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AzirChevalier d'Or du Lion
Chevalier d'Or du Lion

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Mer 12 Juil - 18:56
"597... 598... 599... eeeet arrivé ! Pfiouuu..."

Azir posa le pied sur la dernière marche le séparant du Temple du Lion le souffle court. La promenade de santé qu'il venait d'accomplir lui demanda de s'arrêter quelques minutes. Si en temps normal, sportif, l'ascension se serait probablement passée sans trop de problèmes, l'effectuer avec plusieurs heures d'entraînement dans les jambes et les courbatures de la veille relevaient le niveau de difficulté. La petite pause avec Athena et Ariake constituait après-coup un bon moment de repos, il s'en rendait à présent compte.

Lorsque son corps cessa de crier grâce, il redressa enfin la tête en direction du fronton de l'immense bâtisse à colonnes, son regard soudain captivé par l'ancienneté du lieu. Une expression purement émerveillée s'installa sur son visage, alors qu'il réalisait que cet édifice se trouvait à présent sous sa garde. Un temple immense, empli de lumière -probablement à dessein-, respirant le poids des âges et la majesté de l'Ordre dont il portait l'une des armures.

Curieux, il se retourna pour voir la distance déjà parcourue, l'entrée du Sanctuaire plusieurs centaines de mètres en contrebas où il avait fait la connaissance de la déesse. Sur le coup, la seule pensée qui le traversa fut la reconnaissance de ne pas habiter plus haut dans les temples. Cinq suffisaient déjà largement à sculpter ses mollets dans l'acier.

Suivant les indications données par Hippolyte à la Palestre, il explora les lieux et découvrit une petite porte discrète derrière l'une des grandes colonnes. A l'aide d'une clef remise à son attention, il entra dans ce qui devenait dès lors ses appartements de chevalier d'or, une succession harmonieuse de larges pièces exposées au soleil, meublées sobrement mais ne manquant de rien. Il constata même la présence d'un réfrigérateur rempli peu avant son arrivée, d'une cuisine toute équipée, d'un ordinateur et d'un portable avec une connexion wifi en parfait fonctionnement.

"Ça rattrapera ce que j'ai laissé à l'hôpi... OH MEEEERDE. Maintenant que j'y pense, j'ai plus rien ! Mes papiers, mes fringues, mon portable..."

Sentant la lassitude le gagner, le blondinet laissa s'affaisser ses épaules et se dirigea vers la chambre pour s'effondrer sur le lit. Sur le point de se laisser basculer, il stoppa net en se disant qu'il ne ferait que salir les couvertures avec toute la poussière et la sueur qui le couvraient. Programme immédiat : une douche, une sieste. Ensuite, régulariser sa situation. Tant bien que mal.
Il amorça un geste pour retirer le premier de ses brassards, quand tout à coup l'armure se retira elle-même de son corps pour reprendre sa forme totémique au milieu de la pièce.

"Ouah... Donc tu t'assembles et te démontes toute seule ? C'est bien pratique ça ! Et tu te laves seule aussi ? J'imagine que susceptible comme tu es... en plus tu es un Lion, tu dois aimer faire ta toilette non ?"

Pour toute réponse, un bref rayonnement auréola l'armure puis retomba. Le jeune homme attendit de voir autre chose, mais rien ne vint, aussi il haussa les épaules.

"J'ai compris, je prends une bonne douche et je te passe un coup d'éponge après ! T'es en or, tu rouilleras pas !"

Et que ce fut agréable de se délasser sous l'eau chaude, puis d'enfiler un peignoir un brin trop grand ! Enfin apte à s'asseoir, Azir se laissa couler dans le moelleux du lit, un soupir de bien-être aux lèvres. Il demeura étendu, les bras en croix, pendant une bonne dizaine de minutes supplémentaires avant de se lever pour tenir sa promesse de rendre sa propreté à l'armure. Une fois cela accompli, il s'intéressa à l'ordinateur, encore une fois curieux d'en savoir plus. L'obsession de savoir si Athena Blackwell se moquait de lui lui trottait en tête depuis leur conversation, aussi chercha tout simplement des informations sur l'incarnation d'un dieu, sur la déesse elle-même.

Bien vite, il trouva une vidéo... de la même jeune femme en plein discours à Tokyo, s'adressant au monde entier.

"Ah ouais... "

Le jeune Lion s'enfonça dans le dossier de sa chaise, les yeux rivés sur l'article de presse sans parvenir à le lire, son regard captivé par la photo d'accroche de la déesse avec un homme en armure dorée près d'elle. L'identité du chevalier en question ne lui disait rien, mais il fut curieux de savoir qui serait son frère d'armes. Quant à la déesse, il repensa au discours de l'ancienne Capricorne, sa notion de "parasite", et son caractère bien trempé. Sidérant.
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AzirChevalier d'Or du Lion
Chevalier d'Or du Lion

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Lun 17 Juil - 10:15
Le Lion échappa un soupir, avec la sensation soudaine d'avoir reçu un poids trop grand à porter pour ses épaules. On lui demandait de devenir Atlas quand il n'était qu'Azir...

Décidé à ne pas se laisser abattre, il secoua la tête un instant et se fit un devoir de rattraper le temps qu'il avait perdu dans la "vie civile". Une ribambelle de mails l'attendaient sur sa messagerie -les bienfaits d'internet !-, et il grimaça en découvrant entre deux publicités, journaux électroniques ou newsletters diverses, des messages de ses voisins qui avaient eux-mêmes été alertés de sa disparition par l'hôpital.

"Quand je pense que je sais même pas dans lequel j'étais... Qu'est-ce que je vais leur dire ? 'Je suis désolé de vous avoir inquiétés, c'est juste qu'on m'a kidnappé pour faire de moi un chevalier d'Athéna ! Vous pouvez me rendre mes affaires maintenant ?'. Tu parles, à ce prix-là, soit ils m'envoient à l'asile, soit ils me prennent pour un terroriste..."

Nouveau soupir, et Azir se sentit encore plus mal à l'aise avec la nouvelle question qui lui hantait l'esprit : pouvait-il révéler son appartenance aux chevaliers à n'importe qui ? Ils étaient si peu connus que la réponse la plus évidente serait négative. Comment faisaient-ils vis-à-vis de leurs proches ? S'ils risquaient la mort, à vouloir affronter dieux et merveilles, c'était probablement mieux ainsi, mais allez faire la transition entre les deux mondes sans éveiller le moindre soupçon !

"Bon, on va faire ça dans l'ordre...

Bonjour Sylvia,

Oui, c'est vrai, j'ai quitté l’hôpital précipitamment. Je suis sain et sauf, mais j'ai eu un problème qui me retient encore actuellement. Je ne peux pas encore en parler, quand ça ira mieux je pense.


Non Azir, non... Ne fais pas de promesses que tu ne pourras peut-être pas tenir ! Comment je pourrais tourner ça...

Bonjour Sylvia,

Oui, c'est vrai, j'ai quitté l’hôpital précipitamment. Tu me rendrais un énorme service si tu allais récupérer mes affaires. Je ne peux pas t'expliquer mais je vais bien. Je passerai


Hum... Je suppose qu'Athéna pourra comprendre le fait que quand on choisit pas ce qui nous tombe dessus, quelques jours pour tout remettre en place ne sont pas de trop, hein ? De toute façon faible comme je suis on me confiera aucune mission... Réfléchissons. Si je deviens chevalier, y'a des des chances que je vive ici en permanence. Donc, résilier mon contrat de travail... la sécu, la mutuelle, quitter mon appart', louer un garde-meubles le temps de me retourner... Ce qui veut dire au moins 1 mois de préavis... Oh là là...

J'essaierai de passer prochainement.

Bise
Azir.


Elle va me tuer la prochaine fois oui...

PS : comment va Caramel ? Ce pauvre chat doit être affamé avec toute cette histoire... Je suis VRAIMENT désolé. Est-ce que tu peux t'en occuper ?
"

Le blondinet se fit un devoir de prévenir, un par un, tous les acteurs de son "ancienne" vie, surtout ses parents et excepté ce même hôpital auquel il n'avait aucune idée d'excuse à présenter. Pouvait-il simplement dire la vérité et espérer qu'on le croie, ou devait-il inventer quelque chose de plus savamment préparé pour effacer les traces de son arrivée chez les Saints ?

L'heure avançant de plus en plus, il ne tint plus la fatigue et se prépara un post-it pour le lendemain, avec pour priorité absolue de demander comment les chevaliers d'or vivaient par rapport à l'extérieur du Sanctuaire. Il devait bien y en avoir un ou deux qu'on n'avait pas recruté depuis le berceau pour lui expliquer la marche à suivre. Pas vrai ? Tant pis si Hippolyte et Athéna lui reprochaient retards ou absences. Ponctuel et assidu de nature, il ferait une entorse à ses règles de vie, tout comme on avait taillé en pièces son quotidien.

Lorsqu'il se glissa dans les draps, épuisé, des questions lui trottaient dans la tête sans s'arrêter, soudain balayées par un rayonnement doux et doré dans le noir.

"Bonne nuit, Lion de Némée. Merci de m'épauler."

Quelques jours pour naître (Solo/libre)