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AryenDame Noire de la Vierge
Dame Noire de la Vierge

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Lun 29 Fév - 21:31


[Conquête] Start spreadin' the news, I'm leavin'today. I want to be a part of it. New York, New York !!!
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Chapitre 1: Avant l'effort, le réconfort




New York… Ah New York… La Cité idyllique pour la Belle Demoiselle qui considère cette ville comme son domaine de prédilection. Et pour cause, aux innombrables plaisirs que peuvent procurer les commerces de Manhattan et de sa Grande Sœur, c’était le center du monde. Tout se dirigeait ici : le monde des inconscients et des innocents pouvaient être entre ses propres mains. Les « Petites Gens » étaient les victimes des Bureaucrates ambitieux. À leurs tours, ils avaient un prédateur bien dangereux et plus menaçant qu’il n’y paraît. Et, à son tour, le Prédateur aurait un ennemi bien plus machiavélique qui oserait s’en prendre à lui. C’est le cycle de la vie : on trouve toujours plus soi.


On se retourne tous pour Aryen ! Aryen ! Si cela n’était pas un slogan publicitaire bien connu, il se révèle être une vérité aujourd’hui. Les hormones s’excitent, le taux de testostérone est à son point culminant, c’est un Vésuve puissance mille qui inonde le cœur des hommes lorsqu’ils découvrent pour la première fois le corps svelte de la Belle Demoiselle qui se promène dans les rues de ce dédale bienheureux. On pourrait s’y perdre mais la Splendeur n’en a cure : elle sait où elle va et pourquoi elle y va. Elle a besoin d’aller chez le coiffeur Hier, un petit peu de shopping pour garnir une garde-robe ma foi bien remplie. La faute à qui ? À ces gens sans correction qui ont volé ses territoires et qui ne lui ont point permis de bénéficier de nombreux points cadeaux afin de satisfaire ses très rares envies vestimentaires. La Belle Donzelle serait-elle économe ? Oh si peu : elle pourrait s’offrir quelques Rolls Royce et une ou deux splendides villas. Mais la Charmante Demoiselle aime la simplicité. Alors, qu’elle se trouve devant son salon de coiffure préférée, elle entre d’un pas calme et se dirige vers un jeune jouvenceau qui symbolisa son émerveillement contemplatif par une rougeur sur le visage qui rendrait jaloux une belle tomate.

« Bonjour. J’étais de passage, je n’ai pas eu le temps de venir prendre un rendez-vous. Charles est-il là ? » Demanda Aryen alors que le jeune homme fut sauvé par l’arrivée d’un homme d’une quarantaine d’année qui se dandinait de gauche à droite, plissant les yeux et se dirigea hâtivement vers la Dame Noire, écartant les bras. Un petit câlin était donc de mise.


« Oh mais c’est ma petite Aryen ! Mon Dieu que tu es belle, comme toujours. Allez viens ! Je vais m’occuper de toi ! » Annonça le fameux homosexuel que la Belle Demoiselle connaissait depuis quatre ans. Un petit câlin et une bise s’ensuivit alors que la séance commença.


« Alors, ma choupinette, qu’est-ce que tu viens faire dans notre belle ville ? » Lui demanda Charles alors qu’il mettait du shampoing sur les cheveux de la Dame Noire.


« Le train-train habituelle, les affaires, du shopping, rendre visite à quelques amis… » Lui répondit Aryen d’une voix calme.


« Mon Dieu que tes cheveux sont magnifiques. Je n’ai jamais vu ça de toute ma vie. Je te fais un petit brushing ? Un petit lissage ? Tu frisottes tout en bas. » Poursuivis le Coiffeur qui se révélait être un expert en la matière. Il n’était pas étonnant qu’Aryen soit capable de traverser le monde entier pour se faire coiffer chez lui.


« Ah ? Un petit lissage, je veux bien. Pas de brushing, je suis pressée malgré mais prends ton temps. À chaque fois, je passe en coup de vent et à chaque fois, tu me prends comme ça sans rendez-vous. T’es vraiment trop chou ! » Assura la Belle Demoiselle avec cette intonation si parfaite qu’elle faisait flancher le cœur des hommes… Sauf celui de Charles mais il était son petit flibustier préféré : pour rien au monde, elle ne changerait de coiffeur jusqu’à ce qu’il meure.


« Non mais c’est normal, il ne faut pas t’en faire ma choupinette ! Mon dieu que tu viens ici quand tu veux parce que tu es ici chez comme toi ! Et puis, si tues pressée, tu n’as qu’à partir sans payer. Tu m’as l’air fatiguée, il faut te reposer un petit peu, ta jolie peau va être toute sale ! » Lui recommanda Charles qui finit le shampoing et l’amena vers une chaise où elle s’assit confortablement.


« Je n’arrête pas ces derniers temps, c’est éreintant mais c’est la vie qui veut ça. » Rétorqua-t-elle d’une voix toute douce alors qu’elle ferma les yeux doucement, envoûtée par la magie des mains qui s’occupaient de ses longs cheveux.


« Après tout… On n’a qu’une vie : il faut en profiter au jour le jour et sans aucun regret ma chérie… » Annonça le Coiffeur alors que sa voix ne devint plus qu’un simple murmure.


On n’a qu’une seule vie… Il ne croyait pas si bien dire… Mais cela resterait du domaine du mystère car le passé de la Belle Demoiselle est un mystère insondable. Cela dura peut-être une bonne heure mais lorsqu’elle se réveilla, Charles avait accompli des miracles comme à son habitude. Ses cheveux étaient doux, soyeux et il avait pris la peine de nouer sa longue chevelure en une fine tresse soigneusement et magnifiquement entremêlée. Ils s’embrassèrent tous les deux sur la joue et s’enlacèrent quelques instants en se tapotant amicalement le dos. Avant de quitter le Salon de Coiffure, elle lança un « Tchao Bambino » au jeune homme qui était resté rouge écarlate. À présent, après le réconfort, vint l’effort. Il était temps pour Dame Aryen d’entamer sa mission de conquête…




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Ven 4 Mar - 13:41


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Chapitre 2: La Dame Noire dans l'Obscurité de New York




Que vient faire une belle demoiselle dans les ruelles sombres de New York ? Percevez-vous la situation effrayante de voir un ange au milieu de simples badauds montrant les crocs ? Craignez-vous qu’une si charmante ingénue se fasse agresser par des vilains méchants ? Ne soyez point inquiet pour cette ravissante femme… Éventuellement, vous pourriez craindre pour la vie – le Destin ? – des êtres insignifiants qui ont eu, un jour, le malheur de poser un regard sur la Dame Noire. Mais… Petit retour en arrière de quelques heures.


La conquête de New York se déroulerait en trois étapes. Du moins, l’action même de notre Belle Demoiselle fonctionnerait selon trois plans bien établis traversant un chemin, bien précis : des profondeurs de l’obscurité jusqu’à l’éclatante lumière. Ou plus exactement de l’art de ressurgir d’anciens condamnés pour leur vendre du rêve. La Marchande des Ténèbres, un surnom qui collait parfaitement à Aryen. D’abord, elle devait conclure le travail effectué par « Chaton » : cela serait la partie la plus évidente. Et, pour une très bonne raison puisque son ticket d’entrée, première classe avec vin et champagne, n’était rien de plus qu’une de ses nombreuses victimes : Monsieur Albert Dunlop, ex président de la Bombay Associative Corporation et dorénavant Membre Secret de la mafia newyorkaise. Elle avait suivi la suite de son parcours avec une certaine attention. Elle aurait pu laisser la vindicte populaire s’acharner sur lui mais, d’expérience, les hommes de sa trempe rebondissent toujours un jour ou l’autre. Le procès était couru d’avance, cet homme n’échapperait pas à la prison. Or, contre toute attente, il avait été libéré pour… Vice de procédure. Certaines preuves avaient disparu, des témoins s’étaient éteints, des erreurs s’étaient produits dans le dossier… Les avocats avaient d’autres affaires bien plus urgentes à régler et Monsieur le Juge s’était envolé dans les Caraïbes avec toute sa petite famille. En d’autres termes, cet homme était définitivement entre ses mains.


Rendez-vous était pris à Harlem, quartier supposément malfamé de la cité américaine dans une sorte de taudis vers dix-huit heures. Les Mirmillons de la Dame Noire sont d’excellents soldats et, en plus d’être très obéissants, ils sont passés expert dans le domaine de faire passer des informations jusqu’à la personne souhaitée. Pour le coup, alors que la ravissante Demoiselle buvait sereinement un jus d’orange sur la terrasse d’un bar, une jeune femme – Celle qui buvait un café à côté d’elle- vint malencontreusement faire tomber un bout de papier à ses pieds et oublia son sac à main. Aryen se pencha, ramassa le sac, le bout de papier chiffonnée et l’observa attentivement avant de le déchirer en deux. Elle termina son verre, paya l’addition et quitta cet endroit ensoleillé pour pénétrer dans un univers qui lui convenait bien mieux : le monde des ombres. Elle se rapprocha du trottoir lorsqu’un taxi s’approcha. La vitre côté passager s’ouvrit tandis qu’un homme quelconque la regarda.


« Je vous dépose quelque part Madame ? » Demanda-t-il.


« Dans un endroit où il fait moins chaud. » Répondit-elle alors qu’elle ouvrit la porte de derrière et qu’elle s’installa sur le siège arrière, refermant la porte et posant son sac à main à côté d’elle.


« Bien Madame ! » Rétorqua l’homme avec une voix courtoise alors qu’il démarrait la voiture et qu’il s’incrusta dans la circulation.


« Alors ? » Demanda aryen alors qu’elle était en train de regarder la circulation d’un air absent.


« Albert Dunlop sera au rendez-vous et, comme vous l’avez prédit, il sera accompagné. Tous les membres de la Mafia seront réunis avec une bonne vingtaine d’hommes bien armés. » Répondit l’Homme d’une voix plus sombre.


« Comme c’est agréable… » Fit remarquer la Marchande des ténèbres, sa voix s’éteignant dans un murmure impassible.


« Les préparatifs sont prêts. Nous agirons conformément à vos ordres Dame Aryen. » Annonça l’Homme qui se faufila gracieusement sur la voie de gauche.


« Mes ordres ? » Demanda la Belle Demoiselle alors qu’elle posa son délicat regard émeraude sur le Conducteur.


« Vos souhaits ! Pardon Madame ! » Se reprit rapidement le Chauffeur de Taxi alors qu’une lueur de terreur s’insinua dans son regard.


« Mes souhaits oui. Tu dois être nouveau n’est-ce pas ? C’est la première fois que nous nous rencontrons. Je suis très physionomiste, je connais très bien tous mes Mirmillons. Mais, ce n’est pas grave, je ne vais pas te manger… Ni te punir si cela t’inquiète tant. Tu sais pourquoi ? » Interrogea la Dame Noire en posant son regard sur les gens dans la voiture d’à côté.


« Parce que vous avez un attachement tout particulier pour nous, Madame. » Répondit l’Homme qui se calma progressivement.


« Oui… Vous me rendez service et je vous rends service en retour. Un échange équivalent parfaitement honnête. Donc, mon jeune Mirmillon, je t’apprécie beaucoup et j’aime beaucoup ton dévouement. » Répliqua impassiblement Aryen qui mit fin à cette conversation en se murant dans un profond silence.


Le taxi s’arrêta non loin du lieu de rendez-vous de convenu. Elle prit son sac à main, sortit de la voiture et jeta un regard aux alentours, inclinant la tête. Un coup d’œil dans le sac à main lui permit de confirmer la présence de plusieurs documents, un stylo et un téléphone portable. Puis, elle se rendit vers sa destination avec la démarche assurée d’une jeune femme faussement en détresse. D’ailleurs, alors qu’elle se rendait vers un immeuble dans une zone de non droit, elle fut alertée par la présence de nombreuses personnes qui semblaient prendre la même direction qu’elle. Quelle plaisir d’être accompagnée jusqu’à un immeuble qui semblait délabrée alors qu’elle se rapprochait de l’endroit convenu. Une femme l’accueillit, costume noire anthracite d’un goût… Nous dirons discutable car aucune femme ne peut être aussi bien habillée que notre Belle Demoiselle. Passons la description extérieure pour se concentrer sur une scène qui effraierait les âmes peureuses et incertaines. Elle se retrouvait dans une immense salle qui dénaturait l’esprit même d’un immeuble de Harlem : un endroit somptueux où trônait une grande table circulaire en bois de chêne où huit hommes et trois femmes d’âges différents observaient l’apparition de la Belle Demoiselle. Ils étaient assis et contemplaient la Marchande des Ténèbres comme si elles ne représentaient rien de plus qu’un chiffon sale qu’on jette après utilisation. Sauf un : le fameux Albert Dunlop qui lui lançait un regard agressif. Aryen s’avança vers la chaise disponible d’où elle pouvait observer tout le monde du regard. Soudain, sans sommation, un homme d’une quarantaine d’année, typée hispanique, se leva, sortit son revolver et visa Aryen.


« Pourquoi on perd notre temps ? Ce n’est rien de plus qu’une nana sans importance ! Je la bute et on n’en parle plus ! » Menaça l’Homme quand soudain… le téléphone portable, dans le sac à main d’Aryen sonna. Impassiblement, elle s’assit sur la chaise, ouvrit le sac à main, déposa le téléphone et le glissa sur le table en direction de l’Hispanique.


« Vous devriez répondre… C’est pour vous… » Déclara la Belle Demoiselle alors qu’elle sortit les documents et les posa sur la table.


« Vraiment… Je pense que cela est dans votre intérêt… » Ajouta la Dame Noire alors qu’elle commençait à disposer consciencieusement les papiers, ne jetant aucun regard vers les Parrains réunis.


Sauf au moment où l’Hispanique se saisit du téléphone et que son visage se décomposa littéralement. Puis, ce fut une sonnerie… Ensuite deux…. Jusqu’à onze sonneries qui retentirent. Elle sortit le stylo et observa enfin la terreur s’inscrire sur le visage de ses interlocuteurs. Puis, ce furent des paroles de toutes sorte, sempiternelles hurlements de colères mélangés avec de l’effroi devant une évidence qui s’imposait : ils n’étaient plus le maître de leurs destins. Leurs vies ne leur appartenaient plus, ils étaient entre les mains de la Marchande des Ténèbres. Puis, le silence retentit. Alors, Aryen reprit la parole. Son attitude était indéfinissable, son visage insensible et impassible. Ses yeux émeraude n’exprimaient rien. On ne pouvait rien deviner de ses attentions. Puis, elle fit un claquement de doigt et la Femme, qui l’avait accompagné, se dirigea vers l’Hispanique qui s‘était rassis sur a chaise et qui tremblait d’effroi. Elle prit le téléphone portable, le déposa en face de la Belle Demoiselle. Ensuite, elle posa tous les documents en face des membres des hauts dirigeants de la mafia locale. Puis, elle se dirigea vers la porte et quitta la pièce comme si de rien n’était.


« Je pense avoir toute votre attention. Je n’aime guère ce genre de principe mais, voyez-vous, je suis assez pressée. Je voudrais attirer votre attention sur trois points essentiels. » Annonça-t-elle d’une voix à la fois neutre et professionnelle.


« Premièrement, vos proches jusqu’à vos lointains cousins en passant par des membres de vos familles que vous ne connaissez même pas sont… Comment dire… À ma disposition. Au cas où vous n’auriez pas très compris la situation, il ne s’agit pas d’une négociation mais bel et bien d’une obligation. » Commença-t-elle alors qu’elle se mit à tapoter la table avec ses ongles, faisant naître un bruit des plus stressant dans un profond silence.


« Deuxièmement, sachez que cette ville, dans son entière globalité, m’appartient. Cependant, vos affaires ne me concernent pas. En conséquence, vous pourrez continuer à agir comme d’habitude et comme bon vous semble. Bien entendu, vous me verserez un petit pourcentage sur vos chiffres d’affaires mensuels. Voyez comme je suis arrangeante, je ne vous demande pas un chiffre fixe à me verser. Plutôt, dix pour cent quelques soient votre bénéfice. Ainsi, vous ne perdez point au change lorsqu’on sait que vos bénéfices annuels se chiffrent à une moyenne d’environ douze millions de dollars. Enfin, j’ajouterais que vous n’aurez rien à craindre d’éventuelles répercussions diverses et variées. » Poursuivis la Marchande des Ténèbres, continuant de jouer avec ses ongles mais leur imprimant un rythme plus ou moins varié afin d’augmenter la panique ambiante.


« Troisièmement, vous rejoindrez mon armée. Vous deviendrez mes Mirmillons. Je prendrais soin de vous et vous prendrez soin de moi. Vous contribuerez non à mes ordres mais plutôt à mes souhaits. Je n’exigerais rien de vous mais j’ose espérer que vous prendrez en compte mes désirs. Tout comme Monsieur Dunlop ici présent, sachez que je vous soutiendrais mais si vous ne deviez pas répondre à mes attentes, il n’y aura plus de bonnes relations entre nous. Et… En tant qu’expert en la matière, vous savez comment il est essentiel qu’une bonne relation saine et honnête s’instaure entre partenaires… » Ajouta la Dame Noire en lançant le stylo au milieu de la grande table.


« Vous disposez d’une minute pour apposer votre signature sur les deux feuilles en bas à droite. Bien entendu, vous mettrez votre nom, votre prénom, la date et la mention « lu et approuvé ». Je vous conseille vraiment de vous hâter de signer. » Fit remarquer la Belle Demoiselle alors qu’elle consulta l’heure sur son portable.


Imperturbablement, Aryen observa les supposés « Hommes de l’Ombre » les plus puissants de New York se jeter sur le stylo et signer les papiers comme si leurs vies en dépendaient. Même Albert Dunlop n’hésita pas à un seul instant. Finalement, au bout de cinquante-huit secondes, tous les documents étaient signés et les contrats homologués. D’un signe du regard, elle observa un homme typé russe : celui-ci demanda instinctivement que tous les documents soient présentés en face de la Belle Demoiselle… Et avec le stylo en prime. Très silencieusement, la Machiavélique Demoiselle prit bien son temps pour rendre tous les documents officiels en apposant sa signature. Délicatement, elle rangea les documents dans le sac, prit le stylo et le portable qu’elle mit, également, dans le sac à main puis se leva doucement en regardant tous les membres de la mafia newyorkaise.


« Une copie du contrat vous sera remis très rapidement. Désormais, vous êtes mes très chers Mirmillons. Vous êtes des soldats de l’Ordre Noir. Malheureusement, les hommes et les femmes, qui vous accompagnaient sont morts. Cependant, dès demain matin, en compensation pour ce très léger désagrément, vous recevrez des hommes de mains bien plus compétents. Vous aurez, également, à disposition, une personne de confiance qui saura très bien s’occuper de vous toutes et vous tous. Notamment, ils seront à votre disposition en cas de… Service après-vente si j’ose dire. » Signifia l’Insensible Demoiselle alors qu’elle se leva et qu’elle se dirigea vers la porte. Elle l’ouvrit, s’arrêta et se retourna vers sa nouvelle armée.


« Prenez-en grand soin… Messieurs-Dames… Ce fut un plaisir de traiter avec vous… Bonne continuation et à la prochaine. » Salua Aryen alors qu’elle inclina la tête et qu’elle quitta la pièce, refermant doucement la porte.


Elle traversa le hall, descendit les escaliers, sortit de l’immeuble pour constater que vingt cadavres étaient encore empilés, mort sur le coup, le sang s’étalant sur l’asphalte. Un petit haussement de sourcil en constatant ceci puis elle traversa la ruelle sombre. La suite des évènements n’était pas difficile à imaginer, elle était même clair et limpide comme de l’eau. Ils se saisiraient de leurs téléphones, appelleraient leurs proches et constateraient qu’ils étaient toujours vivants mais d’abord choqués puis traumatisés. Bien sûr, ils chercheraient à se venger mais Albert Dunlop leur en dissuaderait de suite car il avait connu ravages que la Marchande des Ténèbres pouvaient faire sur un homme ou une femme. Il avait connu le désespoir, l’espoir, la haine puis la peur. Demain, aux aurores, ils recevraient une certaine forme de récompense: bien entendu, ils se sentiraient encore très mal à l’aise mais des présents et des garantis leurs seraient offerts. Comme de grand garçon et de grandes filles, ils réfléchiront et n’en déduiront qu’une seule certitude: il est très avantageux d’être dans les bons papiers de la Belle Demoiselle et il y a beaucoup d’inconvénient à ne pas suivre les souhaits de la Dame Noire. Un taxi s’approcha, elle ouvrit la porte et eut le plaisir de retrouver son jeune mirmillon.


« Où souhaitez-vous vous rendre Madame ? » Demanda le conducteur.


« J’ai envie d’aller dans un restaurant cinq étoiles. As-tu vu le film « L’Associé du Diable » mon Jeune Mirmillon ? » Demanda Aryen en posant ses deux magnifique prunelles dans le regard de la nouvelle recrue.


« Non Madame mais il paraît que c’est un très bon film. Il passe actuellement au Nitehawk Cinema en 3D Imax. » Répondit le Chauffeur de Taxi qui démarra son véhicule.


« Hé bien… Je t’invite à dîner avec moi et à regarder ce film. Allons-y Mirmillon. » Déclara Aryen qui se mura dans un silence alors qu’elle observait le visage plus que ravi de l’Homme.


Savoir donner et pouvoir reprendre. Offrir puis refuser. Avoir du pouvoir en ne le montrant jamais. Laisser la responsabilité des choix aux autres et agir en conséquence. La nuit va bientôt apparaître mais la mission de la Dame Noir n’est pas terminée. Demain, une nouvelle entreprise commencera. Et une autre le surlendemain. Et après tout ça ? New York sera à l’Ordre Noir. Et plus si affinité…





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Dim 27 Mar - 18:04


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Chapitre 3: Obscurité et Lumière:Premier jour




Deux jours plus tard, La Marchande des Ténèbres étaient en action. Elle avait une cible : Wall Street. Elle avait concocté un plan des plus machiavéliques qui avait, pourtant nécessité une préparation des plus minutieuse. En effet, il ne s’agissait pas d’affronter des malfrats mais de commencer la conquête du monde par l’intermédiaire d’une seule ville. Les Mirmillons de l’Ombre avaient une importance cruciale car il ne s’agissait plus de menacer ou de jouer sur l’argent. Il fallait se montrer très subtile et placer chacune de ses pièces le plus stratégiquement possible. Dans la chambre la plus prestigieuse d’un des plus grands hôtels de cette ville, sur une table, elle avait placé un jeu d’échec.


Premier jour. Albert Dunlop était à ses côtés, costume noir, cheveux gominés et faciès sombre. Quant à Aryen, elle venait de placer le plateau pour la première fois. Chaque pièce était disposée à sa place : les blancs allaient affronter les noirs, le bien combattrait le mal, la lumière s’opposerait aux ténèbres. Et, Aryen n’avait aucune intention que tout cela s’achève en un formidable happy end. Bien entendu, elle était côté noir. Le désormais Mirmillon l’observait silencieusement lorsque soudain, on frappa à la porte. Tout de suite, celui-ci recula de quelques pas puis se dirigea vers la porte d’entrée et l’ouvrit. Un homme d’étage le salua poliment et lui remit une enveloppe. Albert lui donna un billet de 10 dollars puis, il referma la porte. Il se dirigea, ensuite, vers la Belle Demoiselle et posa discrètement l’enveloppe à côté d’elle. Sans mot dire, elle prit délicatement l’enveloppe, l’ouvrit et en sortit une clé USB. Albert Dunlop alla près d’une commode et rapporta l’ordinateur portable de la Marchande des Ténèbres qu’il disposa à la gauche du plateau de jeu d’échecs. Puis, une nouvelle fois, il recula de quelques pas.



« Mon petit Mirmillon… J’ai une soudaine envie d’un bon café noir bien corsée avec trois sucres. Cela te dérangerait-il de m’en faire un s’il te plaît ? » Demanda la Charmante Demoiselle d’un ton à la fois cordiale et neutre.


« Oui Madame, j’y vais de ce pas. » Répondit le Mafieux d’une voix également respectueuse.


Elle le remercia d’un hochement de la tête alors qu’il se dirigea vers la cuisine américaine de la chambre d’hôtel tandis qu’Aryen ouvrit l’ordinateur, tapa plusieurs mots de passes et tapota sur plusieurs lettres et chiffres. Elle inséra la clé USB dans le compartiment dédié à son emplacement puis attendit que les informations apparaissent. Ce fut à ce moment-là qu’Albert Dunlop fit son retour. Il posa le café à ses côtés et jeta un rapide coup d’œil aux informations qui défilaient sur l’ordinateur de la Marchande des Ténèbres.


« Madame va devoir s’atteler à une tâche des plus compliquées. Il ne s’agit rien de plus que de vous attaquer aux grands bonnets qui contrôle le monde… » Déclara-t-il d’une voix qui se voulait neutre mais qui était excité.


« L’avarice est le péché capital de ces hommes. Cette accumulation de richesses recherchées pour elles-mêmes conduit les hommes de pouvoirs sur le sentier de leurs perditions. Ceci n’est rien de plus qu’une petite porte : je l’ouvre, je la referme, je m’engouffre sur ce chemin et… Tu connais la suite n’est-ce pas mon Mirmillon ? » Demanda Aryen alors qu’elle cliqua sur un dossier et qu’elle observait une succession de chiffres et de phrases.


« Oui… Madame… » Répondit Albert Dunlop avec beaucoup de précaution. « Madame a-t-elle encore besoin de nos services ? » Demanda-t-il, soucieux de quitter la pièce, alors qu’il commençait à se sentir visiblement mal à l’aise.


« Tu peux t’en aller mon Mirmillon. Je vous remercie de m’avoir rendu ce service dans un laps de temps si rapide. J’ai cru comprendre que ta petite fille passait ses examens pour rentrer à l’université de Yales n’est-ce pas ? »
Interrogea la Belle Demoiselle d’une voix douce et calme.


« En effet madame. Malheureusement, quelques professeurs semblent l’avoir pris en grippe pour des raisons qui me semblent évidentes… » Répondit l’Homme qui acheva sa réponse dans un murmure.


« Son comportement est exemplaire, elle a de très bonnes notes mais elle paye ta réputation même si je constate que ton désir de réhabilitation est avéré et honnête. J’ai déjà récompensé mes autres Mirmillons. Ne t’inquiète pas pour Mademoiselle Sarah Dunlop : je puis t’affirmer, au moment où je te parle, que son entrée à Yales ne fait plus aucun doute. Si elle persévère dans ses efforts, je puis te garantir qu’elle aura un merveilleux avenir… Grâce à toi bien entendu… » Rétorqua calmement la Marchande des Ténèbres en souriant chaleureusement, offrant à Albert Dunlop, un très rare moment d’attention à son égard.


Celui-ci la remercia chaleureusement et renouvela son serment à son égard. Puis, quelques minutes après, il prit congé, laissant Aryen seule face à ce nouveau défi. Elle les tenait toutes et tous par un habile stratagème de terreur et de récompense. Elle les contrôlait, elle les dominait par une succession de promesses engagées : jusque-là, elle avait fait en sorte de se montrer essentielle dans leurs vies. Progressivement, ils ne pourraient plus se passer d’elle jusqu’à ce que ce qu’elle devienne leur drogue. Là, elle observait les fluctuations du marché qui sévissaient dans le royaume de Wall Street avec un regard de prédatrice. Et plus elle observait silencieusement, plus elle constatait l’un des plus grands jeux destructeurs de ce monde : des lignes qui oscillaient, représentant l’avenir de l’humanité. En vérité, il n’y avait guère besoin de guerroyer et de s’entretuer quand on pouvait, d’un seul clic sur une touche, dominer le monde. Elle connaissait le fonctionnement du système : des gens manipulaient la destinée du monde à coup de paroles et de paris parfois justifiés ou insensés. Elle regardait sa montre : dix heures du matin. Elle regarda le soleil rayonner dans la belle ville de New York puis se leva et alla chercher un téléphone portable dans une mallette non loin posée d’une commode en bois de chêne où trônait, au-dessus, un large miroir aux encadrures de bois noirs. Elle s’observa un long moment, de perles d’émeraudes observant une magnifique jeune femme aux longs cheveux qui encadraient un visage des plus paradoxalement conventionnels. Elle haussa un sourcil puis se dirigea vers sa petite table où trônait son plateau d’échecs. Elle tapota une succession de chiffres sur les claviers d’un smartphone Nokia puis attendit patiemment quelques secondes la confirmation que ses prochaines conversations seraient sécurisées. Il n’y aurait que « Chaton » qui pourrait y avoir accès et elle imaginait déjà sa petite colère suite à son audace. Elle ferait face, l’amadouerait en douceur puis elle le calmerait et il oublierait. Après tout, ne travaille-t-elle pas pour le Camp Noir ? Bien entendu, ses méthodes étaient troublantes et toujours très borderline mais qu’importe, après tout : seul le résultat comptait.


Premier coup de téléphone, premier rendez-vous. Deuxième coup de téléphone, deuxième rendez-vous. Troisième appel, troisième rendez-vous. Et ainsi de suite jusqu’à ce que ses paroles douces et mensongèrement chaleureuses réconfortent le cœur et l’esprit des Innocents Pervertis. Ne l’avait-elle pas mentionné plus tôt à Albert Dunlop ? L’avarice est le pêché capital de ces hommes : tendez leur une main et ils vous dévoreraient le bras. Alors, appâtez la cupidité de cette humanité déviante et vous obtiendrez tout ce que vous désirez… Sans jamais vous montrer. « Chaton » n’allait pas être heureux : elle allait manipuler son trésor dans un relatif anonymat. Elle allait prendre un risque que lui-même ne serait peut-être pas prêt à accepter mais le jeu en valait la chandelle. Demain, à partir de dix heures du matin, le monde serait, potentiellement, entre ses mains ou l’empire du Lion Noir serait détruit à jamais. Elle pianota sur les touches de son ordinateur et cibla dix entreprises bien précises. Elle contemplait avec un silence religieux les courbes qui s’affichaient. En parallèle, elle ouvrit une autre fenêtre, la raccourcit et observa l’influence de l’argent dans le monde. Car, quoiqu’on en pense, les dieux et les Chevaliers peuvent détruire le monde s’ils en ont le désir. Mais un anonyme pouvait corrompre tout un système en s’attaquant à une puissance au moins égale à celle d’une divinité : l’Argent.


Finalement, au bout de trois quart d’heure, elle quitta l’hôtel et se dirigea vers un MacDonald du coin. Elle commanda un cheeseburger, une petite portion de frite et un coca. Dix minutes plus tard, un homme d’une trentaine d’année lui demanda si elle pouvait s’asseoir en face d’elle. D’un imperceptible hochement de la tête, elle l’autorisa à partager sa table. Pendant quelques instants, ils demeurèrent silencieux jusqu’à ce que l’homme dissimule parfaitement sous sa serviette en papier un mot qu’l glissa vers elle. Elle le regarda discrètement puis hocha la tête. Ensuite, ils demeurèrent silencieux et mangèrent leurs nourritures jusqu’à ce qu’ils se séparent… Pour se retrouver quelques minutes plus tard devant la voiture de l’Homme.


« 500 000 dollars. Entreprise Lawford Custom. 10H30, augmentation constante de 0.5 % pendant 30 minutes puis diminution à 0.2 % pendant les trente prochaines autres minutes. Compte en banque dans les Caïman demain matin à 12H00. » Déclara-t-il d’une voix basse.


« Par tranche de 10 000 dans les premiers temps toutes les deux heures. Ensuite, 20 000 toutes les deux heures trente après-demain. La totalité sera versée sur votre compte 0402. » Répondit calmement Aryen dans un murmure.


L’Homme accepta d’un hochement la tête puis rentra dans s voiture, démarra le moteur puis repartit sans mot dire. De son côté, Aryen se retourna et quitta le restaurant pour se diriger vers sa prochaine destination. Un coin de rue où tout le monde marchait, ne se préoccupant que rarement de la Dame Noire. Un clochard passa à côté d’elle et continua son chemin. Elle attendit trente secondes pis le suivit jusqu’à ce qu’il s’assoit à une rue perpendiculaire. Il lui demanda l’aumône, elle sortit un billet de cinq dollars et celui-ci la remercia puis elle passa son chemin. Une demi- heure plus tard, son téléphone portable sonna. Elle décrocha.


« Motors Engine. Dunley Corporation. Cabana Tabacco. 700 000 dollars. 11H15, progression à 0.7, 1.2 et 3.5 à tendance de 20 minutes de séparation pour une fluctuation équivalente à 0.5, 1.1 et3.2. Ukraine, Suisse et Inde. 1H30 demain. 5H12 après demain et 7H56 le sur lendemain. »
Énonça une voix masculine bien sûr d’elle.


« Le numéro de téléphone est le 0566 4997 2541. » Rétorqua-t-elle d’un ton machinal et assurée.


« 2543. » Affirma-t-il d’une voix impatiente.


« 2543 d’accord. » Répondit Aryen sur un ton neutre.


L’Homme n’avait pas pris le temps de réaffirmer la série de chiffre qu’il coupa la communication. Aryen rangea son téléphone et se dirigea vers son prochain rendez-vous. Il s’agissait d’un immeuble d’un standing assez huppé. La véritable difficulté allait commencer maintenant car il ne s’agissait ni plus ni moins que de la pièce maîtresse de son machiavélique stratagème. Et, pour cela, elle allait devoir rencontrer un autre intermédiaire : un homme connu sous l’identité de Donald Saint Jones. Un véritable dur à cuir qui avait la réputation d’être aussi « malin » que la Marchande des Ténèbres. Il ne pouvait en rester qu’un mais si cet homme était son penchant masculin, il pourrait se révéler être une recrue de choix pour le côté sombre de la Heaven Incorporation. D’après les derniers renseignements, il travaillait pour le compte d’un obscur groupement de trader malfaiteurs qui détournait l’argent des plus grandes sociétés avec un certain panache. Les rumeurs prétendaient même qu’il en était l’instigateur mais il n’y avait jamais eu de preuves concrètes. Elle ouvrit la grande porte, attendit patiemment l’ascenseur, le prit et monta au dixième étage. Elle se dirigea vers la gauche, porte numéro 1065. Elle tapa à la porte, un homme d’une soixantaine d’année lui ouvrit : cheveux gominés couleur bruns mais quelques blancheurs apparaissaient vaillamment sur le côté. Visage carré avec des rides discrètes mais belles et bien présentes. Lunettes Chevignon, costume noire, dents aussi blanche que l’immaculée conception. Une taille dans les normes dépassant le mètre soixante-quinze.


« Mademoiselle Carlton, je présume. Si cela est votre véritable nom bien sûr. » Annonça-t-il d’une voix neutre mais elle pouvait déjà voir ses yeux la sonder avec la discrétion d’un professionnel et d’un habitué.


« Monsieur Saint Jones ? Ou Monsieur Mac Mullen peut-être ? » Demanda-t-elle d’une voix à la fois neutre et affable alors qu’elle demeurait inexpressive.


« Je vous en prie, entrez. » Répondit-il en souriant alors qu’il se déplaça sur la gauche pour que la Belle Demoiselle puisse pénétrer dans ce qui était un appartement typique de New York pour personnes très riches. Puis, il ferma la porte derrière elle alors qu’il l’invita à s’asseoir sur un fauteuil de cuir où se trouvait une table en marbre blanc et un autre fauteuil où il s’assit en face d’elle avant de reprendre la parole. « Après tout, n’avons-nous pas plusieurs existences différentes pour le bien de notre travail ? »


« C’est une évidence. » Répondit-elle calmement.


« Bien Mademoiselle Carlton. J’ai entendu dire que la Banque de Wilshire-Gordon et les Industries Pharmaceutiques Elgion vous intéressaient. Pourtant, ces entreprises ont une maintenance boursière dans la normal. Elles ne devraient rien représenter de bien important à vos yeux. »
Fit remarquer l’Interlocuteur de la Dame Noire, son ton parfaitement maîtrisé.


« À part peut-être le fait que vous possédiez des actions très minoritaires dans chacune de ces entreprises. D’ailleurs, ces entreprises se maintiennent courageusement bien… Une hausse d’un point toutes les semaines à Jeudi vers 15H45 pour une augmentation de 1,5 point à 16H17 et enfin une baisse de 0,5 point à 16H29. Soit une minute avant la fermeture du marché. Et cette action se répète cycliquement depuis trois ans. Si je puis me permettre, il y a de cela trois ans, une petite entreprise du nom WilGoEl Informatic faisait une surprenante OPA sur une grosse société en déclin du nom de Microsoft. Bien entendu, pour les non-initiés, Microsoft demeure toujours Microsoft. Pour les experts, WilGoEl n’a plus qu’une action minoritaire à 10% du capital. En vérité, et nous le savons bien tous les deux, vous contrôlez cette entreprise dans l’ombre. Et, vous brassez beaucoup d’argent en toute légalité… » Commença Aryen d’un ton sobre sur un visage indéchiffrable.


« Et, si je suis votre idée fantaisiste, j’aurais pu procéder à ce très fin stratagème avec d’autres entreprises qui pourraient me servir de société-écran. En somme, vous affirmez que les deux entreprises, que vous ciblez, ont un chiffre d’affaire bien plus conséquent que ce que l’on pourrait imaginer. Je reconnais les méthodes de la Heaven Incorporation… Du moins, les méthodes de la Branche Obscure de cette merveilleuse fondation. » Poursuivit Donald Saint Jones… Ou quelque personne que cela pu être, copiant la même attitude que la Dame Noire.


« Vous êtes tel qu’on me l’a décrit. Les rumeurs, qui vous précèdent, semblent bien au-delà d’une certain forme de la réalité. » Apprécia la Dame Noir qui lui offrit un sourire de convenance.


« Je vous fais le même compliment. Pour avoir domestiqué le monde de l’ombre de la ville de New York en seulement une nuit, je vous tire mon chapeau. Une seule personne est capable de cet exploit mais cela n’est rien de plus qu’une légende. » Déclara l’Homme Mystérieux en souriant de même.


Ils demeurèrent très longtemps silencieux, ne cessant de s’observer mutuellement passant de la fausse amabilité à une parfaite insensibilité. Les deux se jaugeaient mais la Belle Demoiselle possédait un avantage sur cet homme et non des moindres. Elle était une Élue, elle pouvait le tuer à tout moment sans qu’il ne s’en rende compte. En l’état, si un « chevalier » ou « une divinité » s’était trouvé présente, sans nul doute que ce simple échange aurait été le symbole d’un féroce combat à ses yeux. Comme on dit, « les yeux sont le miroirs de l’âme » : chacun des deux tentaient de sonder l’autre sans jamais y parvenir. Puis…


« Une légende… » Répéta pensivement Aryen alors qu’elle croisait ses délicates jambes l’une sur l’autre et qu’elle appuya son regard sur Donald Saint Jones… Ou qui que ce soit d’autre…


Cela aurait pu s’apparenter à une sorte d’estocade ou une attaque finale qui aurait achevé son adversaire. Donald Saint Jones, du moins s’il se prénommait ainsi, perdit son insensible flegme par la grâce d’une rapide et discrète dilatation de sa pupille gauche. Et il le savait. Fallait-il donc continuer ce combat déjà perdu ? Elle le laissa miroiter en silence jusqu’à ce que celui-ci s’avoue vaincu.


« Vous aurez ce que vous souhaitez. » Promit-il prudemment.


« Vous n’aurez pas à le regretter. » Assura-t-elle en souriant enfin.


Puis, ils se levèrent tous les deux et l l’accompagna jusqu’à la porte de l’appartement.


« Reginald Hattaway… » Se présenta-t-il.


« Aryen Kalyana. » Répondit-elle en passant à ses côtés. Puis elle passa devant lui et traversa le couloir en direction de l’ascenseur tandis que la porte se referma. Elle était plus que ravie : elle avait trouvé son Général. Maintenant, tout pouvait commencer…








Dernière édition par Aryen le Mar 12 Avr - 10:56, édité 1 fois
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MathayusSeigneur Noir du Scorpion
Seigneur Noir du Scorpion

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Mar 12 Avr - 0:57
Voila déjà quelques semaines que Mathayus était devenu un seigneur de l'Ordre Noir et il n'avait encore pas fait la moindre apparition, que ce soit dans le monde comme au sein de l'Ordre lui même. Il était comme invisible à tous, faisant ce qui lui plait dans l'ombre sans que personne ne le dérange. Il vagabonder de pays en pays, de continent en continent grâce aux moyens de la Heaven Inc. Oui une société qui est officiellement une entreprise qui brasse un tas d'argent dans le monde civil et moderne mais qui officieusement est le porte-monnaie des chevaliers noirs. Les désirs de Mathayus depuis qu'il été parti de la Death Queen Island était de trouvé des hommes et des femmes digne de lui offrir un beau combat, un combat mémorable, un combat où il aurait besoin d'atteindre ses limites pour les surpasser une fois encore. Il a donc voyager en Chine et vaincu un maitre Wushu, puis au Japon où il battu dans la même journée les Champions de Judo et de Karaté.Il se rendis alors en Inde pour y affronter un maitre Shaolin. Il partit alors un peu plus au nord pour affronter un champion de Muay Thai qui lui, n'avait pu resister qu'à un seul coup de Mathayus car il était en colère de ne pas recevoir d'appel de l'Ordre afin de faire passer son ennui. Quelques jours plus tard il se rendis en Europe où il vaincu un champion de Boxe à Londres. Vint alors l’Amérique où il organisa la réunion de huit champion d'art martiaux moderne et ancien et les a vaincu sur huit jours consécutif.

Sa grande escapade dans le monde terminée notre seigneur noir avait faim, faim de combat plus intéressant que ses simples hommes. C'est alors que dans le Jet privé de la Heaven on lui fit parvenir un message indiquant qu'il était convié à rejoindre une des neufs à New York pour le bien de l'organisation. Le vol fut très court car il était non loin de cette ville de fou pleine de pollution et de personne cupides. Une ville bien trop superficiel pour notre amoureux des poings. Mais quoi qu'il en soit il fallait y aller. Une fois sortie de l'aéroport il fit la rencontre avec un homme. celui-ci semblait être son chauffeur attitré au vu de son uniforme et de la façon qu'il traité Mahtayus avec respect et humilité.

-C'est bien la première fois qu'on me traite de la sorte, relève la tête je ne suis pas un de ses monarque cupide et abruti de la renaissance, je suis un guerrier !

Mathayus semblait avoir complètement déstabiliser cet homme qui ne savait plus quoi faire. C'est sur qu'à force d'être opprimés par une hiérarchie on ne sais plus quoi faire quand on essaye de faire passer ne serais-ce qu'un soupçon de sentiment d'égalité. Il lui était difficile de lever la tête et de regarde le seigneur noir dans les yeux à cause notamment de son rang mais surtout les yeux du jeune homme. Ses yeux à la fois magnifiques et inquiétant. Après avoir enfin réussi à reprendre son souffle le chauffeur s'exclama en levant puis baissant la tête à chaque fois qu'il croisait le regard du jeune garçon.

-Oui .. Pardon Monsieur..


Monsieur ? Qu'est ce que c'est que ça ? Il a été bien éduquer dis donc le p'tit toutou. Mais ce n'est pas comme ça que Mathayus aime être considérer. Ce dernier ouvris alors la porte de lui même et pris son regard noir avant de mettre la main sur l'épaule et lui dis.

- Appelle moi Mathayus. Rien de plus et rien de moins. Aujourd'hui c'est à moi que tu obéis et je t'ordonne de ne jamais baisser les yeux devant moi. Il n'y a que ceux que j'ai défier en combat singulier et qui refuse lâchement auquel j'ordonne de baisser la tête devant moi. Maintenant enmenne moi vers l'un des mirmillons de la Dame Noir connue sous le pseudonyme d'Aryen je te pris c'est pour ça que tu est là pas vrai ?

Ni une ni deux les deux homme était partis. Mathayus rencontra des hommes de la jeune femme tous aussi bien éduquer que le premier, de vrais petits chiens de gardes. Néanmoins une chose étrange se fais ressentir en les voyant. Ils avaient tous l'air heureux de faire cela. Pourtant la plupart des gardes du corps ou vigiles que Mahtayus à pu croiser semblait être plus payé à faire la tronche qu'à réellement tenir la garde. L'un des représentants des hommes d'Aryen était venu saluer le seigneur noir avec toujours autant de manières. Mathayus n'avais plus envie de perdre son temps en explications comme avec le premier, c'était déjà peine perdu. Pour se justifier du pourquoi il voulait avoir une audience avec la Dame Noire il ne répondis qu'une chose :

- En tant que membre des neufs crois-tu réellement qu'une personne extérieur à l'Ordre Noir puissent avoir les moyens de savoir qu'elle est ici et de trouver si facilement l'endroit où une femme comme elle est ? Crois moi qu'en tant que Seigneur noir du Scorpion, si je lui voulais du mal je vous aurais tous éliminé un par un pour la voir rappliqué ici pour se venger d'avoir éliminer tous ses sbires... Mais je ne le ferais pas car je n'ai pas que ça à faire et surtout pas l'envie alors tu ferais bien de la prévenir que j'arrive.

Puis il lança son attaque signature sur une paroi en béton et y fit un trou net d'un peu moins de dix centimètre en une fraction de seconde. Ce n'est qu'après un blanc monstrueux que l'atmosphère s'était un peu plus détendu. Bien que Mathayus avait surement était perçu comme hostile au début ils semblaient tous convaincu de l'appartenance de Mathayus à l'Ordre et ils s'étaient tous habitués au tempérament du seigneur noir. Ils avaient tous compris qu'il n'avait rien à voir avec Aryen. Il passèrent alors quelques coup de fils avant de faire avancer une voiture dans l'entrée.

- Veuillez nous excusez monsieur simple mesure de sécurité, j'ai eut la confirmation de votre identité.Voyez-vous il n'ai pas rare de rencontrer des hommes cherchant à nuire aux affaires de Madame. Je vous pris de prendre place nous allons vous conduire où Madame à rendez-vous.

Après quelques heures passées dans la circulation, le seigneur noir était arrivé à l'endroit où sa camarade y faisait tranquillement ses petites affaires. Mathayus était là pour des ordres simples qui venait anonymement d'en haut. Veuillez à la sécurité d'Aryen Kalyana en mission pour les affaire de la Heaven. Une fois entré en disant qu'il était la pour affaires puis fouillé de toutes parts il vis cette femme sortir de l’ascenseur. Serait-ce à ça que ressemble une membre des neufs ? Agir dans l'ombre n'était pas qu'un slogan, si il avait à donné le métier de cette femme et au vu de l'endroit, jamais il n'aurais pensé qu'elle était une combattante de l'Ordre mais plutôt une actrice de Broadway.
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AryenDame Noire de la Vierge
Dame Noire de la Vierge

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Mar 12 Avr - 11:01

     
     
[Conquête] Start spreadin' the news, I'm leavin'today. I want to be a part of it. New York, New York !!!
Mathayus


     
Chapitre 4: Obscurité et Lumière:Deuxième jour

     


     
C’était une étape bien plus cruciale que la Belle Demoiselle aurait pu imaginer. Et, à n’en pas douter, elle représentait un certaine forme de jouissance extatique : la domination d’une cité par le complot et le secret. Les agissements dans l’ombre entraînaient toujours son lot de surprise et de péripéties bien plus excitantes qu’une guerre entre deux sanctuaires. Il ne s’agissait pas tant d’utiliser la force pour la force ou la violence pour la violence : là, il fallait montrer un degré de persuasion par la parole et les gestes.  Et, aujourd’hui, dans sa tour d’ivoire, accompagné de son Général, de son Bras Droit, de son Penchant Masculin, la partie d’échec était sur le point de se terminer. La Dame allait prendre le Roi et ce serait échec et mat en deux tours. C’était inexorable.


Un gros dossier à ses côtés était posé à côté de son ordinateur portable. Reginald était assis en face d’elle et la scrutait attentivement. Qu’aurait pu imaginer Chaton s’il savait qu’un homme d’un certain âge observait la Belle Demoiselle avec un regard à la fois inquiétant et dévoué ? C’était, en fait, une sorte de jeu entre eux, synonyme d’une rapide complicité qui s’était installé entre l’Homme du Monde Apparent et la Femme du Monde Invisible. Il essayait de deviner ses intentions et elle ne se laissait pas faire. Bien sûr, il pouvait se prévaloir d’avoir saisi les intentions voilées de Marchande des ténèbres mais il ne pouvait que supposer avec grandes certitudes ce qui étaient initialement son véritable plan. En d’autres termes, la Dame Noir lui cachait des choses qu’il ne savait pas : pourtant, celle-ci, en son for intérieur, se promit une certaine forme de révélation. Là, à l’ouverture de Wall Street, le plan était en marche. Ce fut lui qui brisa ce silence en parlant pour la première fois, après que son portable sonna, qu’il décrocha, marmonnant quelques brèves paroles avant de le raccrocher et de le mettre sur la table, jetant un regard à Aryen.


« Mes hommes sont sur places comme convenu, ils n’attendent plus que mon signal pour débuter les opérations. Vous désirez la conquête de New York mais, potentiellement, vous pourriez dominer le monde avec toutes les informations et la main d’œuvres dont vous disposez. Pourtant, petit à petit… » Déclara le Général en souriant paisiblement alors qu’il laissait les derniers mots en suspens.


«  L’oiseau fait son nid oui. Mais, il ne faut pas brûler les étapes non plus : seul New York m’intéresse pour le moment. Le contrôle total de cette ville est comme une porte d’entrée symbolique qui me permettra d’agir bien plus aisément pour mes besoins. Pensez-vous qu’il faut déplacer la pièce en E4 ? » Répliqua la Belle Demoiselle en levant ses yeux émeraudes dans le regard neutre de son interlocuteur.


« Encore deux heures certainement. Je vais aller me chercher un thé à la verveine. » Annonça le Vieil Homme en se levant et en se dirigeant vers la cuisine.


«  Attention à votre hanche Grand Père ! » Prévint la Belle Demoiselle, un mince sourire amusée se dessinant sur son visage fermé.


«  C’est l’hôpital qui se moque de la charité jeune fille ! » Enchaîna Monsieur Hattaway  avec la même mimique, laissant Aryen seule qui entendit la notification d’un texto sur son portable. Elle y jeta un regard rapidement puis posa son portable sur la table.


«  Je reviens. Je vais aller me prendre un thé au bar de l’hôtel. » Enchaîna Aryen alors que son Général ne répondit que par un simple bruit d’approbation.


Elle pouvait le laisser seul car il était plus que capable d’agir dans les intérêts de la Dame Noire.  Elle avait besoin de sortir et de vérifier quelques petites choses. Elle prit son portable, son petit sac à main et quitta la chambre d’hôtel. Il ne restait plus qu’une demi-heure avant que ne se mette en place la conquête de New York. Un rapport circonstancié était apparu alors qu’une jeune femme, travaillant en apparence pour l’hôtel, s’approcha d’elle et lui glissa quelques mots. Il semblait que le nouveau lapin soit enfin sorti de sa cage. Ses Mirmillons semblaient craindre le nouveau venu ? Il était temps que l’Impératrice entre en action. Elle se dirigea vers l’ascenseur, appuya sur la touche pour descendre, vérifia qu’elle avait assez de monnaie dans son portefeuille en cuir noir véritable puis, lorsque les portes s’ouvrit, elle s’y engouffra sereinement. Doucement, l’ascenseur descendit et elle vérifia les informations qui défilaient rapidement sur son portable. Puis, elle le remit dans les poches. Quand les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, elle vit enfin un des neuf.


Le Feu brûle en cet homme : il possède le même regard combatif que Chaton. Quant à la Dame Noire du Scorpion, elle s’avançait avec une grâce et une démarche à la fois sensuelle mais impassible. Ses yeux émeraude se posaient inéluctablement sur le Scorpion Noir. Elle était d’une beauté hypnotique avec sa tenue à la fois sobre et provocatrice : un tailleur noir composée d’une veste noir et d’une jupe noire qui lui descendait au bas des cuisses, dévoilant une chemise blanche mettant en évidence ses avantages. Ses longs cheveux étaient magnifiquement attachées en une fine et délicate tresse qui lui descendait jusqu’au bas du dos. Elle s’avançait vers l’impétueux en souriant poliment, inclinant la tête en guise de salutation puis l’invita à la rejoindre, au bar de l’hôtel du regard. De simples gestes toute en fluidité et en élégance qui trahissait volontairement un subtil mélange de simplicité et d’autorité naturelle. Là, elle s’assit près d’une table et attendit que le Scorpion Noir en fasse de même. Un serveur s’approcha d’eux. Elle commanda un thé à la menthe et laissa le Seigneur Noir choisir pour lui-même. Une fois qu’ils furent seuls, à l’abri des oreilles indiscrètes, elle daigna enfin offrir à cet homme le son d’une voix éthérée et merveilleuse, telle une splendide enchanteresse à la voix divine.



« Mathayus… Seigneur du Scorpion Noir… 29 ans… Garçon fort séduisant au tempérament de feu cependant… Je te demanderais de bien vouloir reboucher le trou que tu as fait si cela ne te dérange pas. Mon petit Mirmillon n’était qu’une jeune pousse et tu l’as effrayé le pauvre. Sinon, à part cela, je te félicite pour tes nombreuses victoires à travers le continent asiatique… »
Déclara-t-elle d’une voix à la fois douce et monocorde, ses yeux scrutant son regard à la fois si beau et si terrifiant.


«  Tu es arrivé pile poil à l’heure, je pense que j’ai bien fait  de demander à mes Mirmillons de te surveiller. Je ne voudrais pas que tu le prennes mal mais tu es l’une de mes pièces maîtresses pour la conquête de New York, il fallait donc que je puisse te faire venir ici à tout instant et, ce dans le plus grand des secrets. Malheureusement, nous n’avons guère de temps car il ne nous reste qu’un peu moins de vingt minutes avant que ne débute… Comment dire… La conquête de New York. » Poursuivit la Belle Demoiselle en buvant un peu de thé, ses mouvements symbolisant une forme d’érotisme sensuelle qui faisait plier le cœur des hommes.



« L’Obscurité de New York m’appartient : la mafia est sous mon commandement, mes mirmillons peuplent cette ville. Maintenant, il est temps que la Lumière de cette belle ville soit mienne. Par extension, je pense que tu l’auras bien compris, elle appartient à l’Ordre Noir aussi. Mais, pour cela, nous allons devoir jouer un jeu bien plus dangereux qu’une simple guerre sainte. Nous allons jouer notre avenir : d’ores et déjà, sans que Takeiya Oni ne le sache, la Heaven Incorporation est entre mes mains. Au moment où je te parle, cette société n’a plus de fond, elle est considérée comme ruinée. En vérité, tous les actifs de notre entreprise sont versés dans de multiples petites sociétés qui seront prêtes à avaler les plus grosses sociétés de New York. Bien entendu, parmi ses sociétés visées, les grands pontes de la ville y ont de grands intérêts. Nous allons donc seulement nous emparer de la ville de New York mais aussi des grosses entreprises de la ville et, par extension, appauvrir les rois de cette cités pour qu’ils nous soient redevables selon certaines conditions que j’ai déjà établies. »
Enchaîna la Belle Demoiselle avec son air impassible, telle ce qu’elle représente : quelque chose de si mystérieux qu’on ne peut le toucher alors qu’on le désire tant.


« Chambre 1056. Dixième étage. Dans dix minutes. Tu tapes deux fois à la porte, tu laisses trois secondes s’échapper et tu retapes trois fois encore. Et, dernière chose : pour le moment, tu ne te comporteras que comme un simple civil. Personne ne doit savoir qui nous sommes réellement.  » Indiqua la dame Noir de la Balance alors qu’elle acheva son thé et qu’elle se leva comme si de rien n’était. Elle se dirigea vers le comptoir, paya la note et glissa discrètement aux yeux des hommes non avertis un billet de deux cent dollars au serveur sans que celui-ci ne s’en rende apparemment compte. C’était tout l’art d’offrir en faisant en sorte qu’une personne sache sans savoir ou ne sache pas sans savoir : la Belle Demoiselle était la reine du paradoxe.


Ce fut Reginald Hattaway qui accueillit Mathayus. Le Général de la Marchande des Ténèbres n’était qu’un simple civil mais il avait le même regard que celui d’Aryen. Il se dégageait chez lui une aura similaire à celle d’Aryen. Celui-ci se décala sur la gauche, le laissa entrer et referma la porte derrière lui. La Dame Noire était murée derrière son ordinateur portable, elle était silencieuse mais on devinait aisément une malice machiavélique dans son aura d’élue noire.  Face à elle, il y avait un autre ordinateur portable et une chaise vide. Il y avait un plateau de jeu d’échecs où des pièces étaient disposées. De là où ils étaient, le regard de la Belle Demoiselle déviait sur la terrasse où on pouvait observer tout New York dans une merveilleuse vision. Sur la deuxième table, il y avait une boîte noire miniature ouverte : deux mini écouteurs s’y trouvaient.  Ce fut le Général des Mirmillons qui prit la parole d’une voix neutre mais amicalement conspiratrice.


«  Bonjour Monsieur. Voici vos instructions : rendez-vous dans dix minutes dans Elmers Street. Banc de gauche. Un homme s’approchera de vous et vous remettra un dossier. Dedans, vous trouverez la photo d’un homme vous ressemblant. Puis, deux minute trente après, vous vous rendrez à  Calloway Boulevard, à High Hill Park. Près de la fontaine, une femme vous remettra un autre dossier : vous y trouverez une carte d’identité au nom d’Arthur Simpson. À 10H54, vous vous rendrez au quartier chinois de New York à l’enseigne Hyun Pi Wong, une vieille femme vous accueillera, vous donnerez le mot de passe suivant : je viens chercher des fleurs de Pyon Wang. Puis, vous accéderez au sous-sol et vous trouverez le véritable Arthur Simpson. Vous l’éliminerez proprement, vous prendrez son identité, vous remonterez au premier étage de la boutique, un costume noir avec une cravate blanche et des chaussures de villes noires vous attendront. Vous mettrez les deux écouteurs dans vos oreilles, ils sont indétectables. Vous devrez effectuer cette tâche en trois minutes seize. À  11H48, vous entrerez dans les Bureaux de Wall Street, poste 46. Vous aurez en charge les intérêts des sociétés suivantes : Frost Blue Compagny, Hearthley-Dumbill Courtage et Banisham-Lowley Advocate. Votre tâche est très simple : fondez-vous dans la masse et achetez les actifs de ces trois boîtes à hauteur de 1.5 toutes les 26, 54 minutes jusqu’à 14H23. À partir de 14H24, revendez ces actifs aux trois sociétés suivantes : Entreprise Lawford Custom, Motors Engine et Cabana Tabacco à hauteur de 0.67 toutes les 10.26 minutes jusqu’à 15H58 précise. À 15H59 précise, achetez l’entreprise WilGoEl pour la somme de 258,12 dollars. Enfin, quittez le lieu et rendez-vous ici à 17H34. Tâchez d’être très précis et de respecter strictement les consignes à la lettre car, à la moindre erreur de votre part, le plan échouera et nous aurons tout perdu. »  Expliqua le Civil sur un ton affable et calme.


«  Nous ne serons jamais loin de toi. Alors, à toi de jouer car notre destin est entre tes mains… » Déclara simplement la Belle Demoiselle qui jeta un court regard d’encouragement à Mathayus avant de se replonger dans l’observation de son ordinateur portable.  



     
     

     
     


Dernière édition par Aryen le Dim 17 Avr - 19:38, édité 1 fois
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MathayusSeigneur Noir du Scorpion
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Jeu 14 Avr - 2:44
Une seule et unique chose avait surpris le seigneur noir lors des premières secondes avec la dame. Cette chose était son regard, un regard à la fois chaleureux et combatif, un regard plein à la fois puissant et fragile, le genre de regard dont l'homme lambda serais charmé par la jeune femme puis aussitôt dévoré. C'était comme si elle était une jolie fleur dont on ne se rend compte que bien trop tard qu'elle était de la famille de celle qui sont carnivores. Mais surtout, son regard était le premier depuis bien des années qui plongé dans celui de Mathayus. Pourtant la plupart n'ose pas ou sont complètement déstabilisé par le regard du jeune homme mais pas cette femme. Contrairement à beaucoup d'homme qui aurait juger cette femme de part ses courbes généreuse et sa tenue aguichante dans un style assez professionnel, Mathayus lui ne regardais que ses yeux, les émeraude qui s'y cachais avait totalement envoûté le seigneur noir au point de faire baisser le taux d'adrenaline chez lui qui ai pourtant d'habitude bien au dessus de la moyenne des êtres humains lambda.

Quoi qu'il en soit cette dernière laissa paraître oralement son sérieux et son professionnalisme. Oui elle semblait bien plus renseignée sur Mathayus que lui sur elle. Puis son regard changea tout du long de son discours comme si elle commençait par être intrigué du regard de son interlocuteur, oui seulement intrigué, pas une once de peur ou de rage comme la plupart des autres regards que le seigneur noir ai pu voir jusqu’à maintenant. Après avoir un peu sermonné la jeune homme avant de le félicité Mathayus voyait bien en elle une grande guerrière, elle semblait être comme un de ses expert de l'Aikido qu'il avait déjà rencontrer, du genre a prendre pour redonner, du genre a encaisser un coup pour le renvoyer bien plus fort. Chez elle cette échange équivalent de dégât ressemblait plutôt à un coup de poker bien réfléchis, perdre un peu pour gagner bien plus. Lorsqu'elle eut finis d'exposer la suite de son plan pour la conquête de la ville Mathayus pris la parole tout en gardant les yeux fixé dans le regard de la membre des neufs.

- Donc voila la fameuse Aryen, Dame noir de la Balance. Je dois admettre que tu m'as quelques peu surpris. Puis un mur pour une leçon de confiance en soi n'ai pas bien chère payé pas vrai ? Ce Mirmillon avait bien besoin qu'on lui rappelle qu'il est un homme. Je te remercie d'avoir pris le temps de t'informer sur ses victoires et je te pris de me croire que ça ne seront surement pas les dernières. Ils peuvent me surveiller autant qu'ils veulent cela ne me dérange pas je n'ai rien à cacher. En tous cas, je suis ton partenaire pour les minutes à venir. Que la fête commence !
Annonça Mathayus en mettant des lunettes de soleil, oui ce genre de lunette que les bluffeur utilise au poker. Les cartes sont distribués et c'est un Roi et une Dame de Pique qui sont en mains.

Une fois arrivé devant la chambre et fais le mot de passe. Ce fut un homme qui lui ouvris la porte, bien qu'il semblais être à la botte de la jeune femme son regard n'était pas comme celui des autres moutons, celui-ci semblait être bien au dessus d'eux, serait-il le Vallet de pique que l'on attendais au Flop ? Puis une fois entré il redécouvris cette jeune femme sous un toute autre genre. Elle était comme un ange habité par un démon. Puis M.Hattaway fis par du plan au seigneur noir les endroits et les chiffres était pourtant bien entrés dans la mémoire du jeune homme comme si ce civil arrivait à canaliser la concentration de son interlocuteur au son de sa voix. Puis vint les encouragements de la membre des neufs qui semblait avoir un chronomètre dans le cerveau.

Mathayus commença alors cette mission en dévalant les escaliers de secours comme si un étage était une marche. Il se rendis alors vers Elmers Street où il croisa un homme en costume et chapeau melon qui fit semblant de le bousculer pour lui remettre le dossier, le seigneur noir était donc dans les temps. C'était donc parti pour Calloway Boulevard où il devait y rencontrer cette fois-ci une femme. Sur le trajet il ouvris le dossier où il découvris cette photo bien ressemblante à ce qui était escompté. Une fois au bon endroit quelques secondes plus tard, une femme en robe rouge pris le seigneur noir de force devant cette fontaine avant de l'embrasser langoureusement, bien que cela gènait Mathayus qui ne savais ni quoi faire ni comment réagir il compris en sentant quelques choses sur sa fesse gauche que cette femme était douée, très douée même. 10h53 et le jeune homme regardais sa montre avant de passer la porte de cette boutique asiatique lorsque la jeune femme lui demanda si elle pouvait l'aider avec son accent chinois le Scorpion répondis tel quel le mot de passe énoncé par Hattaway. La vieille femme ouvris alors une trappe automatique qui semblait descendre vers un bureau secret. Mathayus y découvris l'homme a abattre et décida de faire vite sans attirer l'attention. Il s'avança alors vers lui tout sourire près a lui serré la main.

- Bonjour monsieur Simpson ravis de faire votre connaissance. Ni une ni deux, au moment ou leurs mains se touchèrent l'index de Mathayus piqua le dos de la main de l'autre homme, il n'eut pas le temps de dire "m qui êtes-vous" qu'il s’effondra devant une si grande dose de venin de scorpion.

Une fois remonté il étant temps pour lui de son changer, adieux les lunettes malheureusement et bonjour le costume de trader traditionnel. Une demi-heure plus tard environs il était parvanu a entrer dans les bureau de wall street, connu sous le nom de "Jungle" et ce n'ai pas qu'a cause des odeurs croyait moi. Quoi qu'il en soit une fois les écouteurs dans les oreilles jamais Mathayus n'aurais cru qu'il était si simple de faire des transactions tel que celles-ci. Heureusement que la vitesse d'exécution et le maitre mot de Mathayus que ce soit dans la vie comme dans une arène. Son attaque étant réputé comme étant semblable à celle du légendaire Lucky Luke à peine les secondes passais que "Pan" le seigneur noir avait dégainé pour finir par achetez finalement l'entreprise WilGoEl pour la somme de 258,12 dollars. Il en restait tout de même bouche-bé devant une si grande précision, lui qui croyait être l'homme à la précision la plus incroyable du monde on peut dire qu'il venait de trouvé son penchant féminin. Avec cette transaction on peut dire qu'on avait le dix de pique au Turn. Puis il sortit de wall street pour se rendre par voiture cette fois à l'hotel dont il était partis quelques heures plus tot afin de rejoindre son acolyte. Maintenant c'était plus qu'une question de minute avant que l'As vienne à la River pour annoncer la Quinte Flush Royal des membres des neufs.

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AryenDame Noire de la Vierge
Dame Noire de la Vierge

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Dim 17 Avr - 19:41


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Mathayus


Chapitre 5: Une cité entre nos doigts, le Monde entre nos mains?




Que ces fameuses courbes, telles des oscillogrammes sur une machine médicale, étaient le reflet de la vie de l’humanité de ce monde. À ce moment-là, elle était la déesse qui gouvernait une cité. Semblable aux dieux qui dirigent le monde, pouvait-elle ressentir cette forme extatique de jouissance suprême que connaissent les Mécréants qui se prennent pour ce qu’ils ne sont pas ? La Belle Demoiselle n’en a cure : être un dieu n’est guère essentiel à ces yeux, se considérer comme une déesse ne lui apporte aucune allégresse. Aryen n’a aucun sentiment pour personne, à l’exception de quelques trop rares élus : ceci serait un pourcentage si faible qu’il en serait inexistant. Prenez par exemple son Général : elle lui accorde de la valeur et du crédit mais il ne sera pas éternel. Alors, elle le forcera à enseigner tout son art à un jeune hoplite. Lorsque celui-ci aura tout le savoir de son maître et bien plus encore, Monsieur Hattaway ne lui sera plus d’aucune utilité. Alors, il disparaîtra et le jeune Hoplite deviendra son général. Une question de cycle en somme…


Mais qu’importe après tout car, alors que Reginald est en face d’elle, scrutant son ordinateur en face d’elle, envoyant de temps à autre des texto ou des coups de téléphone, la Dame Noire posait ses yeux sur certaines lignes qui baissaient dangereusement pour se maintenir à la limite du seuil de disparition. Elles oscillaient péniblement, tout en remontant courageusement : la courbe du destin des hommes de cette ville s’inversait vaillamment : ses cibles pensaient avoir le dessus sur cet ennemi qui les menaçait. Grand bien leur fasse car, à ce moment précis, les rêves de Chaton étaient anéantis, sa société était au bord du gouffre et son petit groupe de rock insignifiant exterminé. Chaque membre de la famille de Chaton recevrait certainement la visite de la police chez eux dans quelques minutes : leurs vies seraient une apocalypse. Chaton serait furieux… Très en colère… Ou pas.


Car la subtilité de son plan était son trésor : les illusions ne sont rien de plus que le produit d’une imagination. Et, l’assurance est toujours la conséquence de la décadence. Elle pouvait imaginer les vautours pêché par avarice : c’est comme un nid avec des oisillons sans protection. Les prédateurs foncent sur leurs proies sûres de leurs victoires… Jusqu’à ce qu’un serpent dissimulé ne les achève… La suite, vous connaissez ? Petit à petit, grâce au concours du Scorpion Noir et aux sourires affichés de son Général, les Rois se faisaient renverser, leurs gourmandises les dévoraient et la Reine des Ombres prenait définitivement le contrôle de New York.


« Le Cheval en E4. » Annonça la Dame Noire alors qu’elle se levait et qu’elle observait le paysage de New York d’un air impassible.


« Dame en B5. » Répondit Reginald Hattaway qui déplaçait les deux pièces de la partie d’échec d’un air d’abord suspicieux.


« Pion en D1 » Répliqua Aryen alors qu’elle ouvrit la double porte vitrée pour se diriger vers la terrasse.


« Le Fou prend votre Cheval en E4 et échec sur votre Roi avec le Cavalier en E4 B7. » Enchaîna le Vieil Homme alors que son sourire disparut de son visage. Il venait tout juste de comprendre le véritable plan de la Dame Noire et partit en un puissant fou rire.


« Echec et mat… » Conclut la Belle Demoiselle en se murant dans un profond silence alors qu’un sourire ravi se dessina sur son visage fermé.


Quelques heures plus tard, lorsque Mathayus devait réapparaître, toute une série de dossier était posé sur la grande table. Ils étaient au nombre de dix et étaient composé d’une centaine de page chacun. Chaque dossier portait une identité bien précise : il s’agissait de dix contrats mis bien en évidence. Reginald Hattaway était assis sur une chaise, adossé au comptoir du bar, tenant un verre de martini. Quant à la Dame Noire, elle sirotait un verre de brandy assise à une table de la terrasse. Elle posait son regard émeraude sur son compatriote : la lumière du soleil révélait son incroyable beauté, une jambe croisée sur une autre tandis que son imperméable visage était encadré par une longue chevelure marron qui renforçait son indescriptible beauté. La pièce avait été vidée, elle n’était plus qu’une chambre somptueuse comme une autre. Il n’y avait plus que cette table d’échec où on voyait un Roi Blanc entouré de cinq pions noirs. Les pièces principales et les plus importantes étaient éliminées mais le Roi Blanc était échec et mat.


« Dis-moi, mon Mignon… Comprends-tu la signification de ce que tu vois là ? » Demanda innocemment Aryen en lui montrant du regard le plateau du jeu d’échec alors qu’il put entendre le pouffement de rire du Général de la Dame Noire qui murmurait un « Somptueux » entre deux petits rires à la fois heureux et machiavélique.


« Maintenant, il ne nous reste plus qu’à attendre. Ils vont venir, ils seront en colère, ils vont nous menacer mais ils courberont l’échine. À ton avis, mon Fidèle Destrier, sais-tu pourquoi j’aime quand la Lumière devient Ténèbres ? » Interrogea la Dame Noire qui observait son verre, le faisant légèrement tourner dans le sens des aiguilles d’une montre, le contenu de la liqueur se mouvant en des gestes gracieux et harmonieux alors qu’une sonnerie d’un téléphone portable se fit entendre.


Reginald Hattaway répondit brièvement puis raccrocha. Il inclina la tête puis termina son verre de martini d’une seule traite. Un haussement de sourcil se dessina sur le front de la Belle Demoiselle alors qu’elle tourna son visage inexpressif vers le Scorpion Noir. Une vérité parmi tant d’autre : rien n’est plus dangereux que l’indifférence car le savoir n’existe pas. On ne peut rien lire, rien deviner, rien prévoir, on est nu devant l’impassibilité, faible devant cette cruelle évidence : le vide abyssale d’un esprit dont la patience est telle qu’elle obtient toujours ce qu’elle souhaite…






Dernière édition par Aryen le Dim 1 Mai - 9:04, édité 1 fois
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MathayusSeigneur Noir du Scorpion
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Lun 18 Avr - 16:25
Dès son retour auprès de cette femme fatale le seigneur noir du scorpion ne put s’empêcher une fois encore de vouloir plonger son regard dans celui de la seule qui, à ce jour, eut l'audace de croiser ses yeux. Seulement cette fois, son regard était différent, comme si elle attendais le courroux d'un Dieu et qu'elle était prête à y faire face. Une lueur intense pouvait être perçu tandis que son visage était devenu celui du dernier coup de poker, celui qui voulait clairement dire "ça passe ou ça casse", une sorte de coup de bluff.


Même si au vu de sa position décontractée et de tous ce qu'elle avait mis en oeuvre ce qui pourrait être pris tel que cela était en réalité le coup de grâce, une façon de ruiner psychologiquement son adversaire lors du dernier tour de table. Voila le genre de d'expression du regard qui fait vaciller le cœur du combattant, cette expression finale, cette expression mortelle, l'expression qui inflige le désespoir car même si on a éspoir d'avoir un coup de chance les pourcentage de victoire sont déjà révélé et la défaite et imminente. 


- Je me couche. Dis Mathayus avant de se mettre à rire. Il est clair que tu as la Quinte Flush Royale en main chère Dame Noire. Vous aurez beau me parler d'échecs pour moi c'est un véritable coup de poker et ce que je vois la vous fait rafler la mise à coup sûr. Moi qui pensait avoir une chance de te surprendre. En réalité cette arme que tu as n'ai pas un simple coup de bluff, c'est le coup de grâce. Mes félicitations tu as gagner mon respect et dieu sait que je ne l'accorde pas à n'importe qui.


Sur ces dérnières paroles Mathayus se mis à la rejoindre sur la terrasse et dévia son regard de celui-ci de la jeune femme pour admirer cette ville. Une ville pleine de lumières et de vies. Une ville qui brillera désormais pour cacher ce qui se passe dans l'obscurité. Après quelques secondes le seigneur noir serra la rambarde de la terrasse de sa poigne et son regard en fut totalement changé. Un regard que ses anciens adversaires ne connaissent que trop bien, celui qui montre qu'il était prêt à donner son maximum. Bien que très peu d'entre eux en soit sortis vivants ce regard en était devenu légendaire. L'oeil de l’empereur. Voila ce qui terrifiais les grands maitres des arts martiaux. Bien qu'il ne soit pas comme la belle Aryen, Mathayus était lui aussi un conquérant. Seulement il a une technique un peu plus personnelle à cela. Tout est une question de force et de faiblesse.


Même si des ignorants du monde des arts martiaux l'ont qualifié comme le plus fort des combattants, les plus sages diront qu'il est celui contre qui on est faible. Car c'était bien la l'atout majeur de Mathayus. Pour lui la force n'ai rien si l'on possèdes des faiblesses. Voila pourquoi il aime s'attaquer à ce qui est bien plus fort que lui afin de trouver une faille et le démolir. Pour résumé, "l’empereur" du scorpion noir est le genre d'homme qui s'empare des choses en les réduisant à néant, que ce soit sur le plan psychologique comme sur le plan physique. Il aime conquérir lorsqu'il ne reste que des ruines ...
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Dim 1 Mai - 9:11


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Mathayus


Chapitre 5: Une cité entre nos doigts, le Monde entre nos mains?




Le Général observait les deux regards : le Chaud et le Froid. Une opposition si différente : l’Homme était un Assassin redoutable et la femme était la Marchande des Ténèbres. Deux êtres extraordinaires dont une légende mystique parmi les maîtres des illusions. Et, il avait la chance – l’Honneur – de travailler pour elle. Il aura attendu plus de trente ans pour la rencontrer et elle s’était présenté à elle. Rares étaient ceux et celles qui croyaient avec acharnement à cette mythologie : celle d’une femme qui a rasé des civilisations en se servant des faiblesses des Hommes d’une manière si fine et si élégante que cela en devenait ahurissant. Il avait eu beau se préparer, il avait lutté mais il avait perdu. Qu’à cela ne tienne finalement car si son temps est compté, il participera à sa propre succession. Et il savait qui était capable d’être son disciple qui prendrait sa relève. Pour le moment, il ne faisait qu’attendre. L’Homme ne semblait pas avoir compris toute la dimension épique de la signification de cette extraordinaire partie d’échec. L’Homme évoquait une partie de poker : c’était minimiser tout l’art de ce qui venait d’arriver en l’espace de seulement cinq jours.


« Monsieur… Si je puis me permettre… Le poker est une partie de jeu de carte centrée sur la chance, le risque et la maîtrise des émotions. Au contraire, le jeu d’échec est le symbole de la vie : ici, il n’y a pas de place pour le hasard car vous devez maîtriser le destin de votre adversaire, prévoir ses coups à l’avance et vous attendre à mourir dans l’anonymat la plus honteuse ou disparaître avec la plus grande des gloires. » S’adressa-t-il à Mathayus avec le plus grand respect qui lui était dû. Puis, il s’enferma dans le silence : il voulait observer la touche finale. Car, après tout, et lorsque les deux regards d’Aryen et du Vieil Homme, s’entrecroisèrent brièvement, ils savaient pertinemment que la carte maîtresse n’était pas encore sortie. Prolonger le plaisir pour rendre cela plus beau, plus tragique afin d’asseoir la domination sans partage de la Reine Noire sur ce petit bout de terre.


« Et, il me reste toujours une carte à abattre mon Fidèle Destrier… » Fit remarquer la Belle Demoiselle d’une voix blanche et neutre avant de reposer son regard sur Reginald Hattaway. « D’ailleurs, à quelle heure était convenu le rendez-vous Grand-Père ? » Demanda la Dame Noire en se levant tout en se dirigeant à côté de Mathayus, observant le paysage de New York d’une voix impassible.


« 18H00 Jeune Fille… Je suppose que vous connaissez les traditionnels bouchons dans la ville… » Répondit le Veil Homme d’une voix pensive.


« Et, dire que je dois prendre mon train à 18H45… » Se lamenta faussement la Marchande des Ténèbres alors qu’un fin sourire se dessinait sur son visage fermée.


« Donc, vous projetez de quitter les lieux à 18H15…» Commença Reginald Hattaway d’une voix mensongèrement triste.


« Signer un contrat sans le consulter sérieusement parce que le temps nous manque… À cause de la mauvaise circulation… » Poursuivit Aryen, mimant une moue peinée.


« Est vraiment regrettable. Mais, nous avons toutes et tous nos impératifs… » Renchérit son Général en se servant un verre de martini.


« C’est la vie… » Conclut Aryen qui se retourna en regardant intensément Mathayus pendant quelques instants avant d’incliner la tête puis d’aller s’asseoir au bar à côté de son Général.


Du temps passa jusqu’à ce qu’un message apparut sur le portable de la Belle Demoiselle, elle le consulta, regarda l’heure puis effaça le message sans dire mot. Quelques instants plus tard, on entendit le toquement d’une porte. Reginald Hattaway ouvrit la porte et salua discrètement une assemblée d’homme et de femmes, parfait symboles d’un attroupement de costumes-cravates et de tailleurs-vestes. Ils étaient cinq : trois hommes, deux femmes. Ils ne purent masquer leurs surprises lorsqu’ils aperçurent Reginald. Tout de suite, la Dame Noire comprit leurs désarrois : manifestement, ils étaient leurs pièces maîtresses. C’est alors que la Marchande des Ténèbres décida d’entrer en action. Assise sur un fauteuil en cuir noir véritable des plus confortables, elle se leva pour se diriger vers le groupe de sa démarche calme et insensible.


« Le rendez-vous était convenu à 18 Heures. Je suis dans l’obligation de quitter le lieu à 18H15. Donc, il ne vous reste plus que cinq petites minutes pour défendre les intérêts de vos clients. Autant ne pas perdre de temps : la ville m’appartient. Donc, je vous laisse deux choix : ou vous signez les contrats qui se trouvent présent sur la table à côté de vous, en mentionnant vos identités, la date et votre titre. Ou bien, je ferais diffuser des informations au grand public qui ruineront à jamais la réputation de vos protégés. » Annonça Aryen d’une voix parfaitement sereine qui ne trahissait aucune émotion.


« Escroquerie de grandes envergures, actes de pédophilies, meurtres… Nous avons en mains des preuves qui pourraient passer les pires scandales de l’humanité pour de simples petits jeux enfantins… » Ajouta Reginald Hattaway alors qu’Aryen tapa quelques touches sur son portable pour faire afficher un chronomètre sur son portable. Il ne restait plus que quatre minuscules minutes. Elle croisa significativement ses bras devant elle, ses yeux émeraude devenant de véritables joyaux perçants.


« Mais, vous avez également le droit de refuser de signer ces contrats si vous le souhaitez. Le choix vous appartient, vous gérez les intérêts de vos clients comme bon vous semble. Vous ne serez responsables que des conséquences qui en découleront… » Commença la Dame Noire alors que Reginald Hattaway disposa silencieusement trois documents sur la table, ainsi que trois stylos noirs. Quant à Aryen, subtilement, elle détourna le regard vers le chronomètre et les reposa sur ses trois interlocuteurs. « Trois minutes… » Annonça-t-elle.


« Pensez-vous vraiment que vos menaces vous serviront à quelque chose ? Vous ne savez vraiment pas à qui vous vous attaquer Fillette ! » S’exclama le négociateur le plus âgé de sa voix tonitruante.


« Je ne vous menace pas. Je ne fais juste qu’exposer la situation. C’est vous qui décidez. Vous pouvez douter de la véracité de nos dires et vous avez tout à fait le droit de nier nos affirmations. La proposition est encore valable… » Déclara Aryen d’une voix neutre en consultant le chronomètre posée sur la table. « Pour deux minutes. À vous de déterminer si je mens ou si je dis la vérité…. À vous de déterminer les risques que vous êtes prêt à courir pour vos illustres clients. » Acheva-t-elle d’une voix ne trahissant aucune émotion.


Il ne restait plus qu’une minute avant que ce jeu ne se termine. De toute façon, si cette assemblée ne voulait pas signer, la Dame Noire n’hésiterait pas à employer des méthodes bien plus radicales qu’une simple corruption. Encore une fois, cela aurait pu ressembler à un combat entre Élus maniant le cosmos. En l’état, c’est comme si l’adversaire de la Marchande des Ténèbres allaient rendre son dernier souffle, comme si l’ennemi principal, avatar de son opposant suprême, était à genoux. Sauf que là, il n’y avait absolument rien de visible. Finalement, devant ce mur d’impassibilité infranchissable, les représentants s’inclinèrent et signèrent les contrats en toute hâte. Pour preuve de bonne foi, Aryen arrêta le temps qui leur était imparti en appuyant sur le bouton pause du chronomètre de son portable. À son tour, elle signa les contrats sous le regard de Reginald Hattaway. Enfin, elle rangea les dossiers dans la sacoche que lui tint celui-ci puis se tourna vers les représentants.


« Chacun de vos clients respectifs recevront une copie officielle de ce contrat. Dans les grandes lignes, la vie continuera pour vous malgré le fait que New York m’appartient. En échange de 10% des actifs totaux de vos clients sur leurs revenus officiels et officieux cumulés, ils bénéficieront d’un certain traitement de faveur. Leurs affaires personnelles seront passées sous silence et ils pourront continuer de diriger cette ville autant de temps qu’ils le souhaiteront selon les conventions légales et ma bonne volonté. Ceci est un échange équivalent : ils obtiendront de nombreuses récompenses bien avantageuses s’ils respectent leurs engagements. Au contraire, s’ils ne devaient tenir pas leurs promesses, alors ils connaîtront un destin que je ne souhaite à personne. » Déclara la Dame Noire d’une voix blanche, ne trahissant aucune émotion, renforçant encore une fois sa domination sur ce nouveau monde.


Une heure plus tard, une fois Mathayus parti, Aryen était debout sur une colline où elle pouvait observer la totalité du paysage de la ville. Reginald Hattaway se trouvait à côté d’elle. Voilà la conclusion d’une affaire rondement bien mené tout en douceur, en subtilité avec le moins de vague possible. Le peuple des Ombres et de la Lumière de cette cité lui appartenaient : les civils continueraient leurs vies d’avant, le peuple de l’ombre était sous sa domination et la Lumière était une flamme qu’elle pouvait tenir entre ses mains sans se brûler. Tout lui appartenait… Tout appartenait au Clan des Black Knight. Elle avait fait tous les derniers préparatifs mais elle n’était pas pour autant complètement satisfaite. Elle aurait bien voulu garder Reginald à ses côtés mais la logique était qu’il travaille pour elle dans cette ville. Celui-ci lui tint une disquette qu’elle prit dans sa main. Elle haussa un sourcil, sourit mystérieusement puis le mit dans son sac.


« Comme promis, jeune fille. Vous trouverez une liste de personne très compétente à travers le monde pour vos futurs voyages... » Déclara le vieil homme en posant son regard neutre sur elle.


« Tu sais, j’aurais pu confier cette tâche à Albert Dunlop… » Fit remarquer la Marchande des Ténèbres alors que sa voix s’évanouit progressivement pour se murer dans le plus profond des silences.


« Il n’est pas compétent. Il est tout juste bon à diriger sa petite entreprise et ses petites affaires de corrompus. Et, puis… Je ne suis qu’un simple vieil homme, je sais parfaitement ce que j’ai à faire. Par la suite, nos chemins se recroiseront jusqu’à ce que… » Poursuivit-il en souriant d’un air entendu. « Bon, eh bien, j’ai du travail qui m’attend. Ce fut un plaisir Mademoiselle Aryen Kalyana. » Salua Reginald Hattaway qui inclina la tête, se retourna et quitta la Belle Demoiselle dans un profond silence que seuls eux pouvaient comprendre.


Son armée s’était agrandie : désormais, ses mirmillons étaient ses yeux et ses oreilles et New York était sous sa protection. Bien entendu, elle n’était pas dupe sur le fait que des hommes, des femmes ou des êtres du monde invisible tenteraient de s’approprier son domaine. Elle avait pris toutes les précautions possibles, évalué tous les dangers potentiels et envisagé tous les scenarios des plus concrets aux plus inimaginables. Elle pouvait repartir comme si de rien n’était, dans le plus grand des anonymats. La vie continue comme on dit : pour les New Yorkais, tout dépendait de leurs choix. Ils avaient eux-mêmes leurs destins entre leurs propres mains. Lentement, elle se retourna et disparut de New York.








FIN DE CONQUÊTE
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