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AmarokFléau de Nidhögg
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Mar 8 Nov - 14:23

Le jeune homme était maintenant accompagné de trois esprits, chacun ayant ses forces et ses faiblesses. Le dernier venu était déjà en train de lui parler de tout ce qu'Amarok avait besoin de savoir. Comment utiliser les esprits à son avantage, comment utiliser son cosmos pour devenir plus puissant et pas seulement pour communiquer. Il était un allié précieux, à la connaissance presque infinie. Pendant que le garçon le pressait de questions, voulant savoir encore et encore plus de chose, Skoll et Gullin les suivant en faisant attention au jeune homme.

- Je suis de retour Frida!

Amarok ne s'était pas rendu compte qu'il avait quitté le royaume d'Alfheim, les arbres étaient les mêmes pourtant. Sans plus de paroles, la femme les fit avancer de nouveau, la monture du garçon étant venu d'elle même jusqu'à la guerrière. Dain regarda la femme d'un air dédaigneux, avant de demander aux deux autres esprits pourquoi elle était là. Skoll lui expliqua qu'elle était la seule à ne pas avoir eu peur de lui et s'était proposé pour accompagner leur maître dans les royaumes. Il lui dit aussi qu'il n'avait pas eu confiance en elle en la voyant, mais que si Amarok lui faisait confiance, il le ferait aussi. Le cerf se plaça ensuite aux côtés de l'Inuit, voulant lui parler de la femme qui les accompagnait.

- Mon garçon, connais-tu réellement cette femme ?

Amarok lui répondit qu'il ne la connaissait que depuis son arrivée en Asgard, ce qui fut suffisant pour lancer l'esprit dans un long monologue.

- Vois tu, cette femme est Frida la folle. Elle ne porte pas ce nom pour rien, tous le monde à peur d'elle, les elfes encore plus. Il y a de cela quelques années, alors qu'elle voulait obtenir un des éclats divins en guise d'armure, elle perdit le contrôle. Elle était alors chez les elfes quand c'est arrivée, quand elle a massacré ses compagnons et amis. Elle fait partie des guerriers d'Odin ayant reçu la malédiction des Berzerkers, gagnant une force considérable, pouvant combattre jusqu'à la mort sans sentir les blessures sur son corps. Le soucis, c'est qu'ils perdent entièrement le contrôle d'eux même, qu'ils ne reconnaissent plus personne, ni ami, ni ennemi. Et le pire, c'est qu'on ne sait jamais ce qui va déclencher cette malédiction. Alors fait attention à toi...

Le jeune homme lança un coup d'œil vers la femme, ne voyant pas en elle un danger. Il expliqua sa façon de la voir au cerf, avant de dire une nouvelle fois qu'il lui faisait entièrement confiance. C'est à ce moment là qu'il se rendit compte que les arbres commençaient à perdre de leur splendeur, que le froid était en train de revenir. La neige commençait déjà à ce voir un peu partout.

- Nous sommes où ?

- Bienvenu dans mon royaume de naissance, Midgar, le royaume des hommes.
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AmarokFléau de Nidhögg
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Ven 11 Nov - 13:13

En finissant sa phrase le groupe venait de sortir de la forêt, devant eux se dessinait maintenant une immense pleine de neige et de givre, plus proche d'Asgard que les autres citées. Le froid y avait l'air moins mordant, mais tout aussi mortel si on ne faisait pas attention. Des paysans étaient encore dans les champs, alors que le soleil se couchait. En y repensant, ils auraient déjà du dormir depuis un moment, comme s'ils avaient voyagé pendant des jours sans s'en rendre compte. Le jeune homme expliqua rapidement son malaise à Frida, qui lui répondit simplement.

- C'est normal, quand nous sommes passé à Vanaheim, il faisait nuit. Mais comme je te l'ai dit, leurs nuits ne se voient pas. On aurait peut être du s'arrêter pour que tu te reposes ?

Amarok lui avoua qu'il n'avait pas dormi depuis deux jours quand il est arrivé à Asgard. Mais la fatigue était vite reparti quand il avait vu les murs de la citée. Cependant, il n'avait pas encore dormi et ça faisait maintenant trois jours. La fatigue commençait à reprendre le dessus, forçant le groupe à s'arrêter dans le premier village. La femme les conduisit jusqu'à l'auberge de petit village, se chargeant elle même de payer la chambre. Elle n'avait pas une fortune sur elle, elle devait donc prendre une simple chambre avec deux lits. L'auberge n'était pas du luxe, quelques crottes de rats jonchaient les coins de la chambre, mais les matelas étaient confortables à côté de ce qu'avait déjà connu l'Inuit.

- Frida ? Pourquoi tous le monde porte des manteaux de fourrure ?

La femme se mit à rire, avant de lui répondre de façon la plus douce qui soit, comme une mère à son fils.

- Contrairement à toi ou moi, les habitants d'ici sont normaux. Ils n'ont ni magie, ni cosmos pour les protéger. Et d'ailleurs, même sans ton cosmos, tu as une résistance naturelle au froid, preuve que tu es digne d'être un guerrier d'Odin.

La réponse plaisait au jeune homme. Il avait de plus en plus hâte de faire ses preuves et de devenir un Asgardien. Même s'il ne pensait pas être d'une grande aide pour les autres combattants, il ferait de son mieux pour faire honneur aux dieux du nord. C'est sur cette bonne humeur que le jeune homme s'endormit, les esprits se lovant contre lui, comme s'ils étaient encore de vrai animaux.
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SkärnGuerrier Divin de Garm
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Mer 23 Nov - 14:41
Skärn était occupé à se déplacer dans la nuit sur les routes du royaume Midgard. Ce royaume était de loin l’un des plus peuplé des royaumes du nord et surtout il était celui dont les habitants avaient le plus de contact avec l’extérieur. En effet, de nombreux échanges avaient souvent lieu entres les midgardiens et les sudistes, au point même qu’il était relativement fréquent de trouver des appareils modernes qui étaient si rares dans les autres royaumes. Dans le temps, ce royaume s’était également rendu célèbre pour ces routes pavées (et de l’avis général des autres royaumes, des saloperies qui faisaient glisser les chevaux, forçant donc à marcher sur le côté). Enfin, ce royaume restait également l’un des plus « normale » (selon les standards du sud) car il n’était pas relié aux royaumes fantastiques constituant les mondes d’Yggdrasill, ce qui n’empêchait pas d’y être confronté à la même magie qui habitait les neuf royaumes.
 
Comme à son habitude, Skärn était sur la piste d’une nouvelle proie, bien que celle qu’il suivait actuellement avait une particularité… il ne savait ni son identité, ni son apparence, ni même ce qu’il allait en faire une fois trouvé, mais cette cible avait néanmoins su attirer son attention. En effet, alors qu’il était retourné sur sa terre natale, méditant à propos de ce qu’il avait découvert lors de son passage à Nibelheim, il avait perçu certains signes, des changements s’effectuait dans le monde des esprits. Bien que sa nature d’Hellblindi lui permettait de percevoir ce qui s’y passait, au même titre que le monde des morts, et qu’il pouvait interagir consciemment avec les êtres qui les habitaient sans devoir faire appel au moindre rituel, Skärn ne s’était que peu intéressé aux esprits, ces derniers suivants leurs habitudes et d’ailleurs son cosmos funeste, marqué par son lien avec la mort, avait tendance à les mettre mal à l’aise. Néanmoins, il pouvait clairement percevoir que des esprits de plusieurs royaumes avaient quitté leurs territoires respectifs.
 
De plus, il avait également remarqué une activité inhabituelle venant du lieu où il savait que reposait la branche associée à sa terre natale. Lorsqu’il était allé vérifier sur place, il avait pu constater que la protection était toujours-là, à sa place, mais qu’une énergie en émanait, encore faiblement pour l’instant. Il en avait déduit qu’elle appelait à elle son futur porteur. Curieux de voir qui serait le protecteur de son royaume d’origine, il avait commencé son enquête. Qui l’avait mené à suivre la piste jusqu’à cette ville de Midgard où la trace s’arrêtait. Il pouvait sentir qu’il était au bon endroit, il percevait la présence de plusieurs esprits dans les environs, ce que lui confirmait ses « espions », des âmes qu’il avait envoyé en reconnaissance pour explorer les environs. Alors que le vent soufflait violemment autour de lui, apportant son lot de gèle sur sa cape, Skärn commença à réfléchir à la manière dont il allait pouvoir débusquer son « gibier ».
 
Se débarrassant de son armure, Skärn approcha des murs de la citée, gardant Dainsleif à sa ceinture, il n’était revêtu que de simples atour d’une épée-lige, un guerrier ayant mis son bras au service d’une maison noble, portant donc une tenue traditionnelle de Niflheim avec par-dessus un tabard aux armes de la famille Krakir, une célèbre maison qui avait gouverné sa région natale, il y avait de cela quelques siècles… et qui était à présent éteinte, mais cela il ne craignait pas trop qu’on lui pose de question, il doutait que les gardes lui pose des questions là-dessus.
 
À son arrivée aux portes de la ville, il héla la sentinelle et lui demanda de lui ouvrir la porte, il dut évidements quelque peu négocier avec le garde en faction, qui avait absolument tenu à savoir ce qu’il venait faire ici, ce à quoi Skärn répondit qu’il était en mission et qu’il s’arrêtait dans cette ville pour la nuit. Une fois qu’il fut entré, Skärn se rendit en direction du centre de la ville, ne pouvant se permettre d’avoir recours à son œil pour détecter avec précision où se trouvait sa cible, la plupart des gens étaient incapables de voir l’aura produit par son cosmos mais la lueur qui s’allumait dans son œil quand il l’utilisait risquait par contre d’attirer l’attention. Il devait donc trouver un autre moyen de localiser sa proie… ou de la faire venir à lui.
 

Skärn prit donc soin de laisser son cosmos s’élever, tout en veillant à ne pas trop montrer son véritable niveau. Son funeste aura commença à s’insinuer tout autour de lui, prenant subtilement possession des lieux, diminuant légèrement le peu de luminosité qu’il y avait sur la place où il se trouvait. Un sourire carnassier apparut sur le visage du traqueur d’âme, comme chaque fois qu’il sentait une traque arrivée à son terme. Il laissa sa crinière blanche flotter dans le vent furieux qui soufflait en ce moment, son œil unique observant les ruelles qui l’entourait à l’affut du moindre mouvements suspects. Dressé du haut de ses 1m98, il dominait la place sans le moindre problème, ses sens à la recherche du moindre signe pouvant lui permettre d’identifier sa proie.
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AmarokFléau de Nidhögg
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Ven 25 Nov - 14:28

Le repos du jeune homme ne dura pas longtemps. Il pu dormir deux heures, avant qu'une sensation étrange ne le réveille. Il scruta la chambre du regard, posa ses yeux sur le lit où dormait Frida et pu la voir en train de dormir. La menace ne venait donc pas d'elle, elle n'était pas passé en mode berzerker pendant la nuit. Devant la porte, Skoll était en train de montrer les crocs comme si quelqu'un voulait entrer. Dain était en train de regarder par la fenêtre, d'où aucune lumière n'émanait. Pourtant, avant de se coucher, Amarok était sur d'avoir vu un disque d'argent dans les cieux, ainsi que la myriade d'étoiles qui l'accompagnaient. Sur le lit ne restait que Gullin, le sanglier, qui faisait attention aux moindres détails dans la pièce, la moindre petite ombre sur le sol.

- Que ce passe t-il ? Chuchota leur maître. Quel est cette sensation étrange ?

Amarok voulait savoir ce qui le dérangeait autant, ce qui faisait ainsi peur à ses gardiens. Il se leva donc doucement, Gullin se retenant de lui hurler dessus pour qu'il se recouche.

- Je ne vais pas prendre de risque, je veux juste savoir d'où ça vient. En plus, vous serez avec moi, je ne risque rien.

Le regard luisant de Skoll se posa alors sur le jeune homme. Il n'avait pas l'intention de protester, il connaissait assez bien son maître pour savoir que la décision était déjà prise. Il l'avait protégé depuis sa naissance, depuis qu'il avait été abandonné dans la neige et retrouvé par les inuits. Il avait fait tout le chemin avec lui depuis les terres gelées du nord du Canada, jusqu'au Royaume d'Asgard. Alors il était évidant pour lui qu'il le suivrait encore, même s'il devait donner sa mort pour protéger son maître. Il laissa donc le passage libre pour Amarok, qui prenait déjà la direction de la sortie de l'auberge, les trois esprits juste derrière lui.

L'inuit se laissa guider par son instinct, suivant une odeur lugubre et funeste. Il trouva un homme, du moins ce qu'il pensait être un homme, au centre du village. De lui émanait une aura sombre, masquant la lumière des astres. Quelque chose en lui faisait peur à Amarok, comme si sa puissance était encore plus grande que ce qu'il voulait bien montrer. L'homme était grand, beaucoup plus grand que le jeune homme, environ vingt-cinq centimètres de plus que lui. Les trois esprits se placèrent devant leur maître sans pour autant se montrer agressif.

- Qui êtes vous ?
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SkärnGuerrier Divin de Garm
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Sam 26 Nov - 17:03
Une fois son « piège » en place, Skärn se mit à attendre que sa proie arrive. Le vent soufflait toujours aussi fort, s’engouffrant entre les maisons. L’action de son cosmos semblait faire disparaitre toute source de lumière, que lui importait, après tous ces ténèbres, si sombres soient-elles, ne pourraient jamais égaler celles qu’ils avaient dû affronter pour devenir ce qu’il était actuellement. Ses sens détectaient du mouvement dans les environs, quelque chose approchait. Fermant les yeux pour mieux se concentrer, il eut un sourire en coin, il arrivait à percevoir l’individu qui approchait et la nature de ses compagnons enlevait tout doute… c’était bien sa proie. Il pouvait sentir sa nervosité et celle de ses compagnons, et même leur angoisse, il trouvait cela extrêmement amusant.
 
Sa cible apparut peu après sur la place où il l’attendait, accompagné d’un loup, d’un sanglier et d’un cerf. Skärn n’esquissa aucun mouvement à leur approche, se contentant de jauger le jeune homme. Skärn nota les tatouages parcourant sa proie, au jugé de leur nature, cela ne faisait que confirmer le lien du garçon avec les esprits. Le traqueur s’interrogeait encore sur ce qu’il allait pouvoir faire de lui, il ne lui paraissait pas bien puissant à première vue, mais il n’avait pas encore pu le tester pour se faire une idée. S’il était bien la cause des changements parmi les esprits, il ne voyait rien lui permettant de confirmer qu’il était le futur hôte d’une protection, peut-être que les deux évènements n’étaient pas liés après tout. Ce fut à ce moment que le jeune homme l’interrogea sur son identité.
 
 Qui suis-je ? Un être se déplaçant sur la frontière entre deux mondes, comme toi à ce que je vois… à la réflexion, pas vraiment comme toi.
 
À ces mots, il commença à s’avancer vers son interlocuteur. Sa main droite caressant le pommeau de son épée, toujours dans son fourreau. Autour de lui, des âmes se mirent à virevolter sur toute la place, apparaissant par sa volonté, entourant le groupe lui faisant face tout en veillant à rester hors de portée. La démarche de Skärn était celle d’un tueur, un être qui n’hésiterait pas une seconde à ôter la vie de sa cible si celle-ci se relâchait. Néanmoins, il n’esquissait encore aucun signe pouvant paraître agressif. Une attitude parfaite pour mettre sa cible suffisamment mal à l’aise pour la suite des opérations.
 
On m’appelle également le chien d’Asgard, je n’ai plus de nom, plus de passé, juste mon devoir. Je suis celui qui s’occupe des sales besognes et aussi celui qui fait disparaître ceux qui se révèlent dangereux, ou indigne pour les terres du Nord. Et aujourd’hui, tu es celui que je viens chercher.
 
Skärn s’attribuait là des rôles que personne ne lui avait jamais octroyé, mais cela, l’inuit ne pouvait le savoir. Il espérait ainsi que sa proie serait dans de « bonnes » dispositions pour lui montrer ce qu’il valait, et qui il était. Cela permettrait en même temps à Skärn de réfléchir à ce qu’il ferait de lui…
 
Autour d’eux, l’influence du cosmos de Skärn se faisait plus oppressante, le vent semblait souffler plus fort, et surtout le froid qu’il transportait se fit plus intense, semblant presque surnaturel. Des sortes longs gémissement se faisaient entendre tout autour d’eux.
 

Maintenant, dis-moi. Qu’es-tu ? Pourquoi es-tu en ces terres ?
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AmarokFléau de Nidhögg
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Mar 29 Nov - 14:23

La présence du guerrier était pesante. Des âmes dansaient autour de lui, comme appelaient par le guerrier. Amarok aurait pu les regarder ainsi pendant des heures, le regard émerveillait, mais l'une des main de son interlocuteur lui disait de ne pas se relâcher, de rester sur ses gardes. Pourquoi rester sur ses gardes d'ailleurs, alors qu'il n'avait pas la puissance d'affronter un tel homme. Il était évident qu'il ne pourrait pas lutter contre cette puissance déjà écrasante, lui qui n'était pour le moment qu'une âme perdu dans le nord. Peut-être était-ce sa chance de pouvoir devenir un véritable Asgardien, peut-être devrait-il suivre ce guerrier pour ensuite être accepté complètement sur ces terres. Le jeune homme le savait déjà, il avait certes l'appui des esprits, il lui fallait maintenant l'appui des Hommes.

L'Asgardien se présenta au maître des esprits, sans donner son nom, seulement en donnant son activité. Il faisait froid dans le dos, un traqueur puissant, pouvant pulvériser la pauvre proie qu'était Amarok. Pourquoi était-il une cible d'ailleurs, lui qui n'avait encore rien fait de mal sur ces terres ? La réponse viendrait plus tard surement, mais avant cela, il devrait se présenter lui même.

- Ce que je suis ?

La question était étrange, le jeune homme s'attendait plutôt à une question plus normal, comme qui es-tu. Il se prépara tout de même à répondre, décidait à toujours dire la vérité.

- Je suis un gamin trouvé dans la neige et le froid, que des Inuits ont désigné comme chef spirituel. Je suis un cobaye dans un laboratoire militaire, n'ayant qu'un simple numéro pour nom. Je suis un être perdu, guidé par une meute d'esprits canins jusqu'à Asgard. Je suis celui que le loup Skoll, le sanglier Gullin et le cerf Dain ont choisis pour maître. Tu as ainsi la réponse à tes deux questions.

Le jeune homme attendit un instant avant de reprendre.

- Je peux aussi répondre à deux autres questions. Qui suis-je et pourquoi je suis encore sur ces terres ?

Amarok planta son regard sur celui de son interlocuteur, voulant lui montrer qu'il n'avait pas vraiment peur de la mort, seulement de ne pas pouvoir admirer le reste des royaumes du Nord.

- N'ayant pas de nom, je me suis baptisé seul. Je suis donc Amarok. Dans la langue du premier peuple m'ayant recueilli, cela veut dire loup. Et si je suis encore ici, c'est pour voir les merveilles du Nord. Les esprits me guident pour que j'avance d'avantage, car pour eux je suis un enfant du Nord.

L'Inuit reporta son attention sur les âmes tournant autour du guerrier, s'interrogeant sur leur provenance.

- Ces âmes sont tes victimes ? Tes protecteurs ? Tes serviteurs ?
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SkärnGuerrier Divin de Garm
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Mer 30 Nov - 11:15
Skärn ne s’attendait pas à cette réaction de la part de sa cible. En général, les potentiels porteurs des protections sacrées avaient plutôt tendance à se révéler être des individus possédant une grande fierté, ce qui les poussaient à chercher l’affrontement quand ils se sentaient mit à l’épreuve, où pour cacher leurs peurs. Mais celui-là avait opté pour une autre méthode, révélant à Skärn ce qu’il voulait savoir… et plus encore. Était-il réellement terrifié ? Au moment où le jeune homme plongea son regard dans le sien, il eut sa réponse : oui, sa proie avait peur de lui, c’était irréfutable, par contre ça ne semblait pas non plus être ce qui dictait sa réaction. Qu’est-ce que cela pouvait-être alors ? Serait-il plutôt un de ces adeptes du pacifisme ? Ce serait original pour un protecteur du nord, mais pas forcément incompatible, par contre, s’il était bien le futur protecteur de sa terre natale, il risquait d’avoir des surprises, sa région n’était pas tendre. Dernière possibilité, il pouvait tout simplement être réaliste, et se douter que leurs niveaux étaient simplement trop différents pour une confrontation.
 
Toujours au moment, où son regard croisa celui de son interlocuteur, une lueur spectrale apparut dans son œil mort. À présent, il pouvait scruter le compagnon des esprits jusqu’au plus profond de son âme. Un sourire, qui n’était pas forcément rassurant, apparut sur son visage. Il voyait à présent clairement ce que valait le jeune homme qui lui faisait face, et clairement le traqueur d’âme le surpassait totalement. Par contre, il pouvait aussi voir un potentiel intéressant l’habité… encore une fois, Skärn se mit à imaginer les possibilités qui s’offraient à lui.
 
Son interlocuteur lui raconta également son histoire, qui il était, comment-il était arrivé dans le Royaume d’Yggdrasill, tout son cheminement…. Une histoire qui amusa beaucoup le Niflheimien. Il se souvint des années qu’il avait passé dans le sud, pour parfaire ses capacités et surtout étoffer ses connaissances. Il était persuadé que cette histoire se vendrait très bien dans ces livres illustrés que les sudistes raffolaient. Mais il ne doutait pas une seule seconde qu’a cible lui disait la vérité, après tout, lui aussi avait attiré l’attention de certaines… organisations durant son séjour dans le sud, particulièrement quand il avait bossé comme tueur. Par contre, aucune tentatives de le capturer n’avait jamais fonctionné.
 
À la fin, Amarok, ainsi qu’il se nommait, eut le cran de l’interroger à son tour. Un sourire énigmatique se dessina sur le visage de Skärn. Il avait à présent une idée de comment il pourrait se distraire avec sa cible.
 
Probablement un peu des trois. Ces âmes qui sont en mon pouvoir sont d’origines diverse. Certaines ne sont que des âmes perdues, refusant de rejoindre le monde des morts, et que j’asservis quand je les rencontre, toujours ça qui n’ira pas hanter les vivants. D’autres sont effectivement mes victimes, surtout celles dont j’estime que la mort est un châtiment trop clément à mon goût. Mais la plupart sont celles qui ont été asservit par mes prédécesseurs… Voudrais-tu les rejoindre ?
 
Encore une fois, Skärn manipulait les informations qu’il donnait dans le but de mettre mal à l’aise son interlocuteur. Il ne disait pas qu’il tentait d’abord d’apaiser les âmes perdues, où les bannir si elles étaient irrécupérables. Tout comme il ne disait pas qu’il libérait les âmes qu’il possédait qui se sentaient prêtes à affronter l’au-delà. Mais s’il révélait tout cela, son aura perdrait beaucoup en termes d’intimidation. Sans laisser le temps à Amarok de réagir à sa question, qui était plus rhétorique qu’autre chose, il s’approcha au plus près possible de ce dernier. N’accordant qu’un vague coup-d ’œil aux trois esprits qui s’interposèrent entres eux.
 
Je vois que tes compagnons ne m’apprécient pas trop, amusant. Mais toi, Amarok, tu te prétends être un enfant du nord, si j’ai bien entendu ? Dans ce cas, je sais exactement comment mettre tes dires à l’épreuve.
 
Skärn se retourna brusquement et d’un simple mouvement de la main envoya un groupe d’une demi-dizaine d’âme se disperser dans les ruelles qui les entouraient.
 
Il s’agit d’âmes de criminels endurcis qui ont sévit bien avant que nous ne venions au monde, et qui n’ont toujours pas renoncé à leurs pratiques. Je viens de les lâcher dans les environs, avec pour ordre de se trouver une cible. Je te laisse imaginer ce qu’ils feront si tu ne les arrêtes pas à temps. Et au faite, elles ne se limiteront pas forcément à la ville.

S’il s’agissait bel et bien des âmes de personnes ayant enfreint la loi qui étaient parties, aucune d’entre-elle n’était spécifiquement celle d’un assassin. De plus, il n’avait aucune attention de s’en prendre à des innocents non-plus, mais cela Amarok l’ignorait, tout comme il ignorait le véritable but de Skärn. Il avait en effet conscience qu’un esprit avait élu résidence pas loin dans les environs, et ses âmes avaient pour mission de le guider Amarok en direction de cet esprit. Skärn observerait avec intérêt la réaction du jeune homme, et de ses compagnons.
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AmarokFléau de Nidhögg
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Lun 5 Déc - 21:55

Un frisson parcourra le dos du jeune homme. Il ne pouvait en détacher son regard, mais il avait un mélange de peine et de crainte en voyant cette spirale d'âme. Il avait de la peine pour les victimes du guerrier, se demandant ce qu'elles avaient fait de leur vivant pour mériter un tel tourment. L'effroi venait également des victimes, si certaines étaient des tueurs ayant massacré des villages entiers ou bien des guerriers quasi invincibles, alors la vie du maître des esprits pouvait être en jeu. Bien sur, à la question du guerrier, il ne pouvait que répondre par la négative.

- Non merci, même si je préfère la compagnie des esprits, je tiens encore à la vie.

La suite de leur échange devenait étrange. D'abord, l'Asgardien parla de façon énigmatique pour Amarok, lui disant qu'il devait prouver qu'il était bien un enfant du Nord. Il lâcha ensuite six âmes dans la nature, chacune prenant un chemin différent dans le village. Le jeune homme se demandait ce qu'il se passait, son visage montrant bien qu'il se posait des questions. Jusqu'au moment où le guerrier lui expliqua qu'il s'agissait de criminel, prêt à tuer quiconque se trouverait sur leur chemin. Amarok changea immédiatement de tête, devenant visiblement très inquiet. Il ne connaissait personne ici à part Frida, mais il n'avait pas l'intention de laisser des innocents mourir. Encore moins s'il s'agissait là d'un simple test pour vérifier ses compétences. Il devait agir et vite, très vite.

- Skoll tu prends celui qui est parti par là, Gullin tu prends celui là et Dain tu prends celui étant parti par là. Évitez à tous prix l'affrontement direct et essayez de la capturer, pas de les tuer. Passez ensuite aux autres le plus vite possible, on doit sauver tous le monde compris ?

Les esprits hochèrent la tête à l'unisson avant de se lancer à la poursuite des âmes. Amarok lança un regard noir à son interlocuteur.

- Je n'aime pas ta méthode... si une seule personne est blessée, je te retrouverai et tu devras rendre des comptes... même si je n'ai pas la force de te combattre...

Le jeune homme parti ensuite en courant, cherchant l'âme s'étant le plus éloignée du centre. Sans le savoir, il utilisait déjà son cosmos pour repérer les âmes et les esprits se trouvant dans le royaume. Une carte de dessina dans l'esprit de l'Inuit. Il ne voyait pas les vivants, mais les morts si, pouvant les repérer comme s'il avait un radar. Il s'éloigna alors du village, suivant l'âme se dirigeant vers une forêt plus loin. Une tempête de neige le freina un instant, avant qu'elle ne disparaisse entièrement quand il posa le pied entre les deux premiers arbres servant d'entrée à la forêt. Il pu alors accélérer de nouveau le pas, évitant les arbres et les racines du mieux qu'il pouvait. L'âme se dirigeait vers un autre point dans l'esprit du jeune homme. Était-ce un autre esprit ou une autre âme ? Était-ce une première victime pour les assassins de l'Asgardien ?

L'âme s'arrêta pile à l'endroit où se trouvait l'autre marqueur mental. Le jeune homme arriva donc rapidement jusqu'à la zone, pour ne trouver aucun ennemi devant lui. Il savait qu'elle était là, mais ne la voyait pas, jusqu'au moment où il leva la tête pour apercevoir un aigle immense. L'aigle n'était pas vivant, il s'agissait d'un esprit, surement celui qu'Amarok cherchait. Entre ses serres se trouvaient l'âme du criminel, cherchant à fuir, mais ne pouvant s'extraire de l'étreinte du rapace.

- Alors, tu en penses quoi ?

(hrp: L'aigle s'adresse à toi, je suppose que ton perso va apparaître en mode « j'étais déjà là man » ^^ Il a peut être déjà discutait avec toi avant qu'Amarok n'arrive, du coup tu sais qu'il se nomme Hraes. Pour plus d'info, tu sais où me mp ^^)
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Jeu 8 Déc - 22:36
Skärn fut assez amusé par la réaction d’Amarok face à l’épreuve qu’il lui imposait, particulièrement par la menace qui lui fut adressé. Dire que l’instant d’avant, il avait encore pu déceler dans le regard du jeune inuit la peur qu’il lui inspirait, à présent ce dernier semblait prêt à lui tenir tête. Skärn estimait que ce revirement était plus qu’amusant, il était instructif sur l’état d’esprit de son interlocuteur. Suivant du regard le début de cette poursuite, Skärn ne put s’empêcher de sourire pour lui-même, amarok n’appliquait pas la tactique qu’il aurait lui-même utilisé mais cela restait intéressant à voir. Il sentit également qu’Amarok semblait déjà être capable de traquer les âmes, c’était bon à savoir. À présent qu’Amarok était parti, il était temps pour lui de changer d’emplacement, Skärn utilisa son œil pour repérer l’emplacement où se trouvait l’esprit qui avait élu domicile dans les environs et se dirigea dans sa direction, utilisant la vitesse supérieure que lui fournissait la maitrise de son cosmos pour y arriver…
 
 


Lorsque l’esprit-aigle s’adressa à lui, Skärn sortit des ombres de la forêt juste derrière Amarok. En effet, après avoir trouvé Hraes, il s’était présenté à lui et lui avait expliqué la situation, qui était Amarok et le teste qu’il lui faisait passer en ce moment. Puis, il avait caché son énergie et suivit la progression du jeune inuit et des autres esprits. Maintenant, ce dernier était-exactement à l’endroit où il voulait l’emmener.

J’avoue être impressionné par ta vivacité Hraes, mais rend-moi service, n’abime pas trop cette âme, elle pourra encore me servir. Mais revenons à ce cher Amarok, après tout, cette épreuve m’a permis d’en apprendre énormément sur notre ami ci-présent.
 
Augmentant légèrement son cosmos, et tendis la main en direction du village, exactement au même instant, les âmes que poursuivait les esprits accélérèrent et foncèrent en direction de la main de Skärn.  L’âme qu’avait attrapé l’Aigle se joignit à elle dès que l’esprit desserra l’étreinte de ses serres et les âmes semblèrent tourbillonner puis se fondre dans l’aura même de Skärn avant de totalement disparaitre. Le visage du traqueur arborait encore la même expression que quand ils s’étaient quittés, celle d’un tueur sûr de ses capacités et qui jaugeait sa proie avec un sourire carnassier. Bien qu’il eût mis Hraes au courant de ses véritables intentions par rapport au jeune inuit, il continuait à jouer son rôle, d’une part car il avait une réputation de tueur sadique à préserver, ensuite il était curieux de voir comment Amarok réagirait s’il le pensait encore dangereux.
 
Tes camarades ne devraient pas tarder à nous rejoindre, tout cela fut ma foi fort distrayant. Pour commencer, Amarok je te présente notre ami ailé et rapide comme le vent, Hraes, l’esprit habitant les environs. Hraes, comme tu l’auras deviné, notre camarade peinturluré et torse nu est Amarok, l’ami des esprits dont je t’avais parlé.
 
Il fit alors une pause, faisant mine admirer le tranchant d’un coutelas qu’il avait amené avec lui, mais en réalité il désirait laisser le temps à ces deux êtres de mieux s’observer, voire d’échanger l’une ou l’autre politesse d’usage. Une fois cela fait il reprit.
 
À ce que j’ai pu voir, je peux d’ores et déjà affirmer qu’il a une âme… désespérément noble, vois-tu il n’a en aucun cas hésité à se jeter à la poursuite de mes « tueurs » pour sauver des innocents plutôt que de chercher un moyen d’éliminer le responsable de tout cela. Par contre, il a aussi démontré ne pas avoir froid aux yeux, et ce même face à un adversaire qu’il sait plus puissant que lui.
 
D’un geste brusque, il jeta le coutelas qu’il avait en main aux pieds de son interlocuteur. Une provocation supplémentaire ? Où simplement un moyen de ponctuer ses paroles.
 
Ensuite, je dois avouer être un peu jaloux de toi Amarok. Tu possèdes une grande connexion avec le monde des esprits, et tu sembles l’avoir naturellement, là où pour ma part, j’ai dû revenir de Helheim, le royaume des morts, à deux reprises, et littéralement perdre ma propre âme pour acquérir la mienne. Par contre, j’avoue être curieux de savoir ce que tu aurais fait pour neutraliser le « danger » que tu poursuivais si tu l’avais rattrapé. Je suis curieux de savoir si tu avais un plan en tête.
 
À nouveau, il leva la terre en direction de l’Aigle, lui indiquant qu’il allait bientôt lui laisser la parole.
 
En définitive, je dirais que c’est à toi de déterminer si ce guerrier te parait digne de ta présence. Dans mon cas, je ne sais toujours pas si je dois le considérer comme un véritable enfant du nord, comme un potentiel protecteur pour ces terres, cela l’avenir nous le dira. Ce que je sais, c’est que je doute qu’il nourrisse de mauvaises intentions et que je suis persuadé qu’il plaira au vieux borgne.
 
Une sensation fit nonchalamment tourner la tête à Skärn, derrière lui Dain était arrivé sur place, et il pouvait percevoir la présence des deux autres esprits approchant. À nouveau, un sourire inquiétant apparut sur le visage de Skärn, il avait déjà une vague idée sur la suite des évènements, une idée qui pourrait s’avérer intéressante.
 

- Si tu as des questions, je crois que c’est le moment, mais je ne garantis pas d’avoir envie d’y répondre. À moins que tu ne désir tenter ta chance.
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Lun 12 Déc - 23:05

Une voix s'éleva derrière le jeune homme, un voix qui lui glaça le sang. Il reconnaissait la voix de celui qui avait lâché les âmes juste avant. Comment pouvait-il déjà être là ? L'homme s'adressait à l'aigle, le nommant Hraes, un nom vaguement familier pour l'inuit, peut-être s'agissait-il de l'un des nom que prononça Dain pendant ses longues explications sur les royaumes du Nord ou le panthéon de dieu régnant sur ces royaumes. Amarok se plaça de façon à voir ses deux interlocuteurs, l'un levant une main en direction du village, rappelant les âmes s'y trouvant, le second relâchant l'âme entre ses serres.

- Heureusement que je suis vif, il ne manquerait plus que ça que l'esprit chasseur soit lent, bruyant et complètement aveugle.

Visiblement, l'oiseau avait une haute estime de lui même, se comportant comme un seigneur. Pourtant, ce n'était pas les paroles qui faisaient taire le jeune homme, mais plutôt le comportement des deux, chacun ayant un regard affuté, des auras de chasseurs se préparant à fondre sur leur nouvelle proie. Qui des deux allaient s'attaquer en premier à lui ? Il retournait cette question en boucle, ne cachant pas sa crainte. Un sourire d'un côté, le crissement des serres venant se planter dans le bois de l'arbre où l'oiseau venait de reprendre refuge, tout chez les deux êtres donnait le même signale au cerveau de l'inuit: « Fuis! ». Mais il n'en ferait rien, il savait d'avance que la fuite n'était pas une option avec eux, au pire un simple jeu qui pourrait les distraire.

L'homme décida ensuite de faire de rapides présentations. Laissant un instant de blanc complet, où esprit et humain se regardèrent. Amarok essaya de comprendre ce que l'aigle avait en tête, se disant que Hraes savait surement déjà ce que pensait le jeune homme. L'esprit parla rapidement, d'un ton supérieur.

- C'est donc lui le « Maître » ? On peut en faire quelque chose au moins ?

Le guerrier ne répondit pas, après tout les questions ne lui étaient pas directement posé. L'Asgardien reprit donc, ne laissant pas le temps au jeune homme de répondre. Pour quelle réponse de toute façon ? Comme un soldat faisant son rapport, il parla de ce qu'il avait vu de l'inuit. Alors que le guerrier le complimentait, Amarok lui ne voyait là que des défauts, car il s'était jeté dans une poursuite sans savoir ce qu'il allait faire, laissant son instinct le guider. Pour le jeune homme, il n'y avait là que stupidité et non grandeur d'âme. S'il n'avait pas s'agit d'un test, il serait surement déjà mort et des innocents aussi.

L'arme se trouvant dans la main de l'Asgardien fendit ensuite l'air, m'étant fin au rapport. Elle s'était plantée à quelques centimètres du pied nu de l'inuit, qui n'avait pas bougé. Pour certain, il pourrait s'agir de courage, comme s'il savait qu'il n'était pas directement visé, mais la réalité était différente, il avait peur, tellement peur qu'il ne pouvait pas bouger. Il aurait aimé être entouré de ses amis, pour se sentir plus fort. Amarok se rendait compte qu'il n'était rien sans les esprits, il était encore loin d'être un guerrier du Nord.

L'homme se décida enfin de parler de lui, expliquant sa jalousie envers le maître des esprits, ce qu'il avait du faire et perdre pour avoir la connexion qu'il avait maintenant avec le monde spirituel. Amarok laissa les questions qu'il avait en tête de côté, écoutant la suite et se préparant à répondre.

- Je n'avais aucun plan en tête. Je n'ai pas ta puissance, je ne sais même pas combattre. J'ai juste suivi mon instinct en courant derrière l'âme que tu as envoyé, espérant que Skoll ou Gullin arriverait rapidement pour m'aider.

Le guerrier s'adressa ensuite à l'aigle, lui disant qu'il serait le seul juge.

- Alfodr aime tous le monde, tu le sais bien. Si le Ragnarok n'était pas déjà écrit, j'aurai pu te parier que sa gentillesse causerait sa perte... oh mais en faite c'est déjà le cas, le jour où il a adopté Loki.

Hraes parlait encore comme s'il était supérieur à tous, même aux dieux. La fin de sa phrase était sarcastique, se détachant du monde, comme s'il était le seul à mériter de vivre. Le regard profond et sauvage de l'esprit plongea dans celui de l'inuit.

- Tu as peur gamin... même une poule a plus de courage que toi... veux tu devenir un guerrier ou rester une larve toute ta vie ?

- Un guerrier

Seulement deux mots, c'est tout ce qu'Amarok réussit à articuler. Il ne savait que dire de plus, le regard de l'animal le transperçant et lisant en lui comme dans un livre ouvert.

- Je t'accompagnerai alors. Mais si tu me déçois, je te laisserai dans ta faiblesse, tu as bien compris ?

Amarok fit un rapide signe de tête, avant de voir Dain venir dans sa direction. Il fut rapidement rejoint par Skoll et Gullin, visiblement mécontent de n'avoir pas eu un bon combat. L'aigle les regarda un ainsi, avant de les sermonner de son ton supérieur, afin de leur faire comprendre qu'il n'avait servi à rien jusqu'à maintenant, puisqu'il n'avait pas appris au jeune homme à se battre.

Le guerrier reprit ensuite la parole, son sourire carnassier faisant encore trembler l'inuit. Il autorisait Amarok à lui poser des questions, questions auxquelles il répondrait, s'il en avait envie. C'était donc le moment pour le maître des esprits de revenir sur certaines choses.

- Qu'es-tu exactement ? Si tu reviens du royaume des morts en perdant ton âme, tout en en gagnant une autre. Tu es donc toi, tout en étant un autre ? Est ce vraiment possible d'être toujours soi quand on a changé d'âme ?

Le jeune homme était plus que curieux de connaître les réponses à ses questions. Il avait toujours eu sa connexion avec les esprits, il ne comprenait donc pas ce qu'avait pu traverser le guerrier.
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Lun 19 Déc - 9:54
En entendant les réflexions de Hraevs, Skärn ne put réprimer un sourire légèrement moqueur. Cet esprit l’amusait, adoptant une attitude empreinte de majesté, un être avec une grande fierté de ses capacités et de sa personne, agrémentée avec une pointe d’orgueil… comme un vrai nordique quoi. La cohabitation avec Amarok risquait d’être amusante tant leurs caractères semblaient s’opposés. Il écouta attentivement la suite des évènements gardant le silence, se contentant seulement de pousser un puissant rire face à la réflexion de Hraevs par rapport au Seigneur des Ases.
 
Ne vend pas non plus la peau du vieux roi avant d’allumer son bûcher funéraire. Et crois-moi, s’il existe dans la création des êtres capables de tromper le destin, ce sont bien ces deux-là. L’un comme l’autre nous réserves encore de nombreuses surprises d’ici le ragnarök.
 
Pour sa part, Skärn ne croyait pas dans cette théorie de la « gentillesse » du Père de Tout, ce dernier ayant plus d’une fois prouvé pouvoir être tout aussi retord que le Fourbe dans ses plans, peut-être même que leur conflit faisait partie de l’un de ses plans pour renforcer l’esprit guerrier de son peuple.
Finalement, après que l’inuit se vit attribuer un nouvel esprit compagnon, que les autres esprits les aient rejoints et qu’ils firent la connaissance avec l’aigle, Amarok saisit la perche qu’il lui avait été tendus et en profita pour poser une question à Skärn. Et il ne trouva rien d’autre que de poser une question par rapport au passé du traqueur d’âme.
 
- Une question sur mon passé ? C’est sacrément couillu.
 
Prit un moment pour réfléchir, tournant le dos à l’inuit, quelques âmes lui parcourant le bras pour apparaître dans l’une de ses mains, et avec lesquelles il joua négligemment, les faisant virevolter entres ses phalanges dans un mouvement continu. Après quelques secondes, sans se retourner, il prit la parole.
 
-  Si tu te poses la question, je réfléchis à ce que je vais faire de toi. Pour m’avoir posé une telle question j’hésite entre simplement ignoré ta question et réduire ton âme en lambeaux pour t’apprendre ce que c’est… où récompensé ton impertinence en répondant. Peut-être aurais-tu une préférence ? Dans les deux cas tu aurais la réponse à ta question, l’une des méthodes est juste plus rapide que l’autre.
 
Ne laissant pas le temps à Amarok de répondre à cette question, qui se voulait de toute façon rhétorique, Skärn se tourna brusquement et envoya les âmes qui se trouvaient dans la paume de sa main entourer le jeune homme, virevoltant autour de lui avec une lueur inquiétante.
 
Je ne sais pas encore ce que je vais faire, alors vois-tu, je vais commencer par la deuxième proposition, et si tu ne comprends pas, et bien je passerai à la première. Ces âmes peuvent réduire la tienne en pièce en moins de temps qu’il n’en faudrait à Hraevs pour voler à ton secours, donc on évitera les actes insensés, ok. Pour commencer, je crains que ta question ne soit issue d’un mauvais choix de vocabulaire de ma part. Je vais donc te réexpliquer cela de manière plus simple. Tout d’abord, quand je dis que je suis revenu de helheim à deux reprises, c’est qu’on m’a déjà tué deux fois et que j’ai réussis à revenir dans le monde des vivants, mais je m’y suis rendus de manière volontaire bien plus souvent que cela. Ensuite, j’ai toujours mon âme, cette dernière à juste été réduite en morceaux. De ces morceaux on l’a reforgé, comme lorsqu’on reforge un épée brisée en la renforçant, en la débarrassant de tout le superflu. Ainsi, je suis devenu une arme vivant au service des terres du nord.
 
Pendant qu’il parlait, Skärn observa du coin de l’œil la réaction des esprits. Ceux-ci étaient-ils seulement conscients de la véritable nature des pouvoirs de Skärn, se rendaient-ils comptes que le guerrier mettait à l’épreuve leur protéger, mais sans véritablement vouloir lui nuire… du moins pour l’instant.
 
Ai-je besoin de réexpliquer ? Fais attention à ta réponse, elle pourrait impliqué que je fasse une démonstration sur toi de ce que j’entends par « briser une âme ». Maintenant que ce point est éclairci, je vais te dire une bonne chose. Je suis capable de voir le chemin que tu es en train d’emprunter, et permet moi d’être franc, le fait que tu ne saches pas te battre, ça risque de ne pas le faire.
 

En effet, Skärn n’était pas vraiment sûr de vouloir laisser la protection de sa terre natale entre les mains d’une personne qui risquait d’être incapable de la défendre, d’autant plus que sa patrie étant réputé pour être le lieu ou les parias venaient fuir la justice, Amarok risquait d’avoir du mal à s’imposer en ce lieu. Toujours était-il, qu’une fois qu’il eut finis de parler, Skärn rappela les âmes à lui, il en avait finis avec ses affaires en ce lieu et était prêt à partir.
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Dim 22 Jan - 14:26

Le guerrier donna les réponses qu'attendait le jeune homme. La curiosité de l'Inuit assouvit, il ne voyait pas vraiment ce qu'il pourrait demander de plus à l'Asgardien. Il le scruta tout de même une dernière fois, se demandant s'il était bon ou mauvais. La vérité ne se dévoilerait pas ce soir au jeune homme. Il sentait la fatigue le peser énormément, la course n'ayant pas arrangée les choses. Il avait certes une bonne résistance au froid, il n'en demeurait pas moins qu'avec son manque de sommeil actuel, il sentait la morsure du froid sur sa peau nue. L'esprit loup se plaça à ses côtés, irradiant d'une légère chaleur sauvage. Le sanglier le retrouva rapidement, déployant une grande quantité de douce et agréable chaleur printanière. On posant ses yeux sur lui, Amarok comprit pourquoi il était l'esprit de Vanaheim. Le guerrier rappela les âmes qu'il avait invoqué, captant de nouveau le regard de l'Inuit.

- La prochaine fois que nous nous verrons, et si je deviens bien un Asgardien, je saurai me battre. Tu n'auras qu'à me tester toi même, même si je ne pense pas avoir la puissance que tu as maintenant.

Hraes battit des ailes pour se poser sur l'épaule du jeune homme et tout en plaçant sa tête de travers, lança au guerrier.

- Ne t'en fais pas pour ça, même si ces trois là ne l'ont pas fait pour le moment, nous nous occuperons de le rendre fort.

Dain eut l'air indigné, comme s'il devait s'abaisser à combattre alors qu'il était un puits de sagesse.

- Tu vois, je serai digne des autres Asgardiens. Maintenant, si tu veux bien, je dois filer retrouver Frida. Elle est surement en train de me chercher partout dans le village, réveillant tout le monde au passage.

Pendant le trajet de retour, Amarok discuta longuement avec Hraes, cherchant à en connaître un maximum sur lui. Skoll et Gullin y allaient aussi de leurs commentaires. En peu de temps, le programme de formation du jeune homme fut mis en place. Programme qui était prévu pour se compléter avec les autres esprits qui devraient rejoindre la meute. Skoll lui apprendrait à devenir un bon dirigeant, afin de donner des ordres cohérents aux esprits. Gullin s'occuperait de lui apprendre à se défendre, ce qui serait déjà un début en cas de conflit. Dain continuerait à donner ses cours sur le monde et les connaissances infinies qu'il avait. Quant à Hraes, il formerait l'Inuit à la chasse, se disant que l'art de la traque lui serait bien utile pour se débrouiller sur les terres hostiles du Nord.

En arrivant à l'auberge, la femme était toujours endormie, n'ayant pas remarqué l'absence du jeune homme. Au réveil cependant, elle trouva étrange qu'un nouvel esprit soit avec Amarok et l'interrogea pour en connaître plus. Le jeune homme lui parla de son excursion de la veille, sans mentionner le guerrier qu'il avait croisé. Frida ne cherchant pas à en savoir plus les fit partir rapidement, s'équipant plus chaudement encore et préparant les montures pour un passage au froid extrême. Elle lui expliqua rapidement qu'ils allaient se rendre à Jotunheim, une région dont le froid mordant était rapidement mortel.

[Test rp] Spirit of Midgard