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LilithSpectre de la Succube
Spectre de la Succube

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Mar 4 Juil - 17:45
Londres est une ville vraiment magnifique la nuit. J’aime cette atmosphère sombre, sans oublier le brouillard épais qui ajoute un petit côté terrifiant à la décoration des lieux. J’en profite pour me promener seule, jouant les cartes de l’innocence et de la fragilité. En cette soirée magnifique, je suis d’humeur joueuse et pour que je puisse m’amuser, il me faut d’autres compagnons de jeu. C’est pour cette raison que je parcoure les rues de Londres afin de trouver les deux personnes qui vont participer à mon petit amusement. Pourquoi deux individus ? C’est très simple, plus il y a de participants, plus l’amusement est grand. Au lieu de ça, je porte mon attention sur une lumière assez étrange et étant curieuse de nature, je décide d’aller voir ce qui se passe.

Me rapprochant de plus en plus de cette étrange lumière, j’aperçois que cette dernière est celle d’un incendie qui vient de se déclarer à l’instant dans un immeuble. La plupart des habitants se ruent vers l’extérieur afin d’échapper aux flammes mais une jeune femme semble être paniquée tandis qu’elle recherche son enfant dans la foule. Les secours ne tardent pas à annoncer leurs arrivées lorsque les sirènes se font entendre.

-Megane ? Où es-tu ?! Hurle la femme en panique et en pleure.

Megane, ce nom qui était le mien avant que je devienne la Spectre de l’étoile céleste de la luxure. Un passé assez douloureux vu que j’ai été trahie par un homme qui comptait énormément pour moi et je pose mon regard sur la jeune femme qui s’est rapprochée de moi afin de me demander de l’aide.

-Je vous en prie… Sauvez ma fille…

« Où se trouve-t-elle ? »

-Elle est au troisième ! Me répond la mère en panique.

Sans rien ajouter, je décide de m’élancer en direction de l’établissement en flamme afin de porter secours à petite fille. Y a-t-il une raison à cela ? Oui, elle porte le même nom que moi et c’est une raison suffisante pour l’aider. Me faufilant rapidement entre les flammes, j’essaye de rejoindre le troisième étage afin de trouver l’enfant avant qu’il ne soit trop tard. Arrivant à l’endroit convoité, je continue ma progression tout en appelant la jeune fille.

« Megane ! Megane, tu es là ? »

Finalement, cette dernière ne tarde pas à se montrer et je ne peux me retenir d’esquisser un sourire de satisfaction en la voyant qu’elle se porte bien. Cependant, il est hors de question de traîner plus longtemps ici afin d’éviter d’avoir des complications pour la suite. Prenant l’enfant dans mes bras, je rebrousse chemin pour arriver rapidement au rez-de chaussée. Malheureusement pour nous deux, une partie du plafond s’est effondré et cela risque de nous compliquer les choses. Posant la gamine sur le sol, je m’approche d’une poutre pour utiliser ma force afin de la soulever afin de permettre à l’enfant de passer.

« Tu peux passer, Megane… Je te rejoins juste après. »

Un petit hochement de tête et la gamine passe. A ce moment précis, une autre partie du plafond s’écroule sur ma personne et me blesse au niveau de l’épaule, mais je tiens bon malgré le cri de douleur qui vient de s’échapper de mes lèvres.

« Continues… La sortie est là. »

La jeune fille semble hésiter à sortir suite à la position dans laquelle je me trouve et elle finit par se diriger vers la porte en courant.

Maman… Maman… Crie-t-elle. La dame est coincée à l’intérieur !

Les secours sont sur place et ils font leurs maximum pour tenter d’éteindre l’incendie mais sans succès pour le moment. Quant à moi, je ne peux pas utiliser mon cosmos aux risques de faire écrouler le bâtiment sur les personnes se trouvant à l’extérieur. Suis-je entrain de devenir différente ? Cela ne me ressemble pas de penser aux autres. Une chose est sure, je ne vais pas tenir longtemps dans cette position vu que je viens tout juste de poser un genou au sol.
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ElijahChevalier d'Or du Sagittaire
Chevalier d'Or du Sagittaire

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Lun 10 Juil - 8:05



Fin d’une mission. Une de plus. Mes soldats et moi étions revenus d’une opération, comme à son habitude, bien dangereuse. Comme d’habitude oui… Depuis combien de temps sommes-nous envoyés dans des manœuvres où notre survie ne tient qu’à un fil ? Encore et toujours des renégats, des élus n’appartenant à aucun camp, qui sème le désordre et le chaos dans des coins de ce monde. J’ai bien du mal à contenir mon véritable pouvoir : si je veux faire en sorte que chacun d’entre nous revienne en vie, je suis à chaque fois obligé de révéler un peu plus de ma véritable force. Si l’Organisation devait savoir que j’avais été un ancien chevalier d’or, je suis persuadé qu’ils nous enverraient dans des missions suicides. Alors, et complètement à contre cœur, il y avait des fois où j’étais obligé de renier mes principes: j’utilisais des méthodes indignes et cruels afin d’entretenir l’espoir dans mon escadron. Qu’Athéna me pardonne mais j’ai honte de l’avouer : la fin justifie parfois les moyens. Comme il y a deux nuits de cela dans une petite ville d’Angleterre. Fort heureusement, cette nuit, quand je nous vois profiter d’un petit moment de détente entre complicité et moments de joies, je ne peux que m’en réjouir. Ils sont tous vivants ce soir. Le seront-ils la prochaine fois ? Même si je sais que nous sommes toutes et tous remplaçables, consommables, pour moi, chaque vie a une valeur.

La soirée était terminée et, comme à chaque fois, tout le monde rentrait chacun de son côté. Quant à moi, encore et toujours lorsque j’avais commis un acte contraire à mes idéaux, je culpabilisais un long moment. La fin justifie les moyens : pour l’orphelinat, pour Maria et les enfants, je plongeais un peu plus dans les méandres des ténèbres. J’avais torturé et éliminé froidement une jeune femme. Elle était une cible à éliminer, elle avait fait le mal mais rien ne justifiait mes actes. Pour autant, on ne fait jamais véritablement ce que l’on veut car la donne était simple : si je ne la tuais pas, elle continuerait à être une menace pour la vie d’autrui. Perdu dans mes pensées, c’est alors que je sentis une odeur de fumée dans le coin de Londres lorsque je vis un immeuble en feu. Je m’approchais pour voir si je pouvais être d’un quelconque secours et constatais les difficultés des pompiers à éteindre le feu. Ma motivation à intervenir fut décuplée lorsque j’entendis une mère et sa petite fille quémander de l’aide autour d’elle : une autre femme les avait aidé à s’échapper mais elle n’était pas revenu. Les pompiers étaient bien trop affairés à tenter d’éteindre le feu et ne les écoutait manifestement pas.



Où est-elle ?

Demandais-je alors que je m’étais approché de la mère. La petite fille m’indiqua le troisième étage. Sans mot dire, ignorant les injonctions des pompiers, je me précipitais à l’intérieur de l’immeuble.


L’immeuble menaçait de s’effondrer à chaque instant et il faisait une chaleur effroyable. Fort heureusement, j’étais un ancien chevalier au service d’Athéna. Même si je ne montrais aucun signe de mon appartenance au Sanctuaire, dissimulant mon potentiel cosmique, j’utilisais malgré tout mes compétences afin de me rendre rapidement au troisième étage, me servant également, de mon expérience dans les situations à risques. Arrivé sur place, je vis une jeune femme qui était en danger. Je répérais vite une solution d’échappatoire par l’intermédiaire d’une fenêtre ouverte qui n’était pas encore sous l’emprise des décombres. Elle avait un genou, posé au sol. Vite, je courrais vers elle et l’aidais à se libérer en soulevant la partie du plafond avec mes deux mains. Peu importe si elle se pose des questions, seul le résultat compte. La fin justifie toujours les moyens : la plupart du temps, je payais les conséquences de cette réflexion au centuple. À de très rares occasions, il s’avérait que cette stratégie pouvait sauver des vies. En l’occurrence, elle me permettait de sauver une vie. La chaleur brûle les paumes de mes deux mains mais mon visage demeure imperturbable.
.



Mes excuses Mademoiselle…

Me disculpais-je alors que je me permis de la jeter sur mon épaule, la tenant fermement dans mon bras gauche lorsqu’une majeure partie du plafond s’écrasa sur le sol, nous empêchant de sortir par l’avant. Vite, je me rendis par derrière, sauta à travers la fenêtre ouverte pour atterrir le plus souplement sur le sol. Une fois à l’extérieur, je la déposais sur ses pieds, le plus délicatement possible. Puis, je l’emmenais vers la zone de sécurité.

Vous voilà en sécurité… Les secours vont pouvoir s’occuper de vous. Au revoir Mademoiselle…

La saluais-je en souriant gentiment alors que je vis la Mère et la petite fille accourir vers la Jeune Demoiselle.

Était-ce une manière, pour moi, de me faire pardonner des actes terribles que j’avais accompli il y a de cela deux jours ? Une vie achevée pour une vie sauvée. Peut-être bien… Certainement oui… Je m’éclipsais en reculant de quelques pas alors que je vis les pompiers qui commençaient à éteindre le feu progressivement. Je ne suis plus un chevalier du sanctuaire, je ne suis toujours pas prêt de revenir auprès de ma Glorieuse et Tendre Déesse. Qu’elle me pardonne mais j’ai un devoir auprès de Maria et des Enfants. Après tout, si je ne peux les sauver, ni les protéger, ni veiller sur eux, c’est que je ne mérite pas d’être un Saint. La Demoiselle était en vie, j’avais accompli ma mission : les paumes de mes mains sont brûlés au deuxième ou troisième degré. Je vais me faire sermonner par Laura puis elle me soignera. Marchant sereinement dans la ville, me fendant dans la foule de la ville de Londres, je m’apprête à quitter la ville pour rentrer chez moi… Jusqu’à ce qu’une nouvelle mission m’attende…





Crois-tu au destin? [Pv Elijah]