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ReinerServant de Sleipnir | Administrateur
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Sam 13 Aoû - 12:54

Over The Shadows
Les prémices d'une affaire macabre

Laissant la salle du trône derrière lui, Reiner était pensif. Allait-il se rendre en Allemagne pour enquêter ? Il n'eut pas le temps de répondre à sa propre question, que Wulf lui proposa son aide sans la moindre hésitation. Reiner sourit légèrement et tout en prenant un air plus sérieux s'adressa à son compatriote.

‘Il est vrai que je suis allemand, mais aussi loin que mes souvenirs remontent, je ne connais qu'Asgard. Depuis mes huit ans, j'ai été élevé et j'ai grandi ici. À mes yeux, l'Allemagne n'est qu'un lointain souvenir floue de mes parents aujourd'hui disparus. ”

Reiner fit soudainement une pause. En prononçant ces mots, une impression étrange avait parcouru son corps et bien que cela avait été éphémère, le jeune homme ne parvenait pas à débarrasser d'une sensation macabre qui l'avait accompagné.

“Pourtant, depuis que le seigneur Odin a évoqué le sujet, un pressentiment étrange ne me quitte plus et me pousse à ne pas ignorer cette affaire.“

La voie de Reiner se tu à nouveau avant de se faire entendre, emplie d'une certaine détermination.

“Soit qu'il en soit ainsi, j'irais tirer cette histoire au clair et ton aide est la bienvenu.”

Sans perdre de temps et en répétant le modus operandis habituelle, le guerrier divin de bêta exposa la marche à suivre à son camarade tout en préparant au mieux le voyage. Dans ses consignes Reiner avait rassuré Wulf en lui disant qu'il n'avait pas besoin de porter un costume, mais qu'il devrait tout de même s'habiller comme un occidental afin de ne pas attirer trop les regards et ce malgré sa stature et son visage peu communs.

Les deux hommes prirent ensuite l'avion jusqu'en Allemagne. Afin de se fondre le plus possible dans la masse sans trop éveiller l'attention, Reiner comme son ami avait laissé son armure derrière lui en la troquant contre un jeans, un t-shirt blanc et veste en cuire tout ce qu'il y avait de plus classique.

Après quelques longues heures de vol passé à étudier l'affaire qui les avaient amenés à quitter le royaume d'Asgard, les deux guerriers d'Odin finirent par atterrir à Munich ou un taxi les attendait pour rejoindre ville d'Augsburg. Le guerrier divin de bêta avait décidé de commencer l'enquête par le cimetière et ce afin de voir s'il pouvait trouver certains indices, mais surtout s'il pouvait éventuellement trouver la preuve que ce qui se passait ici n'avait rien de naturelle.

Se présentant à l'entrée des lieux où s'était déroulé les méfaits, Reiner tentait de synthétiser tout ce qu'il avait appris sur l'affaire en compilant différentes sources d'information tel que les articles de presses et les témoignages des policiers locaux. Il avait ainsi pu recueillir de nombreux détails parmi lesquelles il avait appris l'amnésie du gardien et son hospitalisation, mais également les noms de tous les corps disparut. Le jeune homme avait dès lors pu se renseigner tant bien que mal sur chacun d'eux.

“Bonjour, je m'appelle Reiner Wolf, je suis détective privé et je travaille pour l'une des familles qui on été victime de cet odieux méfait. Je sais que le gardien qui était présent sur le lieu des fait au moment du crime a été hospitalisé récemment, j'en déduis donc que vous êtes son remplaçant temporaire. Mon associé et moi-même souhaiterions examiner les lieux si cela ne vous dérange pas.”

Reiner s'était exprimé dans un Allemand presque parfait et tout en s'adressant au gardien, il avait déployé discrètement et de façon imperceptible pour un simple mortel son cosmos sur le cimetière afin de voir s'il ne parvenait pas à percevoir un quelconque résidu d'énergie laissé par les malfrats. Bien que le guerrier divin s'était présenté avec simplicité au gardien intérimaire, il savait que la stature de Wulf ainsi que son visage tatoué ne passeraient pas inaperçus. C'est pourquoi avant que son interlocuteur prenne conscience du potentiel danger que pouvait représenter Wulf, Reiner l'interpella mettant fin à son éventuelle réflection.

“Je sais que mon ami est quelque peux intimidant, mais ne vous inquiétez pas, il est ici pour veiller à ma sécurité. Après tout, dans ma profession il vaut mieux être prudent. Je ne vous raconte pas toutes les fois ou ma vie s'est retrouvé menacé et ou mon compagnon fut d'un grand secoure.”

Reiner alors regardait le gardien tout en affichant une expression de désillusion sur son visage.

“On vit des temps de folie en ce moment et même les morts ne sont plus à l'abri semblerait-il. Vous devriez d'ailleurs faire attention à vous, avec un poste pareil ..., dieux seul sait quel est le détraqué qui a pu commettre un tel crime.”

Reiner s'était livré à ce petit numéro de comédiens avec un naturel déconcertant. Il avait pris soin de répéter ce genre de scène de milliers de fois dans sa tête durant son vol jusqu'en Allemagne. L'allemand avait également préparé de faux papiers avant de partir. Des papiers d'identités et de fausses cartes de détective. Bien sûr, Reiner avait pris le temps d'expliquer toute cette démarche à son compatriote. Ils devaient rester discret sur leurs natures, après tout ils n'étaient pas en mission pour le royaume et c’est pourquoi Reiner avait choisi de prendre l’avion.

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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur
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Sam 13 Aoû - 17:10
Wulf n’était pas sûr d’aimer l’idée de devoir laisser en Asgard son armure et sa cape, l’une et l’autre faisaient partie de ce qu’il était et leurs absences lui donnait une impression de dénuement, mais malgré ses réticences, il avait dû se ranger aux arguments du guerrier de Bêta, ils passeraient probablement beaucoup plus inaperçu sans eux, ce qui avait son importance car ils n’agissaient pas au nom du grand royaume d’Yggdrasill.
 
Le voyage en avion vers l’Allemagne n’eut pas non plus grand-chose pour lui plaire. Il ne se sentait pas dans son milieu naturel dans les airs, surtout sans protection. Pour lui, l’homme était une créature terrestre et sa place était sur le sol, ou bien sur le pont d’un navire à la limite, mais pas dans le ciel… après tout si les dieux avaient voulu que l’homme vole, ils l’auraient doté d’ailes. Hormis ce point-là, le reste du voyage se déroula sans le moindre problème et Wulf écouta attentivement les explications de Reiner quant à la suite des opérations, leur rôle de détective privé (une sorte de chasseur de criminel s’il avait bien compris), ainsi que la nature de l’affaire qui les attendait.
 
Durant le voyage en taxis, entre deux démangeaisons dû aux vêtements plus moderne qu’il portait et auxquels il n’était pas du tout habitué, il prit le temps d’observer la ville d’Augsbourg. La première chose qui lui vint à l’esprit, la même qui lui venait chaque fois qu’il se rendait dans le sud, c’est que ça ne ressemblait décidément pas à chez lui. Néanmoins, il y remarquait de nombreux détails, surtout dans l’architecture de certains bâtiments historiques, qui lui semblaient familiers à ce qu’on pouvait voir dans certains lieux du nord. Il s’y sentait moins dépayser qu’au Cap Horn ou à Tokyo (pour ce qu’il avait pu voir dans le dernier cas).
 
Lorsqu’ils furent devant le cimetière, le lieu par lequel il semblait le plus judicieux de commencer l’enquête, Reiner se chargea de parler avec l’actuel gardien des lieux, l’informant de la raison (officiel) de leurs présences. Wulf garda le silence, observant plutôt les environs avec intérêt, inspectant du regard ce qui faisait office de « défense » pour l’intégrité des sépultures. Le mur était relativement haut, pas impossible à grimper pour de simple mortel mais quand même pas le chemin le plus simple. La grille de métal semblait assez lourde pour empêcher quiconque d’entrée et, à première vue, n’avait pas de traces évidentes qu’elle avait été forcée. Après, il y avait le gardien et le chien de garde. Si les le mur et la grille n’étaient en aucun cas insurmontable pour un rôdeur bien décidé à entrer, l’odorat du chien n’aurait pu être trompé, du moins pas pour de simple vandale.
 
À l’instar de Reiner, il avait également déployé légèrement son cosmos pour sonder les environs, mais lui se concentrait principalement sur les environs du cimetière, tentant de repérer d’éventuels traces du ou des intrus. À part s’ils venaient de l’intérieur du cimetière, ils avaient forcément dû rentrer par quelque part, et Wulf espérait bien trouver où.
 

Une autre question occupait l’esprit du guerrier-fauve, Reiner lui avait dit que le gardien habituel des lieux souffrait d’une sorte d’amnésie… très localisé. Mais qu’avait-il fait pendant ce laps de temps ?
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MJ GSMaitre du jeu

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Dim 14 Aoû - 11:22

Décidemment, il n’aurait pas du accepter ce job de remplacement. Depuis qu’il avait pris ses fonctions, c’était un véritable défilé au cimetière de la commune : badauds, policiers, journalistes et même ces êtres hors du commun que la plupart nomme éveillés…

La journée avait été mouvementée et le gardien remplaçant aspirait désormais à un peu de repos. Ce moment n’était visiblement pas pour tout de suite ; deux individus, des enquêteurs privés apparemment, venaient de faire leur apparition pour inspecter la scène du crime… Encore.

- « Bonjour Messieurs ! Vous êtes les personnes les moins bizarres que j’ai eu l’occasion de rencontrer aujourd’hui. Je comptais fermer les lieux le temps de mon repas, mais pour les familles, je peux bien faire patienter mon ventre. »

Le jeune homme s’esclaffa, plus pour évacuer le stress de la journée que pour animer la discussion.

- « Nan, parce que vous ne me croirez sûrement pas, mais j’ai vu des chevaliers divins ou un truc du genre tout à l’heure. J’ai bien cru que j’allais mourir, mais ils m’ont juste posé des questions sur la profanation… »

L’employé municipal soupira en resongeant à la scène. En s’écoutant parler, il en conclut que son récit aurait pu relever de la psychiatrie, pour qui n’était pas présent lors de cette improbable entrevue. Quel intérêt pouvait donc porter des êtres aux pouvoirs incommensurables à s’intéresser à un fait des plus divers ?

- « Mais je vous en prie, vous pouvez visiter le cimetière. J’espère que vous pourrez trouver quelque chose : ces salauds doivent payer !  Pour ma part, je retourne dans mon bureau. Faites-moi signe si vous avez besoin de quelque chose.»

Alors que l’intérimaire était sur le point de se rentrer, un individu, sorti de nulle part, s’approcha des deux nordiques. Pantalons et chemise bon marché, veste en cuir marron décolorée par le soleil, la trentaine bien tassée, visage rassurant et carte de presse à la main.

- « Messieurs, pardonnez mon indiscrétion mais j’ai entendu votre conversation avec le gardien. Je suis journaliste indépendant et j’enquête sur cette affaire de profanation. Vu les intérêts des familles des défunts et les miens, je pense que nous pourrions nous entraider ? Vous voulez des réparations et moi un article, qu’en pensez-vous ? »

Le reporter afficha un sourire artificiel, reflexe professionnel. Il avait perçu un schéma, il tenait le scoop...

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Dim 14 Aoû - 15:06

Over The Shadows
Les prémices d'une affaire macabre

Pour l'heure, tout se passait sous les meilleurs auspices, les deux guerriers parvient à s'attirer les bonnes faveurs du garde qui acceptait de les laisser fouiller le cimetière. Reiner se montrât d'ailleurs compatissant avec ce dernier.

“Étonnant en effet que des gens pareilles s'intéressent de la sorte à une profanation de tombes. En tout cas je vous remercie pour votre aide et je promets de faire vite afin de ne pas trop vous affamez”

Wulf et Reiner n'étaient donc pas les seuls éveiller a enquêter sur cette affaire. Le jeune homme se félicita dès lors d'avoir fait confiance à son instinct, car si d'autres chevaliers étaient mêlées à cette histoire, Asgard ne pouvait pas rester en retrait. L'affaire devait être bien plus importante que ce qu'elle paraissait être si plusieurs chevaliers les devançait déjà.

Il n'y avait donc plus une seconde à perdre et les deux hommes s'apprêtaient à se mettre en quête d'indices quand un nouveau protagoniste fut son entré. Il se disait journaliste indépendant et souhaitait coopérer avec eux afin d'écrire un article. Mais dès lors que Reiner avait acquis la certitude que cet événement n'avait rien d'anodin, il avait décidé de se méfier de toute personne qui se rapportait de près ou de loin à cette affaire.

“Bonjour, je m'appelle Reiner Wolf, mais ça vous le savez déjà si vous avez suivi toute notre conversation. Par contre de mon côté j'ignore totalement qui vous êtes et pour quel papier vous travaillez“


Au même moment Reiner sortis son moleskine et y griffonnât quelques notes avant de tendre le petit carnet à Wulf. Ècris dans une langue que seul Wulf et lui pourraient comprendre, il expliquait à son acolyte qu'il s'occupait de faire patienter le journaliste le temps qu'il puisse fouille le cimetière à la recherche du moindre indice. Il lui demandait également d'envoyer un corbeau en Asgard afin de prévenir le royaume que d'autres camps étaient impliqués dans cette histoire. De son côté, Reiner ouvrit calmement le dialogue avec son nouvel interlocuteur.

“Sachez avant tout qu'en temps normal je me refuse catégoriquement de travailler avec la presse. Tout d'abord, par respect pour la vie privée de ce ceux qui m'emploie et ensuite, parce que la discrétion est essentielle au bon déroulement de mon métier. Toutefois, il me serait possible de faire une exception dans le cadre de cette affaire. Si vous pouvez me livrer quelques informations intéressantes et que vous promettez de ne pas me citer dans votre article, je pourrais être disposé à vous renvoyer l'ascenseur. Néanmoins, sachez que je ne compte pas vous escorter tout au long de mon enquête, je ne peux me permettre de devoir veiller à votre sécurité ni même à exposer à la presse des choses qui pourraient nuire à mon employeur, il en va de ma crédibilité. ”

Reiner ferait durer les négociations avec le journaliste pendant que Wulf s'occuperait de trouver des indices. Le guerrier divin était confiant dans les capacités de pisteur de son compagnon. Comme tous les Asgardien, Wulf avait appris à traquer une proie, à pister un animal sauvage pour sa survie. Ses sens sur-développés lui permettrait de faire bien mieux que les policiers et ce même s'ils avaient nettoyé la scène du crime. Peut importe la finesse du détail, rien n'échappera à l'instinct animal du guerrier fauve. Une odeur, un parfum, un détail, une sensation, s'il restait un indice, Wulf le trouverait aussi infime soit-il.

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Dim 14 Aoû - 23:09
Le gardien du cimetière se montra des plus coopératif, cela allait considérablement simplifier les choses. Néanmoins, Wulf tiqua au moment où fut évoqué la présence d’autres éveillés. Cela semblait confirmer que cette histoire était plus qu’elle n’y paraissait. Mais qui étaient-ils ? Et quelles étaient la raison de leurs présences ?
 
Au moment où ils s’apprêtaient à entrer pour commencer leurs investigations, un nouvel intervenant fit son apparition, agitant devant lui une sorte de petit papier que Wulf supposa avoir un rôle similaire à ceux que Reiner lui avait remis pour assurer leur couverture. L’inconnu présenta ensuite ses intentions, et bien que Wulf ne soit pas sûr de savoir ce qu’il était vraiment, il comprit néanmoins le gros de ses intentions. Néanmoins, sa nature méfiante le poussa à enregistrer l’odeur de l’individu.
 
Comme avec le gardien, Reiner se chargea de parler avec le journaliste. Néanmoins, il tendit à Wulf un petit carnet sur lequel il avait écrit ses instructions en Asgardiens. En les lisant Wulf se contenta de hocher la tête pour signaler qu’il avait compris. Il profita que le journaliste soit en pleine négociation avec son camarade pour s’éclipser dans le cimetière et commencer la recherche d’indice.
 
Wulf commença d’abord par chercher un coin tranquille, et surtout à l’abris des regards. Il trouva pour finir cet endroit derrière un caveau funéraire qui le dérobait à la vue des autres personnes présente. À ce moment, il émit le sifflement caractéristique pour appeler à lui l’un des corbeau d’Asgard. Le corbac apparut à ses côtés en croassant, sa taille dominant clairement celle des volatiles locaux. Wulf commença par lui offrir quelques graines en pitance avant de lui murmurer.
 
-   Je te salue amis aux sombres ailes, j’ai besoin que tu portes mes paroles au Père de Tout. Nous enquêtons sur les phénomènes se déroulant en Allemagne, mais nous avons appris que d’autres éveillés enquêtent sur la même chose. L’affaire est peut-être plus importante que prévu.

Dès qu’il eut finis sa phrase, le corbeau battit des ailes pour signifier qu’il avait compris puis s’envola en direction du Nord. Wulf de son côté se rendit sur les tombes qui avaient été profanée. Ces dernières avaient été réparées et l’essentiel des traces semblaient avoir été effacée, mais cela ne découragea nullement le guerrier divin qui se mit à inspecter les environs à la recherche de traces. Il observa l’état du sol, non seulement autour des tombes, mais également dans les environs, à la recherche du chemin qu’avaient pu emprunter les responsables et qui n’aurait pas été effacé par ceux qui avaient remis le cimetière en état.
 
En s’agenouillant pour inspecter le sol, Wulf se concentra sur ce que ses cinq sens pouvaient percevoir, ces derniers étaient bien plus développés que ce que ne l’était usuellement ceux des mortels, cela couplé à ses talents de pisteurs, il n’eut aucun mal à repérer les traces présentes dans les environs. Même sur la pierre des dalles et des tombes il pouvait repérer voir les signes de passages, ce n’était pas plus dur que de pister le gibier sur un sol gelé, et cela arrivait souvent de là où il venait, le tout régulièrement accompagné par du blizzard. Néanmoins, l’incessant passage qui avait eu lieu en ces lieux suite à la profanation de tombes rendait la piste totalement illisible. Même les odeurs résiduelles étaient difficiles à suivre.
Wulf décida alors de faire appel à ses capacités de guerrier divin, il ferma les yeux et posa les mains sur le sol puis fit appel à son cosmos, toujours en assez petite quantité pour que ça reste discret, pour en imprégné le sol et dévoilé à ses yeux tout détails qui lui aurait échappé. Wulf prit même le risque de faire appel à sa part bestiale pour encore augmenter l’acuité de ses sens.
 
Malheureusement, cela ne lui donna pas vraiment plus d’information, la piste n’était plus assez fraîche et trop parasité pour qu’il puisse en tirer quoi que ce soit. Néanmoins, il ressentait une forme de malaise qu’il ne pouvait expliquer, son instinct lui disait que quelque chose qu’il y avait quelque chose de pas normale dans tout cela. Il ne voyait aucun lien entre les tombes saccagées, ni par leurs propriétaires ni par leurs emplacements (enfin, hormis leurs présences dans le même cimetière), même en prenant de la hauteur, l’agencement des tombes ne semblaient pas formé un quelconque symbole qui aurait pu expliquer pourquoi ce furent spécifiquement celles-ci qui furent visé.
 
Wulf avait beau retourné le problème dans tous les sens, il n’arrivait pas à trouver un semblant de piste. Grognant de frustration, il prit le chemin de la sortie pour rejoindre Reiner et lui transmettre ce qu’il avait pu voir. On pouvait lire son énervement sur son visage lorsqu’il arriva. Ne sachant pas si Reiner avait en définitive accepter de faire équipe avec l’inconnu, il préféra parler à voix basse à Reiner, et dans sa langue maternelle pour être sûr que les oreilles indiscrètes ne puissent surprendre ce qu’il disait (et de toute façon ça lui était plus facile pour communiquer).
 

Désolé frère, la piste est trop brouillée pour que je puisse en tirer quoi que ce soit. Par contre, je peux sentir qu’il s’est passé quelque chose de pas naturelle ici. 
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MJ GSMaitre du jeu

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Lun 15 Aoû - 11:18

L’homme réfléchit quelques instants suite aux paroles de l’asgardien. Il ne s’était pas trompé, ces deux là pourraient lui être utiles.

- «  Herr Wolf, Mon nom est Pieter Zimmer. Comme je viens de vous le dire, je suis un indépendant : je ne travaille par conséquent pour aucune enseigne en particulier. Mon métier, que dis-je ma vocation, exige que je sois une ombre inconnue du grand public. Je ne cherche pas la gloire, juste la vérité et un bon repas matin, midi et soir… »

Il lui semblait important de fixer un cadre permettant l’établissement d’un lien de confiance. L’affaire était trop importante pour laisser filer un potentiel soutien. Le journaliste poursuivit son discours avec ferveur :

- «  Vous ne me connaissez pas, mais sachez que je suis tantôt traité de génie, tantôt de fouille-merde, ou parfois de maître-chanteur. La vérité doit sans doute se situer au milieu… Toujours est-il qu’on me paye pour publier mes révélations ou encore pour ne pas les publier. »

L’enquêteur indépendant sortit son smartphone et afficha quelques articles choisis à l’attention de Reiner. Il pointa du doigt deux d’entre eux en particulier.

- « En guise de ma bonne foi, je vais vous révéler une information de premier ordre. Vous aurez beau retourner tout le cimetière, vous ne trouverez rien. J’ai moi-même osculté l’affaire pendant plusieurs semaines, tant les incohérences étaient grandes : aucune revendication, aucun mobile, aucune trace, aucuns souvenirs… Cette profanation est trop propre et ne correspond pas aux schémas habituels. »

L’homme plongea la main dans la poche intérieure de sa veste et but une rasade d’un liquide contenu dans une fiole en cuir ancien. Une inspiration et il continua sa tirade.

- « Une mauvaise habitude persistante, ne faites pas attention… Donc, je n’aime pas les mystères trop mystérieux ; j’ai donc écouté, surveillé et étendu ma conscience journalistique à son paroxysme. Ô stupéfaction, figurez-vous que cet incident n’est pas isolé : deux autres ont eu lieu, à deux semaines d’intervalle exactement, aux Etats-Unis et en Inde ! Et à chaque fois, le crime parfait… »

L’individu marqua une pause dans son récit pour observer les réactions de son interlocuteur. Le prendrait-il au sérieux désormais ? Avait-il réussi à accrocher son intérêt ?

- « Ceci n’est bien évidemment qu’une infime partie du dossier. Seul, je demeure limité dans mes "investigations". Vous voulez des réponses et moi un scoop : faisons-nous affaire ? »

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Lun 15 Aoû - 14:32

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Les prémices d'une affaire macabre

L'investigation suivait son cours pour les deux serviteurs d'Odin et ce malgré la venue inattendue d'un journaliste. Reiner pris soin d'écouter avec attention l'homme qui souhaitait joindre ses efforts à ceux des deux guerriers afin de résoudre cette enquête. Et bien que Reiner n'aimait pas l'idée de collaborer avec une personne qu'il ne connaissait pas, l'homme semblait en savoir davantage qu'eux sur cette affaire.

Le calcule fut rapide pour Reiner, s'il voulait avancer plus vite et ne pas se retrouver à suivre une piste froide, il aurait besoin de l'aide de l'homme. Mais avant d'accepter aveuglément l'offre du journaliste, Reiner comptait bien lui imposer ses conditions.

“Vous semblez connaître votre travail en effet et je consens à accepter votre offre, mais ce sera sous certaines conditions. ”

Reiner rassemblait les idées dans sa tête, vérifiant qu'il n'avait rien oublié avant de reprendre la parole.

“Premièrement, nous enquêtons chacun de notre côté. Cela non seulement pour les raisons déjà mentionnées auparavant, mais ça nous permettra également de couvrir plus de terrain.

Deuxièmement, dès que vous trouverez des informations susceptibles de nous aider, vous nous les transmettez sans faire aucune rétention et de mon côté, je vous livrerais toutes les informations en ma possession si cela ne nuit pas directement à la sécurité et à la vie privée de mon employeur.”


Reiner fit intentionnellement une pause dans son discoure afin de laisser planer un léger silence qui ne ferait que souligner l'inégalité du marché qu'il venait de proposer avant de reprendre la parole.

”Afin de contrebalancer, l'éventuel manque d'information que je pourrais vous livrer, je m'engage avec mon équipier à prendre tous les risques au cours de notre enquête. Entendez par cela que nous nous occuperons de toutes les tâches à risque. Cela pourrait varier de s'occuper de la négociation avec des éveillés jusqu'à s'infiltrer dans le repère des malfrats ou pire encore. Dans une affaire comme celle-ci je pense que ce n'est pas un argument à prendre à la légère. Vous pourriez concevoir ceci comme étant de l'investigation de terrain sans le risque de mourir. ”

C'est à cet instant que Wulf fit son retour signalant à Reiner qu'il avait fait choux blanc. Reiner songea dès lors que le hasard faisait visiblement bien les choses et le conforta dans son idée de faire preuve de précaution à l'égard de son interlocuteur.

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MJ GSMaitre du jeu

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Lun 15 Aoû - 18:42

Dire que le plus grand des deux détectives était peu loquace se révèlerait un doux euphémisme. Pieter ne doutait toutefois pas des capacités martiales du molosse : une force qui pourrait s’avérer utile dans un proche avenir. Avant que ce dernier ne revienne, bredouille, de son inspection, le journaliste avait écouté avec grand soin la proposition du présumé chef de l’équipe.

L’homme avait traité avec nombre d’indics, de policiers, de confrères même, et s’il avait appris une chose au cours de sa carrière, c’est que la prudence était de mise dans ce genre de deal. Beaucoup promettaient, alors que peu offraient en retour. Il avait néanmoins mis le doigt sur quelque chose d’inédit, qui pourrait le mettre à l’abri du besoin pour les décennies à venir, s’il pouvait achever son investigation…

- « J’espère que votre parole a de la valeur et que vous tiendrez vos engagements. Je prends le risque de vous faire confiance ! »

Avant de poursuivre, le reporter griffonna quelques mots sur une page de son carnet, avant de la détacher.

- « Tenez, une des clés de l’énigme se trouve dans ses trois noms : Einrich Wölfen, Karl Germer et Frieda Harris. Tous les trois font partie des victimes, décédées certes, mais ont aussi été des proches du dénommé Aleister Crowley, membre fondateur d’une société secrète : l’aube dorée ou 'Golden Dawn'… »

L’individu souffla, plongea la main dans la poche droite de sa veste et se saisit d’un paquet de cigarettes bon marché. Il alluma sa dose de mort et inspira profondément la première bouffée.

- « Une autre de mes mauvaises habitudes… Après quelques recherches, il m’est apparu que le fameux Crowley avait pas mal voyagé, contraint la plupart du temps, et aurait, selon les légendes, découvert un ouvrage interdit : le Necronomicon. Ce dernier, toujours selon les murmures populaires, renfermerait un pouvoir ancien et oublié,  issu de dieux tout aussi oubliés et innommables. Une chimère sans doute… »

L’homme marqua une pose dans son récit, observant tour à tour les deux enquêteurs. Il tira à plusieurs reprises sur sa cigarette avant de poursuivre.

- « Ou est la vérité ? Ou est le faux ? Je ne saurais le dire, mais quelqu’un se donne beaucoup de mal pour cacher ses véritables intentions et poursuivre les traces d’un pseudo-mythe. Et puis, vous conviendrez que l’apparition d’éveillés à Augsburg pousse à la réflexion. A ce propos, selon un témoin oculaire, l’un d’eux porterait une armure rose…»

Il en avait assez dit pour l’instant. Il conclurait toutefois par une piste, celle qu’il ne pouvait suivre faute de moyens.

- « Le plus beau dans cette histoire est que la personne précitée enterrée dans ce cimetière a une petite fille. Cette dernière, bien qu’ayant changé de nom, possède une boutique dite « ésotérique » ou « occulte » à Augsburg même : « la Croisée des chemins ». Figurez-vous que la boutique est fermée pour quelques jours : une urgence familiale apparemment. Etrange coïncidence… Plusieurs recoupements de sources me font toutefois penser que la dame a précipitamment réservé un vol pour l’Egypte. »

Les sources en question étaient des plus illégales, mais nul besoin d’en informer les deux compères…
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Mar 16 Aoû - 21:13

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Les prémices d'une affaire macabre

Les deux hommes avaient réussis à trouver un accord qui contenterait les deux partis. Sans perdre plus de temps, le journaliste livra ses informations, inaugurant de la sorte leur toute nouvelle collaboration. Reiner écoutât l'homme avec attention, le bougre n'avait pas menti, il connaissait en effet des informations qui seraient d'une grande aide aux deux chevaliers. Tandis que jusqu'à présent Reiner et Wulf ne disposaient d'aucun indice tangible, chaque information que livrait le journaliste était déterminante. Crowley, la Golden Down, Le necronomicon, … Les deux guerriers avaient enfin des pistes bien réelles sur lesquelles mener leur enquête.

Finalement, l'homme fit une pause et Reiner en profita pour s'allumer une cigarette. Il avait judicieusement placé un briquet dans son étui à cigarette pour ne pas oublier de l'allumer comme le ferait homme ordinaire et non à l'aide de son cosmos ardent. Le jeune homme tira une bouffé profonde qui amenait cette sensation de chaleur intense au creux de ses poumons. Reiner ne fumait pas pour le tabac ou la nicotine, mais bien pour cette sensation qui l'apaisait.

“Vous semblez attendre une réaction de ma part, mais sachez que dans mon métier j'en ai déjà vus pas mal et ce malgré mon jeune âge. Depuis, avec mon collègue nous avons appris à juger une information seulement à partir du moment ou nous en connaissons tous les tenants et aboutissants et que nous avons pus en vérifier les faits. Par conséquent, ne le prenez pas personnellement si malgré le contenu unique de vos informations vous ne nous voyez pas nous mettre dans tous nos états.”

Reiner justifiait ainsi son manque flagrant d'étonnement à l'audition des informations livrées par le journaliste. Après tout rien ne pouvait sembler impossible aux yeux d'un éveillez, alors autant faire passer cela pour une marque de professionnalisme.

L'acolyte de fortune des deux guerriers repris la parole pour livrer des informations importantes sur l'un des éveillés, mais également sur une nouvelle piste qu'il pourrait suivre avec Wulf.

“ Je vous remercie pour ses révélations, elles nous seront d'une aide précieuse. Ne vous inquiétez pas pour votre article, je tiens toujours mes promesses et celle-ci ne fera pas exception à la règle”

Reiner sortitsortit alors son smartphone et échangea son numéro de téléphone avec le journaliste.

“Ainsi vous serez en mesure de me contacter en cas de besoin et je pourrais directement vous transmettre les informations que nous trouverons en cours de route.”


Le guerrier divin pris ensuite congé du journaliste et fit signe au gardien du cimetière qu'il partait. Accompagné de Wulf, le guerrier divin de bêta appela un taxi. Leure prochaine destination était déjà connues, “La Croisée des chemins”.

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Dim 21 Aoû - 14:09
En définitive, il semblait qu’une sorte d’accord avait été trouvé entre les deux nordiques et le journaliste. Ce dernier décida alors de révéler de nombreuses informations fortes utiles quant à l’identité des victimes de la profanation ainsi que le lien qui les unissait, un certain Crowley. Toujours d’après les dires du journaliste, Crowley serait le fondateur d’une société secrète, du nom de l’Aube Dorée, et aurait découvert le Necronomicon. Wulf ignorait ce qu’était exactement ce… Necronomicon… mais cela ne lui disait vraiment rien qui vaille… d’ailleurs quand quelque chose possédait le mot « Necro » dans son appellation, ce n’était jamais bon signe.
 
Alors que Reiner répondait à Herr Ziemmer, Wulf réfléchit à la situation dans laquelle ils se trouvaient. Malgré que leur interlocuteur eût montré son utilité en leur offrant une piste solide, Wulf n’appréciait pas le fait qu’ils soient liés par serment avec un… fouille-merde comme leur interlocuteur s’était lui-même décrit. À présent, les deux Asgardiens se verraient obligé de partager ce qu’ils découvraient avec un homme et il n’avait aucune idée de ce que ce Ziemmer ferait de ces infos.
 
Néanmoins, malgré cette piste qui leur était offerte, le départ de la fille du dénommé Crowley qui se serait envolé pour la terre des pharaons, cela restait une très vaste zone à fouiller. Son avis était qu’il vaudrait mieux se rendre à cette boutique, « la Croisée des chemins » pour trouver de plus ample information, de plus, il serait utile qu’ils trouvent des informations permettant d’identifier leur cible, à quoi elle ressemblait, son odeur, ou même son aura si c’était possible, cela faciliterait considérablement leurs recherches sur place.
 
Par la suite, les nordiques prirent congé de leur interlocuteur et Reiner appela un taxi pour les emmener à leur prochaine destination, « la Croisée des Chemins ». Une fois installé à l’intérieur du véhicule, Wulf s’adressa à Reiner.
 
-  Peux-tu m’expliquer quel pacte nous avons passé avec ce Pieter Ziemmer ? Loin de moi l’idée de remettre en doute ton jugement de la situation mais je t’avoue ne pas être réellement à l’aise à l’idée que nous soyons liés par l’honneur à ce type dans le cadre de notre quête. Après tout, on ignore ce qu’il compte faire de ces infos qu’on devra lui livrer.
 
Il écouta ensuite la réponse de son comparse puis se recentra sur leur boulot. Il réfléchit également aux autres infos qu’ils avaient reçu.
 
- Maintenant qu’on sait qu’au moins un autre groupe d’éveillé est impliqué dans cette affaire. J’espère qu’on ne sera pas obligé de croiser leurs routes, après tout on ne pourra pas espérer le soutien des nôtres en cas de complication.
 
Le taxi fini par s’arrêter et les deux compagnons en descendirent, Wulf s’étira un peu car décidément ces véhicules n’étaient pas prévus pour les personnages de sa carrure. Ils durent un peu marcher pour arriver jusqu’à leur destination. Comme l’avait annoncé le journaliste, la boutique était fermée, une petite affiche annonçant que la propriétaire avait fermé son échoppe pour des raisons « d’urgence familiale » et ce pour une durée indéterminée.
 
Bon ça vient confirmer les dires de notre collaborateur, mais ça ne nous avance pas plus.
 
Wulf inspecta un peu le bâtiment et réfléchis quelques secondes puis plongea son regard dans la vitrine pour observer l’intérieur de la boutique. Il était sûr de pouvoir pénétrer à l’intérieur sans le moindre souci, ne serait-ce qu’en faisant sauté la serrure de la porte avec un peu de cosmos.
 

Ça n’a pas l’air bien dur de pénétrer à l’intérieur, mais je ne garantis pas qu’on sera discret.
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Sam 3 Sep - 13:52

Over The Shadows
Les prémices d'une affaire macabre

Avant d'arriver à la boutique que leur avait indiqué le journaliste, Wulf demanda à Reiner s'il avait bien fait de donner sa parole à un iconnu.

“Malheureusement, il semble que nous n'ayons pas trop le choix. Il en sait davantage sur cette affaire que nous et son aide pourrait nous être utile à l'avenir. Pour ce qui est de la promesse que je lui ai fait, je lui ai promis de ne pas lui communiquer d'information qui pourrait compromettre mon employeur, ce qui de mon point de vue sous-entendait le royaume d'Asgard. Rien de ce qui pourrait impliquer le royaume ne sera révélé, pour le reste, que ce soit lui ou un autre journaliste, la vérité finira tôt ou tard par se savoir surtout si les autres éveillés continuent à êtres aussi discret.”


Reiner fit une pause avant de répondre à la seconde intervention de son camarade.

“Si nous croisons les autres chevaliers, nous continuerons à nous faire passer pour de simples détectives, même s'il faut simuler la peur ou la crainte de leurs pouvoirs, évitons le conflit au possible et surtout de perdre notre temps avec eux. Mais si le combat devient inévitable, nous pourrons toujours appeler nos armures. ”

Par la suite, les deux guerriers d'Odin arrivèrent à la croisée des chemins. Les dires du journaliste furent confirmé par par une pancarte qui ornait la porte. Reiner ouvrit d'ailleurs cette dernière en façonnant une clé de glace à l'intérieur même de la serrure et referma à double tour la porte derrière lui. Il avait préféré cette approche plus discrète que celle proposée par son comparse. Il avait évidemment pris le temps de doser soigneusement son cosmos, pour que l'acte soit le plus discret possible et indétectable. Pour ne laisser aucune trace de leur passage, il fit fonder la clef et effaçât toute trace de son passage qu'elle soit cosmique ou non.

Les deux congénères entreprirent ensuite de fouiller la boutique et découvrirent rapidement une porte dérobée derrière une tenture. Ce genre de stratagème de dissimulation n'était pas assez élaboré pour échapper à la vigilance d'éveillés. Empruntant un escalier obscure, les deux hommes se trouvaient à présent face à une porte en pierre noire portant des symboles étranges et était surmonté par la statue d'une gargouille. Il était maintenant temps pour les deux éveillés de prendre une décision de ce qu'ils allaient faire de cette découverte.

Avant d'agir, Reiner inspectât les symboles qui ornaient la porte. Ne parvenant pas à les déchiffrer, il songea un moment à fouiller la boutique à la recherche d'un livre qui pourrait les aider. Mais la tâche serait probablement longue et fastidieuse, c'est pourquoi, avant d'entreprendre une telle tâche, le jeune homme pris une photo de la porte et des symboles avec son smart phone et les envoyât au journaliste. Non seulement il prouvait ainsi à ce dernier qu'il partageait les découvertes que Wulf et lui faisaient, mais par la même occasion profitait des éventuelles connaissances que le journaliste avait pu amasser en se penchant sur cette affaire. Si Ziemmer parvenait à déchiffrer les inscriptions qui ornaient la porte, il permettrait aux deux chevaliers de continuer leur progression.

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MJ GSMaitre du jeu

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Dim 4 Sep - 15:31

Avait-il eu raison de faire confiance aux deux détectives ? Seul le temps le lui indiquerait. Quoi qu’il en soit, les enjeux semblaient trop important pour qu’il puisse abandonner si près du but. En parlant du loup, le journaliste venait de recevoir un SMS du présumé chef de l’équipe.

Qu’est ce que… ? Bingo ! Mon vieux Pieter, on dirait bien que tu as vraiment mis le doigt sur du lourd.

Par contre, l’homme demeurait perplexe : il ne savait fichtrement pas à quoi pouvaient donc bien correspondre tous ces symboles étranges. Mais la piste de Crowley n’était finalement pas si farfelue. Un texto plus tard, il se grilla une petite clope, tout en rassemblant les pièces du puzzle déjà en sa possession. Il ne pouvait aider plus les deux compères, du moins pour l’instant.

…/…

Quelque part en Egypte :

- « Hmmm, on dirait bien que nous avons des invités mystère. Ces deux là se fondent bien mieux dans le décor que nos jeunes amis en leur temps, mais la sentinelle sait voir l’invisible… »

…/…

Dans la boutique « A la croisée des chemins » :

Alors que les deux envoyés d’Odin tentaient de comprendre les mystères de la porte d’Onyx, les joyaux ornant les yeux du gardien de pierre s’illuminèrent. Plusieurs craquements se firent entendre, puis le visage de la gargouille prit soudain vie.

- «  Bien le bonjour, chers amis ! Je suis bien désolée de ne pouvoir vous recevoir comme il se doit, avec un thé dont vous auriez pu me donner des nouvelles, mais je suis quelque peu absente pour le moment. Le temps est une denrée rare en ce moment, une denrée dont vous et moi ne disposons malheureusement pas. Si vous voulez des réponses, je vous invite à vous rendre dans le désert d’Abydos, aux coordonnées que je vais vous indiquer. »

Les formes sur la plaque noire se mirent à luire d’une lueur verte inquiétante, avant de s’animer pour formée un tout intelligible, une longitude et une latitude. Au bout de quelques secondes, le schéma se dissipa et redevint inextricable.

- « A vous de voir si vous voulez connaître le fin mot de l’histoire. Et à votre place, je ne toucherai à rien dans la pièce : rien ne pourrait vous protéger contre les défenses de mon sanctuaire… Et quand je dis rien, c’est rien, si vous voyez ce que je veux dire… »

L’instant d’après, la statue était redevenue aussi inanimée qu’à l’origine.

…/…

Toujours en Egypte :

- « Mon cher ami, je crois qu’il va nous falloir déménager rapidement. Il serait dommage que nous entrions dans la lumière… Faites les préparatifs ; et n’oubliez pas la réserve de thé ! »

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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur
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Dim 4 Sep - 22:47
Wulf s’écarta de la porte pour laisser la place à Reiner, ce dernier ayant visiblement une idée plus discrète que lui pour leurs ouvrir la porte du magasin d’ésotérisme. Pendant ce temps, il repensa à ce que son compagnon lui avait répondu concernant ses inquiétudes par rapport à la situation. Bien qu’il ne fût pas totalement sûr d’approuver un accord ou l’on jouait autant sur les mots, au moins il s’était vu rassuré quant aux implications de leur engagement envers Ziemmer. Par contre, l’implication des autres éveillés dans l’affaire continuait de l’ennuyer, surtout que leur manque de discrétion risquait d’alerter leurs proies, de plus, les directives de Reiner dans le cas où les deux nordiques rencontreraient leurs homologues ne le rassurait pas vraiment, il doutait vraiment de savoir cacher sa véritable nature.
 
Wulf suivit Reiner à l’intérieur de l’échoppe, ce dernier recelant des articles tous plus étonnant, ou incongrue les uns que les autres. La première chose qui fit réagir Wulf fut l’odeur ambiante, il avait voulu chercher une éventuelle odeur pour pouvoir identifier la propriétaire des lieux à l’avenir et son flaire animale c’était d’un coup retrouvé agressé par la forte senteur de mille encens différents, lui démolissant l’odorat.
 
Par la dextre de Tyr, rien que pour cela, elle mériterait que je la réduise en pièce.
 
Se reprenant, Wulf jura encore une fois avant d’étudier la pièce plus en détail, se couvrant quand même le nez et jurant dans sa barbe. De nombreux objets paraissait totalement insolites, surtout pour lui. Il y avait des étagères complètes de livres parlant de sujet dont Wulf ne comprenant pas un traître mot, des pendentifs dont il ignorait totalement la provenance. Wulf fut assez fasciné par les masques tribaux africains… ainsi que la collection de têtes miniaturisé qui pendait juste à côté. Si tout cela était bien beaux cela ne les avançait pas vraiment.
 
- Sérieusement Reiner, c’est quoi comme échoppe ici ?
 
Il ne fallut pas plus de quelques minutes aux deux Asgardiens pour découvrir le passage dissimulé. Ils empruntèrent l’escalier qui descendait jusqu’à une pièce assez sombre se trouvant sous « la croisée des chemins ». Wulf était presque sûr que cette salle n’avait rien à faire dans un magasin. La présence de la porte en pierre noire, surmonté d’une des gargouilles les plus laides qui avait été donné de voir au guerrier-fauve, ne faisait que renforcer cette impression. L’atmosphère générale de la pièce était réellement sinistre, il avait presque l’impression de sentir une chose exsudée de la porte, une chose plus noire que les plus sombres maléfices de Helheim.
 
Jotunnblùt !! Qu’on ne me fasse pas croire que ce truc est normal.
 
Les symboles entourant la porte ne lui disait rien du tout, ça ne ressemblait pas vraiment aux runes que l’on pouvait trouver dans les terres du Nord.
 
Je me demande ce qu’il y a derrière cette chose.
 
Wulf était sur le point de poser ses mains sur les pierres noires pour essayer d’ouvrir la porte lorsque des petits craquements l’arrêtèrent net dans son geste. Levant la tête, il vit le visage de la gargouille prendre vie et jura d’un coup.
 
JOTUNBLÚT !!!!!!!
 
Wulf bondit en arrière avant de se mettre en position pour attaquer, prêt à réagir. L’atmosphère de la salle lui tapait sur les nerfs et le rendait assez nerveux, et ses réactions s’en ressentaient. Son visage affichait à ce moment clairement la part bestiale qu’il avait en lui, son regard laissant apparaître la lueur de folie qui le caractérisait et annonciatrice d’une potentielle crise. La suite des événements, si elle ne le rassura pas, lui laissa l’occasion de reprendre tranquillement le contrôle, bien qu’il émît un grognement menaçant en réponse à la statue.
 
Cette dernière semblait leur transmettre un message, probablement de la propriétaire des lieux, les invitants à venir chercher les réponses dans le désert d’Abydos. Une lueur apparut sur le portail et indiqua aux deux guerriers divins des coordonnées, avant de disparaître et de laisser les environs retomber dans l’obscurité. Avant de reprendre sa forme initiale, la statue leur laissa un dernier avertissement, leurs enjoignant de ne rien toucher (bien que l’Asgardien ressentait une irrépressible envie de réduire cette en droit en gravât). Wulf respira un grand coup avant de se tourner vers Reiner.
 
- Abydos… il me semble qu’il s’agit d’un lieu se trouvant sur les terres des pharaons ça. Ça semble se recouper avec nos infos indiquant que la propriétaire de cette échoppe est partie là-bas. Je ne sais pas si on a encore quelque chose à voir ici frère, mais perso je ne préfère pas m’attarder en ce lieu de ténèbres.
 

Wulf commença à remonter l’escalier calmement, tentant au passage de dissimuler à grand peine son trouble. Il aurait beaucoup de mal à le reconnaître, mais cette affaire commençait à sérieusement l’effrayer. En fait, il n’avait plus senti une telle peur l’envahir depuis sa confrontation avec Jorgunmmandr, mais à présent, son effroi était plus insidieux, et son origine nettement plus mystérieuse, la rendant d’autant plus difficile à rationaliser.
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[OTS] Les prémices d'une affaire macabre