avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t25901-sargas
EphraemChevalier d'Or du Taureau | Modérateur
Chevalier d'Or du Taureau | Modérateur

Date d'inscription : 04/10/2013
Nombre de messages : 3159
Age : 29
Double Compte : Asling, Amarok, Gaïus

Revenir en haut Aller en bas
Mar 27 Sep - 14:14

Maintenant que le Taureau avait fait sa part du marché, en ramenant Gareth au Sanctuaire et en faisant transférer des fonds afin de faire réparer les temples endommagés, il pouvait retourner à ses propres affaires. Il remonta donc dans son jet personnel, laissant Athena se débrouiller seule pour rentrer au Sanctuaire. Le Saint ne s'en faisait pas pour elle, il était sur qu'elle trouverait un moyen de repartir rapidement. Elle avait beau être la déesse, elle était avant cela une Sainte, capable de se déplacer par ses propres moyens et qui avait décidé de ne pas suivre la tradition stupide du port du masque pour les femmes. Et rien que pour cette décision, Ephraem ne pouvait que la trouver forte et courageuse, pas comme toutes celles se cachant pour un vieux règlement plus ancien que Gareth et maintenant dénué de toute logique.

Pendant le court trajet qui séparé la ville de Kingstown, dans les Antilles, à Lima, au Pérou, le Taureau examina les fragments de clefs qu'il avait en sa possession. Tel les pièces d'un puzzle, les fragments avaient envi de se réunir et ainsi ne former qu'un. Hors, peu importe l'ordre dans lequel le chevalier les plaçait, les fragments ne restaient pas ensemble. Le Saint chercha des encoches, mais ne trouva rien permettant de les fixer ensemble, même pas de trou central, qui aurait pu permettre d'y passer une tige servant à la maintenir. Laissant tomber, il les rangea dans sa poche, là où personne ne viendrait lui prendre sans le risque de perdre un bras.

- J'ai déjà deux fragments, je n'ai plus qu'à trouver les trois autres et je connaitrai enfin ce qu'est le trésor de Romulus.

Lima

L'avion enfin posé à Lima, le gardien du second temple se dépêcha de se rendre dans l'hôtel le plus luxueux pour y déposer ses affaires. La journée étant loin d'être fini, il fit commander un repas à la réception, avant de se lancer dans ses recherches, devant trouver des informations sur Eleodora Cepeda Gastelum, la dernière descente de Romulus ayant vécu ici.
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t25901-sargas
EphraemChevalier d'Or du Taureau | Modérateur
Chevalier d'Or du Taureau | Modérateur

Date d'inscription : 04/10/2013
Nombre de messages : 3159
Age : 29
Double Compte : Asling, Amarok, Gaïus

Revenir en haut Aller en bas
Mer 28 Sep - 14:41

En faisant ses recherches sur Eleodora, le Taureau trouva qu'elle était archéologue. La femme avait environ vingt-huit ans quand elle était décédé, il y a quelques mois, d'une mort tout à fait étrange. Pour les autorités locales, elle avait juste fait une chute dans une crevasse et s'était brisée la nuque. Hors, pour le Saint, une mort aussi banale n'était pas plausible. Si la femme était archéologue, elle avait l'habitude de se faufiler dans des lieux pouvant être piégés. De plus, d'après le rapport, elle était partie tôt de son lieu de travail, mais avait été retrouvé que le lendemain, sur le chemin même du lieu qu'elle avait quitté. N'était ce pas étrange que personne ne l'aient trouvé plus tôt ? Et s'ils ne l'avaient pas trouvé avant, c'était surement qu'elle était revenu sur ses pas dans la soirée ou la nuit. Pour quelle raison avait-elle pu faire ça ? Ephraem n'était pas venu pour élucider une enquête, mais s'il voulait en savoir plus, pour trouver rapidement le troisième fragment, il devrait trouver la véritable cause de la mort d'Eleodora.

Pour remonter la piste, le corps étant déjà en terre et le lieu où le corps avait été trouvé ayant vu passer des mois, effaçant toutes traces et indices qu'il y aurait pu y avoir. De plus, les agents de police que le Saint croisa ne lui laissèrent qu'une impression d'incapables incompétents. Il ne leur aurait même pas confié la garde de couverts en plastiques. Puisqu'il n'avait tout de même pas le choix, le mafieux entra dans le commissariat pour y chercher celui qui était à la tête de ces crétins. Pour être sur d'être bien accueilli, il garda sa box avec lui, pour qu'on le reconnaisse bien.

- Je veux parler à votre commissaire, immédiatement !

Les paroles du chevalier résonnèrent dans la vaste entrée. Les agents présents arrêtèrent leurs activités, les civiles se retournèrent tous se demandant ce qu'il se passait. Un des policier se décida ensuite à intervenir, jouant de ses muscles pour impressionner son monde. Dommage pour lui, Ephraem avait connu plus fort et robuste, il ne se laisserait donc pas marcher sur les pieds par un simple agent voulant faire son malin.

- Et qui le demande ?

Dit le policier en se plantant devant le Saint. Malgré qu'Ephraem ne soit pas aussi grand que ses prédécesseurs, il n'était pas un nain pour autant, il dépassait l'agent, qui faisait un peu moins le malin une fois en face à face. Histoire de bien montrer qui était vraiment le chef, le mafieux fit basculer sa pandora box et la déposa à côté de lui. Les agents pouvaient tous la voir et n'avaient donc aucune excuse. Un homme sorti de l'un des bureau, voyant l'armure et le policier en face du jeune homme. Il s'avança vers eux et d'une tape sur l'épaule fit partir l'agent, qui lui laissa la place.

- Et qui vous donne le droit d'ordonner ainsi ? Est-ce parce que vous êtes un chevalier que vous prenez tout le monde de haut ou vous êtes un crétin ? Après tout, l'homme regarda l'armure à terre, vous faites parti de ceux qui n'ont pas bougé lors de l'attaque de Poséidon...

S'il n'était pas venu récupérer des informations, le Saint lui aurait fait ravaler ses paroles, mais il ne pouvait pas se permettre de perdre du temps ainsi. À la place, il se contenta des usages de politesses.

- Vous devez être le commissaire donc. Je suis Ephraem, chevalier d'or du Taureau. Et pendant que vous étiez planqué sous votre bureau à attendre que le dieu des océans se calme, j'étais à Paris en train de combattre l'un des Marina que j'ai du tuer. Maintenant que les présentations sont faites, puis je avoir votre aide pour une enquête importante ?

Le commissaire devint rouge de rage et hurla:

- Sortez d'ici tout de suite, nous n'aidons pas les crétins dans votre genre !

- Très bien, lui souris méchamment le jeune homme. Puisque vous ne voulez pas m'aider, je passerai par d'autre moyen. Oh et, l'interpella t-il avant de sortir du bâtiment, vous allez pouvoir faire vos valises, vous ne resterez pas longtemps en poste ici.

Le mafieux entendait l'homme gronder derrière lui, tout le commissariat reprenait de l'activité. Puisqu'il ne pourrait avoir d'aide par la voix officielle, il trouverait les rapports de la police en passant par la mafia et les hackeurs à leur service.
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t25901-sargas
EphraemChevalier d'Or du Taureau | Modérateur
Chevalier d'Or du Taureau | Modérateur

Date d'inscription : 04/10/2013
Nombre de messages : 3159
Age : 29
Double Compte : Asling, Amarok, Gaïus

Revenir en haut Aller en bas
Jeu 29 Sep - 14:52

Sur le chemin le menant à l'hôtel, le Saint passa son appel. Il avait besoin des renseignements au plus vite et il ne pouvait pas attendre l'accord des autorités. Le service du Sanctuaire aurait pu avoir les informations que le jeune homme cherchait, mais il devrait ensuite faire un rapport pour ça. Ne voulant pas se compliquer la vie, il opta donc pour le réseau mafieux, qui était maintenant plus proche du paladin que du gangster. Les hackeurs italiens se dépêchèrent de trouver tous les rapports sur ce que les policiers avaient classé comme accident. Si bien quand arrivant à l'hôtel, le chevalier avait déjà reçu le tout par mail. Il se posa donc sur le bureau de la chambre et commença à éplucher toutes les informations.

Comment les agents avaient pu penser à un accident ? Les photographies montraient le corps au fond du trou. La position était plus que suspect, les bras et les jambes se trouvant dans une posture qui pourrait arriver qu'une fois sur cent en faisant une chute. Quand à la tête de la femme, elle était entièrement retourné, pas seulement sur le côté, mais réellement retourné par rapport au reste du corps. Pour obtenir quelque chose d'approchant, il aurait fallu tourner la tête de la jeune femme, puis balancer son corps. Le rapport médical indiquait de multiple fractures au niveau des bras, des jambes et des côtes. Ephraem n'était pas médecin légiste, mais il était sur que la chute ne pouvait causer autant de dégâts, en revanche on pouvait reproduire la même chose après un combat. Pour le Taureau, aucun doute sur l'affaire, il s'agissait là d'un meurtre. Voyant que la nuit était tombé, le chevalier laissa les affaires ainsi et se reposa un moment. Il devait enquêter sur le lieu de travail de la jeune femme. Si bataille il y avait eu, il trouverait des indices en chemin, car eux ne devraient pas partir aussi vite que le reste.

À son réveil, le Saint se rendit compte qu'il avait reçu un nouveau mail. Le nom de l'expéditeur n'apparaissait pas et le message n'était pas signé.

'' Cher chevalier d'or du Taureau, vous devez être occupé en ce moment, mais j'ai des informations pour vous. Si vous voulez bien me rejoindre ce soir dans les ruines de Huaca Pucllana, disons vers minuit. ''

Un peu surpris, le Saint se demanda pourquoi il recevait un tel message. La dernière fois qu'il en avait reçu un, il s'agissait du conservateur du musée au Caire. Mais là, ni signature, ni expéditeur et le conservateur était mort depuis un moment maintenant. Décidant de mettre le message de côté pour le moment, il prit une douche avant d'enfiler des vêtements propres et finalement sortir faire ses recherches, les fragments toujours en poche et sa pandora box dans le dos. Il trouva rapidement le lieu du massacre, les reconnaissant grâce aux clichés qu'il avait pu récupérer. Le trou où avait été retrouvé le corps avait été rebouché par la mairie, mais ils n'avaient visiblement pas fait attention aux marques de craquelure sur les bâtiments. Ils devaient surement prendre ces fissures pour des usures du temps, mais le temps ne pouvait pas faire des marques comme celle-ci. De plus, Ephraem constata que la majorité des impactes dégageaient encore du cosmos, non pas comme un choc violent d'attaque cosmique, mais comme des indices laissé là volontairement. Suivant les indices, le jeune homme se retrouva rapidement hors de la ville, non loin de ruines. Il en déduisit qu'il s'agissait là des ruines de Huaca Pucllana et s'y avança donc, suivant toujours les indices.

- C'est donc ici que tu as caché le fragment... tu as donné ta vie pour éloigné l'agresseur, tout en laissant des indices pour que je trouve l'endroit. Merci beaucoup Eleodora, tu m'as rendu un fière service.

Une présence familière fit ensuite lever les yeux du Saint, qui se posèrent sur l'un des mur des ruines.

- Comme on se retrouve chevalier... tu te souviens de moi ?

La Berserker, qu'Ephraem avait croisé au Canada, descendit du mur, pour se placer devant le mafieux.

- C'est pas gentil d'arriver en avance, je t'avais demandé de venir pour minuit, pas dans la matinée, mais bon passons... tu as surement dû comprendre que la pauvre archéologue n'était pas morte en tombant... autant te le dire directement, c'est moi qui l'ai tué. Cette pétasse n'a pas voulu me donner le fragment et préférait se battre. Elle était puissante, mais pas assez pour survivre à mes coups. Quel dommage qu'elle n'avait pas le fragment sur elle, j'aurai pu l'apporter à mon seigneur Arès avant de venir te réduire en poussière. À la place, je vais t'écraser maintenant, je prendrai les fragments que tu as et ensuite je chercherai où elle a bien pu mettre le fragment qu'elle avait.

Comme la première fois qu'il s'était rencontré, le Saint ne dit aucun mot. À la place, il envoya son point directement dans la figure de la femme, ne cherchant pas plus longtemps le dialogue. Le choc avait beau être violent, la Berserker ne bougea pas, laissant le sang couler de son nez.

- Tu te crois aussi fort que ça petit Saint, lui lança t-elle avant de frapper à son tour.

Ephraem bloqua le coup, tout en se faisant éjecter. Il en profita pour mettre son armure et foncer sur la guerrière, son cosmos le recouvrant pour frapper plus fort.
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t25901-sargas
EphraemChevalier d'Or du Taureau | Modérateur
Chevalier d'Or du Taureau | Modérateur

Date d'inscription : 04/10/2013
Nombre de messages : 3159
Age : 29
Double Compte : Asling, Amarok, Gaïus

Revenir en haut Aller en bas
Dim 2 Oct - 13:14

Le choc fut brutal, comme la dernière fois qu'ils s'étaient rencontré. L'onde créa un nuage de poussière qui s'éleva dans les airs, recouvrant les deux combattants. L'aura sombre du Taureau recouvra l'éclat de son armure, le cachant en partie, tandis que la femme laissait éclater son cosmos rougeoyant comme le sang. Voulant éviter d'abimer les ruines, Ephraem s'éloigna en sortant du nuage. Le regard vif de la Berserker lui permit de suivre de chevalier, qu'elle rejoint rapidement. Elle aurait pu combattre ici sans problème, elle se fichait complètement de détruire un monument historique, mais si le Saint préférait plus d'espace, elle n'était pas contre. Elle rejoignit à peine le chevalier quand elle entendit.

- Malleus Dei!

La Berserker se retrouva plaqué au sol violemment, elle ne pouvait plus bouger ni ses jambes, ni ses bras. Le Saint se préparait à lui lancer une autre attaque, quand elle arriva à se dégager, son cosmos augmentant encore.

- Tu te crois fort, gamin...

La femme chargea le jeune homme, qui ne pu esquiver l'assaut. Il se retrouva plaqué à son tour au sol, l'épaule de son adversaire dans l'estomac. Le choc entre les deux armures fit fuir les animaux se trouvant encore dans les parages. Des gens, non loin, commençaient à sortir de leur maison. Visiblement, le chevalier avait prévu un autre plan que le combat. Il profita de la surprise de la guerrière pour la repousser et partir en direction des maisons. Comme la dernière fois, la femme préféra se sauver plutôt que d'affronter le Saint devant autant de monde. Ephraem avait bien compris, elle devait agir dans l'ombre pour ne pas montrer que les Berserkers étaient encore en activité. Maintenant qu'il était en sécurité, se disant qu'elle ne reviendra pas pour le moment, le Saint retira son armure. Sa respiration le faisait souffrir, la femme devait lui avoir casser une côte. Il se redirigea doucement vers les ruines. Visiblement les ruines n'étaient plus vide, un homme se tenait non loin de la où Ephraem avait commencé son affrontement. Le Taureau s'avança donc vers lui, pour essayer d'obtenir des informations supplémentaires.

- Excusez moi monsieur, je me nomme Divinatus Ephraem, je suis un chevalier d'Athéna et je cherche à résoudre le meurtre d'une parent. Vous la connaissiez peut être, il s'agit d' Eleodora Cepeda Gastelum.
avatar
PNJ Hadès

Date d'inscription : 30/03/2006
Nombre de messages : 337
Double Compte : ceux qui survive

Revenir en haut Aller en bas
Mar 4 Oct - 17:59
Oh Seigneur, c'était en train d'arriver, exactement comme il l'avait prédit. Le père Paolo grimaça alors que le vacarme faisait souffrir ses pauvres oreilles et il sut qu'en bien ou en mal, cette sale histoire touchait à sa fin. Ce bruit de tonnerre n'était pas celui des armes à feu ou des bombes dont faisaient usage les gangs dont l'activité connaissait une recrudescence depuis que le monde avait changé, c'était le son de masses franchissant le mur du son avant de s'entrechoquer avec une force qui faisait vibrer les vieilles pierres sous ses pieds.

Il n'avait guère prêté attention à l'histoire du décès de cette archéologue lorsqu'elle s'était déroulée, tout au plus s'en était-il servi comme d'un énième exemple pour dissuader les enfants d'aller jouer dans les ruines la nuit. Et puis il y a quelques jours il était apparu, vision d'horreur sortie des ténèbres les plus noires. Il l'avait enrôlé de force, disant qu'il avait besoin de quelqu'un pour lui servir de guetteur. Il avait dit de blâmer cette archéologue dont le vieux prêtre avait déjà oublié jusqu'au nom... et il avait dit qu'un de ces « éveillés » ne devrait pas tarder à arriver en posant des questions sur la morte.

Il avait couru aussi vite que ses vieilles jambes pouvaient le supporter, se dirigeant vers l'épicentre de l'effroyable fracas... qui cessa avant qu'il ne puisse y arriver. Le père Paolo fut saisi d'une crise de panique. Non non non, comment allait-il retrouver celui qu'il était censé chercher dans cette obscurité, sans le bruit pour le guider ? Que se passerait-il s'il le manquait, si l'éveillé repartait ?

« Rosa... Manolo... Beatriz... Seigneur, faites que je ne sois pas arrivé trop tard... »

Haletant, l'homme d'église regarda partout autour de lui, s'enfonçant un peu plus à chaque seconde dans un abîme de désespoir alors qu'il arrivait sur les lieux du combat, constatant les ravages mais n'y trouvant personne... jusqu'à ce que son œil accroche un reflet d'or. Il y avait quelqu'un, Dieu soit loué !

« Divinatus... Ephraem ? »

En temps normal, le vieux prêtre se serait soucié de la double incongruité de ce nom – qui utilisait encore du latin pour son patronyme, surtout en faisant ainsi référence au Très Haut ? – mais il y avait plus pressant.

« Je ne sais rien de cette Eleodora en-dehors du fait qu'elle est décédée ici – paix à son âme – mais j'ai pour instruction de vous mener à quelqu'un qui en sait plus... Si vous êtes bien celui que vous prétendez être. » énonça-t-il d'une voix tremblante, conformément aux ordres qu'il avait reçus. Il lui avait bien dit que la sanguinaire – quoi que cela signifie – avait eu son tour et l'avait raté, que c'était à son concurrent de jouer. Il n'avait par contre offert aucune protection au cas où cette « sanguinaire » reviendrait et le forçait à la mener à la cachette. Il avait paru autant se délecter de la détresse du vieil homme que du mystère qu'il persistait à entretenir sur les raisons de cette odieuse comédie.
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t25901-sargas
EphraemChevalier d'Or du Taureau | Modérateur
Chevalier d'Or du Taureau | Modérateur

Date d'inscription : 04/10/2013
Nombre de messages : 3159
Age : 29
Double Compte : Asling, Amarok, Gaïus

Revenir en haut Aller en bas
Jeu 6 Oct - 15:01

Le gardien ne pu donner beaucoup d'informations au Saint. La femme travaillait dans les ruines, cherchant encore ce que les lieux pouvaient renfermer de nouveau. Pour le reste, il ne la connaissait pas plus que ça, de même pour ses collègues interrogés par la police. En y réfléchissant bien, c'était la même chose pour les deux précédents détenteurs de fragments, et il y avait des chance que s'il était devenu un simple mafieux, le Taureau aurait été comme eux. En devenant chevalier d'Athéna, le jeune homme avait pu garder une part de secret, mais il devait être ouvert au monde. Alors que s'il ne les avait pas rejoint, s'il avait enduré l'éducation de son père jusqu'au bout, il se serait terré, cachant tout aux autres pour paraître invincible... ou alors il serait mort le jour où Sargas était venu tuer toute la famille. Était-ce un signe du destin ou encore un jeu des dieux ?

Le Saint commença à faire demi tour, se préparant à aller fouiller l'appartement de la femme, quand un vieil homme vint vers lui. Ses vêtements laissaient transparaitre son appartenance à l'église, cette ordre de menteur et de voleur que ne pouvait supporter le jeune homme. Mais n'était ce pas autour de lui que ses ancêtres avaient décidé de se construire un nom ? Faisant disparaître les Vamalial, la plus grosse famille mafieuse du pays, pour devenir Divinatus, la toute aussi grosse famille mafieuse, mais agissant dans l'ombre et versant des pots de vins à l'église pour obtenir leurs bonnes grâces.

- C'est bien moi, oui ? À qui ai-je l'honneur ?

Les premiers mots de l'homme d'église donnèrent envie au chevalier de repartir aussi sec et laisser l'homme en plan, mais en écoutant la suite, le mafieux devenait curieux.

- Je suis bien celui que je prêtant être mon père. Je suis même beaucoup plus que ce que vous pouvez imaginer, votre Pape ayant même était inférieur à moi au niveau hiérarchique à une époque.

Le regard gris du Taureau plongea dans celui du prêtre.

- Je vais être clair avec vous... que vous ne sachiez rien, je m'en contre fiche. Par contre, si vous connaissez la personne qui a des informations, il serait plus qu'urgent que vous m'y conduisiez.

Regardant de plus prêt le pauvre homme essoufflé, il ajouta.

- Mais comme je ne suis pas un monstre... enfin je crois... je vais vous laisser le temps de reprendre votre souffle et nous irons à votre rythme.
avatar
PNJ Hadès

Date d'inscription : 30/03/2006
Nombre de messages : 337
Double Compte : ceux qui survive

Revenir en haut Aller en bas
Sam 8 Oct - 19:47
Le vieux prêtre n'avait aucun moyen de confirmer les dires du Taureau. Il ne pouvait compter que sur les informations qu'il avait fournies, affirmant que l'or n'était pas la couleur de la sanguinaire et de ses comparses mais celle de leurs adversaires. Soit, il faudrait s'en contenter. Il ne releva pas le commentaire concernant la hiérarchie de l’Église, ignora pareillement le ton de son interlocuteur et ce qui lui servait d'humour. Ses pensées étaient entièrement accaparées par le sort des enfants ; plus vite cet Ephraem se retrouverait en sa présence, plus vite ce cauchemar prendrait fin.

Il reprit son souffle avec une grimace de douleur, se redressa et repartit en claudiquant, invitant le chevalier à le suivre. Pas de temps à perdre.

« Ce n'est pas de ma santé qu'il faut se préoccuper, ce qu'il m'arrive n'a pas d'importance. Je suis le père Paolo Diaz, je dirige l'orphelinat de l'église en bas de la colline. »

Le vieil homme commença à guider le chevalier au travers du dédale de ruines, derniers restes d'une pyramide qui servait autrefois à exhiber le pouvoir des prêtres-rois de Lima. Les lieux avaient été désertés il y a de cela plus d'un millénaire et n'étaient plus à présent qu'une curiosité pour les touristes doublée d'un impressionnant site archéologique... Du moins c'était encore le cas il y a quelques jours. Maintenant l'homme d'église maudissait cet endroit de tout son être, lui et l'abomination qu'il abritait. Ses poings se serrèrent, si fort qu'il fit couler un filet de sang de ses paumes. Il répondit avec amertume à la seconde requête du guerrier d'Athéna :

« Ce n'est pas une personne que vous allez rencontrer, c'est un monstre, un démon ! Il est venu de nulle part et il a pris les enfants en otage en disant qu'il les tuerait si je ne l'aidais pas... Et qu'avant ça, il les ferait souffrir. »

Blême de rage impuissante, le père Paolo se dirigea vers une partie isolée des vestiges, à l'écart du passage des touristes durant la journée – pas comme s'il y avait beaucoup de touristes ces temps-ci ; les gens n'avaient plus la tête à ça. Même dans le noir quasi-complet il arrivait à retrouver son chemin. Comment pourrait-il oublier son premier trajet jusqu'à cette crypte où se terrait l'immonde créature ? Chaque instant de cette soirée resterait sans doute gravé dans sa mémoire jusqu'à la fin de ses jours.

« Nous sommes presque arrivés... » commença le prêtre, redoutant de se retrouver à nouveau en sa présence. Il jeta un regard noir au Saint : il savait pertinemment que ce n'était pas de sa faute, pas personnellement, mais il avait besoin de trouver un responsable à cette situation. « Qui est-ce que vous étiez en train de combattre ? Spectre, Marina, renégat ? Bah, quelle différence... Je ne sais rien de vous et de vos congénères, je ne sais rien de cette femme qui est morte et je ne veux rien en savoir, tout ce que je veux c'est que les enfants reviennent sains et saufs. »

Et ensuite ne plus jamais entendre reparler de ces histoires, ne plus jamais avoir affaire aux monstres ou aux éveillés. Qu'ils aillent tous au Diable. Il était au bord des larmes. Cet homme représentait peut-être sa délivrance mais une peur irrationnelle lui faisait craindre que ce mince filet d'espoir disparaisse tout à coup, le laissant seul à pleurer sur trois petits cadavres.
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t25901-sargas
EphraemChevalier d'Or du Taureau | Modérateur
Chevalier d'Or du Taureau | Modérateur

Date d'inscription : 04/10/2013
Nombre de messages : 3159
Age : 29
Double Compte : Asling, Amarok, Gaïus

Revenir en haut Aller en bas
Mer 12 Oct - 15:04

Le religieux se présenta enfin au Saint, lui expliquant qu'il dirigeait un orphelinat. Ephraem n'avait absolument rien contre ça, lui même faisait des dons à des orphelinats pour ne pas que les enfants tournent mal. Les mauvaises langues parleraient de se donner bonne conscience, mais s'il les écoutait, personne ne serait véritablement quelqu'un de bon. Pour le mafieux, les dons servaient surtout à écouler une partie de l'argent sale qu'il avait récupéré de sa famille. Quand à l'argent des gains actuels de la mafia, au vu des changements majeurs qu'y avait apporté le jeune homme, il pouvait largement sans servir pour son bien personnel. En d'autres mots, véhicules personnels et restauration de Rodorio et du Sanctuaire. Même s'il avait quitté le poste de Grand Pope, le Saint ne pouvait se permettre de laisser le Sanctuaire sans rien. Certes, les fonds de bases étaient important, mais ils devaient servir en cas de coup dur, vraiment dur, pas de simples réparations.

- C'est tout à votre honneur vieil homme... du moment que vous ne faites pas parti de ces prêtres aux meures étranges...

Le père parla ensuite de la personne qu'ils devaient retrouver. Cette personne était un démon d'après ces dires, un être aimant la souffrance et suffisamment sadique pour enlever des enfants et les torturer. Le prêtre avait dit les mots magiques, suffisamment magique pour déclencher la fureur du Taureau.

- Ne vous en faites pas pour les gamins... je vais pulvériser ce monstre et vous les ramener.

Les deux hommes avancèrent dans les ruines, s'écartant un peu du chemin bien tracé pour les touristes. Le vieil homme reprit ses paroles, la voix tremblante de peur.

- Celle que j'ai affronté n'a surement pas conscience de l'existence de la créature, c'est tout ce que je peux vous dire.

Le groupe s'approchait de l'entrée d'une crypte, lieu où se terrait le démon preneur d'otage.

- Si vous voulez, je peux continuer seul. Votre peur nous handicap et vous ne me seriez pas d'une grande aide pour combattre la créature... vous seriez même une gène...
avatar
PNJ Hadès

Date d'inscription : 30/03/2006
Nombre de messages : 337
Double Compte : ceux qui survive

Revenir en haut Aller en bas
Sam 15 Oct - 11:53
Le père Paolo resta insensible aux paroles rassurantes et à l'avertissement d'Ephraem alors qu'ils arrivaient enfin à destination, un passage étroit entre deux murs de la pyramide en ruines au bout duquel se trouvait l'entrée vers le repaire souterrain de la créature.

« Ne prenez pas ce démon à la légère, il est vicieux et retors. Je ne le vois pas me demander d'amener un éveillé ici sans avoir pris ses précautions... » murmura le vieux prêtre, les dents serrées. Il n'aurait aucun scrupule à se servir des enfants comme boucliers humains, ça l'homme d'église le savait, mais sa duplicité ne se limiterait sans doute pas à cela. « Je... je dois vous accompagner. C'est de ma faute, je n'ai pas su protéger ces enfants... Je ne dois pas fuir mes responsabilités. En plus, qui sait ce qu'il fera s'il ne me voit pas revenir... »

Le prêtre se tut et ouvrit la marche, s'engageant dans l'ouverture en guidant le Saint dans l'escalier s'enfonçant dans les ténèbres. Il ne le savait pas, mais c'étaient Eléodora et son équipe qui avaient découvert ce passage dissimulé menant à une chambre secrète des profondeurs des ruines... Le duo descendit l'équivalent de six étages avant d'arriver à une porte de pierre sans battant à proximité de laquelle se trouvaient plusieurs tas de maçonnerie brisée. Une lumière dansante provenait de la pièce au-delà : le vieil homme enjoignit au Taureau d'entrer, franchissant le seuil à sa suite...

La salle elle-même était loin d'être exiguë – elle aurait pu contenir une petite maison – mais elle était encombrée de débris, réduisant l'espace disponible. Deux murs de pierre nue et froide percés d'anfractuosités abritant les restes momifiés de dignitaires oubliés menaient à un mur du fond accueillant d'autres cadavres couverts des restes décomposés de parures autrefois magnifiques ; toutefois ceux-ci se distinguaient par le trou béant dans leur cage thoracique, là où aurait dû se trouver le cœur. Au milieu de la pièce se trouvait un autel de basalte flanqué de deux grandes vasques au contenu incandescent répandant une forte odeur d'encens. Les flammes étaient blanches et ne dégageaient pourtant aucune chaleur, éclairant la scène d'une lumière maladive. Au pied de l'autel, trois silhouettes blotties l'une contre l'autre jetaient un regard terrifié aux nouveaux arrivants.

« Rosa, Manolo, Beatriz, c'est moi ! N'ayez pas peur, tout va s'arranger, j'ai amené un chevalier comme il l'avait demandé ! » s'exclama Paolo en se retenant à grand-peine de se mettre à courir pour prendre les enfants dans ses bras. Ses yeux balayèrent nerveusement la salle, s'arrêtant sur chaque recoin, chaque angle mort, sur l'angle où la créature avait élu domicile, où il avait jeté plusieurs tapis, nattes et couvertures et où s'empilaient livres et boîtes, créant un spectacle qui tranchait avec la lugubre majesté des lieux. Nulle trace du démon ; où donc se cachait-il ? « Je suis là, j'ai fait ce que vous m'avez dit de faire, relâchez-les je vous en supplie ! »

Pendant quelques secondes, seul le silence lui répondit. Puis quelque chose changea : l'éclat des flammes s'intensifia brusquement et le père Paolo vit avec horreur de multiples ombres se dessiner sur les murs, des ombres sans personne pour les projeter.

« Pourquoi crier, j'ai tout entendu... Quant à savoir où je suis, c'est bien simple, je ne t'ai pas quitté d'une semelle. »

La voix dégoulinante de malice venait de derrière le prêtre. Il se retourna mais ne vit rien... jusqu'à ce qu'une main lui empoigne le menton et le force à baisser les yeux. Cette main était attachée à un bras démesurément long, bras qui sortait lui-même de la propre ombre de l'homme d'église. Un rire sardonique retentit alors que le démon retirait ses doigts griffus et achevait d'émerger du sol. L'aberration se tourna vers Ephraem et s'inclina en une parodie de salut.

« Mes excuses pour ne pas m'être dévoilé plus tôt. Mes hommages, Divinatus Ephraem, je te souhaite la bienvenue dans mon antre. »

Les membres du démon reprirent des proportions plus appropriées alors qu'il se débarrassait de son manteau de noirceur, révélant les couleurs en dessous. Une cape rouge sang enveloppait un corps sombre vêtu de blanc et de noir. Nul n'aurait su dire si la créature portait un masque ou s'il s'agissait-là de son véritable visage, semblable à une tête de fauve stylisée prolongée par deux cornes à l'arrière du crâne. Une mâchoire figée dans une sorte de rictus menaçant exhibait de longues dents effilées et deux grands yeux globuleux dépourvus de paupières donnaient à l'être un air perpétuellement halluciné qui aurait pu paraître comique. L'ensemble était plus grotesque que réellement effrayant, cependant le démon se présentait pour l'instant sous son meilleur jour...

« Bien, je commençais à m'ennuyer mais un nouveau joueur est enfin arrivé ! Depuis le temps que j'attendais ce moment... Oh, mais quelle impolitesse, je ne me suis même pas présenté ! Voyons... oui, voilà, tu peux m'appeler Supay. » décida l'aberration alors que le prêtre au bord de l'arrêt cardiaque reculait précipitamment.

Supay:
 
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t25901-sargas
EphraemChevalier d'Or du Taureau | Modérateur
Chevalier d'Or du Taureau | Modérateur

Date d'inscription : 04/10/2013
Nombre de messages : 3159
Age : 29
Double Compte : Asling, Amarok, Gaïus

Revenir en haut Aller en bas
Lun 17 Oct - 22:52

Le vieux prêtre pensa que mettre le Saint en garde sur les méthodes du démon serait utile. À la place, le Taureau sourit de façon carnassière.

- S'il n'était pas vicieux et retors, ce ne serait pas un démon. Et si vous pensez que ça va m'arrêter, vous vous trompez... dans le même genre, on a les dieux vous savez... imprévisible, vicieux, retors et adorant jouer avec les mortels. C'est une bonne définition de votre démon ?

Les deux hommes entrèrent ensuite dans la crypte, le vieil homme passant devant. Les marches étaient usées par le temps, mais les jambes de prêtre arrivaient encore à la maintenir debout. Après une descente d'environ dix-huit mètres, le duo tomba sur une porte en pierre menant à une autre salle.

- L'endroit laisse à désirer...

Commenta le chevalier en regardant les débris se trouvant un peu partout. La lumière de la pièce invitait le groupe à s'avancer d'avantage. Le prêtre céda donc sa place à Ephraem, qui entra dans la grande pièce. Après un bref regard sur les alentours, le jeune homme remarqua les trois silhouettes au sol. Les enfants les regardaient de leurs grands yeux emplis de peur, le prêtre essayant de les rassurer.

Le vieil homme demanda ensuite au démon de se montrer, le Saint fouillant la pièce du regard pour le voir surgir. Mais non, il ne sorti pas des décombres, de derrière l'autel ou d'un vieux cadavres. Il parla d'abord, disant qu'il n'avait pas quitté le prêtre des yeux. Le mafieux se tourna alors vers le vieil homme et fit un petit bond en arrière, se plaçant entre les enfants et le prêtre. Il ne se méfiait pas de l'homme, seulement de celui qui était avec lui depuis le début. Alors que le vieil homme se retournait pour y découvrir un démon ne s'y trouvant pas, un bras sombre sorti de son ombre afin de lui faire baisser la tête.

- Effectivement, il est retors le petit, il se cache dans votre ombre depuis le début...

La créature se montra ensuite, sortant de l'ombre pour reprendre sa forme originale. Le démon avait une forme plutôt humanoïde, avec une tête féline à cornes. Il portait une magnifique armure et une cape rouge, proche de celle qu'avait porté le Saint quand il était Pope. Il se présenta ensuite sous le nom de Supay, nom qui n'était surement pas le sien.

- Tiens, on dirait une marque d'assouplissant pour le linge... mais bon passons. Je suis heureux que tu me donnes ce nom là, pendant un instant j'ai eu peur que tu sois Tezcatlipoca. J'aurai pu y réfléchir à deux fois avant de décider de t'affronter sinon.

Le Taureau resta entre lui et les enfants, croisant les bras, augmentant la gravité autour de lui et laissant les marques noirs recouvrir son corps sous l'armure.

- Puisse que tu ne m'as pas encore attaqué, je suppose que tu as besoin de moi pour quelque chose... alors vas y, demande moi ce que tu veux, je pourrai voir ce que je peux faire. Mais sache que je n'aime pas savoir une créature aussi puissante que toi en liberté.
avatar
PNJ Hadès

Date d'inscription : 30/03/2006
Nombre de messages : 337
Double Compte : ceux qui survive

Revenir en haut Aller en bas
Mer 19 Oct - 18:05
Si le Taureau était effrayé, il n'en montrait aucune trace, comme on pouvait s'y attendre venant d'un fier protecteur de l'humanité. Confiant de sa puissance, il raillait le démon et se préparait si nécessaire à engager le combat. Les mâchoires de Supay se déformèrent, tentant d'imiter un sourire humain mais ne parvenant qu'à produire un rictus prédateur. Il se réjouissait d'avance de démontrer au chevalier qu'il ne fallait pas le sous-estimer mais d'abord...

« Tezcatlipoca ? Tu te trompes d'époque comme de pays, mon jeune ami... et tu te trompes encore plus si tu penses pouvoir protéger ces humains. »

La créature ignora Ephraem, les trois enfants et le prêtre blême pour se diriger vers le coin de la salle où étaient rassemblés ses effets. Tranchant avec la sinistre majesté de la chambre secrète, l'angle formé par la rencontre entre le mur funéraire des dignitaires et celui abritant les restes des sacrifiés accueillait plusieurs nattes, un tapis, diverses boîtes et bouteilles ainsi que des empilements de livres. Supay attrapa quelques-uns de ces ouvrages, des manuels scolaires appartenant à l'orphelinat dont il s'était emparé la nuit où il avait enlevé ses pensionnaires. Il s'appuya nonchalamment contre le rebord d'une des cavités et commença à feuilleter un livre de chimie, saisissant avec précaution le coin de chaque page pour ne pas la déchirer de ses griffes. L'humanité avait décidément bien progressé depuis l'époque où il avait été enfermé... mais il lui restait encore bien du chemin à faire avant d'être délivrée de sa peur des choses qui se cachent dans le noir.

Jugeant qu'il avait suffisamment signifié sa totale absence d'inquiétude, le démon reprit la parole : « Ne serait-ce pas plutôt toi qui as besoin de moi, chevalier ? C'est toi qui as fait tout ce chemin depuis le lointain Sanctuaire pour venir ici, pas moi. Je suppose que ta venue a le même objet que celle de la meurtrière de cette très chère Eléodora. Rassure-toi, tu touches au but. »

Supay s'accroupit en reprenant sa lecture, ayant trouvé quelque élément d'intérêt. Laissant mariner son interlocuteur. Le Taureau dégageait un cosmos proprement impressionnant, il ne faisait aucun doute qu'il pouvait détruire cette chambre voire l'intégralité des ruines si l'envie lui en prenait... Seulement tout ne s'obtenait pas par la force et il devait bien en avoir conscience. Le démon lui-même n'avait aucune envie de se battre : c'était quelque chose de bien trop primaire, il y avait des manières tellement plus satisfaisantes de se repaître de la souffrance de son prochain... Et en plus il y avait toujours la possibilité de perdre. Mais les choses n'en arriveraient pas là, aussi continua-t-il la conversation avec sérénité :

« Cela dit tu as raison sur un point, j'ai quelque chose à te demander et ce quelque chose, c'est un argument. Dis-moi chevalier, pourquoi devrais-je te livrer le secret d'Eléodora ? Pourquoi à toi plutôt qu'à cette charmante porteuse d'Anima ? Pourquoi devrais-je d'ailleurs révéler ce que je sais au lieu de le laisser tomber dans l'oubli ? Ce n'est pas comme si ce secret allait manquer à qui que ce soit... cela ne vaudrait-il même pas mieux au vu de ce que certains sont prêts à faire pour s'en emparer ? »

Supay s'installa plus confortablement en attendant la réponse d'Ephraem, espérant qu'elle serait divertissante. Le vieux prêtre était retourné réconforter ses mioches mais dardait parfois un regard mi-apeuré mi-haineux dans sa direction. L'homme d'église n'avait cependant pas encore récupéré assez de contenance pour oser s'exprimer, voilà qui était ennuyeux. Il aimait le voir faire preuve de défiance dans les moments de désespoir, c'était si amusant.
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t25901-sargas
EphraemChevalier d'Or du Taureau | Modérateur
Chevalier d'Or du Taureau | Modérateur

Date d'inscription : 04/10/2013
Nombre de messages : 3159
Age : 29
Double Compte : Asling, Amarok, Gaïus

Revenir en haut Aller en bas
Jeu 20 Oct - 20:40

Le chevalier continua d'étudier son adversaire. Même si celui ci n'avait pas l'air agressif, il restait un démon à ne pas sous estimer. Et visiblement, il aimait jouer au même jeu que le Saint, celui de taquiner l'autre et ainsi de voir jusqu'où il peut aller.

- Oui, effectivement le lieu n'est pas le bon... mais un petit air de ressemblance physique. Après pour l'époque, je ne m'occupe pas vraiment de qui arrive à quel moment... les écrits sont beaucoup trop vague pour tout dater correctement et comme l'humanité a pu le voir, des dieux que l'on croyait disparu sont toujours là.

Ephraem était amusé par le rictus du démon, un sourire sous forme de rictus de prédateur.

- Oh, que tu as de belles dents!

Le démon snoba complètement le Taureau, passant à côté de lui ainsi que prêt du trio de gamins et du prêtre les ayant rejoins. Il commença a lire des livres de cours, appartenant surement aux enfants. S'il voulait apprendre à connaître le monde qui l'entourait, il ferait mieux de rester collé au vieux prêtre, plutôt que de lire quelque chose pouvant être erroné. La créature se décida plus tard à reprendre la parole, étant sur d'avoir toute l'attention de son publique.

- C'est exact, cette... brute épaisse cherche la même chose que moi, mais à des fins différentes.

Ephraem se dirigea dans un coin de la pièce, pour s'assoir sur les restes d'un ancien pilier. Heureusement qu'il était le seul à terre, sinon l'édifice serait actuellement un danger pour tous.

- Dans le fait, j'ai effectivement besoin de toi, puisque tu es le seul à connaître l'emplacement de ce que je recherche. Mais il est évident que tu ne vas pas me le fournir si facilement, comme tu as surement du avoir ta part en aidant Eléodora à le cacher.

Le mafieux écouta le démon amusé. Il le lâcha rapidement du regard pour porter son attention sur le plafond, avant de retourner au démon. Ce n'était pas la première créature qu'il rencontrait, ni même le premier démon, mais s'était le premier démon sous forme démoniaque ou du moins, non humaine.

- Tu veux connaître la vérité ? Je ne sais pas comment tu vas réagir, si tu vas être amusé ou déçu, mais accroche toi bien...

Ephraem se redressa, faisant mine de prendre la parole devant un grand auditoire.

- En fouillant chez moi, je suis tombé sur un passage secret. Ce passage m'a mené vers le trésor de mon premier ancêtre, ainsi que celui d'Eléodora... Romulus, fondateur de Rome. Pour accéder au trésor, je dois récupérer les fragments de clef qui me permettront de l'ouvrir. Je ne sais pas ce qu'il contient, je ne sais pas ce que les autres lieux où se trouve les fragments vont me révéler. Je ne fais ça que pour moi, pas pour sauver le monde, juste pour découvrir ce que mes ancêtres ont décidé de cacher.

Le jeune homme laissa un petit temps mort, pour que le démon analyse le tout. Puis, une fois qu'il pensait que c'était bon, il reprit.

- Pour la Berzerker... elle est juste une fidèle fanatique d'Arès. Romulus étant un fils d'Arès, elle pense que ce trésor devrait revenir à son maître et surtout lui permettre de monter dans son estime. Comment elle a su pour le trésor ? Je n'en sais rien... la première fois que je l'ai vu, c'était à Ottawa, elle a probablement tué le descendant qui était là bas... vous l'auriez surement adoré, il était professeur d'histoire.
avatar
PNJ Hadès

Date d'inscription : 30/03/2006
Nombre de messages : 337
Double Compte : ceux qui survive

Revenir en haut Aller en bas
Sam 22 Oct - 17:51
Supay écouta sans mot dire les explications du Taureau, notant du coin de l’œil les enfants retrouvant un semblant de calme maintenant qu'ils étaient réunis avec leur tuteur. Pauvres humains inconscients, s'ils savaient... Enfin, l'heure n'était pas encore venue de dévoiler son jeu, il lui restait tout d'abord à compléter son évaluation du chevalier conformément aux dernières volontés d'Eléodora. Le démon se moquait bien de respecter cet engagement, il ne le faisait que parce qu'il pensait que cela pourrait constituer un bon divertissement. Il connaissait déjà l'histoire de ce fragment de métal placé sous sa garde, un objet insignifiant qui était pourtant au centre d'intérêts puissants. Les mortels avaient décidément le chic pour attribuer une valeur totalement disproportionnée à ce qui n'en avait pas.

« Tu ne fais donc cela que par curiosité ? Dans ce cas cet objet serait plus à sa place entre les mains de la Berzerker. Quoi de plus approprié pour la relique du rejeton fratricide d'un Dieu sanguinaire, fondateur d'une cité qui n'a eu comme seul objectif dès sa naissance que de conquérir ses voisins, les réduire en esclavage, piller leurs richesses et violer leurs femmes ? Tu es un chevalier d'Athéna, défenseur de la Paix, de l'Amour et de la Justice, pourquoi voudrais-tu t'associer à un tel héritage ? Tu mets ta vie en péril pour des raisons bien légères, pour quelque chose qui n'en vaut peut-être pas la peine. »

L'antique gardien aurait tout aussi bien pu émettre une opinion inverse qui aurait loué la sincérité du désir d'Ephraem, dénué de toute arrière-pensée impure. Il n'était toutefois pas là pour lui jeter des fleurs mais pour le pousser à se défendre, à faire la preuve de ses mérites. Avant de poursuivre son argumentation, Supay se saisit d'un autre manuel scolaire – de biologie celui-là et destiné aux pensionnaires plus âgés de l'orphelinat – qu'il lança au Taureau pour qu'il l'attrape.

« Et en parlant d'héritage... qu'est-ce qui te donne le droit à ce trésor, à toi plutôt qu'aux innombrables autres descendants de Romulus ? Il a vécu il y a près de 2800 ans, une centaine de générations pour votre espèce, il doit littéralement avoir des millions de descendants de nos jours. Si ça se trouve ta Berzerker en est une aussi. En tout cas ton divin ancêtre Arès est là encore plus légitime que toi... au bout de 100 générations, le sang de Romulus a dû tellement se diluer que tu n'en as peut-être même pas la moindre goutte coulant dans tes veines. Regarde dans le livre, ils apprennent même ça aux jeunes maintenant. »

Lorsqu'il avait été chargé de protéger le fragment de clé, le démon s'était longtemps demandé quoi faire. Le remettre à un autre descendant digne de confiance comme l'aurait souhaité Eléodora ou le livrer à sa meurtrière par esprit de contradiction – et pour compenser le fait qu'il n'ait pu tuer l'archéologue lui-même. Ou bien choisir une troisième option, comme celle de détruire le bout de métal ou de le jeter à la mer, condamnant ainsi le secret de Romulus à l'oubli éternel... Chacune de ces idées avait ses avantages et ses inconvénients. Il aurait eu plus de facilité à se décider s'il avait su ce qu'était précisément ce soi-disant trésor mais il n'allait pas non plus se mettre à sa recherche, il avait d'autres chats à fouetter.

L'issue était encore incertaine mais Supay avait en tout cas décidé que le choix serait sien. Il jugerait de l'avenir du précieux sésame selon ses propres critères. À ce sujet, peut-être devrait-il bientôt mettre à l'épreuve le guerrier d'Athéna, autrement qu'avec des mots du moins. C'était très bien toutes ces discussions cependant cela ne suffisait pas à lui dire de quel bois son interlocuteur était fait, pour cela il faudrait voir s'il réussirait ou non à sauver ces quatre humains se dirigeant vers le trépas.
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t25901-sargas
EphraemChevalier d'Or du Taureau | Modérateur
Chevalier d'Or du Taureau | Modérateur

Date d'inscription : 04/10/2013
Nombre de messages : 3159
Age : 29
Double Compte : Asling, Amarok, Gaïus

Revenir en haut Aller en bas
Dim 23 Oct - 23:07

Le Taureau écouta patiemment les paroles du démon, ne voulant pas lui couper la parole. Non pas par respect, juste parce que la créature avait eu la courtoisie de ne pas le faire. Supay fini une première partie de son discours en envoyant un manuel vers le Saint, qui l'attrapa précautionneusement. Il le regarda un moment, avant de se reconcentrer sur les paroles du démon. Les paroles étaient juste, mais jusqu'à quel point ? La ligné aurait pu rester quasi pur en enfreignant la morale Chrétienne, espérant peut être que le sang divin serait plus fort que les tares génétiques. Bien sur, ceci n'était que des hypothèses, surement loin d'être exact d'ailleurs.

- Justement... figurez vous que l'arbre généalogique de Romulus n'est pas aussi large que ça. Enfin... il l'a été à une époque bien sur, mais il a décliné progressivement, la ligné se meurt... elle se meurt tellement, que si je n'ai pas d'enfant, elle disparaîtra avec moi.

Ephraem fit tournoyer le livre entre ses doigts, posant ses indexes à deux extrémités pointues. L'échange commençait à l'ennuyer grandement, il voulait le fragment d'Eléodora et partir d'ici au plus vite. Le soucis était qu'il y avait les otages, il ne pouvait pas utiliser la totalité de sa puissance ici et ne connaissait pas celle de son ennemi.

- Bon... écoutez, il est logique que je ne laisse pas un trésor entre les mains d'une meurtrière, même si votre logique est largement valable. Sauf que vous voyez... si le trésor est aussi bien gardé c'est qu'il y a des raisons. J'ai déjà du combattre un sphinx en cherchant un passage de le labyrinthe d'une pyramide d'Égypte. J'ai du affronter une illusion, puis fouiller un musée entier, avant de résoudre une énigme au Canada. Et maintenant, je dois négocier avec un démon preneur d'otage, qui aurait pu tout aussi bien me demander de venir sans passer par un prêtre. Certes, on aurait déjà commencé à se battre sans les otages, mais j'aurai répondu à votre demande sans problème.

Le chevalier avança vers le démon, gardant les otages dans son champ de vision pour intervenir rapidement en cas de besoin. Pour être sur de bien se faire comprendre, il ne cacha pas son agressivité, ni même son cosmos noir. En guise d'exemple, il fit exploser la colonne qu'il avait laissé derrière lui, la réduisant en simple grain de sable à l'aide de sa gravité.

- Donc, dites moi directement ce que je dois faire pour que vous me donniez ce fragment ? Sinon je passerai à l'étape supérieur, au risque de tuer les otages. Après tout, je suis peut être un Saint, mais vu la Athéna actuelle, elle ne m'en voudrait pas d'avoir fait quelques dégâts collatéraux, du moment que je renforce le Sanctuaire à l'aide d'un trésor que nous ne connaissons pas.
avatar
PNJ Hadès

Date d'inscription : 30/03/2006
Nombre de messages : 337
Double Compte : ceux qui survive

Revenir en haut Aller en bas
Mer 26 Oct - 8:55
Le Taureau perdait patience et choisissait de trancher le nœud gordien plutôt que de se perdre en débats interminables avec le démon. Pourquoi pas après tout, bien des humains agissaient parce que telle était leur volonté, sans avoir besoin de se justifier plus avant. Supay n'avait pas à s'en préoccuper : il se contrefichait de ce qu'il pouvait bien advenir de la quête du Saint et de la Berzerker, c'était leur problème. Le prêtre par contre ne s'en fichait pas : en entendant les paroles du Taureau, il prit sa décision. Espérant que la présence d'Ephraem suffirait à garder la créature occupée, il se prépara à s'enfuir avec les enfants. Maudites soient les histoires de famille du mafioso, maudite soit son avidité, maudite soit sa Déesse, il avait juré de protéger les orphelins qui trouvaient refuge dans son église et cette fois il honorerait sa promesse quitte à y laisser sa vie !

Beatriz était trop faible pour marcher, aussi la chargea-t-il sur ses épaules avec le soutien de Rosa, la plus âgée. Ses vieilles articulations protestèrent sous cette contrainte mais il arriverait à ignorer la douleur jusqu'à ce qu'ils soient sortis de ces damnées ruines. Malheureusement le monstre n'allait pas le laisser s'en tirer à si bon compte : malgré l'angle mort créé par la présence de l'autel, malgré la silhouette intimidante d'Ephraem qui le surplombait de toute sa hauteur, de tout son pouvoir, il n'avait rien perdu du manège de l'homme d'église. Le démon toucha l'une des nattes et la téléporta instantanément sur le chemin du père Paolo, qui s'y prit les jambes et tomba brutalement. Même dans cette situation, le prêtre trouva le moyen de faire en sorte que la petite ne soit pas projetée à terre. Quelle dévotion, vraiment, ça valait bien un petit applaudissement sarcastique.

« Homme de peu de foi, vous ne croyez pas aux chances du héros avec sa belle armure brillante ? Et dans le même temps vous pensez pouvoir m'échapper ? Risible. »

Alors que le vieillard se relevait de sa tentative avortée d'évasion, une demi-douzaine d'ombres sans corps convergèrent vers lui et ses protégés, rampant aux murs et sur le sol. Leurs contours se précisèrent, révélant des formes squelettiques aux grandes mains griffues sans pour autant traverser la barrière qui les séparait du plan physique. Cela eut l'effet escompté : les quatre humains s'éloignèrent frénétiquement des formes sombres jusqu'à ce que le mur dans leur dos ne les empêche d'aller plus loin. Tout du long, le monstre était resté imperturbable.

Il s'agissait là encore d'une démonstration d'assurance de Supay. Il ne craignait pas le pas-si-parangon d'Athéna, pas plus qu'il n'avait eu à craindre Eléodora. Il avait dupé l'archéologue lorsqu'elle l'avait libéré, faisant bonne figure et attendant son heure. Aujourd'hui il détenait la relique que recherchait si désespérément le Saint : il n'oserait pas le tuer et s'il comptait le torturer, il serait déçu. Bien sûr, cela changerait s'il remettait au Taureau son précieux bout de métal... heureusement il avait pris ses précautions, le genre qui ne reposaient pas sur le sens moral de son interlocuteur – après tout, avoir des otages n'aurait sans doute servi à rien s'il avait reçu la visite de la servante d'Arès.

« Très bien, très bien, tu n'as pas envie de discuter. » reprit le démon à l'adresse du menaçant Taureau. « Mettons ton esprit à l'épreuve dans ce cas. Je vais te soumettre une énigme et si tu trouves la bonne réponse, tu sauras où est caché ton bout de clé. Cette énigme reposera sur ta connaissance de l'ancien et du moderne, une partie de la réponse vient de ton héritage, l'autre du monde présent. Elle repose sur deux langages de la nature qui ont pourtant été inventés par des humains, l'un qui te vient de ta famille et l'autre qui est celui des objets de la première chose que l'on a dû te dire que tu pouvais faire avec ton cosmos lors de ton apprentissage au Sanctuaire. Un indice se cache dans une partie de ce que tu m'as vu dire et faire car toutes mes actions et paroles ont un sens même s'il ne t'es pas toujours adressé, et de la même façon tu devras séparer l'essentiel du superflu quand tu trouveras les éléments de la réponse. Une chose dont tu pourrais avoir besoin pour cette énigme se trouve dans cette pièce. »

Supay acheva sa tirade et rajusta sa position parmi les boîtes et nattes et livres avant de finalement délivrer le corps-même de son énigme, son masque rigide affichant ce qu'il avait de plus proche d'un sourire amical à la lumière blafarde du feu surnaturel :

« 1, 53, 4, 86, 53, 20. Du second vers le premier. Si tu veux que je répète, n'hésite pas à demander. »

Le démon était curieux de savoir combien de temps les rouages tourneraient dans la tête du Taureau avant qu'il ne propose sa réponse. Il préparait l'arrivée d'un visiteur depuis longtemps, depuis qu'Eléodora lui avait remis le fragment en prévenant qu'un autre descendant de Romulus viendrait sans doute à sa recherche. Il avait considéré tellement de possibilités d'actions, de discussions... Restait à voir lesquelles se concrétiseraient ou non. Ephraem trouverait-il de suite ou demanderait-il un indice supplémentaire ? Ce n'était pas un problème de l'aider un peu au cas où il n'aurait pas compris, l'antique gardien avait tout son temps... mais on ne pouvait pas en dire autant de tout le monde.
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t25901-sargas
EphraemChevalier d'Or du Taureau | Modérateur
Chevalier d'Or du Taureau | Modérateur

Date d'inscription : 04/10/2013
Nombre de messages : 3159
Age : 29
Double Compte : Asling, Amarok, Gaïus

Revenir en haut Aller en bas
Ven 28 Oct - 23:41

Pendant la distraction que lui offrait le Saint énervé, le prêtre prit son courage à deux mains et tenta de fuir avec les enfants. Mais tout comme Ephraem, le démon avait senti leur départ. Le Taureau ne s'était pas retourné, ne sentant pas d'agressivité provenant de la créature, mais l'action qu'il y eut parvint tout de même à lui faire comprendre que le vieil homme avait échoué. Supay était visiblement déçu de la réaction du religieux, contrairement au Saint.

- Détrompe toi très cher... cet homme a beaucoup de courage. Il essai de fuir en pensant qu'il peut le faire. C'est parce que l'humanité trouve toujours le moyen de se battre et de se relever qu'Athéna garde espoir en eux... enfin je crois... je suis pas dans sa tête...

Le démon se décida enfin à parler sérieusement, du moins aussi sérieusement qu'il le pouvait. Soit moins que le Taureau, qui n'était pourtant pas un modèle de sérieux. Un long monologue partant dans tous les sens commença alors, énervant d'avantage le mafieux. Plus les paroles avançaient, plus le brouillard était épais dans la tête du Saint. Une fois le labyrinthe de mots terminés, le démon prononça une série de chiffre et une petite phrase sans queue ni tête.

- Raaaah mais tu me fais chier avec tout ça, tu m'embrouilles plus qu'autre chose...

Tout en réfléchissant, le cosmos du chevalier ne cessait de grimper, montrant sa frustration.

- Si j'élimine une grande partie de ton blabla, il me reste l'écriture et... qu'est ce que Gareth m'a bien appris en premier... éclate les autres et ne te fais pas éclater ? Non, pas ça... le cosmos est la manipulation des atomes peut être... surement un truc du genre.

Ephraem réfléchit donc, pensant que le premier langage des hommes étaient l'écriture, le second langage étant celui qui composait l'univers, celui des atomes. Le cosmos du chevalier redescendit d'un coup, le jeune homme se déplaçant pour ramasser un livre de physique et y trouver le tableau des éléments périodiques.

- Bon... si on suit tes dires, nous avons le 1, H... l'hydrogène. Ensuite le 53, I... l'iode. Ensuite le 4, Be... le béryllium, suivi du 86, Rn... le radon. Encore le 53 et enfin le 20, Ca... le calcium.

Le Saint réfléchit un instant, avant de se lancer.

- Puisque l'assemblage ne serait pas logique, je vais en déduire que tu as voulu me faire passer un mot avec ces chiffres. Nous avons donc H I Be Rn I et Ca. Hibernica... soit tu me demandes d'aller en Irlande, soit le fragment est...

Ephraem se dirigea vers un tapis, qui se trouvait proche du démon à un moment. En fouillant à l'intérieur, le jeune homme y trouva le dernier fragment de clef. Il regarda alors le démon d'un regard furieux.

- Depuis le début il était juste là... et toi... en fourbe... tu n'as rien dit... je devrais te tuer sur le champ tellement tu as été chiant...

Mais au lieu d'attaquer, la colère disparu du visage du mafieux, qui se mit à rire. Son rire était naturel, celui d'un homme qui venait de s'amuser comme un fou en découvrant une farce.

- Mais je ne ferai rien de tel... tu es comme moi, tu aimes t'amuser des autres... je te laisserai donc la vie sauve. Si tu laisses partir les otages bien sur. Par contre, si dans l'avenir nous nous recroisons, je serai forcé de te tuer.
avatar
PNJ Hadès

Date d'inscription : 30/03/2006
Nombre de messages : 337
Double Compte : ceux qui survive

Revenir en haut Aller en bas
Dim 30 Oct - 9:57
Après quelques grognements, les cogitations du Saint l'amenèrent enfin à trouver la réponse à partir du magma verbal du donneur d'énigme. Il put donc extraire l'objet de tant de convoitises d'une cachette somme toute bien anodine et exprima une incrédulité mêlée de colère qui se mua en hilarité. Ephraem le prenait bien ; Supay avait choisi ce mode opératoire pour l'ironie que représentait le fait de mettre à l'abri quelque chose d'aussi précieux aux yeux des descendants de Romulus dans un endroit plus approprié à sa valeur propre, celle d'un simple bout de métal. Le comportement du chevalier était légèrement surprenant mais faisait toujours partie des possibilités prévues... une qu'il n'avait pas eu envie de voir se concrétiser car cela ôtait tout l'amusement de la suite. Avec un soupir, le démon se releva et commença à rassembler quelques effets – dont les livres de cours.

« Ne t'en fais pas pour ces humains, ils n'ont toujours été qu'une assurance et ne me sont maintenant plus d'aucune utilité. J'espère pour toi que ce trésor sera à la hauteur du sang qui a été versé pour le protéger : rappelle-toi qu'il fut un temps où les humains livraient des guerres sanglantes pour des épices et du tissu, massacraient et réduisaient en esclavage des peuples entiers pour de jolis cailloux et des métaux brillants. Enfin, ce fut amusant, j'en regrette presque de t'avoir exposé à mon autre mesure de sécurité... »

La créature s'interrompit le temps de sortir quelques flacons d'une boîte et de les déposer en ligne sur l'autel, puis de plonger la main dans le feu blanc pour en retirer des bâtonnets à moitié consumés qu'il rangea dans une bourse à sa ceinture. Il poursuivit alors son explication :

« Tu es fort chevalier, plus fort que moi... mais cela ne te rend absolument pas invincible : malgré tous tes pouvoirs, tu restes fait de chair et de sang, comme ce vieillard et ces enfants. Venir seul ici était une erreur, regarde ce que cela a donné pour Eléodora : personne sur qui compter à part un poisson rouge nommé Alfred, obligée de se tourner vers le démon qu'elle avait déterré des ruines quand elle a su que sa vie était menacée... Bref, venons-en au fait. J'ai passé des mois à préparer cette conversation, les arguments que j'allais employer, les gestes que je ferais, le contenu de l'énigme. En venant chez moi tu as été exposé à trois poisons mortels, le premier dans l'air donnant cette odeur d'encens, les deux autres sur les livres que je t'ai incité à saisir, dissimulés par l'humidité présente ici qui donne à toute chose une texture légèrement poisseuse. Ils sont déjà redoutables individuellement mais leur interaction décuple leurs effets respectifs. Ne t'en fais pas, je vais te donner les antidotes, quant aux autres humains je leur ai déjà administré le contre-poison pour celui se trouvant dans l'air. »

Supay n'attendit pas une éventuelle saute d'humeur du chevalier pour revêtir de nouveau son manteau de noirceur. Sa silhouette fut absorbée par le sol où il ne resta plus de lui qu'une simple ombre en deux dimensions. Ses serviteurs pareillement constitués se rassemblèrent autour de lui à l'exception d'un seul qui au contraire émergea dans le plan matériel, prenant la forme d'un squelette aux orbites habitées par une lumière rouge et aux serres d'obsidienne, irradiant le froid.

« Ne m'en veux pas, je ne pouvais être sûr de ta réaction avant cette rencontre et j'avais besoin d'une protection supplémentaire au cas où la Berzerker se serait présentée à ma porte. Et puis j'aurais tout aussi bien pu choisir des poisons sans antidotes. Mon Saxra te montrera les flacons une fois que je serai parti ; ne t'avise pas de boire les autres, ils contiennent d'autres poisons. En tout cas retiens bien cette leçon : la force ne fait pas tout, ou plutôt il y a plusieurs manières d'être fort, la maîtrise du cosmos n'en est qu'une parmi d'autres. Adieu, Divinatus Ephraem du Taureau, Saint d'Athéna. »

Le feu blanc s'éteignit. Une seconde plus tard la lumière se fit de nouveau dans la chambre secrète, provenant d'une lanterne allumée par le squelette servant de Supay. Il était la seule créature restante dans ce souterrain lugubre : le démon s'était enfui, bien déterminé à ne plus croiser le chemin du chevalier d'Or. Le Saxra déplaça trois flacons parmi ceux disposés par son maître, les rassemblant à portée de main du mafioso. Puis il retourna aux ténèbres, laissant les humains entre eux.

« Est-ce que le Diable est parti ? » murmura une voix d'enfant.

« Oui Manolo, c'est fini. Nous pouvons rentrer maintenant... mais n'oubliez pas de remercier monsieur Divinatus. » répondit la voix cassée du prêtre. C'était à cause des éveillés que toute cette histoire avait eu lieu, il ne l'oublierait pas, mais les orphelins n'avaient pas à hériter de sa rancœur. Qu'il le veuille ou non, les Saints étaient les protecteurs de l'humanité et force était de constater que celui-ci s'était bel et bien acquitté de son devoir.

Glissant à toute vitesse dans les rues de Lima, invisible et silencieux, le démon réfléchissait à sa prochaine destination. Tant de choses à voir après un millénaire scellé sous cette pyramide ! Il avait déjà eu un avant-goût de ce monde nouveau et étrange pendant les mois qui avaient suivi la mort d'Eléodora mais maintenant plus rien ne le retenait ici. Il devrait toutefois faire profil bas : il n'était pas la chose la plus effrayante rôdant dans la nuit noire. Il se ferait discret et il observerait. Il n'allait pas se faire broyer dans l'ouragan des luttes divines alors qu'il venait tout juste de retrouver sa liberté...
avatar
http://rpgsaintseiya.forumactif.com/t25901-sargas
EphraemChevalier d'Or du Taureau | Modérateur
Chevalier d'Or du Taureau | Modérateur

Date d'inscription : 04/10/2013
Nombre de messages : 3159
Age : 29
Double Compte : Asling, Amarok, Gaïus

Revenir en haut Aller en bas
Mer 9 Nov - 15:25

La réponse ayant était correcte, le démon n'avait plus rien à garder. Il parla longuement avec le Taureau, lui expliquant qu'il n'était pas de taille à l'affronter, mais qu'il avait piégé la salle pour être tranquille. Il lui dit que plusieurs poisons étaient à l'œuvre dans son corps, l'affaiblissant lentement, pour finalement le tuer. Mais le Saint ne succomberait pas ici, le démon lui donna les antidotes par le biais d'un de ses serviteurs. Quand aux otages, ils n'étaient que là pour freiner les ardeurs d'Ephraem, l'antidote leur ayant déjà était administré.

- Merci Supay, comme promis je ne te poursuivrai pas. Mais attention à tes actes...

Le chevalier bu les fioles que le serviteurs lui avait indiqué, avant de se tourner vers le prêtre et les enfants.

- Il ne viendra plus vous faire de mal, soyez en assuré. Vous allez pouvoir rentrer chez vous sans problème. Et surtout, surtout... ne me remerciez pas, je suis un chevalier d'Athéna, il est normal que nous venions défendre ceux en ayant besoin. Je suis juste déçu que vous n'ayez pu fuir pendant que je faisais distraction.

Ephraem ne laissa pas le prêtre rentrer seul, il resta avec eux jusqu'à l'orphelinat, afin que les enfants soient un peu plus tranquille. Une fois l'escorte terminée, le chevalier retourna à l'hôtel. Il avait trois fragments, trois fragments de plus que la Berzerker. Il n'avait pas l'intention de lui laisser le secret de sa famille, secret qu'il comptait bien découvrir également. Le jeune homme se coucha dans le lit, se demandant ce qui lui arriverait quand il irait à Tahiti, sa prochaine destination.

Sur les traces de Rome (quatrième partie)