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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Dim 31 Jan - 9:48
 Cercle polaire- Royaume d’Asgard


Wulf était de retour dans les terres du grand nord, il s’était posé en un lieu éloigné de toute agglomération pour être au calme. Son passage sur l’île de la Reine Morte avait en peu de temps balayé une bonne partie de ses illusions quant aux bienfaits d’une possible ouverture d’Asgard sur le monde et il ressentait encore une puissante fureur l’envahir, une fureur qu’il avait besoin d’évacuer si jamais il voulait éviter de perdre tout contrôle.
 
Atterrissant violement sur le sol Wulf éleva son cosmos et rugit vers le ciel. Il ressentait de la frustration pour avoir échoué dans sa mission et pour avoir cru que les non-asgardiens n’étaient pas si différents des siens. Son cosmos imprégna tout ce qui l’entourait et les arbres et rochers des environs se mirent à trembler sous sa colère. Finalement, il relâcha la pression en frappant dans un rocher et le faisant exploser avec le cosmos qu’il avait accumulé. Wulf se laissa choir dans la neige juste après, sa fureur s’était calmée, mais pas sa colère.
 
Ce fut à ce moment qu’un croassement attira son attention. Levant les yeux aux ciels, il vit un corbeau voler en sa direction. Ces créatures des terres du nord étaient dotées d’une intelligence peu commune, même comparé à leurs congénères du sud, et avaient toujours montrés leur utilité aux habitants du royaume. Leurs capacités en faisaient de parfait messager pour le Royaume d’Asgard.
 
L’oiseau au sombre plumage vint se poser sur l’épaule du berserk pur lui transmettre son message. Le lien qui s’établit lui donna la vision d’Odin mandant au guerrier qui recevra se message de se rendre au Sanctuaire d’Athéna pour négocier leur soutien. Wulf mit la main dans un petit sachet pendant à sa ceinture pour en sortir quelques petits trucs à donner à grignoter à l’oiseau.
 
Wulf se mit à réfléchir à cela, il n’était vraiment pas enchanté à l’idée de retourner négocier avec d’autres soi-disant « protecteurs de l’humanité ». Le corbeau se mit à battre des ailes de manière nerveuse en sentant l’aura de Wulf. Ce dernier fit alors venir l’oiseau sur son bras pour lui transmettre son rapport quant à son passage chez les chevaliers noirs qu’il devait renvoyer à Odin. Quand le corbac s’envola, Wulf se tourna pour effectuer un long sifflement qui fit venir un autre de ces oiseaux à qui il fit aussi un rapport avant de lui dire de le porter à Reiner, le guerrier de Béta, après tout, ce dernier était le responsable des opérations il était normal qu’il fut mis au courant de la situation. Dans son rapport, Wulf ne put cacher la rage qu’il éprouvait.
 
Une fois cela fait, Wulf prit une longue aspiration pour reprendre de la contenance avant de rassembler son énergie pour décoller en direction du Sud et de la Grèce…
 
 
Grèce- Sanctuaire
 
Wulf se dirigea vers le Sanctuaire grâce à la concentration de cosmos que produisait son lieu de destination. Ce coup-ci, Wulf atterrit légèrement à l’écart de la place pour ensuite reprendre son chemin à pied. Il ne s’arrêta qu’un bref instant pour observer l’endroit. Le Sanctuaire avait quelque chose de majestueux, il devait bien le reconnaitre, mais d’un autre côté, il ne put s’empêcher de s’interroger, car pour un ordre chargé de protéger le monde, il trouvait que ce lieu semblait totalement inaccessible pour ces mêmes hommes qu’ils protégeaient. Wulf se demanda si les siens constituait le seul peuple dont les dieux marchaient parmi leurs fidèles.  Si tel était le cas, alors il plaignait les hommes de voir leur vie régentée par des divinités aussi distantes de leurs préoccupations que les Olympiens.
 
Reprenant sa route, Wulf adopta plus ou moins la même attitude que à son arrivée sur l’île de la Reine Morte, il ne fit aucun mystère sur sa présence et son identité. Il arborait son armure et laissait son cosmos se manifester librement pour bien indiquer sa présence aux chevaliers d’Athéna et bien leurs montrer qu’il ne cherchait aucunement à se dissimuler. Par contre, il gardait le souvenir de sa dernière mission et celle-ci accentua l’agressivité qui était présent dans son aura. Wulf s’approcha alors du portail marquant l’entrée du sanctuaire avant de s’immobiliser, il ne pénétrerait pas en ces lieux sans y avoir été convié. Il se tint alors là, droit ,immobile et silencieux, fixant le temple le plus proche en attendant de voir si quelqu’un allait venir à sa rencontre. Malgré le climat Méditerranéen, il avait conservé sa pelisse d’ours, signe de son statut de guerrier-fauve, elle couvrait ses épaules. Sa haute stature, son style vestimentaire, l’apparence même de son armure qui semblait être faite de pierres mais où des veines rougeâtres, semblant contenir du sang, se manifestait ci-et-là, tout cela le faisait trancher avec le paysage environnant.
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AslingProtecteur d'Atlas
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Jeu 11 Fév - 15:43
[New Atlantis]

Hakon fut clair sur le sujet, quoi qu'il arrive, ne pas se battre contre les Saints. Asling était rassuré sur ça, il n'avait pas l'intention d'affronter seul un camp. Enfin seul, c'est ce qu'il croyait quand il demanda à l'accueil où trouver le Sanctuaire et s'il pouvait passer une commande. La commande passée, on lui donna une feuille de bord sur l'identité d'un Marina qu'il retrouverait directement sur place, ainsi que l'emplacement du Sanctuaire. Le Marina qu'il devrait retrouvé était un ancien par rapport à lui, il s'agissait de Maze, Général du Dragon des Mers, un Général qui était de retour après une absence non communiqué sur le rapport. Simon avant donc raison, le réseau n'était pas complet et souffrait d'un grand manque d'information. Atlas s'apprêtait à monter sur le navire qui devait le conduire sur les côtes Européennes, quand un garde le rejoignit en courant. Il avait dans ses bras un long étui de bois et d'acier. Seul quelques personnes, dont faisait parti le Marina, savait ce qu'il contenait. Ajustant le paquet dans son dos, pour ne pas le sortir pour le moment, Asling pu enfin monter sur le pont du navire et partir pour le Sanctuaire.

[Sanctuaire]

Pendant tout le voyage, le Marina ne cacha pas son appartenance à l'armée de Poséidon. Il fallait redonner une bonne image aux Marinas, donc sortir en armure en montrant qu'on ne voulait de mal à personne était une bonne stratégie. Asling n'avait jamais vu la Grèce, alors quand il y arriva, il ouvrit de grands yeux sur ce nouveau monde. Ce qui était banal pour les autres, était magnifique pour lui. Il déambula un peu dans les rues d'Athènes, avant de reprendre la route du Sanctuaire, déterminé à remplir sa mission.

Le Sanctuaire était à l'abri des étrangers, mais pas inaccessible non plus. Si une armée voulait le prendre, il pourrait le faire sans problème. Du moins si on ne comptait pas les puissants guerriers légendaires qui le protégeaient. Enveloppé d'un cosmos doux et apaisant, Atlas avança vers l'entrée. Il savait que son écaille n'avait presque jamais servi, il ne s'attendait donc pas à ce qu'on le reconnaisse.

Maze n'était pas encore là, mais il y avait un homme qui n'avait rien à voir avec les Saints. Il était sur, puisque l'homme portait une lourde peau de bête en guise de cape. Asling avança vers lui, pour connaître son identité.

- Bonjour guerrier, je me nomme Asling, Général d'Atlas, protecteur de Poséidon. Depuis combien de temps attendez vous une réponse du Sanctuaire ?

Le Général se montra le plus neutre possible, ne connaissant ni le camp du guerrier, ni la politique des autres factions.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Sam 13 Fév - 10:28
Wulf était resté planté-là en attendant que les chevaliers d’Athéna se manifestent, il pouvait sentir leur présence via les différents cosmos émanant du lieu, mais aucun signes d’un éventuel représentant qui viendrait à sa rencontre. Wulf commençait à se demander si les éveillés qui vivaient en-dehors d’Asgard arrivaient à sentir sa présence. Il n’était pas habitué au climat Grec, mais il utilisait son cosmos pour s’entourer d’une certaine fraîcheur de climat. Il profita du temps passer à poireauter pour mieux observer l’architecture des lieux, il devait reconnaître que ceux qui avaient construit cet endroit possédait un savoir-faire que peu de bâtiments en Asgard pouvait espérer égaler. Malgré tout, ce temps d’attende ne lui permit pas de diminuer l’énervement qui l’habitaient depuis son passage sur l’île de la Reine Morte.
 
À ce moment, il senti un cosmos approcher, un cosmos aux antipodes du sien.  Mais malgré la sensation apaisante que portait cet aura, cela n’eut que peu d’effet sur l’état d’esprit de Wulf. Il laissa approcher cet individu sans bouger, se tenant toujours debout face à l’entrée du sanctuaire, n’ayant pas bougé d’un pouce depuis le début. Ce ne fut que quand l’éveillé prit la parole qu’il réagit. Se retournant lentement, il comprit qu’il avait bien entendu, il était face à un Marinas de l’Atlantide. À cette seule vue, et malgré que l’atlante n’avait proféré aucune menace, il sentit des pulsions homicides naître en lui, l’envie de donner libre cours à la rage qui brûlait en lui. Une pointe d’hostilité apparut brièvement dans son aura, même si Wulf ne s’était pas mis en position de combat, il n’était pas là pour ça.
 
- Je suis Wulf, et j’attends ici depuis un certain temps. Qu’est-ce qu’un serviteur du utenaere fait ici ? T’es parfaitement en droit de ne pas répondre à cette question.
 
Wulf avait parlé de manière très froide, reportant à nouveau son regard vers le sanctuaire, il préférait se concentrer là-dessus plutôt que sur le Marina, il aurait plus facile à se contrôler. Il avait bien une idée de la raison de la présence de l’atlante, il venait sonder les intentions du sanctuaire, s’assurer que son maître pourrait continuer ses destructions sans entraves. Avant cela, Wulf en était presque venu à adhérer au courant en Asgard qui estimait qu’il fallait tourner la page et rouvrir le dialogue avec l’Atlantide, mais après Tokyo, il était plus persuadé que jamais que Poséidon était un être à abattre. Il 30 ans, il avait manipulé le Royaume pour que ses guerriers se salissent les mains à sa place, à présent il s’en prenait des personnes qui n’avaient aucuns moyens de se défendre. Il ne comprenait pas comment certains pouvaient accepter de le servir tout en prétendant avoir un « honneur ».
 

Malgré ces pensées et ce que laissait filtré son cosmos Wulf ne prit pas de posture agressive, il ne désirait pas se battre sur le parvis du Sanctuaire. Faire couler le sang à l’entrée (ou à l’intérieur) de la demeure de son hôte était une insulte grave en Asgard, et il supposait qu’il en était de même ici. De plus, d’une certaine manière, il n’avait rien contre ce marina en particulier, s’était plutôt contre son maître que sa rage était dirigé.
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Lun 29 Fév - 3:54





A mon temple, les visites avaient été nombreuses aujourd’hui. J’avais pu ressentir le Cosmos de tous ceux qui s’en approchaient, cependant, j’avais ressentis deux Cosmos différents de ceux des chevaliers de mon temple et l’origine de ces Cosmos se trouvait être l’entrée du sanctuaire dont j’étais en route à grande vitesse. Un messager venue de la part du Grand Pope m’avait demandé de me rendre justement sur les lieux afin d’éclairer la situation. Je n’avais pas de temps à perdre, je devais arriver à l’entrée du sanctuaire au plus vite. Mais qu’est-ce qu’il m’attendra une fois sur place ? Si c’était une attaque ennemie, il va falloir que je protège nos terres; mais étaient-ce vraiment des ennemis ? Ils l’auraient été, ils auraient surement avancé et seraient arrivées au temple du bélier. Là, les Cosmos semblaient fixes. Des alliés ? Peut-être, peut-être pas.

Le décor rocailleux des lieux, ne m’entravait pas du tout dans ma course, je pouvais apercevoir l’Horloge des Flammes devant moi. En quelques minutes je la passais et l’avoir traversé ne signifiait qu’une chose; j’étais arrivé à l’entrée du sanctuaire. Les Cosmos étaient bien plus intenses ici, ils étaient là à coup sûr. Je devais maintenant les repérer. En mettant quelques coups d’oeil devant moi, je finis par trouver deux personnes au bas d’un escalier. Yeux clos, je descendis lentement les marches en enlevant mon casque et laissant apparaitre mon visage ainsi que ma chevelure. Chaque pas que j’exécutais provoquait un tintement qui raisonnait à cause de mon armure.

Arrivé en bas de l’escalier, j’ouvris finalement les yeux et pus voir exactement les deux chevaliers qui avaient pénétré le sanctuaire. Je décidais donc de me présenter et de leur demander la raison de leur présence. Je pris une voix  calme, mais ferme afin de m’adresser à eux.


<< Je suis Mesha, chevalier d’or du Bélier gardant la première maison du sanctuaire d’Athéna. En tant que premier gardien des douze maisons, vous comprendrez que je me dois de m’occuper des allées et venues. Qui êtes-vous et qu’êtes-vous venus faire en ces lieux ? >>


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AslingProtecteur d'Atlas
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Lun 29 Fév - 17:18
Le cosmos du guerrier était froid et un peu violent, hostile. S'il avait bien tout suivi de la réunion, c'était plutôt compréhensible, Poséidon avait déclenché une guerre mondiale, seul contre l'humanité. Ce qu'a voulu faire Poséidon était quelque chose de grand, quelque chose que l'Homme n'était peut être pas prêt à subir. Le Marina savait qu'il n'avait pas la force pour le moment, mais si Poséidon voulait continuer sa lutte, il le suivrait sans hésitation, prêt à combattre le monde entier, prêt à faire trembler la terre pour ensevelir les ennemis de son dieu. Mais pour le moment, c'était Hakon qui était à la tête de l'armée et il ne voulait plus déclencher la guerre, voulant même calmer le jeu.

Asling s'apprêtait à répondre à son interlocuteur, quand un cosmos étranger fit son approche. Le nouveau venu portait une armure entièrement en or, scintillante de milles feux. La longue chevelure du chevalier rappela la nouvelle teinte qu'avait pris les cheveux du Marina. Les voyages temporels avaient certains aspect étrange, aussi bien pour Atlas, que pour les autres personnes ayant étudié son cas. À l'aide de son écaille, le jeune homme pu reconnaître l'armure qui s'approchait. La mémoire de ces protections étaient un don pour les guerriers de Poséidon. Une fois le Saint présenté, l'Atlante se pressa de mettre un genoux en terre pour se présenter à son tour. Qu'est ce qu'il ne fallait pas faire pour montrer un minimum de courtoisie chez ses adversaires ou alliés.

- Je suis Asling, Général d'Atlas et émissaire de Poséidon. Je suis venu vous annoncer que le seigneur des océans se retire dans son palais sous marin pour le moment, il cesse toutes les activités commençaient ultérieurement. Par le même occasion, il m'envoie pour savoir si les Saints restent ses alliés ou si un nouveau traité devra être signé entre les deux partis.

La tête baissait vers le sol, toujours à genoux devant le chevalier d'or, le pirate fit comme si l'Asgardien n'était pas là. Après tout, il n'était pas venu pour négocier avec les Ases, mais avec les Saints, laissant cette tâche au Kraken. Son cosmos était encore bienveillant, ne cherchant pas à attirer la haine des guerriers présents, mais le Marina restait tout de même sur ses gardes, sachant qu'il se mettait en position de faiblesse, ainsi positionné.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Mar 1 Mar - 15:25
Avant que le Marina ne puisse répondre à ce que Wulf lui avait dit, un chevalier d’Athéna fit son apparition. Il ne s‘agissait de rien de moins que l’un des célèbres chevaliers d’or. Ce dernier se présenta comme étant le chevalier du Bélier. Immédiatement, Wulf vit le Marina s’agenouiller pour se présenter. Encore une habitude des « sudistes » que Wulf ne comprendrait jamais, celle de s’agenouiller devant tout ce qui passe, en Asgard, on ne s’agenouillait que face à ceux qui avaient gagné le respect par leurs actes, autrement ce serait considéré comme de la flagornerie et pourrait donc être vu comme une insulte. Pour sa part, il resta debout, dressé du haut de ses deux mètres, et se présenta juste après le serviteur de Poséidon en inclinant légèrement la tête et en frappant du poing le plastron de son armure au niveau du cœur.

 Wulf de la Rune de Hrungnir, guerrier d’Asgard.
 
Il laissa ensuite le guerrier de l’Atlantide poursuivre sa demande et ainsi révéler la raison de sa présence en ces lieux. Ainsi donc, les Marinas faisaient machines arrières, espérant peut-être faire oublier les dizaines de milliers de morts engendrée par leurs actions. Wulf ne pouvait s’empêcher de se demander où s’arrêtait la sincérité et où commençait la duperie dans les paroles du Marina, ce dernier le savait-il seulement ? Une fois que ce dernier eut terminer, Wulf prit la parole, le Marina n’ayant pas fait de mystère sur ses intentions, il en ferait de même, de toute façon les messes basses n’étaient pas pour lui.
 
Pour ma part, je viens au nom d’Odin et du Royaume d’Asgard pour m’enquérir de la position du Sanctuaire suites aux exactions du Royaume sous-marin et particulièrement après leurs actions dans la capitale de l’archipel Nippone. Si les chevaliers d’Athéna désirent des précisions quant à ces événements je peux vous en donner, j’étais présent. Ce que je peux déjà vous dire, c’est que l’ébranleur du sol n’est pas sorti indemne de son combat contre les divinités locales et qu’il doit actuellement être en train de panser ses plaies.
 
Wulf observa du coin de l’œil la réaction du Marina à ses paroles, il voulait voir si ce dernier était au courant de ce qui s’y était passé ou s’il avait été maintenu dans l’ignorance de l’état de son maître. Après un instant de silence, il reprit toujours à l’intention du chevalier d’or.
 

Comme vous pouvez le voir, sa mission et la mienne sont en conflit quant à la finalité, aussi à vous de décider comment cou souhaitez procéder pour la suite. Préférer-vous continuer cette discussion tripartite ? Ou alors voulez-vous nous interroger séparément, pour éviter tout risque de débordement ?  Pour ma part, et je suppose qu’il en est de même pour l’atlante, je me soumettrai à votre choix quant à la marche à suivre.
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MeshaChevalier d'Or du Bélier
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Mer 2 Mar - 15:59



Deux; c’était le nombre de personnes ayant foulé l’entrée du sanctuaire. Je m’étais porté volontaire pour les accueillir. Face à moi deux hommes portants également des armures. Qui étaient-ils ? Le style d’armure de chacun était différent de l’autre. Etant chevalier depuis peu, je n’avais pas réussi à reconnaitre du premier coup d’oeil à quelle faction ils appartenaient. L’un d’eux, s’inclina face à moi et déclina son identité. Il s’appelait donc Alsing et était un chevalier de Poséidon. Les chevaliers du Dieu des océans étaient bien courtois. Le second chevalier arborant une attitude plus rigide ne s’inclina pas. Il se présenta en frappant son armure au niveau du coeur. Son nom, Wulf et était un chevalier d’Odin. Le grand nord, c’est bien ça ? Le chevalier des mers était venu jusqu’ici pour faire part de la retraite de son Dieu dans son domaine. J’avais entendu dire que Poseidon avait eu quelques agissements contraignant sur la Terre, mais je n’avais pas eu tous les détails concernant cette affaire, étant encore en formation il y a peu. Aussi, Poséidon voulait savoir si nous, chevalier d’Athéna resterons leur allié ou si nos relations allaient changer. Donc, ce ne sont pas des ennemis ? Mais je suppose que la remontée de Poséidon sur Terre est comme une violation de territoire. D’autant plus que les bruits qui ont couru ne signalaient rien de positif sur leurs actions. Qu’est-ce qu’il l’a poussé à retourner dans ses habitations après être venu ? Comment pouvais-je répondre à sa question ? Seul le Grand Pope ou Athéna pouvait décider, je n’étais qu’un chevalier les servants, de plus c’était mon premier jour en tant que chevalier d'or au sanctuaire.

Le chevalier prit ensuite la parole. Lui, semblait venir pour faire part d’accusation envers les agissements de Poséidon. Le Dieu des mers était donc bien le problème. Apparemment, ils auraient sévi jusqu’au Japon, mais les gardiens des lieux se seraient défendus. Etait-ce là la raison de la retraite de Poséidon ? Si le Dieu des océans avait battu en retraite pour mieux attaquer ? En nous alliant avec eux, ils seraient donc protégés de nous et pourraient agir en toute impunité. Rien n'était sûr. Si ce n’est l’apparition des forces de Poséidon sur la Terre. De toute façon, je n’avais pas à prendre une décision aussi importante sans consulter le Grand Pope ou Athéna. Etant le premier des 12 gardiens, je me dois de juger toutes les formes d’intervention au sein du sanctuaire. Dans ce cas, écoutons ce que ces chevaliers ont à dire.  Je sortis de ma bulle de réflexion et m’adressai finalement aux deux intrus.

« Votre présence ici est due, je l’espère, à des fins diplomatiques. En ce fait, je ne pense qu’aucun débordement aura lieu, il en va de vos intérêts. Nous parlerons donc ensemble en vue des prochaines actions. Général d’Atlas relevez-vous. Premièrement, sachez que je ne pourrai pas répondre à votre demande dans l’immédiat. Seule Athéna et le Grand Pope sont aptes à décider de nos liens futurs. A la suite de notre entretien j’irai leur faire un rapport et une réponse vous sera transmise. Il en va de même pour vous Rune de Hrungnir.  Maintenant, expliquez-nous en quoi ont consisté les actions de Poséidon. Dites-nous ce qu’il a fait et ce qu’il est devenu à la suite de cela. Toutes les informations que vous pourrez nous donner seront d’une grande aide. »

Ainsi je venais de donner le cadre du débat. Débat que je devais superviser étant dans mes terres. Je soufflais un peu à la suite de mon discours en attendant ce que j’obtiendrais comme réponse. Une chose était plus ou moins sûre, cette discussion nous mènera à un choix: Odin ou Poséidon. 



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Lun 7 Mar - 18:52
Le pirate ne rétorqua rien au déclaration de l'asgardien. Il devait rester calme, pour montrer une bonne image de son camp, mais s'il avait pu, il serait rentré dans le guerrier pour sa façon de parler du grand Seigneur des océans. Asling laissa finir Wulf, avant d'écouter les paroles du Saint. À la demande de Mesha, le général se redressa, regardant tour à tour, de ses yeux d'or, les deux combattants. Le Bélier voulait des explications, ce que pourrait lui fournir Atlas, grâce au rapport qu'il avait lu. Il avança donc d'un pas, pour signaler qu'il allait prendre la parole, sans cacher la vérité.

- Avant de vous en dire plus, veuillez me croire quand je vous dis que mon Seigneur veut arrêter les querelles passées avec sa nièce. Il veut également s'excuser au près des Ases pour son emportement à Tokyo, c'est d'ailleurs pour cela qu'un de mes frères ira voir Odin.

L'atlante se déplaça jusqu'à un pilier, pour s'y adosser.

- Par où commencer... Vous devez le savoir tous les deux, les Hommes pollues de plus en plus, malgré leurs lois et autres mesures. Le problème de cette pollution est qu'elle touche aussi bien la terre que les eaux. Et Poséidon déteste qu'on pollue son royaume. Il a fermé les yeux pendant très longtemps, pensant que les Hommes changeraient de comportement, mais ce ne fut pas le cas, même le contraire. En plus de la pollution, la chasse et la pêche excessif font disparaître beaucoup d'espèces, qui devraient encore être nombreuses. Mon Seigneur s'est donc emporté contre les Hommes, envoyant des golems dans les plus grandes villes du monde. Le but n'était pas d'être violent, juste de faire passer un message. Il s'est adressé aux Hommes pour leur demander, non pas de tout arrêter, juste de moins consommer, de moins polluer. Les réponses se sont faites dans certains pays, mais pas tous. Alors, pour protéger le plus grand nombre, mon Seigneur du faire un choix, celui du sacrifice d'une ville.

Le pirate ferma un instant les yeux, comme s'il chassait de vieilles images.

- Le Japon étant le pays qui détruit le plus l'écosystème aquatique et qui pollue en masse, fut une cible toute désigné pour faire passer le message. Je ne me prononcerai pas sur le choix de mon Dieu, j'ai juré de le servir quoi qu'il arrive. Mais l'attaque de Tokyo fut une grande décision, qui coûte à tous les camps. Les Nyoraïs, divinités protégeant l'Asie, ont lutté de toutes leurs forces, à deux contre un. Les puissances divines n'ont pu pourtant stopper la colère de Poséidon. Certes, mon Seigneur n'est pas sorti indemne d'un tel affrontement, mais il n'est pas vaincu pour autant. Il se tient toujours fièrement sur son trône, laissant ses soldats agir pour lui pour le moment.

Se déplaçant de nouveau, pour passer à côté de Wulf, Asling se prépara à laisser le reste des explications à celui ci.

- Pour plus de détail sur ce qui s'est passé à Tokyo, mon confrère pourra vous éclairer. Après tout, je n'y était pas personnellement.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Lun 7 Mar - 22:39
Le chevalier du bélier avait donc décidé de les écouter ici même, voulant probablement confronter directement les deux versions avant de prendre une décision sur la marche à suivre. Juste après, le Marina prit la parole pour expliquer les raisons des actes de son seigneurs et probablement tenter de les justifier, au moins, l’atlante reconnaissait que ces évènements avaient bien eu lieu. Au moment où il expliqua que son souverain était encore en état de régner, Wulf ne put s’empêcher que « Même un cadavre pouvait se tenir sur un trône… », une partie d’un vieux proverbe asgardien, la signification de ce proverbe n’était pas forcément applicable, mais il trouvait que ce morceau du dicton pourrait bien correspondre à la situation. Une fois qu’il eut finis, le Marina laissa la parole à Wulf.
 
-  Pour commencer, je dois avouer qu’à la base nous autres Asgardiens ne nous sentions pas concerner par les actes des Atlantes, ces derniers ne menaçaient pas nos terres et pour cela nous avons décidé de ne pas nous impliquer dans cela. Cependant, nous n’avons jamais cessé d’observer ce qui se passait, notre Royaume a déjà eu à souffrir des ambitions du Seigneur des mers, mais nous lui avons néanmoins laissé le bénéfice du doute quant à la justesse de ces actions, d’autant plus que nous ne désirons pas nous impliquer dans les affaires des Olympiens malgré la violence de certaine de ces actions. Puis il y a eu les évènements de Tokyo.
 
Wulf laissa un moment de silence, il se concentra pour éviter de se laisser déborder par les sentiments violents qu’il ressentait en repensant à ce qui s’y était passé. Il souffla un coup pour se calmer.
 
- Le Royaume d’Asgard a toujours entretenu des relations cordiales avec les protecteurs de l’Asie. Aussi, quand le Père de Tout a senti qu’un combat entre divinités se déroulait sur leurs terres, il s’y est rendu pour voir contre qui ce combat se déroulait et c’est en voyant les actes du seigneur des mers qu’il a ordonné aux guerriers d’Asgard disponible de venir le rejoindre, j’étais de ceux-là. J’y ai vu la ville la plus vaste qui m’a été donné de voir, mais j’ai aussi vu cette cité s’effondrer. Le Roi des Atlantes a littéralement déchiré le sol de cette métropole dans le but de la détruire, il a attaqué sans laisser la moindre chance aux non-combattants de se retirer, à ce stade je n’appellerais pas cela un exemple mais un massacre pur et simple. Les divinités locales n’ont perdu que parce qu’elles se sont plus inquiétés de sauver leur peuple que d’affronter leurs ennemis, qu’elles ont néanmoins réussit à repousser avant de disparaitre.
 
On pouvait sentir une forme de colère contenue émaner de Wulf, il n’avait pas du tout apprécié de devoir assister à tout cela sans pouvoir réagir. Il garda néanmoins un ton mesuré quand il parla.
 
- Quand nous sommes arrivés sur les lieux, il était déjà bien trop tard pour pouvoir changer l’issu du combat. Notre Seigneur a donc décidé, en hommage au sacrifice des divinités nippones, de nous envoyer secourir leur peuple pour en mettre un maximum en sécurité ce que nous avons fait. C’est pour cela que la totalité du peuple Tokyoïte n’a pas disparu en une nuit. Voici ce qui s’est passé à Tokyo, voici quels sont les évènements qui ont poussé les Royaumes du Nord à se mêler des affaires du monde extérieur.
 
Wulf se tourna alors vers Asling, il ne se désintéressait pas du Bélier mais il voulait s’adresser au Marina.
 
- Le pire, c’est que fondamentalement nous sommes d’accord avec vous à propos des actions de l’humanité, mais les actions de ton dieu ne nous permettent pas de rester passif. Ton maître a déjà tenté une fois de s’emparer de nos terres et il vient de prouver qu’il est prêt à tout pour atteindre ses objectifs, quels qu’ils soient. Honnêtement, si les rôles avaient été inversé, comment réagiriez-vous ?
 
Wulf fit alors à nouveau face au chevalier du Bélier.
 

- Vous connaissez maintenant toute l’affaire, ainsi que nos points de vue respectif. Quel est votre décision Mesha, chevalier d’or du Bélier ?
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MeshaChevalier d'Or du Bélier
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Mer 23 Mar - 2:33



La discussion était lancée et à la fin de celle-ci il était attendu de moi que je prenne position. Le parti Poséidon commença par s’excuser des méfaits de leur Dieu. S’excuser auprès d’Athéna, d’Ondin et des personnes prises dans le conflit au Japon. S’excuser c’est bien, mais cela n’effacera pas les actes commis. Voyons ce qu’il a d’autre à dire. Le chevalier de Poséidon continua en dévoilant la raison des agissements de son Dieu. Celui-ci aurait été pris de colère à cause des humains qui dégraderaient les océans. Le Japon étant un pays qui vit beaucoup grâce aux ressources maritimes a souvent dû exploiter ce milieu et pas de la meilleur façon qu’il soit d’après le Dieu des océans, d’où son attaque. Mais les protecteurs du pays du soleil levant se seraient levés pour protéger leur terre. Il faudrait que je discute avec l’un d’eux pour avoir le meilleur témoignage possible. Mais en y repensant, le chevalier du nord était présent sur les lieux. Justement, celui-ci prit la parole pour donner sa version des faits. Il m’annonça que les chevaliers du nord étaient alliés des chevaliers du Japon. Le jeu des alliances avait joué et les chevaliers du nord et ceux du pays du soleil levant durent faire face aux agissements de Poséidon et ses forces.

Pendant qu’il racontait son récit, le chevalier d’Ondin dégageait une certaine animosité de lui. C’est comme si la force des sentiments qu’il s’était créé à la suite de ces évènements venaient prendre place en ces lieux. Il conclut en annonçant au général d’Atlas qu’il ne faisait pas et ferait pas confiance à Poséidon, surtout car il avait apparemment attenté aux terres d’Ondin auparavant. Le dieu des océans récoltait les mauvais points. En ce qui concerne son état de santé, d’après le chevalier d’Odin, il serait en mauvais état, mais le général d’Atlas qui servait sous ses ordres disait qu’il se portait tout de même bien. Au final, je ne pouvais pas être certifié sur ce point.

J’avais entendu ce que chacun avait à dire calmement, yeux clos afin de mieux écouter. Je laissai planer un silence quelques instants avant de répondre.

« Poséidon s’est senti de passer à l’attaque pour protéger ses biens et valeurs, mais ses agissements ont coûté la vie de bon nombre de personnes. La vengeance n’apportera rien de bon et en agissant ainsi, il risque de se retrouver seul face à tous. Les humains ont leurs tord, mais les Dieux ne devraient pas en créer aux autres. Général d’Atlas, Rune de Hrugnir, vous comprendrez que la décision finale ne m’appartient pas, je ne suis qu’un simple exécutant. J’ai bien pris en considération les mots de chacun. J’irai retransmettre vos dires à Athéna et au Grand Pope. Suite à leur prise de position, nous vous préviendrons et ce le plus tôt possible. L’un de vous a-t-il quelque chose à ajouter ? »

Avant de les inviter à quitter les lieux, je voulais quand même savoir si un élément supplémentaire était à prendre en compte, si l’un d’eux avait une ultime remarque qui pourrait faire pencher la balance. Une fois fait, j’irai faire mon rapport de la situation.


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AslingProtecteur d'Atlas
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Mer 23 Mar - 18:28
Le pirate écouta les paroles des deux combattants, l'Asgardien ayant vu de ses propres yeux ce que Poséidon avait fait, pu décrire la scène en détail. L'Atlante voyait bien le spectacle en fermant les yeux. Il aurait tant aimé être là, pour protéger son Seigneur durant cet assaut. Mais il était trop tard, son écaille l'avait appelé quand tout était déjà fini. Quel intérêt il y avait à devenir protecteur d'un dieu, quand celui ci n'était déjà plus là. Cette information, seul les Atlantes l'auraient, elle resterait bien caché derrière les murs solides de la grande citée d'Atlantis.

Les paroles du Saint devaient conclure la conversation, demandant aux autres de partir. Seulement, le dénouement de plaisait pas à Asling. Cette conversation était ridicule, qui étaient-ils pour juger les actes d'un dieu ?

- Pour ma part, ce sera tout... mais j'ai tout de même une question, vous qui vous dites protecteur de la Terre. Les Hommes s'entretuent depuis des siècles, rasant parfois des peuples entiers, pour un morceau de terre qui ne leur appartient pas. Mais si un dieu se lève pour punir les Hommes, alors vous condamnez le dieu ?

Atlas ne rajouta rien, les laissant réfléchir sur ces paroles, si du moins, ils allaient y réfléchir. Car comme ils étaient parti, ils prendraient ça pour une provocation et chercheraient la guerre plus qu'autre chose. Partant en leur tournant le dos, Asling sourit en se demandant qui le Saint rejoindrait, si Wulf décidait d'attaquer. Resterait-il neutre ou rejoindrait-il l'un des combattants ?

* En parlant de combat, se dit le pirate, il faudrait que je m'entraîne un peu, j'ai une nouvelle puissance à découvrir. Je devrai me rendre à Atlantis directement, pour m'y exercer. *
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Ven 25 Mar - 16:50
Un silence suivit les paroles de Wulf, pendant quelques instants le chevalier d’or sembla assimiler les informations qu’il avait recueillît. De son côté, Wulf se sentait bouillir, le fait de s’être remémoré les évènements de Tokyo, sa mission chez les chevaliers noirs, la présence du marina, tous ces éléments contribuait à faire remonter sa rage… sans compter que cela faisait un sacré moment qu’il n’avait plus put se défouler. Il se contrôlait autant qu’il le pouvait, se focalisant sur la mission qui lui avait été confié, mais il devait se rendre à l’évidence… Il DETESTAIT le rôle de diplomate.
 
Finalement, le Saint ouvrit la parole, donnant son analyse de la situation. Il ne donna aucune réponse quant à la décision qui serait rendu, préférant en référer à ses supérieurs avant cela. Il invita néanmoins les deux « ambassadeurs » à ajouter un dernier mot s’ils le désiraient.
 
Ce fut Asling qui décida de l’ouvrir en premier. Il posa alors une question pour laquelle Wulf se retint à grand peine de ne pas tenter de l’étrangler. Pour se contenir, il serra ses poings si fort qu’on aurait pu voir ses articulations blanchirent si jamais l’armure ne les recouvrait pas. Il ne comprenait toujours pas comment les marinas pouvaient défendre ce qui s’était passé, pas plus qu’ils ne semblaient comprendre ce qu’étaient les ases et le rôle des guerriers divins. Ils n’étaient certainement pas des protecteurs de la terre comme il disait, seul les royaumes du nord leur importaient vraiment, ainsi que ceux qu’ils avaient juré de protéger, le reste de l’humanité n’était en aucun cas sous leur responsabilité. Mais ils avaient vu un dieu s’en prendre délibérément à des êtres qui ne pouvaient se défendre, et lorsque des protecteurs s’étaient manifestés, il s’en était à nouveau prit à ceux qui ne pouvaient lui résister plutôt que d’affronter ses adversaires dans l’honneur. Il n’avait pas vu une noble divinité défendant ce qui lui était cher, mais un requin attiré par une proie qu’il avait jugé facile, une proie qu’il avait espéré pouvoir tourmenter impunément. Et qui dans le combat qui avait suivi s’était révélé dénué d’honneur.
 
Au plus profond de lui, une part applaudissait la manière dont le maître des océans avait brillamment su utiliser les faiblesses de ses ennemis pour se débarrasser d’eux, mais pour le reste, il estimait qu’il s’agissait d’un comportement sans honneur et qui dénotait une soif de domination. Wulf était le premier à accepter que des non-combattants mourraient dans les conflits, il s’agissait de dommage collatéraux, mais il n’acceptait pas qu’un combattant s’en prenne délibérément à une personne qu’il savait incapable de lui tenir tête.
 
- Ça aurait été le rôle des divinités de l’archipel de prendre les mesures qui s’impose sur leur territoire, pas à ton dieu.
 
Wulf n’en dit pas plus, il sentait que s’il poursuivait la conversation il ne pourrait plus se contenir et bafouerait ainsi son honneur en faisant couler le sang d’une personne chez un hôte qui les accueillait. Il garda ensuite le silence réfléchissant à la suite des évènements pour ensuite se tourner vers Mesha.
 
- Aux paroles que tu rapporteras aux tiens je tien à y apporter une précision pour que vous ne vous mépreniez pas sur les intentions des royaumes du nord. Je n’ai pas été envoyer ici dans le but de lier le destin des miens à celui des vôtres, ce que nous proposons n’est qu’une association temporaire dans le but de contrer les forces de l’Atlantide si jamais ces dernières décidaient de reprendre leurs actions hostiles.
 
Bien que ce soit imprudent de révéler cette information, surtout en présence de l’atlante, Wulf estimait qu’il fallait que les Saints décident en connaissance de causes dans quoi ils s’engageaient. Une fois qu’il eut dit cela, il se retourna et marcha quelques pas, se contentant d’un simple coup d’œil de passage en direction d’Asling pour jauger ses intentions. Quand il eut parcouru une petite dizaine de mètres il se retourna vers les chevaliers et les salua d’un signe de tête.
 
Puisse les glaces du nord ne jamais atteindre vos terres. Faite nous connaitre votre décision quand elle sera prise Mesha du bélier.
 

Après avoir dit cette phrase d’adieu, Wulf reprit sa marche pour s’éloigner du sanctuaire. Il marcha une dizaine de minutes avant de s’arrêter, estimant être assez loin pour faire une dernière chose. Émettant un long sifflement, deux corbeaux d’Asgard vinrent à lui après un certain temps d’attentes. Les descendants des messagers d’Odin vinrent se poser sur les épaules du guerrier-fauve qui leur offrit à chacun un petit truc à grignoter avant de leurs transmettre le message qu’ils devraient porter aux de leurs destinataires. Il s’agissait du rapport de sa mission au Sanctuaire et il envoya l’un des corbacs le transmettre au Père de Tout et l’autre à Reiner. Les deux volatiles s’envolèrent directement après avant de disparaître porter leur message, Wulf de son côté concentra son énergie pour s’envoler en direction du Grand Nord, en direction de sa patrie, laissant le sanctuaire et le soleil de la Grèce derrière lui.

hrp:
 
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MeshaChevalier d'Or du Bélier
Chevalier d'Or du Bélier

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Sam 26 Mar - 16:26



Chacun avait fait son plaidoyer, j’avais exposé une part de mon point de vue vis-à-vis de cette situation. Point de vue purement subjectif. Cependant, il avait eu l’air d’avoir atteint le général d’Atlas. Il rétorqua sur la nature de l’être humain, son passé. Il avait posé le point sur le côté autodestructeur de l’être humain. Il est vrai que l’homme possède un côté chaotique, je ne le sais que trop bien. Soudain, je me souvins à travers de vives images de la guerre civile qui avait conduit à la mort de mes parents. D’une longue expiration, je balayai ces souvenirs de ma tête pour me concentrer de nouveau sur le présent. Mon retour au présent fut appuyé par l’intervention du guerrier d’Ondin. Il souligna que cela devait être aux Dieux du Japon de s’occuper de cette histoire et non le Dieu des Océans. Toujours cette animosité subsistait en lui, elle était presque palpable. Qu’avait-il vécu lorsqu’il était sur place ? Je ne le saurai sûrement jamais, mais cette histoire l’avait bien affectée.


Ce fut ensuite à son tour d’ajouter une précision et pas des moindres. Prêt à l’écoute, bras croisés, j’écoutai ce que la Rune d’Hrungnir ajouta. Les guerriers du froid ne souhaitaient pas conclure une alliance durable, mais simplement une alliance par nécessité. En faisait cela on serait comme leur serviteur, ils nous appellent quand ils ont besoin et nous abandonnent une fois le travail fait. Je ne suis pas spécialement pour ce type d’alliance, mais je ne déciderai pas du jugement final. Toutefois, il nous serait aussi d’indiquer de défendre la Terre en cas de nouvelle attaque du Dieu des Océan. En un sens, nos objectifs convergent. J’avais tous les éléments qu’il me fallait. Il était temps pour moi d’expliquer la situation aux autres.


Sans trop de formalité, chacun des chevaliers reprit sa route quittant les ruines du sanctuaire. D’un coup la tension baissa. Je me relâchais quelque peu, décroisant les bras et regardant le ciel afin d’y plonger mes pensées dedans. « Si un Dieu punit les hommes en causant la destruction, doit-on le condamner ? ». Il est vrai qu’un parent se doit de protéger l’intégrité de ses enfants. Lorsque celle-ci est bafouée, il doit être naturel de la réparer. Poséidon a eu raison de se lever. Cependant, en agissant comme les personnes qui ont commis les fautes et en rendant sa ‘’forme de justice’’ aléatoirement, Poséidon a fait la mauvais choix d’action et s’est présenté comme n’étant pas mieux que les humains. C’est sur cette pensée que j’aurais pu répondre au guerrier de Poséidon qu’à mon tour, je quittai les lieux, laissant le vents des ruines seul, me mettant en route vers le sommet du sanctuaire. 

[OE] Aux portes du Sanctuaire