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AthenaDéesse de la Justice
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Jeu 15 Sep - 0:28
New York ! Ses immenses grattes ciel conçu plus pour la praticité que pour la beauté du paysage. La masse grouillante des passants qui ne se portaient aucune attention les uns aux autres. L’air parfumé à coup de pollution. Les quelques activités douteuses de certains dont on préférait ignorer les moindres détails.
Et surtout, la répartition inégale des richesses.
Autant de critère qui donnaient à Athena toutes les raisons du monde de détester cette ville. Et pourtant, malgré tout ça, elle était incapable de vraiment haïr cet endroit qui l’avait vu naître et grandir. Du moins, jusqu’à ce qu’elle soit envoyée en Italie pour s’entrainer afin de rejoindre les Saints. C’était ici que se trouvaient la plupart des souvenirs que la jeune femme conservait de sa défunte mère. Alors, comme elle avait bouclé sa mission et qu’elle n’allait pas en revoir d’autre avant son épreuve pour devenir chevalier d’or, elle avait décidé d’y faire un saut. Histoire de se rappeler à ses bons souvenirs. De se sentir plus proche que jamais de sa mère. De lui parler un peu, même si elle ne croyait aucunement en l’après vie. Mais elle en avait besoin.

« Je suis sûre qu’elle serait fière d’apprendre que je serais bientôt chevalier d’or du capricorne ! »

Elle était assez sûre d’elle. Déjà persuadée qu’elle obtiendrait l’armure. Mais, contrairement à ce qu’on pourrait croire, elle ne ferait pas l’erreur de sous-estimer ses adversaires. De toute façon, elle aimait beaucoup trop se battre pour ne pas y aller sérieusement.

« Si tu étais encore en vie. Accepterais tu seulement que je te file un peu d’argent ? Hm… Tel que je te connais, non… Inutile de se demander de qui je tiens ma fierté et mon entêtement…

Combien de fois la New-Yorkaise avait elle refuser de s’alimenter pour s’assurer que sa fille ai de quoi se nourrir.

-Tu parles. Dans ces situations je me montrais aussi têtue que toi… Une fois qu’on a une idée en tête, impossible de nous faire changer d’avis. On pouvais rien tirer de bon de nous deux quand on était ensemble…

Elle ferma les yeux et inspira profondément. Elle hésita un instant avant de soupirer et de souffler :

-Tu me manques…

Elle revint brusquement sur terre et cligna des yeux un instant, réalisant qu’elle avait parlé à voix haute. Se sentant rougir, elle se redressa fièrement, essayant de ne rien laisser paraitre avant de reprendre sa route en direction des quartiers pauvre de la ville.
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Jeu 15 Sep - 5:15
Sa silhouette passe devant un café d'où s'exclament plusieurs client visiblement en pleine liesse. Il fait bon dehors, mais les terrasses sont boudées, malgré la fraicheur d'une soirée ayant du mal à composer avec les coups de marteaux brûlant de la journée. Dans ce café, comme dans tant d'autre, la lourdeur demeure, mais elle émane de la passion des clients, reconvertis en supporters du match de ce soir. A quelques kilomètres de la rue que traverse la new yorkaise, dans le Bronx, se dispute une rencontre amicale aux allures de finale de championnat. Les New Yankees de la côté Est contre Los Animales de la côte Ouest. Le stade est dédié au baseball et au football, mais également depuis quelques années à une nouvelle discipline, plus violente, plus légère en règles: Le Wakeball.

Avec la venue des éveillés, frapper dans une balle de cuir, courir quelques yards avant un plaquage ou réussir un tir cadré à quelques mètres, c'était bien, mais comme il est bien de voir des jeunes jouer dans un parc. Les êtres au cosmos éveillés ont vite eu envie d'entrer en compétition, eux aussi. Imaginez un sport où le dopage est naturel, divin, et permet des prouesses phénoménales. Vous regarderiez encore les programmes d'antan ? Les puristes le font toujours, mais la mode est aux disciplines de contact où les nouveaux poulains ne cherchent plus à repousser les limités humaines, mais à réduire celles qui les séparent des divinités. Le chant patriotique d'avant match n'avait plus été dédié à Dieu ni aux USA, mais à Arès, le dieu de la guerre. Pour lui le sang allait couler, pour lui la rencontre serait une bataille. Et tous les participants en avaient conscience. La plupart d'entre eux se sentent davantage gladiateurs que sportifs. Plus de morts, mais plus de gloire, la victoire d'un match de Wakeball n'a pas meilleure adrénaline, ni objet de fascination. Bien sûr, un non-éveillé pourrait participer, mais il mourrait dès les premières minutes. Ses os ne résisteraient ni aux chocs des manipulateurs de cosmos, ni à celui de la balle. Une boule de pétanque dans les dimensions, mais avec le poids d'un boule de bowling. Les joueurs prennent souvent le rôle de quilles avec ce projectile aussi compliqué à lancer qu'à intercepter. Le public lui même s'expose au danger quand une balle perdue perfore un point au hasard dans les gradins. Et dire que certains y amènent malgré tout leurs enfants. Il est vrai qu'Arès n'a jamais fait le difficile en matière de sacrifices. Et les morts ne sont pas si nombreuses, de trois à cinq selon les journaux. Heureusement, des éveillés sont payés pour couvrir la zone VIP, les victimes ne sont jamais dans le carré privilégié. Ce sont sûrement les moins fous.

Nouvelle éructation des spectateurs, comme des téléspectateurs répartis un peu partout en ville. Une fracture ? Un point marqué ? Une grosse charge qui doit bien faire mal ? Les commentaires des journalistes sur place - mais pas trop - se mêlent à ceux des amateurs qui refont la vérité et leurs pronostiques, avec une telle passion qu'on put penser que leur énergie influait réellement sur les passes du wakeball. Un nom revient souvent: Boxman.


 Boxman, la recrue de la saison qui dispute 10 matchs chez les New Yankees, même s'il n'y est pas né. Même s'il s'en fiche de New York. C'est son travail, c'est un guest qui a alimenté les journaux pour deux raisons principales. Il est un superhéros mondial accomplissant quelques exploits filmés pour alimenter son site, et il n'est pas un éveillé. Du moins, personne n'est fixé à ce sujet. Son corps accomplit des choses que seuls les éveillés parviennent à faire, mais il n'émane de lui aucun cosmos. Boxman se définit lui-même comme un simple humain, souvent avant de préciser qu'il n'existe pas de simple humain. D'où que vienne son pouvoir, il intrigue, énerve autant qu'il fascine. Les Yankees sont ravis de l'avoir un moment avec lui, les Animales supportent mal l'idée qu'un non-éveillé rivalise contre eux. Si Aspis s'était inscrit en tant que Boxman chez les californiens, les avis auraient probablement été exactement inversés.

Le voilà qui engage la nouvelle balle. Frappée à la batte, les Yankees devront activer un maximum de zones sur le terrain avant de perdre le contrôle du projectile. On ne peut pas le garder en main plus de cinq secondes, ni revenir sur une zone déjà validée avec la boule en main, il faut la faire passer à un autre. Les coups sont permis seulement dans la zone de celui qui possède le ballon, à partir du moment où il est réceptionné. Le reste, c'est buffet à volonté. Boxman observe le terrain, composer une série de signes pour offrir une stratégie secrète à son équipe, et frappe la balle sur a reprise des cris sous adrénaline de la foule.
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Jeu 15 Sep - 15:49
Alors qu’elle passait devant un café, les hurlements d’une foule en liesse attira son attention. Athena tourna la tête. Elle ne parvenait pas, de là où elle était, à voir l’écran télé, mais devinait aisément que seul un rassemblement sportif pouvait créer un tel engouement. Depuis qu’elle avait rejoint le sanctuaire, la jeune femme n’était plus très au fait des évènements sportifs, mais s’était renseignée un peu avant de venir, et pouvait donc affirmer une chose : ce n’était pas du football américain. Donc, ça ne l’intéressais pas.
En règle générale, l’américaine n’était pas une mordue des sports. Sa mère avait bien essayé de la convaincre de faire ses sports de combats, mais il y avait trop de règles pour la fillette qu’elle était à l’époque. Le seul sport qui l’avait toujours passionné était le football américain. Parce que, dans sa jeunesse, sa mère avait été joueuse dans l’équipe de son établissement scolaire. Et qu’elle lui avait transmis sa passion. Athena avait déjà joué quelque fois quand elle était enfant, mais n’avait jamais vraiment fait partie d’une équipe. Préférant regarder les matchs qu’y participer. Les activités physiques qu’elle aimait pratiquer étant la musculation et le combat.
Par curiosité, le chevalier d’argent entra dans le café pour voir ce qui maintenant tant l’attention des clients.

« Vous prendrez quelque chose ?

Question rhétorique de la part du gérant. Il était évidant qu’il ne la laisserait pas trainer ici sans acheter une consommation.

-Juste un café s’il vous plait. Noir…Dites moi, quel est ce sport ?

L’homme leva un instant les yeux sur la télévision :

-Ca ? C’est du Wakeball. D’où est-ce que vous sortez pour ne pas connaître ?

L’américaine ne répondit pas. Evidemment qu’elle connaissait le Wakeball, mais elle n’avait jamais vu la moindre seconde de match. Ce sport ne l’intéressait pas le moins du monde. Pour ne pas dire qu’elle l’exécrait. Elle n’ignorait pas la répulsion que les non éveillés éprouvaient envers les éveillés. La peur de l’inconnu, des conneries du genre. Alors voir tant de personnes s’exciter sur un match d’éveillés, ça puait l’hypocrisie à plein nez. On lui servit son café et elle le but en regardant d’un œil distrait l’avancement du match. Après l’action d’un des joueurs, la foule se mit à murmurer avec excitation. Et la jeune femme entendit quelqu’un non loin d’être dire à son voisin

-On croirait pas que c’est pas un éveillé hein ?

L’américaine haussa un sourcil. Si ce type là n’était pas un éveillé, elle voulait bien être changé en Athéna sur le champ !
Le chevalier de bronze poussa un long soupir et reposa sa tasse de café vide avant de se lever. Ce n’était pas tout ça, mais elle n’était pas venue pour boire un café en regardant le match d’un sport qu’elle n’appréciait guère. Elle paya l’homme, laissant un généreux pourboire, et sortit pour reprendre sa route. Suivant les routes qui lui étaient les plus familières, ses pas la menèrent jusqu’au Bronx. La New-Yorkaise se demanda alors si l’arrondissement avait changé depuis qu’elle était partie. Même ici, endroit ayant la réputation d’être parmi le coin les plus dangereux de la ville, les inégalités de richesses se faisaient sentir. Mais la jeune femme n’avait jamais mit les pieds dans les quartiers les plus cossus. Finalement, elle arriva devant le stade où se jouait le match de Wakeball. Athena fronça les sourcils. De ce qu’elle avait entendu, le sport n’était pas juste dangereux pour les joueurs, mais aussi pour les spectateurs. Qu’est ce qui pouvait bien pousser tant de gens à aller voir un match de personnes qu’ils détestent alors qu’ils y risquent leur propre vie ? Tout cela échappait à l’américaine. La seule chose qu’elle pouvait bien admettre était que les supporters devaient se sentir représentés par ce soit disant non éveillé qui se débrouillait si bien.
Elle était restée plantée là un long moment à cogiter sur ce sport quand elle réalisa que le match n’allait pas durer éternellement. Elle n’avait pas spécialement envie d’être prise dans la foule quand les gens quitteraient le stade.

By the paddle pool of Poseidon ! Je ne comprends vraiment pas ces types. Que ce soit les joueurs qui sont prêt à risquer leur vie et celle des spectateurs juste pour un jeu. Ou les supporters qui ne savent même pas ce qu’ils veulent.

Elle n’avait rien contre le fait de risquer sa vie. Elle n’appréciait un combat que quand sa vie était un minimum menacée. Et prendre la vie de ses adversaires n’était pas une épreuve insurmontable pour la jeune femme. Mais là, être prêt à mettre en péril la vie d’innocent pour si peu, être prêt à mettre sa propre vie en péril pour regarder un simple match, ça frôlait l’inconscience !
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Jeu 22 Sep - 11:09
Bonsoir et bon retour pour la troisième et dernière reprise de la rencontre de Wakeball opposant les Yankes aux Animales. Le score était toujours de 108 à 88 en faveur de l'équipe de New York. Les éveillés sont en train de réparer les petites félures du terrain en attendant la reprise. Le résumé des deux premiers tiers-temps est disponible sur le net, ou le sera très prochaine pour...euh...eh bien cette seconde partie sur les trois de ce soir.

Et j'en profite, Bruce, si vous me le permettez, pour insister sur l'avertissement de notre coupure pub. Vous qui êtes chez vous, ne refaites pas ce que vous voyez ici. Le Wakeball est joué par des professionnels entraînés et bénis des dieux. Ne mettez pas en danger votre vie ou celle des autres.

Et vous avez bien raison de le rappeler cher Mike, quelle belle conscience professionnelle. "Sans Cosmos, tu l'as dans l'os" comme le dit le slogan. Surtout, ne pratiquez pas le wakeball chez vous, il y a des centres spécialisés conçus pour. Ou alors, faites-le avec une balle en mousse.

Ha ha ha ! Oui, là je pense qu'on peut s'y risquer sans trop de problème. Après, est-ce toujours du wakeball ? Parlons plutôt de Wakebabyball.


Et tant que nous sommes encore aux préparatifs de cette ultime partie de soirée, j'ai envie de vous demander, Bass, car je rappelle que le Capitaine des Washington Dissidents est avec nous ce soir, et nous l'en remericions. Dites-nous, Bass, votre impression sur cette rencontre. Rencontre amicale, bien entendu, mais ô combien tendue entre ces deux équipes rivales.

Rebonsoir à tous. Je pense que la seconde manche a à peine évolué par raport à la première, disons que les failles des uns et les qualités des autres se sont simplement confirmées. Côté Yankees nous avons le trio de tête avec Wolferno bien sûr, mais également Tank qui a fait un forcing formidable et Boxman, très bon défenseur. Ils sont équilibrés, on a vu un jeu d'équipe très complice et très ben coordonné.

Je vous interromps, mais rappelons que Boxman ne possédant pas de cosmos, il peut recevoir les messages télépathiques de ses coéquipiers, mais ne peut en émettre aucun.

Voilà oui, après cette faiblesse est largement compensée, je pense, par sa faculté d'analyse et aussi par le fait qu'il ne produise aucune signature cosmique. Ca a dû surprendre plus d'une fois les Animales, qui ne peuvent lire ses mouvements. Et dans un match de wakeball, c'est très très handicapant, surtout si l'athlète est capable de rivaliser avec eux en vitesse.

Et alors, vous pensez les Animales perdus ?

Pas forcément. Chupacabra et Big One ont très très bien joué. On peut également saluer Carambar, même s'il a eu une soirée en demi-teinte. Mais bon, contre le trio new yorkais, je placerait tout de même Caramabar, ça fait la blague comme on dit. Mais voilà, je suis pessimiste pour l'équipe californienne. Moi, je tenterais le mode hardcore à leur place, même si l'écart de points n'est pas encore très significatifs.

Le mode hardcore, eh oui, nous l'évoquions déjà depuis quelques temps. Il est vrai que les attaques cosmiques de Chupacabra sont parmi les plus redoutées toutes équipes confondues. A mon avis, ils n'attendent que ça.

Il n'attendent que ça, mais est-ce que la NY acceptera de valider le mode ? C'est une arme à double tranchant, puisqu'ils vont pénaliser l'équipe adverse de la moitié de ses points, mais à côté ils devront tenir jusqu'à la fin du chrono et ça, c'est une autre histoire.

Je pense que les Yankees auraient tort d'accepter, mais Wolferno est aussi très à l'aise en hardcore et un duel Wolferno-Chupacabra ravirait tous les states et au-delà. On va dire que c'est, que ce serait déconseillé au vu de leur avance. Mais le jeu hardcore a aussi ses avantages. Plus de points glanés, donc un meilleur classement mondial, une prime de risque pour les joueurs, un plus grand temps de récupération entre deux rencontres avec même des aides divines possibles. Ce sont tous des facteurs à prendre en jeu. Mais pour ma part, je refuserais. 


C'est clair vous concernant Bass ha ha ! Et je le comprends...eh bien, tout à fait.

Ah, les joueurs se remettent en place. C'est Bill Duck des Yankees au lancer et Eureka des Animales à la batte. E attention, là ça va aller très très vite. Bass, nous comptons sur votre analyse car nous dépendrons entièrement des ralentis vidéos et de l'arbitrage.


...

Cri de foule et trois joueurs à terre. La passe a duré sept secondes, je pense qu'on peut estimer 3 à 4 points pour les Animales, Bass ?

Il y en a trois, oui. Eureka a su trouver le bon timing pour dégager la balle en zone 9. Ca a matché entre Pollos et Tank, Pollos a pu faire une passe juste avant d'être plaqué. De là, passe à Chupacabra qui s'est démarqué de Boxman pour immédiatement valider une troisième zone chez Carambar. Mais Carambar a pâché par confiance et a cru qu'il pouvait se débarrasser de Wolferno et Blackhat. Wolferno a bloqué son mouvement et Blackhat en a profité pour effectuer une collision par le côté. Heureusement Carambar a pu et se protéger, et lui rendre la monnaie de sa pièce via un coup de talon dans le bassin. Double chute, mais balle perdue, le score n'est que de 108 à 91, toujours en faveur des Yankees.

Merci Bass. Eh oui, on peut dire que Carambar a encore raté. Et c'est dommage, parce qu'il y avait des points à faire sur ce tour.


Vous avez vu Chupacabra ? il n'est pas content du tout et sermonne son coéquipier. On peut le comprendre, ce doit être très très usant....eh bien, pour les nerfs. Pourtant, c'est le moment où jamais de garder son calme.

Et le Capitaine des Los Animales n'en reste pas là, il s'approche du coin jaune. On le voit prendre un casque des Yankees et le poser sur un mur. Est-ce que vous pensez à ce que je pense ?


Je pense que oui, ça sent le défi tout ça. Ils ont le cosmos qui les démange et oooooh, regardez ça !



Cette fois c'est net, la guerre est déclarée. Les verts défient les jaunes aux règles hardcore et nous saurons dans deux petites minutes si les New Yankees vont répondre à la provocation ou poursuivre leur jeu actuel. Inutile de vous dire que le public est brûlant et que tout le monde veut voir ces deux équipes rivales s'affronter dans les règles les plus risquées et spectaculaires de ce sport.
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Jeu 22 Sep - 14:50
Athena haussa les épaules avant de sortir une cigarette de sa poche et de l’allumer. Elle souffla une volute de fumée et le regarda pensivement s’élever vers le ciel en se tordant dans une étrange et lente danse, semblable aux torsions d’une bête à l’agonie. Elle reprit finalement sa route jusqu’à ce qui avait été sa maison. Celle de sa mère. L’endroit où elle avait grandit. Le bâtiment ne payait pas de mine. En avait il été autrement à une époque ? Mais ca avait été chez elle. Elle y était toujours attachée. Elle serait presque prête à aller voir les gens qui y habitaient à présent et leur racheter ce taudis à prix fort juste par nostalgie. Elle se retint cependant et se força à tourner les talons. Alors qu’elle passait devant une maison à la fenêtre ouverte, elle entendit un commentateur sportif à la télévision

« Je vous interromps, mais rappelons que Boxman ne possédant pas de cosmos, il peut recevoir les messages télépathiques de ses coéquipiers, mais ne peut en émettre aucun.

Haussant un sourcil dubitatif, elle marmonna :

- Je suis sûre que la vérité est ailleurs… Mais les mensonges aussi.

Secouant la tête, elle continua à progresser et se retrouva bientôt devant l’établissement où elle avait été en cours. A nouveau, des souvenirs affluèrent. Son tout premier jour de cours, où sa classe s’était moqué d’elle parce qu’elle avait dit que son père et sa mère étaient la même personne. La colère de sa mère quand elle avait vu sa fille revenir en pleurant. La peur de la classe, ainsi que de l’enseignante, quand elle était venue le lendemain les remettre à leur place.
C’était depuis ce jour qu’Athena avait commencé à se forger un caractère fort comme celui qu’elle avait aujourd’hui. En suivant sa mère comme modèle. Elle l’avait toujours admiré comme son héros. Peut être l’idolâtrait elle un peu trop…
Puis, elle se souvint de ce jour, alors qu’elle avait neuf ans, où les gens de son école avaient découvert qu’elle était une éveillée. Parce qu’un garçon de sa classe s’était coupé la main sur ses cheveux- qu’elle avait long à l’époque- en voulant la frapper. C’était ce jour là qu’on avait conseillé à sa mère de l’envoyer chez les saints pour qu’elle apprenne à contrôler son pouvoir et évite de blesser les gens accidentellement à l’avenir. Mais ça n’était pas un accident. Elle avait volontairement laissé l’enfant venir se couper. C’était un idiot de toute façon.
Mais elle avait tout de même insisté auprès de sa mère pour qu’elle accepte. Elle voulait combattre d’autres éveillés.
Si elle avait sut, elle aurait attendu une année supplémentaire. Pour pouvoir rester aussi longtemps que possible à ses côtés avant que son infection pulmonaire n’ait raison d’elle. La jeune femme soupira. Ruminer ces sombres pensés ne servirait à rien. De nombreuses années étaient passées à présent. Et revenir dessus n’apporterait que souffrance inutile.
Elle s’éloigna alors de l’établissement et marcha au hasard en continuant de fumer.
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Mer 28 Sep - 13:18
Au nom des Pères Fondateurs, du vice de son peuple et du Saint Aspis, Amen. Saint, dans le genre vrai Saint hein, pas les guignols avec leurs armures en médailles de Jeux Olympiques. Tu te rends compte quand même que, pendant la Renaissance, l'Aluminium était vachement plus cher que l'or ? Et une graine de tulipe pouvait te permettre d'acheter une taverne. Alors armures d'or, d'argent etc, ça me fait doucement pouffer. Même en ne considérant que les métaux, ce ne sont pas les plus solides. Et si tu t'ouvres aux autres matériaux, entre les dérivés carboniques et le verre, c'est de l'industriel ma bonne dame. A New York, on a découvert récemment un nouvel alliage magnésium-silicium qui offre un truc léger et très résistant, tant à la chaleur qu'à la pression. Et pendant ce temps-là, en Grèce, on saupoudre ses métaux précieux de poupoudre cosmique ou on jette son sang cosmique et paf, ça fait des chocapics. Y a quand même deux écoles et deux visions de l'artisanat là non ? Où je veux en venir ? Que les armures d'or, c'est pour la parade, pour le visuel, pour faire tourner de l'oeil les princesses vénales. Athéna a beau être la guerre, c'est la guerre version armures complètes de joutes équestres. le truc tout beau des nobliaux qui ne regardent pas à la dépense pour en jeter. Cela dit, je ne remets as en question le fait qu'ils soient balèze. Mais je vais te dire, être si puissant et avoir de tels goûts de merde, c'est encore plus la lose. C'est un peu comme ces traders de New York qui sont des génies et des mathématiciens de dingue, mais qui se prostituent aux lobbyistes et à la Bourse en échange d'études prépayées et d'un bon post après. Le talent, ça n'a pas de prix, pas même celui qu'un prétendu dieu est prêt à banquer.

Je me rappelle une histoire vraie sur un trader de New York. Je te raconte, tu devrais kiffer. Le gars était un crack, vraiment un pur selfmade man, moneymaker, tout ce que tu veux. il expliquait qu'il était tellement pété de pognon qu'une secrétaire filtrait ses appels et que s'il n'était pas certain de gagner 250.000 dollars juste pour décrocher le téléphone, il ne répondait pas. Tu vois le genre du type ça ne déconnait pas. Seulement, il n'était pas heureux. Il sentait bien que son karma chutait et que son stress finirait par le tuer. Bosser dans cette ambiance déshumanisée, ça le bouffait. Il a acheté un bateau de pêche assez modeste et a viré tout le reste de son capital, il voulait choper des huîtres pour mener une vie simple. Il a fait ça pendant un moment, en filant ses huîtres aux restaurants newyorkais. Et y avait un truc marrant avec lui, c'est qu'il était un super pêcheur en fait. Et ses récoltent étaient de premier choix, même pour les établissements étoilés. Du coup, les commandes ont afflué et il a refait fortune avec son nouveau métier. Pas autant qu'avant, mais il est devenu la référence de la ville pour les huîtres. Le gars n'a jamais réussi à être pauvre.

Outre la conclu marrante, faut aussi y voir un autre truc. Tu peux réussir ta vie en suivant ta propre voie. Et rien ne vaut ton bonheur, ta sérénité. Les vrais connards, c'est rare. Même les pires bourreaux chialent en cachette quand des années après on leur parle de ce qu'ils ont commis. Pour vivre, par foi, parce que c'était ce que la société autorisait. Mais leur esprit est marqué et ils sont en tourment. Seuls les cinglés échappent à ça, les autres sont toujours rongés par leurs mauvais choix.

Mais tout ça, ça nous éloigne du match. Quoique. Tu sais ce que j'aime à cette équipe ? Ce sont tous des indés. Des gens qui ont le cosmos, mais ont choisi de le mettre au service du sport et non de la guerre. Alors ouais, c'est violent, y a des morts, c'est un brin dépravé. Mais mec, on vit dans un quotidien complètement fou où les gens ont la trouille et savent que même s'ils écrasent une guêpe alors qu'ils y sont allergique, c'est un des enfers pour eux. Peu importe ce que tu fais, tu vas douiller pour avoir simplement existé. Partant de là qui est le plus dingue entre celui qui vit dans la peur et celui qui l'affronte ? Y a pas de réponse, y a que l'idée de faire ce qu'on doit pour notre bonheur et ne laisser aucun regret derrière soi.

On discute, de ce jeu hardcore. L'équipe est sympa, ils sont chauds pour y aller à la rude, mais s'inquiètent pour moi. Je suis qu'un guest et j'ai pas leurs avantages, alors ils ne veulent pas m'envoyer à la mort. Ca c'est une équipe. Mais je ne me suis pas engagé pour y aller à moitié. S'ils veulent qu'on y aillent aux bollocks, on va faire ça.


 Je les rassure, leur affirmant que j'ai tout prévu et que de toute façon, un fantôme sur le terrain, c'est aussi un avantage. Et au moins, Chupacabra ne risque pas d'absorber mon cosmos, vu que c'est son coup fétiche en mode hardcore pour se débarrasser des adversaires. Avec la puissance de Wolferno et ma furtivité, on devrait pouvoir gérer pour marquer des points. La décision est validée, on rejoint tous le terrain que les constructeurs éveillés renforcent. L'acclamation du public monte dans les décibels et le dôme se referme pour isoler le stade. Symboliquement, ça veut dire que les dieux ne peuvent plus rien pour nous, morituri te salutant, un truc du genre. Ca permet aussi de faire un plafond artificiel à décorer comme tu veux. Comme quoi, un ciel naturel étoilé, c'est plus suffisant pour le commun des mortels.

Les membres dex deux équipes se placent. Un grand boom pré-enregistré marque la reprise du match. Cette fois les dernières traces de sagesse ont laissé place à la guerre.
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Jeu 29 Sep - 0:08
Athena ne saurait dire combien de temps elle marcha ainsi. Quand elle eu finit sa cigarette, elle l’écrasa et la jeta dans son cendrier de poche. Elle aurait put continuer sa route mais son regard fut attiré par une boutique. Elle se souvenait y avoir passé beaucoup de temps quand elle vivait encore ici. La voir encore ouverte lui arracha un sourire. Hésitant un instant, elle se dit que, de toute façon, il y avait peu de chance qu’elle croise un membre du sanctuaire qui la connaissait. Ni son père. Aussi, elle céda et poussa la porte de la boutique.
La décoration n’avait pas changé. Les murs étaient d’un rose pastel, et les étagères pleines de jouet et d’objets de décoration rétros un peu enfantins et mignons. A sa naissance, son père avait dévalisé la boutique pour décorer sa chambre. Athena ne l’avouerais jamais, mais elle aimait encore énormément ce genre d’accessoires. Elle passa un long moment à parler avec la gérante de la boutique qui était surprise de la voir mais manifestement ravie d’apprendre ce qu’était devenue la fillette qui passait tant de temps à faire les rayons. Quand elle ressortir de la boutique, elle tenait sous le bras un oreiller en forme de hibou couleur crème aux ailes gris perle. Au-delà de son goût pour les articles de cette boutique, elle était mordue des chouettes et des hiboux. Et mourrait d’envie de pouvoir un jour avoir son propre oiseau. Une chevêche d’Athena, une effraie des clochers, une chouette boréale, un hibou grand duc… Elle avait même déjà une idée des noms. Dans le même ordre : Ascalaphe, Ginger, Mint et Cinnamon.
L’approche d’un homme l’arracha à ses pensés. L’américaine redressa la tête pile au moment où la main de l’homme se referma sur son poignet. Elle leva un œil neutre sur lui. L’autre lui sourit.

-T’en fais pas ma mignonne, j’ai juste besoin d’un peu de compagnie.

La jeune femme haussa un sourcil et répondit d’un ton monocorde.

-Désolé, je crains qu’il n’y ait pas d’opticien dans cette rue. Mais si vous tenez tant à ma compagnie je peux vous amener à l’opticien le plus proche.

L’autre demeura interdit un moment.

-Tu te moques de moi ?!

Rugit-il. Comme il commençait à montrer des signes d’agressivité, Athena sourit. Il s’était laissé provoquer avec une facilité presque déconcertante. Sans laisser à l’homme le temps de réagir elle se débarrassa de son étreinte avant de lui tordre le bras dans le dos, lui arrachant un cri de douleur.

-Oh, tu miaules ! Recommence c’est mignon…

S’exclama-t-elle en continuant son mouvement. Le chevalier d’argent aurait put continuer ainsi jusqu’à lui briser le bras, mais finit par le lâcher avec un grognement.

-Bien trop facile pour que ce soit amusant. Je te conseille de pas essayer de recommencer mec. A une époque je t’aurais pas laissé t’en sortir à si bon compte.

A une époque elle se passionnait beaucoup à provoquer les gens dans la rue jusqu’à déclencher un combat, elle n’avait plus recommencé depuis longtemps, ne trouvant plus aucune satisfaction dans la facilité qu’elle avait à gagner. Après un ultime regard méprisant à l’inconnu qui geignait encore, Athena tourna les talons et reprit sa route.

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Ven 30 Sep - 23:59
Un choc dans la main, puissant. Tout le bras se contracte d'un coup comme sous l'impulsion d'une charge électrique, tandis que les doigts se recroquevillent machinalement sur la sphère de métal projetée en bombarde. C'est à moi de jouer. Deux animales me marquent et l'un d'eux prépare son attaque. Le froid emplit la pièce et je devine la thématique de sa technique. J'ai pas trop chaud, merci de s'en inquiéter. Le gars concentre une tempête, ça craint. L'autre est plus physique, il m'envoie une série de coups de poings pour fouetter le sang de la viande avant de la mettre en chambre froide. Je pare. Les premiers assauts font mal, mais j'ai déjà connu bien pire. Quand je le sens chaud pour le final, je pare toujours, mais du coude. Son poing se brise jusqu'au poignet et je le voix étirer une grimace de douleur derrière son casque. Tu gueuleras plus tard, j'ai encore besoin de toi mon pote. J'attrape le grillage facial et brandit le capitaine Crochet entre capitaine Igloo et moi. Attaque glaçon, mon adversaire perd connaissance alors que les cristaux s'accumulent sur son dos. L'apogée cosmique s'estompe, Igloo constate qu'il a congelé son coéquipier. Pas le temps de le laisser demander pardon, je jette sur le côté l'abominable homme des neiges et fauche les jambes de l'esquimau, qui a droit à une chute rude vu que je l'accompagne d'un poing rabattu contre son abdomen jusqu'au sol. Pas de cratère, ils renforcent vraiment bien le stade. Mais le choc n'en demeurait pas moins terrible. S'il se relève, il sera moins fringant après ce coup. Ca va faire trois secondes que je tiens la balle, j'en prend une pour décrypter le jeu, la position des coéquipiers, les zones à activer. C'est comme un damier, tu dois prévoir plusieurs coup à l'avance sans avoir le temps d'hésiter. Je passe à Bill Duck et vais me placer sur une zone blanche en attendant de pouvoir encore servir, en bloquant un adversaire ou en réceptionnant une passe alliée.

Les techniques ne pleuvent pas, ça met du temps de préparer une attaque cosmique. Et le temps, c'est ce qu'on n'a pas au Wake Ball. Mais il y en a, de temps en temps. Il y en a un qui crée des illusions de balles, lui c'est un vrai emmerdeur. On est peu à pouvoir les percer et j'en fais pas partie. Alors on suis ceux qui savent, ou on fait appel à notre déduction. Un autre t'éjecte en l'air, avec une pression dingue. Ceux qui ne sont pas assommés ou déséquilibrés par le choc jouent aérien en espérant amorcer une bonne chute. Un autre encore, de notre équipe, lui, crée des explosions cosmiques bien lourdes. Tu peux pas le saisir quand il en fait une, au mieux tu te cramponnes à ton slip. Mais le parangon de notre équipe, c'est Wolferno. Le colosse a une technique très basique, il fait une charge, la charge infernale qu'il appelle ça. Sauf qu'au Wake Ball, ça lui permet d'atteindre une zone sans encombre. Et tu peux rien faire contre ça, c'est un rhino. S'il avait mis son talent au service de la guerre, il aurait butté des chevaliers en leur donnant un coup d'épaule ou de tête. Ca aurait été bourrin, dans le genre. L'autre Capitaine, il est plus fourbe. Quand il te touche, il te prive de ton cosmos et se l'approprie. Tank, qui tire des obus cosmiques pour dégager une voie à sa balle lorsqu'il fait une passe, y a déjà goûté. Les rounds se succèdent, on ramasse tous. Moi aussi, à une manche, je me suis pris une lame de cosmos. Ca m'a entaillé le dos malgré la protection et je suis resté au sol jusqu'à la mise en place du batteur suivant.

Plus le temps passe, moins on pense au score. Ca devient un jeu de survie, seule la balle et le conditionnement à activer les zones nous rappellent que c'est un sport. Aucun mort à déplorer, mais des blessés, certains graves. Et c'est là que la question sur le bord des lèvres de tous trouve un semblant de réponse. Wolferno a la balle et fonce droit vers la zone 2. Chupacabra la garde. Ils sont tous les deux prêts à en découdre, quand l'Animale se déporte au dernier moment et cède le passage et le point à Wolf. on ne comprend pas, on n'a pas le temps de comprendre, le jeu continue. Notre Capitaine retentera la confrontation un peu plus tard, pour une même esquive. Un autre n'aura pas cette chance et ne pourra plus projeter ses épines empoisonnées. Privé de son pouvoir d'éveillé, Chupacabra lui ouvre le crâne d'un coup de coude et l'élimine du match, sous peine qu'il ne perde des morceau de cervelle aux prochains déplacements. Les Yankees se vengent dès le tour suivant en brisant les côtes d'un défenseur qui n'a eu que le malheur d'être au mais endroit, au mauvais moment. Nous étions quinze par équipes lors de la reprise. Quelques minutes en hardcore et nous sommes 4 contre 6, les autres jouant prudent pour éviter d'allonger la liste d'hospitalisés ou servant uniquement de soutien aux guerriers de l'équipe. Nouvelle charge de notre Capitaine, nous sommes 4 contre 3. C'est la fin, nous pouvons tout boucler à la prochaine balle.

Coup de batte, je pars intercepter Chupacabra. Comme je dois attendre qu'il tienne la balle en main pour pouvoir l'attaquer, il me sourit et se prépare à m'affronter. Je sens même qu'il en est heureux. Il m'attrape le bras en plantant ses ongles pointus et entame sa vampirisation. Et à ma grande surprise, ça marche. Il est malin, il a deviné que j'étais un éveillé. Même moi, j'ai tendance à l'oublier, tant j'ai chassé le cosmos pour ne plus jamais devoir l'employer. Pourtant, il est là, c'est grâce à cette énergie latente que je peux survivre au milieu des monstres qui m'entourent. Mais je ne sais pas pourquoi, je me suis convaincu que j'étais différent. Ni totalement humain, ni vraiment un éveillé. Je vis dans un monde où de tels épithètes n'ont aucune valeur. Je pense, donc je suis. Mais ce que je pense n'est pas ce que je suis. Tout n'est qu'illusion. Nous sommes souvent nos pires trompeurs.

"Bien essayé, trouduc !"

Mon point perfore la grille protectrice du caque de l'Animale et je sens des tissus mous épouser la forme de mon poing tandis que seuls des os partiellement brisés arrêtent sa course. J'extrais mon poing du faciès giclant de sang de Desaparido, l'illusionniste qui m'avait fait croire que Chupacabra m'affrontait. J'ai perça son illusion pour une bonne raison. J'ai peut-être du cosmos, mais je l'ai correctement enfermé. Et si même moi j'arrive à l'oublier, ce n'est pas un autre gars qui va le trouver et s'en nourrir. Chupacabra ne pourra rien contre moi, il passe son temps à mordre des éveillé au cuir fin, prompts à laisser apparaître leurs veines. Je ne suis pas comme ça, je suis insondable. Ma cosmoénergie elle-même travaille à ne pas être trouvée. Alors, le petit jeu du Capitaine californien qui arrive à savoir ce que je suis mieux que moi-même, j'y ai pas cru. Le tour n'a pas pris. Mais mauvaise nouvelle. Pendant que je neutralisais Desaparido, le vrai Chupacabra visait notre colosse. Wolferno s'est fait attaquer en traître et neutraliser. Voilà pourquoi l'Animale 'lévitait, il ne voulait pas prendre de risque. Et offrir au public un duel pour le spectacle, c'était moins plaisant que de s'assurer d'abattre la carte maîtresse de notre camp via une ruse. C'est pas très sport, mais je comprends la tactique. 3 à 2, on ne compte plus qu'en membres valides. Et même si on a un joueur de plus, on n'a plus de Capitaine. Les membres éliminés doivent rester sur la touche et ne même plus aider leurs coéquipiers. Ils sont comme morts.

Chupacabra me sourit exactement comme sa précédente illusion. Il s'attendait à ce que je tombe dans les vapes suite au subterfuge de son pote et comprend que même si Tank et Wold ne sont plus là, je suis toujours debout et il ne peut pas encore savourer sa victoire. La tactique est simple. Mes deux équipiers s'occupent du second de Chupa, moi je rosse Chupa. La balle part chez le trio tandis que ma cible et moi, on se fixe. Et on veut vraiment s'en mettre une sévère. Le plan fonctionne, Chupa se retrouve seul représentant des Animales. On me passe la balle, que je ne peux que garder 5 secondes. Je pourrais marquer des points avec les autres bien sûr, seul, le Capitaine vert ne peut plus tellement nous empêcher de marquer des points. Mais le public a voulu un combat des chefs et je suis sûr que Wolferno va rager si on gagne aux points. Ma seule façon de prouver que mon Capitaine pouvait mettre une branlée à ce gars, c'est de lui en mettre une moi-même. Je lui lance la balle et mets fin à notre session de validations de zones. Il tique un peu en prenant ce que je lui ai concédé, alors je précise.

"Maintenant que tu es tout seul, tu n'es plus tenu à la règle des 5 secondes. Garde la balle tant que tu seras prêt à m'affronter. Mais je te préviens, si tu te dérobes, si tu attaques un autre de mes coéquipiers, si tu ne joues pas mon jeu, tu vas passer tout le reste du match à courir comme un chien après deux ou trois adversaires qui feront des passes en se marrant. Et t'auras l'air sacrément con, crois-moi, j'y veillerai. Alors, si tu veux éviter ça, viens m'affronter. Mano a mano."

Il acquiesce. Je ne suis pas sûr qu'il parle bien anglais, mais il le comprend. C'est à lui de marquer des zones, mais il s'en fout. C'est moi sa cible. Nous nous défions un moment du regard, puis nous élançons pour l'ultime combat.

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Sam 1 Oct - 23:30
Laissant derrière elle l’homme gémissant de douleur, Athena finit par atteindre un muret où elle décida de s’asseoir. Tenant contre son ventre son oreiller fraichement acheté, bras croisés dessus, elle fixait un point qu’elle seule semblait voir. Perdue dans ses pensés. Depuis qu’elle était partie, 6 ans auparavant, les choses semblaient ne pas avoir changé ici. Si cette constatation la désolait un peu, elle réalisa, un peu surprise, qu’elle en était soulagée. Sa présence en ces lieux était une sorte de retour aux sources, si tout avait changé, elle ne se serait pas sentie de retour chez elle. Elle aurait eu du mal à y retrouver ses souvenirs.
La jeune femme baissa son regard sur son dernier achat. Les grands yeux ronds du hibou semblaient fixés sur elle. Elle se souvenait du jour où elle avait commencé à aimer les hiboux et les chouettes. Les plumes dorées d’une effraie des clochers. Son visage blanc, semblable à celui d’un ange au milieu de la nuit, ses yeux luisant d’intelligence, la grâce de son vol, le silence de ses ailes, l’instant où elle avait fondu sur sa proie. Pourtant, malgré qu’elle s’apprêtait à donner la mort à quelque créature, l’enfant qu’elle était à l’époque était restée fascinée par la beauté de l’instant… Et puis sa mère avait éteint la télé parce qu’il était l’heure d’aller se coucher. Depuis elle avait toujours voulut avoir une collection de hiboux et de chouettes en tout genre. On lui avait dit que c’était impossible, mais, après tout, le meilleur moyen de réaliser l’impossible est de croire que c’est possible, pas vrais ? En attendant, elle se fournissait autant d’accessoires et de peluches de ces sublimes oiseaux que possible.
Un autre souvenir, lui traversa l’esprit. Moins agréable. Beaucoup moins agréable. Deux ans plus tôt, alors que son géniteur avait manifesté l’envie de la revoir, l’avait invité alors qu’il était en voyage à Rio. Alors qu’ils étaient au pied du Christ Rédempteur. Et que le ciel s’était soudain fendu. Embrasé. Déchiré. Les éclairs avaient incendié le ciel. Le tonnerre avait grondé. Toutes les griffes de lumière s’abattant sur la statue avaient finit par avoir raison de son pouce. Chaque seconde, quatre javelots de foudre fondaient autour d’eux tels des rapaces affamés. L’américaine avait bien cru que sa fin était venue. Son géniteur lui avait dit par la suite qu’il n’avait pas entendu les roulements du tonnerre tant elle avait crié, et elle ignorait s’il avait dit ça sérieusement ou non.
Athena sursauta en entendant des cris et s’arracha à ses réminiscences. Une foule sortait du stade, certains hurlaient. Le match devait être fini. Elle réalisa soudain qu’elle était en train de serrer son oreiller contre sa poitrine. Rougissant vivement, elle se força aussitôt à se détendre, refusant l’idée que les supporters ne la voient ainsi, même s’ils ne la connaissaient pas.

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Lun 10 Oct - 23:01
Ca ne dure que quelques secondes. Et j'en ai rallongées. Les bagarres de chevaliers, ça prend toujours des plombes, à cause des règles. Chacun attaque à son tour, ou en simultané. On papote, on philosophe, on rassemble son cosmos. Y a pas d'épuisement, donc pas de rythme imposé, ni de stratégie à vouloir y allr au cardio. Et balancer des gnons à la vitesse du son et au-delà, ça demande une grande maîtrise de son corps et l'erreur fait mal, très mal. Alors, on prend le temps, parce qu'il ne se perd pas, il s'investit. C'est une notion un peu oubliée des armées sans cosmos, l'importance de l'influence. Le pouvoir des mots, c'est un truc important. Je l'utilise, comme Deadpool ou Spiderman. Narguer l'autre, tester ses réactions, le décoder. Tu peux prédire une façon d'attaquer de quelqu'un rien qu'en parlant avec. C'est comme deviner ses cartes en jouant au poker. Mais ça, c'est un duel de chevaliers. Là, c'est une baston d'athlètes, une rencontre sportive. Le KO au premier round ne déçoit jamais personne.

Chupacabra ne parvient pas à me voler mon cosmos. Et il ne comprend pas comment je peux parer ses coups sans en employer. L'impasse, son atout inutile, il ne peut miser que sur le physique pour m'avoir. Ce qu'il néglige, c'est que mon côté fantasque de mes vidéos, je me le permets pour une seule raison. Je suis bon. Et même si le ton de mon travail est humoristique, je m'applique et ça n'enlève rien à mes prouesses. Chupi devait penser qu'il y avait une part scénarisée ou que les joueurs de Wakeball sont doués au combat. C'est pas faux, j'en ai chié ici. Mais c'étaient durant les phases de masse où il fallait tenir compte des éveillés, de ses adversaires comme de ses alliés. Là, c'est du duel. On est dans mon monde et j'ai déjà battu des gars plus forts que lui. C'est la petite faille du wakeball. Comme on n'a pas le droit de dépasser la vitesse du son, on devient très bon pour les phases de jeu et la gestion, mais on galère pour les duels. Même Wolferno, de mon équipe, et dont je reconnais tout le talent au sport, je sais qu'en combat, particulièrement en combat singulier, je m'en débarrasse. Le truc cool, c'est qu'aux yeux du public, Wolferno est le meilleur. Alors, je donne le change. je fais durer, comme pour leur donner raison. Les poings de Chupacabra font mal, mais mon corps résiste, même si ça n'a pas de sens. Je me passe à l'avance le combat au ralenti, pour que le montage ralenti soit propre. C'est une chorégraphie qui doit se faire en une prise, avec un danseur semi-pro en face. Il se bat bien, le Capitaine des Animales, vraiment. Mais on ne lutte pas dans la même arène et je le maintiens en grâce assez longtemps pour qu'il ne soit pas ridicule. Et dans ma tête, ça fredonne. It's just a second. Seven seconds away. Just as long as you stay. I'll be waiting. J'attends une erreur. une chose un peu grossière où je peux m'engouffrer pour faire comme si j'attendais une opportunité. Je suis un bélier qui fait semblant de crocheter la porte avant de l'ouvrir. Des erreurs, il en commet, et moi aussi. Intentionnellement. Mais les siennes sont de plus en plus grossières. Il cherche la faille et voit que je bloque tout, alors il veut surprendre. pour ce faire, il prend de plus en plus de risque. Et quand il baisse sa garde, je sévis.

Mon poing s'enfonce dans sa hanche, sous ses protections. Il plie, coupé dans son élan. C'est un homme robuste, le coup ne suffira pas. Je profite de son immobilisme temporaire pour le finir d'un coup de pied piqué à la mâchoire.


Chupacabra s'effondre, les espoirs de victoire de la côte Ouest aussi. La clameur contamine la foule, ravis que l'équipe jaune gagne à domicile. Bonne soirée pour les yankees. Je les salue, avec un large sourire de satisfaction. Personne ne perçoit le fond d'amertume qui embrume mes pupilles.

Le temps passe. Je rejoins l'équipe, je fais la cérémonie de fin de rencontre avec eux et je file à la douche. Les New Yankees rejoignent le carré VIP où autographes et visites de fans privilégiés se succèdent, mais pas pour moi. J'aime mon indépendance et la nuit m'appelle. Ma tenue retrouvée, j'enfile une cagoule prolongée en cape pour passer inaperçu dans la foule.


Faut bien ruser, j'ai pas envie d'une cohorte de fans qui me filent jusqu'au prochain bar. Pépère, je quitte le match avec eux, en profitant des réflexions, de leur joie, de leur ébriété, surtout. Entouré de leur liesse, tout semble pourtant lointain, artificiel. Le décor autour de moi est un peu comme un papier calque dessiné, ais avec des marques d'empreintes. Le trait est joli, pourtant je n'y crois pas. J'ai ça après chaque match, après certains combats aussi. Une sensation de soldat revenant du front avec la guerre en tête, malgré la satisfaction du devoir accompli. Faut que je me bourre la gueule. Et que je refasse mon lacet, aussi. Je vais d'abord refaire mon lacet.

Je me pose sur un muret aux alentours du stade. Une gamine joyeuse comme une rupture amoureuse y serre son oreiller. Ok, New York a toujours été un endroit peuplé de gens bizarres. Je ramène ma chaussure sur le genou de l'autre jambe. Ben oui, sinon c'est une fracture, et une sévère. Et bien sûr, je dois finir de défaire mon lacet avant de le recommencer.  En tirant les lanières pour les laisser balloter dans le vide, j'adresse un mot à l'introvertie.

" Vous avez la tête de quelqu'un qui vient de L.A ce soir. Mauvais jour ? "
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Mar 11 Oct - 20:47
Du coin de l’œil, Athena aperçut un homme pourtant une cagoule finissant en cape venir s’installer sur le muret à côté d’elle pour y refaire son lacet. Que faisait un type dans un accoutrement pareil ? Il essayait d’attirer l’attention ? Il sortait d’un bar ? Non, il ne paraissait pas saoul. Elle haussa les épaules et cessa d’y prêter attention. Après tout, cet homme pouvait faire ce qu’il voulait. Ca ne la regardait pas. Et puis, il y avait toujours eu des gens bizarre à New York. Cependant, elle n’eu guère le temps de reprendre sa route car l’inconnu lui adressa la parole. Elle se crispa et lui lança un regard acéré. Pourquoi venait- il lui parler dans un moment pareil ? Puis, réalisant que sa colère était surtout dirigée contre elle-même pour avoir laissé un inconnu la voir dans un moment de faiblesse, elle se détendit et soupira.

« Disons plutôt mauvais souvenir. Mais vu que la seule personne originaire de Los Angeles que je connaisse est un véritable boute en train je prends ça comme un compliment.

Elle s’efforça de sourire, pas encore tout à fait remise de ses émotions.

-Et vous, vous avez l’air de quelqu’un qui part à une soirée costumée. Ou qui vient de se réveillée après une soirée bien arrosée. Mais vu que la soirée en question a à peine commencé, j’en doute fort.

Elle tentait un peu d’humour. Au moins, parler, même avec un inconnu, la tenait éloignée de ses souvenirs. Ceux qui étaient capable de la tétaniser. Alors… Pourquoi pas ?

-A moins que vous n’essayez de capter toute l’attention ? Vous devez pas passez inaperçu comme ça. »

Si elle aimait se donner des airs asociale, elle n’était en réalité pas si distante que ça avec les gens. Même s’il n’en demeurait pas moins qu’elle avait un caractère… Difficile. En attendant, ça ne la dérangeait pas plus que ça de tailler la bavette avec un parfait inconnu.

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