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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Dim 27 Mar - 22:55
Le brouillard se dissipa des yeux de Wulf, ce dernier en revenant de Sanctuaire s’était laissé posséder par la rage qu’il avait retenu en lui, cette rage réveillée en assistant au carnage de Tokyo, et qui n’avait fait qu’augmenter lors de son passage à l’île de la Reine Morte et à celui au Sanctuaire d’Athéna. D’abord la révolte face aux actes de Poséidon, suivi par la frustration d’avoir l’impression que la main tendue par Asgard au reste du monde face à la menace du seigneur de l’Atlantide avait été rejeté à chaque fois, le tout entretenu par son animosité naturelle envers les Marinas. Dès son départ de Grèce, il avait senti son sang de guerrier-fauve s’enflammer.
 
Il n’avait que peu de souvenirs de ce qui s’était passé ensuite, il se souvenait être retourné dans les terres du nord et y avoir atterrit… sans ralentir le moins du monde… et ensuite tout n’avait été que violence aveugle. Il aurait été incapable de dire où il avait exactement atterri dans les royaumes du nord, tout ce qu’il était sûr c’est qu’il avait juste eu le temps de se rendre compte qu’il n’y avait aucune zone peuplée dans les environs… et qu’au moment même où il avait posé les pieds sur le sol il avait laissé éclater sa fureur guerrière.
 
Alors que son esprit commençait petit à petit à reprendre conscience de son environnement, Wulf remarqua que ses mains étaient à nouveau couvertes de sang, probablement de quelque chose ayant croisé sa route… où quelqu’un. En temps normale, cette pensée l’aurait fait frémir, terrifié qu’il était d’avoir une autre mort sur la conscience, mais actuellement ce n’était pas le cas. Il se sentait… fatigué, pas seulement physiquement après sa transe, mais également fatigué de lutter en permanence pour garder le contrôle de ses actes. Ses transes semblaient être de plus en plus forte avec le temps.
 
En se retournant, il put voir les traces de son passage, à première vue il s’était jeté à travers des étendues du nord à la recherche de quelque chose à affronter, il pouvait encore percevoir les traces de son passage dans le bois derrière lui, ceux-ci étaient devenus silencieux les animaux ayant fuis sa présence. En tendant l’oreille, il pouvait entendre le bruit des flots au loin, Wulf se demanda s’il était possible… il se mit en marche en direction de ce son.
 
Après quelques minutes, il passa un petit col pour enfin voir le fjord… le fjord à côté duquel il avait vécu. D’un simple coup d’œil, il repéra les ruines de son village au loin. Ce dernier n’était déjà pas un lieu grandement fréquenté à l’époque, mais à présent la plupart des gens l’évitaient, comme si une malédiction pesait sur cet endroit. Wulf se demanda comment il était revenu ici, malgré que sa transe l’empêchait d’avoir la moindre conscience de ses actes, était-ce un pur hasard ? Cela lui paraissait un peu gros quand même que dans tous Royaumes du nord, il se soit retrouvé juste ici. Wulf se laissa tombé contre un rocher, il avait besoin d’un peu de repos avant de repartir. Il pouvait encore sentir ses muscles tout endolori et il respirait de manière saccadée, il ferma les yeux laissant le vent du fjord le rafraichir, une sensation qu’il n’avait plus sentit depuis longtemps et pourtant qui lui restait familière. En même temps, il laissa ses sens s’étendre tout autour de lui, épiant cet endroit où il avait vécu, où il était né, et il était sûr d’y sentir quelque chose de changé.
 

Après une dizaine de minute, estimant avoir suffisamment récupéré, Wulf se releva. Il devait découvrir quel était l’origine de ce changement qu’il percevait. Alors qu’il entrait dans la forêt, il vit quelque chose lui paraissant familier.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Mar 29 Mar - 22:13
Les images affluaient dans l’esprit de Wulf, se succédant en une série de flash. Chaque pas qu’il faisait dans cette forêt faisaient remonter une foule de souvenirs, pas toujours heureux. Il revoyait les jours où il jouait dans ces bois avec ses amis, où il chassait, où il s’était entrainé mais aussi d’autres évènements comme lorsque qu’il avait failli mourir de froid en cherchant son père (qui avait alors disparu depuis plusieurs semaines) alors qu’il n’avait que cinq ans, la fois où une grosse bestiole avait failli le dévorer, lui ainsi que ses amis Erik et Thorilde, où alors… la fois où il avait apporté mort en destruction dans ces bois ainsi que dans son village, exterminant dans sa rage autant les pillards qui menaçaient les siens que ceux aux côtés de qui il avait vécu pendant des années.
 
Pour un œil averti, les terres gelées d’Asgard recelaient un grand nombre d’information sur les évènements qu’elle avait vu se dérouler, certains disaient que le froid balayant leur terre natale était tel qu’il gelait même le cour du temps, faisant que les traces du passé seraient éternellement visible. Dans son cas, les traces de sa rage étaient bien plus visibles, et même le temps n’avait pas effacé les traces de sa rage, par endroit, il pouvait encore voir les cadavres de ses ennemis qu’il avait laissé sans la moindre sépulture. Quelques pas plus loin, il vit un cadavre toujours empalé sur sa branche, ce type avait fait partie de la garde du chef des pillards, il les avait abattus les uns après les autres, celui-là ayant été l’un des derniers à mourir avant que Wulf ne s’attaque au chef ennemi.
 
Pendant longtemps, les évènements de la nuit de sa première crise avaient été très flou, mais à force de les revoir en boucle à chaque fois qu’il fermait les yeux, il commençait à les connaître. Le chef ennemi avait été le seul adversaire à arriver à tenir tête à Wulf durant sa crise, du moins dans un premier temps. Il semblait avoir des connaissances dans la maitrise du cosmos et utilisait ce dernier pour donner des coups d’une force peu commune, malheureusement pour lui, Wulf ne sentait aucune douleur lorsqu’il était en transe et la rune de Hrungnir restait trop solide pour ses attaques. Wulf revoyait sans problème les quelques coups échangés avant qu’il ne le frappe dans le torse en faisant éclater son cosmos à l’impact, et transformant les maillons de l’armure de mailles de son adversaire en autant d’éclat de shrapnel qui aggravèrent la blessure qu’il lui avait infligé. Il revoyait son ennemi tenter de s’enfuir en se trainant sur le sol, son attitude confiante ayant laissé place à une peur sans nom, Wulf s’était alors jeté sur lui et l’avait roué de coups… jusqu’à ce que chaque os ait craqué, jusqu’à ce que le visage de son adversaire soit devenu méconnaissable et il s’était encore acharné dessus pendant un moment, jusqu’à ce qu’il repère une autre cible.
 
Malgré l’horreur de la scène, Wulf n’avait aucun regret quant à ce qu’il avait infligé aux pillards, ce souvenir lui procurait même un plaisir malsain, ce qui l’inquiétait au demeurant, mais il n’était pas là pour cela. Il continua ses recherches, sondant régulièrement les environs pour tenter de repérer ce qui le perturbait à ce point-là, comme si quelque chose l’appelait au loin sans qu’il puisse en déterminer l’origine. Malgré tout, il n’arrivait pas à trouver la source de ce trouble. Après une vingtaine de minutes à chercher dans tous les recoins, et à revoir les traces de sa première expérience de la transe guerrière, l’appel qu’il ressentait se fit plus … précis. Il lui semblait presque entendre des… chants, des chants dans une langue familière et pourtant qu’il ne reconnaissait pas. Avançant prudemment, il finit par tomber sur l’entrée d’une grotte, il n’y avait aucun doute quant au fait que les « chants » sortaient de là mais il ne sentait aucune présence à l’intérieur de celle-ci.
 

Il observa longuement la grotte, comme s’il espérait percer les ténèbres dont étaient emplis la caverne. En y réfléchissant, il n’avait jamais pénétré à l’intérieur de cet endroit, il servait de lieu de rassemblement pour les adultes du village et il n’avait jamais eu l’occasion de passer son initiation. Qu’est-ce qui se cachait à l’intérieur de cette grotte ?
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Lun 4 Avr - 20:59
Wulf se sentait appelé, ces chants n’avaient rien de mélodieux, il ne promettait que la mort et la souffrance aux ennemis et une suite de bataille glorieuse et sans fin pour ceux qui les suivait, il en saisissait le sens sans comprendre un traître mot des paroles, c’était comme si ces chants n’étaient pas adressés à ses oreilles mais à quelque chose enfouis au plus profond de lui. Il fit un pas, suivi d’un deuxième lorsqu’il vit… il vit une silhouette se tenir dans la grotte, seuls les contours de la silhouette étaient nets, mais cette dernière l’invita d’un simple geste à entrer avant de disparaitre dans les ombres. Cependant, Wulf ne put réprimer un hoquet de surprises, il lui semblait reconnaitre en cette silhouette… Björn ??
Wulf sentait une certaine appréhension, il se souvenait que dans son enfance, en compagnie de son ami Erik, il avait tenté d’observer de loin l’une de ces réunions secrète des « grands ». Ils se les étaient gelés dans la nuit en observant la grotte sans arriver à voir ce qui se passait, des brumes cachant tout ce qui se passait, ils pouvaient juste distinguer des ombres se détacher grâces aux feux allumé à l’intérieur, il se souvenait qu’ils avaient ressenti la peur en entendant les chants entonnés et les cris qui avaient retenti. Ils n’avaient jamais su ce qui s’était passé à l’intérieur.
 
Wulf se rappela également les visions qu’il avait eu lors de sa crise au cimetière d’Améthyste, il se souvenait clairement avoir vu l’entrée de cette grotte dans la foule d’image qu’il avait perçu à ce moment. Ses yeux mirent quelques instants à s’habituer à l’obscurité ambiante, au centre de la caverne se trouvait les restes d’un foyer, probablement l’endroit où le feu était allumé durant les cérémonie.  Les murs étaient recouverts d’image et de runes dont la signification lui était obscur. Une sorte de brume recouvrait le sol et semblait s’épaissir au fur et à mesure qu’il rentrait à l’intérieur. Finalement, la silhouette sortit de la brume pour faire face à Wulf et, malgré l’obscurité, il reconnut distinctement les traits de celui qui lui avait enseigné le maniement des armes, Björn… et qu’il avait tué de ses propres mains. Björn était harnaché comme s’il partait en guerre mais n’adoptait pas une attitude hostile. Une sorte de lueur irréelle émanait du vieux guerrier et Wulf commençait à se demander s’il ne devenait pas fou.
 
Un lourd silence s’était abattu autour d’eux, Wulf ne sachant comment réagir, la surprise affichée sur son visage. Seul le lointain écho des chants qu’il entendait rompait avec le silence ambiant. Finalement, Björn lui indiqua d’un geste de la main une galerie que Wulf n’avait pas remarqué, une lueur verdâtre émanait de cette direction et la brume s’épaississait encore.
 
-   Il est temps que tu comprennes ce que nous étions et ce que tu es.
 
La voix de Björn résonnait dans toute la caverne, le berserk n’était même pas sûr d’y reconnaitre la voix de son mentor tant elle semblait déformée. Machinalement, Wulf se dirigea du côté que Björn lui indiquait, plus il s’enfonçait dans la brume, plus une inquiétude grandissait en lui. Finalement, une autre silhouette apparut. Il ne put l’identifier, elle était voutée et encapuchonnée au-dessus d’une sorte de bassin de pierre qui semblait être à l’origine de cette fumée qui l’entourait. La silhouette leva un instant le regard en direction de Wulf avant de lancer une poignée d’herbes dans la bassine. Une petite explosion eut lieu et la silhouette sembla littéralement se dissoudre dans l’air. Les chants s’étaient tus, la fumée commençait à se dissiper pour ne finalement laisser qu’une sorte de tapis brumeux sur le sol. Wulf fit encore un pas en avant lorsqu’un violent courant d’air traversa la galerie, à son contact, Wulf sentit le Wod en lui s’éveiller et son armure le quitter. En un instant, les différents éléments de son armure se désolidarisèrent avant de partir en direction de la sortie de la grotte dans une trainée de cosmos. Un grondement lointain se fit entendre.
 
Instinctivement, Wulf se prépara à bondir sur un éventuel ennemi mais rien ne vint, il n’était même pas capable de sentir une présence dans cette direction, ou plutôt, il en sentait une qui était tout autour de lui. Sa protection sacrée semblait l’avoir quitté, il n’avait plus que sa peau d’ours comme protection. Il sentit une main le tenir fermement à l’épaule, en se retournant, il vit Björn lui indiquer d’un signe de tête la bassine.
 
Si tu choisis de continuer, ton armure ne t’aurais été d’aucun secours, mais sache que si tu le fais, tu ne pourras plus faire machine arrière.
 

Wulf hocha la tête pour signifier qu’il avait compris. Il rejoignit le bassin où un liquide rouge, dans lequel trempait plusieurs racines. D’instinct il sut qu’il devrait boire cette mixture, quoi qui y aient dedans, et elle provoquerait probablement une sorte de transe pour le préparer à la suite des opérations. Cependant, il percevait des effluves venant du liquide qui ne le rassurait pas du tout. Il prit une grande aspiration avant de plonger ses mains dans le mélange pour ensuite y porter une grande lampée à sa bouche… et le but.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Mar 5 Avr - 23:10
Au moment même où Wulf eut avalé le liquide, il émit un terrible hurlement. Le goût de la mixture lui restait en bouche, il s’agissait de celui du sang, il avait bu du sang mélangé à divers plantes toxiques. Il sentait son sang s’enflammer, une douleur lui vrillait le crâne, sa vision se teintait de rouge, ses boyaux semblaient se déchirer à l’intérieur de lui. Son hurlement repris de plus belle alors qu’il tombait à genoux, la perception de son environnement semblait se réduire jusqu’à ce qu’il ne soit plongé dans les ténèbres les plus absolu, seul son cri de douleur et de rage se répercutant sur les parois l’entourant étant la seule chose qu’il pouvait encore percevoir.
 
Petit à petit, alors qu’il commençait à se calmer, ses sens lui revinrent en partie, il entendait le vent soufflé, il sentait un froid mordant l’entouré, il sentait l’odeur de sa propre peur, il avait encore le goût du sang en bouche et sa vision était trouble, prit dans une sorte de brouillard écarlate. Il ne percevait aucune forme familière autour de lui, il ne percevait pas la présence de Björn à ses côtés et il avait la nette impressions qu’il n’était pas dans la même cavité qu’il ne l’était au début, ou alors il était en train halluciner. La sensation qu’il éprouvait était étrange, il sentait que sa part berserk était éveillé et que l’énergie de Wod explosait, par contre, il sentait toujours la douleur elle était même accentuée et il n’arrivait pas à faire appel à son cosmos. Au loin, il vit une silhouette se détacher d’une vive lumière au bout de la galerie. Elle était impressionnante par sa taille et sa carrure. D’une voix puissante, il invectiva Wulf assez rudement, le défiant de le rejoindre.
 
Wulf répondit par un grognement et se leva pour commencer à avancer, mais à chacun de ses pas le vent glacial semblait l’assaillir avec violence comme s’il espérait le faire chuter, Wulf continua à avancer malgré cette impression que son corps pesait des tonnes, que la distance le séparant de l’individu ne diminuait pas. À nouveau, il fut assailli par une douleur dans son crâne, il voyait y affluer les images de tout ceux qu’il avait tué dans ses transes guerrières. Wulf s’arrêta et mit un genou à terre, le vent l’accabla d’autant plus au point qu’une couche de givre commença à se former sur sa peau. Néanmoins, Wulf se releva et continua à avancer, ce froid n’avait rien de naturelle, il était asgardien, il vivait dans les contrées les plus froides de ce monde et pourtant ce froid arrivait à le geler. La sensation du froid faisait un curieux mélange avec son sang bouillonnant. Il se sentait de plus en plus harassé et il finit par s’écrouler contre le sol.
 
- Peuh, comment une loque comme toi peut-elle se prétendre être des nôtres.
 
Le mépris dans la voix de la silhouette était presque palpable. Cela réveilla la fierté de Wulf, sa fierté et sa rage. Puisant directement dans le Wod, il put enfin faire appel à son aura, récupérant de l’énergie en quantité. Cette fois-ci, Wulf se releva et couru en direction de l’individu avant de se jeter sur lui. En s’approchant, Wulf remarqua que sa cible portait également une peau d’ours, il s’agissait également d’un Berserker. Au moment même où son coup allait atteindre sa cible, cette dernière disparut et Wulf s’écrasa violement contre le sol. Il se releva tant bien que mal et sentit que le froid avait disparu et que ses sens lui était revenu. Le berserk qu’il avait tenté d’attaquer lui faisait face dans le fond de la pièce… et il n’était pas seul. Un groupe complet de guerrier-fauve occupait la salle, ils dégageaient tous un aura sauvage et agressif ainsi que la même lueur irréelle que celle qu’il avait perçu chez Bjorn.
 
Qui êtes-vous ?
-  Il nous demande qui nous sommes !! vous entendez ça les gars ?
- Il devrait d’abord savoir qui il est avant de poser ce genre de question.
 
Celui qui avait parlé était coiffé d’une coiffe de loup, il était légèrement moins grand que son comparse à peau d’ours mais était bien plus intimidant. Il avança en direction de Wulf pour l’attraper à la gorge et le plaquer contre la paroi.
 
- Qui es-tu donc ? Je vais te le dire. Tu es l’héritier d’un sang bien particulier, l’un des derniers possesseurs d’un héritage que tu refuses d’accepter. Mais qu’importe ce que tu tenteras, tu es et tu resteras toujours un guerrier-fauve.
 
Il relâcha son emprise pour jeter Wulf à terre.
 
- Et aujourd’hui, tu vas devoir accepter ton héritage.
Il suffit Uller, avant tout il va falloir qu’il apprenne la nature de ce dernier. Ensuite, il devra s’en montrer digne ou mourir en essayant.
 

Un guerrier fauve relativement trapus habillé d’une coiffe de sanglier ordonna à Wulf de se relever, les autres guerriers fauves observaient l’évolution de la situation en ricanant. Le dit Uller se contenta de grogner face à celui qui l’avait rabroué.

 
Connais-tu l’origine du Wòd ? Il s’agit de notre capacité à transcender notre condition pour accomplir des exploits. Aux origines, le Père de Tout éveillait le Wòd chez les guerriers qui attiraient son attention, faisant d’eux l’équivalent des guerriers divins. Grâce à cela, il disposait de bien plus de guerriers capables de l’aider dans les guerres saintes et surtout d’auxiliaire pour aider les guerriers divins.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Lun 11 Avr - 14:26
Au moment même où le guerrier à coiffe de sanglier avait pris la parole, un épais brouillard s’éleva pour entourer Wulf. Des scènes se mirent alors à apparaître devant ses yeux, celle de guerriers expérimentant le pouvoir du Wòd, toujours dans des situations en apparence désespéré, toujours les guerriers-fauves apparaissaient sous un jour épique et toujours l’influence d’Odin était perceptible. À ce moment une autre voix se fit entendre et un guerrier en armure fit son apparition en lieu et place de celui à coiffe de sanglier.
 
-  L’utilisation du Wòd se fait souvent via les rush d’adrénaline et les situations intense, c’est pourquoi nous autres guerriers-fauves ressentons chaque émotion de manière beaucoup plus intense, ce qui nous rend imprévisibles dans nos réactions mais nous permet également d’en appeler à notre fureur n’importe quand, et toute cette puissance se canalise souvent dans l’image d’un animal totem, il symbolise notre part bestiale avec laquelle nous vivons qui prend le contrôle au plus fort de notre rage. Notre peuple ne fut pas le seul à avoir fait appel à cette forme de guerrier, partout sur Midgard des guerriers de ce genre ont fait leurs apparitions, dans chaque culture guerrière des êtres semblables à nous sont apparus. Chez les fiannas Celtes ou chez les guerriers Rus se trouvent d’autres exemples mais ont peu même voir d’autres exemples par-delà les domaines d’Aegir et Ràn dans les terres inconnues de la plupart de nos ancêtres.
 
À ces mots, d’autres images se formèrent, il put y voir les guerriers celtes se battre en abandonnant toute considération de survie, il put voir la sauvagerie de guerrier habillé en aigle ou en félin faire couler le sang dans des jungles profonde, des hommes à la peau sombre vêtu de peau tacheté massacrer des ennemis par dizaines en ignorants leurs propres blessures. Un guerrier grec gigantesque se battant dans une furieuse mêlée devant les murs d’une ville de légende. Des chevaliers du dieu unique se frayer un chemin sanglant dans une masse d’ennemis. Wulf éprouvait une fascination pour ces scènes de violence aveugle.
 
- Mais aucun de ces peuples n’a poussé l’utilisation de ce pouvoir aussi loin que nous au point d'y lier à notre existence même.
 
Le guerrier disparut pour laisser la place à le guerrier fauve à peau d’ours. Autour de lui, les paysages des Royaumes du nord réapparurent.
 
- Très vite, chacune des divinités guerrières du nord ont suivi l’exemple du Père de Tout. Thor, Tyr, Freyr… tous avaient leur propre confrérie de guerrier fauve et tous rendaient également hommage au Maître des batailles. Notre rôle était différent de celui des guerriers divins, tout comme nos méthodes. Les guerriers-divins avaient pour rôle premier de défendre les Royaumes d’Yggdrasill contre toutes menaces, celui des guerriers-fauves étaient de détruire ces menaces avant, tout comme les guerriers-divins tirent leurs puissances de leur maitrise du cosmos, nous tirions la nôtre de nos transes guerrières inspiré par le Wòd.
 
Des images des cérémonie fait par les guerriers-fauves envers les dieux apparurent devant Wulf, vite suivit par des scènes où il pouvait voir ses semblables en action dans des affrontements d’une grande violence. À ce moment, ce fut Uller, le guerrier à peau de loup qui apparut pour reprendre le récit.
 

- Nous avons aussi été choisis pour accomplir des boulots plus délicats, notre folie faisant de nous des candidats de choix pour des missions dans lequel les royaumes d’Yggdrasill ne souhaitaient pas être impliqué. Mais tout ceci ne durerait pas.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Lun 11 Avr - 21:48
- En nous créant, le dieu borgne choisissait souvent des guerriers dont il savait que le sens de l’honneur et la force de caractère leurs permettraient de maitriser ce pouvoir, il espérait faire de nous des Einherjars vivants, nous devions êtres des guerriers portant le combat chez l’ennemis en son nom, des êtres moissonnant les âmes des guerriers qu’il souhaitait voire rejoindre ses légions au Palais du Vahalla, des bêtes courant aux côtés des Ases lors de la Chasse Sauvage répandant la terreur dans le cœur des ennemis du nord. Mais il se passa une chose que même dans sa sagesse il n’avait pas prévus.
 
Wulf perçut la rage dans les paroles de Uller, et instinctivement ressenti la même chose. Malgré les scènes dignes des plus grandes Saga qui apparaissaient autour de lui, il pouvait voir qu’il s’agissait des sommets d’une gloire précédant sa chute. Uller laissa sa place à un autre guerrier qui arborait une crinière d’un roux éclatant et dont la taille ridiculisait allègrement celle tous les guerriers fauves qu’il avait pu voir, alors que ces derniers tapaient déjà tous dans les deux mètres sans aucun problème, à part celui à coiffe de sanglier.
 
Bien que ce ne soit pas systématique, notre condition de guerrier-fauve ce transmet par le sang, nos descendant possède eux aussi le potentiel de s’éveiller au Wòd, sans qu’une quelconque intervention divine ne soit nécessaire. Le niveau des guerrier-fauve était très variable, un grand nombre de ces « descendants» ne sont même pas capable d’utiliser le cosmos, mais ils peuvent déjà accomplir des actes considérés comme surhumain. Les élus et ceux qui héritent de la capacité de s’éveiller aux cosmos par le Wòd n’ont pas non plus de norme de puissance prédéfinis, mais ceux qui pouvaient représenter un danger contre l’élite des éveillés dans un duel étaient quand même assez rares. De plus les descendants des élus, s’ils héritaient de leur force, ils ne possédaient pas forcément les qualités qui avaient valu à leurs ancêtres de recevoir ce don.
 
Le guerrier gigantesque disparut pour laisser sa place à un individu à moitié nu couvert de tatouage représentant de manière stylisée divers créatures prédatrices. Wulf sentait au fur et à mesure de ce récit sa rage augmenter.
 
Les guerrier-fauves devinrent de plus en plus nombreux et de plus en plus indiscipliné. Leur arrogance les poussait à se considérer comme des individus élus, qui avaient le droit de prendre ce qu’ils voulaient par la force. Lorsque les fidèles d’Odin se rassemblaient, ils étaient les premiers à les pousser à prendre les armes pour porter le fer et les flammes chez les autres peuples même lorsque le Père de Tout étaient contre certaines de ces expéditions pour diverses raisons. Ils en profitaient pour s’attaquer à ce qu’ils considéraient comme des menaces pour les peuples du nord. Mais tous les guerrier-fauves n’ont pas la même conception de menace, certains estimaient que les sanctuaires du dieu unique étaient déjà une menace à éliminer même lorsque leurs habitants étaient incapables de résister. D’autres en profitaient pour pouvoir tuer de tout leur saoul, qu’importait qui était la victime.
 
Des images des drakkars fendant les flots déchainés, des pillages perpétrés par leurs ancêtres, des carnages engendrés par les conflits qui s’ensuivirent, des guerrier-fauves au sommet de leur folie se baignant dans le sang de leurs victimes, autour d’eux des pillards s’emparant de richesses arrachées des mains de personne incapable de se défendre le tout invoqué au nom des divinités du nord, il put aussi voir les représailles fait par les « sudistes ». Un autre guerrier apparut, il portait une cape en fourrure de couleur noir et de nombreux colifichets mystique pendouillaient autour de lui.
 

- Ce fut à ce moment qu’Odin décida de réagir.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Ven 15 Avr - 21:51
Lui et les autres dieux auxquels les confréries se consacraient apparurent en rêves a chaque guerrier-fauve, leurs ordonnant de renoncer à leur statut et à se retirer. Nombreux furent ceux qui s’y refusèrent, la guerre et le combat étaient ce pour quoi les berserkers vivaient et sans elles, ils n’étaient riens. L’immense majorité accepta l’ordre d’Odin de manière détourné, en partant dans des expéditions dont ils ne comptaient pas revenir vivant, mais un grand nombre décida de se rebeller ouvertement. Pour mâter ces derniers, le Père de Tout envoya les guerriers divins les affronter, ces derniers avaient eu de nombreux différents avec les guerriers fauves tant ces derniers bafouaient l’honneur des guerriers du nord. Ce fut un carnage, les guerriers divins maîtrisaient parfaitement leurs pouvoirs, étaient protégés par leurs armure sacré et travaillaient de concert. Il existe peu de guerrier-fauve capable de menacer les porteurs des armures des conquérants en combat singulier, mais en plus leur puissance était qu’un déchaînement aveugle, ils s’affrontaient autant entre eux que contre les guerriers divins et faute d’avoir un alpha ils se battaient chacun pour soi. Cependant, dans ce combat fratricide, les guerrier-fauve emportèrent quand même leur lot de brave dans la mort.
 
Des images de ce conflit défilèrent devant les yeux de Wulf, ce dernier se sentait totalement désemparer face à la décadence des siens mais aussi choquer par leur brusque extermination. Il ne savait s’il devait ressentir de la révolte, de la peine ou du soulagement. Les guerriers-fauves avaient effectivement salit l’honneur des guerriers du nord par leurs exactions et d’une certaine manière, Wulf approuvait leur destruction, mais d’un autre côté, il se reconnaissait en beaucoup d’eux comme s’ils étaient de sa famille. Il remarqua également que les visages des guerriers divins ne montraient pour la plupart aucune satisfaction lorsqu’il ôtait la vie à l’un d’entre eux, après tout, ils étaient aussi des protecteurs du nord. À nouveau, le guerrier-fauve disparut pour céder la place à un autre de ses semblables, il s’agissait d’un autre guerrier en armure à mailles, il nota d’ailleurs que cette armure ressemblait à s’y méprendre à celle que portait parfois Leif, en moins vieille.
 
-  Ce fut là que l’essentiel des nôtres moururent, mais les dieux ne furent pas les seuls à prendre des mesures. Il restait encore certains guerriers-fauves, parmi les moins puissants, dans la nature. Ce furent les royaumes mortels qui s’occupèrent de leurs cas, la plupart moururent simplement au combat mais d’autres mesurent furent pris pour s’assurer que nous soyons définitivement hors d’état de nuire. Certains royaumes créèrent même des lois nous concernant, comme sur l’île de Gàrôar, cette ile de glace et de feu qui aujourd’hui est plus connu sous le nom d’Islande, où tout individu semblant présenter des signes de « berserkgangr », la fureur sacrée, avait le choix entre être exécuté où exilé de l’île pour une durée de 2 ans, ce qui revenait au même car peu de ports auraient été prêt à les accueillir. C’est ainsi que, bien que certains d’entre nous réapparaissent épisodiquement lorsque des conflits ravagent nos terres, notre puissance fut définitivement brisée.
 
À ce moment, la rage de Wulf explosa, entendre cette histoire et voir ces images avaient peu à peu fait monter sa fureur au point qu’il n’était à pas grand-chose de se laisser totalement posséder par le Wod. Son cosmos agressif l’entoura, ses muscles se tendirent, son rythme cardiaque s’accélérait, il pouvait sentir ses sens déjà à l’affut cherchant un adversaire à affronter, cherchant du sang à faire couler.  Il commençait déjà à grogner et à adopter une posture plus bestiale. Les images qui l’entourait volèrent en éclat au moment où il poussa un hurlement animal, si caractéristique de quand il laissait sa part animal prendre le contrôle. Autour de lui, la dizaine de guerriers-fauve qui lui étaient apparu étaient à nouveau visibles, certains semblèrent surpris de voir la Fureur de Wulf se manifester aussi soudainement, d’autres répondirent au hurlement de Wulf par des rires. Celui qui s’appelait Uller arbora quant à lui un sourire triomphant.
 

Enfin, il t’en a fallu du temps pour manifester ta nature.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Mar 19 Avr - 0:25
Wulf avait rabattu sa capuche sur sa tête, l’énergie qui l’entourait rendait difficile la distinction entre la silhouette de l’homme de celle de la bête. Mais malgré cela, aucun des esprits Berserkirs qui l’entourait ne semblait effrayé ou même impressionné, tout au plus surpris. Ce fut alors que Uller se porta face à Wulf et fit exploser sa propre énergie à bout portant, projetant Wulf en arrière, brouillant sa vue et ses sens. Quand ce dernier se releva, il vit qu’il n’était plus dans la même salle, cette dernière avait totalement disparue ainsi que ses occupants pour laisser la place à un espace semblant être un véritable champ de bataille avec de nombreux cadavres et armes couvrant le sol, plus loin, il pouvait voir un ruisseau, de ce qui semblait être du sang, s’écouler et une silhouette se dressait de l’autre côté de celui-ci. Wulf se releva brusquement en croyant qu’il s’agissait d’Uller et tendit la main pour s’emparer du manche d’une hache qui était plantée dans un crâne prêt de lui. Il retira brusquement l’arme de l’endroit où elle était coincée et chargea en direction de son adversaire désigné.
 
Ce dernier était très grand et portait une lance comme arme, Wulf ne pouvait distinguer les traits de ce dernier mais sa rage l’habitait et son instinct sentait que celui qui lui faisait face était là pour l’affronter. Les deux guerriers-fauves se jetèrent l’un sur l’autre, les armes s’entrechoquèrent avec une violence inouïe. Wulf frappait avec toujours plus de force, rugissant un terrifiant hurlement animal. Son adversaire quant à lui restait totalement silencieux, terrifiant dans son apparence inhumanité, parant ou détournant chacun des coups de Wulf. Dans ce combat, aucun des deux adversaires ne pouvait prendre l’avantage sur l’autre grâce à la puissance du Wòd qui coulait en eux, tous deux gagnaient en force à mesure que l’affrontement s’allongeait. La lance du guerrier inconnu avait deux particularités, la première était qu’il manquait plusieurs éclats à la pointe de l’arme, la deuxième étant que l’autre extrémité de la robuste hampe était terminé par un contrepoids en métal. En esquivant un nouveau coup vertical de Wulf, qui laissa une marque sur le sol, le guerrier sans visage effectua un tour sur lui-même et utilisa la masse métallique au bout de sa hampe pour frapper Wulf et l’envoyer violement s’écraser contre la roche de la caverne. La virtuosité de cette attaque, en contraste totale avec la violence aveugle de Wulf prouvait que l’adversaire de ce dernier contrôlait parfaitement ses attaques, en plus d’arriver à utiliser le Wòd.
 
Le poing de Wulf frappa le sol avec hargne, faisant voler des éclats tout autour de lui, en se relevant il émit un grondement menaçant à l’encontre de l’autre guerrier. Son visage ne reflétait plus que haine et fureur, des sentiments négatifs mais intenses nourrissant sa propre force. Empoignant solidement la hache, il poussa un hurlement bestial avant de charger son adversaire à nouveau. D’un coup puissant, il réussit à le déséquilibrer avant de le repousser d’un coup de pied dans le torse. Mais son ennemi ne fut nullement déséquilibré et laissa Wulf à nouveau la charger. Au moment où Wulf bondit pour le frapper à nouveau, l’énergie de son ennemis connu une brusque augmentation pour prendre la forme d’un puissant sanglier qui chargea Wulf qui ne put rien faire pour l’esquiver. Wulf tenta de frapper l’apparition mais la hache vola en morceau et lui-même vola sur plusieurs mètres suites au choc de l’attaque, avant de s’écraser contre les parois de la grotte. Dès qu’il eut stopper son vol-plané, le berserker se releva immédiatement, insensible à la douleur, poussant à nouveau son terrifiant hurlement guerrier. Il se trouvait à présent de l’autre côté du ruisseau et en face son adversaire augmentait à nouveau son cosmos. D’un simple mouvement de lance dans sa direction, une meute de loups cosmiques se jetèrent sur lui en hurlant.
 
Sans faire attention aux morsures et aux griffes, Wulf contre attaqua en augmentant sa propre cosmo-énergie, sa démarche se faisait de plus en plus animal, sa coiffe d’ours semblait prendre vie, une lueur rouge se reflétant dans les yeux de cette dernière. Pour sa part, Wulf était en transe total, ses yeux étaient tournés dans leurs orbites, il n’arrivait plus à émettre des pensées cohérentes, ses muscles étaient tendus à leur maximum, ses doigts courbés comme des griffes.
 

Malgré les blessures causées par la meute de loup cosmique, Wulf se mit à avancer en grondant vers son ennemi. Les loups se jetèrent sur lui, mais le guerrier-fauve concentra instinctivement son énergie dans ses bras et frappa les loups qui l’assaillait, libérant de petites explosions de cosmos les repoussants et dispersant leur énergie à chacun de ses coups. Alors qu’il commençait à se débarrasser de la meute, Wulf sentit à nouveau le cosmos de son ennemi s’élever et vit une nouvelle meute, encore plus grande que l’ancienne passez le ruisseau qui les séparait pour se jeter sur lui. Face à cette nouvelle menace, Wulf tendis les bras et augmenta son énergie à nouveau, au point de faire à apparaitre son totem protecteur dans son cosmos.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Mar 19 Avr - 23:42
Alors que toujours plus de loups issus du cosmos de son ennemi l’assaillait, Wulf essayait de continuer d’avancer envers et contre tout. Les animaux se jetaient sur lui, enfonçant leurs crocs et leurs griffes profondément dans la peau du Berserkir, et malgré les efforts de ce dernier pour les repousser, ils sont toujours plus à s’agglutiner sur lui. Malgré tout, le cosmos de ce dernier ne cessait d’augmenter, jusqu’à exploser d’une nouvelle fois, en créant une onde de choc qui balaya la meute comme s’il s’agissait de fétu de pailles et traversa l’ensemble de la grotte. Son adversaire plaça ses bras devant lui pour se protéger et campa solidement ses jambes dans le sol pour affronter dans la tempête, bien que la force de l’attaque le fît reculer de quelques centimètres.  Autour d’eux, plusieurs morceaux de l’environnement autour d’eux volèrent en éclats. Quand la puissance retomba, Wulf se dressait toujours face à son adversaire, dressé du haut de toute sa stature et son cosmos commençait à le recouvrir, un aura rougeâtre déshumanisant ses traits. Wulf avait les lèvres retroussées faisant paraitre ses dents qui ressemblaient à des crocs, sa présence semblait se faire plus imposante.
 
Les deux ennemis se fixèrent pendant un court moment, ils étaient aussi terrifiants l’un que l’autre. Wulf commençait à distinguer certains des traits de son adversaire, ces derniers lui évoquait des images dont il n’arrivait pas à identifier la provenance. Poussant un nouveau son cri de guerre Wulf chargea à nouveau vers son ennemi, ce dernier, sans dire un mot, refit apparaitre le sanglier qui chargea Wulf. L’attaque atteignit Wulf au moment où il traversait le ruisseau. En poussant son hurlement, il encaissa l’attaque de front, augmentant encore son aura, contrairement à la dernière fois, il parvint à stopper l’attaque, et même à la repousser au prix de grands efforts
 
Wulf émit un grognement, malgré l’énergie que lui procurait sa rage, il n’arrivait pas à surpasser en force la création de son adversaire, cette dernière continuait à maintenir la pression et exploserait dès qu’il la relâcherait de son côté. Pendant ce temps, il pouvait percevoir l’aura de son adversaire se rapprocher rapidement pour se joindre au combat, il pouvait entendre le martèlement de ses pas s’accélérer, il pouvait entrapercevoir les étincelles que produisait la pointe de sa lance lorsqu’elle touchait la roche. Laissant sa rage s’exprimer, il appuya sur ses jambes pour commencer à soulever la bête pour la déséquilibrer. Puis, il rassembla à nouveau sa puissance pour porter un violent coup de tête sur le sanglier et, profitant de l’avantage qu’il avait pris, il renversa la bête pour ensuite lui porter une dernière attaque qui détruisit la créature. Une fois cela fait, il se tourna en direction de son adversaire qui se préparait à lui porter des coups de lances.
 
Le premier laissa une légère entaille au niveau de sa tempe droite, faisant couler du sang sur son œil. Plusieurs coups le touchèrent par après, Wulf ne tentant pas de se défendre mais plutôt d’attaquer, il parvint à atteindre son adversaire en plusieurs occasions, mais la meilleure maîtrise de son ennemi lui permis d’encaisser les attaques sans broncher également. Son dernier coup laissa une profonde plaie dans le ventre du guerrier-fauve. Appuyant sur le manche de sa lance, il força Wulf à se mettre à genoux puis retira violement son arme et frapper Wulf à nouveau. Ce dernier se retrouva une fois de plus au sol mais repoussa son adversaire en faisant une nouvelle fois exploser son cosmos, mais son ennemi avait eu la même idée. Le choc repoussa quand même le guerrier adverse mais fit aussi s’effondrer une partie de plafond.
 

Le guerrier inconnu se releva rapidement en pointant son arme en direction du nuage de poussière, prêt à accueillir tout éventuel assaut de la part de Wulf. Un terrible hurlement retentit à nouveau, un hurlement qui résonna partout dans la grotte et qui n’avait plus la moindre intonation humaine. Soudainement, Wulf surgit de la poussière au-dessus de son ennemi, son cosmos le recouvrait totalement, ne laissant visible qu’une simple silhouette où homme et bête semblaient avoir fusionner. Sa vitesse et sa force avaient augmenté de manière extrêmement importante, ses blessures n’ayant fait qu’augmenter sa fureur. Alors qu’il était en situation de faiblesse, à présent il semblait totalement surclasser son adversaire. Il fondit sur ce dernier et commença à lui porter de nombreuses attaques, son adversaire passa totalement sur la défensive, une première depuis le début du combat, la fureur de Wulf étant à son paroxysme et sa puissance avec, néanmoins son adversaire faisait preuve de talent et arrivait à contrer la plupart de ses attaques. Finalement, Wulf se porta sur le côté de son adversaire et frappa une nouvelle fois de toutes ses forces, des griffes de cosmos pure terminant ses membres et qui entrèrent en collision avec le manche de de l’arme de son ennemi. Les deux ennemis mirent toutes les forces dont ils disposaient dans ce face à face… après de longues seconde, un craquement se fit entendre… l’arme de son adversaire avait cédé.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Ven 22 Avr - 21:27
L’adversaire de Wulf recula d’un pas au moment même où son arme craqua, se retrouvant avec un morceau dans chaque main. Sans perdre une seconde, Wulf reprit son assaut, mais son ennemi répliqua dans la seconde en le frappant violemment à la tête avec la masse métallique qui servait jadis de contrepoids à la lance. Wulf recula légèrement sous le choc, il émit un grognement en reprenant ses sens pour repartir au combat. Pendant ce temps, l’autre combattant s’était débarrassé des deux débris et augmenta son cosmos, l’instant d’après, des tatouages apparurent sur son corps, émettant une lueur inquiétante qui força Wulf à passer sa main devant ses yeux pour ne pas être éblouis. Même lorsque la lumière s’amenuisa, il était incapable de clairement identifier les symboles représentés, ce qu’ils représentaient étant trop stylisé, mais la lumière produite permis de faire apparaitre certains traits du visage de son opposant… il souriait.
 
Plus le combat avançait, plus Wulf arrivait à étendre sa conscience de son environnement, sans pour autant que sa rage ne diminue il commençait à de plus en plus analyser son adversaire de manière instinctive. Mais les traits du visage de l’homme l’interpellèrent, il mit un peu de temps à les identifier, mais il était presque sûr de reconnaître son père, Harald, disparus alors qu’il n’avait que 5 ans. La seconde d’hésitation qui suivit permis à son opposant de reprendre l’initiative et il attaqua Wulf à son tour, néanmoins, la vitesse et la force de la rune de Hrungnir restait encore supérieur à ce dernier et il esquiva le coup avant de frapper à son tour. Mais son attaque fut parfaitement encaissée par son opposant qui réussit ce coup là à lui asséner un violent coup. Le combat se poursuivit alors pendant plusieurs minutes, les deux adversaires se jetant l’un sur l’autre avec fureur, leurs cosmos et leurs forces continuant à grimper au fur et à mesure que le combat durait. Mais si au début, Wulf possédait un avantage certain, plus le combat s’allongeait, plus son ennemi lui arrachait la domination de l’affrontement. La puissance de ce dernier surpassa peu à peu celle de Wulf jusqu’à totalement se transformer. Son cosmos commença à totalement l’envelopper, jusqu’à ne laisser apparaitre que sa silhouette, une lueur rouge faisant apparaitre les tatouages et les yeux de l’individu était visible. Son aura pris littéralement la forme d’une sorte d’ours aux proportions gigantesques, dont un simple revers repoussa Wulf sans le moindre souci.
 
Wulf stoppa sa course contre une paroi, il se releva presque immédiatement, la douleur n’étant qu’une simple information dans l’état où il était, mais malgré la fureur qui l’habitait il ne put réprimer une sensation qui s’emparait de lui, une sensation ressemblant énormément à de la peur, lorsqu’il vit le monstre qui lui faisait alors face. Instinctivement, il sentait qu’il ne pouvait pas gagner ce combat, il en était sûr maintenant, bien que ça avait l’apparence de son père, ce qu’il affrontait semblait être une incarnation vivante de la fureur sacrée qui habitait les guerrier-fauve, une chose qui ne pourrait que se renforcer dans cet affrontement, car sa propre fureur la renforçait. Mais il refusait d’abandonner le combat, cela aurait été contre sa nature même, poussant un rugissement de défis, il chargea à nouveau en direction de son ennemi.
 
Malgré le courage, ou la folie de Wulf, ce dernier semblait définitivement surclassé, il devait donner tout ce qu’il avait pour ne pas être plus amoché qu’il ne l’était, du sang maculait son visage et s’écoulait des nombreuses blessures qui parcourait son corps. Son ennemi par contre, totalement intouchable, donnant des coups vifs et dévastateurs. Seul les instincts de combattants offerts par son entrainement et par son lien avec le Wòd lui permettaient de suffisamment anticiper les mouvements de son adversaire pour pouvoir les éviter.
 

Un nouveau coup de patte atteignit Wulf qui à nouveau encaissa le choc, bien qu’il réussît à se réceptionner, Wulf voyait déjà la créature de cosmos pure dans la laquelle son ennemi s’était incarné lui foncer dessus. Il pouvait entendre dans le grognement émit par son adversaire un défi lancé, il le défiait de l’affronter. Wulf répondit alors à cela par un autre grognement qui se mua rapidement dans un hurlement de rage alors que son énergie augmentait à nouveau, prenant une forme similaire à celui de son adversaire. C’est ainsi que les deux monstres se jetèrent l’un sur l’autre, bien décidé à en finir. Le combat atteignit alors des sommets de sauvageries et jamais Wulf n’avait fait preuve d’une telle puissance, du moins jamais sans la bénédiction d’Odin. Mais malgré cela, il ne fallut pas longtemps pour qu’il comprenne qu’il avait fait une erreur.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Lun 25 Avr - 23:04
Le combat s’était poursuivi avec d’autant plus de violence que les deux combattants étaient maintenant au sommet de leur puissance respective, ils étaient tous deux devenus des bêtes furieuses s’affrontant de toute leurs forces, mordant, griffant, attrapant l’adversaire pour le plaquer contre les parois. Au fur et à mesure, Wulf prit progressivement le dessus et plaqua son adversaire contre le sol avant de tenter de le mordre à ce qui lui servait de cou. Il fut renversé par un puissant coup de patte qui laissa une marque sur la créature.
 
Reculant instinctivement, Wulf secoua la tête pour reprendre les esprits avant de tourner à nouveau son attention vers son adversaire, qui semblait être encore plus imposant. Il sentait également ses propres forces diminuer… non, c’était pas ça… elle se dispersait. Il était incapable de garder son aura concentré longtemps et donc de conserver la forme qu’il avait pris, cela avait été son erreur, il avait tenté de suivre son ennemi en utilisant la même technique que ce dernier sans se rendre compte de là vrai nature de celle-ci et il avait donc été prix dans un combat d’usure qu’il ne pouvait gagner.
 
Dans les instants qui suivirent, Wulf ne put qu’encaisser les attaques de son adversaire en tentant vainement de les rendre, mais il devait aussi lutter pour conserver sa forme le plus longtemps possible. Pendant plusieurs minutes, il put encore fournir une forme de résistance, mais très vite il perdit la forme de l’ours géant pour reprendre celle du guerrier-fauve qu’il était. Dès ce moment, il ne put se défendre correctement devant le premier coup de patte que lui administra son opposant et il sentit le choc ainsi que ses pieds décoller du sol. Son corps s’écrasa dans le ruisseau de la caverne, Wulf se releva directement en poussant un nouveau hurlement, à chaque instant qu’il entrait en contact avec le liquide écarlate qui coulait, il revoyait l’une des nombreuses morts qu’il avait causés et revivait ce qui avait causé sa fureur à ce moment.
 
Il pouvait sentir les tremblements, causé par son ennemi qui s’approchait lourdement, sa masse était telle que toute la caverne tremblait de par sa simple présence. Wulf de son côté se retrouvait embourbé dans le ruisseau, malgré que les souvenirs qui lui revenait accentuait sa fureur, il se sentait également alourdis. Même avec l’esprit embrumé par le Wód, Wulf comprenait qu’il ne pourrait pas vaincre son ennemi par la force brute. Cette simple pensée produisit une nouvelle explosion de fureur pour le guerrier-fauve et poussa un nouveau hurlement, mais ce dernier était différent des autres, beaucoup plus grave, comme une sorte appel. Lentement, Wulf sortit du ruisseau, ruisselant de sang, son visage d’ordinaire déformé par la fureur était à présent totalement former, seul la lueur étincelant dans ses trahissait qu’il était toujours sous les effets de sa transe guerrière. Son aura était plus intense, l’agressivité de ce dernier était plus forte que jamais. Son aura le rendait encore plus intimidant et imposant qu’il ne l’était déjà.
 
Tout autour de Wulf et de son adversaire, des lueurs apparurent, de chacune d’elles, la silhouette d’un guerrier fauve armé en sortait et se jetait sur la créature, ce fut bientôt une véritable meute qui attaqua l’ours géant créé par le cosmos ennemi. Ces guerriers-fauves n’étaient que de simples émanations du cosmos de Wulf, mais les dégâts qu’elles causaient étaient bien réels. La créature s’agita, frappant dans tous les sens pour contrer les assauts de ses agresseurs venant de toutes les directions, frappant de leurs lances, leurs épées, leurs haches.… De son côté, Wulf attendit, il sentait qu’il ne pourrait pas rester dans sa transe encore longtemps, il fallait donc que sa prochaine attaque soit décisive. Sa meute attirait à merveille l’attention de son ennemi, ce dernier frappait dans tous les sens pour se débarrasser des guerriers qui l’assaillaient de toute part. Wulf vit enfin le moment propice pour attaquer lorsque la créature se leva sur ses pattes arrières pour dominer ses ennemis, à ce moment, il vit sa cible, le corps toujours couvert de tatouages luisant. N’hésitant pas un instant, Wuf se jeta en avant en poussant son cri de guerre en rassemblant toute l’énergie accumulé par sa rage dans son attaque. Cette dernière frappa au niveau du torse de la bête, la traversant jusqu’à atteindre celui du créateur de cette dernière qui mit son énergie pour stopper le coup. Cela aurait pu marcher face à la plupart des adversaires, mais le cosmos de Wulf, de par sa nature même, était chaotique et donc instable, dès que la résistance se fit sentir une explosion se produisit illuminant toute la pièce. Wulf émit un cri de douleur, il s’agissait d’une des premières fois (voire la première) qu’il ressentait une douleur en état de transe, cette douleur s’était emparé de son bras, avait-il perdu ?
 

Finalement, quand il put à nouveau voir ce qui se passait, il était avec un genou à terre, la bête avait disparu ainsi que les guerriers-fauves, son bras était articulé dans une position fort peu naturelle, néanmoins son coup avait atteint son but, il avait transpercé le torse de son ennemi. Il pouvait sentir que l’aura de ce dernier était faible, il se mourrait. Le sang de ce dernier coulait le long du bras de Wulf lorsque les mains de son ennemi se refermèrent dessus. Wulf réprima un gémissement de douleur à ce moment, il vit que le visage de son adversaire, le même que celui de son père, souriait comme heureux d’avoir perdu. C’est à ce moment qu’il remarqua que l’écoulement du sang de ce dernier s’accéléra le long de son bras pour ensuite se répandre sur son corps, une partie remontant même jusqu’à son visage. Le sang formait sur lui le tatouage de son adversaire, il s’étendait sur tout son torse ainsi que sur son bras droit et se poursuivait jusque sur la moitié de son visage. Il s’agissait d’une version très stylisée des guerriers-fauves au combat, bien que Wulf était sûr que deux personnes ne verrait pas la même chose. Une fois cela fait, il vit le corps de son adversaire se dissoudre en même temps que sa propre vision se brouillait.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Mar 26 Avr - 23:30
Lorsque la vue lui revint, Wulf ressentit la fatigue caractéristique de quand sa rage le quittait. La grotte autour de lui semblait être intact sans la moindre trace du combat qu’il venait de mener, les parois étaient intactes, aucune trace de cours d’eau ensanglanté. Pour un peu, il croirait que son affrontement était une pure hallucination dût au liquide qu’il avait ingurgité à son entrée dans la grotte. Mais le tatouage qui recouvrait à présent son corps ainsi que l’état de son bras semblait vouloir signifier le contraire. Malgré l’état de son bras, Wulf arrivait à maitriser la douleur, car comme à chaque fois qu’il sortait de transe, il en déclenchait instinctivement un autre mais dans le seul but de ne plus sentir ses blessures, mais il était trop épuisé pour la transformer une véritable transe guerrière, il s’agissait simplement d’une sorte de mécanisme de défense.
 
Il était encore groggy quand il sentit quelque chose le soulever. Avant de pouvoir réagir, il sentit une terrible douleur s’emparer de lui, ce quelque chose lui tenait son bras amoché et même avec sa perception réduite de la douleur cette dernière arrivait à lui arracher un cri. Sans l’écouter, la silhouette le força à se remettre debout sans ménagement. C’est à ce moment-là que Wulf vit une armure sacrée devant lui, il était incapable de l’identifier, mais elle était entouré par les guerriers-fauve qui lui avait parlé plus tôt.
 
Celui avec la cape de fourrure noire s’approcha alors pour saisir Wulf par le bras qui le faisait souffrir avant d’entourer ce dernier d’une partie de son propre aura… puis tordre le membre de manière brutale. Wulf eut l’impression de revivre l’instant où son bras s’était disloqué et faillit s’écrouler à nouveau, il fut rattrapé par un bras puissant qui lui permis de rester debout. Il prit quelques instants pour reprendre son souffle avant de remarquer que son bras, bien que lui procurant encore une grande douleur, était remis en place.
 
-  C’est douloureux, mais radicale et ça t’évitera de devoir porter une attelle pendant les dieux savent combien de temps.
 
Le guerrier coiffe de sanglier s’avança pour prendre la parole.
 
Dans les anciens temps, l’épreuve finale pour être accepté dans les confréries des guerriers-fauve consistait à accomplir un grand exploit de force, souvent c’était affronté un ours à main nue et sans aide, mais cela n’aurait pas été d’une grande difficulté pour toi. C’est pour cela que l’armure, aider par les visions que te procure la décoction que tu as bu à mit en place quelque chose de plus… conséquent.
- Pour ton information, il y a une partie des guerriers-fauve qui ont accepté de se soumettre à la demande du Père de tout et de se retirer du monde. Ils ont trouvé un endroit où vivre à l’écart de tout et ont fondés un village.
 
À ce moment, des images se remirent à défiler devant ses yeux. Il vit le village en question, celui dans lequel il avait vécu.
 
-  Les débuts furent difficiles, les affrontements fréquents, mais tous ceux qui avaient fait ce choix s’étaient engagés à respecter la volonté d’Odin et cela passait par débarrasser le royaume d’Yggdrasill de la menace qu’ils représentaient. Au fur et à mesure, ils mirent en place un mode de vie tout entier tourné dans le but de réprimer la bête intérieure de leurs descendant avant qu’elle ne se manifeste, par de nombreux rituels et une discipline quotidienne, ainsi que la tenue au secret de leur condition, seuls une partie des adultes de ton village se voyait révéler les véritables origines, mais l’ignorance était une condition pour éviter que les plus jeunes ne tentent de s’éveiller au Wód.
 
Le guerrier-fauve géant prit la parole à son tour pour poursuivre l’explication. Wulf avait beau se poser des questions sur tout cela, il se sentait encore trop épuiser pour prendre la parole.
 

Avec le temps, leur héritage se diluerait au fur et à mesure des générations, pour finir par s’affaiblir. Néanmoins, ils savaient que leur sang était fort et qu’il était plus que probable qu’il ressurgisse un jour, créant de nouveau guerriers-fauve. C’est pour cela qu’ils enseignèrent à leurs enfants et petits-enfants, qui ne devraient les enseigner qu’au cercle restreint qui serait mis au courant des origines du village, comment reconnaitre les prémices d’un éveil au Wòd et les rites nécessaires pour le neutraliser…
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Lun 2 Mai - 22:09
En entendant cela, Wulf ouvrit grand les yeux. Il existait un rituel pour permettre de prévenir ce genre de crise ? Et cela était enseigné dans le village depuis des siècles ? il se permis d’interrompre le géant pour lui poser la question qui lui brûlait les lèvres.
 
Qu’elle est ce rituel ? Peut-il encore m’empêcher de mettre en danger la vie des autres serviteurs d’Odin ?
 
Au moment même où il posa la question, le géant disparut pour laisser la place à l’homme couvert de tatouages.
 
Pour ce rituel, les anciens du village emmenaient le sujet dans cette grotte. Le but de ce rituel était de mettre le sujet en état de transe pour lui faire affronter sa bête avant qu’elle ne devienne trop forte, parfois, ils invoquaient l’un d’entre nous pour l’aider dans le combat. Mais même si le rituel était un succès, elle ne garantissait pas qu’aucune crise ne fera son apparition, et s’il perdait… la bête prenait l’ascendant et les anciens se trouvaient contraint de le faire disparaitre.
 
Ainsi donc, c’était cela les rites secrets qu’une partie des adultes du village pratiquaient dans cette caverne quand il était plus jeune, ça et probablement entretenir en secret l’héritage de leur communauté. Des images fugaces des rituels pratiqué dans la caverne lui apparurent. Il pouvait voir Leif, Helga, Björn ainsi que plusieurs autres membres de son village (et également certains qu’il ne connaissait pas) étaient présents. Son interlocuteur laissa Wulf assimiler ce qu’il voyait avant de reprendre sur un ton plus grave.
 
Dans ton cas, ta bête intérieure était de toute façon trop forte pour que le rituel ait une chance de fonctionner. Autre chose, résister aux pulsions du Wòd finit immanquablement par conduire à la folie, et c’est le même destin qui t’attend si tu continues. Il n’existe que deux méthodes pour vivre avec le Wòd. La première est de la laisser s’exprimer librement, d’accepter ta part bestiale, à défaut de contrôler tes pulsions tu pourras vivre en relative harmonie avec et gardera même dans ta rage un certain contrôle de tes actions aux combats, mais tu resteras un danger potentiel. L’autre est d’arriver à totalement soumettre ton côté bestial, le réduire à néant ce qui permettra de contrôler ta rage à volonté et ce sans intervention divine.
 
Cette dernière phrase rappela à Wulf son combat contre Jormmungändr. Il s’agissait du seul moment où il avait pu contrôler parfaitement sa fureur, la présence d’Odin, l’être à l’origine des guerriers-fauves, lui avait permis une certaine discipline l’empêchant de charger son adversaire sans réfléchir et, à défaut de reconnaître ses ennemis de ses amis, à concentrer sa fureur sur un adversaire bien précis à la fois. Et lorsqu’il eut Balmung entre les mains, il avait été capable de parfaitement contrôler sa fureur tout en bénéficiant de la puissance de cette dernière.
 
Le problème est que réduire à néant ta part bestial est quelque chose de comparable à t’amputer d’un membre. La partie fauve fait partie de nous et l’ôter reviens à faire disparaître une partie de ce que nous sommes. Les rares individus à être parvenu à cet exploit sont devenus des individus inhumains, incapable de ressentir la moindre émotion, voyant l’univers de manière froide et cynique, ils ne sont plus que des armes attendant d’être utilisés.
 

Les espoirs de Wulf en une solution à son « léger problème caractériel » s’envolèrent à cette annonce, il n’était pas sûr de laquelle des deux solutions était le moindre mal. Les images qui défilaient devant lui s’étaient évanouis d’elle-même, devant lui se dressait seulement Uller et le berserker avec sa peau d’ours de part et d’autre de l’armure.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Mer 11 Mai - 21:58
Le regard de Wulf était attiré par l’armure, il pouvait sentir une énergie émaner de celle-ci. La rune de Hrungnir dégageait une force primitive, alors que l’armure qui lui faisait face avait un aura de sauvagerie bestial à peine contenue. Wulf détailla l’apparence de l’armure, elle ressemblait à une sorte d’homme-loup dressé sur ses pattes arrières, toutes griffes dehors, le visage grimaçant, montrant les crocs. Il avait l’impression de voir une lueur scintiller dans l’espace qui correspondait aux yeux de la créature. Toute la surface de l’armure était faite d’un métal sombre, dont les différentes plaques la composant semblaient reproduire une sorte de fourrure. Wulf avança de quelques pas pour mieux l’examiner.
 
Malgré la pénombre, il arrivait à voir son reflet se réfléchir dans la cuirasse et il vit qu’il avait relativement changé depuis la dernière fois qu’il s’était regardé. Il arborait une barbe de plusieurs jours, sa carrure s’était légèrement renforcé, il lui semblait même avoir grandis de plusieurs centimètres. En passant sa langue sur sa dentition, il avait l’impression que ses canines avaient légèrement grandit, il s’en était déjà fait la réflexion auparavant mais c’était seulement maintenant qu’il se rendait compte à quel point, s’était presque devenu des crocs maintenant. Il observa rapidement ses doigts, s’attendant presque à y trouver des griffes, mais ce ne fut pas le cas… quoique.
 
Qu’elle est donc cette armure ?
Il s’agit de celle de l’Ulfark, ce ne serait guère étonnant que tu n’en ai jamais entendu parler, je crois que j’en ai été le dernier porteur.
-Dans le temps, le porteur de cette protection était celui qui menait les guerriers-fauves à la guerre quand Odin ne le faisait pas lui-même… à peu de chose près on pouvait le considérer comme une sorte d’Alpha.
Dans le cas d’Uller, il avait pleinement embrassé sa fonction de nous mener à la guerre, jusqu’à ce que le Père de Tout lui ordonne de se retirer du monde, comme il l’a fait à chacun d’entre nous.
 
Du coin de l’œil, Wulf pouvait voir Uller s’assombrir à l’évocation de cette histoire en fait, ça allait encore plus loin, une véritable fureur couvait en lui. Il perçut également l’armure littéralement vibrer comme sous l’influence de la colère contenue de Uller, signe du lien entre eux. Pendant ce temps, le berserker qui causait continua son récit.
 
Je peux t’assurer qu’il a failli décider de se rebeller lui aussi, et dans ce cas-là nos frères auraient eu un leader pour les guider, mais il a finalement décidé de respecter son serment et à trouver un coin tranquille pour tous ceux qui avaient décidé d’obéir. Une fois tout le monde installé… et bien…  disons qu’il s’est bien rendu compte qu’il n’arriverait pas à changer sa nature et donc agit en conséquence.
- À savoir ?
J’ai abandonné cette armure avant d’aller enchainer les combats jusqu’à trouver celui qui mettrait fin à mes jours.
Voilà, j’aurais pas mieux dit.
 
Juste après avoir parlé le Berserk disparut à son tour, non sans un dernier salut, laissant Wulf seul avec Uller qui le jaugeait.
 
Bien qu’elle aurait pu être portée par n’importe quel éveillé, l’armure de l’Ulfark a été trop imprégné par la fureur du cosmos de ses différents porteurs pour accepter d’être porté par un individu qui ne serait pas sensible au Wòd, ou en tout cas elle ferait tout pour le faire sombrer dans la rage.
Pendant des siècles, cette armure n’a plus été utilisé, ce n’est que récemment que quelque chose ou quelqu’un a réveillé son pouvoir et l’a envoyé chercher un porteur. En l’occurrence, cela est tombé sur toi.
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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur

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Mar 17 Mai - 23:35
- Il n’y a plus beaucoup de guerrier-fauve en activité, et encore moins qui puissent être considéré comme potentiellement digne de porter une armure, à fortiori une aussi puissante que celle-ci. Le choix s’est donc porté sur toi, mais il fallait malgré tout vérifier si tu en étais digne.
 
-  D’ailleur je me pose une question, pourquoi lors de l’épreuve mon adversaire avait l’apparence de mon père ?
 
Qui sait ? Le sang de ta lignée est particulièrement fort. Ton père était également un guerrier-fauve et même le rituel qui vous avait été enseigné n’y a rien changé. Comme toi, il a lutté pour garder le contrôle aussi longtemps que possible, cédant de plus en plus à ses instincts bestiaux. Il fut assez lucide pour prendre conscience de son état à temps, c’est pour ça qu’il est parti, suivre le même chemin que moi. Peut-être est-ce pour ce sacrifice et son lien avec toi que l’armure la choisis pour ton épreuve.
 
 
Wulf ferma les yeux, il ne s’était jamais attendu à revoir un jour le visage de son père, et encore moins de le reconnaître. À présent, il avait la confirmation que son père était bien mort et il connaissait les raisons de son départ, ce n’était ni une forme d’abandon ni une disparition à la chasse comme il l’avait toujours cru. Il regarda silencieusement pendant de longues secondes son interlocuteur, et ne put s’empêcher de remarquer quelques similitudes entre le visage d’Uller et celui de son père, particulièrement maintenant qu’il avait pu revoir son visage. Ils avaient le même regard de bête féroce.
 
Wulf, il est maintenant temps que tu prennes possession de cette armure, qu’à nouveau l’Ulfark puisse abattre son courroux sur les ennemis des royaumes du nord.
 
Hésitant, Wulf tendit la main en direction de l’armure. Plus il la contemplait, plus il se demandait s’il ne se damnerait pas en prenant possession de cette armure dont l’aura surpassait la sienne en terme d’agressivité. Devenir l’Ulfark ne libérerait-il pas la bête en lui de manière à lui laisser le contrôle. Mais d’un autre côté, il se sentait appelé par l’armure, il avait la sensation de devoir porter sur lui cet héritage. Finalement, une impulsion lui fit achever son geste. Il sentit une énergie incroyable s’emparer de lui alors que l’armure le recouvrait. La forme d’Uller disparut en poussant un hurlement de loup. La sensation que Wulf ressentait lui était familière, cette force, ces pulsions sanguinaires, ils les avaient déjà ressentis, lors de son premier contact avec la rune de Hrungnir, lors de sa première expérience de la Fureur Berserk, mais cette fois, il ressentait aussi une sensation de froid, telle le blizzard qui soufflait sur sa terre natale. Il poussa un hurlement à son tour et sa vision se troubla.
 

Wulf ressorti de la grotte vêtu de sa nouvelle armure, cette dernière lui donnait un air terrible, dissimulant intégralement ses traits, remplacé par ceux de l’Ulfark, l’avatar du Wód lui-même. Il sentait ce dernier couvé en lui, sur le point d’exploser, mais pourtant il gardait toujours le contrôle de ses actes, il restait conscient de son environnement. En quelques bonds, Wulf atteint une corniche qui lui permis de dominer les ruines de son village qu’il fixa longuement, se remémorant ce qu’il avait appris sur son histoire. Puis, émettant un grondement, il fit exploser son cosmos et s’envola en direction des terres.

l'héritage des guerriers-fauves