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Lun 8 Mai - 22:27
Le dernier fragment de la clef allait conduire l’italien à Tokyo. Malheureusement, la ville n’était pas vraiment au meilleur de sa forme, depuis que Poséidon avait décidé d’y faire un peu de ménage. Pour une fois, le Saint ne pourrait pas empirer les choses, comme avec le démon ou le dieu Tahitien, puisque le seigneur des océans l’avait déjà fait. Au mieux, Ephraem pourrait donner un coup de main aux habitants pour reconstruire la ville, au pire… il partirait comme il était venu, les mains dans les poches. Du moins, c’est ce qu’il pensait quand il commença ses recherches sur Yasunobi Hayashi, le descendant de Romulus qui vivait au Japon. Un appel d’Athena changea les plans du chevalier, qui avait l’intention de boucler cette course pour de bon. Au lieu de se rendre directement sur l’ancien lieu de travail du descendant, l’italien devrait retrouver la déesse à Tokyo, dernier lieu publique ayant vu Poséidon, pour y faire un discours. Et la déesse, dans sa grande sagesse ou dans le grand sadisme de son réceptacle, demanda au chevalier du Taureau d’être là lors du discours, pour servir d’image de confiance.

D’après les souvenirs qu’avait le Saint, soit le peu qu’on lui ait raconté avant qu’il ne devienne chevalier, Athéna n’avait pas fait de discours depuis trente ans. La dernière fois, Saori Kido, le réceptacle de la déesse, dû faire un discours au monde entier, après avoir vaincu les forces d’Hadès. Dans son discours, la déesse dévoila l’existence des dieux aux Hommes, ce qui fit un choc énorme dans le monde.

- Bon… elle a intérêt à bien le faire son discours. La dernière fois elle a juste réussi à augmenter la chasse aux éveillés. Comme si on passait pas pour des monstres de base.

Puisqu’il avait maintenant le temps de faire des recherches, le jeune homme se contenta de se rendre dans l’hôtel où il allait séjourner. Le choix était plutôt simple, le dieu des océans ayant fait un peu de ménage parmi les habitations. Puisque Yasunobi travaillait au palais impérial, Ephraem fit en sorte d’avoir un hôtel non loin, pour s’y rendre rapidement, une fois le discours terminé. La recherche fut la plus étrange que dû faire l’italien. Pour tous les autres, la recherche fut simple, avec un vulcanologue, une archéologue, un professeur d’histoire et un gardien de musée, mais le japonais n’était pas comme les autres. En utilisant l’aide d’un hackeur de sa mafia, le chevalier réussi à obtenir des informations sur le descendant. D’après ce qu’il venait de recevoir sur son ordinateur, Yasu faisait parti de la garde impériale. Au final, il était plus proche d’Ephraem que les quatre autres.
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Lun 15 Mai - 22:25
Athena était plongé dans la lecture d’une feuille écrite de sa main quand l’avion amorça sa descente, si bien qu’elle faillit bien ne pas s’en rendre compte. Elle s’empressa de ranger la feuille ainsi que ses lunettes de lecture avant de se préparer à l’atterrissage. Elle sortie en marmonnant quelque chose. Qu’elle soit en train de râler entre ses dents ou de répéter le discours qu’elle avait relut durant le vol, impossible de le savoir car aucun son ne sortait de ses lèvres. La jeune femme regarda autour d’elle, comme cherchant quelque chose, ou quelqu’un. Elle finit finalement par trouver ce qu’elle cherchait car elle se dirigea brusquement vers un homme aux cheveux noirs.

« Bonjour Ephraem. Désolé de te déranger une nouvelle fois pendant ta quête. Tu la finiras un jour, ne t’en fait pas. Du moins, je l’espère, faudra bien que tu rendre au Sanctuaire un jour. Enfin, si ça peut te rassurer, je ne suis pas vraiment réjouis de devoir faire ça moi non plus… Mais il faut bien que je m’attelle à mes devoirs.

L’idée était de faire un discours censé rassurer l’humanité, en présence d’Ephraem, en tant que visage connu après sa défense de Paris qui avait eu de nombreux témoins. La déesse se demandait encore ce qu’il passe par la tête des gens quand, à proximité d’un combat d’éveillés, leur premier réflexe et de sortir leur téléphone portable pour filmer l’affrontement et le mettre sur internet. En tout cas, ça servait bien leurs intérêts.
Ils se rendirent à l’endroit où ils avaient prévu de faire le discours. Maintenant qu’elle y pensait, l’américaine réalisait qu’elle n’avait pas encore eu le temps de prévenir son père biologique qu’elle était la nouvelle incarnation de la déesse Athéna. Est-ce qu’il allait voir le discours ? Est-ce que quelqu’un allait lui en parler ? Ce n’était pas vraiment comme ça qu’elle avait imaginé qu’Arthur découvrirait ce qui lui était arrivé. Mais c’était trop tard à présent.

- Citoyens du monde. Moi, Athéna, déesse de la Sagesse et Protectrice de l’humanité, ai décidé de quitter le Sanctuaire pour vous délivrer un message. À travers les âges, nous, Divinités Olympiennes, avions comme principe de ne jamais mettre en péril un monde que nous avions protégé des forces obscures du passé. Pour autant, chacun de nous porte en lui sa propre conception d'un monde meilleur. Cependant, nous commettons parfois des erreurs et nous ne partageons pas les mêmes buts. Alors, vous êtes impliqués dans des événements radicaux et menaçants.

Comme vous avez pu le constater, la puissance des dieux est dévastatrice. Des dieux Hindous ont ravagé la terre, détruisant La Havane et Rodorio, avant de tout reconstruire et de ressusciter les morts. Poséidon s'est ensuite attaqué à vous, parce que le monde, selon ses propres convictions, sombre dans la corruption. Je n'excuserais pas son geste, ayant perdu des Hommes en essayant de l'arrêter, comme peut en témoigner le chevalier d'or du Taureau ici présent. Par chance, malgré les nombreux ennemis que compte l'humanité, nous avons pu recevoir le soutien des dieux asiatiques, qui se sont sacrifiés pour vous protéger.

Comme je l'ai dit, leurs actions sont impardonnables, et nous ne pouvons pas juste les oublier. Cependant, je sais de source sûre qu'ils essaient de se racheter, et que l'un d'entre eux a récemment agit dans le bien de l'humanité. Nous ne pouvons ignorer leur tentative, et il est plus sage de les encourager sur cette voie et s'assurer qu'ils ne recommencent pas, plutôt que d'ignorer leurs efforts et risquer de les encourager à tenter à nouveau de s'en prendre à l'humanité. Le Sanctuaire est donc prêt à les aider à rester sur cette voie et les soutenir dans leurs efforts.

Même si nous ne pouvons pas encore opérer partout, les Saints se relèveront toujours. Nous sommes votre bouclier, comme nous vous l'avons montré à Paris. Nous serons toujours là pour repousser les forces qui vous menaceront, quel qu’elles soient, nous vous protégerons du danger. Citoyens du Monde, j'ai toujours eu foi en l'Homme: par le passé, invisible à vos yeux, j'ai combattu vos ennemis de toutes mes forces et de toute mon âme, accompagnée de mes fidèles et valeureux chevaliers. Aujourd'hui, je vous renouvelle au grand jour ce serment que j'ai proféré il y a une éternité: je vous protégerais quoiqu'il m'en coûte et nous donnerons nos vies pour que vous ayez un avenir radieux et épanoui.


Mièvre. Dégoulinant de niaiserie. Et parler des actions passées de la déesse Athéna comme si elle y avait elle-même participé lui laissait un goût amer dans la bouche. Elle n’avait toujours pas digéré le fait d’être devenue la nouvelle incarnation de la divinité. Cependant, elle n’en laissa rien paraître avant d’être partie.

- Profite bien de ton armure Ephraem. Tu pourrais être en train de faire des trucs bien plus barbant qu’une longue recherche à travers le monde, du genre ; faire des discours écœurant tant ils sont guimauve.

Elle secoua la tête avant de conclure :

- Bon, je n’ai plus rien à faire ici moi. Je vais retourner au Sanctuaire et trouver quelqu’un d’utile et plus distrayant. Bonne chance pour la suite sale jeune ! »
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Mar 16 Mai - 18:45
Comme convenu, le Taureau s’était rendu à l’aéroport pour y attendre Athena. Même pendant son attente, il était resté connecté avec son ordinateur, afin de rassembler ce dont il avait besoin pour entrer dans le palais impérial. Contrairement aux autres bâtiments qu’il avait pu voir, le palais ne serait pas simple d’accès. Même si une partie était visiblement, du moins avant l’attaque de Poséidon et le désordre que causa un combat entre deux Marinas et deux Black Saints, une autre partie était restée privée. Après tout, le palais était toujours la demeure de la famille impériale, et comme toutes personnes normalement constitué, ils ne faisaient pas visiter leur maison, du moins pas complètement. Le soucis, c’est que le Saint devrait s’introduire dans cette partie privée et était sûr qu’il n’aurait pas d’accès, même en venant tout souriant avec son armure d’or ou en entraînant la déesse de la guerre avec lui. De plus, il était persuadé que la réincarnation actuelle préfèrerait exploser un mur pour entrer, plutôt que de jouer au touriste. Mais comme le chevalier ne voulait pas utiliser la manière forte, il devait chercher des passages secrets pour entrer et donc éplucher tous les plans qu’il avait pu se procurer.

Lorsque l’avion se posa enfin, le jeune homme rangea rapidement son ordinateur, avant de se diriger sur la piste. La jeune femme n’avait pas changé depuis la dernière fois qu’il l’avait vu, toujours semblable à elle-même et non une copie de Saori. Dans un sens, il préférait largement ça, les Saints passant déjà suffisamment pour des bisounours aux yeux du monde. Vision qui n’allait surement pas changer avec le discours qui se préparait, puisque le but était de rassurer la population. Avant de monter sur scène, le chevalier se revêtit de son armure, avant de se placer à la droite d’Athena, tout en étant un peu en retrait. Il n’était là qu’en visuel, pas pour parler à une armée de journalistes stupides. Les chaînes principales du monde entier étaient présente, comme le pu le constater Ephraem, en voyant le logo de la chaîne italienne. Le Taureau trouvait la situation plutôt comique, lui qui était le fils d’un grand mafieux, se retrouvant maintenant sous les projecteurs, presque acclamé en héros, alors qu’il préférait largement être dans l’ombre. Comme il pouvait d’ailleurs si attendre, les questions fusèrent vers l’italien, qui dû leur répondre avec un grand sourire.

- Merci beaucoup de vous être déplacé, si vous le voulez bien, nous allons maintenant nous retirer.

Une fois la scène quittée, le chevalier retira son armure, tout en râlant un peu.

- Je suis bien content de faire le tour du monde, mais si c’est pour avoir les paparazzis dans les pattes, ça va être un calvaire. Mais heureusement, c’est le dernier lieu que je dois visiter, ensuite je rentre à Rome pour terminer cet affaire et je retourne dans le monde des bisounours que les non-éveillés pensent être le Sanctuaire.

Le jeune homme salua ensuite la déesse, qui devait déjà repartir, le Sanctuaire ne se dirigeant pas tout seul. D’après ce qu’elle put lui dire, Aldaris n’était plus le Grand Pope, la place se retrouvant de nouveau libre. Ephraem en vint alors à la conclusion qu’on changeait de bronze comme d’argent, d’argent comme d’or, d’or comme de Pope, de Pope comme d’incarnation et d’incarnation comme de chemise. Autant dire que le Sanctuaire n’était vraiment pas au meilleur de sa forme.
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Mer 24 Mai - 18:16
Le plan qu’avait prévu le Saint pour entrer dans le palais était simple. Grace aux renseignements qu’il avait demandés à ses hommes, il se procura un plan des égouts de la ville, égouts qui existaient depuis des siècles. Avec ce plan, il pourrait s’introduire dans le palais, en passant sous les murs et donc en esquivant les gardes. Bien sûr, il avait prévu les différents moyens de défenses que pouvait se payer la famille impériale, il avait donc récupéré quelques boitiers qui auraient pour but de neutraliser les caméras de surveillances, le tout gérer par l’un des hackeurs de sa mafia, afin ne de déclencher une boucle qu’au passage du chevalier. Les capteurs thermiques seraient également piratés à l’aide des boitiers, afin que la température du chevalier passe inaperçu. Pour les derniers capteurs, l’italien n’avait pas besoin de technologie pour les passer, les capteurs de pressions n’étant pas une gêne quand on pouvait peser le poids d’une plume. Le plus problématique dans ce plan, était d’atteindre les armoires d’alimentations, qui avaient été soigneusement placé dans le labyrinthe que formaient les égouts. En gros, pour couper les capteurs, il fallait passer des capteurs, le Taureau dû donc prévoir un outillage qui brouillerait les premiers capteurs, afin de passer sans problème.

- Si les ruines sous le colisée étaient aussi bien surveillées, ça serait bien…

Comme il l’avait prévu, le petit brouillage pour entrer dans les égouts ne dura pas longtemps, mais suffisamment pour qu’il puisse passer sans problème. La suite du trajet était plutôt simple, l’italien suivant le plan des égouts sur une tablette. Le trajet aurait pu même se faire sans plan, puisqu’il suffisait de suivre les câbles pour trouver les coffrets, peint en marron sable, afin de partiellement se confondre avec les parois. Ce qu’ils ne pouvaient pas prévoir, c’était qu’un Saint ayant l’habitude des ruines et autres recherches étranges, viendrait couper leurs alimentations. Le premier coffret avait été bien placé, position haute, avec aucune échelle, ni aucun rebord en dessous. Parfait pour éviter qu’on ne puisse l’atteindre, sauf quand on s’appelait Ephraem. Le chevalier ne peina pas à atteindre le boitier et pu y installer son brouilleur à distance.

- Tu reçois le signal ? OK, on avance alors

Le second boitier était dans le même genre que le premier, ne donnant aucune difficulté au Saint. Il pouvait maintenant se rendre dans le palais, en espérant ne pas tomber sur l’un des gardes. Le passage des capteurs fut simple avec les brouilleurs, l’interférence ne se faisant qu’à l’ordre de l’italien et se coupant directement après. Ce fut donc sans grande surprise que le Taureau entra dans le bâtiment, faisant tout de même attention à ne pas tomber devant un garde se trouvant dans la pièce par hasard.
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Lun 26 Juin - 22:13
La pièce ne contenant aucun garde, le chevalier se glissa à l’intérieur. Il devait maintenant se rendre dans les appartements de fonction des gardes impériaux, qui ne serait pas une tâche facile. Le plan du palais sur son téléphone, Ephraem s’apprêtait à passer la porte pour entrer dans le couloir, mais une puissante force, dépassant largement la sienne, la maintenait fermée. Deux voix se firent alors entendre derrière le Saint, qui se retourna aux rires sonores. Devant les yeux du Taureau se tenait deux hommes à la carrure imposante. L’un ayant des cheveux d’ors et le second d’argents, comme s’ils n’avaient rien d’humains. Et pour cause, il ne faisait que prendre des corps d’emprunts, comme le faisaient Poséidon, Hadès ou Athéna, afin d’interagir avec les mortels. Comment le chevalier venait-il de le deviner ? Peut-être par leurs yeux tout aussi colorés que leurs cheveux, mais surtout par l’immense cosmos qu’ils dégageaient, afin de bien faire comprendre à l’italien qu’ils avaient le dessus sur lui. Pourtant, le disciple des Gémeaux ne se dégonflait pas devant les deux dieux, tout comme il ne le ferait devant aucun. Pour lui, se serait même un honneur d’en affronter un, alors pouvoir en combattre deux en même temps, même s’il devait en mourir à la fin, serait une joie immense. Le dieu aux cheveux d’ors pris alors la parole.

- C’est donc toi le guerrier qui doit venir récupérer le fragment ?

Le second dieu fixa son frère, du moins c’est ce que supposa Ephraem, puisqu’ils se ressemblaient complètement, si bien sûr on oubliait les différences de couleurs.

- Evidemment que c’est lui. Tu penses vraiment qu’un autre guerrier au cosmos aussi grand viendrait ici ? En plus, il a le parfum de chevalier d’Athéna, c’est forcément le bon.

Les dieux étaient étranges dans leur comportement. Leurs voix indiquaient qu’ils étaient puissant, mais ils avaient chacun une façon de prononcer les mots, qui donnait envie de faire confiance à l’un, mais se méfier du second. Le dieu argenté se présenta sous le nom de Fujin, que le Saint identifia comme étant le dieu du vent.

- Si vous êtes Fujin, je présume que vous, vous êtes Raijin, le dieu du tonnerre.

Un nouveau rire se fit entendre, comme un coup de tonnerre dans la salle. Le jeune homme devait donc avoir deviné juste. Si l’italien avait bien compris la question du dieu doré, il devrait voir avec eux pour obtenir le dernier fragment. Il devrait donc jouer finement, s’il ne voulait pas se faire balayer du pays et désintégré avant de toucher le sol.

- Vous avez mentionné le fragment de clef ? Puis-je savoir où il se trouve ou ce que je dois faire pour l’obtenir ?

Le regard du dieu du tonnerre s’arrêta alors sur le Taureau. Il n’avait ni méchanceté, ni gentillesse à dévoiler, juste une envie folle de tester les compétences du guerrier, afin de voir de quoi il était capable. En temps normal, il aurait juste donné le fragment, sans poser d’autre question, ne voulant pas s’encombrer des affaires mortelles, mais le regard du Saint lui donnait envie de s’amuser un peu.

- Tu vas juste devoir faire un petit truc simple. Répondre à une question, une unique question, rien de plus simple que ça.

Le second dieu le regardait amusé, comprenant où voulait en venir son ami. L’italien lui, ne fit qu’accepter l’offre, il n’était pas à la première énigme prêt.

- Nos apparences, à Fujin et à moi, sont celles de démons, nous nous sommes affrontés plus d’une fois pendant des siècles, alors que nous sommes pourtant jumeaux. Lors du dernier combat, nous avons même disparu un temps de votre monde, notre énergie ayant pratiquement disparu. Pour vous, nous étions même morts. La question est donc la suivante : lequel de nous deux a commencé le conflit qui nous opposé jadis ?
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Ven 30 Juin - 23:26
L’italien avait écouté les paroles du dieu, analysant chacun des mots, cherchant à savoir où il voulait en venir. Jusqu’au moment où il posa sa question, une question que n’attendait pas le Taureau. S’il avait pour habitude d’étudier les mythologies de chacun des pays qu’il traversait, ainsi que leurs langues, il n’avait pas mémorisé l’entière mythologie asiatique, mélangeant shintoïsme et bouddhisme. S’il avait su qu’il serait tombé sur les dieux du tonnerre et des tempêtes, il aurait approfondit la partie bouddhisme, qu’il ne pensait pas retrouver ici. Ce fut alors tout son cerveau qui dû fonctionner pour trouver une réponse correcte. S’il en jugeait par les apparences, il aurait choisi Raijin. Le dieu du tonnerre était plus agressif que son jumeau, il était l’image même de la foudre. Mais s’il était l’image de son élément, Fujin devait l’être aussi. Son apparence calme n’était peut-être que le reflet d’une petite brise d’été, qui cachait la tempête hivernale. Le Saint avait donc fait son choix et décida de passer outre les apparences.

- Je pense que le premier à avoir enclenché le conflit était Fujin.

Le géant aux cheveux d’ors parti dans un rire sonore, faisant trembler la pièce.

- Tu es un malin toi, c’est la bonne réponse en effet. Fujin est beaucoup plus sage maintenant, mais avant, il me jalousait, le truc classique entre jumeaux. Il a perdu son premier combat, puis a décidé de revenir. Il a réussi à me vaincre à la seconde fois, m’obligeant à me cacher et devenant le dieu le plus puissant. Mais voilà, j’ai repris des forces pour l’arrêter et la suite tu la connais.

Le chevalier fit tourner ses doigts en l’air, avec un air lassé.

- Vous êtes bien gentil, mais je me fiche un peu de votre histoire. C’est du passé maintenant, je dois d’abord m’occuper de mon présent. Et actuellement, dans mon présent, j’ai besoin du dernier fragment.

- Vous les mortels, toujours aussi pressé n’est-ce pas. Nous pourrions t’écraser ici et maintenant pour ton insolence, mais dans notre grande clémence, nous allons te dire où trouver le fragment.

Le dieu aux cheveux d’argent s’avança alors.

- Vas à Atago-Jinji et dis exactement ce que je vais te dire à l’homme qui s’occupe du temple : « Thor et Eole veulent leur offrande. ». Une fois dit, l’homme te donnera le fragment qu’il garde pour nous.

Ephraem enregistra le message, avant de se tourner vers la trappe et se préparer à repartir.

- N’oublie pas chevalier, tout tes actes ont des conséquences, que ce soit la libération d’un démon ou d’un dieu.

Le Taureau ne se retourna pas, il connaissait déjà la rengaine, s’étant déjà sermonné lui-même à plusieurs reprises. S’il pouvait revenir en arrière, il pulvériserait simplement le dieu et le démon, afin de récupérer les fragments sans se fatiguer.

L’italien se rendit rapidement au sud de Tokyo, pour y gravir les marches du temple le plus haut de la ville. Une fois en haut, il y trouva un vieux prêtre shinto, en train de passer le balai, comme chaque jour à la même heure. L’homme ne fit pas de suite attention au jeune homme, jusqu’à ce que celui-ci se place devant lui. Ephraem prononça les paroles de Fujin, qu’il trouvait ridicule pour un dieu japonais, avant de laisser le prêtre se rendre à l’intérieur du temple. Le vieil homme revint quelques minutes plus tard, avec le dernier fragment de clef en main, qu’il donna au Saint. Le mafieux pu enfin terminer de monter la clef, imbriquant le dernier fragment et tournant le tout pour ne faire plus qu’une clef. Il n’avait plus qu’à se rendre chez lui, retourner au point de départ et en finir avec cette histoire de famille.

Sur les traces de Rome (sixième partie)