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AmarokBranche de Niflheim
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Lun 21 Déc - 16:28
Avant de retourner aux Enfers, Sargas avait besoin de trouver quelqu'un pour se défouler. J'ai dit quelqu'un ? Pourquoi pas quelque chose ? Du ciel sublime où il était, la vue était certes magnifique, mais elle offrait aussi de plus beau des spectacle. Le monde était magnifique, l'océan recouvrant la Terre, la terre luttant pour rester en surface. Seul un coin, se voyant de loin, marquait tristement ce monde. D'un battement d'ailes sombres, le Bénou se dirigea alors vers Tokyo, avant de changer de trajectoire. Il sentait que beaucoup de monde se trouvait déjà en ville et, même s'il voulait de l'action, il n'avait pas l'intention de se suicider pour autant. Son vol le mena non loin de là, sur le Mont Fuji, la bataille n'avait pas touché le lieu, ce qui attrista presque le Spectre. Pourquoi triste ? Tout simplement parce qu'il n'y avait personne à combattre, aucune à guider sauf... là, oui là, cet homme venant juste de mourir devant ses yeux, quelle chance pour lui, enfin pour Sargas ou l'homme, enfin les deux quoi...

Quant le Bénou posa les pieds sur le sol du Mont, il senti immédiatement la grande énergie qui s'en dégagée. Il y a peu, cette terre était protégé par un dieu, à la fois bon et puissant. Maintenant qu'elle était libre, le jeune homme pourrait récupérer cette terre pour sa souveraine. D'un pas tranquille, sentant qu'il faisait peur aux gens autour de lui, il s'avança vers le vieil homme. Le téléphone du vieillard était au sol, près du cadavre. Son âme n'avait pas encore rejoint l'au-delà, ne se rendant pas encore compte de ce qu'il venait de lui arriver. Sargas s'arrêta juste devant le corps et s'y pencha. Deux drachmes d'or apparurent dans sa main, qu'il posa sur les yeux du défunt. Il se releva ensuite, pour tendre son bras au dessus de l'homme.

- Moi, Sargas du Bénou de l'étoile céleste de la Violence, je te libère de ton enveloppe charnelle et serai ton guide vers l'autre monde. Entend mon appel Seigneur des Morts et laisse cette âme rejoindre les Enfers, pour y être juger.

Un léger faisceau bleu éclaira le corps, avant de s'éteindre. Le Spectre se tourna alors vers les habitants, qui le regardaient toujours de peur.

- Je ne vous veux aucun mal, je suis un guerrier de Perséphone, déesse des Enfers. Votre protecteur a disparu, si vous voulez être de nouveau protégé des dieux et qu'à l'heure de votre mort, vos âmes soient conduit rapidement vers une terre de paix, vous pouvez être sur que Perséphone vous aidera. Dans le cas contraire, je ne sais pas qui viendra, mais les chances qu'il emploi la force est grande.

Sargas se tourna de nouveau vers le corps sans vie.

- Je reviendrai chercher votre réponse en fin de semaine, d'ici là, réfléchissez bien et offrez une sépulture descente à ce brave homme. Qui aurait pu penser qu'il apprendrait la mort de sa famille, à Tokyo, aussi rapidement et sans même savoir que Tokyo était en danger il y a peu...

Sur ceux, le Bénou reprit son envol, pour se diriger au plus haut du Mon Fuji, où il trouverait un coin pour s'y installer.
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AmarokBranche de Niflheim
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Ven 1 Jan - 16:46
N'ayant rien d'autre à faire dans la région, Sargas se déplaça de village en village. Il retira son Surplis, pour des vêtements plus classique, et dans l'intention de ne pas faire peur aux habitants. Dans le premier village qu'il croisa, une maison était en train de s'écrouler. Il intervint rapidement, aidant les enfants à sortir, tout en maintenant la charpente. L'effort n'était rien, le Bénou avait connu plus lourd qu'une maison. Il se rappela son passé, quand son maître le fît affronter Rasgado, dans le but de l'endurcir. À la demande de Kardia, Rasgado devait utiliser toute sa puissance, devant les yeux de ses disciples. Cette journée fut longue pour le jeune Sargas, qui mordit littéralement la poussière. L'attaque du Taureau était rapide et puissante, pouvant briser n'importe quel chevalier. Si Sargas n'avait pas subit un gros entraînement avant ça, il se serait lui même brisé comme un brin de paille. Pourtant, l'attaque de Rasgado n'était pas sa plus puissante, il attendit que ses disciples s'éloignent pour la faire. Il voulait encore attendre avant de leur apprendre son ultime attaque, celle pouvant enterrer les dieux. Celle qu'il utilisera plus tard pour vaincre l'ancien Bénou. Cette attaque était dangereuse, si le Taureau l'avait utilisé avec toute sa puissance, le garçon sera mort.

Une fois les enfants en sécurité, Sargas donna un coup de main, d'abord pour empêcher la maison de s'écrouler plus, ensuite pour reconstruire la maison. Avec son aide, il ne fallut qu'une journée pour réussir à rénover la maison. Elle n'était pas terminée, mais suffisamment rénovée pour que la famille y retourne en sécurité.

Voyant que la nuit tombait déjà, le Bénou retourna au coin qu'il avait trouvé, pour y passer la nuit. Au matin, il entendit des voix approcher. S'en être menaçant, il sorti pour voir de qui il s'agissait avant de voir les habitants du dernier village. Un petit groupe avait suivit sa trace et était venu le remercier pour ce qu'il avait fait. En remerciement, ils lui donnèrent des sacs de nourriture et des gourdes d'eau. Le Bénou refusa les présents, leurs disant qu'il n'avait pas besoin de tout cela, que cette nourriture et cette eau seraient plus utiles pour le village. Un peu déçu, mais à la fois heureux de rencontrer quelqu'un avec un si grand cœur, les villageois retournèrent chez eux. Une nouvelle journée allée pouvoir commencer pour le Spectre.
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Dim 10 Jan - 18:20
Le Bénou, pour sa seconde journée dans la région, décida de visiter un autre village des alentours. Ce village y était modeste, avec tout ce qu'il fallait pour une vie paisible. En gros, tout ce qu'il fallait pour que le Spectre s'y ennui à mourir. Il marchait tranquillement dans les rues, quand une bagarre retint son attention. D'après ce qu'il pouvait voir, le groupe de voyou du coin avait décidé de racketter les honnêtes commerçants du village. Cette bande de bras cassés s'y prenait vraiment comme des manches, armés de battes et de pieds de biches. C'est amusé, que l'éternel jeune homme de dix-huit ans s'avança vers eux.

Sargas avait encore une fois opté pour aucun Surplis, pour ne pas effrayer les gens. Les Surplis étaient d'une sombre beauté qu'il appréciait beaucoup, mais pour un mortel, l'éclat était froid comme la nuit. De quoi était composé le protection que lui offrait son étoile ? Le Bénou ne voulait pas le savoir, laissant ce détail aux forgerons.

- Alors les gars, la journée est belle vous ne trouvez pas ?

La bande se tourna vers lui, se demandant pourquoi un gosse venait leur parler. Surtout un gosse aux cheveux rouges et aux yeux violets.

- T'es qui toi, tu t'es cru à Halloween ou quoi ?

L'un des gars tourna autour du Bénou, le regardant de la tête aux pieds.

- Belle coloration... et super bien mise les lentilles...

Il s'approcha encore plus près du garçon, collant son nez au sien, pour le fixer droit dans les yeux. Dans les pupilles du Spectre, brillait un éclat chaud et froid à la fois.

- Putain les gars, c'est pas des lentilles...

Le voyou recula brusquement, relevant la batte qu'il tenait en main.

- T'es qui mec ? Répond tout de suite, hurla celui qui devait être le leader du groupe.

Sargas ne donna aucune réponse, laissant les agresseurs s'énerver d'impatience.

- Putain les gars... on les montre qui est le patron ici !

Le premier arriva donc sur le jeune homme, la batte au dessus de sa tête. Le Bénou ne bougea pas, regardant son assaillant droit dans les yeux. Alors que la batte devait le frapper en pleine tête, le voyou arrêta son mouvement, tremblant de peur. Les autres arrêtèrent leur avancée en même temps, ne le voyant plus bouger.

- Il t'arrive quoi mec ? Frappe le !

- Jjjj... je-je-je-je... je peux pas...

Et pourquoi tu pourrais pas, lui hurla le chef.

- Ppppp... pa-pa-pa... parce qu'il est pas humain ce type !

Sargas sourit, leva lentement ses mains et applaudit bruyamment.

- Bravo... quelle perspicacité...

Arrachant la batte de la main du voyou, le Bénou repris son début de discours.

- Je suis VAMALIAL Sargas, Spectre de l'étoile céleste du Bénou, chevalier servant de dame Perséphone. Cela fait maintenant trois jours que je suis dans la région et je compte faire un peu de ménage et protéger le Mont Fuji. Si vous êtes contre, montrez moi votre force... sinon, partez sur le champ.

Le leader, ne voulant pas se faire avoir aussi facilement, chargea le premier, un couteau à main. La lame ne toucha pas le Spectre, se consumant à l'approche de l'aura rougeoyante de celui ci.

- Alors ? Satisfait ?

Le groupe prit la fuite, laissant leur chef seul. L'agresseur regarda autour de lui, avant de partir en courant paniqué. Le commerçant qui se faisait racketter s'approcha de Sargas, un air un peu renfrogné.

- Si vous faites fuir les autres, pour faire la même chose, ce n'est pas la peine de rester ici.

Le Spectre ne dit rien, il comprenait l'attitude de l'homme. Il reprit donc sa marche dans le village, laissant le commerçant seul avec sa boutique, avant de lancer par dessus son épaule.

- Si c'est moi, ça ne sera pas du racket, ça sera une protection des Enfers... vos morts seront traités avec plus de clémence, les vivants pourront avoir l'appui de soldats infernaux à tous moments. En gros, vous êtes gagnant sur toute la ligne...

Sargas disparut ensuite dans une foule, continuant sa visite, avant de rentrer à son campement. Le lendemain, se doutant que les voyous reviendraient, tant qu'ils n'auraient pas compris la leçon, le Spectre retourna dans le village. Comme il l'avait prévu, le groupe était de nouveau au même endroit, essayant de récupérer l'argent qu'ils n'avaient pas eu la veille.

- Vous êtes encore là les gars ?

Le leader se retourna, une lueur différente dans le regard. Le Bénou ne s'était pas méfié et se retrouvait encerclé par une vingtaine de délinquants, tous armées de sabres ou d'armes à feu. Un type, plus grand et plus âgé que le supposé leader, se montra.

- Alors comme ça, tu veux faire la loi sur mon territoire ?

- C'est donc toi le vrai chef de ces bras cassés ?

Le chef ne dû pas apprécier la remarque, puisqu'il ordonna qu'on tire sur Sargas. Le premier projectile fut le seul à toucher le jeune homme, l'ayant prit pas surprise. Les autres se consumèrent comme la lame la veille, disparaissant dans un crépitement audible de tous.

- Tu ne sais pas à qui tu t'attaques gamin...

- Oh... tu es sur de ça petit ? Je dirais plutôt que s'est vous qui ne savez pas à qui vous avez à faire. Dame Perséphone est certes pour la protection des humains, mais du moment que je ne vous tue pas, il ne devrait pas y avoir de problème.

N'ayant plus de munitions, les voyous durent charger avec les sabres. Décidant d'arrêter son cosmos, le Bénou se lança dans une bataille qui l'amusait grandement. Malheureusement pour lui, le combat ne dura pas longtemps. Le gang était fort en gueule, mais n'avait pas vraiment de force, alors que Sargas s'était donné la peine de ne pas utiliser toute sa force. Le chef du groupe ne posa pas non plus de problème, même s'il fut le seul à toucher le Spectre avec son sabre. Les deux blessures étaient loin d'être mortelle, mais réussir à attirer la compassion du commerçant. Celui ci invita le jeune homme à entrer dans sa boutique, pour le soigner au mieux. Sargas trouvait le soin futile, il ne risquait pas d'en mourir, mais accepta tout de même.

- Effectivement, vous êtes différent des autres. Et avec ce que vous leur avez fait, ils ne viendront pas avant un bon moment... peut être même pas du tout.

Le Bénou reprit ensuite son chemin, le reste de la journée se faisant plus calme. Déjà quatre jours de passés.
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Jeu 14 Jan - 0:18
Les derniers jours passèrent dans la même ambiance, Sargas aidant les villages voisins du Mont Fuji. Il était fière du travail qu'il accomplissait, cherchant à soulager les habitants des différents fardeaux les tourmentant, délivrant son message de protection et de repos éternel aux futurs défunts. La protection était lugubre dans un sens, mais on ne pouvait pas s'attendre à mieux venant des Enfers. Avec les Spectres, vous aviez une vie normale, mais une meilleure mort, enfin... vie pendant la mort ou autre terme que vous voudrez. En gros, le contrat était simple, les Spectres viendraient défendre ''au possible'' la région. Oui, oui, au possible seulement, on ne pouvait pas tout défendre non plus. En revanche, vous étiez sur d'avoir une bonne place confortable après votre mort, car seule la mort est juste, mais un peu plus favorable pour certains.

Le jour J étant enfin venu, le Bénou revêtit son surplis pour rejoindre le village principal, celui qui prenait les décisions pour le Mont entier. Le maire du village attendait patiemment, n'ayant pas prit le délai à la légère. Sargas était plutôt heureux de savoir que son offre avait été prise au sérieux, enfin soit s'était ça, soit le maire avait juste peur de lui, ce qui pourrait être vrai.

- Pile dans les temps...

- Il est normal d'arriver à son propre rendez vous, vous ne pensez pas ?

L'homme ne répondit pas, laissant le silence s'installer. Il voulait surement mettre le Bénou mal à l'aise, mais il ne savait pas à qui il avait à faire.

- Faisons ça rapidement... avez-vous réfléchi à mon offre ?

Le maire regarda autour de lui, les citoyens venant l'entourer. Le village était en train de s'unir, comme le Spectre était une menace pour eux et qu'ils pourraient le faire fuir ensemble.

- Nous avons décidé de décliner votre offre... à moins que vous ne puissiez nous fournir des preuves de votre foi...

Le jeune homme était un peu perplexe, il ne s'attendait pas à une telle demande. À un refus, largement, mais pas un refus avec possibilité d'acceptation, si on pouvait fournir des preuves.

- Eh bien... je n'ai aucune preuve à vous fournir. Toutes paroles que je pourrai vous dire, pouvant être fausse ou déformé, je ne peux absolument rien vous montrer.

Sargas s'apprêtait à repartir, quand un homme arriva d'un pas tranquille. Avec lui, plusieurs autres personnes, venant des villages voisins.

- C'est une sage décision de votre part, que de partir, j'avais justement appelé les autres villages en renfort, pour s'il vous venait l'envie de nous attaquer.

- Détrompez vous monsieur le maire, dit l'homme qui venait d'arriver. Je suis une des preuve qu'a besoin ce garçon.

Le Bénou reconnu alors le commerçant, qu'il avait aidé en milieu de semaine. Le jeune homme avait bien entendu, le commerçant était venu en tant que preuve, mais preuve de quoi ?

- Euh... vous êtes quelle preuve ? Je n'ai rien fait d'extraordinaire.

- Vous rigolez j'espère, depuis votre passage, les voyous évitent le Mont Fuji. Un ami vivant dans le village voisin, m'a dit que le gang près de chez lui, avait lui aussi décidé de partir, avant de subir le même sort.

L'homme se mit à rigoler, le maire lui, un peu moins. Il avait une preuve de la bonne foi du Spectre, mais ne voulait pas en démordre pour autant. Une femme, qui venait d'arriver, s'avança à son tour.

- J'ai moi aussi un témoignage, ce jeune homme a passé une journée entière dans mon village. Il a sauvé les enfants de ma voisine et nous a aidé reconstruire une partie de la maison. Sans son aide, la maison aurait tué les deux enfants en s'écroulant.

Le maire prit cette nouvelle preuve comme un échec pour lui. Il ne pouvait pas refuser la protection avec autant de témoignage, les habitants venant chacun parler de ce que le garçon avait fait. Pourtant, celui qui intervint, ne fut pas le maire, mais Sargas.

- Merci de vous être déplacé pour dire tout ça, mais ce ne sont pas des preuves, n'importe qui l'aurait fait à ma place.

Le maire intervint enfin, campant sur sa décision.

- Même avec tout ses actes, je ne peux vous permettre la garde de cette région. D'autres avant vous ont essayé, certains ont réussi, pour ensuite nous abandonner. Alors, il est hors de question que je laisse les serviteurs d'Hadès, protéger les villages.

Sargas ne dit rien, il comprenait pleinement l'homme. Pourquoi accorder sa confiance à un Spectre, alors qu'ils ne font que semer la mort et le chaos. Mais au moins, les Spectres étaient doué pour ça.

- Je ne chercherai pas à vous convaincre d'avantage. J'aurai pu faire comme mes frères et utiliser la violence, mais je n'aime pas l'utiliser si ce n'est pas nécessaire.

Le Spectre fit alors une noble révérence, avant de bouger. En passant à côté d'un enfant, il lui tapota la tête. Une fois à bonne distance, le Bénou prit son envol dans un torrent de flammes, pour se diriger vers les Enfers.

[Conquête] Un grand perchoir pour le Bénou