, qui prétendait comploter avec l'appui de Coré pour souiller l'idéal de l'Olympien Obscur, ne méritait pas de se pavaner plus longtemps parmi les Spectres ! De toute façon, le Peryton n'avait pas confiance en l'épouse de son souverain, car elle était trop baignée de lumière pour appréhender les enjeux du combat d'Hadès. Thanatos, né dans les ténèbres, savait bien mieux qu'elle ce qui devait être fait pour purifier la Terre et restaurer l'Harmonie. La Mort était un principe absolu de l'univers et il n'y avait rien de mieux ordonné qu'un monde soumis à une pareille force ! Bien entendu, Hadès, qui s'était imposé à une divinité telle que Thanatos, était le meilleur pour gouverner le Cosmos !
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27.12.15 21:24
Mon aura agressive s'apaisa lorsque ce dernier évoqua la conquête de Los Angeles et mon sourire s'écarta. La présence d'un territoire spectre non loin de mon bar pouvait grandement aider mes affaires et cela n'était pas à prendre avec légèreté. Je m'adossais à l'un des piliers de la forge, les bras croisés et observais son surplis tandis qu'il exprimait sa requête.

J'observais à travers mes lunettes les ailes du Péryton avec attention. Ses plumes acérées réclamaient le sang de ses futurs adversaires et Custodio l'avait bien compris. J'éclatais de rire lorsqu'il eut fini de me demander si cela était à ma portée. J'étais le forgeron des Enfers, bien sûr que je pouvais exaucer sa requête.

Je restais stoïque pendant qu'il poursuivait ses requêtes. Ce dernier s'agenouilla pour me faire part d'un sujet qui semblait le préoccuper. Le comportement de l'un des nôtres lui semblait suspect et je pouvais ressentir dans ses propos une certaine forme de haine envers le Bénou. Ce dernier termina en évoquant que notre seigneur Thanatos était déjà au courant de ses soupçons. Je restais silencieux quelques instants et me disais qu'il devait bien y avoir d'autres spectres assez libre et n'ayant juré fidélité qu'à une seule entité comme moi.

Après tout, j'agissais librement selon mes envies et ne rendais de compte qu'à la mort personnifiée. La seule personne digne de mon dévouement et de mes services les plus poussés. Je faisais signe à Custodio de se relever, quittais mon pilier pour me rapprocher de lui et lui donnais une tape sur l'épaule.


- "Notre seigneur Thanatos étant au courant de cette affaire, j'imagine qu'il a déjà pris des dispositions à l'égard de notre compagnon. Je te remercie de m'avoir fait part de tes soupçons, Custodio.

Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'alerter toute l'armée spectre à ce sujet. Notre seigneur étant la personne la plus qualifiée pour décider de la sentence que ce Sargas méritera.
"

Je recroisais les bras et observais son surplis de mes yeux rubis. Le moment était idéal pour le travailler. Mon aura écarlate changea de nature pour se montrer plus chaleureuse.

- "Je passe sur ton comportement défiant pour cette fois, Péryton. J'aurais apprécié ne pas avoir à me charger seul de la supervision de la fin des travaux au palais mais tu as su faire nôtre un territoire intéressant. C'est un travail qui requiert une grande précision et minutie que tu me demandes mais il est bien réalisable. Il va me nécessiter d'ôter chaque plume de ton surplis pour les désolidariser et revoir la conception de tes ailes pour permettre leur projection mais cela devrait être résolu en quelques heures. Libre à toi de profiter ce temps libre comme il te plaît. Je t'invite juste à ne pas rester dans ma zone de travail, cette opération va être délicate et le temps est précieux pour chacun de nous."

J'invitais le colombien à ôter son surplis pour que je puisse étudier correctement ses ailes et commencer le travail. Désolidariser les plumes des ailes allait être un travail d'orfèvre et un défi à ma mesure. J'esquissais un sourire amusé à l'idée de le relever et de repousser mes talents de forgeron.
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29.12.15 23:42
Rodin ne semblait pas spécialement alarmé par l'accusation de Custodio, se remettant au bon jugement de Thanatos. Il ne devait sans doute pas considérer Sargas comme un nuisible dans l'immédiat. Le Peryton préférait que ce soit effectivement le cas, mais il fallait toujours se méfier d'une Étoile Céleste rebelle. Au moins, l'Amphisbène était réceptif sans être offusqué par ce persiflage à l'encontre d'un coreligionnaire. Si le Bénou cherchait tôt ou tard à concrétiser ses ambitions profanes, un joli comité de Spectres serait rassemblé pour le discipliner. En tout cas, le Colombien comptait bien être aux premières loges quand cela arriverait. Que le sale gamin prenne son temps, il saurait se montrer patient avant de le punir et de l'humilier.

"Muy bien. Je ne me précipiterai pas au sujet de Sargas, Señor Rodin..." acquiesça Custodio.

Le forgeron déclara ensuite qu'il ne lui tenait pas rigueur pour l'avoir laissé terminer la restauration du château. Le Peryton perçut néanmoins une pointe de reproche dans sa voix, ce qui le crispa. L’Étoile Terrestre avait offert plus que ce que son supérieur lui avait demandé, il ne pouvait donc pas être pleinement reconnaissant ? Oubliant son propre tempérament ingrat et désagréable, il se disait que Rodin devait être avare en compliments en plus d'être sarcastique. Cependant, il n'était pas encore assez farouche pour enguirlander un officier à sa guise, il devait accumuler plus de force. De plus, l’Étoile de L’Étude accepta la commande du Colombien, ce qui apaisa la colère de ce dernier.

"Muchas gracias."
lâcha Custodio.

Toutefois, le forgeron demanda à ce qu'il ôte son Surplis pour restructurer ses ailes. Même si c'était que pour quelques heures, le Peryton n'aimait guère se séparer de sa protection, qui lui procurait de délicieuses sensations, surtout après s'être abreuvée de sang. Mais puisque la voie de la puissance était pavée de vexations, il devait coopérer sans discuter. Il enleva ainsi son Surplis, le confia à l'expert puis fouilla dans ses poches pour en tirer un paquet de cigarettes taché d'hémoglobine. Le Colombien avait ramené celui-ci du bureau du maire de Los Angeles et avait vraisemblablement été arrosé durant la purge nocturne suivant la conquête. Il s'en alluma une, non sans regretter de ne pas avoir pensé à chourer des Havanes, histoire de s'occuper un peu. Juste avant que Rodin ne parte avec son armure pour l'améliorer, Custodio lui en proposa une :

"Cigarette ?"

Quel était le problème ? Il avait beau ne pas piffer ses supérieurs, cela ne lui empêchait pas de chercher à obtenir des faveurs auprès d'eux. C'était cela le lot des troufions, mais bientôt, il aurait sa petite revanche sur de nombreuses personnes...
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04.01.16 22:45
Au moins le spectre du Péryton savait apprécier ma générosité. Je refusais poliment sa cigarette en lui suggérant plutôt de tester l'un de mes cigares à la place. Je lui en offrais un de bon cœur pour l'aider à patienter pendant que j'emmenais le surplis plus loin dans la forge.

J'observais attentivement les ailes du surplis afin de déterminer les points exacts qui retenaient les plumes. Il y en avait pas mal, cela allait demander un travail de grande précision. Je commençais par chauffer le point qui reliait les ailes au Péryton pour plus de confort de travail. Une fois suffisamment chauffé, je lui ôtais ses ailes pour pouvoir les chauffer à très haute température. S'en suivi une pluie de coups de marteau rapides et précis en chaque points pour retirer les plumes assemblées des ailes.

La partie la plus délicate commençait, je chauffais chaque plume, une à une pour les désolidariser les unes des autres. Je me concentrais sur l'aile gauche pour l'instant et travaillais sur le moyen de les rendre détachables et utilisables. Je prenais une tôle que je gardais pour confectionner des ébauches et réalisais une copie de deux plumes sensées s'encastrer l'une sur l'autre. Je vérifiais si le système de coulissement et de verrouillage fonctionnait avant de faire un essai sur deux plumes.

Les coups de marteau animaient le silence de la forge et les plumes furent transformées pour s'emboiter l'une sur l'autre tout en leur permettant de se désolidariser facilement. Je poussais un léger rire amusé avant de reprendre le travail et de concrétiser ce concept sur toute une aile. Je testais le système et le tranchant des plumes. Après plusieurs essais, je pus constater que cette méthode me semblait la plus adéquate. Je terminais de reforger l'ensemble sur l'aile gauche et essayais de les projeter par cosmos.

La réaction de l'aile fut des plus inattendus, elle fut des plus prompt à envoyer ses plumes se figer dans le mur. Hé bien, je ne me trompais pas quand je disais que ce surplis désirait imbiber ses plumes du sang de ses adversaires... J'unifiais à nouveau l'aile au surplis avant de travailler sur la seconde.

Quelques heures plus tard, je pus contempler le surplis briller d'un désir ravivé de faire souffrir ses adversaires. Je pouvais sentir que le surplis partageait une certaine colère avec son porteur à mon égard. J'éclatais de rire et m'adressais au surplis.


- "Hé bien ? On me défie ? Ne devrais-tu pas plutôt me remercier de t'avoir offert la possibilité d'exprimer ta soif de sang plus librement ? Je ne t'entends pas encore mais je peux sentir de la défiance poindre de ta part. Je t'invite à bien réfléchir à tes actes Péryton, ce que je créé, je peux le détruire. Alors montres un peu plus de reconnaissance à celui qui t'a soutenu jusqu'à maintenant et t'a permis de récupérer un nouveau souffle !"

J'apportais le surplis qui brillait d'une lueur malsaine et semblait pester de part la froideur de son aura et l'amenais au colombien.

- "Je te félicite pour ton exploit, Custodio. Cette conquête est un réel plus pour moi et je suis prêt à réviser mon jugement. Finalement, tu as bien agi. Et je ne dis cela pas seulement parce que ton surplis m'a fait connaître son mécontentement.

Il est prêt. Je t'invite donc à le revêtir sur le champ et à me faire une petite démonstration de tes nouvelles ailes flambant neuves ! Montres-moi l'étendue de ta nouvelle puissance ! Hé hé hé !
"

J'affichais un sourire qui se voulait chaleureux et invitais le colombien à faire un petit essai de son nouvel atout. Je m'allumais un cigare et croisais les bras pour observer la démonstration de celui que je considérais comme mon égal bien qu'étant logiquement sous mon autorité.
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06.01.16 22:10
Rodin accepta gracieusement la cigarette de Custodio puis emporta son Surplis avec lui dans son atelier. Le Peryton attendit dehors, adossé à un mur tout en fumant tranquillement. Pendant que l'Amphisbène battait le fer, un Squelette se présenta auprès du Colombien pour lui transmettre un message. Celui-ci venait d'une autre Étoile Terrestre, qui annonçait qu'un assaut du Sanctuaire était en préparation. Tous les soldats disponibles pour la guerre devaient être mobilisés et se rassembler sur le champ pour attaquer les Saints le plus tôt possible. A cette nouvelle, un large sourire affamé fendit le visage de Custodio, qui désespérait qu'un tel programme ne revienne à l'ordre du jour. La revanche contre Athéna et sa clique allait commencer, puis viendrait le tour de ce maudit Poséidon ! Il était logique de se débarrasser des Saints en premier, étant les ennemis héréditaires des Spectres. De plus, le Sanctuaire avait perdu toute cohérence et substance idéologique depuis l'alliance avec les Marinas : le monde n'avait plus besoin d'une faction aux idéaux faibles et corrompus ! La Terre n'avait plus besoin d'Athéna, son ère était désormais révolue ! L'angélisme n'avait plus sa place, l'heure était à l'ordre implacable imposé par les démons purificateurs !
 
Le Colombien trépignait d'impatience à la perspective d'un match retour contre ces idiots de paladins ! Personne ne viendrait les sauver, surtout pas les Atlantes, qui s'étaient copieusement servis d'eux pour mettre l'armée d'Hadès au pas. D'excellente humeur, le Peryton donna une cigarette au Squelette messager, la lui alluma et le congédia amicalement. Il était maintenant pressé de partager cette heureuse annonce avec Rodin, qui apprécierait tout autant que lui son contenu. Finalement, tout n'était pas que contrariétés en ce monde et les Spectres allaient pouvoir se relever !

L'Amphisbène revint au bout de quelques heures auprès de Custodio et le félicita franchement pour sa conquête. Il lui remit aussi son Surplis, dont les ailes avaient été consciencieusement trafiquées par ses soins. Le forgeron ajouta aussi quelque chose sur le mécontentement de son armure, mais l’Étoile Terrestre ne savait pas de quoi il parlait. Peut-être son Surplis était-il de mauvaise humeur ? Quoi qu'il en soit, Rodin invita son subalterne à essayer la nouvelle faculté de sa protection ténébreuse, ce qu'il fit prestement.

"Vous avez toute ma gratitude, Señor Rodin ! Voyons voir ce que mon Surplis a dans le ventre !"
s'exclama le Colombien.

Une fois la cuirasse enfilée, il déploya ses ailes et fit circuler son cosmos et l'électricité à travers le plumage. Chaque plume commença à frémir dans un crissement métallique puis à se désolidariser du reste, jusqu'à former une armada de lames flottantes. L'opération avait demandé un effort psychique poussé, obtenu par Custodio après de longues journées d'entraînement et de méditation. Le temps qu'il prenne l'habitude de manipuler toutes ces dagues en lévitation, il les fit tranquillement voleter autour de lui. Elles étaient nombreuses et affutées, prêtes à transpercer impitoyablement une future victime. Qu'elles se réjouissent, l'heure de se baigner dans le sang approchait à grand pas, et dans celui des fidèles d'Athéna, qui plus est ! D'ailleurs, il fallait prévenir Rodin de l'attaque contre le Sanctuaire sans perdre de temps.

"Tant que nous y sommes, j'ai reçu un message d'un certain Xing Huo du Cyclope pendant que vous travailliez. Un assaut contre le Sanctuaire est actuellement en préparation et nos supérieurs réquisitionnent séance tenante tous les Spectres aptes à combattre. Por supuesto, j'ai bien l'intention de participer et de tester en combat réel mon nouvel arsenal !"
expliqua l’Étoile du Châtiment.

Le Peryton conclut en faisant tournoyer de plus en plus vite ses plumes avant de les ranger brusquement dans leur ramage. Les lames se reconstituèrent rapidement et méticuleusement dans leur ensemble d'origine et les ailes se replièrent, signifiant que la démonstration était finie pour le moment. Au moins, Custodio savait correctement maîtriser le détachement, le rattachement et le mouvement des plumes, le reste viendrait tout seul avec de l'expérience. Ceci étant, il s'inclina face à l'Amphisbène dans une révérence distinguée avant de lui déclarer :

"Je m'en vais donc rejoindre les autres guerriers, Señor Rodin. Je suppose qu'en tant que forgeron vous resterez en soutien, mais je ferai honneur à votre œuvre en couvrant ce Surplis de gloire ! Grâce à vous, je suis más fuerte qu'auparavant et je saurai être victorieux !"


Le Colombien mit alors son casque, le sourire aux lèvres, puis tourna les talons pour rejoindre le reste des troupes infernales. Ce n'était pas la peine pour l’Étoile de L’Étude de se déranger, avec lui en lice, la guerre contre le Sanctuaire allait être une véritable boucherie !
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Un oeil gorgé de haine II [pv Rodin]