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DakenProtecteur de Scylla
Protecteur de Scylla

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Mer 6 Avr - 12:24
J'avais été de garde toute la nuit. Les appels c'étaient succédés et Matt et moi commencions à compter les minutes avant de pouvoir rentrer chez nous. Encore quelques efforts et voilà enfin l'heure de rentrer au poste. Mais comme les choses ne se passe jamais comme prévu, la radio de la voiture de se mit à grésiller un court instant avant qu’une voix féminine ne résonne dans l'habitacle.
Karen, la voix de toutes les voitures de patrouilles du secteur, la standardiste du commissariat, notre contact de la nuit, nous lançait un appel.

Les gars ?! On à un appel dans votre secteur. Une femme entend des hurlements dans l'appartement voisin du sien. Vous pouvez allez jetez un œil ?

Matt leva les yeux au ciel en et regarda sa montre en jurant à demi mots.

Non... Un court silence suivit

Oh Karen t'abuse là, on allait rentrer... La nuit à déjà été bien chargé, personne d'autre dans le coin pour s'en charger ?

Passif jusque là, je commençais à bouger. Je gardais le volant d'une main et ne quittait pas la route des yeux alors que j'arrachais la radio des mains de mon coéquipier.

Qu'est-ce qui t'arrive Matt ? Tu as perdu ton sens de l'aventure ? Je souriais...

Roger Karen. Voiture 22, on s'en charge, terminé.

Sans prononcer un mot, Matt me maudissait tandis que la voix dématérialisée de la jeune femme nous donnait une adresse. En 5 minutes nous étions sur les lieux. La voisine qui avait appelé le standard nous attendait en bas de l'immeuble et nous fit entrer en nous indiquant l'appartement incriminé.

Tout les deux, nous montions les 3 étages rapidement, laissant la voisine dans le hall. Arrivé devant la porte, une forte voix masculine, visiblement éméché, semblait hurler sur quelqu'un. Trois coups sur la porte et des sommations plus tard, des pas lourd résonnèrent dans le couloir derrière.

Un homme d'environ 45ans, forte corpulence et quelques muscles nous ouvrit en marmonnant. On ne pouvait distinguer que la moitié de son visage par la porte entre ouverte. Matt prit la parole.

Vous allez bien Monsieur ? C'est la police de Sydney. On nous à signalé des bruit suspect venant de chez vous. Peut-on connaître votre nom?

Wagner. Kurt Wagner.. L'homme répondit évasivement en levant les mains. Il tenait encore une bière à moitié vide. Je commençais à sentir que quelque chose n'allait pas. Je forçais le passage en le poussant légèrement.

Xénotoque et autres poissons exotique nageaient dans un grand aquarium posé sur un meuble en chêne assez classe. L’ensemble des lieux semblait assez riche et entretenu. Personnes n’aurai dit qu’un ivrogne vivait dans cet appartement. Je continuais de marcher pour traverser la pièce.

Y avait-il quelqu’un d’autre ici ou ce malade délirait-il seul chez lui ? J'avançais rapidement dans le couloir en entendant le propriétaire protester. Matt me suivait de prêt. J'arrivais dans le salon pour y trouver un gamin sur le canapé. Les coudes sur les genoux, son visage enfoncé dans ses mains. Pas besoin de sens surhumains pour l'entendre sangloter.

Zen. Il fallait que je m'efforce de rester zen...Tout va bien petit ?

Ah lui ? Oui, bien sûr qu'il va bien... c'est juste qu'il m'à pas écouter... J'lui avais dit de rentrer avant la nuit et ce petit n'en à fait qu'à sa tête...c'était juste une gifle pour la apprendre la ponctualité...

Bientôt je me rends compte que tout l'appart empeste l'alcool et le vomi de la veille. Une bouteille de whisky vide gît sur la table basse et je sens mon poing se serrer bien malgré moi pendant que je l'écoute justifier ses actes.

C'est quand même pas ma faute s'il se met à chialer comme une fille dés qu'il est un peu bousculer...

Dans mon souvenir, je ne suis même pas sûr d'avoir été conscient de faire ça... en fait si... je n’aurais pas dû mais j'en ai eu envie. Mon poing resta serré et je fis volte face à une vitesse dont je ne me serrais jamais cru capable. Mes phalanges allèrent s'écraser sur le visage du père violent derrière moi. Je sentis ses os craquer sous mon coup... à moins que se soit mes propres os...

Evidement surprit, il alla s'écraser au sol, la mâchoire en sang. Son regard d'incompréhension me montra qu'il avait quasiment décuvé en tombant.
Fixant ses yeux d'un air des plus sévères, je me tenais prêt à la riposte. Mais il se contenta de rester assis par terre.

Grognant plus que parlant, la mâchoire encore serré par la colère et ma main me faisant mal, je me pliais légèrement en deux pour approcher mon visage du sien. Mon regard toujours vissé dans le sien, j'écartais les doigts et plaçais ma main à coté de sa tête.

Hé bah quoi ? C’est juste une gifle...

Insiste pas Logan... La voix de Matt se faisait calme mais ferme.

Fiche lui la paix !!!!

J'aurais aimé que cette injonction vienne de Matt mais la voix à peine muée et tremblante venait du canapé.

T-Touche pas à mon père...

On vient t'aider petit, il t'a frappé, la loi l'interdit...on va l'emmener pour que ça n'arrive plus et....

C'est ça. Et mon père sera arrêté, je serai placé dans un foyer ? Papa s'occupe de moi, il va travailler tout les jours et quand il rentre il me fait à manger et m'aide à faire mes devoirs et il...

Il te frappe et boit... Mon ton était glacial, plus que ce que j'aurais voulu.

Il à juste... des problèmes...vous ne pouvez pas comprendre...

J'entends la brute se relever. J'ai envi de lui en remettre une dés qu'il ouvre la bouche.

Ecoutez, je suis pas un mauvais bougre. C'est vrai que j'ai bu et que j'ai un peu dérapé. Mais ça n'a jamais été plus loin qu'une paire de claque.

V-Vous devriez partir...

Matt me tira par le bras pour m'emmener hors de l'appartement. Le gamin ne porterait pas plainte et la voisine qui nous avait appelé non plus par peur de représailles. De colère je donnais un violent coup de poing dans le mur du couloir, ce qui ne défoula pas la colère qui grandissait en moi mais rappela à mon corps que la brique est plus solide que mes os...

On pouvait enfin retourner au poste et faire notre rapport sur cette histoire. Je ne disais pas un mot au chef et laissait mon coéquipier parler. Je ne suis pas un menteur et j'assume mes actes, je lui avais donc demandé de dire la vérité. La nuit avait été fatigante et le chef décidera de mon sort le lendemain. Il nous renvoya chez nous jusqu'à notre prochaine garde.

*Demain est un autre jour...* pensais-je

Si seulement ça avait pu être vrai, mais les choses ne se passent jamais comme prévu.




hrp:
 
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Lun 30 Mai - 19:10
Après un conseil de discipline bien trop vite expédié à mon gout, et malgré le témoignage de Matt en ma faveur, ils avaient décidé de ma mise à pieds. Voilà ce qu'on m'avait infligé. Quelques jours à la maison à ne rien faire d'autre que tourner en rond dans mon appartement, à regarder les conneries habituelles que me crachait la télé. En échange de cette punition, le père du petit ne porterai pas plainte... Ca et le fait que je ne doive plus m'approcher de leur lieu d'habitation. Les jours s'enchainaient se ressemblant tous beaucoup trop pour que je me rende compte que seulement cinq jour étaient passés et qu'il m'en restait encore deux avant de pouvoir me représenter au poste. le plus long Week End de ma vie.

Bien que j'ai pu réintégrer ma place, on ne m'envoyait pas tout de suite en patrouille et on ne me confia aucune enquête tout de suite. Une sorte d'avertissement que je n'avais aucun controle sur les évenements et qu'ils pouvaient encore m'en faire baver. Il me fallu attendre encore quatres jours avant que Matt ne vienne me trouver avec un dossier dans les mains. Son sourir me fit du bien et sa présence aussi.

Comme pour voir ma réaction, il laissa tomber le dossier sur mon bureau faisant ainsi un maximum de bruit, le son du choc faisant relever la tête de tout les collègues alentours. Même avec tout ces yeux rivé sur nous, Matt ne me lacha pas du regard se contentant de sourir bêtement. Alors que j'attendais que tout le monde nous lâche un peu, mon équipié fini par parler.

"Devine un peu qui par en ballade ? Il laissa planner quelques secondes, comme s'il voulait vraiment que je lui réponde. Toi mon pote !! On te confie une mission, bon d'accord rien de bien important et à mon avis c'est surtout pour t'emmerder et t'éloigner un peu du poste, mais je pense qu'après on te laissera tranquille."

Encore sûr que plusieurs regard se posait sur nous, je saisi le dossier et l'ouvrit pour m'enquérir de son contenu. Il était assez léger, ne contenant que peu de feuilles et avant que je commence à lire je ne pu me fixer que sur les photo du dossier et des coupures de journeaux que Matt continua son speech.

"Fais vite, la mère du suspect t'attend là-bas. Bon c'est sûr que ce n'est pas habituel comme méthode, l'affaire semblait entendu et le mec devrais passer en procès rapidement, mais sa mère est une ami du capitaine et il à décidé de t'envoyer pour une sorte de contre-enquète ou je ne sais quoi... bref si il est coupable tu le prouve à sa mère et si il est innocent bah...trouve le coupable. Et pis tu sais ce qu'on dit...: L'hornitorinque à pondu un oeuf...enfin tu vois quoi ?... bon OK tout le monde ne dit pas ça mais c'est ce qu'on dit chez moi, tu sais quand une situation semble improbable et qu'il n'y à qu'une personne qui crois à sa véracité... on imagine juste la tête du scientifique qui est rentrer avec cette affirmation: l'ornithorinque à pondu un oeuf. Là pour le coups y'à que la mère de ce type qui croit à son innocence...Bref, bonne chance mec."

Gardant mes yeux sur le dossier, je l'entendis fouiller dans sa poche, faisant s'entrechoquer quelques pièces de monnaie. Il en tira une qu'il laissa tomber sur le bureau, une pièce de 20 cents. Sur la face de la pièce était représenté l'animal inclassable dont on dit qu'il est la preuve du sens de l'humour de Dieu. Je ne le vis partir que du coin de l'oeil. Le crime était affreux et l'affaire hautement médiatique. Je me souviens de l'avoir vu aux infos pendant mon arret forcé. Un gamin sauvagement assassiné et mutilé par une secte d'ados sataniques pratiquant la magie noir et sacrifiant des animeaux. Certains affirmaient même devant les caméras qu'ils buvaient du sang humains.

Heureusement que j'ai le coeur bien accroché, les photo du pauvre gosse sont inssuportable. Je continu de feuilleter le dossier et j'y trouve une adresse et un billet d'avion: Redemption Valley. Je dois partir demain matin. Je décide de rentrer chez moi pour préparer le voyage, de toutes façons c'est pas comme si j'avais quelques choses de plus important à faire.

Il ne me faut pas longtemps pour finir de boucler ma valise et me preparer à partir. Je mange peu, je n'ai pas faim. Je me couche tôt mais je ne trouve pas le sommeil facilement encore hanté par les photos du meutre. Je me demande ce que je vais trouver en arrivant là-bas et à quoi peu bien ressembler ce groupe d'ados "sataniste".

*************************************************************************

J'ai mal dormi et le réveil est difficile mais je me force à me lever. Douche, café et me voilà parti. Je pose la tasse dans l'évier et passe la porte sans me retourner. Un taxi m'attend en bas et me conduit à l'aéroport. Les formalités et l'attente passée, l'avion décole et le vol commence. La distance séparant Sydney de Redemption n'est pas énorme et il suffit de deux heures pour que nous arivions. Je récupère mes bagages et me dirige vers la sortie. La mère de l'accusé m'attend près d'un taxi, les yeux baissés sur le bitume. Je m'approche d'elle et l'interpèlle pour ne pas lui faire peur.

Katherine Flood ?

La femme lève doucement la tête vers moi. Je la détail un instant. Elle est forte, très forte. Une masse lourde et gauche. Elle à le souffle court et elle transpire abondament. L'odeur de son déodorant bon marché me parvient, poussé par le vent, alors que je suis à quelques mètres d'elle.

Monsieur Castle ?

Non sans mal, elle s'avance vers moi pour me serrer la main. Nous montons dans le taxi et la femme indique notre destination au chauffeur. L'homme d'un certain age, cheuveux gris sous sa casquette et moustache ébouriffé se met en route et reste silencieux un moment. Katherine me donne plus de détails sur son fils, à voix basse, ce que je ne comprend pas sur le coups. NOus roulons une vingtaine de minutes et quand le silence commence à se faire trop long, notre chauffeur ouvre la bouche.

Oh, vous allez à Redemption ? C'est horrible ce qui s'est passé là-bas. Ma soeur habite Redemption. Elle connaissait le fils Flood, tout le monde savait qu'il finirait mal. C'est dans... ses gènes.

Pardon mais.... la femme attrape le bras que je tendais vers le chauffeur pour lui dire de se calmer. Il ne savait visiblement pas qui il transportait.

Qu'il continue, laissez le parler. Elle me lache et baisse la tête, s'appretant à écouter les insultes auxquelles elle semblait s'être habituer. Elle voulait sûrement que je vois l'ambiance actuelle.

Redemption est une petite ville, et je peux vous assurer une chose, c'est que ce gus ne vas pas s'en tirer comme ça. D'ici deux mois il sera dans le couloir de la mort. Si ça tenait qu'à moi, je laisserai ce fils de ... Pardon, Madame. Je laisserai ce fumier seul dans une pièce avec la famille de ce pauvre gosse, le temps qu'elle lui rende la monnaie de sa pièce.

Sur la route, nous arrivons à Redemption Valley. Une petite ville de campagne banale avec ses magasins d'armes, ses banques... Nous passons aussi devant une église dont le panneau indicatif à été tagué our y inscrire" Eglise des Damnés".

Tenez regardé ça, Flood à changé cet endroit en église de Satan. Il vivait la dedans avec sa trainée et son frère à elle. Le pire c'est que c'est le père de Flood qui à bâti cette chapelle de ses propres mains, il était prêtre vous savez. Les gens venait de loin pour l'écouter precher. Puis on à su pour son fils. Pas pour ce crime, déja bien avant ça... Mauvais de naissance je vous dit.

Un court silence s'installe àprès ce monologue très instructif de l'abruti qui nous conduisait. Katherine soupire, je peux voir une larme couler sur sa joue mais je ne lui fais pas remarquer. La voiture roule encore quelques minutes avant que la femme assise à mes cotés ne lui indique de tourner à la prochaine. L'homme s'éxécute et je le vois avoir un léger sursaut.

Vous... vous habitez ici ? Mais alors vous êtes...?

Wahou ! j'aurais adoré avoir eut le réflexe de sortir mon téléphone pour immortaliser ce moment. Le chauffeur répétait ces mots comme un hoquet dont il ne pouvait se débarasser quand il comprit qu'il s'adressait à la mère du "fumier". Madame flood ne dit rien de plus pour le moment. Elle m'avait prévenue du climat actuel mais elle voulait sûrement que je le découvre de mes yeux en laissant parler cet imbécile.

Xénophile n'était pas non plus l'adjectif qui qualifiait le mieux les habitant de Redemption. Et si il traitait un membre de leur communauté, je ne pouvais qu'imaginer l'acceuil qu'il réserverai à un membre de la police venu essayer d'innocenter le coupable présumé d'un crime si affreux. La voiture s'arrêta et nous sortions du taxi. Elle paya la course sans dire un mot et le vieux au volant lui rendit la politesse. Je ne vis pas la somme versé mais je suis sûr qu'il n'y avait pas de pourboir.

Y avait-il un sentiment pire que celui de se sentir rejetter par tout le monde ? Nous remontions l'allée qui séparait la route de la maison. Un grand jardin tapissé d'un gazon bien vert et entretenu, ceinturé d'une jolie cloture en bois blanc dont le charme venait de sa peinture écaillée et usée. Je n'osait pas prendre la parole, laissant la femme me guider jusqu'à la grande bâtisse à deux étages et balcons. Alors que nous montions les quatres marches qui nous emmenaient sur le porche, on pu voir les inscritions et les taches faites vraisemblalement avec du sang de porc ou d'un autre animal de ferme... du moins je l'espèrais. "Va croupir en Enfer Joel Flood"... tout un programme... Nous regardions silencieusement les mots peints sur le bois quand la serrure s'activa de l'autre coté de la porte.

"Z'êtes rentré Katrerine ? J'avais peur que ces voyous reviennent." La femme qui ouvrit la porte semblait un peu agé ou fatigué par des années de travail dur. Visiblement une femme de ménage. Elle me regarda un instant, m'observant de la tête au pied. C'est l'policier qui va nous aider ?

Madame Flood me précéda dans la maison et me presenta à la femme qui avait ouvert.

Monsieur Castle, voici madame Bowen, c'est la mère d'Adrienne et Saul, les deux amis de Joel.

Je saluais la femme en lui serrant la main.

Vous allez sortir nos enfant de prison hein ?

Je ferais de mon mieux madame Bowen.

Elle attrapa son manteau sur le porte manteau et l'enfila rapidement.

Katherine, j'ai bien peur qu'Amos ce soit encore souillé, je n'ai pas eu le temps de le changer. A bientôt monsieur Castle, nous comptons sur vous.

La porte claqua, se refermant sur la femme qui nous avait acceuillit. Madame Flood entama la monté des escaliers et m'enjoigna de la suivre.

Venez Monsieur Castle, je vais vous présenter mon mari.
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Mer 21 Sep - 11:27
Alors que nous montions les marches qui nous séparaient du premier étage, je commençais à me demander pourquoi Monsieur Flood n'était pas venu nous accueillir lui même, et pourquoi il lui fallait quelqu'un pour s'en occuper... Cette famille semblait décidément touché par un trop grand nombre de malheur.

Bien qu'il nous faille encore quelques pas pour arriver devant la première porte du palier, je commençais à sentir une odeur, qu'il aurait été difficile de décrire précisément, suinter à travers les mur pour commencer à embaumer le couloir. Madame Flood déplaça son énorme masse jusqu'à là et ouvrit le battant de bois avant d'entrer. Je la suivi sans broncher, ni même faire une remarque, dans la pièce sombre à cause des volets clos.

C'est juste après quelques secondes, quand mes yeux furent habitué au noir de la pièce, que je pus voir l'homme assis dans un fauteuil roulant. D'abord de dos je suivi la maîtresse des lieux pour finir par lui faire face. A mesure que je m'en approchai, l'odeur devenait de plus en plus précise. J'étais flic, et la seul odeur que je trouvais approchante, était la senteur âcre de la putréfaction.


Dire que tu étais un pasteur renommé... Regarde toi Amos, assis dans ta propre crasse. Elle soupira un instant, avant de reprendre.
As-tu fais tes prières ? Moi oui. Elle afficha un sourire fin, narquois, presque sadique sur son visage. Elle avait adopté un ton presque hautin quand elle s'adressait à son mari.
J'espère juste que le seigneur les exaucera cette fois.

Elle alluma la lumière et je fermais les yeux un instant, par réflexe, pour que mes pupilles s'habituent. L'homme dans le fauteuil était littéralement avachit, les bras sur les accoudoirs, la tête légèrement penché en arrière, la bouche ouverte ainsi que ses yeux. Immobile, impassible.

Faites pas attention à lui. Il ne peux pas bouger un muscle ni fermer les yeux, mais il entend tout ce qu'on lui dit. Elle versa quelques gouttes de collyre dans les yeux du légume qu'était son mari. Mais pour les toubibs, il à toute sa raison. Sauf qu'il ne peux pas communiquer.

Gardant en tête les photos du dossier et voyant dans quel milieu social le fils Flood avait grandi, je ne pouvais que comprendre pourquoi se gamin avait viré sataniste. Mais bon, laissant de coté les à priori, je me décidais à rester dans le principe : innocent tant qu'on à pas prouvé qu'il est coupable. Tout en continuant à regarder la Katherine finir les ablutions de son mari, je commençais mon enquête en lui posant quelques questions.

Habituellement, Joël passe t-il beaucoup de temps chez vous ? Je crois me souvenir que dans le dossier, il est dit que le soir du meurtre, votre fils étais ici avec Monsieur Flood ?

Il passe souvent ici oui, il reste assis pendant des heures à parler à Amos. Le soir du drame, il était là. J'étais à ma réunion de prière, quand je suis rentrer, Joël était parti.

*Je n'aurais donc aucun moyen de prouver son alibi, le pauvre Amos ne pouvant rien pour appuyer son fils.*

Katherine, je vais vous laisser pour aujourd'hui. Je vais commencer mon enquête par aller voir votre fils, peut-être que je trouverais un détail dans ce qu'il voudra bien me dire.

La femme me salut alors que je quitte la pièce. Elle me remercie d'être venu et me demande encore,une fois de faire mon maximum. J'accepte et quitte la maison pour de bon. Je marche un peu, pour arriver aux abords de la ville avant de prendre un nouveau taxi. Vu l’accueille réserver à la famille de l'accusé, je préfère ne pas envenimer la situation en demandant qu'on vienne me chercher là bas.

Malgré la fatigue dû au voyage, il est encore tôt, et je décide d'aller directement à la prison pour interroger le suspect. Le taxi me transporte jusqu'à la bâtisse et après les formalités administratives de rigeur, je peux enfin approcher le garçon. Il est seul dans sa cellule, allongé sur son lit. Il ny'a aucune fenêtre et seul l'éclairage des néons projette nos ombres sur le sol. A ma grande surprise, c'est lui qui parle le premier.


Non, j'y crois pas. Elle à réussi à vous faire venir. Elle m'a dit que vous alliez passer. Vous êtes le flic de Sydney c'est ça ?

Oui, c'est un problème pour toi ?

Pas du tout, j'm'en bats. Ca changera rien de toute façon, je suis bon pour la chaise électrique.

Qu'est ce qui te fais dire ça ? Je suis là pour t'aider. Si tu es innocent, la justice te protegera.

Regardant le gamin dans les yeux, j'essayais de déterminer sa personnalité. Il semblait plein de colère, triste, résigné, seul, dépressif. Quoi de plus normal, mais il tentait de dissimuler le tout sous des airs détachés et détendu.

Savez quoi ? Je vais vous dire à quoi elle sert la justice. Elle sert à défendre les intérêt des mec en costard comme vous contre la racaille comme moi.

Tu crois en quoi alors ?


Un credo ! Faire ce que tu veux devra être ta loi dans sa totalité. C'est de Aleister Crowley.

Voilà un bel exemple pour un garçon comme toi hein ? (pour les autres chercher sur Wikipedia ^^)

Waouh ! Vous connaissez ? Chapeau. La plupart des bouseux du coin ne savent pas qui c'est. Et oui, je crois en sa parole et je fais ce que je veux. Pour vous dire, une fois je me suis couché il était minuit dix, bonjour comment j'étais fatigué... Il ne put s’empêcher de rire à sa propre blague, bien qu'il vois que je ne réagisse pas.

Xyloglossie mis à part (et oui ça existe. Mais je defis quiconque de le réutiliser^^), tu veux dire que si tu avais envie de tuer, tu le ferais sans hésiter ? Il m'interrompu sèchement. Apparemment je l'avais fais réagir.

Y croyez vous ? Que je sois coupable ? Il laissa une seconde passer en m'observant. C'est pas vrai vous y croyez...

Zéro. C'est le nombre de preuves que nous avons pour prouver ton innocence. Tout est contre toi. Je suis là pour t'aider mais si tu ne me donne rien...

Je l’observais réfléchir un moment avant qu'il ne reprenne la parole.

Très bien, c'est pas moi. Ca vous va ? Il fixa ses yeux dans les miens. Malgré tout mes efforts, je n'aurais pas sû dire s'il mentait ou non.

Tu prends des médicaments ?

Ouais, de l'amitriptyline. D'après le medecin, je suis dépressif... Allez savoir pourquoi hein ?

Merde, le detecteur de mensonge sera donc inutile. Le rytme cardiaque chaotique du garçon rendrait les resultat inexploitable. Je devrais le croire sur parole je suppose. Je ne voyait pas d'autres questions à lui poser pour l'instant. Je decidais de partir et salua le garçon, lui souhaitant bon courage. J'allais sortir de la cellule que le gardien avait ouverte quand un homme se présenta à nous d'un pas rapide. Le souffle court il se présenta rapidement à moi.

Bonsoir, je suis Jack Olsen, l'avocat de Monsieur Flood. Vous devez être Monsieur Castle, le policier de Sydney ?

Il me serra la main. Elle était moite et manquait de force.

Nous avons un problème. Saul Bowen vient d'avouer avoir commis le crime... avec les deux autres.

Redemption