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AslingProtecteur d'Atlas
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Ven 4 Aoû - 19:28
D’après l’un des rapports du chevalier des glaces qu’était le Kraken, Odin, le tout puissant dieu protecteur des Asgardiens, était venu pour recréer l’alliance entre les deux camps. Depuis, Asling avait créé du changement, un grand changement qui pourrait changer la donne au niveau du contrat. Enfin, c’était ainsi que le pirate le voyait depuis qu’il avait récupéré son navire. Avec son nouveau bâtiment, moitié vaisseau fantôme, moitié légende vivante, le capitaine du Flying Revenge parcourait les mers et les océans afin de donner du courage aux pêcheurs et autres capitaines de navire. Bien sûr, le but n’était pas de laisser l’humanité recommencer leur manège de pollution et de surconsommation, mais de faire en sorte qu’ils se relèvent en retenant la dure leçon que leur avait infligée Poséidon.

- Es-tu prêtes pour les terres nordiques Nath ?

Le pirate savait qu’il ne pourrait pas accoster directement dans les terres du nord. D’un parce qu’il savait que les Ases pourraient prendre ça pour une agression, le jeune homme ferait de même, de deux parce que l’accès par voie maritime n’était pas fait son navire. Le Marina n’allait pas prendre le risque de couler son bâtiment juste pour être sûr que l’accord tenait toujours.

- Tu vas voire, Reiner et Wulf sont super sympa. Enfin surtout Reiner, parce que Wulf… il est un peu particulier en faite… je n’ai pas vraiment tout compris avec lui, mais je sais qu’il s’énerve vite, surtout s’il n’a rien pour taper dessus.

Arrivé au port le plus proche, Asling chercha un moyen de se rendre à Magnir. Une fois une moto des neiges trouvait, l’Atlas dû apprendre rapidement comment utiliser l’engin, afin de se rendre dans le village se trouvant juste avant l’entrée du territoire des Ases.
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NathaliaProtecteur d'Arion
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Dim 6 Aoû - 23:10
Nathalia inspira profondément l’air marin tandis que le vaisseau d’Asling fendait les flots. Elle songea à ce qu’ils avaient du traverser pour le récupérer. Elle ne s’était pas imaginée, en rejoignant l’armée de Poseidon, se retrouver à affronter l’équipage mort-vivant d’un bateau de légende. Elle caressa le pommeau de son épée, Lady Gasoline, en songeant à Feu sa compagne, avec qui elle avait forgé l’arme :

« Tu es fière de moi Byakko ? Te connaissant, je suis sûre que tu enquêtais sur ce bateau toi aussi quand tu étais chez les Marinas. Et maintenant tu peux chevaucher les vagues à bords de deux bateaux dont le nom à traversé les âges ! En quelque sorte. Personnellement je ne les connais pas vraiment, mais je suis sûre que c’est le genre d’histoire qui faisait briller tes yeux quand tu étais gamine. Plus que les histoires de ma mère. J’aurais aimé que tu sois vraiment là aujourd’hui… Je suis sûre que tu aurais adoré Asling ! He he, en fait, je suis sûre que j’aurais été quasiement mise de côté tellement vous seriez en train de parler de bateaux et de navigation et d’aventures… Tu m’aurais piqué ma place de meilleure amie !

C’est à ce moment que son ami lui demanda si elle était prête. Elle s’arracha à ses pensées qui la déprimaient un peu et lui sourit chaleureusement :

-J’ai hâte ! Ca fait vraiment bizarre, je n’avais jamais quitté la Russie avant. En fait, c’était à peine si je quittais Kostroma de temps en temps. Mais c’est génial ! J’ai hâte de découvrir les terres nordiques ! En plus ça ne doit pas si être différent de chez moi. Non ?

Une fois sur terre, la jeune femme accompagna son camarade pour trouver une moto des neiges. Elle se souvint alors de cette personne qu’elle avait rencontrée quelques années auparavant, quand Byakko était encore en vie. Un certain Rolf. Ou Skarn. Elle ne savait pas trop au final. Elle y avait gagné une moto ce jour là, pour pouvoir réaliser son rêve de conduire avec une belle femme assise derrière elle. Sauf que l’idée n’avait jamais vraiment enthousiasmé sa compagne. Dommage. Elle avait dut se contenter d’Iskar, mais ce n’était pas une femme. Elle en profita pour raconter cette aventure à son ami. Quand ils furent enfin arrivés au village de Magnir, elle descendit de son bolide et regarda autour d’elle :

-J’ai hâte de rencontrer tes amis Asgardiens Asling ! Je suis bien curieuse !

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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur
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Lun 7 Aoû - 14:29
Wulf marchait dans les bois, il venait d’assister à une assemblée religieuse qui s’étaient tenus aux fin fond de ceux-ci. Il y avait assisté pour s’assurer que ces rites respectaient les lois du nord, les temps sombres comme ils vivaient en ce moment étant souvent propices aux dérives mystiques. Mais il y avait aussi assisté par piété, surtout qu’en ce moment, il était à la recherche de réponses sur lui-même et sur ce que l’avenir lui réservait. Même si les ravages de la guerre des fléaux commençaient à s’effacer, Wulf ne pouvait s’empêcher d’en voir encore les conséquences. Qu’importe ce que chantait les scaldes, qu’importes ce que racontaient les guerriers dans les tavernes, qu’importe ce que clamaient les membres du clergé sur la victoire des fidèles d’Odin sur Hèl, la vérité s’imposait à la vue du guerrier-fauve… l’assaut des fléaux avait mis Asgard à genoux. L’ordre des Valkyrie au grand complet avait disparu, ainsi que leur protectrice Freya, une maigre poignée de guerrier divin étaient encore vivant et l’emprise des Polaris sur les Royaumes du Nord semblait de moins en moins ferme.
 
Wulf porta la main à son amulette, représentant le Mjollnir, le marteau de Thor, mais au passage ses doigts se portèrent sur la marque que Loki lui avait laissée. Cela lui rappela que le Fourbe était en liberté, et qu’une nouvelle guerre civile risquait de bientôt à nouveau déchirer le nord. Mais, pour la première fois, il doutait. Il doutait qu’Asgard et les guerriers fidèle à Odin aie la force d’à nouveau vaincre, il doutait même de sa propre allégeance. Il avait beau se convaincre qu’Odin était toujours son véritable Seigneur, il lui avait caché le retour de Loki… cela ne faisait-il pas de lui un traitre ?
 
Pendant un instant, il ferma les yeux, se dressant face au vent glacial du nord. Il ne portait pas son armure. Il était vêtu d’une simple tunique de tissu, sans ornementation quelque chose de juste utilitaire. Au niveau du torse, le tissu était déchiré en de nombreux endroit, souvenir de la rudesse de l’environnement mais surtout des coups encaisser dans de nombreuses batailles, les tatouages recouvrant la moitié gauche de son visage, son bras droit et une bonne partie de son torse étaient clairement visible, un enchevêtrement stylisé d’animaux féroce et de représentation symbolisant les dieux et la guerre, le tout rouge sang. Il portait également sa pelisse d’ours, symbole de son état de guerrier-fauve et il avait rabattu la tête de cette dernière sur sa tête, couvrant sa crinière hirsute de cheveux blond. Sa main caressa le pommeau de son épée, attaché à son flanc, une simple épée en fer, forgé par le forgeron de son village pour fêter sa majorité, inutile dans un combat contre des éveillés. Ce fut à ce moment qu’il entendit un bruit inhabituel.
 
Se rapprochant de l’origine de ce bruit, il vit deux moto neige filer en direction du village. Si ce genre d’engins n’étaient pas inconnus des habitants, rares étaient ceux qui y avaient recours (problème pour l’approvisionnement en carburant), il s’agissait donc probablement d’étranger. Wulf se jeta alors en direction du village, sa connaissance des lieux ainsi que son habitude à évoluer dans les environnements enneigés de sa patrie lui permettait de ne pas être ralentit par ce dernier, et de couper à travers bois, là où les véhicules modernes peineraient à passer. Finalement, il arriva à temps pour voir nouveaux venus pénétrer dans le village, et quand ceux-ci descendirent, il reconnut Asling.
 
Si ce Marina était ici, à Asgard, il y avait fort à parier que son compagnon était également un Atlante. Wulf ne faisait pas confiance aux guerriers de Poséidon, même s’il n’avait rien contre Asling suite à leur collaboration. Il hésita un instant à faire appel à sa Jàrnskinn, puis se ravisa, à priori, ils étaient en paix avec les Atlantes. Finalement, il décida qu’il n’en avait pas besoin dans l’immédiat et se contenta d’observer de loin les deux atlantes, voyant ce qu’ils faisaient.
 
Après quelques instants, il décida d’aller à leur rencontre. Entrant dans le village par les petites ruelles, il se fraya un chemin en direction du centre du village. Magnir avait beau être l’une des plus importantes bourgades d’Asgard, hommes et nains y habitants de concert, Wulf ne pouvait s’empêcher de remarquer que de plus en plus de maisons semblaient se vider de leurs habitants. Sur certaines de ces demeures, on pouvait remarquer que la technologie s’était frayé un chemin, certaines demeures possédant même l’électricité. Autour de lui, la plupart des gens s’écartaient, d’abord parce que Wulf possédait un gabarit assez impressionnant et un allure assez intimidante, mais surtout parce qu’il était un guerrier-fauve, et que la plupart des gens craignaient son engeance.
 
Une fois au centre du village, Wulf se contenta d’attendre qu’Asling et son compagnon arrivent, adosser à l’angle d’un bâtiment. Une fois les deux Atlantes à portée de voix, il les interpella.

-  Qu’est-ce que tu fous-là Asling d’Atlas ?
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AslingProtecteur d'Atlas
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Dim 13 Aoû - 17:13
Le village de Magnir avait l’air paisible, même trop pour le Marina, qui avait l’habitude de voir des villes bondés, sauf dans les ports. En regardant de plus prêt, le jeune homme remarqua des antennes et des paraboles, ainsi que de nombreux câbles se dirigeant vers certaines demeures. En voyant ainsi les installations, le pirate pensa que tout ceci était récent pour les habitants, comme s’ils venaient de s’ouvrir au monde. En se rappelant le peu de temps qu’il avait passé avec Reiner et Wulf, l’Atlas se souvint qu’ils ne voulaient pas ébruiter la menace qu’ils avaient stoppée en Égypte, voulant surement protéger leur nation. Asling respectait cette décision, lui-même avait été prêt à donner sa vie pour protéger sa nation, avant d’arriver dans le présent.

Le duo se promena dans les rues du village sans parler, le pirate regardant les habitations en se remémorant Nassau. La différence entre son ancien paradis et ce village, était le nombre de maisons complètement vides. Une vision triste d’un magnifique paysage. Le peu de vie qu’ils rencontrèrent été placé vers le centre du village, surement le lieu où devait se trouvé le bar. Mais au lieu de tomber sur un bar, les deux Marinas firent face à un Ase, un Ase que le pirate reconnaissait bien.

- Moi aussi je suis heureux de te revoir Wulf.

Ce fut un grand sourire qui éclaira le visage du pirate. Même s’il aurait préféré revoir Reiner, qui avait été plus amical, la présence de Wulf ne le dérangeait pas d’avantage. Il espérait même pouvoir lui faire changer d’avis sur les Marinas, lui montrer que les actions de Poséidon n’étaient pas au goût de tous.

- Nathalia, je te présente Wulf, l’un des deux Ases que j’ai rencontré. C’est même la troisième fois qu’on se retrouve.

Désignant sa camarade d’une main, le géomancien se décida à la présenter.

- Wulf, je te présente Nathalia, général d’Arion.

Il laissa un temps pour que les deux puissent se jauger du regard, avant de répondre à la question de Wulf.

- Nous sommes ici dans un but diplomatique… enfin… plus ou moins. Avec Nath, nous avons réussi à dénicher un ancien navire, que j’ai pu remettre à flot en le rafistolant. Le tout m’a coûté un peu cher, puisqu’il a fallut que je rachète les pièces historiques de mon ancien navire… enfin, bon, tout ça tu dois t’en ficher.

Le pirate gratta la neige de la pointe de son pied, avant de reprendre ses paroles.

- En gros, avec mon nouveau navire, je peux faire le tour du monde assez rapidement et encourager le monde à reprendre une activité maritime. Ils sont un peu fébriles pour le moment, mais j’espère qu’ils retrouveront le courage rapidement. Bref… en gros je voulais savoir si vous voulez changer le contrat qui lie nos deux camps, vu que tous le monde va pouvoir reprendre la mer, du moment qu’ils n’en abusent pas…
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NathaliaProtecteur d'Arion
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Dim 20 Aoû - 13:13
Asling était silencieux. Trop silencieux. Nathalia n’aimait pas marcher ainsi en silence, sans exprimer à haute voix tout ce qui lui passait par la tête. Et l’endroit était si calme. Trop calme, lui aussi. Si elle avait eu une agitation digne d’une fourmilière, la russe aurait put supporter le silence en s’absorbant dans la contemplation de l’activité. Au lieu de quoi, ce mutisme pesant la rendait nerveuse. Fort heureusement pour elle, ils finirent par tomber sur un inconnu qui ne l’était pas pour son ami. Il le lui présenta sous le nom de Wulf avant d’expliquer à l’As ce qu’ils faisaient ici. Malgré l’accueil pas forcément des plus chaleureux de l’homme, ce fut avec un immense sourire dont la chaleur était digne de son élément, qu’Arion lança :

« Enchanté Wulf ! Asling m’a déjà parlé de toi ! Ravie de pouvoir finalement te voir en vrais. D’après lui, tu es quelqu’un de sympa ! J’aime bien les gens sympa !

Elle lui tendit ensuite la main, dans l’attente d’une poignée de main.

–Ton ami Reiner n’est pas là ? Asling m’a parlé de lui aussi. Oh, tu voudras voir notre bateau ? En temps normal je m’en foutrais, c’est surtout Asling qui adore les bateaux et qui en est super fier, mais on a quand même du affronter un équipage de zombies pour l’avoir. On se serait cru dans le prochain Pirate des Caraïbes. C’est vachement calme ici en tout cas. C’est toujours comme ça ? Oh, et les installations électriques semblaient assez neuves. Vous n’en aviez pas avant ? Vous viviez sans ? C’est super bizarre à imaginer. Mais je suppose que pour vous aussi ça doit être un peu bizarre toutes ces nouveautés. Je n’imagine tellement pas vivre sans moi. Remarque, je suis là seule ici dans ce cas, je pense qu’Asling n’est pas encore très au fait de toutes les innovations lui non plus.

Elle fronça les sourcils, avec sa mère qui oubliait régulièrement de faire son devoir de mère, aurait elle seulement réussir à survivre à son enfance sans tous les progrès technologique ?

–Vous aimez la mer ? Et voyager ? »

Demanda t-elle soudainement, avec sa capacité habituelle à sauter du coq à l’âne avec le plus grand naturel au monde.
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Mar 22 Aoû - 16:19
Le guerrier-fauve écouta silencieusement le général d’Atlas faire les présentations, il dévisagea un instant le visage Nathalia, cherchant à jauger le caractère de cette dernière, il resta un instant interdit lorsque la générale d’Arion lui tendit la main avant finalement la serré. La méfiance se lisant toujours sur son visage.

- Euh… merci ?

Puis il reporta son attention sur Asling qui commença à lui exposer les raisons de leurs présences ici, ainsi qu’une histoire de bateau. Wulf n’était pas réellement sûr de comprendre la raison véritable de leur venus, l’accord avait été conclu par le Père de Tout lui-même, qu’avaient-ils à le remettre en question d’un coup ? Mais avant que l’Ulfark ne puisse dire quoi que ce soit que l’autre Atlante commença à l’inonder de question sans queue ni tête. Au fur et à mesure que cette tempête de question avançait, de légers signes d’énervement commencèrent à paraitre sur son visage. il tiqua un coup au nom de Reiner, si Asling lui avait parlé de Reiner, il se pouvait qu’il lui aie aussi parlé du reste, se parjurant ainsi, il préféra garder cela pour lui, mais sa méfiance n’en fut que plus grande. Il sentait une irrésistible envie de la faire taire grandir en lui, mais il se contrôla. Quand elle eut fini, l’Asgardien se massa les tempes, comme s’il essayait de faire partir une migraine.

- Toi, tu parles trop.

Après avoir ponctué son commentaire d’un grognement, le guerrier-divin se mit à réfléchir à tout ce qui venait d’être dit, réfléchissant à ce qu’il allait répondre. Il laissa le vent souffler sur son visage, attentif à son sifflement, les vents portaient avec eux de nombreuses informations intéressantes à qui savait l’écouter, et parfois des conseils aussi. Quand il se fut légèrement calmé il entreprit de répondre.

- Tout ce que je peux vous dire sur Reiner, c’est qu’il n’est pas ici en ce moment. Pour le reste, oui je m’y connais en Knorr, je viens d’un peuple qui fut jadis considéré comme celui des Seigneurs des mers, qu’importe ce qu’en pensait votre empereur, de là, oui j’ai appris à naviguer mais non, mais quelques escapades dans le Sud ne m’ont pas donné goût au voyage, trop chaud.

Il se mit ensuite à marcher, leurs indiquant de le suivre d’un mouvement de tête. Il les conduisit à l’extérieur du village, il préférait ne pas parler d’important sujet au milieux d’une foule dans laquelle des oreilles indiscrètes. Sur son chemin, les gens s’écartaient de son chemin, si la plupart d’entre eux savaient que Wulf était l’un de leurs protecteurs et étaient habitué à sa présence, sa condition de berserker illustrée par sa cape d’ours les incitaient à ne pas rester trop près de lui. Il continua la conversation pendant ce temps.

- Pour l’électricité, non on en avait pas avant et nous nous demandons comment vous faites pour vivre avec tout… ça. De ce que j’ai vus, cette « technologie » contribue surtout à vous affaiblir vous autres les sudistes, pas d’instinct qui se développe, tous les efforts sont faits par vos machines, je crains que le jour où celle-ci vous fera défaut votre nombre chute drastiquement. La technologie qui vien ici, quand elle fonctionne, se limite au stricte nécessaire. De toute façon, nous ne pouvons-nous permettre le superflu dans nos vies. Pas plus que de faiblir.

Wulf n’avait pas une très haute opinion de la technologie, mais aussi, il faisait clairement la distinction entre ses compatriotes et les restes des hommes, convaincu que le rude mode de vie des hommes du nord les préparait mieux à affronter les horreurs de la vie que les Sudistes. Une fois assez éloigner, un solide vent de nord s’était levé, charriant avec lui beaucoup de poudreuse, beaucoup de personne y aurait vu le début d’une tempête, mais pour Wulf il ne s’agissait que d’une grosse bourrasque qui retomberait dans quelques minutes. Dans sa jeunesse, il avait appris à maudire ce genre de vent, s’il n’était pas dangereux, il effaçait toute trace derrière lui, lui faisant perdre sa proie quand il chassait. Il fit signe de s’arrêter.

- Si vous voulez pourquoi s’est « aussi calme » vous avez une partie de la réponse derrière cette colline.

De l’autre côté de ladite colline se trouvait les traces d’un combat remontant à quelques temps. Le cadavre d’un Jotunn de près 5 m de haut, gisait entres les rocher, d’autres créatures, dont des draugr en nombres gisaient autours de lui. On ne voyait pas de traces de cadavres humains, ces derniers ayant eu doit a des funérailles mais les armes brisés qui étaient éparpillés sur ce champs de bataille étaient autant d’indices. Wulf regarda derrière lui pour être sûr qu’ils n’avaient pas été suivit. Une fois rassuré il intervint.

- Si votre curiosité est satisfaite, on peut parler du sujet de vôtres venues. Concernant, l’accord entre nos royaumes, je ne suis pas sûr de comprendre ce que vous voulez modifier.

Le visage de Wulf ne trahissait aucune émotion, de toute façon il avait déjà été témoins de ce genre de scène bien trop souvent.
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AslingProtecteur d'Atlas
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Dim 27 Aoû - 13:36
Le pirate avait l’habitude du flot de parole de sa camarade, mais elle oubliait souvent que les autres n’arrivaient pas à la suivre à ce point. Sauf que là, elle battait des records, l’Atlas ne suivant qu’une partie de la conversation, retenant seulement qu’elle avait mentionnée son nom. Et à voir la réaction de Wulf, il commençait à perdre patience. L’Ase parla de la navigation de ses ancêtres, finissant par dire qu’il n’aimait pas voyager lui-même, trouvant les températures trop chaudes.

- Personnellement, je trouve que c’est ici qu’il fait trop froid. Je suis obligé de mettre un manteau aussi épais et je déteste ce manteau… il pu le chien mouillé…

Bien sûr, Asling ne disait pas ça méchamment, il avait même son sourire habituel et essayé d’adoucir l’atmosphère, freiner le flot de parole de Nathalia, tout en calmant un peu la rage de Wulf. Le guerrier les invita ensuite à marcher, préférant visiblement s’éloigner du village. Tout en marchant, il leur parla de la nouveauté de la région, l’électricité qui était un bienfait dans le monde, mais que certains ici n’aiment pas.

- Je comprends… à mon époque, nous n’avions pas l’électricité non plus. Mais quand je vois toutes les nouveautés du présent, je suis sûr que mes confrères auraient été heureux de pouvoir vivre ainsi. Ils auraient pu avoir de l’eau propre, confectionner eux-mêmes leur médicament. Nous n’aurions pas eut besoin de piller les navires marchant pour survivre.

L’Ulfark invita les deux Marinas à regarder derrière une colline, révélant un lieu de bataille monstrueux, comme le pirate n’en n’avait jamais vu.

- Qu’est-ce qui c’est passé ici ?

Après un regard derrière lui, le guerrier fauve revint sur le sujet premier qui avait fait venir le pirate.

- Personnellement, je n’ai rien à modifier moi-même. Nous venons juste voir si vous voulez des changements, vu que les conditions que vous obtenez avec l’accord passé entre Hakon et votre seigneur Odin, sont les mêmes pour tous le monde maintenant. Nous redonnons l’accès maritimes au monde, du moment qu’ils ne polluent pas les eaux et qu’ils ne pêchent pas à outrance…

Le jeune homme regarda de nouveau la scène horrible qu’il avait sous les yeux et eux une petite idée.

- Nous pourrions rajouter, qu’en cas de besoin, nous pouvons venir vous aider ? Enfin… ça dépendra aussi de notre Kraken, mais je ne pense pas qu’il sera contre, ainsi que de nos effectifs bien sûr… nous ne vous serions d’aucune utilité si nous n’avions qu’un combattant à vous fournir. Après, ce n’est qu’une idée comme ça, il vaudrait mieux en parler à votre seigneur, pour savoir ce qu’il en pense.
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Lun 28 Aoû - 15:23
Nathalia s’apprêtait à enchainer avec une nouvelle salve de paroles quand Wulf lui indiqua qu’elle parlait trop. Elle referma aussitôt la bouche tandis que le guerrier poussait un grognement. Elle piétina le sol, gênée, en marmonnant un petit « désolé ». Ce n’était pas la première fois que quelqu’un était dérangé par son flot de paroles, c’était même plutôt habituel. Mais ça n’empêchait pas que ça restait assez dur pour elle de se contenir. Elle s’efforça cependant d’écouter en s’abstenant de parler. Quand il donna son point de vu sur la technologie, la jeune femme rouvrit la bouche pour répondre, mais se ravisa et laissa l’Ase continuer à parler.
Il leur proposa de leur montrer pourquoi l’endroit était si calme. Curieuse, Arion le suivit pour voir ce qui se trouvait derrière la colline où il les emmenait. Là, elle se figea face au spectacle qui s’offrit à ses yeux. S’il n’y avait aucun cadavre humain, elle devinait sans mal que nombre personnes avaient du laisser leur vie dans ce champ de bataille. Elle fixa un moment les armes brisées qui jonchaient le sol, le cœur serré, songeant à chaque personne ne retrouvant subitement impuissante pendant le combat parce que son arme lui avait fait défaut. Machinalement, elle frôla le pommeau de sa propre épée, se demanda ce que ça lui ferait si un jour elle se brisait ainsi.
Cette fois ci, Nathalia n’avait pas besoin de se forcer au silence, le spectacle qui s’offrait à ses yeux lui avait ôté toute envie de parler. Tandis que son camarade parlait à Wulf, elle demeura muette, fixant ce paysage de désolation. Du moins, le resta t-elle jusqu’à ce qu’elle entende Asling proposa l’aide des Marinas. Elle se redressa aussitôt.

« Si notre Kraken est d’accord, ce serait avec plaisir que je viendrais vous aider si vous en avez besoin. Vous pourrez compter sur moi.

Elle reposa ses yeux azur sur le champ de bataille avant de reprendre :

- Votre royaume est si différent de par chez nous. Mais ça ne signifie pas que l'on devrait s'ignorer. C’est en mettant ensemble les différences qu’on obtient quelque chose de plus fort.

Elle se tut. C’était si inhabituel pour elle de faire des phrases aussi courtes. Mais elle n’avait pas le cœur à ses longs discours plein d’entrain dont elle avait coutume.

- Vous avez à peine bronché face à ce spectacle. Comme si c'était habituel pour vous. Ce serait bien si on pouvait vous aider...

Conclut t-elle finalement.

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Sam 2 Sep - 18:25
Wulf fut presque surpris de voir la stupeur sur les visages des Marinas face aux restes de ce combat. Bien qu’il se doutât que les Atlantes n’étaient pas confrontés à ce genre de spectacle aussi souvent que lui, ils servaient quand même une divinité qui avait plusieurs fois fait montre de sa barbarie et provoqué d’importantes tueries, Tokyo n’ayant été que la dernière en date. Les serviteurs de l’Ébranleur de sol étaient-ils maintenus dans l’ignorance ? Pour Wulf, ce genre de spectacle était fréquent, surtout maintenant que son ordre était réduit à peau de chagrin. Des créatures issues des Neufs Royaumes parvenaient à échapper à la vigilance de Ases et de leurs guerriers, éveillés ou non, et s’attaquaient aux différents villages. Cependant, la situation se normalisait progressivement, ce genre d’attaque se faisant moins fréquente… Bien que le risque d’en voir se produire n‘était toujours pas écarté.

Il nota au passage qu’Asling avait signaler qu’il avait été un pillard dans le temps… Wulf ne savait pas vraiment comment il devait interpréter cette info, mais après quelques secondes de réflexions, il en conclut qu’il n’en avait que faire tant qu’il ne s’attaquait pas aux siens. Nathalia par contre n’avait plus pipé un mot depuis que le Nordique lui avait fait comprendre que ses babillages l’insupportait. Ce nouveau calme avait un effet reposant sur le guerrier-fauve, bien qu’il se demandât s’il n’avait pas été un peu brusque.

- Ce qui s’est passé ? Une scène classique. Ce Jotunn et les créatures l’entourant ont réussi à se faufiler sur nos terres depuis Jotunheim. Leur approche a été repéré et les guerriers du village se sont mobilisé pour les neutraliser avant qu’ils ne puissent attaquer leurs familles. Malheureusement, les Draugrs leurs sont tombés dessus pendant le combat, une quinzaine de mort et deux fois plus de blessé. Mais la menace a été neutraliser, leur sacrifice n’a donc pas été vain.

Quant enfin le sujet principal fut abordé, Asling commença par signaler à nouveau que les conditions négociées par le Père de Tout s’appliquait à tout le monde. Dans les paroles qui suivirent, Asling mentionna le Général du Kraken comme son supérieur.

- C’est donc Hakon du Kraken et non plus votre empereur qui décide de ce genre de chose ? Intéressant, l’un de mes frères me l’a décrit comme homme d’honneur. Nous verrons s’il se montre plus digne.

Wulf n’avait pas un très bon souvenir du passage du Kraken en Asgard, il pouvait même affirmer ne pas réellement l’apprécié. Mais Andrew avait assuré que l’atlante Albinos était digne de confiance. Mais Wulf trouvait particulièrement intéressant que Asling et Nathalia se référait à Hakon comme leur supérieur, et non pas à Poséidon lui-même, cela voulait peut-être dire que le sacrifice des Nyorai avait peut-être réellement permis d’envoyer l’ombrageux Olympien au néant… ou tout de moins de le neutraliser pour un bon moment. Mais la suite de la proposition des Marinas lui plut nettement moins.

- Les Atlantes méprisent donc à ce point les hommes du nord pour nous penser incapable de mener nos propres batailles ?

Le visage de Wulf passa d’une expression méfiante à quelque chose d’encore moins amicale. Les nordiques possédaient une culture guerrière, ainsi qu’une grande fierté (d’aucun dirait de l’orgueil) quant à leurs exploits. La proposition des Marinas sonnait comme une mise sous protections, le genre d’offre qui pouvait tout à fait insulter la fierté des guerriers du nord, surtout venant d’étrangers, car insinuant qu’ils étaient trop faibles pour se protéger eux-mêmes. Le Harm de l’Ulfark grandit d’un coup, lui-même se faisait plus menaçant, comme prêt à sauter à la gorge d’Asling. Ses muscles étaient tendus, ses doigts se refermant sur sa paume pour former un poing. Un sombre grognement vint du guerrier, il sentait que son Wòd prenait peu à peu contrôle de lui. La lueur de sauvagerie dans ses yeux brillait plus intensément. Il s’approcha de manière assez menaçante des Marinas laissant son Harm s’élever et imprégner les lieux pendant l’espace d’un instant, on pouvait avoir l’impression que la nature elle-même se montrait hostile et que du sang suintait de la surface de la neige.

- En temps normales, je devrais vous tuer pour ce genre d’affront. Mais comme nous avons déjà combattu ensemble Asling d’Atlas, je vais partir du principe que vos propos sont dût à votre ignorance de nos coutumes et non pas à une tentative délibérer d’insulter l’honneur de mon peuple.

Pendant l’espace d’une seconde, le Hamr de Wulf conserva la même intensité avant que le guerrier divin ne se décide à relâché la pression. Malgré l’appel de son Wòd à se déchainer, Wulf fut capable de réprimer ses pulsions berserkir. Il tourna brusquement le dos aux marinas pour décharger son Hamr sur les restes du champ de batailles, éparpillant d’un seul coup les restes des créatures aux quatre vents. Seulement à ce moment-là l’aura de l’ulfark se calma. Il reprit cependant la conversation de manière assez froide.

- Que connaissez-vous de notre peuple ?? Notre vie a toujours été rude et dangereuse. Mais nous avons toujours vécu comme cela, nous nous sommes toujours dressés pour combattre et survivre à tout ce que le destin nous a envoyer. Notre vie est rude, mais elle permet à ce que les terres du Sud soient préservés de biens des malheurs par nos sacrifices. Mais les manigances de votre « empereur » nous ont rendus la vie bien plus dure.

Il se tourna alors à nouveau vers les deux Marinas.

- Vous l’a-t-on dit cela ? Vous a-t-on révéler que votre empereur à manipuler les miens pour ses projets de conquêtes ? Que c’est justement à cause de lui que ce « spectacle » devient habituel pour chacun des miens bien avant que nous n’atteignions l’âge adulte ?


hrp:
 
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Dim 3 Sep - 16:02
Wulf raconta alors ce qu’il s’était passé ici. Une violente bataille qui avait opposée des monstres aux guerriers se trouvant dans les parages. D’après les dires de l’Ase, ce genre de scène étant fréquente ici, contrairement aux Marinas, qui n’avaient pas besoin de s’occuper de ça. L’écaille vibra un instant pour signaler à son porteur que les profondeurs marines regorgés de monstres également, mais qu’ils ne venaient que très rarement à la surface. Quand aux monstres sortant des Enfers parfois, les Spectres et les Saints s’en occupés déjà, pour les renvoyer dans le Tartare, d’où ils n’auraient jamais dû sortir. Le pirate pouvait donc faire des premières conclusions.

- Pendant que notre seigneur retient les créatures marines et que les Saints renvoient les monstres dans le Tartare, vous luttez seul contre neuf royaumes… j’admire beaucoup cette force.

Le guerrier-fauve mentionna ensuite le fait qu’Hakon était leur leader actuel. Hors, les Marinas ne devaient pas montrer le moindre signe de faiblesse, même devant des alliés.

- Notre seigneur Poséidon est actuellement en mission importante, nous ne connaissons pas l’entière ampleur de celle-ci, mais elle est suffisamment importante pour qu’il soit obligeait de nommer Hakon, général du Kraken, comme chef des armées en son absence.

Les paroles du pirate ne souffraient d’aucun tremblement. Sa vie de fugitif des Caraïbes l’avait suffisamment formée pour qu’il puisse mentir sans que cela ne se voie. Même si là, il ne mentait pas vraiment, il ne faisait qu’enrober la vérité. Ce qu’il n’avait pas prévu, fut la colère qui émana de Wulf. Asling n’avait pas prévu que le guerrier prendrait l’annonce ainsi. Ne sachant que faire, l’Atlas laissa la colère envahir l’Ase, le laissant parler et extérioriser la rage qui l’habitait. Il avait déjà vu la folie du berzerkir, le faisant détruire un mur pour se calmer. Là, le guerrier-fauve préféra envoyer une vague d’énergie qui réduisit le reste des créatures en poussière. Wulf leur expliqua comment leur monde fonctionnait, venant jusqu’à accuser Poséidon pour ce qui leur arriver. Cette fois, c’est Asling qui vit rouge, son cosmos montant doucement et faisant trembler la terre qui les entourait.

- Je veux bien admettre qu’on ne connait pas vos coutumes, également que Poséidon vous a causé beaucoup de tort, qu’il a voulu être gourmand et qu’il s’est servi de vous par le passé, réduisant votre ordre presque à néant quand les Saints vous ont rasés. Saints qui se sont eux même exterminait juste avant et qui nous sont tombé dessus, juste après avoir réduit vos rangs. Pourtant, les Saints se sont relevé sans se plaindre, nous nous sommes aussi relevé, reconstruisant un ordre complet. Accusons-nous les Saints pour autant pour ce qu’ils ont fait ? Non, nous avons avancés et appris de nos erreurs. De plus, ce n’est pas Poséidon qui a causé votre perte à l’époque, mais l’ancien général du Dragon des Mers, le même qui devint chevalier d’or par la suite.

Le pirate eut un violent tremblement quand il voulu contenir sa colère. Il n’aimait pas qu’on s’en prenne à Poséidon, mais il n’aimait pas non plus s’énerver ainsi. Il reprit d’une voix plus calme, laissant son cosmos s’adoucir.

- Il est vrai que nous ne connaissons pas beaucoup vos coutumes et je ne demande qu’à les apprendre.

La colère d’Asling enfin calmé, il ferma un instant les yeux.

- Excuse-moi pour mon comportement. Poséidon m’a sauvé la vie, sans lui je serai en train de croupir en vieux cadavre sous les eaux. Notre seigneur n’est pas parfait, mais il est l’une des rares personnes que je respect à cette époque.

Le jeune homme rouvrit ensuite les yeux, pour les braquer sur Wulf.

- Je n’insulte pas votre peuple, sa fierté en fait un peuple digne, comme l’était la nation que j’ai quittée. Si votre seigneur refuse l’offre par fierté, je comprendrai. Mais en tant qu’ami, si je me rends compte que vous avez besoin d’aide, je viendrai. Ce n’est pas une insulte que je vous fais, je suis ainsi, prêt à risquer ma vie pour mes amis et camarades.
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Mar 5 Sep - 19:53
Alors là, c’était le monde à l’envers ! Autant elle avait cru comprendre que Wulf était du genre à s’énerver facilement, autant elle connaissait suffisamment Asling pour savoir qu’il était quelqu’un de relativement calme ! Habituellement, c’était elle qui partait au quart de tour pour un rien ! C’était elle qui se braquait au moindre mot de travers, qui devenait sourde à tout ce qu’on pouvait essayer d’ajouter pour essayer de la tempérer, voir devenait carrément agressive. Et voilà qu’elle se retrouvait à être la seule à conserver son calme !
D’un sens, tant mieux, les choses auraient put être dramatiques si les trois guerriers s’étaient emportés. En attendant, elle nota dans un coin de son esprit qu’Asling était exactement comme l’océan qui faisait sa vie ; paisible une seconde, furieux et ravageur la suivante, avant de retomber brusquement dans un calme désarmant. C’était de là que venait l’expression « méfie-toi de l’eau qui dort » ?
La russe retint un soupir avant de s’adresser à Wulf :

« Désolé d’avoir porté atteinte à ta fierté, et l’honneur des hommes du nords. En aucun cas nous n’avions en tête de vous manquer de respect, et nous n’avons à aucun moment douté de vos capacités à vous défendre par vous-même, bien au contraire. Mais, ainsi que l’a exprimé mon camarade, lui et moi sommes ainsi ; prêt à défendre les personnes que nous apprécions, même au péril de notre vie, même si ces personnes sont d’une puissance redoutable. Après tout, ne sommes-nous pas prêt à nous dresser pour défendre notre seigneur Poséidon, un dieu dont nous ne pouvons comparer la puissance à la notre ?

Les propos de l’Asgardien à propos de Poséidon ne l’avaient absolument atteinte. On pouvait lui dépeindre son seigneur sous le pire des portraits, elle continuerait à obéir aveuglément au moindre de ses ordres, elle continuerait à le défendre comme si sa vie avait plus de valeur que la sienne, mais jamais elle ne se sentirait blessée ni troublée par de tels propos. Pour la simple et bonne raison qu’elle ne se souciait pas vraiment de qui était le dieu. Tout ce qui l’importait, c’était que sa compagne était morte en le servant, et qu’elle vouait une confiance aveugle à son jugement.

- Nous nous sommes montrés rudes de part notre méconnaissance de vos coutumes, mais nous ne demandons qu’a les découvrir et renforcer le lien entre nos nations.

Elle en aurait hurlé. Choisir ses mots avec tant de soin lui demandait un effort de concentration qui ne lui était pas habituel. Elle était plutôt du genre à exprimer de vive voix tout ce qui lui passait par la tête sans réfléchir, le tout surmonté d’un sourire rayonnant d’innocence. Les négociations, ce genre de truc qui nécessitait de réfléchir et d’employer des mots compliqués, d’être diplomates et patients… PATIENTS ! Ce n’était vraiment pas faire pour elle. Oh ça non. Elle se sentait plus épuisée que si elle s’était battue contre Wulf.

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Lun 11 Sep - 16:42
Asling répondit avec colères aux allégations de Wulf. S’il ne niait pas les faits, il refusait d’entendre la moindre critique faite envers son suzerain. L’attitude d’Asling énerva au début Wulf qui se tenait prêt à combattre les deux Marinas, son attitude se portant clairement vers l’affrontement… jusqu’au moment où il réalisa qu’il aurait réagi exactement de la même manière si quiconque s’était aviser de critiquer les siens. D’un coup un immense éclat de rire fut émis par le guerrier-fauve, cette situation était vraiment trop cocasse de son point de vue. Quand il eut fini il reprit avec un sourire assez francs.

- Je ne pourrai probablement jamais pardonner les actes de votre Seigneur, mais votre attitude… ce mélange de fougue et de loyauté exacerbé envers ton seigneur, ça se sont des attitudes que je peux respecter chez des guerriers qu’importe leurs allégeances.
- Je note également ta vivacité d’esprit Nathalia d’Arion. Tes mots sonnent justes pour expliquer votre proposition et tu as su garder ton calme alors que moi j’aurai déjà versé le sang dans pareils situation.

Il applaudit brièvement les deux Atlantes.

- Je vous félicite tous les deux, je n’aurai jamais cru qu’un jour j’aurais fait le moindre compliment à des Atlantes, et pourtant c’est le cas.

Une fois qu’il eut finis son visage reprit l’expression austère qu’il avait d’habitude, ce changement radical d’état d’esprit était aussi caractéristique de la mentalité du nord, pouvant passer de la fête aux choses sérieuses en un instant, résultat d’une vie où la survie du groupe impliquait la vigilance de tous ses membres.

- Mais je maintien mes propos sur Poséidon. Je ne parle pas seulement de ses actions qui ont manipuler les Guerrier Divins de l’époque. Nous n’en voulons pas aux Saints pour cette guerre car ils nous affronter de face, contrairement aux vôtres. Et la destruction d’une génération complète de guerrier divins plus la décrédibilisation de la lignée des Polaris, nos dirigeant traditionnel, nous à énormément affaiblit et vu les créatures de neufs royaumes proliférés sur nos terres. Mais même ça, nous aurions pu nous en relever. Mais malheureusement, ses actions, couplés à celles des hommes, ont énormément endommagée les glaciers de ce monde, et pour empêcher leur destruction complète, nos dieux ont dut augmenter leur emprise sur eux… et ce sont nos terres qui en subisse le contrecoup.

Il frappa le sol du pied, celui résonna comme s’il s’agissait de roche dure, alors qu’il n’y avait que de la terre gelée.

- Vous ne vous demandez pas pourquoi nos terres sont dans un hiver éternelle alors que le reste du monde est touchés par ce « réchauffement climatique » ? Toute la puissance utilisée par le Hof pour empêcher la destruction des glaciers du monde de fondre passe par nos terre. Avant, nos ancêtres bénéficiaient d’une ou deux semaines de dégel chaque année. Ils en profitaient pour planter leurs récoltes, pour permettre à nos forêts de se renouveler. Et maintenant, nous n’avons plus que l’hiver éternel pour quotidien. La plupart d’entre nous n’avons jamais vu ce que c’était ce que vous appelé « l’été », et les plus jeunes doivent souvent se contenter d’image pour voir à quoi ressemble le soleil. Par exemple, je crois que l’endroit où on est c’était un champ avant, maintenant, même avec le pouvoir de Freya, la déesse de la vie, il n’y a aucune graine qui peut pousser ici, et pourtant nos plantes sont comme nous, elles résistent sans problèmes aux températures de nos terres.

L’Ulfark se posa sur un rocher qui tronait dans les environs, le vent forcissant autour d’eux. D’une mains, il ramassa le casque de l’un des Draugr, un casque qui avait jadis appartenu à un guerrier du nord. Dans son regard, si la lueur de violence s’était fortement atténué, on pouvait lire cet sorte de nostalgie qui habitait la plupart des siens. Tous les nordiques savaient qu’ils étaient l’un des derniers peuple à vivres selon les anciennes voies, peut-être même le dernier. Tous savaient inconsciement qu’ils étaient un peuple coincé dans le passé, tentant sans succès de renouer avec la période de leur gloire dans un monde qu’ils comprenaient de moins en moins. Et tous craignaient que le cheminement menant au déclin final de leur civilisation soit à présent bien amorcé.

- De là, vous comprendrez qu’avec ce genre de contentieux, une présence Atlante, même amicale, serait assez mal accueillit sur nos terres. Surtout que même si vos dires à propos des manipulations de ce « dragons des mers » sont vrais, les dernières actions de votre divinité ne nous encouragent vraiment pas à lui accorder la moindre confiance. Nous sommes un peuple fier, mut par les anciens codes de l’honneur et assez lent à pardonner. Quand vous discutez avec les miens, n’oubliez pas que nous ne percevons pas le monde avec les mêmes yeux que vous autres sudistes. Nous sommes ainsi, et nous ne changerons probablement jamais.

Cette dernière phrase sonnait faux à ses oreilles. Ils savaient que Loki était de retour, mais il ne faisait rien pour empêcher les plans de ce dernier, lié par sa parole. Que se passerait-il si Loki l’emportait finalement sur le Père de Tout ? Est-ce que le sens de l’honneurs et toutes les valeurs qu’Asgard chérissait survivrait au règne du Prince du Chaos ?

- Maintenant c’est moi qui parle trop. Ironique, non ? Je ne peux pas vous jurez que le Nord acceptera la main que vous lui tendez, mais je peux toujours rapporter vos paroles au Père de Tout et à mes frères guerriers divins. Le seul truc que je peux vous assurez, c’est que si ce que Asling sait refait surface, je peux assurez la pleine et entière coopération du Nord avec l’Atlantide et le Sanctuaire pour lui faire face.

Il avait dit ces dernières paroles sans vraiment regarder ses interlocuteurs, son regard perdus observant le casque qu’il tenait dans ses mains. Il finit par se relever et poser doucement le casque sur le rocher. Avant de tourner vers les Atlantes.

- À moins, que vous ayez encore quelque chose à dire, je vous écoute. Sinon, si vous désirez réellement mieux connaitre les miens, je peux peut-être encore répondre à vos questions. Même aux tiennes Nathalia, si tu me laisse en placez une entres deux questions.


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Mar 12 Sep - 13:25
Etonnement, la personne qui fut le plus calme des trois était Nathalia. Le pirate se disait qu’il s’agissait là d’un miracle, pour que la jeune femme ne s’emporte pas aussi vite que d’habitude et surtout qu’elle enchaîne aussi facilement les réflexions logiques. Même si Asling fut étonné, il ne le fut pas en comprenant que le cerveau de sa camarade était actuellement en surchauffe. C’était très peu perceptible, mais l’Atlas la connaissait suffisamment pour se rendre compte qu’elle venait de fournir un véritable effort

Contrairement à ce qu’il s’attendait, Wulf ne serva pas non plus. Le pirate s’était attendu à bloquer les attaques du guerrier-fauve, jusqu’à ce que la colère retombe, mais rien de cela ne fut nécessaire. L’irlandais se sentait ridicule maintenant, ayant été le seul à s’emporter ainsi, alors qu’il était pourtant le plus calme du groupe. Les paroles de l’Ase le surprirent tout autant, puisqu’il venait de complimenter les deux Marinas, acceptant même leur amitié.

- Je comprendrai que tu ne pardonnes pas les actes de Poséidon, je pense même que je réagirai comme toi si ton seigneur geler les océans pour détruire le monde…est-ce que je repousserai les serviteurs d’Odin et refuserai leur amitié ? Je ne sais pas… je chercherai surement à protéger les miens, quitte à refuser des alliés de valeur…

Wulf continua ses paroles, expliquant les conséquences qui résultaient des actions du seigneur des mers. Tout comme Poséidon, les dieux asgardiens devaient lutter en permanence pour garder leurs royaumes à l’abri de la pollution des hommes. Ils devaient garder les terres du nord gelées en permanence, pour éviter que les glaces ne disparaissent. Le pirate ne comprenait pas vraiment en quoi ça changeait quelque chose, que la glace fonde ou pas, jusqu’à ce que son écaille lui fasse un cours rapide sur l’utilité des banquises. Les glaces des pôles permettaient de refléter les rayons solaires évitant ainsi les effets de serres. Sauf que l’Homme polluait en permanence, détruisant ainsi la couche d’ozone et amplifiant l’effet de serre. Les glaces fondaient ainsi plus vite, répandant de l’eau pure dans les océans et accentuant d’avantage encore les effets de réchauffement. Pendant les dieux nordiques essayaient de maintenir un certain de niveau de glace, Poséidon devait maintenir l’équilibre marin. Le travail devait tellement pénible que le frère de Zeus s’énerva contre les Hommes pour qu’ils arrêtent la pollution, mais en faisant cela il avait détruit plus de glace. Le combat était sans fin, une lutte éternelle pour la survie d’êtres qui se suicidaient eux même.

- Je comprends les actions de Poséidon. Elles ont été extrême, beaucoup trop… mais j’espère qu’elles seront suffisantes pour calmer les humains. Je comprends également ton point de vue maintenant. Le développement des humains engendre leurs pertes, tout cela pour un confort inutile. Je suis sur que le monde pourrait vivre de façon plus sainte, sans pour autant polluer comme ils le font.

Après avoir annoncer qu’il parlait trop, le guerrier du nord parla de ce qui s’était passé en Egypte.

- J’espère bien qu’on entendra plus parler de cette histoire. Je suis heureux de vous avoir rencontré Reiner et toi, également heureux d’avoir rencontré Alec… mais nous avons eu beaucoup trop de chance…

Les images de la créature emplir le cerveau du pirate, qui ferma les yeux un instant.

- Si vraiment nous devons nous revoir à cause de ça, j’espère que nous aurons des renforts des autres camps… les Nyoraïs ne sont plus là, les Berzerkers et les Daevas ne donnent plus signe de vie et l’armée céleste préfère attendre la fin du monde pour bouger de nouveau… mais les Black Saints sont toujours en activité, pourtant ils n’ont pas bougé… sans parler des Spectres, même si ça les arrangerait peut-être…

D’un revers de main, le pirate balaya la conversation, pour revenir sur un sujet plus important actuellement. Surtout que Wulf se tenait déjà prêt à répondre à toute question.

- Et bien… quelles sont vos coutumes pour accueillir un ami ? Avez-vous des alcools délicieux ? Personnellement, je suis un grand amateur de rhum… même si j’ai cru comprendre qu’à votre époque, c’est devenu un cliché sur les pirates… mais bon, que veux-tu, c’était la meilleure boisson de La Havane.
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Mer 13 Sep - 21:21
Nathalia dévisagea Wulf un moment, comme si elle avait du mal à saisir le sens de ses paroles tant son cerveau avait surchauffé. Elle finit tout de même par répondre d’un ton humble :

« Oh, je n’ai pas vraiment de mérite. En temps normal, je me serais tellement emportée que j’aurais provoqué une guerre entre les Ase et les Marinas.

Après tout, pouvait-on vraiment la féliciter d’être restée calme si elle n’avait pas eu de raison de s’emporter ? Bon, Wulf ne le savait pas, mais elle s’attendait déjà à ce qu’Asling l’interroge à ce sujet plus tard. L’Ase leur expliqua ensuite comment les dieux conservaient ces terres dans leur état présent. La russe ne pouvait pas s’empêcher de se sentir coupable. Contrairement à Asling, elle avait grandit à cette époque, suivit ce mode de vie qui détruisait les terres du Nord, ainsi que les océans qu’elle était à présent censée protéger. Si ça n’avait pas été pour Byakko, elle vivrait encore ainsi. Elle écouta attentivement les propos de Wulf, et, pour une fois, rester silencieuse ne fut pas trop dur, cela lui permettait de reposer son cerveau qui lui donnait l’impression d’avoir tourné en magma en fusion. Quand il s’amusa du fait qu’il était celui qui parlait beaucoup à présent elle rit doucement avant de laisser son camarade s’exprimer. Il évoqua une « histoire » dont elle n’avait aucune connaissance, dans laquelle étaient mêlés un collègue de Wulf, et un Saint dont Atlas lui avait déjà parlé. Elle lança un regard intrigué aux deux hommes mais ne posa pas de question. Au pire, elle interrogerais son ami plus tard, après qu’il lui aura demandé comment elle avait fait pour garder son calme, elle qui avait le sang plus chaud que son élément.
Ce fut l’évocation d’alcool par Asling qui sembla la réveiller. Elle se redressa brusquement :

- Oh, oh, je ne dirais pas non pour un peu de vodka ! Il n’y a pas mieux pour se réchauffer dans ce genre de climat. Même si je le supporte beaucoup mieux que mon cher collègue. Oui, je sais, c’est cliché pour une russe, nous sommes deux clichés sur pattes !

Puis, elle se reprit avant d’ajouter d’un ton plus calme :

- Enfin, si ça ne sied pas vos coutumes, nous nous plierons à votre traditions.

Elle réfléchit ensuite à la proposition de Wulf. Son cerveau fonctionnait encore un peu au ralentit et songer à des questions lui paraissait soudain une épreuve. Elle qui les enchainait habituellement sans interruption…

- Tu penses que je pourrais jeter un œil à vos forges un jour ?

Fut la première question qui fusa à travers ses lèvres avant qu’elle ne se rende compte que sa requête pouvait paraitre pour une tentative de glaner des informations sur leurs armements. Aussi, elle s’empressa d’ajouter :

- Ce n’est pas pour vous espionner ou quoi. Mais je forgeais des armes autrefois, et je me demandais si vous utilisiez des techniques différentes. Même si j’ai arrêté, j’aime toujours découvrir de nouvelles choses sur ce domaine.

Puis, ce fut comme si on avait ouvert une valve :

- Vous avez quoi comme célébrations ici ? Vous Faites quoi pendant vos célébrations ? Chez moi, c’était les excuses parfaites pour faire un concours de boissons entre ma mère et moi ! Mais je suppose qu’ici ça doit être plus respectueux des traditions… Vous parliez de quoi tout à l’heure Asling et toi ? Ca avait l’air de vous inquiéter. Je pourrais peut être aider si ce…. Truc refait surface. Qu’est ce qui vous a poussé à commencer à adopter la technologie ? Enfin, je suppose que ça ne t’enchante pas vraiment toi. Comment vous faites si vous n’avez plus de dégel pour planter vos récoltes ? Qu’est ce qui t’as poussé à revêtir une armure ? Tes collègues sont aussi sympa que toi ? Est-ce que…

Elle s’interrompit brusquement en se rendant compte qu’elle bombardait encore Wulf de question et conclut en rougissant :

- Oh. Désolé, je me suis laissée emporter, oublis tout ça. »

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Dim 17 Sep - 20:46
- Tradition pour accueillir un ami ? On se contente de lui offrir la place d’honneur en sa demeure, comme Odin le fait pour les guerriers tomber au combat… mais dans mon cas précis ça risque d’être légèrement difficile. Cela fait bien longtemps que je ne possède plus que le ciel comme toit.

Wulf s’assombrit légèrement, ces paroles venaient de lui remémorer son village, toute sa jeunesse à vivres auprès des siens… et ce qui en restait maintenant, les conséquences de sa première rage Berserkir. De tout façon, même si sa propre demeure n’avait pas été en ruine, il ne désirait pas réellement mener Nathalia et Asling en ce lieu de son passé, les deux Atlantes avaient peut-être réussi à s’attirer le respect de Wulf, mais pas au point qu’il ne les considère comme des amis.
- Mais je peux toujours vous offrir un verre, oui.

Ce fut ensuite au tour de Nathalia de poser ses questions. Sa première arracha un regard circonspect de la part du Guerrier-Fauve, ce dernier s’interrogeant sur l’intérêt que la Marina aurait à connaitre les techniques de forge du Nord. Elle expliqua que son intérêt était purement académique.

- Il audra que t’arrange avec les artisans directement. Sur ces terres, il n’appartient qu’à ceux qui maitrise leur art de décider qui peut se voir accorder le privilège d’apprendre leurs secrets de fab…

Wulf n’eut pas le temps de finir sa phrase que déjà Nathalia déversait son flot de question… à un rythme très soutenus. À nouveau, sa rage intérieure recommençant à s’élever. Plusieurs tics nerveux commencèrent à agiter son visage. Wulf se tendit s’approcha à grand et donna un coup de boule d’une rare violence… au rocher le plus proche, pour ensuite recommencer l’opérations plusieurs fois de suite. À chaque contact de son crâne, non protéger par un quelconque casque, de profondes fissures faisaient leur apparition sur la pierre. Wulf ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même, c’est lui qui avait autorisé la marina à sortir de son mutisme et ses babillages lui filait une migraine encore plus forte que ce que faisait ses coups de boules.

- JO-TUN-BLÙÙUUUTTTTTT !!!!!!!!

À chacune des syllabes de son juron, le coup qu’il administrait se faisait plus fort, et au dernier, le coup se révéla si puissant qu’il réduisit ce rocher en morceaux. Son dernier cri retentit loin et longtemps. Lorsqu’il refit face aux deux Atlantes, son front était en sang mais cela ne semblait nullement incommodé l’Asgardien, il ne sentait plus aucunes douleurs. Prenant une profonde inspiration avant de suivre sur un ton plus calme.

- Oui on a des célébrations et non ce n’est pas une excuse pour boire pour nous autres, on as pas besoin d’excuses pour boire tant que cela ne nous empêches pas de remplir nos obligations. On ne s’est pas mis à adopter la technologie d’un coup, on a toujours adopté ce qui nous semblait utile tout en veillant à ce que ça ne nous rend pas dépendant d’elle. À part à Midgard, ce sont principalement des particuliers qui utilisent celle-ci, et à Magnir, certaines auberges se dotent de ces appareils pour pouvoir fournir un minimum de modernités aux Sudistes de passages.

Wulf ignora délibérément les autres questions, soit il n’avait pas de réponses à donner, soit il refusait tout simplement d’en donner sur certains sujets. Notamment sur sa raison de revêtir une armure, il refusait tout net de parler de cela, cela lui ravivant de trop pénible souvenir, ceux du jour où il avait massacrés tout ceux qu’il avait juré de protéger de ses propres mains sans pouvoirs se contrôler.

- Nous avons bien des alcools dont certains que vous ne pourrez probablement boire nulle part ailleurs… si vous arrivez seulement à les boires d’ailleurs. Mais rassurez-moi… l’alcool ne libères pas plus votre langue au moins ?
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Lun 18 Sep - 20:25
Asling aimait déjà l’hospitalité des Asgardiens. Même s’il n’aimait pas être le centre d’attention, savoir que ses hôtes vous faisaient passer en premier était réjouissant. Le pirate se demanda alors ce qui pourrait lui arriver s’il refusait une telle place. Les hôtes prendraient-ils cela comme un affront ou en seraient-ils amusés ? Par principe, puisque le jeune homme n’en avait pas la réponse, il accepterait la place qu’on lui offre.

- Qu’importe le lien, qu’importe la place que tu nous offres, juste boire un coup avec un ami est déjà magnifique en soi. Même s’il faut boire en pleine air, du moment que ce n’est pas en l’air…

Nathalia venait déjà de partir sur un sujet qui lui était personnel, celui de la forge. Le pirate s’avait qu’elle pourrait parler des heures de son ancienne passion, une passion qu’elle partageait autrefois avec une Marina. L’Atlas en savait très peu sur cette période, n’aimant pas faire ressurgir les fantômes du passé. Lui-même en avait plein, il n’avait aucun chiffre à donner sur le nombre de fantômes qui pouvaient bien le hanter, des fantômes qu’il préférait garder enfoui, loin de cette époque. La vie qu’il avait autrefois menée était différente de celle qu’il vivait maintenant, mais s’il devait le refaire, il le ferait. Les personnes n’étaient plus les mêmes, mais le but l’était… protéger les siens, protéger ses amis et faire en sorte que le moins de monde périssent.

Les pensées du pirate revinrent rapidement au présent, quand Nathalia commença à enchaîner les questions à toute vitesse. Sans qu’il n’ait eu le temps d’intervenir, Wulf venait de briser un rocher avec son crâne, en seulement trois coups. Même si la performance était remarquable en soit, le jeune homme ne pu que regarder l’Asgardien d’un air horrifié.

- Non mais ça va pas la tête ? Je qu’elle parle beaucoup, mais ce rocher ne t’avait rien fait.

L’Atlante avait préféré finir sa phrase sur une pointe d’humour, afin de ne pas trop montrer son inquiétude. Le guerrier-fauve commença à répondre aux questions de la pyromane, mais s’arrêta bien avant la fin. Ne voulant pas pousser, le pirate rebondit sur le début des réponses.

- Ca tombe bien, je n’aime pas attendre les fêtes pour boire.

Wulf parla ensuite rapidement des alcools qu’ils avaient. L’Atlas eut un petit rire en se rappelant la dernière fois qu’ils avaient abusés de l’alcool tous les deux.

- Personnellement, je ne parle pas plus que ça… je me remémore des choses que je préfère garder pour moi par contre… ah et parfois ça enclenche des paris stupides ou des concours étranges…
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Mar 19 Sep - 17:42
Wulf expliqua comment ils avaient l’habitude de traiter leurs amis. La russe se doutait que, étant donné la méfiance de l’Ase, et son inimitié envers les Marinas en général, il ne devait pas encore les considérer comme des amis, mais elle se promis qu’il changera d’avis tôt ou tard. Elle, elle l’aimait bien, et n’hésiterais pas une seconde à le considérer comme tel. Il lui dit ensuite que, si elle tenait à visiter les forges, elle devrait consulter les artisans d’abord. Ça lui paraissait logique. Byakko et elle-même n’auraient jamais apprécié que quelqu’un vienne les observer au travail sans avoir demandé leur permission au préalable.
Soudain, manifestement agacé par la pluie de question de Nathalia, Wulf se mit à frapper un rocher de sa tête en lâchant un juron dans sa langue. La jeune femme l’observa, les yeux ronds comme des soucoupes, avant de baisser la tête, coupable, quand il se tourna vers eux de nouveau, le front en sang. Après qu’il ai répondu à certaines questions qu’elle avait posées, la russe prit la parole :

« Désolé. Je vais essayer de tenir un peu plus ma langue.

Elle avait noté qu’il n’avait pas désiré donner les raisons qui l’avaient poussé à revêtir une armure. Mais, après tout, elle-même refuserait de donner ses motivations à qui que ce soit. Pas même à Asling. C’était quelque chose de personnel, qui pourrait sembler ridicule aux yeux des autres, et les faire douter de ses engagements envers Poséidon.

– Tu as bien vu comme je parle déjà. Impossible d’être plus bavarde, même avec l’alcool. A la limite, en fonction de la quantité d’alcool, je peux essayer de brûler la lune, ou pousser Asling à se faire quelques tatouages, mais rien de bien méchant.

Et encore fallait il qu’elle boive une quantité importante pour en arriver là. Elle aimait a dire que, comme elle était russe, elle était déjà mi-sang, mi-vodka, mais elle devait surtout son endurance à sa mère qui la laissait boire à un âge peu raisonnable. Et Eugène n’était même pas russe à la base…

– En tout cas, si on ne peux en boire nulle part ailleurs, j’ai hâte de goûter à ces fameux alcool ! »

Elle se retint de préciser que ce ne serait surement pas à la hauteur de la vodka, comme elle en avait l’habitude, ne désirant pas froisser la fierté de Wulf.

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Sam 23 Sep - 11:38
Wulf ne savait pas vraiment si c’était une bonne idée d’emmener les deux atlantes dans une taverne, il en gardait après tout un mauvais souvenir de son dernier passage dans ce genre d’établissement. Mais après tous il pouvait bien se permettre de leur payer une coupe avant qu’ils ne partent. C’était d’ailleurs ce qu’il avait de mieux à faire pour hâter leur départ. Sans vraiment se préoccuper de son front en sang, il leurs fit signe de le suivre.

- Bon va pour vous payer un coup. Vous préférez quoi comme alcool ? On a de la bière et de l‘hydromel surtout, même si en théorie ce dernier ne doit être but qu’en les grandes occasions, dans le temps on la considérait comme une boisson sacrée. Pour les alcools spéciaux dont je vous ais parler, Magnir dispose d’une communauté assez importante de Duergars, il y a donc des chances qu’on trouve des bières brasser par ces derniers, par contre c’est à vos risques et périls, on dit que ça peut terrasser en une seule gorgée un homme... du moins ceux dont la constitution laisse à désirer. Je ne sais pas si c’est vrai mais j’ai déjà pu constater ses effets.

Wulf avait en effet un souvenir d’une gueule de bois mémorable après avoir bu une seule coupe de cet alcool. L’un des ingrédients de cette bière était des champignons cultiver par les Duergars, ce qui rendait cette bière très forte, parfois hallucinogènes pour les hommes, mais sa principale capacité était d’être extrêmement nourrissant, faisant d’ailleurs partie de l’alimentation des nains, sauf que cet alcool était très fort pour les standards humains. L’ingestion de cette bière était d’ailleurs souvent utilisée dans certaines localités comme épreuve d’initiation.

- Il y a probablement aussi quelque alcool du Sud mais ils ne sont consommés soit par des hommes du sud soit par des curieux. Sinon vous pouvez aussi boire de l’hydromel Alfars où alors celui Hesley. Les premiers peuvent avoir des effets assez… divers en fonction des dosages et de la préparation, le deuxième est probablement la boisson la plus savoureuses de nos terres par contre elle est très rare et chère.

La rareté de l’hydromel de Helsey était pas si grande que ce que Wulf le disait, mais tous les nordiques rechignaient à en donner aux Sudistes, ces derniers n’étant souvent pas capable d’en apprécier le goût. Les légendes disaient souvent que cet hydromel était à peu près le même que celui que buvaient les Einherjars, et qu’il emplissait ceux qui le buvait du courage de ses ancêtres face à l’adversités.

Une fois qu’il eut finis cette courte explication des alcools proposer, il attendit d’avoir leur choix soit fait avant de les faire entrer dans la taverne de Magnir, le « Valholl ». L’intérieur de la taverne était dans le plus pure style Asgardien, construit tout en bois et une atmosphère assez conviviale était présente, un grand foyer réchauffait la pièce au centre de celle-ci et un skalde déclamait de la poésie épique racontant les haut-faits du passer, entrecoupée de chanson à boire. Un grand rideau séparait la pièce en deux, de l’autre côté se trouvait la partie de la taverne réservée aux consommateurs amateurs de modernité, avec un jukebox et même une télévision. Wulf n’avait jamais vraiment compris l’intérêt de cette salle, la télé montrant souvent de la neige, ce qu’il pouvait déjà voir dehors, et dans le reste des cas… la plupart des siens ne parlait de toute façon pas les langues du sud.

À l’entrée du guerrier-fauve, toute la salle fit silence, la présence d’un berserker était source de crainte et de tension. La majorité des clients se mirent à parler tout bas entres eux, certains décidant même de quitter la taverne. Wulf n’en faisait plus grand cas et indiqua une table qui venait de se libérer.

- Vous en faites pas, l’ambiance finira par revenir.

Pendant qu’Asling et Nathalia s’installait, Wulf alla à la rencontre de Svanhild, l’une des rares serveuse qui acceptait volontiers de servir Wulf sans vraiment le craindre, pour passer commande. Il s’agissait d’une fille qui incarnait le cliché de la beauté nordique, blonde aux yeux bleus. Wulf la connaissait depuis plusieurs années, tous deux étant cousins aux 6ème ou 7ème degré, les grands parents de Svahild ayant décidé de s’installer à Magnir.
Wulf s’installa ensuite à la table des deux Atlantes et attendit que leurs boissons soient servi. Wulf avait pour sa part commander un simple lait de chèvre, l’alcool risquant de lui faire perdre le contrôle plus facilement, il ne prenait donc de l’alcool que en de rares occasions, et jamais au milieu d’une localité importante.

hrp:
 
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Mer 27 Sep - 14:29
Puisqu’ils s’étaient tous les trois mis d’accord, le trio marcha vers la taverne de Magnir. En chemin, Wulf donna une rapide liste des alcools qu’ils avaient dans le nord, chacune donnant envie au pirate, même s’il ne pouvait pas se permettre de tout goûter. L’hydromel ne serait pas le choix d’Asling, qui ne voulait pas offenser les habitants du coin.

- Pour l’hydromel, on repassera quand il y aura une vraie occasion, ça sera mieux pour tout le monde.

L’Atlas chercha à comprendre la bière spéciale qu’avait mentionnée le guerrier-fauve, ne comprenant pas l’un des termes des paroles de leur hôte.

- Hum… qu’est ce qu’un Duergar au juste ? C’est un spécialiste de la bière ?

Le pirate avait déjà du mal à comprendre certaine chose du sud, comme internet ou la sécurité sociale, alors forcément, si on lui sortait des noms du nord, il avait encore plus de mal à suivre. En laissant l’Asgardien finir sa liste, l’irlandais réfléchit à ce qu’il pourrait bien prendre. Puisqu’il n’avait pas vraiment le choix, le pirate porta son intérêt sur un hydromel, celui fabriqué par les Alfars, même si encore une fois, il ne savait pas ce que voulait dire Alfar.

- Je crois que je vais partir sur de l’hydromel Alfars, j’ai bien envie de tenter l’expérience.

En arrivant à la taverne de Magnir, Asling trouva l’ambiance étrange, même pesante. En voyant que du monde préférait sortir et les rumeurs se terrent à leur entrée, le pirate se senti mal venu dans la ville.

- On dirait qu’ils n’aiment vraiment pas les étrangers.

Wulf leur assura que l’ambiance allait revenir, même s’il laissa un goût étrange dans la bouche du marin. Il espérait vraiment que l’ambiance reviendrait, car il avait aimé entendre les rires en entrant, lui rappelant les soirées à Nassau. Le nordique alla prendre les commandes, laissant les Marinas s’installer à une table, un peu à l’écart des autres, mais tout en restant du côté antique de la taverne. L’autre moitié ne donnait pas vraiment envie à Asling, qui préférait largement le passé, plutôt que les hurlements d’une télévision. Même s’il l’avouait, il aimait beaucoup la douche qu’il avait dans son logement à New-Atlantis, chose qu’il ne pouvait pas avoir à son époque.

Quand les chopes arrivèrent enfin, accompagnées d’un bolet qui contenait une mixture blanche et qui fut déposé devant le guerrier-fauve. L’Atlas regarda le contenu de sa chope, un liquide presque doré la remplissant. Il leva ensuite la chope, pour lancer :

- Ah la gloire de nos seigneurs !

Doucement, le pirate bu le contenu de sa chope, laissant le liquide emplir sa bouche et sa gorge de nouvelles saveurs. Le breuvage était exquis, presque divin aux yeux du Marina. Il n’avait prit que deux gorgées, qu’il sentait déjà les effets de l’alcool l’envahir, troublant sa vue et lui faisant voir des choses qui n’existait pas.

- Tiens, il y a un ours dansant.

Lança t-il en désignant un ours empaillé dans un coin de la salle. La suite fut plus trouble, complètement différent de ce qu’il avait pu voir jusqu’à maintenant. Le pirate se trouvait sur son navire, ses amis ayant complètement disparu. Une tempête faisait rage devant lui, les navires britanniques à sa poursuite. Il connaissait cette scène, l’ayant vécu trois siècles avant de revenir à cette époque. Il connaissait aussi la suite, sans pouvoir agir. Il prendrait la direction de la tempête, afin de stopper l’armée britannique et essayer de sauver le plus de monde possible. Mais sa tentative serait un échec total, comme il le voyait à présent, la tempête faisant couler le navire dans les profondeurs. La suite, le jeune homme ne la connaissait pas, car il avait perdu connaissance avant que le navire de sombre. Alors qu’il était debout sur le pont du navire, la barre entre les mains, l’eau le recouvrant entièrement, une présence se montra à lui. Poséidon, ou du moins une image du dieu, prit forme dans les remous sous marins. De sa forte voix, le seigneur des océans s’adressa au pirate, lui disant qu’il lui sauvait la vie, mais qu’il ne viendrait le chercher qu’une fois qu’il aurait besoin de son aide. Tout en sombrant dans le sommeil, l’esprit du pirate s’éveilla. En effet, Poséidon l’avait réveillé, juste au moment où son esprit avait été frappé par l’ennemi. Asling avait un véritable but, celui de secourir son seigneur.

L’alcool n’avait pas encore fini de faire travailler la mémoire du jeune homme, chaque nouvelle gorgée lui montrant des images du passé. Il pouvait ainsi revivre la bataille en Egypte et celle qu’il avait du faire pour obtenir son nouveau navire. Puis, la scène changea complètement, devenant plus sombre que les autres. La vision ne venait pas du passé du guerrier, mais sonnait comme une prédiction d’avenir. Les images étaient complètement floues, ne révélant rien de bien concret, juste une immense bataille, plus sanglante que toute celle qu’il avait pu vivre. Etait-ce un avant goût des guerres qui feront revenir Poséidon ou était-ce un signe que la créature d’Egypte reviendrait pour détruire le monde. Le pirate s’éveilla complètement cette fois, sa chope était maintenant vide, le soir était déjà tombé sur la ville. Il ne dit rien sur ses visions, les trouvant étranges. Une fois qu’il fut sur que Nathalia était prête à partir, il se décida à se lever pour reprendre la mer.

- Nous allons retourner chez nous. J’espère que nous nous reverrons de nouveau, dans de meilleure circonstance.
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Jeu 28 Sep - 15:58
Wulf ayant indiqué l’hydromel comme étant une boisson réservée aux grandes occasions, autrefois considérée comme sacrée, Nathalia préféra ne pas jeter son dévolu dessus. On ne sympathisait pas avec les gens en ignorant spectaculairement leurs traditions. Elle réfléchissait encore à son choix quand ils entrèrent dans le bar, et que leur arrivée sembla jeter un froid sur les clients. Asling commenta à voix haute qu’ils ne semblaient pas aimer les étrangers, ce qui fit écarquiller les yeux à la russe :

« Tu veux dire que c’est de notre faute si c’est aussi silencieux ?! Mais… Je ne veux pas les déranger moi. Un bar, c’est pas drôle si c’est aussi silencieux qu’un cimetière ! Désolé de vous déranger tout le monde, faites comme si on était pas là !

Elle s’installa ensuite avec Wulf et Asling et ils commandèrent leurs boisson respectives. Nathalia coula un regard vers son collègue :

- Heu… Tu ne devrais pas y aller molo sur la boisson ? Je veux dire, je suis la première à être pour une beuverie sans limite, mais t’es censé nous ramener à la maison après. Boire ou naviguer, il faut se décider, comme dit le slogan !

Mais ses paroles tombèrent dans l’oreille d’un sourd puisqu’au bout de deux gorgées, il commençait déjà à voir des ours danser. Ceci dit, elle n’était elle-même pas en état de s’en offusquer, la boisson brassée par les Duergars étaient aussi forte que Wulf l’avait prétendu, et, si la jeune femme ne voyait pas d’ours danser, elle avait tout de même son propre lot d’hallucinations. La réalité se distordait tant autour d’elle qu’elle n’aurait sut dire si le temps passait où s’il avait brusquement été arrêté par un type chelou habillé en jaune canari.
Le soir était tombé quand Asling décida de prendre la mer. La russe nageait encore en plein brouillard, mais jugea qu’elle devrait être capable de marcher jusqu’au navire. Du moins, Asling devrait être capable de la surveiller. La dernière fois qu’elle avait été plongée dans un tel état remontait à la mort de sa compagne et qu’elle passait son temps à boire comme un puits sans fond.
Elle pria intérieurement que le voyage dure un bon moment, suffisamment pour qu’elle puisse dormir de tout son soûl.
Oh, Poseidon, elle sentait déjà venir une bonne grosse gueule de bois à son réveil.

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WulfFléau de l'Ulfark | Modérateur
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Jeu 28 Sep - 22:06
- Si les clients se taisent, ce n’est pas à cause de votre présence, mais de la mienne. Je suis un guerrier-fauve.

Wulf fut assez surpris de voir que les deux Marinas avaient décidé de directement attaquer avec les boissons les plus costaude du catalogue… et ce qui devait arriver arriva. Asling eut droit à des hallucinations tandis que Nathalia commença à montrer des signes ébriété. Il fallait dire que l’Ulfark fut déjà surpris de voir que ces Sudistes tiennent aussi bien ce genre d’alcool. Il resta silencieux pendant ce temps, observant les réactions que provoquait les boissons.

Une fois que les deux atlantes furent partis, Wulf resta encore un moment. Il ne savait vraiment pas quoi penser de cela, il restait extrêmement dubitatif à l’idée qu’il pouvait y avoir la moindre entente entre Asgard et l’Atlantide, et pourtant ces Marinas et lui-même venaient d’avoir une discussion totalement courtoise. Pourtant, Wulf continuait de penser que Poséidon était l’un des êtres les plus méprisable qu’il lui avait été donné de voir à l’œuvre et ce malgré la franche détermination d’Asling à défendre son seigneur bec et ongles.

Après quelques heures, Wulf était occupé à discuter avec Svanhild, cette dernière tentant une nouvelle fois de comprendre ce qui s’était passé au village de Wulf, celui où leurs ancêtres avaient vécu et où plus aucune âme n’y vivaient. Wulf n’ayant jamais vraiment raconté ce qui s’y était passé. Ce fut soudainement à ce moment-là que Wulf sentit un Hamr hostile. Des secousses se firent alors sentirent, Wulf retint l’une des poutres qui craquait sous la violence de ces dernières retenant le poids de la structure il hurla à tous ceux qui étaient à l’intérieur de sortir puis, une que se fut fait, il sortit à son tour.

Une fois sorti, le pied de Wulf glissa sur le sol pour se rétamer dans la boue. Son pied, normalement si sûr quand il marchait dans les étendues enneigées d’Asgard ou sur la glace n’avait pas ne lui fut d’aucune utilité face à la gadoue qui s’était créé suite à la vague de chaleur créé par l’éruption. En se relevant, il vit que la lumière de la journée avait disparu pour faire place à un ciel désespérément sombre et noir, une pluie de cendre commençait même à tomber. Autour de lui, les habitants du village était déjà occupé dans une efficacité toute Asgardienne à s’occuper des décombres, de sauver ce qui pouvaient l’être de leurs récoltes…

- Jotunnblùt. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Soudain, une longue note de cor se fit entendre à travers tout ce chaos. Le royaume possédait de nombreux cor, utilisé aux côtés de feux d’alarme pour alerter les alentours en cas de danger, mais aucun n’avait cette pureté. Même s’il ne l’avait jamais entendu avant, Wulf savait instinctivement que ce cor n’était pas un simple cor d’alarme, qu’il appelait les nordiques à se préparer au combat. Déjà autour de lui, de nombreux hommes du village préparait leurs armes pour répondre à l’appel aux armes dès qu’ils auraient finis d’assurer la sécurité du village.

Les images véhiculées par le Hamr du gardien du Bifrost apparurent dans l’esprit du guerrier-fauve. Il put voir les destructions causées dans la totalité des Terres du Nord, mais surtout il put voir le responsable de tout cela. Il vit Olrik, celui qui l’avait aidé lors de la guerre des fléaux. À l’époque, ce dernier avait déjà la réputation d’être un traitre mais il n’avait pas eu cette impression en le laissant partir. Même si Heimdall avait fait comprendre que ce n’était pas Olrik lui-même qui était derrière tout cela, voir l’ancien guerrier divin responsable de tant de malheur le perturbait.

Il avait aussi reçu le message avertissant tous les guerriers divins de rejoindre Reiner à la cour du Valhalla. D’un simple regard, il vit que son aide ne serait que très superflue dans le village, aussi il rassembla son Hamr pour appeler à lui son armure qui recouvrit son corps. Maintenant qu’il était prêt au combat, le Hamr de Wulf s’intensifia de plus belle, pour ensuite le transporter en direction du lieu de rassemblement.
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Du rhum, des glaçons, de la vodka non des dieux ♫