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OlrikLa Voix d'Yggdrasil | Administrateur
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Mer 25 Jan - 23:12


L’espace sembla se déchirer dans une gerbe de flammes alors qu’un homme s’écroula au sol. La neige, qui recouvrait tout comme partout en Asgard, avait totalement disparue dans un espace de plusieurs dizaines de mètres. Le voyage avait été bien plus rude que tout ce à quoi il s’était attendu et Olrik gisait à présent sur le sol, hors d’haleine et le corps perclus de douleurs. C’était la première fois qu’il avait utilisé ses pouvoirs pour agir sur l’espace et les dimensions, et il n’avait eu le sentiment de pouvoir y arriver qu’au moment de la faire. Pourquoi avait-il eu cette idée ? Il l’ignorait mais elle avait fonctionné, malgré les désagréments qu’elle lui occasionnait actuellement. Avec de l’entrainement, l’Ase parviendrait à l’utiliser de manière adéquate.

Il demeura quelques instants prostré sur le sol, attendant que ses forces reviennent. Son voyage à Ubar avait été des plus productifs. Non seulement il avait récupéré son armure mais, il avait en plus rencontré Eris. Et même si la Déesse n’avait pas daigné lui offrir les réponses qu’il aurait souhaité obtenir sur Neiya, elle lui avait appris que Loki était peut-être encore en activité. Rien que cette information, valait de l’or pour l’Héritier du Brasier. Si le Fourbe était encore dans les parages et qu’il était parvenu à se libérer des enchantements de Freyja, Olrik serait obligé de se dresser sur sa route. Pour cela, il n’aurait d’autre solution que de se rendre auprès d’Odin car même avec la puissance qu’il possédait, il ne pourrait se dresse face à Loki et à ses Fléaux seul.

La douleur dû à la téléportation finit par passer et l’Ase se releva péniblement. Avant de partir pour le palais, il comptait bien retrouver Daudr afin de la tenir informée et voir si sa meute avait retrouvé Surtal. Sans son épée ardente, l’Ase sentait qu’il lui manquait quelque chose et s’il comptait convaincre le Divin Père de Tous de sa volonté d’aider, il lui faudrait avoir tous ses pouvoirs. Il ne convenait pas de se présenter volontairement devant un Dieu sans ce qui le représentait.

Confiant dans le lien qui l’unissait à la chienne, Olrik se mit en route vers la direction que lui indiquait son cosmos…




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SkärnGuerrier Divin de Garm
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Sam 28 Jan - 21:40
Après sa rencontre avec Amarok, Skärn n’était pas resté inactif. Il venait de passer les derniers jours à préparer le terrain à l’immanquable arrivé de l’inuit sur ces terres, en informant certaines personnalités du territoire, tel le gouverneur. À ce moment, il était occupé à parler de ce sujet avec le chef d’un des villages les plus importants de la région (et également le lieu de rendez-vous de tous les contrebandiers du territoire) au moment où il sentit cette énergie envahir soudainement l’atmosphère de sa terre natale.
 
Un sourire en coin apparut sur le visage du guerrier, il connaissait cette énergie bien que n’ayant jamais rencontré son propriétaire… ou plutôt il ne l’avait jamais rencontré directement, par contre Garm et son éclat divin savaient parfaitement qui était cet individu. Après avoir rassuré son interlocuteur sur ses agissements et terminé sa conversation (et promis de ne pas menacer la « libre-entreprise » local tant que cette dernière s’engageait à lui rapporter toute activité étrange qu’ils découvraient), le traqueur d’âme se mit en route.
 
Skärn fit appel à son armure pour le recouvrir et cacher ses traits aux yeux de tous puis cacha son énergie tout en s’approchant de sa cible, traversant les marais brumeux du royaume de Niflheim à bonne allure, tirant parti de ses connaissances du terrain, Skärn était curieux de connaitre les raisons du retour de ce personnage dont le parcours était… assez atypique. Après quelques minutes, il s’arrêta quelques instants, prenant le temps de ressentir les environs. Ici, il était dans son environnement naturelle, chaque parcelle de ces terres, il les connaissait, il pouvait percevoir les changements qui se produisaient à des lieux à la ronde grâce à ses talents de traqueur, et il aurait pu sans soucis traquer cette cible-là sans avoir à utiliser sa perception des auras mais cela lui faisait gagner un temps fou. Sa cible s’était mise en mouvement, et il savait par où passer pour lui couper la route sans le moindre souci. Par contre, il s’interrogeait ce qu’il espérait trouver en ces lieux. Y aurait-il un secret qu’il ne connaitrait pas en ces lieux ? Á moins qu’il ne s’agisse d’autre chose… était-ce en rapport avec ce « léger soucis » dont on lui avait parlé… ?
 
Une dizaine de minutes plus tard, Skärn arriva aux abords d’un sentier de forêt, lui-même se trouvant au sommet d’un petit pic rocheux surplombant le tout. Il savait que sa cible serait bientôt là, aussi se contenta-t-il de se fondre dans cette brume qui recouvrait presque en permanence ces terres, gelant et trempant jusqu’au cœur tout être vivant. Cette brume presque surnaturelle qui pouvait troubler les sens de ceux qui ne connaissaient pas les pièges de cet environnement et qui laissaient ainsi volontiers leur imagination déformer ce que leurs sens percevaient. Skärn attendit alors patiemment, accroupis sur son rocher, que son objectif approche, comme un prédateur attendant que sa proie approche assez prêt. Il ne donna signe de vie qu’au moment où ce dernier fut en contre-bas de lui.
 
- Je te salue Héritier. J’ose espérer que ces terres t’épargnes de ses embûches.

Au moment même où il prononça ces mots, la brume sembla se dissiper comme par magie autour d’eux, dévoilant les deux guerriers l’un à l’autre.
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OlrikLa Voix d'Yggdrasil | Administrateur
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Mer 1 Fév - 23:29


La brume… Dans cette région, elle recouvrait tout. Beaucoup la pensait surnaturelle, issu du monde du néant et tous la craignait. Pour quelqu’un comme Olrik, elle ne représentait nul danger. L’Ase sentait que quelque chose incitait la brume à être bien plus intense qu’elle ne le devrait. Oui, il n’avait guère de doute sur le fait qu’un Cosmos était la source de ce frimas. Malgré cette certitude, il ne parvenait pas à identifier son propriétaire, ni même où il se trouvait.

L’incendiaire continua donc d’avancer sans trop se préoccuper des risques. Après tout, à quoi bon être inquiet alors que l’on se sait déjà en danger ? Au travers de la brume, Olrik cru percevoir des mouvements, des ombres qui mouvaient de manière sournoise. À un moment, il aperçut un visage à l’expression carnassière qui se déplaçait de manière trop vive pour qu’il puisse être certain de ses perceptions. L’Ase arrêta sa marche et se mit à guetter, forçant son regard à transpercer le brouillard. Il ne vit alors rien mais cru sentir des êtres le frôler. Les légendes sur la brume de Nilfeim se révélaient donc vraies : elle avait le pouvoir d’influencer l’imaginaire !

Ayant conscience de cette particularité, Olrik se remit en marche tachant de ne pas laisser son esprit divaguer et d’oublier les présences qu’il ressentait. La brume s’épaississant encore, il faillit ne pas voir l’énorme rocher qui lui faisait face et entrer en collision avec lui. Ce ne fut que lorsqu’il en fut tout prêt que la présence à son sommet lui fut révélé et que le brouillard disparu. L’inconnu fut le premier à parler et apparemment, il savait qui était l’Héritier. La méfiance d’Olrik s’éveilla instantanément et ne fut que renforcer lorsqu’il reconnut l’armure que portait l’être encore mystérieux : l’Eclat Divin de Garm ! L’Ase connaissait bien cette armure pour en avoir été le porteur auparavant alors qu’il était lui-même au service de Loki. La God Robe de Garm était liée à Hèl et aux enfers du même nom et elle ne représentait guère un bon présage.

- Je n’ai guère à craindre des dangers du Nilfheim, ni même de son brouillard. J’ose espérer qu’il en va de même de la part de ses occupants ?

L’armure écarlate d’Olrik tranchait beaucoup dans le paysage et surtout par rapport à l’armure sombre de son interlocuteur.

- Je ne crois pas avoir le plaisir de te connaitre alors que toi oui. Qui donc es-tu et que me veux-tu ? L’armure que tu portes n’est guère annonciatrice de bons présages, j’espère que ce n’est pas Loki ou ses dégénérés d’enfants qui t’envoie !




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SkärnGuerrier Divin de Garm
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Jeu 2 Fév - 11:50
Skärn prit le temps d’observer l’Héritier, même sans sentir son aura, Skärn aurait été capable de deviner que son interlocuteur était réellement redoutable, même selon ses propres critères. Il se mit à l’aise sur son rocher alors que le Musphellmien lui répondait, se grattant la base de la nuque avant de regarder ce qui l’avait démangé pendant toute son attente. Il jouait un petit jeu de nerf avec l’incendiaire, et ce coup-ci il ne pourrait pas se contenter de sortir le jeu traditionnel, il affectait donc la désinvolture.

Rien à craindre des dangers de Niflheim ? Ne sais-tu donc pas ce que l’on dit que cette terre te vole ton âme, morceau par morceau ? Que chaque instant passé ici contribue à faire disparaitre ce qui fait de nous des hommes ?... et bien tu as tout à fait raison, tout ceci est très fortement exagéré… quoique…
 
Il se leva d’un coup, regardant au loin, en direction du village le plus proche. Il savait parfaitement se repérer dans cette brume. Au bout de quelques secondes il émit une sorte de ricanement.

Concernant ses occupants, tout dépend des richesses que tu transportes sur toi. C’est plutôt mal fréquenté comme endroit ici.
 
Le royaume de Niflheim était réputé pour être le lieu où tous les parias et les criminels en cavale partaient se faire oublier, le royaume n’ayant pas la volonté, et encore moins les moyens de lutter contre cette criminalité. Skärn sauta d’un coup du rocher sur lequel il se tenait, se plantant face à Olrik, une lueur bleue inquiétante émanant de derrière son homme, à l’emplacement où son œil mort se trouvait.
 
Cependant, bien que j’aime beaucoup ce que tu fais, je trouve que tu es assez mal placé pour parler de mon armure ainsi. Après tout, si je porte une armure synonyme de mort, la tienne n’incarne-t-elle pas la destruction pure et simple de toute chose ?
 
Skärn se mit en mouvement, contournant Olrik pour arriver dans son dos. Pendant tout ce temps, la main du traqueur d’âme caressait le pommeau de son épée. À nouveau, il émit un petit ricanement, et tout en tournant sur lui-même il tendit ses bras des deux côtés.

-Si tu veux tout savoir, je n’ai que faire des petits jeux du dieu de la ruse, bien que j’ai déjà eut l’occasion de la rencontrer, ou de ceux de ses enfants, tout comme m’indiffère les desseins du Père de Toute chose. Je préfère penser par moi-même, sans me préoccuper de qu’elle est la divinité, Odin, Loki, Freyja ou Hèl, qui pose son postérieur sur le trône d’Asgard. Tant que la population y trouve son compte…

- Mais il me semble que tu m’as demandé mon nom. Pour que nous soyons à armes égales le voici. Je me nomme Skärn, porteur de l’éclat divin de Garm, originaire de cette pauvre contrée dans laquelle nous nous trouvons et héritier de personne. Peut-être as-tu déjà entendu parler de moi par notre ami commun ? Dans mon cas, il m’en a dit beaucoup à ton propos.
 
En même temps qu’il parlait il tapota son casque du doigt.
 

Mais j’en oublie mes affaires, après tout, tu te trouves sur mon territoire. Je me vois donc contraint, de te demander ce que tu viens faire ici. Je suis sûr que cela n’a rien à voir avec cette meute menée par une chienne géante qui est passé dans les environs.
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OlrikLa Voix d'Yggdrasil | Administrateur
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Jeu 2 Fév - 23:19


- Je connais parfaitement les légendes que l’on raconte sur cette contrée. Si tu sais réellement qui je suis, tu sais donc aussi que l’armure que tu portes était mienne à une époque et que j’ai donc bien souvent parcouru ces terres. Tu n’as donc pas à t’inquiéter pour mon âme, de toute façon elle n’intéressera pas grand monde.

Olrik commençait déjà à se lasser de discuter avec le God Warrior inconnu. Si encore il avait pu voir son visage mais l’armure de Garm semblait avoir évolué pour correspondre à son nouveau porteur et arborait aujourd’hui un aspect purement médiéval. L’Incendiaire soutint le regard invisible de son opposant et se laissa un instant absorber par la lueur azur que l’un des yeux envoyait.

- Ton identité m’est parfaitement inconnu, désolé de te l’apprendre si tu espérais le contraire. Notre… Ami commun ne m’apporte plus aucunes informations depuis bien longtemps. J’ignorais même que Garm avait choisi un nouveau vaisseau pour son armure.

L’héritier se détourna de Skärn afin d’observer les alentours. Il ne ressentait aucune autre présence proche, donc il pouvait réellement penser que le porteur de Garm n’était pas là pour lui tente un piège. Son cosmos était de toute façon bien trop faible pour l’inquiéter, même si Skärn avait toute la puissance nécessaire pour avoir une place parmi les plus forts guerriers d’Odin. Olrik reporta son attention sur son interlocuteur.

- Tu as raison sur un point Skärn : un guerrier ne doit pas se juger par la nature de son armure. Garm représente la mort et Surt la destruction pure et simple mais ce n’est pas pour autant ce que nous nous sommes. Tu ne travailles pas pour Loki ou sa progéniture, très bien nous n’avons donc aucunes raisons d’être ennemi. Que tu ne désires pas servir Odin te regarde, mais si tu désires le bien de la population des neuf royaumes c’est pourtant bien vers lui que tu devrais te tourner. Le vieillard n’est pas sans défaut, loin de là même, mais ses désirs son ceux du peuple.

Pendant longtemps, Olrik avait souhaité anéantir Odin et les siens avant de se rendre compte qu’il était manipulé par Loki. Même si aujourd’hui il en voulait toujours au Père de toutes choses de ne pas avoir empêché la destruction de sa famille, il avait pris conscience que le Dieu ne voulait que la sauvegarde d’Asgard.

- Quant aux affaires que j’ai à mener ici, elles ne te regardent nullement. Je n’ai de compte à rendre à personne, ni aux Dieux, ni aux hommes. Je vais, je viens et je défie quiconque de tenter de s’interposer. Tout ce que je te dirais, c’est qu’une chose m’appartenant se trouve quelque part par ici et que la meute dont tu parles est chargée de la retrouver pour moi. D’ailleurs, cette chienne géante devrait particulièrement t’intéresser vu qu’elle est la fille de celui dont tu portes la protection. Maintenant, sois un gentil garçon et indique-moi où se trouve la meute que je les rejoigne sans perdre de temps. Plus vite j’aurais récupéré ce qui m’appartiens, plus vite je serais loin de chez toi.




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SkärnGuerrier Divin de Garm
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Ven 3 Fév - 23:03
Le petit jeu de Skärn ne semblait pas vraiment marcher. Comme il l’attentait d’Olrik, ce dernier en avait déjà vu d’autre et ne semblait nullement décontenancé par le petit jeu du traqueur. Poussant un soupir, Skärn se résigna à prendre une attitude moins provocante, mais il était presque déçu de cette proie, il en avait attendu… bien plus.
 
Skärn laissa Olrik parler, sans répondre, se contentant de tapoter sur son épée, comme s’il se sentait obligé d’occuper sa main à faire quelque chose. Il analysait chaque chose que lui disait l’héritier, espérant se faire un portrait précis de ce dernier. En fait, plus le temps passait, plus il prenait conscience de la puissance écrasante de son interlocuteur. Il ne pouvait donc se permettre de le laisser partir sans recueillir autant de données que possible à son propos, des fois qu’il devrait le rencontrer dans d’autres circonstances. Il ne réagit qu’à l’instant où l’Incendiaire lui demanda de le guider jusqu’à la meute, d’une manière qui ne plut pas vraiment au traqueur.
 
Ce dernier retira alors son casque pour dévoiler son visage à son interlocuteur. Sa crinière blanche le faisait paraitre pour plus vieux qui ne l’était et la lueur bleue avait disparu montrant à la place un œil mort. Son visage n’affichait pas l’expression moqueuse qu’il avait adopté durant tout leur échange.
 
- Gentil garçon ? Je ne crois pas, non.  De plus, pour ton information, l’existence même de cette chienne m’indiffère, et je peux t’assurer que son paternel ne manifeste pas plus d’intérêt en ce moment. Les hommes du Voïvode pourraient la dépecer vivante qu’il ne bougerait pas d’un pouce. Tu devrais savoir qu’il n’est pas prompt a pardonné.
 
Une nouvelle fois, Skärn tapota sa tête, mais ce coup-ci il ne portait pas le casque, en effet, depuis que l’armure l’avait choisi, il était capable de ressentir l’état d’esprit de Garm, qu’elle émotion l’animait, bien qu’il fût incapable de lire son esprit, il lui suffisait d’un peu se concentrer pour établir le lien, qui allait dans les deux sens, mais il jamais eut besoin de porter cette protection pour recourir à cette capacité. Il planta ensuite son regard dans celui d’Olrik, bien décidé à mettre les points sur les « i ».
 
- Ne t’inquiète pas elle n’a rien à craindre de moi dans l’immédiat, je ne tiens pas à me retrouver mêlé à cette histoire familiale. Par contre, je te prie de me croire, si jamais elle s’avère prendre goût au sang et qu’elle, ou un membre de sa meute, s’avère devenir une menace pour la population, je me ferais un plaisir de la traquer et de la neutraliser personnellement, pareil pour toi si tu perds les pédales. Dainsleif adorerais avoir l’occasion de déchirer une âme aussi puissante.
 
Bien que parfaitement conscient de ne pas faire le poids face à l’Héritier, aucune trace de peur ne filtra du regard de Skärn. Que lui importait de mourir, ça ne ferait que la troisième fois. Une fois que cela fut dit, un sourire en coin apparut sur son visage juste avant qu’il ne se retourne et commence à marcher en direction des bois.
 
- Maintenant, si tu veux retrouver ta Daudr dans des délais raisonnables, suis-moi. Ce sentier te fera faire un très gros détour et en plus il est particulièrement mal fréquenté. Je vais te montrer l’un des chemins secrets que les locaux utilisent, après tout, je peux bien faire cette faveur à celui qui m’a succédé en tant que porteur de cette armure.
 
Skärn se remit en route, ne semblant en apparence pas se soucier de si Olrik le suivait ou pas, après tous, s’il préférait suivre la route et perdre des jours à tenter de retrouver son chemin dans les illusions de la brume c’était son problème.
 
-  On va se rendre au village où ta meute a été repéré. Pour ton info, il y a une taverne là-bas, « le chaudron d’Aegir », il sert de quartier général à des cultistes vénérant Ymir. Tant que tu es sous ma protection, ni eux, ni aucun Niflheimien n’osera s’en prendre à toi. Par contre, si d’aventure tu retournais en ces lieux, ces cultistes sont suffisamment fous pour tenter de se faire un guerrier divin. Dans ce cas, rend-moi service, évite de cramer le reste du village avec eux.
 
Alors qu’ils marchaient, la brume s’épaissit autour d’eux, toujours sous l’influence subtile du cosmos de Skärn, et des images commencèrent à se former.
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Sam 4 Fév - 23:29


Olrik se déplaça à une vitesse supérieure à celle de la lumière afin d’intercepter Skärn qui s’était mis à avancer vers le village qu’il avait mentionné. L’incendiaire se retrouva donc devant le porteur de Garm, au plus près possible de lui-même. Les deux corps étaient pour ainsi dire coller désormais, si bien que si Olrik avait mal calculé son déplacement, le borgne, car l’Héritier avait parfaitement compris que la lueur bleu de l’œil de Skärn signifiait cela, l’aurait percuté.

- Tu sais qui je suis et pourtant tu prends le risque de menacer l’être qui compte le plus pour moi ? Soit cela est preuve de folie, soit de courage. Dans les deux cas, je ne peux laisser passer une telle attitude.

L’Ase laissa son cosmos augmenter de manière drastique. Son énergie n’avait plus rien à voir avec celle qu’il avait manifesté jusqu’ici et atteignait un niveau suffisant pour inquiéter un Dieu en personne. Et il fit ceci sans aucun effort apparent.

- Quoi que fasse Daudr ou sa meute, je te déconseille très sérieusement de t’en prendre à elle. Car si tu t’estimes le protecteur des personnes qui vivent sur ses terres, je m’estime le protecteur de cette meute. Et je pense que tu comprends très facilement que m’avoir comme ennemi est une chose extrêmement déconseillée.

Olrik tendit le doigt vers l’épée de Skärn. Dainsleif… L’héritier du Brasier en avait déjà entendu parlé et il savait ce qu’elle représentait.

- Si tu tentais d’utiliser cette arme contre moi, seul ta mort se produirait. Alors ne fait pas l’idiot, pour le moment je te trouve plutôt intéressant.

L’énergie de l’Ase diminua aussi vite qu’elle avait augmenté. Toute menace disparue de son cosmos et il s’écarta pour laisser continuer Garm.

- Je te suis jusqu’à ce village et je te promets que je ne le détruirais pas, même si on me provoque.

Olrik se mit donc à suivre Skärn, goutant aux effluves de son cosmos lorsque ce dernier l’utilisa pour influencer la brume de nouveau. Des images, assez similaires à ce qui lui avait semblé apercevoir auparavant, se manifestèrent de nouveau. Le porteur de Garm souhaitait-il s’amuser ? Olrik vit des souvenirs qu’il pensait avoir enterré profondément. Des images de l’époque où il servait Loki et combattait les Guerriers d’Odin. Il revit notamment le combat contre le plus puissant protecteur du Divin Père de Tous. Ce combat qui signifia la fin de son service pour Loki et Hèl. Les deux Dieux le rejetant pour son échec. Tous cela étaient tellement loin maintenant. Son pouvoir était mille fois supérieur à celui qu’il possédait à l’époque. Et le fait qu’ils l’aient rejeté lui avait permis de découvrir la vérité.

- Dis-moi Skärn, pourquoi t’amuses tu avec les souvenirs de l’amure. Ces évènements sont vieux, très vieux maintenant. Je ne suis plus l’homme qui portait Garm, ni même celui qu’il a été après. Tu dis que tu portais cette armure avant moi mais lorsque Hèl et Garm me l’ont confié, ils n’ont jamais fait mention d’un autre porteur. Pour moi, cette armure n’avait jamais été utilisée. Qui es-tu donc ?




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Lun 6 Fév - 1:32
Skärn sentit l’aura d’Olrik s’élever, puis l’instant qui suivit le vit apparaître juste face à lui. Bien qu’il ne s’attendait pas à une réaction aussi prompte, Skärn ne tressaillit pas d’un pouce, il s’attendait à ce que le descendant de Surtr réagisse face aux menaces qu’il avait proféré. Et si elles étaient réelles, il les avait effectivement proférés dans le but d’observer la réaction de son interlocuteur. Le traqueur nota qu’Olrik restait très chatouilleux sur ce sujet.
 
Folie ou courage ? Je dirais un savant mélange des deux.

Immédiatement après, l’Héritier fit une démonstration de sa puissance au traqueur, l’avertissant des potentiels représailles qui l’attendait si jamais il décidait de s’en prendre à Daudr et sa meute. Skärn resta interdit l’espace d’un instant, comme s’il pesait le pour et le contre de ce qu’il venait d’entendre. Progressivement un sourire apparut sur le visage du Niflheimien qui se transforma rapidement en un rire puissant.
 
-Je ne sais pas si je dois me sentir honoré que tu me considères comme une menace suffisante pour tenter de m’intimider ou insulter que tu crois que tes menaces pourraient me faire changer d’avis. Je ferais un bien piètre protecteur si j’acceptais de renoncer à mes devoirs pour préserver ma peau, aussi je t’avertis que je maintien mes affirmations, qu’importe ce que tu diras ou feras.
 
Skärn reprit la route, tout en remettant son heaume sur la tête, ne serait-ce que pour avoir les mains libres en cas de nouveau problème. Il reprit néanmoins la parole immédiatement après.
 
- Néanmoins, je comprends mal ta fureur… après tout, il ne me semble pas que ce soit le genre de ta compagne soit du genre à s’en prendre aux innocents, donc où serait le risque ? À moins que tu ne l’en croies capable… après tout, tu la connais mieux que moi. Et avant que je l’oublie… n’as-tu pas l’impression qu’en voulant me montrer ta puissance tu as potentiellement révélé ta position à une bonne partie des éveillés des neufs royaumes… en tout cas les dieux tel Odin ou Loki n’auront probablement pas manqué de te repérer. Cela pourrais conduire à une situation très intéressante, mais potentiellement déplaisante pour toi… voir pour moi également.
 
 Alors qu’il continuait à marcher, Olrik interrogea Skärn sur son identité et ses agissements. Skärn nota également une sorte de reniement de son passé. Olrik affirmait qu’il n’était plus le même, qu’il avait changé, une nouvelle information que le traqueur ne manqua pas de noter dans un coin de sa tête, et qu’à l’occasion il lui faudrait éprouver pour en vérifier la vérité.

- En une phrase, la connaissance est le pouvoir. Chacun de mes actes depuis que j’ai sentis ta présence dans les environs m’a permis de récolter une foule d’informations à ton sujet. Juste par curiosité de connaitre celui qui m’a succéder et précéder dans le port de cette armure, les informations en ma possession me paraissant… obsolète. Sache que je joue franc-jeu avec toi, tout ce que je t’ai dit est vrais. Sur qui je suis, sur mes intentions, sur ce qui se passe ici, je ne vois pas ce que te mentir pourrait m’apporter de plus.
Concernant qui je suis, je suis celui qui a revêtu l’armure il y a à peu près dix ans et des brouettes. Je peux te garantir en avoir bavé pour cela, j’ai notamment été tué deux fois. Certains estimeraient qu’obtenir cette armure était un accomplissement en soi, pas moi. Je me suis absenté un certain temps pour parfaire mes connaissances et mes techniques avant de revenir. Mais je n’ai jamais perdu mon lien avec cette armure, même quand tu en étais le porteur. Maintenant que j’y pense, je me demande ce que ça aurait donné si je l’avais appelé à moi durant cette période. Véritable question n’est-ce pas ?
 
Alors qu’il continuait à traverser les bois, le brouillard commença à se dissiper, révélant leur destination au loin. Un village partiellement troglodyte, les bâtiments étant soit creuser à même la paroi, soit construite dans l’immense grotte naturelle, un grand feu, en permanence allumé pour éloigner certaines créatures vivant dans les brume. Sans prendre le temps d’admirer la vue, qu’il connaissait déjà les lieux, un endroit exigu où les habitants et les gens de passages devaient vivres avec le moins d’espace possible.

Personnellement, je ne peux que spéculer sur les raisons ayant poussé Hèl et Garm à te cacher mon existence, peut-être voulaient-ils me garder comme une sorte de Joker au cas où tu ne te révélerais pas à la hauteur de leurs attentes. Il est aussi possible que contrairement à toi, ils n’avaient pas assez d’emprises sur moi pour pouvoir me manipuler. Je n’avais pas de point de pression tel une vengeance à assouvir. Une dernière serait qu’ils t’on utilisé comme une sorte « d’intérim » pendant que je m’améliorais de mon côté, mais dans ce cas ils n’ont probablement jamais prévus le niveau que t’allait atteindre. C’est une question qu’il faudra que j’aille leurs posé un jour.
 
Alors qu’ils s’approchaient du village, Skärn s’arrêta d’un coup. Une nouvelle fois il retira son casque.

- Nous voici au village dont je t’ai parlé Olrik, c’est dans les environs de celui-ci que Daudr a été vu la dernière fois. Je parie que tu comptes te lancer directement sur sa trace, mais crois-moi, tu gagneras du temps en découvrant d’abord où elle est partie. Et cette endroit est le lieu idéal pour cela.
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Lun 13 Fév - 23:28


L’homme était honorable, Olrik devait bien le reconnaitre. Malgré la différence de puissance écrasante qu’il existait entre eux deux, Skärn ne se laissait pas intimidé. Bien. Pour la première fois depuis fort longtemps, l’Héritier rencontrait quelqu’un pour qu’il pouvait avoir du respect.

- Daudr est un être aussi imprévisible que moi. Si jamais quelqu’un cherchait à nuire à ce que l’on tient, rien ne pourrait protéger la région de notre colère.
Quant à ma position dans le royaume, cela m’est égal. Je ne crains pas Loki, surtout qu’il ne doit pas être en état de faire du mal à qui que ce soit. Et je n’ai aucun contentieux avec Odin ou ses Guerriers, donc je n’ai pas à me cacher de lui.


L’incendiaire omit volontairement de parler de ce qu’il avait appris à Ubar concernant Loki. La possibilité de la liberté du Dieu était une chose qu’il comptait garder pour lui jusqu’à ce qu’il en est le cœur net. Olrik écouta ensuite le court récit qu’accepta de lui faire le porteur de Garm sur sa vie. C’était fort intéressant d’apprendre que le respect qui commençait à naitre en l’Ase vis-à-vis de Skarn était justifié.

- Je suis bien content qu’un être tel que toi porte cette armure qui a été ma première. Je connais suffisamment Hèl et Loki pour savoir que s’ils ne m’ont pas révélé ton existence, c’était parce qu’ils avaient un plan en tête nous concernant tous les deux.

Olrik s’aperçut que leurs pas les avaient mené à un village typique de la région. Un sourire étendit les lèvres de l’Héritier. En finissant d’écouter Skarn, Olrik comprit qu’il ignorait beaucoup de chose sur la nature des relations qui le liaient à Loki et Hèl. Les deux Dieux n’avaient jamais douté du potentiel de l’Incendiaire, bien au contraire c’était dessus qu’ils comptaient pour pouvoir obtenir le pouvoir du Brasier Noir. Leur plan n’avait pas abouti mais Olrik était certain qu’ils l’avaient toujours eu en tête depuis le jour où ils avaient massacré les siens. Le demi-dieu garda ses pensées pour lui et préféra porter son attention sur le village.

- C’est un joli village. Il semble paisible et j’espère qu’il le restera longtemps. Il y a eu bien trop de malheurs dans le neuf royaumes c’est dernier temps, ils méritent la paix.

Le cosmos de l’Incendiaire s’éveilla un instant, comme en réponse à un appel.

- Je ne serais pas contre une pause dans une auberge effectivement. Par contre, cela ne serait nullement pour obtenir des renseignements sur Daudr. Ils me seraient inutiles…

Des abords du village, de puissants hurlements de loups se firent entendre jusqu’à ce que la voix de Daudr, qu’Olrik connaissait si bien, les surpassa en force et couvrit rapidement tous les bruits de vies du village. Les habitants stoppèrent toutes leurs activités et furent effrayé instantanément.

- Je n’ai pas été très franc avec toi. Je savais parfaitement où se trouvait Daudr car nous pouvons communiquer en permanence dès que nous sommes à proximité. Ta compagnie m’était agréable et j’ai appris beaucoup de choses intéressantes. Mais ne sois pas inquiet, Daudr ne compte pas emmener sa meute en ville. Tu peux rassurer les villageois, ils n’ont rien à craindre d’eux.

Olrik s’avança vers la taverne toute proche.

- Je te paye un verre pour me faire pardonner ?




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Mer 15 Fév - 10:26
Skärn se tourna en direction de l’endroit d’où provenait les hurlements, il était lui aussi parfaitement capable de reconnaître le hurlement de la fille de Garm, celui-ci se distinguant clairement de celui de ses compagnons. De plus, il connaissait bien l’espèce à laquelle il appartenait. Dans sa tête, il fut amusé par la réaction de Garm à ce hurlement, un bref regain d’attention. Peut-être avait-il espéré que ce signal serait celui d’une attaque sur une quelconque localité de la part de sa progéniture. Tout autour de lui, une effervescence s’empara du village, ces derniers préférant se préparer à une éventuelle attaque. Le traqueur d’âme se retourna en direction du village et, d’un geste énergique rétablit le calme. Tous ici savaient qui il était, il était le traqueur d’âmes, autant leur protecteur que l’un des êtres les plus dangereux qui leur serait donné de rencontrer.

- Cela est bon à savoir, avec la dernière guerre, prêt de la moitié des villages du royaume de Niflheim ont été détruit, avec le lot de mort que cela entraine. Les gens d’ici ne sont plus vraiment prêt à accepter une nouvelle menace. Je me chargerai de les calmer.
 
Skärn omit volontairement de préciser que plusieurs villages se réunissait déjà pour faire une expédition dans le but de détruire cette meute dont la taille était assez impressionnante. Le village dans lequel il avait amené l’héritier était également celui d’où les différents groupes de chasse se coordonnait pour a traque à venir. Skärn aurait été curieux de voir la réaction de l’incendiaire s’il avait connu cette donnée, mais pas vraiment prêt à le risquer. Il fit ensuite signe à Olrik de le suivre en le guidant vers la taverne.

- Tu vas voir, ils servent une excellente bière ici. Par contre, n’accepte jamais un verre de la part d’un individu que tu aurais offensé. Le patron n’est… pas très regardant sur ce que ses clients décident d’ajouter à ses boissons.
 
Alors qu’il invitait Olrik à entrer, il en profita pour graver sur l’encadrement de la porte une série de symboles grâce aux griffes de son armure, des symboles signalant aux chasseurs de mettre fin à leur expédition dans les plus brefs délais. Une fois qu’ils pénétrèrent dans « Le Chaudron d’Aegir », il fut manifeste que tous les individus présents tournèrent leur attention en leur direction, tous les individus présents connaissaient Skärn, et la très grande majorité d’entre eux le craignait, de plus, il était ce coup-ci accompagné d’un autre individu en armure. Mais rapidement, ils reprirent leurs activités respectives. Skärn passa la commande au tenancier avant de s’installer à une table avec son compagnon. Il s’installa de manière à pouvoir observer la table d’en face d’où deux individus jouaient à un jeu de Tàfl, un jeu de stratégie auxquelles Skärn adorait jouer. De là, il pouvait aussi  observer le reste de la salle. Dans le fond, un groupe d’homme torse nu les observaient de loin, il les désigna à son compagnon.

- Tu vois ces gaillards ? ce sont ceux dont je t’ai parler, les cultistes. Ils sont torse nu car ils estiment que s’exposer aux froids les renforcent et que le jour où les pires blizzards ne les affecteront plus, ils seront capables dans remonter à n’importe quel adversaire, ils croient également qu’Ymir reviendra un jour, et qu’il plongera ce monde dans un age de glace sans fin où seul ses servants pourront régner. À la table d’à côté, je te présente Arlac. Tu veux une information ? Paie-le et tu peux être sûr qu’il te la trouve dans la semaine si c’est possible. À la même table je te présent « le Wyrm » où Yngvar de son vrai nom. Il s’agit d’un receleur. Étant donné que tous ce qui est volé dans les neufs royaumes passe un jour ou l’autre par ces terres, il peut être d’une très grande utilité grâce à son réseau de contact. Ça ne m’étonnerait pas qu’il puisse te retrouver l’un ou l’autre héritage de ta famille s’il t’en manquait.
 
Ce fut à ce moment qu’une serveuse, une jolie rouquine aux yeux vert, leurs apporta deux cornes d’àle, une sorte de bière épicée, ainsi qu’un fromage typique du nord, très salé pour permettre une meilleure conservation. Skärn remercia la serveuse puis but une gorgée de l’alcool qui leur était servi. Après, il commença à découper le fromage en plusieurs parts pour rendre sa dégustation plus aisée.
 
- Sinon, pour évoquer Hèl et Loki. Je peux te garantir que la première ne reviendra pas avant un moment, elle doit se remettre de sa défaite par Odin. Je me suis rendus dans son royaume il y a encore récemment et si je peux t’assurer d’une chose, on sent qu’elle en est ressortie affaiblie, je n’ai jamais vu Helheim dans un tel bazar depuis longtemps. Par contre, concernant son paternel, malgré qu’il est sensé avoir été neutralisé, je peux te garantir qu’il est à nouveau actif, il était en train de recruter de nouveau partisans en secret aux dernières nouvelles.


Au moment où il eut fini de découper le fromage, Skärn lança le couteau qui alla se planter dans une carte des neufs royaumes pendus à l’un des murs de la salle, le plantant précisément sur Nibelheim.

- J’ai mené ma petite enquête, histoire d’être sûr, mais je ne l’ai pas poussé jusqu’au bout. Même si je ne crains pas d’affronter la plupart des êtres parcourant ce monde, j’aime autant éviter de me peindre une cible sur le visage.

hrp:
 
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Mer 15 Fév - 23:06


Lorsque Skärn parla de calmer la meute si elle faisait du grabuge, Olrik ne put s’empêcher de rire. Le Guerrier Divin semblait puissant mais il ne serait certainement pas de taille contre Daudr.

* C’est un marrant ton pote. Il croit vraiment qu’il pourrait m’atteindre ?

* Il est le protecteur de cette région, il fera son devoir. Dis-moi plutôt si à trouver ce que je recherche ?

* Oui, un peu plus au nord mais je ne peux pas l’atteindre. Surtal est piégée dans une glace qui n’a rien de naturelle. Je ne suis pas assez puissante pour l’en délivrer.

Olrik acquiesça mentalement et rompit le contact. L’Ase suivit le porteur de Garm à l’intérieur de la taverne qui lui avait indiqué. Le lieu ressemblait à toute les tavernes que l’Incendiaire avait pu visiter : sombre, sales, bruyantes et remplit d’énergumènes qu’Olrik n’aurait jamais côtoyé en dehors. Il écouta Skärn lui « présenter » les différents acteurs des lieux et nota mentalement toutes leur spécificité. Il s’intéressa notamment au Wyrn et ne manqua d’enregistrer son visage pour une prochaine fois.

Une mignonne serveuse vint leur apporter deux cornes de bières locales et Olrik fut heureux de se saisir de la sienne. Elle déposa aussi une assiette de fromage salé qui calerait parfaitement la faim que ressentait l’Héritier. Sans attendre, il commença à siruper sa bière avec plaisir tout en écoutant son interlocuteur parler. Il connaissait beaucoup de chose sur les évènements du continent. Choses qui confirmèrent ce qu’Olrik avait appris à Ubar de la bouche d’Eris. Skärn était persuadé que Loki n’était pas aussi impuissant qu’on pouvait le pense et que déjà il réunissait ses forces quelques part dans les terres du nord.

- Le simple fait que tu es fait des recherches sur Loki, fait de toi une cible. Si le Fourbe est de retour, tu peux être sûr qu’il a déjà des yeux et des oreilles partout. As-tu pris la peine de prévenir le palais de Polaris du retour de leur ennemi ?

Olrik sortit un couteau de sa ceinture et piqua dans un morceau de fromage. Il le renifla un instant avant d’en croquer un bon bout. Le côté salé faisait ressortir la saveur de la bière et l’Ase apprécia le mélange. Il finit sa corne grâce à de grandes gorgées et fit signe à la serveuse de venir le resservir.

- T’en prends une deuxième ?

La jolie rouquine revint remplir les cornes et Olrik la gratifia d’un clin d’œil en lui glissant les billets nécessaires à payer les consommations.

- Si tu dis vrai et que Loki rassemble ses forces, ce serait le bon moment pour qu’Odin attaque. Avant que le Fourbe ne dispose de trop de puissance. J’ai quand même des doutes qu’il est pu se libérer des pouvoirs de Freyja aussi facilement. La Déesse n’était pas une bleusaille et il ne peut pas en être indemne.

L’Héritier du Brasier Noir posa sa corne sur son support et prit un nouveau morceau de fromage en se levant de son tabouret. Il se dirigea vers la carte où Skärn avait envoyé son couteau et l’arrache d’un geste sec.

- Nibelheim hein ? C’est une région où je ne suis encore jamais allé de mon plein gré, c’est plutôt tentant. Qu’en penses-tu ? Le plus sage pour tout le monde serait d’aller d’abord parler à Odin de tout ça mais sommes-nous sages ?

Pour accompagner ses paroles, Olrik lança le couteau de Skärn droit devant lui l’envoyant se planter profondément dans le bois de leur table.




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Ven 17 Fév - 23:15
Skärn accepta d’un signe de tête le deuxième service d’Ále que lui proposait Olrik, bien qu’il prit rapidement et discrètement la précaution de renifler l’odeur, juste au cas où. Il écouta Olrik tout en se servant dans le fromage et en observant du coin de l’œil la partie de Tàfl qui se déroulait à la table d’à côté, l’un des deux joueurs faiblissait en apparence, bien que le traqueur sentait venir un piège se préparer pour renverser la partie qui se déroulait. Au passage, il se demanda à quoi devait ressembler la partie entre Odin et Loki. Le plateau était assez bien identifié, les neufs royaumes, mais l’identité des pions et leur placement sur ce plateau n’était pas toujours claire. De son analyse personnel, Loki avait en ce moment l’avantage, car il pouvait imposer son rythme tant qu’Odin ne percevrait pas de signe clair du retour du Fourbe.
 
- Je ne m’en fais pas pour les espions du Fourbe, ici en Niflheim, ils sont obligés de jouer à un jeu dont je maitrise parfaitement les subtilités. Dans ces terres des brumes, la méfiance y est naturelle, tout le monde à quelque chose à cacher, ceux qui ne savent pas se créer un bon réseau d’informateurs et de contacts rapidement ont toujours une longueur de retard. J’ai déjà identifié plusieurs personnes que je soupçonne très fortement de renseigner Loki et je me suis déjà chargé de les isoler. Ils galèreront à récolter la moindre information fiable tant que je le désirerai. Si j’évite de m’en débarrasser de manière plus directe, c’est seulement pour éviter d’afficher clairement le moindre alignement. Je ne me débarrasse d’eux que s’ils m’en donnent une bonne raison. Concernant le Palais Polaris, non je ne l’ai pas averti, je me suis contenté de faire propager la rumeur du retour de Loki, ce sera plus lent mais si le Borgne est attentif, il découvrira beaucoup d’éléments très intéressant.
 
Skärn vida d’un seul coup sa corne avant de reposer celle-ci sur la table. De son autre main, il retira le couteau qu’Olrik avait planter dans la table, il en regarda un instant la lame, semblant s’assurer de son état. En fait, il se servait du reflet du métal pour observer un individu assis un peu plus loin qui semblait les écouter. Il doutait qu’il s’agissait d’un serviteur du fourbe, son attitude trahissant une trop grande excitation, il misait plutôt pour un vendeur d’informations, pas dans le métier depuis très longtemps, qui espérait pouvoir vendre ses informations au plus offrant. Skärn doutait que cela arrive, dans le pire des cas, il s’en assurerait personnellement.
 
- Personnellement, je m’y suis déjà rendu à deux reprises et, ma foi, l’endroit est intéressant. Une fois pour tuer un nécromancien qui espérait que je n’oserais pas l’y poursuivre. La deuxième fois, pour enquêter sur le retour de Loki, j’y ai d’ailleurs fait une rencontre très instructive. J’ignore tout à fait si le dieu du feu a vraiment pu se libérer, mais même si ce n’est pas le cas, je ne doute aucunement qu’il a trouvé un moyen détourner d’influencer les terres du nord.
J’avoue que notre duo, en expédition dans Nibelheim, donnerait sans aucun doute une histoire atypique à raconter. Deux guerriers à la réputation pour le moins… sulfureuses en tant que héros, je serais curieux de voir comment ils vont tourner ça dans leurs chants. Mais j’aimerais aussi savoir ce que tu espères retirer de cette opposition. En effet, je ne suis pas sûr que d’un point de vue pragmatique, s’attaquer à Loki profite réellement aux neufs royaumes dans l’immédiat. Si Odin le fait, l’ordre des guerriers divins risque d’être décimer pour du bon, aux dernières nouvelles, il n’a que deux guerriers encore en état depuis le dernier conflit. Si nous l’attaquons, nous décimeront ses serviteurs qui, en cas de menace commune, pourrait fournir une bonne force d’appoint.


Après avoir finis de parler, Skärn se leva de la table, prit son casque sous son bras et se dirigea en direction de la sortie. Il indiqua à son compagnon de le suivre dehors pour poursuivre la conversation. Au moment même où il allait franchir la porte, il marqua avec son cosmos la personne qui avait suivi la conversation pour pouvoir le retrouver rapidement dès qu’il aurait un peu de temps. S’il s’avérait être le serviteur d’un des dieux, ou même d’une organisation à peu près importante, il l’exécuterait sans autre forme de procès, dans le cas contraire, il se contenterait de l’effrayer pour lui faire passer l’envie de l’espionner. À l’extérieur, un puissant vent issu de l’Est s’était lever, apportant une grosse couche de gel avec lui. La nuit n’allait pas tarder à tomber et ce vent ne la rendrait pas agréable, froide et si humide que même les os se verraient tremper. Mais l’avantage était que presque personne ne sortirait ce soir, ils ne seraient donc pas dérangés.

- Je suppose que quelques soit tes plans pour le futur, tu comptes d’abord allez finir ce que tu as affaire ici. Dis-moi si je me trompe, mais je suppose que c’est en rapport avec l’absence de ton épée à ta ceinture.
 
Il se tourna en direction du nord, en direction de l’endroit d’où les cris de la meute étaient venus. Il attendit quelques instants, observant le vent qui dissipait la brume devant elle. Révélant les marais et les toundras qui recouvrait l’essentiel de ces terres. C’était aussi dans cette direction que se trouvait l’endroit où il était né.

- Si t’a besoin d’aide, n’hésite pas, dans le cas contraire, je ne te retiens pas plus longtemps, on discutera de la suite à donner à ce projet d’attaque éclaire sur Nibelheim une fois que tu seras à nouveau en pleine possessions de tes pouvoirs.
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Sam 18 Fév - 23:58


- Tu penses réellement que Loki viendrait en aide aux royaumes s’ils étaient attaqués ? Après tout pourquoi pas, s’il a quelque chose à y gagner. Mais tu n’es peut être pas au courant, la dernière fois que nous avons été en guerre contre un autre Panthéon, c’est Loki qui en était la raison.

Olrik ne se rappelait que trop bien comment il avait été manipulé une fois de plus par le Fourbe pour qu’il combatte les Daevas. Il pensait le faire pour de bonnes raisons mais la vérité était que Loki voulait récupérer Neiya car il la considérait comme sa propriété. Le royaume était entré en guerre simplement pour une histoire de possession entre le Fourbe et la Discorde.

L’Incendiaire suivit Skärn à l’extérieur de la taverne. Il y serait bien resté encore un peu pour vider quelque corne de bière mais il ne voulait pas faire languir son nouveau compagnon de route.

- Tu as raison, il me manque quelque chose. Mon épée est portée disparue depuis mon dernier affrontement contre Hèl et j’ai chargé Daudr et sa meute de la retrouvée. Mais ne te méprends pas. Surtal m’est utile oui, mais elle ne me permet nullement d’être plus puissant. Elle est juste une attache sentimentale que je ne veux pas perdre et elle est liée à ma nature profonde. J’ai par contre depuis bien longtemps atteint une puissance telle, que la perte de mon épée n’est pas un handicap.

L’Ase arrêta de marcher et regarda le paysage. Il sentait que sa compagne était toute proche et qu’elle hésitait à entrer dans le village pour le chercher. Olrik regarda le porteur de Garm. Il se demandait toujours s’il pouvait lui faire réellement confiance même si les évènements récents avaient tendance à prouver que oui. Il n’oubliait néanmoins pas les liens que le Hurleur avait avec Hèl et Loki. Le simple fait que Skärn l’ai trouvé pouvait être un piège.

- Je sais que mon épée se trouve un peu plus au nord d’ici, à quelques kilomètres. Daudr ne peut pas la libérer seule et il va falloir que je m’en occupe. Ta compagnie ne serait pas désagréable vu que tu connais bien les lieux.

Un semblant de sourire étira les lèvres de l’Héritier.

- Quant à ce que tu disais sur les possibles conflits entre Odin et Loki… Que dirais-tu si une troisième voie était possible ? S’il existait une troisième puissance en Asgard qui chercherait à s’imposer mais dont le seul but serait d’aider le peuple. Polaris… Octantis… Au final, en quoi sont-ils différents ? Les deux souhaitent imposer leur vision à tous et diriger. Odin et Loki se moquent bien des besoins des Asgardiens tant qu’ils détiennent leurs pouvoirs. Ma famille a été massacrée par Loki alors qu’Odin était déjà au pouvoir. Qu’a-t-il fait pour l’en empêcher ou pour m’aider à obtenir justice ? Rien. Il m’a laissé aux mains du Fourbe et de sa fille durant des années car il se moquait bien de ce qu’il pouvait m’arriver. Peut-être n’en avait-il pas conscience mais en ce cas, cela prouverait bien qu’il se moque de surveiller ses fidèles.
Alors Skärn, toi qui dit ne suivre aucun Dieu. Que dirais-tu s’il s’offrait à toi une troisième voie ?





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Dim 19 Fév - 11:39
Skärn ne connaissait pas le pan d’histoire que Olrik lui révélait et en prit note, cependant cette révélation ne le surprenait nullement, c’était bien dans le genre du Fourbe, tout comme le Père de Tout aurait pu le faire s’il estimait que son peuple nécessitait d’âtre mit à l’épreuve. Il n’estimait néanmoins pas que cela invalidait son raisonnement.

Je ne doute pas de tes dires, ils me semblent même probable. Mais la situation que je t’expose n’est pas la même. Si Loki est effectivement prêt à provoquer des guerres pour s’emparer du pouvoir, je doute qu’il reste inactif en cas d’invasion. Il veut régner sur ces terres et refusera de voir un autre régner. De plus, même dans ce cas de figure, je ne crois pas que tous ses fidèles accepteraient de rester les bras croisés face à une intrusion étrangère.
Concernant ton épée, je ne doute pas que tu puisses t’en sortir sans problème sans. Mais tu préfères de loin te battre avec. Je pense que tu la vois comme plus qu’un simple souvenir familial, plutôt comme un prolongement de ton être. Je suis même prêt à parier la prochaine tournée qu’en ce moment, tu n’as pas l’impression d’être totalement entier.
 
Skärn passa la main sur sa propre épée, son affinité avec était grande, mais elle devait l’être moins que celle liant Olrik à Surtal, lui ne pouvant la dégainer n’importe quand. Cependant, il lui avait fallu du temps pour accepter de se battre sans avoir une épée en mains, il préférait de loin recourir à l’escrime qu’au pugilat.  Il hocha la tête lorsque Olrik lui proposa de l’accompagner, signe qu’il était prêt à le guider. Cependant son visage ne montrait aucune joie, mais restait grave. Il savait ce qui l’attendait dans le nord de ce lieu, il sentait où tout cela allait l’amener et il n’aimait pas cela. Rapidement, alors qu’Olrik lui parlait de rejoindre une troisième faction qui agirait dans les Neufs royaumes sans se soumettre ni aux Polaris, ni à Loki, Skärn appliqua une série de signe sensé conjurer le mauvais sort.
 
-Une troisième voie dis-tu ? ça ne me dit rien comme ça.
 
Il sembla ensuite prendre le temps de réfléchir, avant de se mettre en route en silence. Guidant Olrik à travers le vent et dans les marais, sans hésiter le moindre instant sur le chemin à suivre, bien qu’il ne se dirigeait pas en direction de la meute. Au moment même où les lueurs du village disparaissaient, Skärn se retourna brusquement et envoya un couteau, pris à la taverne, qui alla se planter dans un buisson. L’instant d’après, un corps s’effondra en-dehors et immédiatement, la lueur apparut dans l’œil de Skärn alors que son cosmos s’élevait légèrement, il s’empara de l’âme de sa victime.

- Il nous suivait depuis un moment, j’ignore s’il sert qui que ce soit mais il en savait trop pour que je puisse le laisser s’en aller. Juste au cas où, je me suis assurer que même dans la mort il ne pourra pas rapporter ce qu’il a appris ici.  Maintenant qu’on est vraiment seul, peux-tu développer ce que tu me proposais ? Qu’elle est cette troisième force qui agirait sur l’échiquier ? Et pourquoi en aurait-je jamais entendus parler ? Je suis déjà ma propre voie, qu’est-ce que cela pourrait donc m’apporter de m’affilier ? Dans tous les cas, tu me raconteras ça en route.
 
Le traqueur d’âme reprit le chemin, et cette fois, il semblait les rediriger en direction du lieu visé. Plus ils avançaient, plus la brume réapparaissait malgré la force du vent. Il n’était même pas nécessaire d’être un éveillé pour se douter que quelque chose était à l’œuvre, et ce n’était pas le porteur de Garm.

- Un autre point que je me demande, c’est en quoi cette force diverge-t-elle vraiment ? Ne veut-elle pas également imposer ses vues aux autres ? Les partisans des Polaris, et même ceux d’Octantis en leur temps, ne prétendaient-ils pas aussi vouloir aider le peuple ? Il en est même qui pensent vraiment le faire.  Si je ne rejoins aucun dieu, ce n’est pas que je leurs suis opposé, juste que je ne suis pas de ceux qui offre son allégeance à la légère, il en est de même dans ce cas que tu me proposes.
 
Tout en continuant de guider son comparse, il l’écouta donner ses explications. L’Héritier avait piqué sa curiosité et il voulait savoir qui était cette troisième faction, et surtout s’il devait s’en méfier. Alors qu’ils étaient bientôt arrivés, et que la nuit était pleinement tombée, Skärn pouvait sentir que la meute n’était pas loin. Il s’arrêta d’un coup et décida de s’asseoir sur un tronc d’arbre.

Ta compagne ne tardera pas à nous rejoindre, je vais te poser une question réthorique. As-tu des ennemis ? Je n’en doute pas pour ce que je connais ton parcours, mais soit tu n’as vraiment pas de chance, soit tu as un adversaire particulièrement vicieux. Nous sommes aux portes des ruines de Valkung, l’ancienne capitale de ce royaume. C’est comme Sovngard, mais en bien moins sympathique pour les visiteurs. Il s’agit ici du dernier témoignage, à la fois de l’époque où se royaume pouvait se considérer comme sur un pied d’égalité avec les autres en termes de grandeur, mais aussi de la folie du dernier véritable Voïvode celui qui a préféré détruire son peuple plutôt que de le voir se soumettre aux armées d’Asgard.
Si on continuait à marcher un kilomètre, on serait face à un immense précipice séparant Niflheim de Musphellheim. Dans le temps, il y avait un pont qui le traversait, mais un noble de ton peuple, peut-être un de tes ancêtres, à préférer le détruire plutôt que de laisser cette porte ouverte au Voïvode.
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Sam 4 Mar - 23:41


Olrik ne fut nullement surpris lorsque Skärn tua l’homme qui les suivait. L’Ase avait senti sa présence depuis un moment mais ne le jugeait nullement dangereux. Il écouta le porteur de Garm l’interroger mais ne daigna pas répondre dans l’immédiat. L’idée d’une troisième voie lui était venue comme ça, sans même y avoir réfléchit jusque-là. Si Odin et Loki n’était pas capable de protéger les peuples des neufs royaumes, pourquoi quelqu’un d’autre ne le serait pas ? Quelqu’un ayant accès à une puissance quasi divine…

Un appel le ramena à la réalité et il vit Daudr approcher au loin. La taille ne l’animal était telle, qu’elle jetait son ombre sur une bonne partie de la plaine gelé. Olrik se tourna vers Skärn avant que la chienne ne les ait rejoints.

- Essai de ne pas sembler menaçant, elle a un caractère assez… entier.

Daudr arriva rapidement près de lui et posa sa tête sur son épaule. Il pouvait voir au loin sa meute qui restait à distance.

* Petit homme, tu m’as manqué. Pourquoi l’avoir gardé avec toi ?

* Il n’est pas notre ennemi et il est plutôt bien renseigné. En plus, il porte mon ancienne armure, je ne peux que me demander s’il ne s’agit pas d’un signe. Dis-moi plutôt où se trouve Surtal ?

* Ton épée se trouve tout près du précipice dont il parle, là où tu as affronté Hèl en fait. Il semble qu’Elle l’est enterrée sous une glace issue de Ses pouvoirs.

L’Incendiaire caressa doucement l’épaule de la chienne et hocha la tête. Il regarda Skärn avec intensité.

- Mon épée se trouve près de la frontière dont tu parlais…

Il sembla hésiter un instant mais se décida de continuer.

- Je ne manque certainement pas d’ennemis mais seulement deux d’entre eux pourraient me poser des problèmes. Loki et Hèl… Certainement aussi les membres de leur famille tel Sköll et Hati, ou même Vali, voudrait me voir mort mais leurs pouvoirs ne sont plus un danger pour moi. C’est près du gouffre que j’ai affronté Hèl pour la dernière fois et c’est à ce moment que j’ai perdu mon épée. C’est là-bas qu’elle se trouve.

Olrik se soustrait de l’accolade de Daudr et s’avança vers son interlocuteur.

- La différence entre cette nouvelle force et celle d’Odin ou de Loki est essentiellement la nature qu’elle pourrait revêtir. Que se passerait-il si ce troisième pouvoir était issu des rangs des simples humains ? Un homme qui serait parvenu à acquérir un pouvoir suffisant pour s’opposer aux Dieux sans craintes… Mais tout ceci n’est pour l’instant que théorique. Ce pouvoir dont je te parle n’a pas encore atteint l’apogée de sa force mais, il le pourra bientôt. Et il est peut-être temps pour lui de commencer à chercher des alliés.

L’héritier du Brasier Noir commençait à comprendre où sa pensée le menait. À une conclusion qu’il n’aurait jamais osé avoir peu de temps auparavant. Il se rappelait ce que lui avait dit Surt lors de leur affrontement dans sa geôle : que son destin était celui des rois… Peut-être que sa destinée était plus grande que ce qu’il avait osé entreprendre jusqu’à aujourd’hui.

- Je te remercie de m’avoir conduit jusqu’ici. Mon épée et proche et une fois récupérée, je traverserais le gouffre pour rejoindre mon royaume… Ce fait longtemps que j’aurais dû y retourner. Musphellheim est en ruine depuis bien trop longtemps. Souhaites-tu continuer à m’accompagner ? Je comprendrais que tu préfères retourner à tes occupations mais je suis persuadé qu’ensemble, nous pourrions entreprendre de grande chose. Tu m’as dit que nos deux royaumes étaient alliés autrefois, peut-être qu’il est temps de restaurer cet état de fait.






HRP a écrit:
Vraiment désolé pour l'attente ^^'

Je te laisses décider si tu continue de m'accompagner, sachant que je vais être absent une 10aine de jours.
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Guerrier Divin de Garm

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Lun 6 Mar - 12:01
- Moi… ? Menaçant… ? Je ne vois pas de quoi tu parles.
 
Le ton de Skärn au conseil d’Olrik était clairement sarcastique. Il savait très bien comment il était d’habitude. La peur avait toujours été une arme pour lui, un moyen de remplir ses objectifs. Rapidement, la forme de la fille du Hurleur se détacha des environs, malgré la brume, et elle se porta à la rencontre de son maître. Commença entre eux un échange qu’ils étaient les seuls à entendre. Pendant celui-ci, Skärn observa les environs, la lueur dans son œil mort s’éveillant, telle une petite flamme bleue. Skärn poussa un soupir d’ennuis en voyant la meute les entourant, comme s’il pouvait s’agir d’une menace valable, malgré leur taille, aucune de ces créatures ne lui semblait représenter une menace valide. Par contre, au-delà, dans les ruines de la cité de Valkung, il pouvait voir une menace bien pire, invisible mais palpable, et les esprits qu’il était capable de distingué n’en était qu’un simple signe avant-coureur.

Les âmes de nombreux guerriers, tous en armes et armure antique, le visage fermé à toute émotion, les observaient depuis les ruines noires de l’ancienne capitale. Ils se tenaient là, servants éternels de la volonté du dernier voïvode. Skärn ressentait des frissons en les voyants, même ses talents en nécromancie ne lui permettrait pas de les soumettre, il avait tenté en vain cet exploit par le passé, mais ce qui les maintenait ici était bien plus fort que ses pouvoirs. De plus, Valkung éveillait en lui une peur issue du plus profond de son éducation, et qu’aucun niflheimien n’avait jamais pu totalement surmonté. Tout comme il était inquiet de l’influence, presque surnaturelle qu’avait le Voïvode en ces lieux, et sur son esprit.

Il se tourna en direction d’Olrik et de Daudr, tapotant machinalement du doigt son casque en croisant le regard de cette dernière, signe qu’il était actuellement en lien avec l’esprit de Garm. Il préféra néanmoins taire l’avis qu’avait ce dernier sur sa progéniture en ce moment. Il écouta silencieusement les paroles d’Olrik, tentant de ne pas faire attention aux mauvais présages les entourant, ni au vent qui redoublait d’intensité, apportant avec eux un rire fou et cruel.

- Et je suppose que suppose que, bien entendu, ledit homme n’est absolument pas en train de me parler à la troisième personne. Je t’avoue que pour l‘instant, je ne suis pas plus convaincu que ça, mais qui sait, dans le futur.... J’attendrai de voir tes actions pour décider. Après tout, tu proposes ressemble presque qu’une véritable rebellions contre nos dieux, ces mêmes dieux qui ont toujours marchés parmi notre peuple. Je ne suis pas opposé aux règnes des Ases et des Vanes sur ces terres, je ne veux juste pas être influencé par les luttes d’influence dans ma manière de remplir mon devoir.
- Si tu veux aller jusqu’à la dite frontière, suis-moi. Par contre, si ta compagne tient à garder sa meute intacte, dis-lui de les faire passer par un autre chemin. Les gardiens de ce lieu ne resteront pas sans réagir face à une « invasion » de cet ampleur.
 
Skärn ouvrit la marche et s’engagea dans ce qui fut autrefois la cité du Voïvode. Autour d’eux, la brumes était devenu si épaisse qu’on pouvait à peine distingué les silhouettes des murs entourant leur chemin. Le vent portait à ses oreilles toujours le même rire, accompagné de son rappelant les moments les plus sombres de son existence. Tel était la magie de ce lieu d’exposé les douleurs intérieurs au grand jour. Autour d’eux, il pouvait distinguer les esprits gardiens la cité, les plus grands tueurs qu’avaient connu ce royaume, les entourés l’armes au poing, prêt à frapper. Un vent glacé soufflait sur eux soulevant des nuages de neiges, se figeant l’espace d’un instant pour former de scènes ayant marqué la destruction de la ville. La traversé fut longue, et Skärn avait eu l’occasion de distinguer les restes de la dernière bataille, le moment où le destin du royaume s’était joué, où le peuple de Niflheim faillit disparaitre. Finalement, au bout d’une heure de marche, ils sortirent de la brume, pour se retrouver face à l’abîmes la plus large et profonde qu’aucun homme du nord avait pu voir. À côté, se tenait les ruine d’une immense structure qui jadis avait été un pont.

- Nous y voilà, de l’autre côté se trouve ta patrie. Pour ton info, nos peuples n’ont jamais été réellement alliés dans le temps, au mieux partenaire. Dans la mentalité de mes ancêtres, un allié est simplement un potentiel futur adversaire avec qui on peut traiter en attendant. Le dernier Voïvode à souvent provoqué la colère de ton royaume pour attirer vos armées dans nôtre royaume pour utiliser la brume et les pièges de notre environnement pour les réduire en pièce, c’est pour cela que Musphellheim a détruit ce lieu de passage. Par après, lorsque les armées d’Asgard, sous la direction d’Odin, unissait les neufs royaumes, le Voïvode fut l’un des rares a infligé une grande défaite aux asgardiens et à profané les corps des champions du père de tout venu l’affronter. Lorsque sa guerre fut perdue, il décida qu’il préférait voir son peuple mort plutôt que soumis à un autre. Il a ordonné à ses lieutenants de détruire toute la population, et heureusement, la plupart n’ont pas appliqué l’ordre. Puis il a fait massacré les bouches inutiles habitants la capitale avant d’affronter les armées d’Odin. Finalement, plutôt que se rendre, il a préféré se jeter dans ce gouffre, en emportant avec lui un membre de la famille Polaris.
- Certains disent qu’il avait du sang de Nibelungen dans les veines, voir qu’il en était un. Mais toujours est-il que son pouvoir est toujours présent en ces lieux. Je peux t’assurer que son âme ne se trouve pas à Helheim, j’ai vérifié, et je doute quel soit au Walhalla.
Lorsque le vent souffle de l’est, comme aujourd’hui, ceux qui ont leur existence marquée par la mort, ceux dont les mains sont destinées à être couverte de sang, peuvent entendre son rire raisonné. L’entends-tu Olrik de Musphellheim ? Moi, je l’entends depuis des années. Crois-moi, Hèl n'aurait put rêver d'un meilleur gardien pour ta lame. 

Ce que Skärn taisait, c’était que lui-même et les siens descendaient des survivants de ceux qui avaient constitué les troupes d’élites du Voïvode. Ceux qui avaient été son bras armés et ses hommes de mains dans ses « excentricité », ceux qui avaient mis le feu à la cité pour piégé autant d’asgardiens que possibles en ces murs et qui avaient passé par le file de l’épée ceux qui ne pouvaient participer à la défenses, et aussi ceux qui avaient ultimement refuser de d’exécuter la dernière volonté de leur maître.
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Dim 19 Mar - 0:50


Olrik porta son attention sur les ruines de la cité toute proche durant un court instant. Il n’avait pas manqué de repérer les esprits colériques qui les habitaient car il possédait toujours les dons qu’il avait développé durant son entrainement auprès de Garm et Hèl. Le lieu lui sembla bien intéressant et il se dit qu’il pourrait représenter un bon entrainement. Mais pour le moment, il s’intéressa de nouveau à Skärn.

- Je ne sais pas si je serais cet homme ou tout du moins, si je serais capable de l’être. Ce que je peux dire sur moi, c’est que ma puissance dépasse depuis bien longtemps maintenant la simple force d’un Guerrier Divin. Ma destinée est plus grande que celle des guerriers d’Odin ou de Loki…

L’ombre d’un instant, l’Incendiaire parut perdu dans ses pensées. * Ton destin est celui des rois… * Les mots de son ancêtres lui revenaient encore en tête mais il ne parvenait toujours pas à voir de quoi il voulait parler exactement.

- Tu as raison de vouloir rester neutre mais un jour ou l’autre, tu devras prendre parti. Nous le devrons tous.

Je te suis. Ne t’inquiète pas pour les gardiens, je doute qu’ils tentent quoi que ce soit tant que Daudr ou moi-même seront dans les parages. Ils ne peuvent que savoir que nous avons les pouvoirs de les envoyer dans les abîmes. Ne sois pas surpris que je sois conscient de leur présence, j’ai conservé certains dons de l’époque où je portais ton armure.


L’Ase fit un sourire et adressa un clin d’œil à l’attention du porteur de Garm. Il suivit son cadet et malgré ses paroles, il entendit Daudr dire à sa meute de faire un détour pour rejoindre la frontière. La chienne, elle, demeura auprès d’Olrik, avançant sans crainte. La brume s’épaississait de manière surnaturelle. Les gardiens des lieux ne souhaitaient pas leur présence mais ne tentèrent rien contre eux. Après une longue marche, les trois compagnons sortirent de la brume et furent enfin en vue du gouffre. A proximité, se trouvait les ruines d’un pont qui avait servi à relier le royaume du feu et celui de la brume. Mais ce qui marqua le plus Olrik, fut la sensation que Surtal lui envoyait. Son épée était toute proche et cherchait à le rejoindre mais quelque chose la retenait. Quelque chose ou quelqu’un… Les paroles de Skärn finirent par indiquer ce qu’il se passait à l’Héritier et en se concentrant un peu plus, il entendit une voix : Ta place n’est pas ici ! La mort sera ta seule compagne Héritier….

- Je l’entends oui…

Olrik ne continua pas sa phrase et, faisant fi de la menace, avança au milieu de l’étendue gelée. Il ne s’arrêta que lorsqu’il fut au-dessus de son épée, profondément enchâssée dans la glace.

- Enfin, je te retrouve.

Il se retourna et fixa Skärn un instant et, en puisant dans ses pouvoirs profond, parvint à mettre un visage sur la voix qui l’avait menacé. D’une apparence purement spectrale, le Voïvode se tenait au-dessus de Surtal semblant vouloir empêcher Olrik d’en approcher. Ses premiers mots furent pour le porteur de Garm, afin de bien lui faire comprendre qu’il ne plaisantait pas.

- Si Hèl l’a choisi comme gardien, alors il est un de mes ennemi et je n’ai aucune pitié pour eux.

Les suivant furent pour le Voïvode.

- Tes menaces ne m’effraient pas. Si tu sais qui je suis, tu dois aussi savoir que je ne crains même pas les Dieux, pour en avoir affronté plus d’une fois. Ne te mets pas en travers de ma route ou prépare toi à en subir les CONSEQUENCES !!!!!

En même temps qu’il criait le dernier mot, il laissa son énergie exploser. Son corps se retrouva instantanément entourer d’un déluge de feu, la glace qui l’entourait se mit à fondre sur plusieurs dizaines de mètres. Sans crier plus gare, il s’élança dans les airs et plongea en hurlant vers le lieu où était emprisonnée Surtal.

- FLAMMENDE ØDELEGGELSE !!!!!

Son corps sembla s’embraser encore davantage et il disparut en percutant le sol gelé. Un cratère immense prit vit là où le choc avait eu lieu. La terre trembla, la glace s’effrita dangereusement, surtout si près du gouffre qui séparait Muspellheim et Niflheim. Mais au fond du cratère, ce fut un Olrik totalement indemne mais baigné dans une énergie toujours plus ardente qui tenait enfin son épée en main.

- Voïvode, je te conseille de quitter cette endroit si tu ne veux pas disparaitre pour l’éternité. J’ai été le porteur de l’armure de Garm et j’ai été entrainé dans les enfers de Hèl, j’en conserve des capacités auxquelles tu ne veux pas être confronté.

Alors qu’il parlait, une sorte de vortex obscur naquit au-dessus de la zone. Sans savoir ce qu’il était, il était facile de comprendre qu’il s’agissait d’une porte vers le monde des morts qu’Olrik avait généré. Pour l’instant, elle n’était pas encore ouverte mais il lui suffirait d’un mot pour le faire.

- Skärn, tu es un chasseur d’âme n’est-ce pas ? Désires-tu que je te laisse t’occuper de cet être ?





HRP a écrit:

Utilisation de mon don Ouverture de l’esprit pour voir les esprits présents.
Spoiler:
 

L'attaque utilisée est une attaque qui sera dans mon kit et qui était déjà dans l'ancien.

Et le vortex que je génère à la fin est issu de l'ancien kit d'attaque d'Olrik à l'époque où il portait l'armure de Garm. Cette attaque figurera aussi dans mon prochain kit.
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SkärnGuerrier Divin de Garm
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Dim 19 Mar - 22:46
- Je suis parfaitement conscience que ma neutralité ne sera pas éternelle, mais d’ici à ce que j’aie à faire un choix clair, j’espère bien trouver un être que je respecterai assez pour le servir. Et même dans ce genre de cas, je compte bien rester parfaitement autonome dans mes décisions.
Par contre, je te sais puissant, et je ne doute pas que Daudr l’est également mais ne t’avise jamais de sous-estimer les gardiens de ce lieu. La mort n’a jamais eu la moindre prise sur eux, ni maintenant, ni jamais.
 
Alors qu’il observait le gouffre insondable, le rire du Voïvode et ses sombres murmures toujours plus présents dans son esprit, il fut surpris d’entendre ce dernier menacer l’héritier par son titre. D’habitude, le Voïvode avait plutôt tendance à inviter les guerriers puissants à le rejoindre dans la mort. Skärn suivit du regard Olrik qui s’éloignait, se dirigeant vers l’endroit où se trouvait son arme. Autour de lui, Skärn pouvait voir les esprits gardiens de Valkung s’amasser, toujours plus nombreux, toujours plus menaçant. En soi, Skärn ne craignait d’affronter aucun d’entre eux, sa puissance les surclassant, mais malgré tous ses pouvoirs sur la mort, il était incapable de les neutraliser définitivement, leur lien au Voïvode était bien trop fort. Il pouvait d’ailleurs sentir le pouvoir de ce dernier à l’œuvre, ce dernier était visiblement préparé à cette confrontation. En se concentrant, Skärn était capable de dire qu’il avait gagné en puissance depuis…. Skärn rouvrit soudainement les yeux au moment même où Olrik fit appel à ses pouvoirs. Précipitamment, il se dirigea à sa suite, écartant les quelques guerriers qui tentèrent de s’interposer en les frappant avec Dainslef. Au moment où il rejoignit Olrik, il vit que ce dernier avait forcé le Voïvode à prendre forme. Il pensait n’avoir jamais à revoir cette silhouette.

- Il ne sert personne, Hèl savait qu’en mettant ton épée ici elle t’exposait à lui.
 
Il n’avait pas parler fort, la terreur que lui inspirait celui qui avait jadis défier la totalité des royaumes d’Yggdrasill était immense, bien plus grande que celle que pouvait lui inspiré n’importe qu’elle divinité. Son éducation, ses sens, son expérience et jusqu’à son propre sang lui rappelait la peur surnaturelle qu’inspirait cette être à tous les niflheimien, aucun d’entre eux ne pouvaient prétendre ne pas la sentir. Le porteur de l’éclat de Garm faillit se faire souffler par le déchainement de puissance que libéra Olrik. Il se rendit compte, à ce moment précis, qu’il se retrouvait face à un combat où il était complètement surclassé, mais il se demandais si le musphellmien comprenait seulement la nature de son adversaire. Le Voïvode, tourné vers Olrik, son spectre toujours vécu de son armure d’un noir anthracite à l’exception de ses avant-bras, couvert du sang de ses innombrables victimes, d’où suintant éternellement du liquide écarlate qu’il avait trop souvent fait couler.

Je reconnais ta puissance héritier, mais tout tes pouvoirs et tes menaces sont vains face à moi. Crois-tu être le premier à tenter cette manœuvre, j’ai perdu le compte de tous ceux qui s’y sont essayé, et presque tous ont rejoint mes rangs. Demande à ton compagnon, lui aussi à tenter de me vaincre, tentant même de m’entrainer à Helheim avec lui, pour constater qu’il en était incapable.

Skärn était à présent un genou à terre, l’épée planté devant lui, la tête incliné face au Voïvode, comme un guerrier rendant hommage à son suzerain. Il ne pouvait s’en empêcher, le Voïvode excerçant une autorité presque surnaturelle sur lui. Il sentait au plus profond de lui qu’il était son seigneur légitime, et il lui fallait un effort de volonté immense pour ne pas définitivement se soumette à sa volonté.

Il dit vrais Olrik, j’ai déjà tenter de le bannir de ce monde. Mais j’ai échoué, son emprise en ces lieux est bien trop forte pour qu’un pouvoir, fut-il divin, puisse l’en dégager. Ses guerriers lui sont liés, tu peux les détruire, ils reviennent la nuit suivante servir leur seigneur, ils sont mes ancêtres, ceux de mon peuple, et leur serment d’allégeance perdure dans notre sang encore aujourd’hui. Notre seigneur lui-même étant maudis par les dieux, son âme ne pouvant accéder ni au Valhalla ni à Helheim. Tant qu’il est en ces lieux, son pouvoir est si grand qu’il peut même faire appel aux puissances de Ginnungagap, le néant d’où est issu le monde. Crois-moi Olrik, aucun homme ne peut le vaincre…
 
Le Voïvode exultait alors que ses guerriers fantomatiques se rassemblant, de part et d’autre du traqueur d’âme dont l’œil mort brillait comme jamais auparavant, signe qu’en lui son hamr brûlait de toute ses forces mais qui semblait totalement soumis a l’adversaire d’Olrik. Ne prenant pas la peine de s’intéresser au vortex qu’Olrik avait ouvert, il leva sa propre lame dans sa direction. Immédiatement les ténèbres de l’abimes à leurs pieds grandirent, commençant à remonter à la surface, le Voïvode faisant appel aux énergies du néant pour qu’elles attaquent Olrik, si ce dernier s’en voyait submerger ni homme ni dieux ne pourraient plus rien pour lui, il disparaitrait tout simplement de l’existence.

-  … du moins pas seul.
 
D’un coup, l’énergie de Skärn s’éleva à son maximum, son aura se transforma en une immense flamme bleue d’où une tête canine bien connu émergeait en poussant un hurlement. Au moment même où le Voïvode se retourna dans sa direction, Skärn abattit toute sa puissance sur lui en une seul attaque qui se manifesta sous la forme de son protecteur se jetant sur son ennemi. Alors que son attaque traversait son adversaire mais sans lui causer de blessure apparentes, les guerriers de se derniers réagirent avec une vitesse qu’on n’aurait pu leurs soupçonner, abattant leurs armes spectrales sur Skärn, lui lacérant autant le corps que l’âme, la plupart de guerriers seraient tomber sous cet assaut, mais Skärn résista tant bien que mal, gardant son focus sur son attaque. Il aurait pu facilement les disperser mais il devait maintenir la pression, entonnant des incantations anciennes pour gêner son adversaire.

-  Olrik !!!!!! Maintenant !!!!!
 
Son attaque avait suffisamment accaparé l’attention du voïvode pour forcer ce dernier à cesser son assaut sur Olrik. Ce dernier devait maintenant activer le vortex qu’il avait créé. Ce dernier ne pourrait pas bannir leur ennemi, mais il l’affaiblirait assez pour la suite du plan de Skärn. Au moment, même où il vit le spectre commencer à donner des signes d’affaiblissement, Skärn jeta Dainsleif sur lui. La lame maudite siffla dans les airs droit vers sa cible immobilisé par les attaques de l’Héritier et du traqueur et transperça sa cible pour finir par se planter dans le sol. L’âme du Voïvode se retrouva alors inexorablement aspiré par l’épée et il poussa un puissant hurlement à la fois de rage et de peur en voyant qu’il perdait son assise en ce monde. Skärn en profita pour repousser les derniers guerriers qui l’entouraient d’une simple impulsion puis bondit sur son arme et s’en empara.
 
On pouvait encore sentir la colère du Voïvode s’abattre dans les environs, à nouveau, les ténèbres du gouffre s’étendirent, leurs ennemis tentant de les faire disparaitre dans sa défaite. À nouveau Skärn prononça une incantation et imbiba la lame de son propre chant. Un dernier cri de rage retentit et tout se calma. Les servant du Voïvode retournèrent dans la cité avant de disparaitre dans la brume. Skärn était essoufflé par l’affrontement.
 
- Je l’ai enfermé dans mon épée, le royaume des morts lui étant interdit, je ne vois pas d’autre moyen de le neutraliser. Il y restera enfermé au moins deux bon siècle avant de pouvoir en sortir, mais il finira par sortir. Dès le moment ou je ne pourrais plus maintenir le sort, ce dernier s’affaiblira lentement jusqu’à ce qu’il puisse s’échapper. Au moins, les âmes de mon peuple ne finiront plus en son pouvoir.
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Lun 20 Mar - 22:40


- Tu oublis juste que je ne suis pas tout n’importe qui ! Je suis Olrik de Surtr, héritier du Brasier Noir ! Mes pouvoirs sont ceux d’un Dieu et un être tel que toi ne représente rien face à eux !

Olrik attendait la réponse de Skärn mais celui-ci semblait être convaincu que le Voïvode ne pouvait être vaincu. L’Incendiaire en fut déçu, il espérait que son compagnon de route avait plus de cran que ça.

- Je ne suis plus qu’un simple homme Skärn…

Il avait murmuré ses paroles. Comme s’il réalisait quelque chose en les prononçant. Non, effectivement Olrik ne pouvait plus être considéré comme un simple être humain, ni même comme un simple Guerrier Divin. La puissance qu’il avait atteinte était proche de celle de son ancêtre, il en était aujourd’hui convaincu. Toutes les expériences qu’il avait vécu, toutes les épreuves que les Dieux lui avaient fait passé, l’avait élevé à une condition supérieur. Il serait bientôt temps pour lui de l’embrasser… Ce fut avec ce sentiment de supériorité, qu’il affronta l’énergie que son ennemi faisait converger vers lui. Dressant ses défenses dans une aura enflammée d’une puissance colossale, Olrik brisa l’assaut qui se voulait être décisif sans difficulté.

Néanmoins, lorsque le porteur de l’Eclat Divin de Garm fit mine de l’aider, il ne s’y refusa pas. Il attendit que Skärn porte son attaque et lui donne son signal. Il ne réagit pas lorsque les guerriers spectraux attaquèrent le nordique, il avait fait son choix.

- Tu es plus courageux que ce qu’on pourrait penser Skärn.

Olrik laissa son énergie affluer vers le vortex en suspension au-dessus de la scène et il lui suffit de murmurer une parole pour que la déferlante d’énergie qu’il contenait s’abatte sur le Voïvode

- Åpning…

L’Héritier avait parfaitement compris le plan de Skärn. Ainsi, au lieu d’ouvrir une porte vers le monde de Hèl, il frappa l’âme de la terreur afin de la pétrifier la laissant sans aucune défense face à l’épée maudite qui fonçait sur lui. En voyant la lame de Skärn, Olrik reconnut Dainsleif d’après les nombreuses descriptions qu’il avait lues. Il était surpris qu’un guerrier Divin soit porteur de cette arme mais trouva que la chose avait son intérêt à cet instant.

En un instant tout fut fini. L’épée aspira l’âme du Voïvode et ses serviteurs retournèrent dans la cité. Skärn était dans un état assez lamentable mais son aide avait été décisive.

- Tu possèdes une arme des plus dangereuse, que ce soit pour toi ou pour tes ennemis. J’espère que tu sais ce que tu fais avec…
En attendant, je pense qu’il serait bon de terminer ce qui est commencé.


L ’Ase se plaça face à la cité, faisant de nouveau exploser son Hamr et le transférant dans son épée. Il frappa alors violemment le sol sous ses pieds, enfonçant la pointe de sa lame dans la glace. L’énergie qu’il y avait placée se dirigea à la vitesse de la lumière vers la cité avant de surgir du sol pour tout dévaster.

- Flammende Ødeleggelsene !!!!!!!

Toutes les ruines furent dévastées par l’attaque, ne laissant qu’un champ de ruine en proie aux flammes. Les deux compagnons purent entendre les cris d’agonis des serviteurs du Voïvode, qui sans le soutien de leur maitre n’avaient aucun moyen de résister à la puissance qui les dévoraient.

Il s’approcha ensuite de Skärn tout en rangeant son épée dans son fourreau. Daudr était restée à distance durant tout le combat, sans éprouvé le moindre doute sur sa conclusion.

- Une bonne chose de faite, la région n’en sera que plus tranquille. Je te remercie de ton aide Skärn et de m’avoir aidé à retrouver mon épée. Comme vont tes blessures ?

Muspellheim se trouve toute proche, ce sera mon prochain arrêt. Que compte tu faire de ton côté ?





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Mar 21 Mar - 10:26
J’utilise cette arme depuis près de dix ans, crois moi Olrik je la connais bien, elle est un symbole concret que le pouvoir ne vient pas sans sacrifice. Qu’une seule fois dans ma vie j’ai céder à son influence, le jour où je l’ai pour la première fois empoignée. Depuis mon retour dans le nord, je ne l’ai dégainé qu’en deux occasions, toute les deux contre le Voïvode. Bien que la première fois, ça ne m’a été d’aucune utilité.
 
Le ton de Skärn était légèrement tendu, mais cela était dû au fait qu’il était toujours occupé à finaliser le sort d’emprisonnement du Voïvode. Sa lame était imbibée de son propre sang, elle devait se nourrir du fluide vitale d’un individu pour finaliser l’emprisonnement de l’âme d’un éveillé, malheureusement, cela faisait longtemps que le Voïvode n’avait plus de sang à offrir, le traqueur avait donc dut offrir le sien, et une à deux années d’espérance de vie avec. Il utilisait à présent son Hamr pour tisser dans la lame des liens visant à entraver et emprisonner l’âme de son ennemi, afin que jamais il ne puisse en sortir sans son autorisation… ou au moins pas avant que sa magie ne s’estompe, Skärn n’ayant pas le luxe d’être éternelle.

Une fois cela terminé, bien que la lame luisît toujours d’une lueur maléfique signe que leur adversaire n’avait pas finis de se débattre, Skärn se permit un soupir de soulagement. Ses mains se posèrent sur son casque pour le retirer, dévoilant un visage fatigué et en sueur. De son armure, d’un sang coulait encore par endroit. Il tourna la tête, juste au bon moment pour voir l’annihilation de Valkung. Se relevant péniblement, il avança jusqu’à être à côté d’Olrik.

La combustion spontanée dans toute sa gloire. Je suppose que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire.
 
Aucune joie, aucun sentiment de victoire n’émanait de la voix de Skärn, malgré les airs qu’il se donnait, malgré ses affirmations sur ce qu’il était, il n’aimait pas voir toutes ces âmes se débattre alors que des flammes surnaturelles les consumaient.
 
Excuse-moi de pas sauter de joie à cette annonce, mais parmi toutes ces âmes plusieurs de mes ancêtres s’y trouvaient. Vois-tu, les gardiens de la cité de Valkung sont… étaient composé de la garde du Voïvode, de ses meilleurs et plus fidèles hommes, ayat juré de servir leur souverain jusque dans la mort. Et leur maître les as pris au mot, les liants à lui par la sorcellerie. Ce rituel était bien plus pervers qu’on aurait pu s’y attendre car elle liait à ce serment, non seulement ces hommes, mais aussi toutes leurs descendances. Quand un d’entre nous meurent, à moins qu’un envoyé d’Odin ou de Hèl interviennent personnellement, nous étions condamnés à rejoindre les rangs de la garde de Valkung. Au faite, comment se porte Daudr ? je n’ai pas vraiment eut le temps de m’assurer si elle s’en sortait.
 
Alors que le brasier commençait à s’éteindre, Skärn avança péniblement dans les ruines, son œil cherchant la trace d’éventuels « survivants » mais il n’en vit aucun. Même la brume qui recouvrait en permanence les ruines de la cité avaient disparu, tout comme les vestiges de l’ancienne capitale.

- Tu n’as même pas idée à quel point ce que tu dis vrais. Il ne portait pas le titre du Dernier Voïvode pour rien. Même si les chefs actuels de Niflheim ont conservé la titulature, ils ne sont pas de la lignée légitime, et le Voïvode ne se privait d’utiliser ce manque de légitimité pour les hanter et les pousser peu à peu vers la folie. Si à Niflheim, nous élisons notre Voïvode périodiquement, ce n’est nullement pour des considération « démocratique », seulement car nous savons que passé un certain temps, notre dirigeant perdra toute raison, et il n’est pas rare que même avec cela, le Voïvode en place ait déjà tellement sombré qu’il s’accroche au pouvoir en se basant sur les innombrables paria vivants ici. Au moins, Niflheim aura droit à une période de gouvernance à peu près stabilisé. Mon royaume va peut-être enfin pouvoir tenté de se relever. Jusqu’à ce que ce fou revienne… encore et toujours, et la prochaine fois, je ne peux que prier que de nouvelles personnes seront en mesure de le contrer, mais j’en doute.

Il se tourna vers Olrik et se permit même d’esquisser un sourire, mais pas le sourire sarcastique qu’il avait l’habitude d’abhorrer, mais un sourire montrant une gratitude sincère. Olrik lui avait permis de débarrasser sa terre de l’une des pires calamités qui l’habitait, et il se sentait à présent redevable envers lui.
 
Je t’en dois une Héritier de Surtr, si un jour tu as besoin de mes talents je répondrai à ton appel quoi qu’il m’en coûte. Mais dans l’immédiat, je compte tout d’abord trouver un moyen de m’assurer qu’il ne s’échappera pas tout suite et ensuite de me faire soigner ces égratignures, ce serait stupide de mourir pour cela. Enfin, je sais de source sûre que le nouveau protecteur de ce royaume va bientôt prendre ses fonctions et je pense avoir l’un ou l’autre truc à lui apprendre.

Ce que Skärn ne révéla pas, c’est que les coups que les gardiens lui avaient portés étaient bien plus redoutable qu’on ne pourrait le croire. À l’instar de Dainslef, leurs armes s’attaquaient autant au corps qu’à l’âme. Aucun non éveillé n’aurait pu survivre à un de leurs coups, et même un éveillé de bas-niveau n’était pas sûr d’y survivre sans protection. Skärn devait sa survie autant à sa maitrise dans le maniement du Hamr et son expérience dans tout ce qui touche à l’âme, qu’à sa protection.
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Jeu 23 Mar - 23:12


Olrik écouta les paroles de Skärn qui lui expliquaient la nature des âmes qu’il venait de consumer. Il n’en éprouva aucuns remords, il n’avait fait que ce qu’il savait devoir faire. Que ces êtres aient été nobles et fidèles dans leurs vies, ne les empêchaient d’être désormais des choses à abattre. L’Héritier ne se chargeait de sentiments inutiles pour ses ennemis et ses esprits l’avaient été.

- C’est gentil de t’inquiéter pour Daudr mais aussi inutile. Elle est suffisamment puissante pour affronter l’un des porteurs d’une Etoile Divine, ce ne sont donc pas quelques âmes errantes qui pourraient lui faire du mal.

La chienne approcha. Elle était effectivement indemne et semblait même avoir profité de l’affrontement pour s’amuser un peu.

* Petit homme, ton compagnon est dans un sale état…

L’Incendiaire observa de nouveau le porteur de l’Eclat de Garm alors qu’il s’avançait vers les ruines, lui emboitant le pas. Il ne peut que constater que Skärn avait dû être considérablement blessé durant les combats, alors que lui-même était totalement indemne. L’héritier du Brasier Noir porta une main à son front et se saisi de la couronne qui constituait le casque de son armure et l’ôta. D’un geste habitué, il la plaça à sa ceinture du côté de son épée qui se chargeait de la maintenir en place.

* Effectivement. Les esprits ont été durs avec lui.

Daudr les suivait, ne quittant par Olrik.

* Si tu veux, je peux utiliser mes pouvoirs pour le guérir ?

* Non. Il serait trop fier pour l’accepter. Skärn est puissant, il guérira seul.

Pour ponctuer ses paroles, Olrik caressa l’encolure de la chienne géante. Il était heureux de l’avoir retrouvée, bien plus encore que d’avoir récupérer Surtal.

- Tu ne trouveras aucunes âmes survivantes en ces lieux. Mes flammes dévorent tout.

Je suis heureux que notre victoire signifie un renouveau pour ton royaume. J’espère que cela sera les bases d’une possible alliance entre Niflheim et Muspellheim.


L’Incendiaire sourit de manière presque chaleureuse et tendit le bras à Skärn à la manière des nordiques.

- Tu ne me dois rien Skärn. Tu m’as aidé à retrouver mon épée et je n’ai pas combattu le Vovoïde pour que tu me sois redevable. Soyons camarades, à défaut d’amis, ce sera déjà bien. Si tu as besoin d’aide pour ce royaume, je serais aussi ravi de répondre présent. Si le destin le veut, je reviendrais bientôt et je pourrais rencontre ce nouveau souverain. Mon royaume est tout proche et il est plus que temps que j’embrasse les fonctions que ma famille a toujours exercé. Muspellheim renaitra des cendres que Loki a laissées !

Olrik se dirigea vers l’extérieur des ruines.

- A bientôt Skärn, guerrier divin de Garm !




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SkärnGuerrier Divin de Garm
Guerrier Divin de Garm

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Sam 1 Avr - 20:11
Skärn observa silencieusement Olrik s’éloigner. Cette équipée lui avait appris énormément sur l’héritier de Surt et son avis final sur cet individu était pour le moins… mitigé. D’une part, il ne pouvait pas nier la puissance du guerrier divin et que ce dernier n’était pas animé de mauvaises intentions, mais de l’autre il ne pouvait s’empêcher de le trouver un peu trop radicale dans ses réactions, celles-ci manquant parfois réellement de subtilités. Tout semblait pouvoir se régler par un déchainement de puissance. À présent, le Voïvode avait beau être neutraliser pour un temps mais de nombreuses âmes avaient été irrémédiablement détruit, ce qui dérangeait le traqueur au plus haut point. Et surtout les ruines de Valkung étaient dévastées. Skärn poussa un profond soupir en songeant aux discussions qui l’attendaient pour expliquer aux autorités de Niflheim cette destruction et pour leurs expliquer que l’accomplissement d’une certaine prophétie s’en voyait réellement compromise. Une prophétie annonçant un retour de Nifheim à sa puissance de jadis le jour où la citée de Valkung se dresserait à nouveau dans toute sa splendeur. Ça risquait de faire beaucoup de déçut.  Il sentit la présence de Garm dans son esprit, ce dernier émettant un grondement menaçant, Skärn répondit tout en se tapotant le crâne.

- Je sais, je sais mon grand. Il y avait une occasion à saisir avec tout cela. Mais crois-moi, maintenant que j’ai parfaitement conscience de ce à quoi j’ai eu affaire, ça n’aurait pas marché. À peu choses prêts, je pense avoir négocié la situation au mieux.
 
Cependant, il y avait quelque chose qui le dérangeait plus que tout le reste, la sensation qu’un élément lui échappait mais qu’il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Dans sa main, il pouvait voir la lame de Dainslef briller d’une manière réellement inquiétante. Il s’agissait surement encore de la présence du Voïvode, mais ce dernier avait beau être emprisonné, Skärn sentait que l’influence de son prisonnier continuait à s’exercer autant sur les environs que sur son propre esprit. Il rangea finalement la lame dans son fourreau avant de mettre un genou à terre, ses blessures commençant à se faire sentir. Quand il avait accepté de se les voir infligé, il était assez confiant sur sa capacité à les encaisser et à se soigner dans l’immédiat. Il fit appels aux âmes qu’il gardait en son pouvoir pour prendre l’énergie nécessaire à refermer ses plaies.
 
Ce fut à ce moment, alors qu’il utilisait son Hamr pour se guérir, que quelque chose attira son attention sur le sol. En concentrant son esprit sur ce qu’il avait vu, il remarqua une étrange activité dans la zone, des énergies étaient à l’œuvre. Cela le perturba, après l’attaque d’Olrik, il n’aurait rien dû rester, et maintenant, il avait l’impression que ce sol maudit était en train de restaurer la magie qui s’était dissipé avec la destruction de la ville. Même la brume semblait revenir.

Skärn préféra ne pas rester dans le coin et commença à s’éloigner, son esprit bouillonnant pour traiter toutes les infos qu’il avait recueilli et de la manière dont il pourrait en tirer partit. Le point qui l’inquiétait le plus pour l’avenir, c’était cette histoire de « troisième force ». Il ne savait pas comment il allait devoir gérer cette affaire, surtout si comme il s’en doutait, cette faction était dirigée par Olrik. Ce dernier ferait un puissant allié, mais son apparent manque de finesse causerait, à son sens, plus de problème qu’il en résoudrait. Il était néanmoins indéniable qu’il faudrait le prendre en compte dans l’équilibre des forces. Alors qu’il s’enfonçait dans les bois, il tourna la tête pour voir que la brume était revenue, et que des silhouettes familières s’élevaient de cette dernière.

La flamme d'une aube nouvelle...