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Ven 13 Jan - 17:56

Même pendant la durée du vol, l'italien ne se reposa pas. Il commença de nouvelles recherches sur la région, n'ayant encore jamais mis les pieds à Tahiti. Il devait arriver à destination sous peu, poser les pieds à Papeete, la ville qui avait accueilli le descendant de Romulus Teata Connolly. Cela faisait un moment que sa famille s'était installé sur l'archipel. Il y a deux générations, les Connolly partirent d'Irlande pour venir s'installer à Tahiti. Dès la seconde génération, ils donnèrent un prénom Tahitien à leur enfant. Le seul et unique qu'ils auront, Teata, qui deviendra plus tard vulcanologue. D'après les recherches d'Ephraem, il avait commencé très jeune à faire des analyses sur le volcan submergé Te ahi ti'a. Les derniers articles le concernant disent qu'il aurait découvert quelque chose, sur le Mehetia, juste avant de mourir. Cependant, l'article ne parle absolument pas de ce qu'il avait découvert, le vulcanologue ayant gardé sa dernière découverte pour lui, avant de mystérieusement mettre fin à ses jours dans sa propre demeure.

Contrairement à son habitude, personne n'attendit le Saint à l'aéroport. Le jet privé se posa sur une piste à l'écart, avant de reprendre la route vers l'Italie. Quand il quitterait la région, le jeune homme prendrait le bateau, la traverser serait plus longue qu'en avion, mais il savait qu'il avait besoin de beaucoup plus de repos. Depuis plusieurs jours, il ne faisait que courir le monde à la recherche des fragments de clefs. Et quand il ne cherchait pas des fragments, il était obligé de venir en vitesse au Sanctuaire pour trouver des solutions. La solution Gareth n'était pas la meilleure qu'il aurait pu trouver, mais il savait que les Saints avaient besoin de quelqu'un comme lui pour remonter la pente.

Ayant fait ses recherches dans l'avion, le Taureau ne perdit pas de temps avec la case hôtel et se dirigea directement dans la demeure de descendant de Romulus. Le vulcanologue vivait dans une petite maison un peu à l'écart de la ville. Les scellés étaient encore sur la porte, la police ayant bouclé l'affaire peu de temps avant l'arrivée de l'italien. Pour eux, il n'y avait aucun doute sur le fait que Teata s'était suicidé. En entrant dans la demeure, le mafieux vie directement la corde qui avait servie au tahitien pour se pendre. En revanche, il ne voyait aucune trace d'un quelconque tabouret ou d'une chaise sous la corde, qui aurait permis à l'homme d'atteindre la corde. Plus étrange encore, le corde était faite de fibres étrangères au pays, même si le plus troublant était les traces de cosmos s'en dégageant. Une nouvelle enquête allait donc pouvoir commencer pour le chevalier d'or du Taureau.
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Sam 28 Jan - 18:58

Le chevalier examina la corde de plus prêt, cherchant à reconnaître le cosmos qui s'y trouvait. Il n'eut pas besoin de chercher bien loin, se rappelant clairement le cosmos de la Berserker qu'il avait affronter plusieurs fois. Au risque de s'attirer des ennuis, le Saint dégagea son cosmos afin de chercher dans une zone plus grande. En faisant cela, Ephraem ne détecta pas la femme, en revanche, il trouva de nouvelle trace de cosmos, mais un cosmos différent du premier. Il suivit alors la trace de cosmos dans la petite maison, parcourant les pièces une à une. Le salon laissa place à la cuisine, puis aux marches menant au première étage. Là, dans la chambre de l'homme, la piste se terminait sous l'armoire. Le Taureau se baissa pour examiner le dessous de l'armoire et n'y trouva rien. Pourtant, la trace se trouvait bien ici, sous cette armoire. Le chevalier déplaça donc l'armoire, afin de mieux inspecter le sol et ainsi voir qu'une des lames du planché avait été bougé plus d'une fois.

- Un peu simple comme cachette, monsieur Connolly.

Ephraem retira la lame, pour y trouver une petite boîte d'aluminium. En l'ouvrant, le Saint pu voir un petit bout de papier noirci sur un bord. Écrit à l'encre noire, avec une fine écriture à la plume, seulement quelques mots étaient marqué.

Ce que tu cherches, n'a jamais été là.
TC


- Teata, c'est beaucoup trop facile là.

Le Taureau compris de suite où voulait en venir la tahitien. Un morceau de papier brûlé, un descendant de Romulus vulcanologue. Se rappelant que le dernier endroit où avait travaillé l'homme était le volcan Mehetia. Des articles de journaux étaient posé sur la table de chevet, parlant encore d'un lieu secret qu'avait trouvé le vulcanologue. La piste était simple, se rendre sur le Mehetia et trouver le lieu secret.
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Mar 31 Jan - 21:32

Le Mehetia était le plus grand volcan des îles du vent, archipel de Polynésie française. Sa surface visible n'était que la face émergée de l'iceberg, dépassant de la mer de seulement 435 mètres alors que le tout faisait plus de quatre kilomètres. Pourtant, malgré sa taille impressionnante, le volcan était encore jeune, les eaux et les coulées l'ayant peu sculptées pour le moment. D'après les dernières données, même si le chevalier les trouvaient peu fiable, la dernière éruption ne remonterait à moins de deux millénaires. Le Saint espérait vraiment que la Berzerker ne viendrait pas ici, sur les flancs de cette montagne pouvant se réveiller à tout moment, surtout si deux éveillés se battaient en son sein.

Le Taureau était en train de suivre le sentier qu'avait tracé Teata. Le descendant de Romulus avait fait en sorte de pouvoir monter jusqu'en haut, sans trop se fatiguer, ni perdre trop de temps. Il fallut peu de temps à Ephraem pour se retrouver au sommet, dans le petit camp de base que s'était fabriqué le vulcanologue. Non loin de là, caché derrière un buisson, le jeune homme trouva un trou. Comprenant que le tahitien était entré dans la volcan par cet endroit, il décida d'en faire autant. Il revêtit son armure pour se préparer au pire, commençant à avoir une confiance restreinte en les créatures qu'il pouvait rencontrer dans les profondeurs. Il avait déjà croisé un sphinx et un démon, il ne voulait pas prendre le risque d'être sans défense encore une fois.

Le tunnel qu'il emprunta le conduisit loin dans les profondeurs. Plus le chevalier avançait, plus la chaleur montait. Même si elle n'était pas insoutenable, on pouvait se demander comment avait fait le vulcanologue pour avancer aussi profondément. Bien sur, le Saint savait que les spécialistes avaient toutes sortes de combinaisons, mais elles protégeaient seulement de la chaleur, pas du magma en fusion qui se trouvait juste derrière les parois qu'il était en train de suivre. Deux heures durent passer avant que le jeune homme n'arrive enfin devant une impasse. Un mur entier, complètement différent des parois rocheuses du volcan. Le mur avait été taillé dans un matériau différent, venant surement d'un autre pays. Le système d'ouverture était plutôt simple, ne demandant à l'italien que de faire pivoter deux blocs afin de compléter un symbole. La porte s'ouvrit lentement, révélant une pièce sombre. Son seul éclairage était un bassin de lave, se trouvant en plein milieu de la pièce, comme si elle avait toujours été là, alors qu'il était évidant qu'il s'agissait d'une ancienne fontaine.

- Tu avais découvert un sanctuaire vieux de deux milles ans... une découverte qui aurait pu faire avancer la recherche. Mais ceci ne me regarde pas, je suis seulement venu chercher ce que tu as caché ici.
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PNJ Asgard

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Mer 8 Fév - 17:22
La simple présence du chevalier du taureau modifia grandement l’atmosphère de la salle dans laquelle il venait de pénétrer. La chaleur de la salle monta brusquement en flèche et le bassin de lave se mit à littéralement bouillir, des sortes de petits tourbillons se formèrent à sa surface et des petits jets de magma jaillissaient périodiquement pour s’écraser contre le sol du sanctuaire. La lumière de la salle s’intensifia, repoussant les ombres dans les recoins et baignant la salle d’une lueur rougeâtre.
 
Des tremblements agitèrent la salle faisant vibrer les parois de rocheuse de la pièce. Derrière l’italien, la porte par laquelle il avait pénétré dans ce lieu commença à se refermer sur elle-même, inexorablement, avant de se bloquer inexplicablement, ne laissant qu’une ouverture à peine assez grande pour glisser une main dans l’entrebâillement.
 
Dans le bassin, un visage, déformé par les courants qui agitaient le liquide en fusion au point de paraître grimaçant, apparut. Il commença par émettre des paroles incompréhensibles. Le séisme qui agitait la montagne se calma progressivement, et un vent de chaleur s’abattit sur le chevalier, l’enveloppant et tourbillonnement tout autour de lui sans le ménager, mais sans réellement l’agressé non plus. L’éveillé pouvait sentir un léger cosmos imprégner la salle, mais sa nature semblait totalement insaisissable, l’aura de l’entité qui résidait ici était parfaitement harmonisé avec l’équilibre des flux telluriques qui parcouraient les lieux, un équilibre que la moindre turbulence, le moindre déchainement de puissance risquait de briser, et nul ne pouvait prédire quelles seraient les conséquences que tout cela aurait sur le volcan. Finalement, après quelques dizaines de secondes, Ephraem put sentir que l’air chaud qui l’entourait fut rappelé au bassin. Quelques effluves du cosmos qui imprégnait les lieux filèrent en direction de la surface.
 
Les traits du visage dans le bassin se déformèrent à nouveau, au point que l’on puisse douter que ce visage soit réellement celui d’un humanoïde tant ceux-ci semblaient êtres ceux d’une créature infernale en constante mutation. Ce qui lui servait de bouche s’ouvrit et sa voix se fit entendre, cette dernière était rauque et puissante, raisonnant dans tout le sanctuaire, mais sa voix ressemblait aussi à une sorte de chant… assez grave, il fallait en convenir.
 
Tu as son sang, tu lui es lié, mais tu n’es pas lui, ni en sa compagnie.
 
Tu n’es pas un ‘arii’ ni un tahu’a, mais malgré tout,
 tu es toi aussi assez fou pour défier le tabou entourant ce lieu isolé de tout.
 
Tu portes l’un des héritages scintillant des alchimistes de la grande ile disparue.
 Qui après avoir détourné le pouvoir des étoiles virent ce qui reste de leurs terres habitées par des rebuts.
 Maintenant, leurs descendants, en exil à ce jour, ne peuvent que tenter de préserver les miettes de leur savoir maintenant définitivement disparut.
 
Tu sers une déesse dont les pouvoirs ne s’appliquent pas ici. 
Et pourtant, tu profanes cet endroit sans même comprendre ce qui est arrivé à lui. Qu’espères-tu trouver loin de l’influence de ta déesse, dans l’antre de ce qui a été maudit et bannit.
 
Pourquoi, toi qui sert la déesse aux yeux pers, es-tu venu au seuil de cet enfer ?
Toi qui dans les ténèbres de ton être, a maudis secrètement ta maitresse et ses pairs.

Pourquoi marches tu sur les pas du sacrilège Collony, malgré que tu saches à quel destin l’a mené sa folie ?
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Lun 27 Fév - 21:52

La température de la pièce montant rapidement, au point de devenir insoutenable. S'il n'avait pas eut le cosmos de son côté, le Saint serait en train de cuire comme une écrevisse dans sa carapace d'or. La fontaine de lave se mit à bouillir, crachant des langues de magmas sur le sol. La pièce devint rougeoyante, comme si elle prenait vie depuis des siècles d'attente. L'atmosphère en devenait étrange, mais pas aussi déplaisant que les Enfers ou la grotte de Supay. La terre trembla ensuite, comme si le volcan était en train d'entrer en éruption. Un bruit derrière le chevalier le fit se retourner, pour voir la porte se refermer. Malgré la force colossale du Taureau et de ses points de gravité, la sortie venait de se fermer devant lui. Il y avait là une force divine à l'œuvre, pour pouvoir lutter ainsi contre sa puissance.

Ne pouvant sortir, Ephraem se retourna pour faire face au bassin. Un visage s'y dessinait en perpétuel mouvement avec les courants magmatiques. Le Saint savait que s'il libérait son cosmos ici, la montagne exploserait. Même s'il avait de grande chance de survivre, il ne pouvait pas prendre le risque de détruire le temple et de perdre la seule piste qu'il avait pour trouver le fragments du tahitien. Un mouvement un peu plus étrange attira l'attention de l'italien, comme si le visage ouvrait la bouche. Quand il le faisait, l'air chaud venait à lui, comme aspirée, pendant qu'un puissant et calme cosmos s'en échappait. Une voix résonna ensuite dans le temple, une voix grave mais mélodieuse, tel un chant ancestral.

- C'est exact, je ne suis pas d'ici. Je suis le descendant d'un peuple encore jeune pour ce monde, mais déjà disparu. J'ai déjà défié les morts et les démons, visité les Enfers et combattu au près d'un dieu colérique. J'ai été trahi par celle qui m'était le plus chère et qui m'a permis de ne pas devenir le monstre que mes parents voulaient que je sois. J'aime et je hais les dieux qui nous gouvernent, comme un enfant doute de ses parents à certains moments. Je ne viens pas ici pour vous nuire ou détruire cet endroit. Teata avait ses raisons de ne pas dévoiler cet endroit, alors qu'il aurait pu devenir immensément riche et célèbre. À la place, il a gardé le lieu secret, tout comme je le ferais. Et tout me laisse supposer qu'il a caché ici ce que je cherche, un fragment de clef.
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PNJ Asgard

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Mer 8 Mar - 23:50
Alors que le chevalier finissait de parler, de nouvelles secousses se firent sentir dans la salle. Celles-ci étaient beaucoup plus faibles que celles qui avaient fait trembler la salle il y a quelques instants mais elles restaient suffisantes pour inquiéter les éventuels sismologue et vulcanologue qui surveilleraient l’activité du volcan. Une grande colonne de lave s’éleva un instant du bassin, restant suspendu en l’air durant quelques secondes, avant de retomber d’un coup sur son point d’origine. La surface des murs de la salle semblèrent se déformer, mais peut-être n’était-ce là qu’une illusion d’optique du à la chaleur implacable qui régnait en ces lieux.

- Si Teata a gardé le secret de mon existence
C’est seulement en espérant échappé à sa sentence
Mais au moment même où en ce lieu, il est entré
Il a compris que son existence bientôt allait se terminer.
Il a ignoré un puissant tabou malgré les avertissements
Pour cela, un simple mortel toujours s’acquittera d’un paiement.
 
À ce moment, le visage de lave se déforma à nouveau et un puissant cri ébranla la salle. La chaleur ambiante augmenta encore d’un cran, rendant l’air presque irrespirable. Le magma sembla entrer en ébullition, et l’espace d’un instant on aurait dit qu’il s’apprêtait à déborder la fontaine le contenant. Puis le visage disparut, et la fontaine ardente sembla se calmer mais sans que la chaleur ne diminue. Des visages apparurent sur toute la surface des parois entourant le chevalier. Des visages de roche, semblant humain mais dont des détails prouvaient qu’il n’en était rien, des visages dénués d’émotions sortant à moitié de la roche qui semblait se déformer à leur contact. Certaines têtes apparaissaient là ou l’instant d’avant se tenait un rocher, parfois accompagné de membres complètement déformé. Tous les visages étaient tournés vers le chevalier d’Athéna, le dévisageant de leurs yeux vides et ténébreux comme l’obsidienne mais dont il émanait quelque chose d’anciens, d’aussi ancien que la roche elle-même. Soudain, l’un de ces visages s’anima, une lueur ardente apparaissant dans ses yeux, dans sa bouche et dans les veines qui se mirent à craqueler sa peau. Il s’adressa au chevalier.  Sa voix était la même que celle émanant du puit, mais elle semblait encore plus grave, et parlait sur un ton plus lent, comme si le chant qu’il faisait s’imprégnait de la solennité de la pierre elle-même. Pendant ce temps, les autres têtes émettaient une sorte de son continu comme s’ils jouaient d’un de ces instruments à vents appelé « Pu toka » qu’utilisent certains peuples du pacifique.
 
- Tu as toi aussi briser le tabou protégeant ce sanctuaire
Mais dans tes paroles je n’ai pas perçus les mensonges de la vipère
Tu veux récupérer l’objet que Teata a caché au prix de sa vie
Mais pour que je te le donne, il faudra en payer le prix
Cherche donc mon animal sacré, ramène la dent de la mer
Je t’avertis cependant que le prix payé, à l’humanité pourra paraître bien amère.
Cependant, l’objet convoité de sera alors révélé.
Écoute cependant mon avertissement alors que tu accomplis ma volonté
Ton ennemi en ces contrés dispose de puissants alliés.
Et ta route, de pièges et d’embuches ils vont parsemés.
 
A chaque fois qu’il finissait une phrase, un autre visage s’animait à son tour et joignait sa voix à celle de la précédente pour réciter les terribles paroles que prononçait l’entité au descendant de Romulus. Mais à l’esprit avisé, d’autres détails étaient révélés en ce moment. Ephraem put constater à ce moment que la force qui avait refermé la porte sur lui et qui l’avait maintenu entrouverte mais bloqué étaient en fait les créatures de roches qui l’entouraient en ce moment. Ils étaient les esprits vivant dans ce volcan, et s’ils avaient pu surpasser la force colossale du chevalier, c’étaient tout simplement que leur force était celle de la terre elle-même.
 
Un autre évènement se produisit alors que le silence retombait dans le sanctuaire quand l’entité eut finis de parler. Un son lourd, puissant et long se fit entendre depuis l’entrebâillement de la porte. Ce son semblait venir de loin et apportait avec lui une sorte de fumée luminescente, cette dernière envahit la salle, transportant un vent frais avec elle, bien qu’incapable de contre balancer la chaleur écrasante qui régnait en ce lieu. Finalement, la fumée se rassembla du côté opposé de la fontaine et sembla se concentrer pour former une silhouette humaine qui se détailla de seconde en seconde. Pour finir, un homme portant un masque traditionnel aux motifs guerriers et dont le corps, couvert de tatouages, irradiait d’une lumière froide. Il s’adressa à son tour au chevalier, son ton n’étant clairement pas amical.

- Ainsi donc, ses informations étaient vraies. Un Saint sur nos îles. Voilà donc une proie qui me conviendra parfaitement.


hrp:
 
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Jeu 16 Mar - 18:50

A peine le chevalier finit-il de parler, que la salle se remit à trembler. Une colonne de magma sortie du bassin, comme si la créature voulait en sortir. Mais tout aussi vite qu’elle en était surgit, elle replongea dans son point d’origine. Le Saint ne savait pas comment aller réagir les habitants à l’extérieur, mais ils devaient surement être en état d’alerte, se préparant à une éruption dans les heures à venir. Si la montagne explosait, ce n’est pas la lave qui les inquièterait, mais plutôt la  poussière de cendre. La chaleur qui emplissait la pièce donnait un effet de mouvement sur les murs de la salle. Etait-ce ça ou les murs qui s’imprégnaient de vie ?
 
Le Taureau n’eut pas le temps de s’interroger plus, la voix se faisant entendre de nouveau. Ephraem allait lui dire qu’il ne connaissait pas le tabou en question et qu’il ne savait pas si l’on pouvait vraiment parler d’un éveillé comme étant un simple mortel. Mais il n’eut pas le temps de parler, un cri puissant faisant trembler la pièce. La chaleur augmenta encore, rendant l’air presque irrespirable pour le jeune homme. L’italien aurait bien sorti pour respirer un peu d’air frais, mais il ne pouvait pas, puisque la porte lui était encore fermée. Le visage disparu alors, la fontaine reprenant son calme du début. La chaleur était toujours présente dans la pièce, faisant comprendre au Saint que l’Etre était toujours ici. Le spectacle changea d’un coup, les murs prenant de nouveau vie. Des visages se formèrent comme dans les histoires que se racontaient les élèves de la Palestre, pour parler d’un ancien chevalier d’or du Cancer. Si Teata avait vu cette scène, il était compréhensible qu’il ait préféré se taire plutôt que de se faire passer pour un fou. Un seul visage s’anima pour parler, la même voix que celle de la fontaine se faisant entendre. Les autres ne faisaient que sortir des sons musicaux. Les phrases s’enchaînèrent, laissant un visage de plus ajouter sa voix à la première. Le chevalier pu se rendre compte qu’il s’agissait de créatures faites de terre qui bloquaient les portes. Leur force n’était pas liée au cosmos, mais à quelque chose de plus puissant encore, quelque chose que le chevalier ne pourrait pas surpasser ainsi.
 
- Si je comprends bien, je dois vous rapporter un requin. Surement pas n’importe lequel bien sûr.
 
Un son lointain se fit ensuite entendre, suivi d’une fumée qui entra sinueusement dans la pièce. Un vent l’accompagnait, mais il n’était pas suffisamment frais pour couvrir la chaleur ambiante. La fumée se dirigea dans le coin opposé à la fontaine, avant de s’élever et de prendre forme. Un homme tatoué et portant un masque tribal se tenait maintenant devant le chevalier. Son aura était lumineuse et froide, tout comme le ton non amical qu’il employa. Les paroles du guerrier firent rire le Saint.
 
- On parle déjà de moi ? Je suis flatté. Mais si tu me prends pour une proie, tu te trompes, chez moi le taureau est un prédateur.
 
L’italien détailla un peu plus l’Etre qui venait d’entrer, se demandant s’il devait l’affronter. Un combat contre lui ne le tentait pas plus que ça, le guerrier était surement plus proche de la divinité que du mortel et le jeune homme n’avait pas envie de mourir pour un simple héritage de famille.
 
- Tiens, puisque vous êtes là monsieur ? Oh et puis on s’en fiche… tu ne sais pas où je peux trouver un requin qui ne serait pas… banal dans le coin ?
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PNJ Asgard

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Sam 18 Mar - 14:33
Un prédateur ? Amusant, il me semblait que de nos jours, les vachettes avaient plutôt tendance à finir dans les assiettes. Peut-être est-ce là ton destin ? À l’instar du taureau, trop fière pour se rendre compte qu’il est destiné à l’abattoir.
 
Autour de lui, des bras de roche s’élevèrent et tentèrent de l’agripper, mais sa forme vaporeuse le prémunissait de ce genre de désagrément, ainsi que ceux de la chaleur ou des brûlures que lui auraient causé les langues de laves qui sortaient encore périodiquement de la fontaine au centre de la pièce. Le magma de cette dernière, à nouveau, commençait à s’agiter.
 
Ainsi donc tu recherches un requin ? Et je suppose que tu ignores jusqu’aux conséquences de ce que tu te prépares à provoquer ? Peut-être devrais-je te dire ou le trouver, il s’agirait du moyen le plus sûre de me débarrasser de toi. Mais dans ce cas, ta délicieuse mana serait perdu à jamais, et je compte bien la dévorer. Après tout, elle est notre paiement, pour le service que cette italienne nous a demander.

À ce moment, la salle trembla de plus belle, ridiculisant d’un coup les précédentes secousses qui l’avait agité jusqu’à maintenant. À la surface du volcan, une éruption de faible ampleur venait de commencer, des jets de lave surgissant du cratère et d’épais nuages de cendre se formant. Dans la salle, le visage était réapparu dans la fontaine et celle-ci commençait à littéralement déborder, dans le même temps, la lueur ardente apparut dans chacun des visages qui parsemaient la salle. La voix prit la parole, mais sa voix était devenue puissante telle le grondement du tonnerre, déferlante comme une de ces tempêtes qui dévastaient parfois cette partie du globe, et rauque comme les tremblements agitant une montagne sur le point d’exploser.
 
Vos incessant babillages m’insupporte !
Toute votre humanité a-t-elle été créé de la sorte ?
Toi, ‘Arioi’, que ton esprit regagne ton corps
Avant que ma colère l’empêche définitivement de regagner son port.
Toi, mortel, cesse donc d’abuser de ma patience
Part d’ici, puis tente ta chance
Tous deux vous savez que la première loi connue a été celle du plus fort
Votre affrontement ne pourra déboucher que sur une mort.
 
L’Arioi vit son corps vaporeux se désagrégé, mais alors qu’il disparaissait, il se tourna en direction d’Ephraem, lui adressant un signe provocateur.

Tu as les salutations de Lucianna Ferris.
 
À l’instant même où son interlocuteur disparu, Ephraem sentit ses membres se faires agripper par des mains puissantes. Les êtres de roche qui l’entouraient commençaient à l’agripper de toute part et à l’attirer vers eux, tout en continuant leur choral.

De ma prison de ténèbres, la belle Pélé, qui comme moi fut bannie a bien voulu m’en créer une sortie.
Néanmoins, au lieu d’une liberté retrouvé, de gardiens elle m’a doté, pour que jamais ne puisse éclater ma colère infinie.
Une colère tel que les puissances qu’elle et sa sœur déchainent lors de leurs conflits
Ne seraient qu’une simple pluie, en comparaison de la menace qui a moi seul obéis
Ces êtres sont les aumakuas, du cratère ils sont les esprits, et de moi autant les gardiens que les serviteurs
Leur rôle, détruire ceux qui souille ce lieu, quand ils tombent entre leurs mains, ils déchainent leur courroux destructeur.
Ton adversaire, sur toi a bien trop d’avance
Sur mon ordre, ils vont rééquilibrer la balance.
 
Le chevalier d’or sentit à ce moment une grande puissance le tirer soudainement en arrière et le faire pénétrer dans la roche brulante du volcan, pour ensuite leur trainer toujours plus profondément. Le voyage qui lui était imposé ne fut en rien agréable et mettait la protection du Saint à rude épreuve, mais cette dernière protégea son porteur sans le moindre problème, hormis celui du confort du voyage. Finalement, la puissance qui trainait le descendant de Romulus s’arrêta brusquement, éjectant hors du sol leur « passager », qui se retrouva dans l’océan.

Lorsqu’il revint sur le rivage, il entendit de nombreux bruits. Les autorités commençant, au loin, à faire évacuer le personnel de l’ile suite à l’éruption qui venait de se produire. Le chevalier pouvait cependant sentir, que dans les tréfonds du volcan, une volonté était à l’œuvre pour calmer celui-ci.

À ce moment, il vit trois individus sortir des fourrés devant lui, ils étaient presque nus, le corps couvert de tatouages et portaient des armes traditionnelles. Ils semblaient décider à en découdre avec Ephraem, se déployant pour l’attaquer de toute part. Au moment où ils allaient bondir sur le Saint, une voix se fit entendre les arrêtant sur net et un vieil homme, habillé de tissu coloré et à la barbe bien fournit se dirigea vers eux.

-Je sais que Ari’i l’a désigné comme une proie, mais seriez-vous assez fou pour écouter Ari’i ? Nous n’avons aucune raison de nous attaquer à cet homme, pas plus que ce dernier ne désire nous menacer, n’est-ce pas ?


Le vieil homme écarta gentiment, avec l’aide de sa canne le guerrier le séparant du chevalier d’or. Il le détailla un petit peu avant de lever la tête pour regarder dans les yeux du Saint. À ce moment, un sourire accueillant illumina son visage.

- Je m’appelle Matahi. J’ose espérer que vous ne tiendrez pas rigueur à ces grands enfants du mauvais accueille qu’ils vous ont fait, mais vous savez ce que c’est, la jeunesse ressent perpétuellement le besoin de faire ses preuves.


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Mer 22 Mar - 21:12

Le Taureau éclata de rire aux paroles de l’homme se trouvant devant lui.

- Je ne connais pas tes coutumes, mais visiblement tu ne connais pas la Grèce non plus. Mon signe me vient directement du célèbre Taureau d’airain, non pas celui qui servait à torturer les pauvres âmes, mais celui qui ravagea des villes avant d’être stoppé par un héros. Bien sûr, ma puissance est loin d’être égale à celle du héros, mais surpasse largement celle de cet ancien animal.

La suite des paroles ne fit pas rire l’italien, qui prit rapidement un air plus sombre. Quelqu’un sur cette île voulait sa mort, sans que lui-même ne sache de qui il s’agit.

- Une femme vous demande de me tuer et vous accourez comme un toutou, sans savoir le danger que je représente ? Est-ce une de ces personnes pleines aux as qui pensent que leur argent va leur donner suffisamment de pouvoir pour arrêter un combattant divin ?

Ephraem aurait voulu en savoir plus, mais l’esprit volcanique en avait décidé autrement. La terre trembla de nouveau, obligeant le chevalier à regarder vers le puit de lave. Si l’activité de l’esprit continuait ainsi, il ferait bientôt exploser le volcan. Dans son for intérieur, le mafieux espérait que personne ne serait proche du volcan quand cela arriverait. La voix rauque retentit, m’étant en garde les deux hommes. Malheureusement, Ephraem était du genre à rire des divinités, plutôt que de trembler devant elles.

- C’est marrant la provoc venant d’une entité qui ne se montre pas. Au moins les dieux qui règnent actuellement ont le courage de fusionner avec des enveloppes mortelles et de prendre le risque de mourir au combat.

En revanche, le second guerrier préféra partir, laissant un nom derrière lui. En revanche, ce nom ne disait rien à l’italien. Peut-être aurait-il dû la connaître, mais s’il devait connaître le nom de toutes les familles qui en voulaient à la sienne, il n’avait pas fini de faire le tour de l’Italie. La remarque qu’avait faite plus tôt le chevalier ne dû plaire à l’esprit, puisque les êtres de roches vinrent l’agripper, ne lui laissant aucune chance d’échappatoire. La divinité n’ordonna pas à ses créatures de tuer le Taureau, comme il aurait pu le faire. A la place, elles l’entrainèrent dans la roche du volcan, la vitesse augmentant rapidement. Le cosmos et l’armure du guerrier le protégèrent du magma et de la chaleur, mais il n’avait pas prévu de ressortir directement dans l’océan. Ephraem se remémora rapidement les dernières paroles de l’esprit, mais ne pouvait entièrement comprendre leurs sens, puisqu’il ne connaissait pas autant cette mythologie, que celle d’Europe, d’Asie ou d’Amérique.

D’un puissant coup de pied, il remonta à la surface, utilisant sa maîtrise de la gravité pour ne pas subir la pression des profondeurs. L’avantage de ce don, c’est que même en armure, l’italien pouvait se mouvoir comme il le voulait, même là où d’autres couleraient à pique. Une fois sur la plage, le Saint pu voir que le volcan avait bien explosé, les autorités locales étant déjà en œuvre pour évacuer la population. Alors qu’il avait le dos tourné, trois individus en tenue traditionnelle s’avancèrent vers lui. Les hommes étaient prêts à attaquer, sans vraiment représenter une menace pour le chevalier, qui n’avait pas l’intention de riposter. Mais avant que l’attaque ne soit lancée, un vieil homme les stoppa et les devança pour venir parler au jeune homme.

- En effet, je n’ai rien contre vous. Tout comme un dieu pourrait me balayer, je pourrai les vaincre sans soucis, mais je n’y ai aucun intérêt. Je suis seulement venu récupérer un objet qui me revient, puis je partirai comme je suis venu.

Le vieil homme se présenta ensuite à lui, demandant au Saint de pardonner la fougue des jeunes qui étaient près de lui.

- Enchanté de vous connaître, je suis Ephraem, simple chevalier d’or d’Athéna et d’autre truc qu’on se fiche éperdument actuellement. Je ne ferai rien à ces trois jeunes, j’ai été comme eux et le suis toujours un peu.

L’italien les regarda longuement, écoutant le volcan gronder derrière lui.

- Vous pourriez peut-être m’aider ? L’être enfermé dans ce volcan m’a demandé de lui cherchant un requin, qui serait son animal totem. Je ne sais malheureusement pas quel est ce requin, ni où le trouver. Quant aux conséquences de mon acte… je sais seulement qu’il me donnera ce que je suis venu chercher, en espérant que rien de grave n’en ressortira. J’ai déjà laissé un démon se balader dans le monde, j’espère ne pas libérer plus puissant encore. Même si je réparerai mes torts un jour ou l’autre.
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Mer 22 Mar - 23:47
- Et cela est peut-être une chance, un autre n’aurait pas forcément été aussi compréhensif.  Suivez-moi, nous je crois que nous avons beaucoup à dire et marchez nous permettra de nous éclaircir les idées. Vous trois, rendez-vous utiles. Allez voir vos frères et dites leurs de rentrer chez eux, leur « gibier » est désormais mon invité et sous ma protection. Et au passage pensez à me rapporter ce que je vous ais demandez cette fois.
 
Deux des jeunes s’élancèrent comme un seul homme dans les bois de l’ile, ne semblant pas se soucier du volcan. Les tremblements de ce dernier commençaient déjà à s’estomper. L’un des jeunes refusa cependant de partir, le cadet visiblement, à son visage aux traits encore mal affirmé, il ne devait pas avoir plus de 14 ans.

-  Mais… Matahi… tu sais que ce n’est pas ça qui arrêtera Ari’i ? S’il apprend que tu aides l’étranger, il profitera de cette excuse pour se débarrasser de toi.
Ce n’est pas un sacripant à qui j’ai appris à lire et a affronter sa peur du noir qui va me faire peur. Ne t’inquiète pas pour moi Maui je m’en sortirai très bien, maintenant file avant que ta mère se rend compte que tu as encore sécher les cours qu’elle s’échine à te payer.
 
Le jeune homme ne bougea pas, restant sur place alors que le vieux Matahi s’en allait en compagnie d’Ephraem, une grande tristesse dans le regard. Une fois sur le chemin qui longeait la plage, Matahi s’étira le dos, s’appuyant sur sa canne.
 
- Pardonne-moi de t’avoir fait attendre Ephraem, je crains que notre dieu ne t’ai pas choisi le guide le plus rapide, mais au moins je suis sûr d’avoir le temps de répondre à toute tes questions avant d’arriver à destination. Je connais déjà la raison de ta présence et ce qui t’as été demandé et je t’aiderais dans la mesure de mes faibles moyens.

Continuant à avancer d’un pas lent mais sûr, le bout de sa canne tapant sur le bitume à chacun de ses pas, Matahi commença à répondre aux questions du chevalier d’Athéna, sa main gauche jouant avec une série de pendentifs attachés à son poignet, de nombreux talismans d’origine locale visiblement à vocation religieuse ainsi qu’un chapelet chrétien. Le ton sur lequel il s’adressait était aimable, dénué de toute hostilité

- Je connais parfaitement le requin dont tu parles, il s’agit d’un des avatars de Taa’ora, le dieu suprême parmi les Atuas, le panthéon qui régnait jadis sur ces iles, certains te dirais qu’ils y règnent toujours. Personnellement, je crois que si le Atuas ont toujours une grande influence sur nos archipels, ils ne sont pas assez fous pour se mesurer aux Olympiens. Ce requin servait jadis à punir ceux qui offensait les Atuas par leur comportement, personne ne pouvait lui échapper même en restant loin de la mer, il était capable de venir vous prendre. Malgré le départ de ses maitres, il est toujours dans nos eaux, se faisant discret malgré sa taille, tu as peut-être déjà entendu parler de cette affaire parlant de la brusque disparition d’un grand requin portant un collier émetteur ? Et bien il s’agissait d’un de ses rares repas. J’ignore par contre où il est, Ari’i est le seul à le savoir car il est le seul à pouvoir l’invoquer à lui, mais par contre je peux t’aider à forcer ce dernier à invoquer le requin.
 
Matahi s’arrêta un instant, reprenant son souffle. Il était un vieil homme et son corps le lui rappelait.

- Concernant ton acte… et bien je suppose que tu es de toute façon lié autant par ton désir de récupérer ce mystérieux objet que par la parole donnée. Je t’avoue me sentir quelque peu coupable, c’est moi qui avait parlé de cet endroit à Teata quand il était plus jeune, quand il était un de mes élèves, toujours avide de connaissance. Et maintenant, il en à payer le prix. Vois-tu, l’entité enfermé dans ce volcan n’est autre que Taa’ora lui-même, dans ton panthéon il serait l’équivalent de Zeus, ou de Jupiter… je sais plus, je les confonds toujours ceux-là, tout comme Hercule et Héraclès. Selon les légendes, il est celui qui a créé le monde, mais je suppose qu’il a surtout dut s’occuper de notre partie du monde. Lorsque l’humanité est arrivée, il a été intrigué par ces créatures qu’il n’avait pas créé mais qui étaient sous la protection de Tu, le dieu de la guerre. Aussi, il décida de leurs permettre de vivre de ses propres créations, mais des siècles plus tard, il fut horrifié de voir comment les hommes traitaient son œuvre qu’il avait mis à leur décision, chaque arbre qu’il détruisait, chaque animal qu’ils tuaient, il pouvait le ressentir. Dans un accès de colère, il décida de détruire l’humanité, mais Tu, aider de trois mortels réussir à l’emprisonner dans un monde de ténèbres ou seuls les morts peuvent le rejoindre. La dent du requin est l’une des clés pour permettre sa libération. C’est pour cela qu’on te parle sans cesse des conséquences de tes actes, car même s’il doit être assez affaiblit il reste un chef de panthéons, et donc un adversaire probablement hors de ta portée. Mais, si cela peut te rassurer, il n’est pas une divinité mauvaise, ni cruelle, même lorsqu’il a voulu détruire l’humanité, il a voulu le faire sans causer de souffrance inutile, et lorsqu’il sortira, il voudra d’abord juger si l’humanité s’est améliorée ou pas. Il est vrai qu’en ce moment, elle ne part pas gagnante.
 
Une nouvelle fois, Matahi dut s’arrêter pour reprendre son souffle. Ce fut aussi à ce moment que le jeune Maui les rejoignit en courant.

Je sais que tu ne voudras pas de mon aide Matahi, donc je me passerai de ta permission. Je t'accompagne pour te protéger de la colère d'Ari'i. De plus, je ne fais pas confiance à cet étranger, je suis sûr qu’il t'abandonnera dès que tu ne lui seras plus utile.
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Dim 26 Mar - 22:49

L’italien commença à suivre le vieil homme, se retenant de rire en entendant ses paroles.

- Je vous remercie beaucoup pour votre hospitalité. Il est malheureusement vrai que je ne côtoie pas vraiment les autres en ce moment. De la compagnie ne me fera pas de mal.

Le Saint pu voir deux des trois guerriers s’éloigner, le dernier restant à sa place. Ephraem comprenait pourquoi, après tout ils ne pouvaient pas faire confiance aveuglément à un étranger. Il mit également le vieil homme en garde sur les intentions du guerrier qui était venu voir le Taureau dans le temple.

- Ne t’en fais pas, je le protégerai quand je serai avec lui, mais s’il a bien été le maître de Ari’i, il devrait pouvoir le stopper sans problème. Après tout, rares sont les élèves qui surpassent complètement leur maître.

Le duo longea ensuite la plage, Ephraem se préparant à écouter les paroles de l’ancien. Le temps qu’il parle de nouveau, Ephraem pu se rappeler du nom de l’italienne que lui avait lancé le guerrier. En fait, il connaissait ce nom, il l’avait entendu une fois et n’avait pas décidé de le retenir. La Berzerker qui l’avait suivi jusqu’à maintenant, qui passait son temps à le retarder dans son enquête. La voix du vieil homme sorti le Saint de ses pensées, le faisant ralentir un peu.

- J’ai tout mon temps actuellement, c’est plutôt votre dieu qui doit s’impatienter.

L’italien souriait au vieil homme, plus amusé qu’autre chose. Il buvait la suite des paroles, analysant le discours en détail et comprenant l’ironie la situation.

- Donc, je vais devoir négocier avec un homme qui veut ma mort, tout ça pour un simple morceau de métal ? Merci bien.

Le gardien du second temple éclata de rire en entendant la suite des paroles de l’homme.

- Ils sont les mêmes, ne vous en faites pas.

En écoutant bien le vieillard, Ephraem compris qu’il n’avait pas eu affaire à l’équivalent de Zeus, mais plutôt d’Odin. Puis par la suite, il revint sur son choix, voyant que l’histoire était proche de la mythologie Grecque. Non pas comme étant Cronos, le seigneur des Titans qui fut enfermé dans le Tartare, lieu de passage pour les morts, mais plutôt comme ses frères les Géants, qui devaient être battus par un dieu et un mortel. Ce qu’allait devoir faire l’italien était dangereux pour les Tahitiens, le risque était énorme, au point que le monde pourrait changer à jamais.

- Je vais donc aider un dieu surpuissant à se libérer. Un dieu qui a toutes les chances de vouloir détruire le monde… un de plus, un de moins, si seulement je tenais un compte du nombre de divinité voulant nous exterminer. Votre dieu, comme les autres, on la chance d’être immortel, du moins sur le papier. Tant que quelqu’un croit en eux, ils vivront éternellement. Par contre, ils peuvent être neutralisés suffisamment longtemps pour qu’ils prennent le risque de disparaître. Même si… je n’en connais aucun qui ait disparu… même Pan qui devait être mort est réapparu.

La venue du jeune homme fit une nouvelle fois sourire le mafieux.

- En réalité, je n’avais pas l’intention de le laisser sans sécurité, mais pourquoi m’en privé maintenant, puisqu’il a le meilleur garde du corps qui soit ?

Ephraem s’avança vers le jeune homme, plongeant son regard dans le sien.

- Tu es différent de moi, tu es plus que fidèle à tes supérieurs. Moi, je préfère protéger le plus grand nombre, même si j’ai échoué en ne partant pas affronter Poséidon à Tokyo et en choisissant de protéger Paris, l’un des territoires que les Saints protègent. J’aimerai bien revendiquer le monde entier, mais depuis que Saori a dévoilé l’existence des dieux, tous les Olympiens et d’autres divinités, réclament leur part du butin.

Le Taureau revint ensuite vers le vieil homme.

- Mais je divague… revenons-en à notre affaire. Comment devrons nous faire pour qu’Ari’i invoque le requin ? Et comment devrais-je faire pour le capturer ?
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Dim 2 Avr - 21:31
Maui continua de défier du regard Ephraem alors que ce dernier lui parlait, plusieurs choses pouvait se lire sur son visage et dans son regard. La première était qu’il ne faisait pas confiance au chevalier d’or, se tenant prêt à réagir au moindre geste de la part de son interlocuteur, la seconde étant qu’il avait peur. Maui était encore jeune, et pourtant il avait parfaitement conscience du fossé de puissance qui le séparait du Chevalier d’or, mais plus encore, il semblait être effrayer par autre chose.

Si j’étais aussi fidèle à mes supérieurs que ce que tu sembles le penser, je ne serai pas venu seul. Face à un sale ét….

Une tape sur l’arrière du crâne de la part de Matahi le fit taire.
 
Il ne me semble pas que tes parents t’aie appris à tenir ce genre de discours, chenapan. Je te suis reconnaissant de ton attention Maui, aussi ne te ferais-je pas l’affront de refuser ta protection, mais que je ne te reprenne plus à parler de cette manière à ce chevalier ou à qui que ce soit d’autre, fusse-t-il ton pire ennemi.
Avant de continuer, tu dois savoir une chose, contrairement à ce que tu sembles penser, je ne suis pas un éveillé, du moins pas un guerrier. Je suis simplement un Tahu’a, une sorte de prêtre, et surtout un vieux professeur à la retraite, c’est pendant ce genre de cour que j’ai fait la connaissance de Ari’i et de Teata. Mais même sans savoir utiliser le mana, ce que tu nommes cosmos à quelque détail prêt, je connais quelques tours.
Tu dois aussi savoir que Ari’i n’est pas n’importe qui, il est le chef des Ario’i, notre guerrier éveillé à nous. Ils s’agit de guerrier-barde, jadis, leur rôle était de protéger les archipels et d’enseigner les légendes de notre peuple aux jeunes générations. Ils ont disparu avec l’arrivée des colons, préférant se dissoudre que d’utiliser leurs pouvoirs contre eux et ainsi attirer l’attention du Sanctuaire, mais Ari’i les as ressuscités. À présent, ils cherchent des sources de puissance à dévorer pour devenir plus fort, utilisant les anciennes techniques que les ario’i utilisait pour s’approprier la force de leurs adversaires. Il espère un jour arracher le Pacifique à la domination Olympienne. Comme tu t’en doutes, beaucoup de jeunes têtes brûlées l’ont rejoint, dont une bonne partie de mes anciens élèves.
 
Ils avaient repris leur route, pendant que Matahi continuait à parler, soutenu par un Maui assez prévenant et n’arrêtant d’observer par-dessus son épaule une éventuelle menace les guettaient. Alors que le groupe marchait sur des quais, redevenus plus calme alors que le volcan semblait s’être calmé, le visage de Matahi s’était refermé alors qu’il évoquait ses anciens élèves, le regret apparaissant sur ses traits. Il continua d’un air absent, observant le large.

-Je ne me doutais pas que raconter ces vieilles histoires les conduiraient à cette folie… tout ce que je voulais… c’était qu’ils sachent d’où ils viennent, pas … ça.

- Tu es trop dur Matahi, Ari’i aurait de toute manière chercher un moyen de gagner en puissance, il n’y a que ça qui l’intéresse.
 
Malgré cela, Matahi semblait ailleurs, comme absent alors qu’il observait l’océan. Après quelques instants de silence, ne réagissant à aucune parole lui étant adressé, il sourit.

- Tu as raison, comme toujours mon vieil ami.

Il se retourna vers Ephraem et Maui. Son air et son sourire serein étant revenu sur son visage.

- Concernant le plan, il est simple, nous allons devoir louer un navire et, à moins que tu n’aies assez confiance en tes capacité pour à la fois piloter le navire et affronter Ari’i et le Requin, aussi louer son pilote. De là, nous nous arrangeront pour nous rendre en un lieu où nous ne risquons pas d’impliquer d’autres personnes. Ari’i nous suivra, il veut ton mana et je lui mets des bâtons dans les roues depuis trop longtemps, il viendra, peut-être en petit comité s’il est confiant, peut-être avec toute la bande s’il l’est moins. Dans tous les cas, tu devras le vaincre. Pas le tuer, sinon il ne pourra pas invoquer le requin. Ari’i peut assez vie paniquer quand il est dominé, mais si j’arrive à le priver de soutien, il prendra les mesures les plus désespérées pour gagner, qu’importe les conséquences. Quand le Requin sera là, tu ne pourras que compter sur tes compétences propres pour lui arracher sa dent, et moi espéré arriver à le calmer une fois cela fait, si c’est encore possible. Quant à toi Maui, si tu vois que ça deviens trop dangereux, je t’interdis de se sacrifier, tu es encore beaucoup trop jeune pour ce genre de conn… de bêtises.
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Mar 4 Avr - 20:45

Ephraem écouta longuement les premières explications du Tahitien, tout en souriant. Il s’était donc trompé sur le vieil homme, il n’était pas un éveillé, mais un simple enseignant. Dans ce cas, il devrait faire attention à lui le temps de son séjour ici.

- Ne grondez pas ce jeune homme. J’aime beaucoup son caractère et s’il peut me confirmer qu’il serait prêt à tenir tête à un dieu, alors je le comprendrai complètement. Et franchement, depuis quand « étranger » est un insulte ?

L’italien analysait la situation, comprenant que les guerriers Tahitiens n’étaient pas comme les chevaliers d’Athéna. Là où les uns se battent et mettent leur vie en péril pour repousser les limites de leur puissance, les autres ont juste besoin d’aller chercher cette énergie ailleurs.

- A la base, Ari’i avait quelle puissance ?

Le Saint regarda alors le jeune homme afin de le jauger en profondeur.

- Avait-il un mana égal à celui de Maui ? Ou alors combien de fois supérieur. Combien d’ennemis à t-il vaincu depuis le début, leurs puissances, que l’on gardera sur la même échelle.

Ephraem ne voulait pas être impoli envers le jeune homme, il préféra donc se justifier.

- Excuse-moi Maui, mais tu es la seule base fiable que j’ai sous la main. Car ce que j’ai vu d’Ari’i n’était qu’une partie de lui pas lui en personne.

Une fois les réponses obtenues, le Taureau pouvait faire ses calculs afin de visualiser la puissance de son adversaire. Le trio était presque arrivé au port, quand le vieil homme annonça le plan. Bien sûr, Ephraem ne l’aimait pas, il n’était pas comme il l’aurait voulu, mais il n’avait pas le choix.

- Si nous nous débrouillons bien, nous devrions pouvoir le prendre par surprise. Il a peut-être une idée de ma puissance, mais il ne sait pas de quoi je suis capable. Si j’emploi toute ma puissance au premier coup, je devrais pouvoir lui faire suffisamment peur pour qu’il utilise toute sa force aussi. Le requin ne devrait pas mettre longtemps à venir et sa dent non plus… du moins s’il me fait un beau sourire.

Une fois au port, l’italien compris qu’il n’arriverait pas à avoir un bateau avec son argent. Être étranger ici n’aidait absolument pas visiblement. Il dû laisser Matahi s’en charger, lui qui avait plus de chance de négocier un bateau et un pilote. Ephraem n’avait pas besoin du plus rapide, seulement un bateau qui ne prendrait pas l’eau. Pour le reste, ses dons pourraient les aider à avancer plus vite sur les flots, même s’il espérait qu’aucun des adversaires n’avaient un contrôle sur l’eau.

Son armure toujours sur le dos, le Saint embarqua avec les autres sur le bateau, remerciant le pilote pour sa gentillesse. Le pilote en question râla juste, disant qu’il faisait seulement ça pour dépanner Matahi. Ne voyant aucun ennemi derrière eux pour le moment, le chevalier se contenta de se mettre à l’avant de bateau, plaçant des points d’ancrage cosmique devant lui, pour aider l’embarcation à aller aussi vite que possible.

- Maui, je sais que tu ne m’aimes pas, mais pourrais-tu faire attention pour moi ? Je ne vais pas pouvoir sentir nos poursuivants tout suite s’il arrive. Et pas la peine de vouloir m’attaquer en traitre, ça je le verrai venir, ainsi qu’une attaque venant d’une centaine de mètres autour du bateau.
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Mer 5 Avr - 11:48
Ari’i ? Je ne suis pas un expert mais je dirai qu’il a commencé avec une puissance supérieure à celle de Maui au même âge, mais il a commencé à utiliser le mana beaucoup plus jeune.
 
Matahi réfléchit aux questions que lui posait Ephraem, il n’était pas vraiment sûr des réponses qu’il avait à lui donner, il discuta un petit moment avec son jeune compagnon pour lui demander quelques précisions, utilisant de nombreux terme difficilement traduisible dans la langue de l’italien. Finalement Matahi lui fit le rapport final.
 
-  Pour ce qu’on en sait, Ari’i reste clairement plus faible que toi en termes de puissance, il doit être du niveau d’un de vos chevaliers d’argent voir légèrement au-dessus, mais il ne se bat pas comme vous. Ari’i n’hésitera pas à s’aider avec la magie et à réclamer l’aide de ses alliés, contrairement à vous les Saints, aucunes règles n’empêches les Ario’i de se battre à plusieurs contre un. Mais ces infos ne sont que spéculation pour ce qu’on connait, Ari’i a déjà vaincu plus d’une dizaine d’éveillés et dévorer leur mana pour augmenter la sienne, ça lui a permis de progresser très vite, tout comme ses camarades. En théorie, il pourrait même arracher le mana de simples mortels non-éveillés mais cela ne lui apportera pas de gain de puissance suffisamment grand pour l’intéressé.
 
Matahi écouta patiemment le plan de Ephraem avant d’émettre des précisions.

Je ne suis pas sûr de bien savoir évaluer ta puissance, mais si la moitié des choses que l’on dit sur les chevaliers d’or est vrais, tu risques de détruire tout l’archipel, ou au mieux de réduire Ari’i en cendre, souviens toi que les Ario’i ne possèdent pas de protection. L’invocation du Requin ne se fait pas en fonction de la puissance déployé par Ari’i, il doit l’invoquer volontairement. À ta place, je me contenterai de lui faire sentir ma domination, c’est la peur de perdre, d’être humilié, pas celle de mourir qui le feront craqué. Ne t’inquiète pas, moi et Maui nous nous chargerons de le forcer à jouer selon tes règles, après tout, les principales divinités protectrices des Ario’i sont Oro et Tu, les dieux jumeaux incarnant la guerre, j’ai encore moyen de les titiller sur cet aspect.

Plus tard, lorsqu’il fut évident qu’Ephraem aurait du mal à trouver un pilote, Matahi se chargea de convaincre une de ses vieilles connaissances de les aider. Un marin d’originaire de Bretagne appelé Archibald, un homme au vocabulaire fleuri et sentant l’alcool mais qui avait vu plus de tempêtes et autre danger issu du grand large que ce que le chevalier d’or avait pu avoir comme gueule de bois.
 
Ils larguèrent les amarres sur l’heure, il s’avéra rapidement que si le marin n’était pas des plus agréables à vivre et qu’il semblait imbibé d’alcool il menait son navire, une coquille de noix à moteur, d’une main sûre et ferme. Suivant les indications de Matahi, il se dirigea en direction d’un petit archipel au larges, constitué d’iles si petites qu’on aurait dit de gros banc de sables, de quoi quand même donné un pied à terre pour le combat. Maui accepta la tâche qu’Ephraem lui avait confié sans rien dire d’autre qu’un grognement d’assentiment. Plus l’embarcations avançait, plus les nuages semblaient s’accumuler au-dessus d’eux.

- Matahi, vieux bouc, je te jure sur tous les tonnerres de Brest que si jamais c’est encore une histoire de fous avec les divinités du coin je te fais bouffer chacune des planches de mon pont. Et je m’arrange pour que tu te choppe des échardes avec.
- Il y a des navires qui arrivent par-là. Je crois bien que c’est Ari’i. Et il n'est pas venus seul.

En effets, à l’est une petite flottille de 6-7 navires approchait à grandes vitesse, ces navires étaient dans le style le plus traditionnelle des peuples polynésiens, les mêmes avec lesquels ils avaient « conquis » le Pacifique, mais ils se déplaçaient avec une vitesse inhabituelle.
 
Les Atuas soient loué !!! J’avoue que je n’espérais pas te trouver aussi facilement chevalier, et surtout en aussi bonne compagnie. Matahi !! En mémoire de ce que tu as fait pour moi, je vais te laisser l’opportunité de t’en aller avec Maui, tu n’as qu’un mot à dire et je te permets d’embarquer sur l’un de mes navires avant que ne commence le combat, dans le cas contraire… et bien vous partagerez tous le sort réserver au bœuf qui vous sert de compagnons. Allez-y, faites-moi plaisir.
 
Ari’i se tenait sur la passerelle du plus grand navire, avec une sorte de foyer allumer devant lui. Il portait toujours son masque et ses tatouages rayonnaient de puissance, il était accompagné de pas moins d’une cinquantaines d’autres types comme lui, probablement qu’il avait rassemblé tout son ordre, mais aucun de ses compagnons ne dépassaient le niveau d’un chevalier d’argent à première vue.

- C’est maintenant que tous vont se jouer. Ephraem, n’oublie pas que quoi que tu fasses, Ari’i doit rester en vie.
En tout cas, jusqu’à ce qu’il invoque le requin. Mais je te jure Eph, si jamais tu perds je te tues, je ne sais pas si tu connais la méthode qu'il te réserve mais mais moi si, et je te jure qu'on vas tous la détester.
 
Matahi ne le disait pas, mais il était clair qu’il espérait encore éviter un bain de sang, il connaissait chacun des Ario’i qui leurs faisaient face, certains étaient encore de simples adolescents qui pouvaient peut-être encore être ramené à la raison. Maui, de son côté commençait déjà à faire appel à sa mana pour le combat qui s'annonçait, faisant crépiter d'énergies ses propres tatouages. Archibald de son côté se contentait d'étaler à l'encontre de ces "pirates d'eau douce" toutes l'étendues de son vocabulaire, leurs promettant mille manière de leurs faires boire la dernière tasse.
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Mer 5 Avr - 23:06

Le vieux marin ronchonna auprès de Matahi, amusant en parti l’italien.

- Malheureusement pour vous, cela concerne bien les dieux locaux, mais également un protecteur d’Athéna, en ma personne.

Ephraem regarda rapidement par-dessus son épaule, voyant les navires arriver à toutes vitesses vers eux. Ari’i les rattrapa rapidement, signe qu’ils avaient un bon contrôle de leur élément. Le terrain était largement favorable pour eux, mais ils leur manquaient le plus important pour ce genre d’affrontement.

- J’ai deux questions. Première, savent-ils tous nager ? Deuxième, avez-vous vu ces films avec un kraken ?

Sans attendre de réponse, le Saint se décida à faire deux choses. La première était de sélectionner les deux navires les plus proches de celui de Ari’i. Un simple point de gravité sous la coque suffit à couler les navires. Le Saint n’avait pas maintenu la gravité longtemps, seulement le temps de briser la coque, sans pour autant faire couler le bateau à toute vitesse, ce qui aurait happé les passagers. Le Taureau voulait éviter les morts, s’il le pouvait, surtout celle de ces pauvres guerriers qui ne lui avaient rien fait.

- Capitaine, droit sur cette île immédiatement !

La voix du Saint ne souffrait d’aucune contestation. On pouvait entendre dans cet ordre la puissance du Grand Pope qu’il avait été juste avant de reprendre ses recherches. Il n’était pas un simple chevalier d’or d’Athéna, il était bien plus que ça. Le survivant d’une guerre futile, l’un des rares à pouvoir témoigner de la stupidité des dieux, lié à leur par humaine.

- Accrochez-vous bien ! Et Maui… je vais avoir besoin de toi, alors si tu meurs, je viendrai moi-même dans vos enfers pour venir te mettre une raclée.

La deuxième phase se mis alors en route pour l’italien. Avec deux points d’ancrage, l’un sur l’île, l’autre sur le bateau, le Saint accéléra la traversée. Une fois sur la plage, le jeune homme parla avec le pilote.

- J’ai besoin de vous aussi capitaine. J’ai besoin que vous les ralentissiez le plus possible. Et pourquoi pas couler un navire de plus si vous pouvez. Si vous m’aidez, je vous paierai ce que vous voulez, cargaison de vodka, de bière ou de rhum. En cas de danger, ne risquez pas votre vie et allez de l’autre côté de l’île pour nous y attendre.

Une fois fait, le Taureau se plaça aux côtés de Maui, laissant le vieux Matahi derrière eux.

- Tu vas devoir combattre tes frères… je sais d’avance que ce n’est pas facile, mais tu n’as pas le choix. Nous devons leur faire comprendre qu’ils se font manipuler par celle qui vous a donné votre ordre de chasse.

Les navires, qui arrivèrent, avaient été réduit par le courage du vieux marin, mais pas suffisamment pour porter le nombre de combattant à égalité. Les guerriers purent descendre sur la plage, se préparant à affronter un des leurs et le Saint. En toute provocation, à la façon chevalier du Taureau, Ephraem croisa ses bras sur sa poitrine. Il n’avait pas appris les techniques des anciens porteurs de l’armure et n’avait pas l’intention de les utiliser maintenant, préférant largement les siennes.

- Alors Ari’i, j’ai cru comprendre que tu étais un requin… comme je te l’ai dit dans la grotte, la constellation du taureau n’est pas celle d’une proie. En plus du prédateur dont je t’ai parlé, il y a deux autres hypothèses sur la création de la constellation. La première serait le taureau blanc qu’envoya Poséidon en cadeau au roi Minos. La seconde serait la forme que prit Zeus pour enlever Europe. Alors crois-moi mon petit poisson, ce n’est pas toi qui fera peur à la créature des dieux.

Toujours en utilisant la gravité, sans prendre la peine de bouger, le Saint propulsa deux guerriers dans les eaux. Il espérait qu’avec ça les autres se dégonfleraient. Mais la pression de leur leader était trop forte sur leurs épaules, les faisant avancer encore plus. Le Saint serait donc obligé de les affronter aussi, mais sans utiliser toute sa puissance.

Trois des guerriers Tahitiens se jetèrent sur Ephraem, le aura étant différente de celle des autres. Toujours en gardant les bras croisés, le chevalier esquiva les coups des assaillants, se riant même d’eux, les provoquant au maximum. Une fois qu’il se lassa du trio, l’italien se pencha pour les balayer du pied droit, utilisant le gauche comme pivot, gardant encore les bras croisés. Une fois que sa cape ne bougea plus dans son dos, l’italien s’avança vers Ari’i, essayant de le provoquer. Le guerrier avait une massue en guise d’arme, mais visiblement il n’avait pas l’intention de l’utiliser de suite. Ce que le Taureau détestait le plus lui fit face, des illusions créées pour le tourmenter. Ephraem savait exactement comment faire pour les détruire, ayant eu le chevalier d’or des Gémeaux comme maître, mais il ne voulait pas s’arrêter ainsi en pleine amusement. De plus, ça ferait peur à Maui et il trouvait ça encore plus drôle.

Le Saint décroisa alors les bras, comme s’il luttait contre les illusions involontairement, parant de justesse, mais volontairement les coups que pouvait lui donner le guerrier. Puis, une fois qu’il pensait que son adversaire se croirait tout puissant, suffisamment pour qu’il relâche sa vigilance, qu’il commence à affronter le chevalier de façon plus physique. Le Taureau stoppa alors la massue de son bras gauche, regardant Ari’i avec un regard de carnassier.

- Alors mon grand, c’est tout c’qu’on a ?

Le poing droit du chevalier rencontra alors l’estomac du guerrier, qui n’avait aucune armure pour se protéger du coup. Ephraem continua ensuite à l’enchaîner, comme s’il était en plein combat de boxe. Il n’avait pas l’intention de le tuer, juste de lui montrer la différence physique qu’il y avait entre eux deux. Le Saint termina ensuite avec un coup de pied qui propulsa le guerrier dans les bras de ses hommes. L’avantage était entièrement pour le Saint, ce qui fit réagir les autres guerriers, qui se ruèrent sur lui pour essayer de le stopper. Afin de bien asseoir sa suprématie, le chevalier se déplaça à la vitesse de la lumière, laissant les guerriers tomber au sol, alors qu’ils pensaient attraper quelqu’un. L’italien se tenait derrière Ari’i maintenant, le toisant de son regard sombre, n’ayant pas encore utilisé toute sa puissance.

- Venir défier un chevalier d’or, sans en avoir la puissance. Es-tu suicidaire ?
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Jeu 6 Avr - 16:06
Gamin, là où l’on se trouve le plus grand danger n’est clairement pas la noyade. De vilaines mâchoires affamée traines leurs ailerons dans les environs. Comme à chaque fois que ces tarés sont de sorties. Ils devraient vraiment se trouver un passe-temps ça les calmerait ces anthropopithèques de cornichons.

Au moment même où les pouvoirs d’Ephraem se manifestèrent, le capitaine du navire du faire preuve de toute sa maitrise pour ne pas perdre les commandes de son navire, pendant que la plupart des Ario’i des navires qui furent brisés utilisèrent leurs capacités d’éveillés pour rejoindre les autres embarcations, mais pas tous.

Une fois qu’ils furent sur la plage, les choses s’accéléraient, le capitaine était trop heureux (ou trop saoul) de pouvoir montrer à ces blancs-becs de quel bois son navire était fait, il réussit à manœuvrer de manière à semer le trouble dans la formation. Il dut rapidement décrocher, non sans avoir lancer sur un des navires un cocktail molotov fabriqué par ses soins. Il s’en alla en ricanant alors que le navire enflammer semblait décider à lui faire la chasse, disparaissant l’un comme l’autre de l’autre côté de l’ile.

Sur l’ile, après qu’Ephraem ait réussit à se débarrasser de ses trois premiers adversaires et qu’il s’attaqua directement au chef du groupe qui les attaquaient, Maui commença a combattre l’un des fou-furieux qui l’avais chargé, il réussit rapidement à le neutraliser en lui brisant la jambe, il fut par la suite confronter à plusieurs de ses anciens camarades qui l’attaquèrent,, parfois de manière armée, il finit par être violemment neutraliser par un adversaire dont le niveau approchait celui d’Ari’i qui le frappa au visage avec une massue en pierre avant de lui faire une prise pour empêcher Maui de pouvoir continuer à se battre. Visiblement il n’avait pas pour but de tuer le jeune compagnon d’Ephraem, mais ce n’était pas pour autant qu’il se fût montré délicat.
 
Le duel entre Ari’i et le chevalier d’or fut en apparence beaucoup plus disputé bien que clairement à l’avantage du Saint. Le chef des Ario’i avait beau recourir à un large panel d’illusion et de tour de passe-passe, ainsi qu’à toute sa maitrise du mana et de son arme, une sorte de longue massue dont le bout était couvert de dent de requin, à l’instar de tous ses compagnons, son style de combat était redoutablement efficace, pas très technique mais rapide agressif et n’hésitant pas à faire appel à des coups bas, un combat sans règle. Après plusieurs minutes d’un affrontement sans merci, au moment où il sembla que le tahitien prenait doucement l’avantage, Ephraem révéla ses capacités et retourna rapidement la situation, humiliant son adversaire. Au moment où Ari’i fut projeté dans les bras de ses hommes, son masque ainsi que son Faui (un casque rituel utilisé pour désigner les meilleurs guerriers) tombèrent, révélant son visage. L’espace d’un instant, une haine indicible pouvait se lire sur la face d’Ari’i, mais tout cela se mua rapidement en un sourire moqueur. Au moment où le chevalier du Taureaux se déplaça derrière lui, il se retourna toujours avec ce même sourire mauvais sur le visage

- Suicidaire ? Peut-être… ou alors je sais simplement que tu n’avais aucune chance depuis l’instant même où je t’ai désigner comme notre gibier.
 
Il montra dans sa main une énergie dorée, qu’il commença a absorbée. À l’instant même, son aura grandi grandement, ses tatouages qui émettaient jusqu’à maintenant une énergie bleu-argent passèrent au dorée, sa puissance sembla l’espace d’un instant sérieusement s’approcher de celle de Saint. Immédiatement ensuite, Ephraem se sentit entravé des esprits des sables lui bloquaient les jambes tandis que des guerriers ressortant de la mer, ensanglanté par leur affrontement contre les requins qui l’habitaient, venaient de lui entraver les bras avec des sortes de ficelles. De son côté, Ari’i invoqua des ‘oromatua, des âmes damées, pour l’aider à arracher le mana d’Ephraem au plus vite.

Ces liens ont été tissé à partir des cheveux de la déesse de la mer, ta pitoyable puissance ne pourra pas les détruire. Je suis d’ailleurs surpris d’avoir pu te voler ton « cosmos » aussi facilement, Matahi ne t’as pas mis en garde contre nos capacités ?
 
Soudain un grondement se fit entendre, Matahi se tenait debout, légèrement en auteur, et s’adressa aux Ario’i avec une voix qui ne semblait pas être la sienne, une voix ressemblant à celle du volcan mais au ton plus cassant, une voix ne souffrant d’aucune opposition.

Ari’oi !! Est-ce donc à ça ue vous en êtes réduit, à vous jeter en meute sur un seul adversaire pour comme des charognards, ce n’est pas votre voie, votre adversaire est certes fort mais la promesse de son mana justifie-t-elle que vous vus abaissiez à vouloir satisfaire la servante d’une divinité déchue. Crois-tu Ari’i que vous avez été créé pour servir les desseins d’autres divinités que les Atuas ? Dans ce cas, je vais te laissez une chance de prouver ton droit à régner. Je t’impose un tabou, vainc cet étranger sans l’aide de tes frères et tu bénéficieras du soutien inconditionnel des Atuas dans ton objectif de reconquête du pacifique, échoue et toutes les récompenses que nous t’avons accordées te seront retirés et tes frères auront à nouveau le droit de contester ton droit à les dominer.
 
Sur le champs, esprit et Ario’i s’écartèrent, ces derniers ne cachant pas leur frustration de ne pouvoir participer à la curée. Ephraem se vit libéré de ses entraves faisant face à un Ari’i crachant de rage face à cette intervention. Maui se releva péniblement, aider par son agresseur pour voir le final de cet affrontement. Ari’i chargea en faisant appel à toute sa puissance, ce qu’il n’avait jamais eu à faire jusqu’à aujourd’hui, sa véritable puissance surpassait largement celle d’un chevalier d’argent classique mais restait encore loin de celle d’un chevalier d’or. Après un nouveau échange assez intense, le Ario’i se retrouva une nouvelle fois défait.

Soyez tous maudit, toi, Matahi, Fenri, Tu, Oro, tout ceux qui m’ont abandonné en ce lieu. Je vais vous montrez, ce qu’il en coûte de s’opposer à la volonté du chef des Ario’i, de s’opposer à moi, l’élu des Atuas. Entends-moi Taagora !!!!! Que ton courroux s’éveille du fond des abysses !! Qu’elle s’abatte sur cet étranger impie qui souille ton royaume de sa présence, qui bafoue nos lois sacrées !!!! Que ta mâchoire s’abatte sur lui et sur ses compagnons qui on trahis celui que tu désigné pour régner !!!! Vien à moi, car je réclame à être vengé !!!!!!
 
Au moment où il termina son incantation, la mère se mit à bouillir, à rougir de sang tout  autour d’eux, quelque chose d’immense approchait de la surface. Malgré les supplications de ses compagnons, qui lui demandait s’il était devenu fou, Ari’i finalisa son incantation.

- Voilà ta perte qui arrive chevalier !!! Voilà qui te dévorera !!! Et cela sans briser ce maudit Tabou !!!!
 
Le ton de Ari’i dénotait clairement que quelque chose s’était brisé en lui, que son équilibre mental n’était en ce moment plus assuré. Alors qu’un rire dément émanait du Ario’i, un Matahi fatigué s’adressa à Ephraem.

Il arrive Chevalier, fait-ce que tu as à faire, je m'occuperai du reste.
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Sam 8 Avr - 22:39

Le Saint pensait avoir utilisé suffisamment de puissance pour faire peur au Tahitien. Mais visiblement, ce n’était pas assez, puisque celui-ci utilisa ses complices pour réussir à bloquer le chevalier, utilisant la technique fourbe du « un pour tous et tous contre un ». Ephraem avait l’intention de répliquer aux paroles, se préparant également à neutraliser les guerriers pour assoir définitivement sa domination sur les guerriers, quand une voix retenti. Visiblement, quelqu’un était assez puissant pour obliger Ari’i a combattre en un contre un. Ce qui rendait les choses beaucoup trop facile pour l’italien. La Tahitien se décida donc à foncer sur le chevalier, utilisant enfin toute sa puissance, qui dépassait largement celle d’un chevalier d’argent. C’est avec son sourire carnassier que le Taureau bloqua la première frappe, lançant son poing au visage de son adversaire.

- Si tu crois m’avoir avec ta force de mouche, c’est que tu m’as sous-estimé.

Ari’i ne l’avait pas encore remarqué, puisqu’Ephraem faisait exprès de cacher une partie de sa puissance, mais le chevalier était loin au-dessus d’un chevalier d’or classique. Même s’il ne faisait pas le poids face à des guerriers comme il en avait croisé chez les Marinas, il n’était pas non plus genre à se faire battre ainsi. Les coups s’échangèrent pendant un moment, l’italien sentant parfois son énergie se vider pour renforcer le Tahitien. Si certains auraient trouvé ça insultant, le mafieux lui s’en réjouissait. Il pouvait ainsi combattre avec un adversaire qui valait vraiment le coup d’utiliser toute sa force. Pourtant, il ne l’utilisait pas encore, pas comme quand il devait combattre le général des Lyumnades. L’issue du combat était joué d’avance et se fut s’en surprise que le Ario’i mordit une nouvelle fois la poussière. Le guerrier commença à insulter tout le monde, puis à lancer son incantation. Le moment qu’attendait le Saint était enfin arrivé.

- Tu en as mis du temps avant de comprendre que tu ne faisais pas le poids. Voyons si ton poisson divin vaut le coup que j’utilise mon entière puissance.

L’italien avait déjà vu des requins, qu’ils soient blanc ou bien tigre, mais l’ombre qui pointait vers lui était beaucoup plus grande. Les dieux ayant créés le monde dans lequel les mortels vivent maintenant, ils avaient aussi créés des monstres à leur image, tel que celui qui venait droit sur le Saint. Un monstre de quinze mètres de long, une mâchoire pleine de dents, capable de broyer une armure d’or comme s’il mordait dans une glace. C’était évident que personne ne pourrait le trouver, l’animal n’avait pas des écailles, comme les autres poissons, mais une carapace. Ce monstre venait des profondeurs de l’océan et si les humains le voyaient, ils l’appelleraient megalodon.

- Le plat principal est enfin servi. Oh avant que je n’oublie… Ari’i, si vous êtes encore en vie, tes amis et toi, c’est uniquement par respect pour Matahi.

Sur ces paroles, le chevalier d’or se lança à l’assaut du monstre, se propulsant au-dessus de la bête, pour ensuite lui foncer dessus en mode comète. La puissance du poing du Saint était dix fois plus grande que lors de son combat contre le Tahitien. Pourtant, le coup n’ébranla pas la créature divine, qui put donner un violent coup de queue à Ephraem, l’envoyant ricocher sur l’eau. L’italien utilisa une nouvelle fois la gravité, pour obliger l’eau à le maintenir à la surface. S’il se trouvait submergé, l’animal prendrait le dessus. Sauf que l’ancien Pope n’avait pas calculé la vitesse du monstre, qui était déjà sous lui, la gueule grande ouverte pour l’avaler. D’un nouveau bond, le jeune homme s’écarta de la trajectoire du requin, qui referma sa mâchoire sur le vide. Furieux, le megalodon chargea de nouveau, pour se voir une nouvelle fois esquiver.

Les esquives durèrent longtemps, l’animal ne fatiguant pas, mais s’énervant de plus en plus. C’est alors qu’un moteur se fit entendre, le marin avait fait le tour complet de l’île et se dirigeait vers eux. L’italien repéra rapidement le bateau qui arrivait, et visiblement le requin aussi. Ephraem compris aussitôt ce que l’animal allait faire et quoi qu’il arrive, le chevalier se retrouverai coincé. Comme il l’avait prévu, le monstre chargea le bateau du vieux marin, se préparant à couler un allié du jeune homme. Hors, comme Ari’i, Ephraem ne voulait pas utiliser d’aide pour ce combat, il devait se faire en un contre un. Le jeune homme arriva avec le requin divin devant le bateau et se plaça sur la trajectoire du monstre. L’animal avait gagné, il pourrait se faire un festin. Ce fut au moment où les dents allaient se refermer sur lui, que le Taureau décida d’utiliser toute sa puissance. Sur son visage, des marques noires se mirent à ramper, sortant de sous l’armure du chevalier. Ce que les autres ne voyaient pas, c’était que la matière recouvrait entièrement son corps. La part obscure de son cœur prenait forme pour combattre avec plus de force le monstre. La vague de cosmos sombre repoussa l’assaut de l’animal, qui se retrouvait encore plus furieux. Il avait soif de sang, le sang du chevalier. Une sphère noire se matérialisa alors dans la main droite d’Ephraem, son cosmos grandissant encore. La sphère grandissait de seconde en seconde, jusqu’à être obligé de se placer sur le côté du chevalier, qui tendait maintenant son bras vers la matière en perpétuelle mouvement.

- Ostium di Merzeh Perfetto !

La sphère fut alors envoyer vers le requin, le frappa avec la puissance d’un bigbang. L’italien venait d’utiliser une attaque en utilisant son septième sens, une attaque pouvant tout détruire sur son passage. Mais il ne l’avait pas lancé pour rien, il savait que la créature ne serait pas pulvérisé par le coup. Seule une dent, que le chevalier récupéra en utilisant des points de gravité, se détacha du monstre. La créature était toujours en vie, toujours énervé, mais beaucoup moins effrayante aux yeux du Taureau.

- C’est à vous de jouer Matahi, hurla Ephraem.
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Dim 9 Avr - 21:16
Le moins que l’on pouvait dire c’était que l’apparition de l’avatar de Taagora et son combat contre le chevalier d’or provoquait une situation chaotique. Ari’i regardait le combat de manière hébétée, son regard fou exprimant à la foi de la peur face à ce qu’il avait provoqué, de joie à l’idée de voir son adversaire en difficulté et d’une certaine admiration envers son adversaire qui arrivait malgré tout à résister. Les autres Ario’i avaient des réactions variées, certains imploraient leurs dieux de leurs venir en aide, d’autres tentaient de trouver une échappatoire tant que le monstre était occupé, mais la plupart regardait le combat, qu’ils espèrent la mort ou la victoire d’Ephraem n’était que secondaire. Tout autour d’eux, les éléments se déchaînaient, sur l’archipels on craignait que ce soit les signes avant-coureurs d’un ouragan que leurs instruments n’auraient pas détecté pour une raison inconnue.
 
Finalement, lorsque Ephraem s’empara de la dent qu’il était venu chercher, Matahi était déjà prêt, il se tenait de l’autre côté de l’atoll, il avait eu le temps d’allumée un feu dans lequel il faisait brûlée des herbes particulière pour le faire entrer en transe et lui permettre de prendre contact avec l’esprit du requin. Au moment même où Ephraem cria à Matahi de commencer son rite, Matahi commença l’incantation dans une langue inconnue, la même que celle dans laquelle s’était exprimé au début l’entité du volcan. Le chevalier dut encore distraire l’attention du requin divin pendant quelques instant avant que le monstre tournât son attention en direction de l’ile. Dans un hurlement effrayant, il vira de bord et se dirigea à une vitesse ahurissante pour sa masse, prouvant qu’il n’avait nullement à rougir par rapport à son adversaire sur ce tableau.

-  Matahi !!!! Mais qu’est-ce que tu fais pauvre fou !!!!
 
Au cri poussé par Ari’i, Maui, qui tenait à peine debout malgré le soutien de son ancien adversaire, celui qui l’avait assommé, se retourna et vit à son tour le rituel mené par Matahi. Il se retourna vers Ephraem pour lui hurler.

- Eph !!!! Matahi ne calme pas le Requin de Taagora, il lui offre sa vie en échange des nôtres !!!!!!
 
Mais avant que quoi que ce soit ne puisse être fait, ignorant totalement les tentatives de certains Ario’i de l’arrêter, le monstre issu des abysses continua sa course, quittant la mer pour se frayer un chemin dans l’ile, prouvant que la légende disant que lorsqu’il avait une proie, qu’importe la distance dans les terres où celle-ci se trouverait elle ne pourrait pas lui échapper. L’immense gueule du requin s’ouvrit dévoilant ses innombrable rangée de dents, dont celle qui avait été arraché avait déjà finis de repousser. Ari’i se jeta alors prêt de Matahi et tenta de l’écarter du chemin du monstre mais trop tard. La mâchoire du monstre se referma sur eux avant de rejoindre la mer et de disparaitre dans les profondeurs de l’océan.
 
Archibald, une fois remis de ses émotions, proposa de ramener dans son navire ceux dont les navires restant aux Ario’i ne pouvaient emporter et ramena tout le monde jusqu’à l’ile, pour ensuite partir sans un mot, pas même une insulte, vers le bar le plus proche. Avant de partir, l’un des Ario’i tendit un masque, celui que Ari’i portait, et échangea quelques mots avec Maui. Le jeune homme revêtit un instant le masque et fit appel à son mana pour ensuite le retirer les larmes aux yeux.

Ce masque permet de voir le mana de toutes personnes liées aux Atuas, et celui de Matahi à belle et bien disparut… il est mort. Par contre, celui de Ari’i est toujours là, même le requin divin n’a pas pu le tuer.


Il se tourna vers Ephraem, à moitié en train de pleurer devant la perte du vieil homme.

- Tu as récupéré ce que tu cherchais Eph, je suppose qu’à présent tu vas l’offrir à Taagora. Maintenant que j’y repense, je suis presque sûr que Matahi a toujours sût ce qui allait arriver. J’espère que ce que tu convoites valait ce sacrifice, si ce n’est pas le cas…. Tu sais quoi ? Je n’ai même plus envie de te maudire ou de t’insulter pour me remonter le moral.
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Lun 10 Avr - 21:02

Les évènements se déroulèrent très rapidement, beaucoup rapidement même. Une fois le signal donné, Matahi lança son rituel, qui devait avoir pour but de calmer le requin. Le boulot du chevalier pendant ce temps-là était de retenir le monstre. Les coups s’échangèrent, sans jamais pouvoir blesser l’animal, qui continuait à lutter de toutes ses forces. Alors que le Saint allait lancer une nouvelle sphère noire, de petite taille cette fois, sur le monstre, celui-ci se mit à hurler bruyamment. Le requin vira de bord, donnant un violent coup de queue qui fit voler le jeune homme, le faisant ricocher de nouveau le chevalier. En se redressant, Ephraem compris une partie de ce qui se passait, comme lui révélaient les paroles de Maui.

- Saleté de vieil homme… et on se demande pourquoi je ne respecte pas mais ainé après.

Pour obtenir un meilleur appui, l’italien fit apparaître un disque noir sous ses pieds, qui lui permit ensuite de pousser plus fort en éliminant la gravité autour de lui. Le spectacle que pu voir le Saint depuis les airs était affreux. L’animal avait pu nager jusqu’au Tahitien, sa gueule grande ouverte pour l’avaler. La seule défense possible était Ari’i, qui s’était placé entre le monstre et son ancien professeur. Mais même ainsi, l’animal divin pu repartir avec sa proie, plus un supplément. Quand Ephraem posa le pied sur le sable, il était déjà trop tard, il ne pouvait plus rien faire. La colère l’envahissait, les marques noires revenant sur son visage, ses yeux s’emplissant de haine. Mais le Taureau n’avait pas d’ennemi à frapper, aucun adversaire pour passer sa colère. Il ne put que serrer les dents, impuissant devant ce qu’il venait de voir. Comme la plus part des guerriers tahitiens, le chevalier monta sur le bateau du vieux marin, essayant d’évacuer sa colère comme il le pouvait, évitant de croiser le regard des autres.

- Maui… j’ai échoué, j’aurai dû protéger Matahi, au lieu de le voir mourir stupidement. Si seulement ce vieux fou m’avait tout expliquer, au lieu de nous cacher ça…

En arrivant dans le port, la colère de l’italien était enfin redescendu, du moins visuellement. Ephraem donna une carte au marin, lui disant de l’appeler s’il avait besoin de quelque chose, avant de se tourner vers Maui.

- Je ne peux pas réparer ce qui s’est passé, mais si tu veux devenir plus fort, pour éviter que ce genre de chose se reproduise, je peux t’avoir une place au Sanctuaire. Je pourrai même de prendre comme disciple si tu veux. Mais avant ça, j’ai un dieu à aller voir. Si tu pouvais faire évacuer le plus de monde possible, je ne suis pas sûr qu’il appréciera mon retour.

Le chevalier d’or se rendit ensuite au sanctuaire, dans le volcan. Le chemin était beaucoup moins praticable que sur le premier aller, sans pour autant être une gêne pour Ephraem. Il pourrait bientôt laisser parler sa colère, face à ce dieu fourbe, même s’il ne l’était pas autant que Loki. Le Saint ne cacha pas son cosmos quand il entra dans la pièce, faisant bien comprendre qu’il n’était pas venu pour rire. Que le dieu le veuille ou non, il devrait maintenant respecter son marcher, même si la suite ne serait pas forcément de son goût.

- Montrez-vous, j’ai la dent de votre toutou… ou est mon fragment maintenant ?

Chacun des mots du Saint étaient marqués par sa colère, faisant trembler la montagne comme le dieu l’avait avant lui.
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Mer 12 Avr - 11:26
Pendant un instant, Maui ne sembla pas savoir quoi dire face à la proposition d’Ephraem. Il ne lui proposait rien de moins que de rejoindre l’ordre d’éveillé le plus prestigieux de ce monde. Mais cela impliquerait aussi de lui qu’il quitte sa terre et renie une bonne partie de ses croyances pour adopter celles des Saints. Il ne savait pas s’il serait prêt à cela, même si Ephraem ne semblait pas réellement être un modèle de ces valeurs.

-  Je ne sais pas quoi dire Ephraem… C’est un grand honneur que tu me proposes mais cela impliquerait que je renie mes frères Ario’i et les Atuas. Les miens défendent un idéales de libertés bien qu’ils n’en n’aient rien à faire de l’humanité ne se trouvant pas dans leur influence. Même les Tabous qu’impose les dieux ne sont pas des interdictions absolues pour les hommes, Ari’i aurait tout à fait put refuser de respecter le tabou imposer lors de votre combat. Dans ce cas, il aurait pu en payer le prix, c’est à celui qui a imposer le tabou qui aurait décider s’il le faisait ou non. Nos dieux et nous autres sommes fait du même bois, nous ne considérons aucunes règles comme absolue, juste comme des indications pour faciliter la vie en communauté. Aujourd’hui, j’ai beau avoir combattu les miens, la plupart ne m’en tiendrai pas rigueur, j’aurai fait ce qui me semblait le mieux et ils respectent cela. Pour les Ario’i, la vie n’est qu’un jeu complexe où il n’y a pas de partition entre ce qui est bon et mal, juste des choix différents.
 
Maui salua ensuite Ephraem avant de s’en aller de son côté, promettant de réfléchir à sa proposition. Il avertit aussi qu’il ferait ce qu’il pourrait pour évacuer l’ile, mais que si jamais Taagor’a était en colère ça ne changerait pas grand-chose, même enfermé, il restait le maitre des Atuas et que son pouvoir pouvait toujours se manifester.
[…]
 
Lorsque le Chevalier du Taureau atteignit le Sanctuaire du volcan, la porte de celui-ci était grande ouverte. À l’instant même où le Ephraem appela l’entité l’aura de cette dernière envahie toute la salle. La dent dans la main du Saint commença à se désagréger d’elle-même, se transformant en une sorte d’énergie qui rejoignit la fontaine. En même temps, les Aumakuas apparurent devant Ephraem faisant se déplacé la roche pour qu’une petite colonne d’obsidienne commence à en sortir pour s’arrêter au niveau du tronc de l’italien puis s’ouvrir pour révéler l’objet que recherchait ce dernier. Taagor’a se révéla alors, pas au travers des esprits du cratère, pas comme une simple voix, pas comme un visage désincarné dans le puit de lave. Ce fut une silhouette gigantesque qui sortit de la fontaine. Cette silhouette était clairement humanoïde bien que s’arrêtant à la taille, elle était toujours constituée du magma de la fontaine, signe qu’il était toujours lié à elle. La silhouette du dieu était un curieux mélange, si sa stature semblait humaine, ses cheveux étaient remplacés par ce qui semblait être des plumes, ses yeux avaient les fentes des chats… de nombreux autres traits animaliers se mélangeait en lui.
 
Notre marché a été respecté
Et pour cela je te remercie chevalier
À présent, ma conscience s’est étendue
Et je peux voir ce que mon monde est devenu
La présence de des hommes a grandi telle une maladie
Mais je vois qu’il prend enfin conscience de sa propre folie
En toi je sens une grande fureur à mon sujet
Je suppose que la mort de Matahi en est l’objet
 
À ces paroles, l’aura du dieu se fit plus présente, son contrôle sur les éléments s’était clairement renforcé.

- De ta réaction je suis curieux
Ton arrogance te pousse-t-elle à te mesurer à un dieu ?
Du Pau* je suis toujours prisonnier
Mais grâce à tes actions, bientôt je serai libéré
Le temps n’a pas de prise sur moi
Dans quelques siècles je rencontrai un autre comme toi
À son tour, une serrure de ma prison il brisera
Et jusqu’à mon retour ce cycle se répétera
Sais-tu seulement qui était Matahi ?
Il était celui qui portait le nom que nous lui avons choisi
Le Sage en est la signification
Interpréter les volontés des Atuas était sa fonction
Maintenant qu’il nous a quitté
Un autre Matahi est né.
Maintenant que tu as l’objet de tes désirs
De ce lieu il te faut partir
Ne tente pas de provoquer ma colère
Car de celle-ci dépends la vie de ceux vivants sur ces terres.
Et même s’ils me dégoûtent par leurs actions
Je ne désire pas encore provoquer leur destruction
J’ai beau me révolté de leurs péchés
Aucune vie ne devrait être inutilement sacrifiés
 
Le ton du dieu n’était pas réellement menaçant mais sonnait clairement comme un avertissement envers le chevalier. Il était face à une divinité et chacune de ses actions pourraient entraîner de graves répercussions.

*:
 
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Sam 15 Avr - 22:20
La dent du requin se dématérialisa pour rejoindre la fontaine. Le Saint n’aimait pas ça du tout, il préférait faire des échanges équilibrés, pas prendre le risque de repartir bredouille. De plus, son état d’énervement actuel ne permettait pas une grosse marge pour le dieu. Aussi divin qu’il pouvait l’être, les chevaliers d’Athéna ont toujours pu repousser les divinités, quel qu’elles soient. Et s’il le fallait, le Taureau donnerait sa vie pour emprisonner à jamais le dieu. La divinité se leva en un geyser de lave, imposant sa puissance dans la pièce. Même si le dieu montrait sa puissance au chevalier, celui-ci ne se dégonfla pas.

- En effet… à cause de vous, un homme bon est mort, juste pour que vous puissiez avoir votre dent…

Pour montrer encore plus sa fureur, Ephraem augmenta encore son cosmos. Si le dieu pouvait jouer à ça, pourquoi lui ne pourrait-il pas ?

- Le monde a changé depuis que vous êtes enfermé. Il n’est pas parfait, comme Poséidon a pu le montrer, il est même encore corrompu dans certains pays. Mais il a le droit d’être défendu, le droit d’exister. Les Hommes ont été créé à l’image des dieux, peu importe le pays. Alors avant de nous punir, pourquoi ne pas vous regardez vous, alors que vous faites les mêmes erreurs ?

Les paroles n’étaient pas imprégnées de haine, seulement d’une touche de défi. Si l’italien aimait jouer avec les gens, il était également intelligent, loin de sauter dans le vide sans filer. De nouvelles paroles s’élevèrent, donnant des explications au chevalier. Un cycle pour Matahi venait de recommencer, tout comme celui des visiteurs qui viendraient délivrer le dieu. Ephraem ni pourrait rien, le dieu sortirait surement dans plusieurs siècles, peut-être même que les Olympiens auront disparu d’ici là, mais d’autres guerriers seront là.

- Ne prenez pas mes paroles pour une menace, mais quand vous sortirez, l’humanité aura encore changée, en bien ou en mal. Vous aurez le choix entre vous les mettre à dos ou vous en faire une armée. Car nous avons la puissance de repousser les dieux maintenant, il serait donc dommage que le cadeau fait pas une divinité se retourne contre elle.

L’ancien Pope ramassa le fragment de clef se trouvant sur le piédestal, ne voulant pas déranger d’avantage le repos du dieu.

- Nous ne devrions plus nous revoir. Si vous acceptez les conseils d’un mortel, je ne peux que vous dire de respecter les habitants de l’archipel. Si vous avez du respect pour eux, ils auront du respect pour vous. Sur ceux, au revoir.

Le jeune homme s’éloigna du sanctuaire, pour prendre la direction de l’hôtel où il s’était installé. Il ne lui restait plus que le Japon à aller voir, ce qui ne serait pas de tout repos encore une fois.

Sur les traces de Rome (cinquième partie)