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ReaganChevalier Noir de l'Oiseau de Paradis
Chevalier Noir de l'Oiseau de Paradis

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Dim 24 Sep - 22:17
Seul au milieu des contrées rocheuses, boisées et enneigées de l'Alaska, Reagan s'était avancé dans une plaine jouxtant un massif montagneux et un lac. Au sein de ces montagnes se cachait le précieux et mystérieux butin que les Black Knights étaient venus récupérer sur ordre d’Éris. Le temps était dégagé et le ciel ensoleillé, une bien belle journée pour commencer une aventure. L'Oiseau de Paradis s'était vêtu d'un gilet de fourrure et de bottes blanches, ainsi que d'un pantalon thermorégulateur noir et de gants assortis. En dessous du gilet se trouvait un maillot du même acabit que le pantalon, lui conférant une protection au froid avec le moins de volume textile possible. Afin de préserver ses yeux de la lumière reflétée par la neige, il avait aussi enfilé des lunettes de soleil adéquates teintées en rose. En ce qu'il s'agissait de sa cuirasse, l'Américain l'avait mise dans un gros sac de sport qu'il portait en bandoulière sans aucune difficulté.

Il était ainsi parfaitement préparé à la mission, même si la chaleur générée par l'intensité de son cosmos rendait inutile sa garde-robe. Chez lui, les considérations pratiques ne devaient pas exclure la recherche d'élégance, voire pouvaient passer en second dans certains cas. Pour patienter jusqu'à l'arrivée de ses deux consœurs, Reagan sortit de son sac un thermostat rempli de thé, s'en versa une tasse puis s'assit tranquillement sur un tronc d'arbre. Son regard était focalisé sur la contemplation du lac étincelant et de la somptueuse forêt de conifères qui composait le décor à la fois rude et bucolique de l'endroit. C'était décidément un charmant endroit pour passer des vacances d'hiver, peut-être le renégat devrait-il se renseigner sur la possibilité d'acheter un terrain, ou à défaut de dénicher un hôtel de luxe dans les environs...
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Eris

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Mar 26 Sep - 19:00
Mode MJ - On

Bon les enfants,

Tout d’abord, sachez que la grotte est souterraine et que l’entrée du domaine appartenant à Nyx se trouve environ trois cents mètres après l’entrée (pour ceux qui ont déjà fait de la spéléologie, trois-cents mètres sous terre c’est long). Durant ces premiers pas, vous pourrez vous servir de votre vue (ce qui ne sera pas le cas après mais vous verrez), le chemin jusqu’au domaine est particulièrement compliqué (étroitesse de certains passages, parfois il faudra ramper dans de petits tunnels – avis aux claustrophobes).

Une fois parvenu au bout des trois-cents mètres vous tomberez sur une statue d’un chevalier assis, ses mains reposant sur une épée. C’est à ce moment que j’interviendrai avec le PNJ et que les choses sérieuses débuteront.

Je vous laisse décrire votre entrée dans la grotte.
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OliviaChevalier noir de l'Argos
Chevalier noir de l'Argos

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Jeu 28 Sep - 22:30
Si j’avais retenu une chose des explications d’Eris, c’était que, une fois dans la grotte, notre vue nous serait totalement inutile. Manque de chance, je ne suis pas aveugle de base, et ne suis donc pas une experte du déplacement dans le noir le plus total. Aussi, j’avais fait quelques recherches en attendant l’avion dans l’espoir de voir si le génie humain pouvait avoir donné naissance à un appareil quelconque qui m’aurait permit de pouvoir me déplacer dans l’obscurité en ayant une idée de l’endroit où je posais mes pieds. Mais tout ce que je parvins à trouver fut un système qui permettait de « voir » avec sa langue, mais qui reposait sur une caméra. Si on ne pouvait pas voir avec nos yeux, je doutais que la caméra fasse un meilleur boulot. Au final, je jetais mon dévolu sur un appareil à vision thermique. Après avoir laissé Yasu décider si elle voulait m’accompagner ou partir en avant, je me mis en route pour m’en fournir un. Je ne savais ni comment ça marchait, ni si ça allait marcher là où on se rendait, mais, au mieux, je serais préparée au cas où, au pire, j’aurais un super appareil à étudier plus tard. Je veux dire, c’est incroyable, un appareil qui permet de voir dans le noir, de voir grâce à la chaleur dégagée par les choses !
Un raison de plus à ajouter sur ma liste de pourquoi le génie humain était si… génial !
C’est ainsi que j’ai passé une partie du trajet en avion à lire le fonctionnement de ma nouvelle acquisition, et l’autre partie, à parler à Doritos :

« Ok champion. Si ce truc fonctionne pas, on serra tous complètement aveugles là-bas. Genre, aussi aveugle qu’un rat à la naissance. Tu vois le truc ? Ouais, ce sera super ultra chiant. Alors voila le deal : De nous tous, t’es probablement celui qui a le meilleur odorat, et la meilleure ouïe. C’est genre, ces sens sont hyper développés chez toi, nan ? Alors si tu sens un problème, tu le signales en couinant de toutes tes forces, OK ? Je sais que t’es intelligent et tout, c’est Takeya qui l’a dit.

Mais mon rat se contenta de garder ses yeux noirs fixés sur moi comme si j’étais cinglée avant d’entamer sa toilette. Je soupirais et abandonnais l’idée de communiquer avec lui.
Un long moment plus tard, je me retrouvais plusieurs pas devant l’entrée de la grotte souterraine où nous étions censés nous rendre. Mon appareil était rangé dans mon sac, gardé par mon fidèle petit soldat couleur doritos.

- Je me demande ce qui nous attend là dedans… »

Commentais-je à voix haute.

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YasuhaGarde noir de L'ophiuchus
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Ven 29 Sep - 19:31


Le grand musclé avait pris les devants depuis plusieurs minutes, lorsque la nippone décida de l'imiter au regard des envies soudaines de shopping de la belle hispanique.

- « Tu m’en voudras pas, mais j’ai des trucs à faire de mon côté. On se retrouve là-bas. »

- « Ah oui, traine pas trop sinon je fais ma vie de mon côté… », prévint-elle sur un ton faussement affable.

Bon, ce n’est pas tout ça : voyons ce joujou de plus prêt.

L’avantage, quand on est dans les petits papiers d’un gros bonnet, c’est que les ressources tombent du ciel comme par enchantement. Et les secrets seigneurs noirs demeuraient de sacrés magiciens… Yasuha en venait à se questionner sur la manière d’amasser autant de richesses et de moyens depuis une base d’opération aussi hostile et isolée du reste du monde. Cà lui plairait assez d’être la boss et de pouvoir disposer d’une horde de sbires en armure noire, s’entretuant pour s’attirer la moindre bribe de faveur de leur supérieure.

Réveille-toi ma fille, on a un coffre à voler.

Première étape, tirer sur la chaînette pour ouvrir le coffre.
Après avoir congédié sa suite, elle était finalement retournée dans sa chambre et essayait en vain d’ordonner à son armure de fusionner avec elle. Rien à faire, l’objet ne bougeait pas d’un centimètre…

Mais c’est quoi cette merde qu’on ma refilé ?

A la différence de sa Yoroï disparue, aucune âme ne semblait habiter cette relique de l’île noire. L’espiègle pouvait bien ressentir quelques résidus de matière cosmique primordiale, mais bien trop diffus pour donner une réelle puissance de combat à l’objet. C’était un bel ouvrage, certes, mais un ouvrage inerte aux antipodes des atours vivants auxquels elle était habituée. Même sa lame noire semblait plus animée. La belle se décida finalement à se vêtir en mode manuel, plaçant les pièces métalliques une à une par-dessus sa tenue en spandex amélioré. Elle acheva le processus par le masque noir.

Finalement, elle sert à rien mais elle a quand même de la gueule cette armure…

Une fois l’habillage terminé, l’asiatique se saisit d’une cape noire à capuche et rejoignit l’hélicoptère affrété à son profit. Deux escales et changements de porteurs plus tard, elle fut acheminée à bonne distance du point de chute de la mission. Il lui fallut un peu plus d’une heure de marche à un rythme modéré pour arriver à bon port.

- « Hé, Monsieur Reagan ! », hurla-t-elle en apercevant l’exubérant colosse au loin.

Elle ne ressentait pas trop le froid, pour l’instant en tout cas.


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ReaganChevalier Noir de l'Oiseau de Paradis
Chevalier Noir de l'Oiseau de Paradis

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Mar 3 Oct - 21:05
Reagan était en train de siroter paisiblement son thé quand il entendit la voix de Yasu résonner derrière lui. Les filles l'avaient manifestement rattrapé, ce qui n'était pas trop tôt malgré l'ennui qu'elles suscitaient chez lui. Aux aguets, l'Oiseau de Paradis détecta ainsi l'énergie d'Olivia à l'emplacement de l'entrée des souterrains qu'ils étaient censés explorer. Tous les éléments étaient donc réunis pour enfin commencer la mission. L'Américain acheva de boire sa tasse sans se presser et la rangea avec son thermostat dans son sac de sport. Il sourit ensuite à l'extravagante puis se leva pour marcher vers elle et la gratifier d'une joyeuse salutation :

"Ah ! Vous voilà chère demoiselle, si vous saviez à quel point vous m'avez fait languir ! On dirait que votre amie est aussi arrivée, allons donc la rejoindre sans tarder."

Le doigt pointé dans la direction où se trouvait Olivia, il invita l'Asiatique à le suivre séance tenante. Les trois mercenaires se rassemblèrent donc au seuil d'une caverne s'enfonçant au cœur de la montagne et dans les tréfonds des entrailles terrestres. Néanmoins, Reagan remarqua qu'il y avait un quatrième membre de trop dans l'équipe en la personne d'un rat répugnant. Il avait déjà entraperçu distraitement cette vermine sur l'épaule de la justicière débutante, mais il n'y avait guère prêté attention à cause de l'environnement crasseux de Death Queen Island. Ce sale rongeur jurait avec le blanc immaculé du paysage enneigé, un point qui avait le don d'importuner le Chevalier Noir.

"Dis-moi ma petite justicière en sucre, tu n'as pas l'intention de te trimballer avec ce rat quand même ?" s'enquit-il auprès de sa collègue, non sans une once de fiel. "Si Éris nous confie cette quête, je doute sévèrement qu'un rongeur soit le plus indiqué pour nous accompagner."

Il réajusta ensuite son sac de manière plus confortable puis s'avança légèrement vers la grotte avant de s'arrêter et de l'observer d'un air songeur. Les ténèbres qu'elle abritait n'auguraient rien de bon, mais ce n'était pas ce genre de détail qui allait arrêter l'Américain. En signe de son inébranlable confiance, il afficha un large rictus et sollicita Olivia d'un ton sarcastique, son pouce désignant l'entrée des souterrains :

"Je suppose qu'en qualité de chef de groupe tu vas ouvrir la marche, ma petite justicière en sucre. Quant à moi, je vais modestement me contenter de vous suivre et d'assurer vos arrières... Honneur aux dames après tout !"

Reagan ponctua ses paroles d'un rire hautain et se mit sur le côté, en attendant que les donzelles ouvrent la marche. Se mettre en retrait était aussi la meilleure façon de se garantir la disponibilité de boucliers humains à portée de main au cas où les événements risqueraient de dégénérer. En effet, il serait fort dommage que l'Oiseau de Paradis soit malencontreusement et inutilement blessé au cours de cette mission, alors autant s'assurer d'être en sécurité. Dans l'éventualité où un monstre anthropophage se tapirait dans les ombres, les filles feraient des distractions convenables pour couvrir sa fuite, sous la forme d'un repas à la viande tendre et juteuse. Mais que l'on ne se méprenne pas : le Chevalier Noir n'était pas assez cruel pour infliger à la bête l'inévitable destruction de son râtelier après avoir essayé de mordre à travers ses muscles en titane.
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OliviaChevalier noir de l'Argos
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Ven 6 Oct - 21:03
Une voix désagréable m’interpella. Désagréable et reconnaissable entre toute. Reagan et Yasu venaient de me rejoindre, et le cinglé s’offusquait déjà de la présence de Doritos. Je levais un œil désintéressé sur lui :

« Si sa présence te dérange, tu es libre de partir, je ne te retiendrais pas. Je suis sûre que d’autre paysage se pareraient d’une chose de ton genre en plus. Le Septième Continent devrait très bien te convenir »

Il me demanda ensuite de prendre la tête de l’expédition. Cela ne me plaisait guère, je préfèrerais l’avoir à l’œil. Mais si ce type décidait de faire demi-tour sans nous prévenir, autant que personne ne soit là pour lui barrer la route. Je pénétrais dans le tunnel, réprimant un frisson en le voyant s’enfoncer dans l’obscurité. Je n’appréciais pas l’idée de m’enfoncer là dedans sans savoir quand est-ce que je reverrais la lumière du jour, mais il était trop tard pour faire demi-tour.

« Allez Olivia ! Je t’ai connu plus courageuse que ça ! »

Plus nous progressions dans le tunnel, plus il faisait sombre, logique, la lumière était de plus en plus loin derrière nous. Je finis par mettre mon appareil à vision thermique et constatait avec immense réjouissement qu’il fonctionnait à merveille. Finalement, j’étais peut-être bel et bien la mieux placée pour être en tête avec ce trésor d’ingéniosité humaine. Je réalisais que le tunnel se rétrécissait tellement qu’il nous était impossible de progresser autrement qu’en rampant. Je grimaçais avant de l’annoncer aux autres :

« Le tunnel est minuscule en face, on a pas d’autre choix que de ramper, j’espère que ça ne vous dérange pas de vous salir un peu, sinon il n’est pas trop tard pour renoncer.

Je me faufilais dedans, progressant avec toute la peine du monde. Je voyais Doritos trottiner devant moi avec une aisance que je jalousais. Au bout d’un temps qui me sembla une éternité, le tunnel s’élargit, et je pus me redresser partiellement.

« Vous allez pouvoir vous redresser !

Je récupérais Doritos pour le remettre dans mon sac et avançais légèrement courbée en avant, regrettant de ne pas faire la taille moyenne des filles de mon époque. Ca commençait à jouer sur mes nerfs. J’ignorais combien de temps nous étions là-dessous, impossible d’en juger au ciel puisqu’il nous était invisible, mais j’aurais bien parié sur des heures. Je songeais un instant avec admiration aux spéléologues. Comment pouvait on passer des journées la dessous ? J’en deviendrais folle ! Mon seul réconfort était de ne pas encore être privée de la vue, mais j’avais le soupçon qu’au bout d’un moment, la magie de Nyx opérerait, et que mon appareil ne me serait plus d’aucune utilité.
Je commençais sérieusement à regretter de m’être embarquée là-dedans. Dire que l’offre d’Eris ne m’intéressait même pas. Jusqu’où la curiosité était capable de me mener ! Mais le savoir était un trésor à chérir. Je préférais être au courant de tout ce qui se tramait. Surtout quand ça concernait la Discorde.
Mais qu’est ce que je mourrais d’envie de tout claquer et de faire demi-tour.
La seule chose qui me retenait était l’idée que j’en aurais encore pour des heures à faire demi-tour, alors que j’étais peut-être à deux pas de notre destination, et que ce serait trop bête d’abandonner maintenant. Pour me rasséréner, je me figurais un bateau naviguant sur une mer paisible. Le vent qui fouette le visage. Le soleil qui réchauffe la peau. La lumière qui se reflète sur les flots. Tout ce qui était merveilleux et qui n’était pas présent ici.

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YasuhaGarde noir de L'ophiuchus
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Sam 7 Oct - 19:44


Olivia était elle aussi déjà arrivée près du site indiqué par la carte. Finalement, la japonaise se révélait être la dernière à rejoindre l’équipe : au moins, elle n’aurait pas à faire cavalier seul, du moins pour l’instant…

Le bodybuilder ne pouvait réprimer quelques remarques désagréables envers l’Argos, probablement en raison d’un passif dont la jeune asiatique ignorait la teneur, ou plus vraisemblablement pour se rendre intéressant une fois de plus.

- « Pourtant elle est mimi la petite bestiole. Moi ça me dérange pas qu’elle vienne avec nous. », ponctua Yasuha, son masque occultant le regard désapprobateur qu’elle jetait au grand gaillard.

Une fois les politesses échangées, l’oiseau du Paradis exposa son pseudo-plan, lequel laissait perplexe l’ancienne guerrière des Nyorais. Elle ne savait pas trop si le bonhomme était un gros pervers qui souhaitait profiter d’une vue privilégiée sur son arrière train ou si son excès de confiance masquait en réalité quelques défauts de vaillance.

- « Tu as raison Monsieur Reagan, reste derrière et veille sur nous. On ne sait jamais, un courant d’air pourrait nous attaquer par surprise… », scanda-t-elle d’un ton se voulant railleur.

Il n’a clairement pas inventé l’eau chaude celui-là…

L’autre jeune femme semblait par contre dotée d’un minimum de jugeotte : elle avait visiblement pris soin de se munir de quelques outils technologiques pouvant se révéler utiles dans l’environnement de la mission. La nippone connaissait ce genre d’engins de par son ancienne activité, dont notamment  leurs atouts et leurs faiblesses. Les lunettes à intensification de lumière sont très efficaces en milieu nocturnes ouverts ou semi-ouverts lorsqu’une source lumineuse naturelle de très faible intensité enveloppe les lieux, mais se révèlent totalement inefficaces en milieu hermétique à toute source lumineuse. Les lunettes à vision thermique de qualité militaire, quant à elles, peuvent fonctionner dans n’importe quel environnement plongé dans l’obscurité la plus totale, mais sont d’une efficacité toute relative lorsqu’aucune variation de température n’est présente dans le paysage.

Vu qu’elle part devant, son joujou ne va pas lui servir longtemps. Bien tenté…

- « Ouah ! T’es trop maline Mademoiselle Oli, moi j’aurai jamais pensé à prendre un truc comme çà. On te fait confiance pour nous montrer le chemin ! »

Avant de plonger dans ce gouffre béant, l’espiègle défit sa cape et la plia soigneusement, avant de la déposer dans un coin protégé de la paroi rocheuse. La progression ne serait que plus aisée si elle disposait de la totalité de sa liberté de mouvement, surtout si elle devait, à un moment ou un autre, fausser discrètement compagnie à ce joli cortège.

…/…

Yasuha s’ennuyait terriblement. L’obscurité enveloppant le groupe ne la gênait pas le moins du monde, elle était en mesure de percevoir la moindre aspérité dans la roche ou encore de déceler le moindre caillou jonchant le sol humidifié de la grotte. Ressentir l’environnement immédiat ne lui demandait pas plus d’effort que d’utiliser son sens de la vue à l’extérieur. Par contre, il lui serait aisé de dresser une cartographie du sanctuaire, si toutefois elle disposait du temps nécessaire pour se concentrer. Mais avec un boulet attaché à son pied, un boulet du nom de Reagan, elle ne pouvait décemment pas faire usage de ses pouvoirs sans attirer irrémédiablement l’attention sur elle. Il lui fallait attendre le moment propice et prévoir une mise en scène adaptée.

- « J’ai faim ! Quand est-ce qu’on mange ? »

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ReaganChevalier Noir de l'Oiseau de Paradis
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Lun 9 Oct - 21:17
Le groupe de mercenaires s'enfonça lentement dans la caverne ténébreuse, dès que ses membres eurent fini de s'échanger quelques amabilités. Reagan avait dû rassembler toute sa patience pour ne pas s'énerver et déclencher une bagarre juste avant la mission. Aussi s'efforça-t-il de conserver un sourire crispé et de se répéter mentalement qu'il pourrait se venger plus tard, notamment durant une phase délicate de l'expédition ou bien après. L'occasion de frapper se présentera un jour ou l'autre, ce n'était pas la peine de se presser, surtout contre des larves de leur espèce. Pour l'instant, il se concentra sur la descente dans les profondeurs terrestres et commença à ramper lorsque le tunnel devint trop étroit pour avancer normalement. L'aventure au cœur des galeries tortueuses des abysses, véritable cauchemar viscéral, avait débuté...

Plusieurs minutes s'écoulèrent tandis que la compagnie de fortune évoluait à travers les souterrains. Un humain ordinaire aurait suffoqué autant sur le plan pulmonaire que psychique dans un tel environnement, mais l'Oiseau de Paradis n'était justement pas un simple mortel. Toutefois, il fallait avouer qu'il était plus ardu pour lui de se mouvoir avec son gabarit massif, comparé aux filles et leurs silhouettes menues et sveltes. Il pouvait certes casser la roche autour de lui pour se ménager de l'espace, mais c'était un coup à provoquer l'effondrement de la grotte et à mourir enseveli comme un imbécile, alors autant oublier cette idée. Qu'importe, l'Américain allait poursuivre sa route en dépit du cruel manque de confort et de visibilité que lui imposait cet environnement.

Quand la fine équipe parvint à s'extraire des sentiers serrés et sinueux, elle déboucha sur ce qui semblait être un antre relativement spacieux. Reagan n'était plus plongé dans le noir total, mais l'endroit était encore très sombre et son étendue mal définie. Le silence était horriblement oppressant, mais l'une des deux donzelles ne se priva pas de le briser d'une question pour la moins saugrenue. Yasu n'avait donc pas pensé à se sustenter au préalable ? Une bonne alimentation était pourtant nécessaire avant d'entreprendre une activité physique prolongée et intense. Où cette pauvre enfant avait-elle donc été élevée pour avoir une si mauvaise hygiène de vie ?

"Désolé ma chère, mais il aurait fallu prendre votre déjeuner avant, là il est trop tard." répondit le Chevalier Noir dans un soupir. "Si un monstre vous tombe dessus alors que vous êtes en train de manger ou avez le ventre vide, vous risquez d'avoir de gros problèmes."

Ceci étant dit, il dépoussiéra son sac et son gilet, puis continua de marcher dans la direction qu'ils avaient suivie depuis le départ de l'expédition. A mesure qu'il progressait, il nota qu'une forme se dessinait au cœur de l'obscurité et il décida de s'approcher un peu plus afin de mieux distinguer ce dont il s'agissait. La chose était manifestement immobile et ne paraissait guère se différencier au premier abord des stalagmites qu'il avait pu observer. Une fois suffisamment proche, l'Américain remarqua qu'il avait en réalité devant lui une sculpture représentant un homme en position assise et armé d'une épée.

"Voyez-vous ça..." siffla Reagan tandis qu'il inspectait prudemment la statue du regard. "Un peu grossier dans l'ouvrage, mais pas mal du tout."

Se pouvait-il que cette sculpture soit l'avant-poste d'un temple dans lequel dormait le trésor convoité par la Discorde ? Néanmoins, il valait mieux ne pas s'éloigner du groupe en essayant de partir en éclaireur pour vérifier cette hypothèse. Même avec une lampe-torche en main, un ennemi pouvait toujours se glisser derrière eux et s'attaquer à une proie isolée. De toute manière, il n'avait pas pensé à en apporter une, vu que son écharpe à plumes fabuleuse brillait autant que les néons d'une boîte de nuit. L'Oiseau de Paradis n'avait cependant pas envie de l'employer maintenant, c'était le type d'artifice qu'il convenait d'utiliser dans une mise en scène flamboyante avant d'engager un combat. Effectivement, cet accessoire était trop délicat et précieux pour traîner d'aussi vile façon sur la rocaille et ramasser la poussière.
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Eris

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Mar 10 Oct - 20:24
MODE PNJ

Alors que les trois mercenaires parvinrent au niveau de la statue, une vieille femme se détacha des ténèbres. Elle portait une robe rapiécée, d’élégants bijoux et se déplaçait à l’aide d’une branche… un ensemble pour le moins hétéroclite. Son visage exposait avec souffrance les affres du temps, ses cheveux éparses était coiffés avec négligences, ses joues creusés relevaient deux orbites vides qu’elle orienta sur les visiteurs.

-« Vous êtes ici pour l’épreuve ? » demanda-t-elle avant de répondre par elle-même. « Oui pourquoi seriez-vous venu autrement ? Les éveillés ne viennent que pour l’épreuve… »

L’ancêtre fouilla différents plis de sa robe afin d’en extraire une petite roche et un parchemin plié en quatre. Elle fourra la roche dans la bouche de la statue et déplia son parchemin…

-« Voyons voir… Une fois la pierre insérée, si je me souviens bien il faut tirer sur l’oreille droite… » et un déclic plus tard « voilà qui est mieux ».

Les yeux de la statue déversèrent un liquide noir et épais... Elle s’en servit pour remplir trois godet en terre cuite avant de déplier le parchemin et de l’avancer vers ses orbites vides.

-« Alors… Avant toute chose, je dois vous indiquer quelques règles écrites ici. La première d’entre elle énonce que les êtres vivants souhaitant intégrer le domaine nocturne doivent boire ce liquide. Ce dernier les privera de la vue mais leur permettra de survire durant trente-six heures. La deuxième règle précise que les postulants devront se soumettre à l’autorité du gardien de l’épreuve… Et la troisième règle, indique que rien ne doit être soustrait de l’épreuve. »

La vieille femme replia le parchemin et le rangea dans l’un des plis de sa robe. Avant de porter son attention sur le groupe de mercenaires.

« Comment avez-vous eu connaissance de l’épreuve ? Les derniers postulants datent de plusieurs siècles… Au fait nous sommes en quelle année ? »
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OliviaChevalier noir de l'Argos
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Mer 11 Oct - 20:17
Au bout d’un moment de marche longue et monotone, Yasu manifesta son désir de manger. Ignorant la réponse aussi utile qu’a l’accoutumé de Reagan, je fouillais dans mon sac et en sortit un petit sachet individuel de doritos. En entendant le bruit du plastique, mon rat escalada mon bras en couinant de gourmandise.

« J’ai des doritos si tu veux. Mais c’est tout. J’espère que tu aimes… Bien sûr, quel question, qui pourrait ne pas aimer ça ?

Comme elle était juste derrière moi, je lui tendis le paquet avant de remettre mon rongeur dans mon sac en rouspétant :

– Ce n’est pas pour toi Doritos, retourne là-dedans. Ca pourrait être dangereux pour toi ici.

Sans faire fis de ses couinements plein de protestation, je continuais de progresser jusqu’à ce que le tunnel s’élargisse. Droit devant moi, la silhouette d’une statue. Je m’approchais de celle-ci en la fixant d’un œil soupçonneux, m’attendant à tout moment à la voir s’animer et nous attaquer. Reagan nous offrit encore un petit commentaire étouffant de pertinence, salement ironique de la part de quelqu’un qui avait remit en question l’utilité de Doritos dans notre quête. Soudain, une voix de me fit sursauter et je pivotais pour entrapercevoir la forme d’une vieille dame- à en juger à sa voix. Elle commença à parler d’épreuve, de règles, un tas de trucs qui ne me plaisaient pas. Je fixais les godets qu’elle nous tendait avec une mine de dégout. Ca ressemblait à du goudron, et ce n’était franchement pas ragoutant.

– Toi qui avait faim tout à l’heure Yasu, j’espère que tu as encore un peu de place pour ce… truc.

Je prit l’un des récipient en grimaçant avant de ranger mon appareil à vision nocturne qui ne me servirait plus à rien à présent, chargée de regret, même si je m’étais attendue à ce que je ne puisse plus m’en servir ici à un moment donné. Eris nous avait prévenu qu’on ne pourrait plus se fier à notre vue ici. Même si je m’étais attendue à une magie qui opérait dans l’endroit même, et non une boisson qui pourrait être un cocktail de venin que ça n’en serait que plus appétissant. J’avais plus que jamais envie de faire demi-tour. Se soumettre à l’autorité du gardien de l’épreuve ? J’avais toujours eu des problèmes avec l’autorité. Je suis même plutôt en conflit avec même. La personne nous demanda comment nous avions eu vent de l’épreuve. Je tapotais pensivement le gobelet en essayant de le convaincre d’y tremper les lèvres.

– C’est drôle, ce n’est pas la première fois que j’entends cette question… On est en 2016.

A la différence que la dernière fois, cette question était venue de mes lèvres. Et qu’on m’avait regardé tout drôle ce jour là. Surtout que j’avais demandé ça en fixant un calendrier. Mais ça me paraissait tellement improbable que j’avais été obligée de m’assurer que mes yeux ne me jouaient pas des tours.

– Quelqu’un nous en a parlé. Vous avez vraiment besoin d’un parchemin pour trois pauvres règles ? C’est pas comme si c’était si dur que ça à retenir pourtant.

Oops. Ma langue était encore partie trop vite. Espérant ne pas avoir froissé l’inconnue, je lançais une œillade à mes camarades, attendant qu’ils se décident à boire pour avaler à mon tour le contenu du godet.

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YasuhaGarde noir de L'ophiuchus
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Jeu 12 Oct - 20:03


Le petit groupe improvisé était finalement arrivé dans une pièce, Ô surprise, aussi sombre que le reste de l’édifice de tunnels. La fin de l’inconfortable progression avait toutefois laissé l’occasion à Yasuha de goûter au met favori de sa comparse hispanique.

Pas mauvaises ces petites chips…

L’exquise chevalier au masque ne souffrait pas véritablement de faim, mais l’ennui lui avait dicté de réagir pour briser la monotonie de la progression. Ses sens furent soudain mis en alerte, alors qu’une vieille dame faisait une apparition des plus inattendues. La nippone avait perçu très distinctement de légers remous dans les abysses envahissant la salle. La tension se relâcha rapidement lorsque la nouvelle venue expliqua son histoire d’épreuve.

- « Vas-y mamie, fais péter le glouglou ! J’ai des chips à faire passer. », répondit du tac au tac la japonaise à l’interpellation de sa camarade.

Contrairement à l’hésitante guerrière, Elle porta sans sourciller le gobelet à ses lèvres et engloutit le sirupeux liquide d’une traite. La mixture se révélait très amère, sans toutefois générer trop de dégoût ou appeler au vomissement. Yasuha adressa un petit reproche amical à la messagère :

- « C’est dégueulasse ton truc, mamie ! Tu aurais pu mettre du sucre pour faire passer la pilule. »

- « Et puis c’est quoi toutes ces règles ? j’espère qu’on va rigoler un peu dans ton épreuve… »

L’ancienne porteuse de la Yoroï de Mikaboshi aurait bien vendu la mèche pour Eris, mais son ancienne activité lui avait appris que le respect du secret de l’identité d’un commanditaire demeurait un gage de professionnalisme ; et quand on ne se montrait pas professionnel, le travail n’affluait plus. Quant au respect du contrat, seule la première moitié du paiement scellait en général ledit contrat…

Ça serait rigolo que Monsieur Gros Bras fasse sa balance.

La japonaise espérait effectivement en secret que Reagan fasse un impair et que cela génère un incident. Toute absorbée qu’elle était par ses pensées chaotiques, elle ne remarqua pas tout de suite que la substance avait commencé à œuvrer. La perception des ombres étant devenu une seconde nature chez elle, la vue était devenue depuis longtemps un sens de moindre importance. La perte de ce dernier s’affichait être pour elle un handicap mineur, à contrario de la plus grande majorité des éveillés et non éveillés.

- « Heu, je crois que je ne vois plus rien : c’est pas cool… On va faire quoi maintenant ? », questionna-elle avec un ton craintif plus que simulé.

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ReaganChevalier Noir de l'Oiseau de Paradis
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Dim 15 Oct - 10:35
Pendant que Yasu mangeait le paquet de doritos donné par Olivia, une vieille dame aux allures de sorcière émergea des ombres. Ses orbites dénués d'yeux rivés sur le trio de mercenaires, elle leur demanda s'ils étaient venus pour l'épreuve. Cette dernière mention suscita la curiosité méfiante de Reagan, qui s'interrogea sur ce que cette ancêtre voulait dire par là. Plus important encore, que faisait-elle à l'intérieur de ces galeries souterraines ? Qu'une mémère se balade seule dans un endroit pareil, c'était plus que suspect... Il devait probablement s'agir de la gardienne des lieux, à voir si elle était là pour les assister ou pour leur faire obstacle. S'il y avait une épreuve dans l'équation, cela impliquait qu'elle n'était pas vraiment là pour s'opposer directement à la fine équipe.

"Une épreuve, dites-vous ?" s'enquit l'Américain, plutôt hésitant. "S'il faut en passer par cette étape si nous voulons continuer, alors oui."

La sorcière se mit ensuite à tripatouiller maladroitement la statue, manifestement à la recherche d'un bouton à activer. Elle réussit toutefois à le trouver et à le déclencher, ce qui fit s'écouler des orbites de la sculpture une sorte de mélasse noire peu appétissante. Ce liquide servit à remplir trois gobelets que l'ancienne tendit respectivement à chaque Black Knight. Elle expliqua alors son geste en énonçant les règles du défi que le groupe devra relever, l'une d'entre-elles stipulant que les candidats devaient boire cette bouillasse capable de les priver de leur vue. Si la perte d'un sens aussi précieux dans un tel environnement rendait leur progression corsée, l'Oiseau de Paradis n'avait en revanche aucun problème à l'idée d'ingurgiter la mélasse. En effet, il était habitué lors de ses entraînements à un régime alimentaire composé d'une énorme quantité de nourriture passée au mixeur afin d'obtenir une purée épaisse relativement facile à avaler. C'était le moyen que lui et beaucoup de sportifs d’élite utilisaient pour se remplir au maximum en énergie sans gaspiller de temps ni se sentir prématurément repus.

Reagan prit donc un verre de cette mixture en main, mais se permit d'écouter l'échange entre Olivia et la vieille toupie. Il n'avait rien à ajouter sur leur employeur, le secret professionnel étant une valeur qu'il respectait scrupuleusement, hormis si on lui promettait quelque chose de suffisamment alléchant pour qu'il l'enfreigne. Avec un ton profondément méprisant, il corrigea la gamine sur la réponse qu'elle avait donnée à une autre question de l'ancêtre :

"2016 ? Désolé de te le rappeler, mais nous sommes actuellement en 2017. J'espère que tu n'es pas autant en retard au combat que tu ne l'es sur les dates, ma petite justicière en sucre."

Le Chevalier Noir ponctua ses paroles d'un rire hautain puis se décida à consommer le breuvage visqueux. Honnêtement, le goût de ce machin était tout ce qu’il y a de plus dégueulasse, mais il se retint de se plaindre. Cependant, la grimace nauséeuse qu’il s’efforçait de réprimer trahissait largement son état d’esprit. Avant que la substance ne fasse son office, il en profita pour déposer son sac par terre et ouvrit la fermeture éclair, l’heure d’enfiler sa cuirasse ayant sonnée. Une espèce de serpent lumineux jaillit brusquement et s’enroula autour de la silhouette athlétique du renégat avec des mouvements semblables à une danse. L’écharpe à plumes portait les pièces de son armure et l’aida promptement à se vêtir, la vitesse à laquelle elle travaillait se rapprochant de celle des protections vivantes des factions divines. C’était un spectacle d’une élégance rare, bien qu’il soit dommage qu’une donzelle sur deux soit incapable d’en profiter à cause de sa cécité.

Reagan perdit sa vision dès qu’il eut achevé de s’habiller, mais il prit tout de même soin de réajuster son casque et de bander ses muscles histoire de s’échauffer. L’obscurité totale était le moindre de ses soucis en matière de phobies, or les siennes étaient horriblement plus tordues. Ceci fait, il se tourna de mémoire vers la fille bronzée, qui n’avait pas encore ingurgité le contenu de son gobelet, son regard vide et blanc posé sur elle. L’Oiseau de Paradis s’était clairement aperçu qu’elle était la dernière et qu’elle paraissait hésiter, aussi la cuisina-t-elle au sujet de son indécision :

"Que se passe-t-il, ma petite justicière en sucre ? Ne me dis pas que tu as peur du noir et des vilains monstres qui se tapissent dans les ténèbres ? Il n’y a nulle raison de s’inquiéter, car même aveugle, le fabuleux Reagan sera en mesurer de veiller à ta sécurité."

Sa voix était trop mielleuse pour être sincère, surtout en sachant qu’il avait eu l’intention d’exploiter l’éventualité où cette morveuse se serait soumis avant lui au handicap visuel. Si elle avait commis cette erreur fatale, l’Américain en aurait volontiers profité pour la tabasser sans vergogne. Pas qu’il ait besoin de ce genre d’artifice pour la vaincre, mais il semblerait qu’un individu soit plus sensible à la douleur une fois aveuglé, une expérience à tester personnellement.
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Eris

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Lun 16 Oct - 15:45
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Surprise par le vocabulaire employé par la japonaise, la vieille femme demeura interdite durant de longues minutes avant d’observer le comportement des trois guerriers. Chacun d’entre eux porta à ses lèvres le contenant qui lui était tendu.

-« 2017 déjà… Le temps passe vite. Vous buvez toujours ce que les inconnus vous tendent ? Imaginez un peu que ce soit du poison ? » La vielle femme leur dédia un sourire attendrissant.

Une fois les trois gobelets vides, la gardienne des lieux intensifia son cosmos bien au-delà des considérations humaines… La cavité vibra sous l’impulsion et d’un geste sec, voire élégant, la vieille femme expédia le trio à travers les roches. S’en suivit une longue et douloureuse chute libre de plusieurs dizaines de mètres.

Les trois mercenaires s’écrasèrent sur d’anciens pavés entrecoupés d’herbes folles. Ils étaient au cœur d’un domaine composé d’une quinzaine d’habitation cossues… Toutes façonnées et décorées dans un style antique, cependant l’une d’elle était bien plus vaste que les autres.

La vieille femme était déjà présente… Cette fois-ci accompagnée d’un homme jeune aux traits délicats. Ce dernier prit la parole et s’exprima dans une voix claire, aérienne, divine.

« Il va falloir vous lever si vous souhaitez accomplir l’épreuve… » Il marqua un instant de pause et reprit à l’attention des mercenaires. « Ce domaine est né avant l’avènement de l’humanité, peuplé de dieux, nymphes et autres créations oubliées, ce domaine était l’un des nombreux joyaux divins… Aujourd’hui, en l’absence de ses occupants, il est tombé dans l’oubli et ne peut panser ses plaies. »

La vieille femme s’avança de quelques pas et remplaça son comparse.

« En ces lieux les êtres humains ne peuvent survivre… La substance que vous avez ingurgitée ne saurait vous protéger au-delà de trente-six heures. Passé ce délai, si vous vous trouvez encore en ces lieux vous mourrez et vos âmes resterons prisonnière de cet endroit. »

Elle stoppa son discours et laissa la parole au jeune homme à la voix suave.

« Un drame s’est produit ici… Vous devez découvrir de quoi il s’agit et nous le rapporter. Si vos déductions sont exactes vous aurez réussi l’épreuve et obtiendrez votre récompense. Nous resterons ici à vous attendre, au centre du domaine. »

[Je vous laisse vous organisez comme vous le souhaitez pour mener l’enquête, je m’adapterai à vos rp’s (si vous souhaitez vous séparer c’est possible).

Sachez que la mission d’Eris consiste à ramener un coffre (mission en contradiction avec la troisième règle de l’épreuve). Cependant, si vous le souhaitez, vous pouvez tenter d’accomplir l’épreuve. Si c’est votre souhait, il faudra que vous me racontiez l’histoire du drame (je n’ai pas de version officielle). Si elle me plait vous aurez réussi. Je laisse libre court à votre imagination, sachant qu’une récompense RP particulière pour la réussite de l’épreuve pourrait vous être accordée.

Le temps s’écoulera à raison de 4 heures par tour de jeu. Sachant qu’un post par joueur équivaut à un tour. Il faut donc 9 posts par personne pour que les 36 heures soient écoulées.

Afin de pimenter mes futures interventions, j’aimerais savoir qui est prêt à combattre et qui ne l’est pas (le temps s’écoulera différemment durant les combats je vous expliquerai en temps voulu).]
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YasuhaGarde noir de L'ophiuchus
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Dim 22 Oct - 12:13


HRP:
 

Sexiste… Voilà le mot qui venait à l’esprit de Yasuha en écoutant les assauts verbaux répétitifs du musclé envers la brunette. Bien qu’elle n’attachait pas plus d’importance que de raison à ce comportement totalement machiste, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une certain lourdeur dans les propos du mâle du groupe. A la place de l’hispanique, le coq aurait eu tôt fait de se prendre un coup bien placé au niveau d’une virilité visiblement à compenser.

- « Tu vois Mamie, il faut savoir vivre dangereusement. C’est comme ça qu’on apprécie la vie. », répondit la jeune femme, sur un ton amusé, à l’évocation du mot « poison ».

- « Tu sais quoi ? Je crois que je t’aime bien en fait. », ajouta-t-elle chaleureusement.

La descente aux enfers qui s’ensuivit, bien que rapide, ne fut pas des plus agréables. La japonaise fut frappée de surprise par le déploiement cosmique précédant l’aspiration soudaine des mercenaires. La dernière fois qu’elle avait ressenti une telle puissance primordiale, ce fut au sein du domaine entropique de Mikaboshi. Les bras tendus en avant, elle ne disposerait que d’une fraction de seconde pour tenter d’amortir le choc par une roulade avant. En vain : coupée de tous ses repères, elle s’étala avec violence sur le sol de pierre. Elle se félicita alors de porter cette armure inanimée, laquelle avait absorbé la majeure partie de l’énergie cinétique générée par la chute.

Mais c’est quoi ce bordel d’épreuve ?

- « Ouf ! J’ai cru un instant que j’étais retourné chez Mika… Tu es qui au fait Mamie ? Et c’est qui ton collègue ? », questionna la nippone, maintenant assurée que la vieille dame représentait plus que ce qu’elle paraissait être.

Sans se soucier un instant de ses comparse, la jeune espiègle retira son masque et fit appel à sa cosmo-énergie pour étendre sa perception par-delà le visible. Alors que ses pupille se couvraient lentement de ténèbres sirupeuses, son sourire s’élargissait de plus en plus, puis elle éclata machinalement d’un rire hystérique. Elle pouvait en effet ressentir que ce lieu mystérieux baignait tout entier dans les ténèbres. Tout n’était qu’ombre et obscurité ici-bas : du pain béni pour une artiste qui avait fait des abysses une matière à façonner à sa guise.

Maman est de retour à la maison mes petites chéries.

La jeune guerrière plongea ensuite la main dans le vide, comme pour saisir un objet imaginaire. L’obscurité environnante s’agita et s’aggloméra autour de son bras, avant de se retirer et de dévoiler ainsi une lame noire, dernier vestige de son ancienne vie au service des dieux Nyorais.

Let the carnage begin…

Yasuha repéra le point culminant de ce pseudo domaine, puis s’élança d’un bond gracieux pour le rejoindre, non sans avoir au préalable effacé sa propre cosmo-énergie. De ce promontoire, elle pourrait scruter les lieux en toute tranquillité. Quant à ses camarades, elle ne pensait déjà plus à eux…

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OliviaChevalier noir de l'Argos
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Dim 22 Oct - 17:22
Reagan se fit un plaisir de corriger mon erreur. Ses moqueries ne me firent ni chaud ni froid, j’étais trop occupée à digérer l’information. 2017 ? Wow… J’avais déjà du mal à me dire qu’on était en 2016, là, c’était encore pire ! Quelque chose me disait que dans trois ans, je serais toujours bloquée en 2016…
La vieille dame nous fit remarquer que le breuvage aurait put être du poison. J’étouffais un rire :

« Franchement, au gout, c’est tout pareil ! J’ai pensé à l’option du poison, mais que voulez vous, il faut bien vivre diverses expériences, sinon, à quoi bon vivre ?

Soudain, je sentis le sol se dérober sous mes pieds, et je plongeais, avec la sensation que tous mes organes remontaient vers ma gorge. Finalement, j’atterris douloureusement, de tout mon long, sur un sol dur. Je me relevais en grimaçant. Heureusement que j’avais revêtit l’armure de l’Argos, ou je n’aurais pas donné cher de mes os, et de ma vie en général en fait.
Le noir était total. Par réflexe, je fermais les yeux pour me concentrer sur mes autres sens, sans vraiment en avoir conscience.
Mener l’enquête sur un drame, ok, c’était une chose. Le faire à l’aveugle, c’en était une autre. Et impossible de savoir si j’allais prendre la même direction que mes camarades. Autant perdre Reagan ne me dérangeait pas outre mesure. Mais j’aurais préférée être sûre de rester avec Yasu, on ne sait jamais ce qui peut nous tomber dessus. J’entendis quelqu’un bouger. Ceci dit, impossible de savoir qui. Complètement désorientée, je me mis à avancer à tâtons, mon seul réconfort était que l’autre imbécile ne pourrait pas profiter de ma cécité pour s’attaquer à moi, étant lui-même privé de sa vue. J’avais soudain totalement oublié ce pour quoi j’étais là. Comprenez moi : Je n’étais là que par curiosité, rendre son coffre à Eris ne m’intéressais pas le moins du monde, je n’avais jamais prévu de m’investir réellement dans cette quête.
MAIS.
Vous ais-je déjà dis que j’étais curieuse ? Et cette histoire de drame avait beaucoup plus piqué ma curiosité que le coffre. Et puis, en théorie, je ne devrais pas provoquer une quelconque catastrophe en menant l’enquête. Alors que Zeus savait ce que la Discorde voulait faire de ce coffre.
Pardon.
Zeus ne le savait probablement pas lui-même.
Je fouillais à l’aveugle dans mon sac jusqu’à sentir la douce fourrure de Doritos, et je l’en sortis. J’étais un peu rassérénée de le sentir contre moi. C’était ridicule, ce n’était pas un petit rat qui allait me protéger. Mais on a toujours plus de courage face à l’inconnu avec un ami à nos côtés.

- Je compte sur toi mon gars. Si tu sens un truc pas net, couine. Non, ne couine pas, ce sera trop bruyant. Mordille-moi. Ou si tu entends quelque chose. Pareil.

Je le serrais contre moi et commençais ma progression.

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ReaganChevalier Noir de l'Oiseau de Paradis
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Jeu 26 Oct - 0:27
La sorcière exorbitée crut drôle de plaisanter sur la possibilité que la mélasse ingurgitée par la bande de mercenaires soit empoisonnée, mais Reagan n'en avait cure. Il était persuadé de son invincibilité et pensait tout naturellement qu'un vulgaire poison était insuffisant pour venir à bout de sa personne. Peu impressionné ou simplement téméraire, il se contenta de hausser les épaules et de rétorquer :

"Comme si je pouvais succomber à un stratagème aussi vulgaire, quelle idée saugrenue !"

L'Oiseau de Paradis éclata d'un rire pompeux, qui ne tarda pas à se transformer en cri d'effroi lorsqu'il sentit le sol échapper subitement à ses pieds. Il n'avait même pas fini de s'esclaffer qu'il était en pleine chute libre, plongé dans l'incertitude de ce qui allait advenir de lui.

"EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERGH !!!"

La longue et affolante descente s'arrêta tout aussi brusquement lorsque l'Américain s'écrasa avec violence sur un terrain pavé. La sensation des dalles fracassées contre son corps musclé était reconnaissable entre toutes et l'avait laissé légèrement endolori. De quelle hauteur vertigineuse avait-il bien pu tomber pour que ses os vibrent à ce point ? Il n'en avait aucune idée, mais il entretenait la désagréable impression d'avoir été largué depuis une altitude supérieure à celle de l'Everest, ceci malgré le court laps de temps qui semblait s'être écoulé.

Reagan se redressa donc péniblement sur ses jambes et essaya de comprendre où il se situait. Néanmoins, sa cécité l'empêchait de s'orienter, aussi devait-il se résoudre à progresser à travers ce labyrinthe à tâtons et à l'aide de son ouïe. C'est alors qu'il entendit une voix masculine à l'intérieur de son crâne lui présenter l'endroit dans lequel il était censé se trouver. Des explications sans une once d'utilité étant donné que le Chevalier Noir était aveugle, mais ce que dit la vieille à la suite de l'inconnu mâle était déjà plus intéressant. Apparemment, ses capacités de survie étaient limitées dans ce lieu et il devait réussir l'épreuve s'il voulait s'en tirer vivant. Voilà qui mettait un gros coup de pression, mais c'était loin d'être assez pour décourager le renégat.

"Que voilà un défi impitoyable !" fanfaronna-t-il. "Mais sachez que rien n'est insurmontable face au fantastique et formidable Reagan de l'Oiseau de Paradis !"

Ce dernier écouta ensuite le contenu de l'épreuve, qui consistait d'après ce qu'il avait pigé à mener une enquête, privé de sa vision. Pile le handicap qui rendait ce type d'opération normalement impossible à mener, sauf que le mot "impossible" ne figurait pas dans le vocabulaire de Reagan. Comme plus aucune instruction ne parvenait à ses oreilles, il décida finalement de se lancer dans l'investigation du domaine ténébreux. Une question le tracassait toutefois : comment pouvait-il s'emparer du coffre qui était censé reposer ici s'il n'était pas autorisé à voler un seul objet ? Mieux valait ne pas trop s'en inquiéter pour l'instant, il allait certainement trouver un moyen de s'arranger en chemin.

Le silence de mort qui régnait au sein de ces souterrains laissait deviner que l'Oiseau de Paradis avait été momentanément séparé de ses consœurs. Ces bécasses avaient dû choir ailleurs, ce qui n'était pas de refus avec la migraine qu'il s'était coltinée après l'atterrissage. De toute façon, il allait les retrouver tôt ou tard, même s'il n'était guère pressé de supporter les âneries de Yasu. Cependant, l'Américain allait mettre un point d'honneur à découvrir le trésor avant elles afin de les ridiculiser comme il se doit.
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Eris

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Dim 29 Oct - 17:33
-« Crois-tu qu’ils parviendront à accomplir l’épreuve ? » demanda la vieille femme à son étrange acolyte.

« Je ne saurai dire, ils forment un trio particulier… Le gros n’a pas l’air bien malin et j’ai l’impression qu’il n’est pas très apprécié de ses comparses, l’épreuve nécessite altruisme et fraternité. » lui répondit-il. « Une tasse de thé peut-être ? »

Sans attendre de réponse, l’homme à la voix aérienne installa deux chaises et une table, sur cette dernière une théière et deux magnifiques tasses. De loin, ils observèrent les trois compagnons se diriger vers les demeures.

-« Que fais-tu ? » lança-t-elle alors que l’homme disposait plusieurs figurines en terre cuite sur la table.

« Imaginons un instant qu’ils ne soient pas présents pour tenter l’épreuve ? » dit-il en continuant d’aligner les figurines.

-« Tu crois qu’ils pourraient être liés à notre sœur ? C’est ridicule, voici plusieurs siècles qu’elle n’a pas tenté de se l’approprier.»

La vielle femme avala d’une traite sa tasse de thé avant de s’en servir une nouvelle. Son allié tira du rang deux figurines auxquelles il insuffla une partie de son cosmos.

-« Sait-on jamais… La prudence et le Rédempteur devraient suffire. Ce procédé n’est pas très honnête, mais Eris ne l’est pas non plus. »

L’homme ignora la moue de désapprobation de la vieille femme. Deux linceuls pour trois éveillés ? Cette tendance à surestimer les humains, à force personne ne réussirait jamais l’épreuve.

[Voilà, je vous laisse approcher des maisons et entamer votre enquête/recherche de coffre. Si vous le souhaitez, vous pourrez vous séparer et créer de nouveaux topics, je m’adapterai. J’ai bien noté que Reagan et Yasuha veulent se battre. Le temps commencera à s’écouler à partir de maintenant.]
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Mer 1 Nov - 18:00


Une fois la cartographie des environs terminée, la jeune japonaise rejoignit, d’un bond élégant, le parvis de la demeure la plus proche. Un silence de mort beignait les lieux, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Hormis les deux inconnus et ses propres compagnons, aucune âme qui vive n’avait été détectée : le mystère de ce domaine ténébreux demeurait entier. Rien ne laissait présumer de la nature de cet évènement ayant apparemment troublé le secteur.

Malgré le temps qui s’était assurément écoulé depuis, les traces de combats demeuraient reconnaissables entre toutes : un violent affrontement s’était déroulé par ici et avait visiblement coûté la vie au squelette qui prenait la poussière dans le coin de la pièce. Le marbre, sans doute lustré et d’un blanc immaculé jadis, prenait désormais la poussière faute d’entretien décent. Des entailles palpables sur le sol, les murs et les colonnes dévisageaient ce décor paradisiaque (si toutefois il le fut un jour...).

Ça y est : ça me saoule…

La patience ne serait jamais un point fort chez elle. A peine la seconde bâtisse annexe visitée et aucun indice palpable découvert, elle perdait déjà son calme et réfrénait difficilement une envie de tout casser.

A tous les coups, c’est dans la grosse maison que ça se passe.

Comme pour refouler son impatience et rester concentrée, elle broya le crâne de la victime de son talon. Ce geste simple lui permit de réfréner ses ardeurs et de ne pas se mettre à hurler inutilement de colère. Piquer une crise ne représentait effectivement aucun intérêt, pas plus qu’un quelconque enfantillage ne lui aurait permis de découvrir le secret de ce monde, ou encore le coffre convoitée par la Discorde personnifiée.

La jolie nippone stoppa sa respiration pendant un instant, éphémère moment pendant lequel elle se laissa bercer par le maelstrom invisible d’une dimension au-delà de l’imaginaire. Lorsque son souffle repris, elle se tenait debout au milieu de ce qui devait être une piscine ou peut-être un bain « à la romaine ». Soit le propriétaire était un grand nostalgique de l’antiquité, soit leur terrain de jeu actuel datait d’une époque où le panthéon olympien dans son intégralité foulait encore la terre des hommes et régnait en maître.

Fini de jouer…

Jusqu’ici d’une discrétion absolue, l’ancienne apôtre de Mikaboshi déploya sa sombre cosmo-énergie, jusqu’à ce que cette dernière résonne dans la demeure toute entière. Les ténèbres s’épaississaient, comme alimentées par une source invisible, s’étendant rapidement jusque dans les moindres recoins de la structure. Des formes impies ondulaient autour de leur maîtresse, prêtes à châtier quiconque d’assez fou pour pénétrer dans le périmètre désormais consacré par les abysses.

Montre à maman ce que tu caches, vilaine petite maison…


HRP:
 

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ReaganChevalier Noir de l'Oiseau de Paradis
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Mar 7 Nov - 19:21
BGM- https://www.youtube.com/watch?v=Zc95K9AW5hQ -BGM

Reagan errait à l'aveugle vers ce qui lui semblait être un hameau, à en juger par le mur d'habitation contre lequel il venait de se cogner. Il grommela et s'épousseta la chevelure avant de se remettre à avancer afin d'inspecter les lieux. Ses mains lui servirent à s'orienter, à ressentir tactilement son environnement et à imaginer l'épaisseur des matières qu'il touchait. La perte de la vue aiguisait ses autres sens, aussi faisait-il attention au moindre courant d'air et au moindre bruissement d'herbe. Bien entendu, son odorat n'était pas en reste et il faisait attention aux odeurs qui sortiraient de l'ordinaire, notamment celles de la sueur et du fer. Pour l'instant, il ne distinguait que de la terre cuite et de la poussière, autant dire que ça sentait un peu le renfermé. Comme l'Américain n'était pas non plus un chien de chasse, c'était tout ce qu'il risquait de renifler pendant un moment, quitte à éternuer à force de respirer des vieilleries.

Sans s'attarder, il inspecta une maison en profondeur, tâtant les murs, le plafond et le sol pour vérifier si quelque chose de particulier ne se cachait pas quelque part. C'était une petite masure avec rien de très intéressant, en dehors du mobilier habituel et de la poterie... Fort bien façonnée d'ailleurs cette poterie, l'Oiseau de Paradis aimait beaucoup les courbes généreusement granuleuses des amphores qu'il caressait. Ce qui lui paraissait être la cuisine, en touchant les ustensiles appropriés qui y étaient rangés, était assez rudimentaire et ne contenait toujours rien. Les vêtements qui subsistaient étaient trop simples et rapiécés pour le guider, or il s'agissait surtout de toges qui pouvaient être portées par à peu près n'importe qui. Il n'y avait pas non plus de trappe secrète ni de boîte, alors autant abandonner cette baraque délabrée et aller en fouiller une autre.

Une fois sorti, Reagan s'en alla explorer la mansarde juste à gauche malgré sa cécité, lentement mais sûrement. Fort heureusement, cette seconde visite fut plus fructueuse, car il s'agissait d'une demeure un peu plus spacieuse et riche en éléments d'enquête. En effet, il constata que la porte d'entrée avait été brutalement défoncée d'un coup sec et que quelque chose de massif s'était frayé un chemin à travers les murs. Des tuiles ou des briques jonchaient le carrelage fissuré et crasseux, une table en bois était renversée et fracassée, les tentures déchirées et un squelette était cloué au fond de la pièce principale. Le Chevalier Noir s'aperçut qu'un glaive était planté à l'intérieur de la bouche du cadavre et que toute la zone du pelvis avait été broyée d'une traite. Quiconque avait commis un meurtre aussi violent devait en tenir une sacrée couche, même si le renégat n'avait guère de leçon à donner en la matière. En attendant, cela n'aidait pas à l'identification de la victime : mâle ou femelle ? Une interrogation qui allait rester en suspens pendant longtemps...

Après un long moment écoulé à investiguer la maison en profondeur, il se décida finalement à sortir et à enchaîner avec la suivante. Toutefois, l'Américain entendit quelqu'un se déplacer au loin : s'agissait-il d'une des deux filles ou d'un autre individu ? Le son du vent fendu par le mouvement dans les airs traduisait une certaine agilité couplée à de la légèreté. Pas que ces déplacements soient comparables à la volupté et à la prestance de Reagan, mais quand même... Il était probable qu'Olivia ou Yasu se baladent dans les parages, à moins qu'il ne se trompe et ne les confonde avec un ennemi d'un gabarit similaire. La seule façon de le savoir était de se rapprocher prudemment de la localisation vers laquelle cette chose se dirigeait, habitation par habitation. Évidemment, il serait dommage que l'Oiseau de Paradis rate un indice capital en cours de route.
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Eris

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Sam 11 Nov - 17:04
Les ténèbres mises en place par la jolie nippone n’étaient pas aisées à traverser, néanmoins, La Prudence avait une certaine expérience en la matière. Il, puisqu’il s’agissait d’un homme, approchait lentement de la position de Yasuha. Il veillait à ne pas faire de bruit, à ne susciter aucun soupçons.

Après plusieurs minutes de recherche il parvint à la trouver, tout en restant à bonne distance il l’observait évoluer au cœur de la bâtisse. Enquêtait-elle réellement sur les évènements qui s’étaient déroulés en ces lieux ? Après de longues minutes d’observation il se décida à intervenir.

-« Je peux peut-être vous aider ? » demanda-t-il d’une voix agréable. Méfiant, il posa une main sur le pommeau de sa lame. D’après le Frère et la Sœur elle paraissait être la plus dangereuse du lot, du moins la plus sujette aux sautes d’humeurs. « Je ne suis pas homme à laisser une jeune et jolie femme dans le besoin. »

Toujours à bonne distance, l’homme évaluait les différentes possibilités d’action de son interlocutrice... En cas de réaction violente il était suffisamment éloigné pour avoir le temps de dégainer son arme et lui enfoncer dans le cœur.

______________________________________________

Un second personnage, moins élégant et moins avenant que le premier, s’échinait à rejoindre l’américain. Il mangeait un morceau de volaille avec ses doigts et se régalait... Pourquoi le faire venir ? Il avait autre chose à faire que de surveiller un groupe d’humains qui tentait l’épreuve, le Frère et la Sœur en avaient décidé autrement.

En quelques minutes il parvint dans le dos de Reagan et colla sa main droite, pleine de graisse alimentaire, sur l’épaule du Mercenaire. Avec une pointe de condescendance, il s’essuya la main sur l’armure noire.

-« Arrête-toi là, j’ai des questions à te poser… Je vais faire court. La première, est-ce que toi et tes amies êtes ici pour autre chose que l’épreuve ? Et la seconde, qui vous a parlé de cet endroit ? »

L’homme se racla la gorge avant de cracher un reste de volaille mâchée sur les bottes de Reagan. Son œil retors, toisa l’américain. Cet humain était bien bâti, moins que lui, mais bien bâti tout de même. Le Rédempteur gonfla ses muscles et dévoila une rangée de dents noircies, accompagnées d’une haleine putride.

Citation :
*4 heures se sont écoulées,
*On va se séparer, Yasuha ira avec La Prudence et Reagan avec le Rédempteur
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OliviaChevalier noir de l'Argos
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Jeu 16 Nov - 18:08
Vous savez quoi ? Ça ne vaut pas le coup. Tout ça. Cette quête stupide. A l’origine, l’offre d’Eris ne m’intéressait pas. Je n’avais aucune envie de rendre service à la Discorde, qui sait ce qu’elle pouvait faire de mon service ? Et sa récompense, je n’y croyais pas une seule seconde. On parle d’une divinité. Les Dieux, c’est les rois des coups fourrés. Ça joue sur les mots, ça reste vague sur les détails pour pouvoir au final ne jamais avoir à payer leur dû. Si j’étais partie à la recherche des autres pour leur parler de son offre, c’était uniquement parce que je considérais que la décision revenait à tous les Black Knights, pas juste à moi. Résultats ? Takeya, avec qui j’avais eu un bon feeling, était pas plus convaincu que moi par la proposition d’Eris, et j’avais juste réussi à embaucher une espèce d’abrutis dont je me retrouvais à devoir me méfier en permanence, alors qu’on était censés être une équipe. Alors, certes, Yasu est assez amusante bien que je n’arrivais pas à cerner si elle était vraiment aussi candide qu’elle le laissait paraitre ou pas. Et, certes, j’étais curieuse, mais est-ce que ça valait vraiment la peine de crapahuter dans l’obscurité la plus totale ? ¡Ni de coña!
Heureusement pour moi, je ne m’étais pas beaucoup éloignée des deux types qui avaient dit qu’ils nous attendaient. Et je n’avais pas prit de virages, ou pas trop. Dans le doute, je demandais à Doritos de me mordre un bon coup si je m’éloigne de leur odeur, de leur bruit, de je ne sais quoi qu’il pourrait utiliser pour savoir où ils se trouvaient. Il était forcément mieux placé que moi pour ça de toute façon. Je fis volt-face et reprit ma progression dans le sens inverse. Si je n’étais pas venue ici, je pourrais être en train de travailler sur une des innombrables idées d’innovations technologiques qui fourmillaient dans ma tête- à commencer par « vérifier si ça n’existe pas déjà ». Parce que ce qui pouvait passer pour une prouesse extraordinaire pour moi, était une vieillerie quasiment oubliée à cette époque. Le minitel par exemple.
Quand je fus à peu prêt persuadée d’être revenue à mon point de départ- ce n’est pas forcément facile à juger à l’aveuglette ceci-dit- je lançais :

« Laissez-tomber. Je me tire. Je n’ai jamais été intéressée par cette histoire en premier lieu, j’ai aucune raison de me donner autant de peine. Considérez ça comme un abandon, un échec, ce que vous voulez, tant que je peux retourner à des activités plus à mon goût, no me importa

Ou je pourrais passer le coucou à mon frère. Ou aller voir comment Takeya s’en tire dans ses projets parce que je l’ai un peu laissé en plan, quand même. Tant que ça n’impliquait pas prospecter avec une divinité, ça me convenait.

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[Quête] Il était une fois dans le Nord