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OlrikLa Voix d'Yggdrasil | Administrateur
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Ven 29 Sep - 0:24


Tout se déroulait comme le souhaitait Surt. Maintenant qu’il avait récupéré sa véritable épée ardente, Lævatein que sa chère et tendre avait précieusement su conserver et cacher le moment venu, il avait recouvré la totalité de ses pouvoirs. Il était même surpris de découvrir qu’il bénéficiait même d’une puissance accrue par celle de son Héritier. Olrik était devenu bien plus puissant qu’il ne l’aurait jamais cru et c’était à lui que ça profitait désormais.

Le Roi des EldJotnars utilisa son Harm gigantesque pour s’élever du sol et s’approcher de Skoll. Le petit fils de Loki était resté à une distance prudente et semblait éprouver une forte crainte devant Surt. Crainte justifiée puisque le Brasier Noir pourrait l’incinérer rien qu’en y pensant.

- Skoll, j’ai une mission pour toi. Elle est très simple, tu pourras la remplir facilement. Trouve les mécréants qui osent prétendre gouverner mon royaume terrestre et amène les moi à la forteresse de mes héritiers. C’est là que je vais m’installer en attendant de prendre le trône d’Odin.

Skoll n’osa même pas répondre que la forteresse n’était plus que des ruines à cause de sa propre famille, il se doutait que ce ne serait guère un obstacle pour Surt. Il préféra obéir rapidement et il réfléchirait plus tard à un moyen d’utiliser Surt à ses propres fins.

Une fois le Managarm parti, le Roi des Géants du Feu disparu du volcan et se transporta auprès de la forteresse des Sutursons. Il n’y trouva effectivement que des ruines mais, un grand nombre de fidèle à sa famille s’y était réuni. Tous étaient ses descendants, de manière plus ou moins proche, mais ils ne représentaient rien pour lui. Il ne prit même pas la peine de leur parler, qu’il augmenta son Harm ardent et les frappa de ses flammes. Mais, il ne s’agissait nullement d’une attaque. Non c’était même totalement le contraire. Les fidèles des Sutursons commencèrent à changer, leurs corps évoluèrent sous l’influence du Harm de Surt. Leur peau fondit et le faciès devint totalement méconnaissable. En quelques instants, ils devinrent tous des sortes de guerriers magmatiques totalement dépourvu de volonté propre. Surt avait désormais son armée et elle ne ferait qu’augmenter en taille !

- Tu as été rapide.

Skoll arriva juste à la fin de l’opération de transformation et eut un haut le cœur en sentait l’odeur nauséabonde de chairs brûlées qui régnaient. Il avait emmené avec lui les membres dirigeants de la famille Wecta qui dominait Muspellheim depuis plusieurs décennies.

- Alors c’est vous qui osez souiller ses terres en prétendant les diriger. Je pense qu’il est grand temps que je remédie à cela !

Le Harm incendiaire s’éleva de nouveau et sembla pulvériser les Wecta par sa puissance. Ils ne cherchèrent même pas à résister tellement il était inconsistant face à cette puissance. Heureusement pour eux, ils étaient déjà morts lorsque la métamorphose funeste eut lieu. Les corps de toute la famille s’unirent dans un magma sanguinolent que Surt modela à son envie. Rapidement, une créature gigantesque constituée de roche et de feu prit vie des cadavres. Un golem de feu gigantesque qui protégerait le palais du nouveau roi. Dans le même temps, sans qu’il ne semble faire quoi que ce soit pour cela, les ruines de la forteresse grondèrent, répondant à l’appel muet de leur souverain. Les murs bougèrent et se reconstruisirent. En quelques minutes, la citadelle retrouva sa beauté d’antan.

- Voilà, je pense que nous sommes prêt à commencer ! Soldats du monde du feu ! Partez dans les royaumes et semer le chaos ! Chaque être que vous tuerez, rejoindra les rangs de mes armées alors tués tous les êtres que vous croiserez !



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Lun 2 Oct - 19:08


Odin n’avait pas perdu de temps pour intervenir. Déjà Surt pouvait sentir l’action du Harm du Père de Tout tenter de contrecarré le réchauffement que son feu provoquait. Il ne doutait pas que les armées d’Asgard devaient être en train de se rassembler et de s’organiser pour s’opposer à ses guerriers de magma.
Quoi qu’il en soit, tant qu’Odin serait occupé à arrêter la fonte des glaciers, il ne pourrait pas venir lutter en personne contre le Roi des EldJotnars et ça, ça l’arrangeait bien.

Surt attendait donc, assis sur son trône de pierre dans sa nouvelle forteresse. Skoll se tenait à ses côtés, patient. Le Managarm ne manqua pas de sentir l’accroissement du Harm du Brasier Noir. L’énergie qu’il déployait atteint rapidement des sommets et Skoll se risque à une question.

- Que prévoyez-vous désormais ?

La réponse du Dieu ne mit que quelques secondes à se faire entendre.

- Odin tente de saper mes actions avec son propre Harm. Je me dois donc de l’honorer en augmentant encore mon emprise. Je vais donc ouvrir un portail directement avec le royaume mystique de Muspellheim et appeler à moi les créatures les plus terribles qui s’y trouvent. Malheureusement, même avec ma puissance il va me falloir un certain temps pour y arriver mais une fois le portail amorcer, il finira par s’ouvrir tout seul et je pourrais de nouveau agir à ma guise. En attendant, je te laisse les commandes pour semer les pires tourments sur les neufs royaumes Skoll !





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Ven 13 Oct - 23:34


Surt ouvrit les yeux avant même que le cri ne retentisse. Quelques secondes après, la porte de la salle du trône volait en éclat sous l’impulsion sonique de Daudr. La chienne et sa meute pénétrèrent dans la pièce en jappant et grognant. Elle avait eu l’intelligence d’attendre que Skoll soit parti après le Guerrier Divin pour intervenir.

Les quelques gardes de magma encore présent furent rapidement déchiquetés par la meute de loup géant et par le Harm de Daudr. Ses cris puissants mettaient à mal la structure du bâtiment mais Surt n’était pas inquièt. Une fois débarrassé des sous-fifres, la fille de Garm se plaça devant le corps de son frère d’arme, ignorant peut être qu’Olrik n’était plus.

- Olrik ! Qu’est ce qui t’arrives ?

Le rire narquois du Roi des EldJotnars résonna alors qu’un rictus étirait les lèvres du visage d’Olrik.

- Tu fais erreur ma grande, Olrik n’est plus ici. Celui qui est face à toi n’est plus ton ami…

Il n’eut pas besoin de finir sa phrase pour que Daudr comprenne.

- Surt… Comment ?

La meute avait réalisé le danger en sentant la tension qui étreignait la chienne géante et se tenait prête à attaquer le Brasier Noir.

- Rien de bien compliqué, il m’a juste fallut inciter les autres Suturson à me libérer pour obtenir leur vengeance vu qu’Olrik y avait renoncé. L’aide de Skoll m’a été bien précieuse mais désormais, je n’ai plus besoin de personne pour vaincre. Le portail vers Muspellheim commence à s’ouvrir, tout le monde doit commencer à l’apercevoir. Lorsqu’il sera complètement ouvert je pourrais faire venir mes fidèles géants du feu et nous réduiront le monde en cendres !

- Je ne te laisserais pas faire ! Je ferais tout pour te vaincre et ramener Olrik !

- C’est peine perdue ! Olrik est mort et t’opposer à moi ne t’apportera que le même destin. Par respect pour la mémoire de mon héritier qui t’aimait tant, je te laisse vivre et partir d’ici avec ta meute. Attaque-moi, et tu brûleras dans les flammes obscures !

Le fléaux des flammes se leva d’un bond, preuve qu’il n’avait plus besoin de la protection que lui avait apporté Skoll lors de la tentative des guerriers d’Odin. Son corps se chargea d’énergie d’un seul coup et un véritable torrent de feu l’entoura, lui donnant un aspect purement démoniaque.

- Tu paieras ! Je le promets !

Daudr avait compris le danger et d’un cri court, elle ordonna à sa meute de se replier et les suivies rapidement. Seuls, ils ne pouvaient rien contre Surt. La puissance qu’il avait gagnée en possédant Olrik le rendait quasi invulnérable. Il lui faudrait l’aide d’Odin et de ses guerriers pour le vaincre. Elle entendait le rire victorieux du Dieu alors qu’elle courait dans les couloirs de la forteresse…



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Dim 29 Oct - 22:48


Le maitre des Incendiaires sentaient que ses troupes perdaient du terrain. Non seulement, les Guerriers d’Odin semblaient avoir réussi à ramener le calme dans différents royaumes mais en plus, les pouvoirs du Père de Tout contrecarraient plus que dangereusement l’action des propres pouvoirs de Surt. Il fallait avancer.

Le Roi des EldrJotnars savait qu’il allait falloir qu’il intervienne en personne afin de renverser les combats. Il se leva de son trône et se saisit de son épée en intensifiant son Harm. Les flammes entourèrent son corps à mesure que son énergie augmentait. Il insuffla cette hausse de pouvoir dans le portail vers Muspellheim afin d’en accélérer l’ouverture. Bientôt, il s’ouvrirait et déverserait sur le monde les pires créatures qu’il n’aurait jamais vu. Les Géants du Feu attendaient déjà de l’autre côté, cherchant à forcer l’ouverture. Déjà, on pouvait voir leurs regards rougeoyant et dangereux.

Surt était satisfait de cette phase de son plan. Maintenant, il allait pouvoir entrer en action et anéantir la résistance que lui opposaient les Guerriers Divins. Il contempla les corps carbonisés des mages noirs qui avaient tenté de le retenir avec leurs sorts et usa de ses pouvoirs pour les faire rejoindre les rangs de ses armées en les transformant en créatures de feu. Les mages se relevèrent alors qu’aucune vie ne les animait et leurs corps, se transformèrent. Leur taille s’accru de manière impensable alors que leur peau laissa place à des flammes ardentes.

Accompagné de cette nouvelle escorte, le Brasier Noir avança vers les portes de son palais…






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Hagen

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Mer 29 Nov - 23:02

Loki ne perdit pas de temps à répondre au porteur de Garm. Il serait bien assez temps de s’occuper de son cas s’ils parvenaient à survivre à ce qui les attendait.

Curieusement, Daudr était restée près de lui. La chienne ne semblait pas vouloir s’éloigner du palais où se trouvait le corps d’Olrik. C’était une bonne chose pour le fourbe, peut-être pourrait-elle forcer l’héritier à réagir et à lutter contre son ancêtre.

Le Fourbe n’eut guère le temps de se raccrocher à cet espoir : les portes de Vafrlogi explosèrent, révélant Surt dans toute sa splendeur incendiaire. Le Dieu portait les traits d’Olrik sans y avoir apporté la moindre modification mais son pouvoir allait bien au-delà tout ce que l’héritier n’avait jamais pu atteindre. La puissance brute qui s’échappait de l’ancien corps humain était tout bonnement époustouflante même pour Loki.

Autour de Surt, se tenaient plusieurs être vaguement humanoïdes. Ils ressemblaient étrangement aux géants de feu qui avaient traversé le vortex. Le Fourbe comprit qu’il s’agissait encore d’humain que le Jotunn sombre avait transformé, certainement quelques mages de Nibelheim. Sans plus attendre, les créatures s’élancèrent à son encontre afin de l’éliminer.
Loki fit tournoyer son sceptre et faucha les jambes d’une première créature qui s’effondra lourdement sur le sol avant de lancer une gerbe de Harm sur une seconde. Refroidis par l’échec de leur assaut, les autres créatures arrêtèrent leur agression et entourèrent le Dieu.

Surt n’était pas intervenue et avait cessé d’avancer. Il se contentait d’observer la scène avec un sourire narquois alors que son énergie ne cessait d’augmenter. Les flammes qui entouraient son corps avaient pris une couleur sombre, presque noir. Le traitre des Dieux préféra ne pas s’attaquer à ses ennemis tout de suite et il constata que Daudr n’était pas intervenu non plus. Elle avait éloigné sa meute et elle demeurait seule à quelques pas de la zone d’affrontement. En un bon, elle pourrait se trouver aux côtés du fourbe pour combattre et sa puissance serait suffisante pour écraser quelques créatures.

_ On se fait enfin face Surt. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas été ensemble. Je sais que tu as toujours voulu écraser ce monde sous ta botte mais ne crois-tu pas aller un peu loin cette fois-ci ?

Loki affichait un rictus amusé, bien qu’il n’ait guère le cœur à rire pour le moment. Il cherchait le meilleur moyen de s’en sortir sans y laisser trop de plume et rien ne venait à son esprit pour le moment.  


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OlrikLa Voix d'Yggdrasil | Administrateur
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Mar 12 Déc - 22:54


Surt appréciait la rencontre. Ils avaient été alliés à une époque ancienne mais aujourd’hui, le Fourbe se dressait face à lui et il se ferait une joie de lui rappeler que cela est une grosse erreur.

- Je suis surpris de te voir t’opposer à moi Loki. Il me semble que tu as longtemps essayé de me ramener de la même manière que Sköll a procédé non ?
Aurais-tu soudainement décrété qu’Odin mérite davantage ton aide ?


Les questions ne nécessitaient bien sur aucunes réponses, Surt s’en moquant éperdument. Même si Loki était parvenu à le ramener par le passé, il n’aurait pas hésité un instant à l’éliminer afin de ne rien lui devoir. Le Brasier était le seul maitre de sa destinée et il ne tolérerait pas qu’une autre divinité reste en vie.

- Dans tous les cas, ton opposition est inutile. Tout autant que celle des insectes qui servent d’armée à Odin. Je suis l’incarnation de la destruction, l’une des deux forces primordiales qui a créée l’Univers. Personne ne peut s’opposer à moi et espérer rester vivant.

Le Harm du roi des EldrJotnars augmenta en intensité atteignant des sommets encore insoupçonnés.

- Il est plus que temps que tout ceci s’achève. Ce monde sera mien et personne ne saura m’arrêter, ni toi, ni Asagrim. Je réduirais tous les humains en cendres et mes géants pourront profiter de cette terre ! Maintenant, le mon arrive à son terme !

Dans une explosion gigantesque, un véritable brasier de feu jaillit du corps de Surt afin de frapper le vortex qui continuait de s’ouvrir lentement. L’amas d’énergie produisit l’ouverture immédiate du passage et révéla la quantité improbable de géants enflammés qui attendaient derrière. La fin du monde se tenait derrière ce portail et elle allait désormais pouvoir se déverser sans retenue…





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Hagen

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Mar 12 Déc - 23:03

Le Fourbe fut pris au dépourvu par l’action de Surt. L’énergie que le Brasier avait déclenchée était tellement grande, que même lui en avait eu peur. Malgré cela, il avait réagi aussi vite qu’il avait pu.

Dans un mouvement bien trop rapide pour être vu par quiconque, Loki avait porté des coups fatals aux trois plus proches gardes de Surt et s’était élancé vers le roi des Flammes obscures. Il avait tenté d’interposer son sceptre face à la puissante décharge de feu qui se dirigeait vers le portail mais son arme fut carbonisée en un instant. Il réalisa alors qu’il ne pouvait plus rien faire pour empêcher le vortex de s’ouvrir et que sa seule solution était de vaincre Surt pour qu’il se referme.

N’hésitant qu’un instant, il engagea le combat avec l’adversaire de la vie entière.

Celui qui était hait de tous, laissait son Harm divin augmenté à son paroxysme. Les rares spectateurs devaient être ébahis devant tant de puissance. Jamais Loki n’avait laissé paraitre une telle force en lui, bien qu’elle soit encore restreinte pas la non possession de son réelle corps.

Durant ce temps, Daudr n’était pas restée inactive. Elle s’était directement attaquée aux créatures de Surt encore en vie. L’affrontement était rude pour la chienne, mais ses pouvoirs lui permettaient de parvenir à fait jeu égal avec eux sans trop de soucis.

La guerre commencait réellement alors que les plus puissants des géants du feu passaient déjà le seuil du monde terrestre. 


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PNJ Asgard

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Mar 19 Déc - 14:17
Chevauchant sa monture, le Seigneur des Neufs Royaumes engloutit en un rien de temps la distance qui le séparait des lieux de l’affrontement. De son œil unique, il pouvait voir sans la moindre difficulté chaque détail des affrontements, il pouvait même voire bien plus, il pouvait voir ce qui attendait le monde si le Nord échouait. Odin connaissait la force des autres panthéons et de leurs serviteurs, mais aucun d’eux n’avaient jamais eut à faire face à une menace tel que Surtr, et il doutait qu’aucune armée d’éveillés puisse le stopper. Le Roi des EldrJotnnar était un être primordial, une incarnation de la destruction mais il se distinguait d’un Typhon (qui avait pourtant faillit vaincre le panthéon Olympien) ou d’un Vitra par le fait qu’il n’était pas une puissance aveugle. Surtr se nourrissait des destructions qu’il engendrait, mais il disposait de la capacité de raisonné et surtout il avait à sa disposition une armée de créatures sans commune mesures. Odin pouvait voir les fils du destin tissé par les Nornes s’entremêler en ce moment même, qu’importait le sort de cette bataille, ce serait le sort du monde, des mondes mêmes, qui en dépendrait.

Lorsqu’il apparut à la lisière du champ de bataille, le portail vers Musphellheim vomissaient de plus en plus de créatures, et malgré leur bravoure, même malgré le soutien de Loki, les défenseurs du Nord seraient bientôt écrasés par le nombre et la puissance de leurs adversaires. Sleipnir se cabra, poussant un puissant hennissement qui se répercuta dans tout le champ de bataille, Odin brandit Gungnir en direction du ciel et éleva son Hamr divin pour bien rappeler à tous qui il était. Portant son propre cor à ses lèvres il émit un son puissant, une longue note qui recouvrit les bruits des combats, une note grave qui instillait une sensation d’effrois surnaturelle dans le cœur de ses ennemis.

Alors que le Borgne soufflait dans son cor de bataille, un phénomène se produisit. Cela commença par une brise venue du Nord puis, comme s’ils obéissaient aux ordres d’Odin, comme soumis par sa magie, il sembla que toute la puissance des vents parcourant les Terres du Nord se concentraient en un puissant souffle qui s’abattit sur le royaume de Musphellheim, soulevant la masse de cendre accumulée et la renvoyant dans les airs, créant un grand chaos cachant aux yeux de tous sa véritable attaque.

Profitant de la confusion, Odin poussa son propre cri de guerre, un cri de légende qui inspirait tous les serviteurs d’Odin, les habitants de sa volonté et de sa fureur et qui faisait s’écrouler ceux qui l’entendait et dont le courage n’était pas à la hauteur. Ce cri remplaçait tous les discours d’espoir qu’il aurait put prononcer, il ne s’adressait pas aux oreilles de ces hommes, mais directement à leur âme, éveillant en eux les vertus qu’Odin prisait par-dessus tout, faisant disparaitre toute trace de peur, de fatigue ou de doute.

Au moment où sa monture se mit en mouvement, un ost spectral apparut, surgissant d’un ciel débarrasser temporairement par les nuages de cendres, un ciel étoilé constellés d’aurores boréales d’où semblait descendre la Chasse Sauvage d’Odin. Cet ainsi que cette horde fondit sur le champ de bataille, profitant des nuages de cendres qui étaient soulevés pour frapper les serviteurs de Surtr en surgissant soudainement de nulle part. Des Einherjars, parmi les plus agressif ou puissant aux services d’Odin chevauchaient aux côtés de leur seigneur, parmi eux, nombres de guerriers divins issus des âges passés qui avaient décidé de se joindre à celle-ci pour une fois encore servir la terre et le peuple qu’ils avaient juré de protéger, respectant leur serment par-delà la mort. Ils étaient vêtus de copie forgée par Völund lui-même des Järnskinn qu’ils avaient portées jadis, leur aura même était marqué d’une lueur dorée, divine, symbole qu’ils étaient habités par le Wod, la fureur sacrée inspirée par le Dieu des Batailles lui-même, tout en étant parfaitement maitres de leurs actes.

Des meutes de guerrier-fauves se jetaient bestialement sur les Eldrjotnnars abattant le courroux de Wotan sur ces derniers sans considérations autres que la destruction de leurs adversaires. Geri et Freki, les deux loups d’Odin déchiquetaient ceux qui avaient le malheur de tomber entres leurs pattes, menant une meute de loups géants, de magnagarms et chiens des enfers le tout couverts par les croassements et les battements d’ailes de la nuée de corbeaux et autres rapaces menée par Hugin et Munin. Des seigneurs Alfars, fatigué des jeux auxquels ils se prêtaient dans leur propre royaume et à la recherche de sensations fortes, s’étaient joins à la Chasse d’Odin, se laissant, eux et leur suite, envahir par la grisante sauvagerie inspirée par cette allégeance. Des trolls, des Jotunns, des Drakes, des aigles géants… la Chasse Sauvages n’était pas seulement constitué de sujets d’Odin, mais mêmes des créatures d’ordinaires opposée au règne des Ases se joignait à celle-ci, comme appelée par une force surnaturelle avant de ses soumettre à Wotan, l’être qui menait cette force à toujours plus de combat et de carnage. Tous ces êtres hurlaient leurs cris de guerres, répétant inlassablement le nom de leur maitres « Wotan », « Odhinn », avant de fondre sur leurs ennemis tels des spectres vengeurs, cette symphonie puissantes, envoutante et primitive s’opposait à la cacophonie dissonante issu des rangs de Musphellheim.

Au loin, on pouvait entendre le roulement du tonnerre, signe que le dieu de la foudre, le pourfendeur des Jotunns était lui-même parti en guerre. Odin sourit, cela voulait dire que l’assaut avait aussi commencer de l’autre côté du Portail. Chevauchant parmi sa horde, abattant les ennemis qui osaient lui barrer la route. Il sentait le Hamr de Surt, il sentait que ce dernier n’avait jamais été aussi puissant, que lui-même serait probablement dépassé. Mais cela aurait inquiété le vieux souverain, ça ne faisait qu’attiser le désir de combat, de prouver sa puissance, de repousser ses limites, cela ne faisait qu’encourager Wotan. Sa cible choisit, le Dieu de la Magie poussa à nouveau son puissant cri de guerre, laissant le pouvoir du Galdr, l’antique art de la voix, faire son effet. Son Hamr s’intensifia de plus en plus, apparaissant comme une flamme au milieu de ce chaos. Des Runes apparurent autour de lui alors qu’il armait son bras pour lancer Gungnir, concentrant sa puissance dans son arme. Il projeta ensuite sa lance en un geste puissant en direction de son ennemi.

La lance divine fila, baigné dans le Hamr d’Odin, traversant les airs pour inexorablement se rapprocher de sa cible. Si cette attaque ne tuait probablement pas l’Incarnation de la Fin de Toutes Choses, ce dernier n’en sortirait probablement pas indemne, car tel était le pouvoir de Gungnir, elle atteignait toujours sa cible, qu’importait les obstacles qui se dressaient entre eux. Suivant le sillage laissé par son arme pour finalement pénétrer dans le palais des Surturson, sa puissance conjuguée à celle de son destrier faisant voler en éclat les pans de murs autour d’eux.

- SURTR !!!!!! La dernière fois que tu as ainsi provoqué ma fureur, cela ne s’est pas terminé à ton avantage !! Et pourtant tu persistes à vouloir me défier.

La fureur dans la voix d’Odin n’était pas feinte, elle était le signe que ce n’était pas le vieux et sage souverain qui était en ces lieux, mais le dieu des batailles lui-même. Son aura lui-même, s’il avait conservé toute sa majesté, irradiait de puissance ainsi que de sa colère face aux actions du Jotunn noire. Bien qu’au fond de lui, Odin était peiné en constatant que le EldrJotnnar avait fini par mettre la main sur son Héritier. Si ce dernier n’avait jamais été un des partisans d’Odin, le dieu avait toujours respecté sa force ainsi que son sens de l’honneur, et l’aurait volontiers accueilli parmi ses Einherjars. Une bien triste fin pour un si grand guerrier. Son regard se porta sur Loki

- Loki, je vois que tu as tenus parole. J’en ferai donc autant. Il est plus que temps de renvoyer notre ennemi rejoindre les rebuts de l’histoire dont il n’aurait jamais dû sortir.

Descendant de sa monture, tout vêtu de sa Järnskinn personnel, dégainant Balmung d’une main, et rappelant Gungnir dans l’autre, le souverain d’Asgard était prêt pour le combat. Intensifiant sa puissance au maximum. Même pour un dieu tel quel lui, la puissance qu’il démontrait était impressionnante, surtout alors qu’il était toujours occupé à empêcher la fonte des glaciers, contenir l’influence du Brasier Noir, et qu’il venait d’invoquer la Chasse Sauvage. Le vieux dieu semblait presque être revenu à l’époque de son apogée, les murs du palais des Surturson semblaient commencés céder face à la puissance déchainée. Une lueur émanait de sa Järnskinn, semblant concentré en elle toute fureur guerrière existant dans les neufs royaumes, pour tout êtres dont la puissance ne pouvait être comparée à celle des dieux, il semblait que sa simple vue suffisait à blesser mortellement. Le combat serait mémorable.

hrp:
 
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Mar 2 Jan - 22:44


Surt hurla alors que la lance d’Odin lui transperçait l’épaule. Il avait senti la puissance du roi des Ases mais n’avait pas été en mesure de s’y opposer à cause de son combat contre le Fourbe. Fou de rage, il embrasa son énergie et frappa de toute sa puissance Loki qui fut projeté comme une fusée au travers du champ de bataille.

Le jotunn ne dut sa survie qu’à la puissance qu’il avait réussi à regagner récemment. Sans cela, son corps aurait été purement et simplement anéanti. Au lieu de cela il gisait à terre, les membres brisés mais toujours conscient. Ainsi il pouvait laisser son Harm commencé à le guérir. Il aurait donné cher pour posséder son propre corps à cet instant mais il devait se contenter du vaisseau qu’il avait choisi.

- Odin…

Le nom fut prononcé dans un murmure comme si Surt avait peur de le dire à voix haute. Il tenait la main gauche appuyé sur son épaule droite afin d’endiguer le flot de sang qui s’en échappait suite à la blessure provoqué par Gungnir. Il éprouvait une colère sourde, si intense qu’elle menaçait de le consumer en entier. Mais il se retint de tout excès : il ne pouvait se laisser aller à perdre pieds maintenant. Si jamais il laissait son pouvoir prendre le dessus sur sa conscience, le pire serait à craindre et il n’aurait plus que des cendres comme royaume.

Le roi du feu utilisa ses pouvoirs pour cautériser la plaie et inspira profondément. Celui qu’il avait tant redouté d’affronter se trouvait devant lui, prêt à combattre. Odin avait revêtu sa Jarnskinn et tenait ses armes en mains pour ce dernier combat. Voir ainsi son ennemi de toujours troublait plus que de raison Surtur. Lui qui avait la victoire à porter de main, lui dont les troupes avaient presque anéantis toutes résistances dans les neufs royaumes, se trouvait contraint de se battre en personne. Il avait enfin réussi à retrouver un corps physique digne de lui en la personne de son héritier et tout se retrouvait menacer par Odin… Non, il ne le tolérerait pas. Tant pis s’il ne restait plus rien après ce combat. Tant pis si seuls les cendres des êtres vivants pourront être ses sujets. Il ne pouvait pas accepter d’être mis en échec si près du but.

Son Harm éclata alors qu’il laissait la colère le submerger. Il sentit les flammes circuler dans les veines de son corps, son sang se changer en magma infernal. Le visage d’Olrik se transforma en celui d’un démon à la peau écarlate. L’aura de feu qui entourait son corps depuis que Surt en avait pris le contrôle s’élargit et devint aussi grande que l’un des géants qui avait passé le portail. Le corps qui n’avait désormais plus rien d’humain, se souleva du sol et se plaça au milieu de cette aura enflammé qui ne cessait de gagner en puissance.

Il était trop tard pour un quelconque retour en arrière. Surt n’était plus que le Roi des EldrJotnars, nul conscience ne l’habitait alors hormis le désir de vaincre et de tout anéantir. Il souleva son épée haut au-dessus de sa tête et laissa toute son énergie se déchainer dans un cri.

- WOTAN !!!!!!!!!!!!

La frappe de la lame de feu fut titanesque alors que toute l’aura enflammée y était transférée pour augmenter la puissance de la charge. Toute l’attaque était dirigée sur Odin et tout ce qu’elle croisa fut instantanément vaporisé. Le début du combat le plus terrible de tous les temps commençait… 



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PNJ Asgard

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Mar 9 Jan - 15:44
Le Père de Tout ce contenta de secouer tristement la tête en voyant Loki se faire sortir du combat. Il allait donc devoir affronter le Brasier Noir lui-même. Il en déduisait donc que celui qui servait d’hôte au dieu du mensonge ne devait pas être non plus tailler pour le combat, Loki ne pouvant pas déjà avoir récupéré son propre corps. Se préparant à débuter le combat, sa poigne raffermie sur la poignée de Balmung et la hampe de Gungnir, son Hamr divin grandissant en réponse à celui de son ennemi. Sous le regard de son œil unique, le Seigneur des Batailles vit que Surt avait décidé de libéré sa vrais nature, les deux adversaires étaient donc prêt à tout pour remporter ce combat, qu’importait les conséquences.

- SURTR !!!!!!!!!!!

Lorsque la vague de flammes s’abattit sur lui, Wotan poussa un profond cri de guerre alors qu’il rassemblait sa puissance pour contrée celle de son adversaire. La Vague de flamme le frappa alors, inondant la salle d’un véritable brasier l’espace de quelques instants. Quand les flammes disparurent, à l’endroit où se tenait le Maitre des Neufs Royaumes il n’y avait plus que des flammes… glacées. Le Patriarche des dieux avait puisé dans la puissance de l’artefact qu’il avait amené avec lui pour réussir ce prodige. Wotan fit voler en éclat cette « sculpture » d’un seul coup de Gungnir, faisant exploser son Hamr dans la foulée. D’un geste, il laissa sa lance s’envoler vers la créature qui fut jadis Olrik Surturson, laissant la magie de son arme fournir la puissance nécessaire à son attaque. L’arme fendit les airs, se dirigeant droit sur l’enveloppe physique habité par l’esprit du Jotun Noir. Tout semblait montré qu’une nouvelle fois, le Roi des EldrJotnnar gouterait à la morsure de cette lance, lorsque soudain, comme contrée par l’incommensurable aura du destructeur de toute choses, Gungnir dévia de sa trajectoire pour se planter aux pieds Seigneur de Musphellheim.

Pendant ce temps, Wotan, levant la lame de Balmung, son épée, celle qu’il ne laissait manier que par les plus grands héros de leur temps. Son Hamr s’étendait à toute la salle, un vent froid, sortit tout droit du néant faisait son apparition et balayait l’intérieur du palais de Surturson, gelant ce qui entrait à son contact et se concentrant un vent tourbillonnant autour de l’adversaire de toute vie. Sur les murs de la salle de trône, des Runes se gravèrent d’elles-mêmes sur les murs, aidant le Maitre des Runes à garder le contrôle sur les forces qu’il déchainait. Ces runes se nourrissaient de la puissance primordiale qui se déchainait entres ces murs. Sans interruption, le Jotunn Noir était harceler par la magie d’Odin, qui entravait ses mouvements.

- Après tout ces millénaires, tu n’as donc jamais appris ? L’ère d’Ymir et de tes semblables est révolues depuis des Éons. JE règne sur les neufs royaumes désormais, car je suis Wotan !!

Déviant grâce à sa lame un nouvel assaut du Hamr de son ennemi, le chef des Einherjars chargea son opposant, faisant à nouveau retentir le cri de guerre qui avait à d’innombrables reprises pétrifier ses adversaires de terreur. Chacun de ses coups libérait des lame d’Hamr pur qui frappait son adversaire comme si son arme faisait plusieurs mètres. À chaque brèche qu’il créait dans l’aura de flammes produites par Surt, le froid primordial qu’il avait invoqué s’engouffrait dans les ouvertures pour faire perdre en stabilité celui-ci.

Mais même avec tout cela, la puissance du fléau de Frey restait immense, même pour Odin, même pour la fureur de Wotan. Plus le Père de Tout s’approchait de son ennemi, plus la puissance écrasante de ce dernier se faisait sentir. Mais cela n’empêchait pas le dieu de continuer l’affrontement, croisant sa lame avec celle de son monstrueux opposant, Hamr contre Hamr à défaut d’acier. Mainte fois, la puissance divine de Balmung parvint à briser la lame de feu de son adversaire, mais celle-ci n’était pas la véritable arme, et à chaque fois les flammes reformaient une nouvelle épée incandescente. La fureur de Wotan permettait à celui-ci de ne pas céder un seul pouce de terrain à son adversaire. Jamais le dieu ne semblait se fatiguer des conditions extrêmes que lui imposait ce combat,

Suite à une énième échange, le Roi des dieux faiblit, son casque d’or roula contre le sol, alors que lui-même était obligé de mettre un genou au sol pour ne pas céder face à la puissance de la lame de son ennemi. Un effort intense se lisait sur son visage alors qu’il tenait son épée des deux mains pour tenir face à la pression que lui imposait son ennemi. La fureur contenue de Wotan puisait directement dans le Wòd pour accumuler assez de puissance pour ne pas se retrouvé submerger. Un sourire prédateur apparut peu à peu le visage du vieux dieu.

- Tu me penses à ta merci EldrJotnnar? Tu crois que ma magie ne peut t’atteindre ? Tu oublies pourtant une chose, Gungnir ne manque JAMAIS sa cible !!!

Fournissant un effort surhumain (ou plutôt surdivin ?), Wotan brisa une nouvelle fois la lame de son ennemi, dissipant celle-ci en relâchant la puissance accumulée dans la lame. L’explosion du Hamr du maitre de la Chasse Sauvage fit même vaciller son ennemi de quelques pas, en le remettant pile au-dessus de Gungnir. Épuisés, le dieu éleva une nouvelle fois son Hamr, criant un seul mot dans la langue ancienne, un mot chargé de puissance. Et c’est alors que le tonnerre se fit entendre. Odin était jadis le seigneur des tempêtes, c’est lui qui gouvernait la fureur des éléments dans les temps anciens, bien avant que l’homme n’invente l’écriture, et s’il avait depuis donner ce rôle à son fils, le puissant Thor, le Père de Tout gardait une certaine maîtrise sur les puissances que le ciel pouvait déchainer.

Suivant la volonté de son propriétaire, Gungnir se délogea d’elle-même du sol pour fondre à une vitesse dépassant celle de la lumière sur la créature démoniaque au centre de l’aura de flamme, empalant celle-ci d’un seul coup. Le plafond de la salle fut transpercé par une tempête d’éclairs, attiré par le pouvoir de la lance d’Odin. La foudre frappa directement l’ennemi de Wotan. Alors qu’un déchaînement élémentaire digne des plus grandes fureurs de Thor s’abattait sur le palais, le bruit d’un galop se fit entendre. Sleipnir arrivait en aide à son maitre. Attrapant les rênes de son compagnon, le dieu Borgne parvint à monter sur sa monture qui l’enmena hors du palais, ce dernier étant en train de s’effondrer. Une fois à l’extérieur, le dieu rappela sa lance à lui, celle-ci apparaissant dans sa main alors que la tempête déchainée se dissipait. La respiration du dieu était lourde, sa Jarnskinn était marquée par les flammes du brasier noir, Wotan ne savait pas s’il pourrait fournir un nouvel effort de cet envergure dans le cas où Surt ne serait toujours pas vaincu. Dans le pire des cas, Odin avait encore un plan de secours, mais l’application de celui-ci nécessiterait que Wotan arrive encore à gagner du temps.
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OlrikLa Voix d'Yggdrasil | Administrateur
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Sam 13 Jan - 23:40


Le combat était titanesque. Les coups que portaient Surt et Odin faisaient trembler le sol et déchiraient le ciel. Jamais, sur terre, n’avait eu lieu un tel affrontement. Chaque attaque de Surt trouvait une fin sur une défense de Wotan, et chaque attaque du Père de Tout se heurtait aux flammes du Roi des EldrJotnars.

Pendant un long moment, aucune des deux divinités ne parvint à prendre le dessus sur l’autre. Mais alors que Surt pensait avoir l’avantage, Wotan utilisa une fourberie digne de Loki. La lance, pourtant prisonnière du sol et inutilisée depuis le début du combat, attaqua le Jotunn de feu à une vitesse qui transcendait l’entendement. Surt ne put esquiver et se retrouva embroché par l’arme. Rapidement, répondant à l’appel de Gungnir, la foudre frappa le corps d’Olrik et fit s’effondrer Vafrlogi. Surt embrasa une nouvelle fois son Harm afin de se protéger le plus possible du déferlement d’éclair qui le frappait et faire fondre les pierres qui menaçait de l’ensevelir. Malgré toute sa puissance et ses efforts, l’attaque qu’il venait de subir était l’une des plus puissante que Wotan lui avait porté et la marque de Gungnir dans son corps l’empêchait de déployer toute sa puissance. Un instant, il crut qu’il ne parviendrait pas à contrecarrer les pouvoirs qui le frappaient et il se voyait déjà perdant mais sa détermination fut plus grande que les pouvoirs du Père de Tout.

Le roi des créatures les plus terribles au monde survécu à l’attaque mais son corps portait les marques de ce qu’il avait subie. De nombreuses plaies sanglantes étaient visibles et son visage était à demi carbonisé par la foudre. Maintenant enseveli sous les roches de son palais, il était obligé de s’avouer qu’il ne gagnerait pas aussi facilement qu’il l’avait espéré. Appelant à lui les flammes qui s’étaient éteintes sous l’assaut de Wotan, Surt sentit que quelque chose ne se passait pas comme il le souhaitait. Le feu s’activait mais pas aussi puissamment qu’il le devrait.

* Tu ne gagneras pas ! De nouveau tu seras vaincus !

Cette voix… Elle était dans sa tête mais il ressentit une soudaine peur. Il ne devrait pas pouvoir entendre la voix de son héritier, il ne devait rien rester de son âme. Comment était-ce possible ? Olrik ne pouvait pas se manifester, ni maintenant, ni jamais.

- Comment ? Tu es mort pour de bon, j’ai détruit ton âme et ton esprit. Tu ne peux plus interférer !

* En es-tu si sur Surt ? Tu pensais aussi pouvoir vaincre Odin facilement mais tu as faillis périr lors de son dernier assaut. Tu veux savoir comment je peux encore intervenir ? Tu t’es fait beaucoup d’ennemi et notamment Loki et son engeance. Hèl m’a permis de passer, elle me devait bien ça de toute façon. Je ne peux peut être pas de combattre physiquement mais je peux t’empêcher d’utiliser mon corps à son plein potentiel. Jamais tu ne vaincras, Surt. Toujours je m’opposerais à toi !

- Tu ne pouvais rien de ton vivant, ce n’est pas maintenant que tu pourras me nuire !

Le Harm de Surt s’éleva en un instant à un degré que seul un Dieu pouvait atteindre. Il sentit la présence d’Olrik vaciller alors et il sut que son héritier n’avait que peu de pouvoir sur lui. Les rochers qui le maintenaient prisonnier furent vaporiser en un rien de temps et il se releva péniblement. Il put voir Wotan au-delà du palais qui l’attendait. Le vieux Dieu semblait affaibli mais le Brasier Noir ne pouvait se permettre le luxe de le sous-estimer. Lui-même était plus mort que vif et il ne pourrait maintenir un niveau de puissance élevé bien longtemps. Il devait en finir rapidement.

- Tu ne pourras pas m’empêcher de gagner Olrik, les jeux sont déjà fait.

* Je m’avouerais jamais vaincu. Je ferais tout ce que je peux pour aider Odin !

Un hurlement se fit entendre alors qu’une ombre sautait sur Surt. Daudr avait profité qu’Olrik occupe l’esprit de son ancêtre pour passer à l’attaque. Ses crocs se plantèrent dans le bras qui tenait encore l’épée ardent de Surt, et la force de ses mâchoires fut suffisante pour trancher la main. Surt hurla sous la douleur et frappa la bête avec son bras valide, l’envoyant rouler à plusieurs mètres. Dans son esprit il entendit la voix de la chienne s’exprimer.

- Désolé Olrik mais nous n’avons plus le choix… Je t’aime mon frère et nous nous retrouverons bientôt…

* Merci… Pour tout…

L’esprit d’Olrik s’estompa pour ne laisser que le néant de la conscience de l’homme. Surt ressentait une rage phénoménale et la douleur de sa main perdue ne faisait que l’accentuer. Les flammes l’entourèrent et prirent une teinte aussi sombre que les ténèbres.

- JE VAIS TOUS VOUS ANEANTIR !

Le Harm qu’il déployait était titanesque et sans plus aucune retenu. Daudr parvint à se relever et prit la fuite : elle avait fait de son mieux pour affaiblir Surt qui ne pourrait plus utiliser son arme. Wotan devrait faire la suite seul désormais.

Le Roi des EldrJotnars chargea avec toute sa rage. Son corps blessé n’était plus qu’un brasier en mouvement. Il savait qu’utiliser son énergie à ce niveau ne serait pas sans conséquence pour le corps qu’il avait volé mais il s’en moquait. Tout ce qui comptait était de vaincre. Sa cible était Odin et la charge serait sans retenu…





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PNJ Asgard

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Mar 30 Jan - 23:57
Lorsque Surtr émergea des ruines du Valfrogi, le palais d’où les Surturson régnaient sur le royaume de Musphellheim, le Père de Tout poussa un soupir de résignation. Il savait que Jotunn Noir n’était pas de ces adversaires qu’on pouvait espérer vaincre aisément. Il revoyait encore son dernier affrontement contre le Seigneur des EldrJotnnar, l’un des combats les plus intenses de sa longue existence, et pourtant il avait bénéficié de l’aide de ses semblables à ce moment. N’importe quel être, mortel ou dieu, se sentirait probablement peu à peu gagner par la lassitude face à un adversaire qui semblait pouvoir se relever qu’importait les coups qu’on lui donnait, mais pas Wotan, pas le Seigneur des Batailles. Au contraire, si sa Jarnskinn tout comme son propre corps montrait des marques de fatigue, son esprit n’en brulait que plus de poursuivre le combat. Il était le Seigneur du Nord, le Maître des Neufs Royaumes, le Père de Tout et il ne pouvait donc se permettre aucune faiblesse pour remplir son devoir. Le Hamr divin se leva à nouveau, envahissant le champ de bataille de son influence, les rôles étaient désormais inversés, ce n’était plus le Jotunn Noir qui dictait ses conditions à la bataille en cours, mais Odin. Son pouvoir s’insufflait tout autour de lui alors qu’il puisait dans ses réserves et dans celles de son atout caché.

Cela le surpris que le Seigneur des EldJotnnars en l’attaque pas à vue. Rapidement, il en découvrit la raison, l’âme de l’Héritier n’avait pas été totalement détruite par son ancêtre et l’empêchait de faire appel à toute sa puissance. Odin, sachant depuis le début qu’il ne pouvait espérer emporter la victoire par la simple force brute, mit donc à profit le temps gagner pour mettre en place son piège, son plan de secours. La fureur de Wotan continuait à alimenter son désir de continuer le combat et sa puissance. Quel ne fut d’ailleurs pas la surprise du Borgne quand Daudr, la fille de Gamr et fidèle compagne d’Olrik, survint pour arracher le bras de celui qui fut son compagnon. Le Brasier Noir était plus vulnérable que jamais. Répondant à la charge de son ennemi par son cri de guerre, conjuguant sa propre puissance à celle de sa monture alors qu’il chargeait, pointant Gungnir, sa lance, droit sur son adversaire. La charge de Wotan semblait se muer en une décharge de Hamr pure et furieuse, et le choc n’en fut que plus violent.

À partir de ce moment, la suite du combat ne fut qu’une longue suite d’échange de ce type, Wotan chevauchant Sleipnir pour lancer de nouveaux assauts sur son ennemi, profitant de la vitesse de sa monture et de l’allonge que lui procurait Gungnir pour continuer à frapper le Jotunn Noir, chacun de ses coups brisants un peu plus le corps de son ennemi. Le tonnerre retentissait dans le ciel à chaque fois que la puissance du Père de Tout rencontrait celle du Brasier Noir preuve que la fureur de Wotan était toujours aussi vivace, la puissante voix de roi des Ases, emplis du pouvoir de Galdr, continuait à produire le puissant cri de guerre du Meneur de la Chasse Sauvage. Mais toutes ces attaques n’avaient que pour but de gagner du temps, l’état dans lequel se trouvait son ennemi, le Borgne était bien conscient qu’il serait incapable de le battre avec des moyens réguliers. À part les matériaux divins qui composaient son équipement, aucune matières ne pouvaient espérer rester intact au contacts des flammes noirs du roi des EldrJotnnars, donnant un sens littérale à son surnom : le Brasier Noir… Odin se demandait même comment l’enveloppe charnel de son adversaire faisait pour ne pas déjà êtres consumée… bien qu’étant déjà dans un état absolument inhumain, toutes ses blessures ainsi que l’effet des flammes faisant de lui qu’une simple parodie de corps.

Malheureusement, l’ennemi de toute vie avait de la ressource, peut-être même plus que ce qu’Odin ou même Wotan pouvait fournir. L’une de ses attaques désarçonna le roi des dieux qui chuta longuement avant de s’écraser contre le sol. Malgré le dévouement de Sleipnir qui vola à l’encontre du futur Bourreau d’Yggdrasill, ruant pour l’empêcher d’attaquer une nouvelle fois le vieux dieu, il n’était plus qu’une question de temps avant que l’être primordial ne vienne à bout du Patriarche des Ases. L’aura de ce dernier avait considérablement faiblit, la fatigue du combat, les efforts qu’il avait dû fournir, tout cela pouvait se lire sur son visage… Wotan était partit, le vieux roi était de retour, se relevant difficilement pour une fois de plus faire face à son adversaire, souriant d’un air las. Mais quand le Seigneur des Batailles, le Dieu de la magie, souriait, ce n’était jamais pour rien.

- Je crois qu’il est temps de te rappeler qu’il existait un être que jadis, même toi craignait la puissance… puissance qui est aujourd’hui en ma possession.

Une dernière fois, l’Amis des Guerriers éleva son Hamr divin. L’air se refroidit considérablement autour des deux belligérants alors que des Runes, étincelante d’une lumière immaculée, apparurent dans le ciel, dans les nuages, sur la roche de ce qui fut jadis Varlfrogi. Cette puissance emblait entraver les pouvoirs du Roi des EldrJotnnar, Odin ayant tisser autour d’eux un puissant sortilège qui, à présent, prenait au piège le Seigneur des Flammes, le mettant pour un temps à la merci du Père de Tout. Tout le combat n’avait servi qu’à arriver à ce moment, Odin avait déchainé la puissance de Wotan pur gagner du temps, pour dissimuler son vrai plan aux yeux de Surtr, concentré qu’il serait sur le combat contre Wotan sans imaginer qu’il y aurait eu quelque chose derrière.

D’une main, Odin tenait fermement le manche de Gungnir, lui permettant de soutenir sa pauvre carcasse fatiguée, et de l’autre, il révélait son atout maitre… le cœur d’Ymir, le reliquat de la puissance du Primordial des Glaces. À présent qu’il était révélé, la volonté d’Odin pouvait en déchainer la puissance contre Surtr. La vague de froid affronta un instant les flammes de Surtr, mais même celles-ci durent s’éteindre face au froid le plus intense qu’il puisse exister dans cet univers. La puissance déchainer était si intense que le corps d’Olrik, qui servait de vaisseau a l’Epoux de Sinmora, fut annihilé sur le coup. L’esprit et la puissance de Surtr était toujours présente, mais sans moyen de contenir sa puissance, celle-ci s’étiolerait vite et serait aspiré vers le portail. Le Jotunn de flamme, prenant une forme primordiale, reflet du brasier incandescent ténébreux qu’était ce qui lui servait d’âme, tenta encore de résister un temps au pouvoir des Glaces Primordiales celle-ci semblant se transformer en flammes gelées, mais c’était sans espoirs. Odin sentit que déjà l’ultime forme qu’avait adopté son adversaire se dissipait, mais aussi que celle-ci tentait de prendre contrôle de ce qui était son épée.

-N’Y COMPTE MÊME PAS SURTR !!!!!

Gungnir s’envola d’elle-même, suivant la volonté de son propriétaire. Bravant la tempête de flamme qu’était le pouvoir du Brasier Noir, elle fondit sur l’épée de Surtr, la faisant voler près du Père de Tout. Ce dernier utilisa les pouvoirs d’Ymir pour sceller l’arme de Surtr dans une Gange de glace indestructible, empêchant une bonne fois pour toute au Braiser Noir de concentrer sa puissance au travers de cet objet et ainsi garder sa puissance ancrée dans ce monde. Sans le moindre ancrage, sans corps ni artefact pour le maintenir dans le monde des mortels, Surtr fut aspiré par le portail qu’il avait lui-même créer. À cette vue, nombre de ses serviteurs prirent la fuite. Mais le portail devenait de plus en plus instable, il n’allait pas tarder à se refermer sur lui-même. L’esprit de Surtr serait donc piégé sous la forme d’un être dépourvut d’existence physique et son corps véritable toujours dans la prison qui avait été la sienne pendant si longtemps. Sans son corps originel, ni le corps d’un être dans lequel coulait son sang, il était condamné à une forme de non-existence, ponctué de période où il pourrait s’emparer du corps d’un autre être, mais que le temps que sa propre puissance le détruise de l’intérieur. Le Jotunn Noir était donc en bonne partie neutraliser jusqu’au jours où il pourrait récupérer son corps.

Quant à son épée, Odin savait que seul un être disposant du sang d’un être primordiale pourrait un jour en briser la prison. Le combat était terminé, et Odin était épuisé par tant d’effort. Cependant, l’épilogue de cette saga restait à écrire.
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PNJ Asgard

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Sam 3 Fév - 12:07
Maintenant que la victoire était sienne, le Père de Tout du encore faire un vrai effort de volonté pour soumettre à nouveau le terrifiant pouvoir du cœur d’Ymir, même mort, la puissance de cet être primordiale restait impressionnante. Le froid mordant qui l’entourait fit remonter des souvenirs en Odin, se rappelant de l’époque où ses frères se battaient encore à ses côtés contre le Géniteur des Jotunns et d’une foule d’autres engeances plus monstrueuses les unes que les autres. Il parvint finalement à contenir le pouvoir déchainer grâce à toute sa science des arcanes magiques, mais il était épuisé, tant et si bien qu’il se laissa choir. Le Père de Toute chose venait de remporter in extremis l’un des combats les plus durs de son existence, une fois encore il avait dû faire face à une entité bien plus ancienne et puissante qu’il ne l’était lui-même, et une fois encore il avait réussi à sortir victorieux… du moins en apparence, car de cette victoire, le roi des EldrJotnnar en était ressorti libre, très affaiblit certes, mais libre.

Sleipnir atterrit à ses côtés et chercha à connaitre l’état de son maitre, ce dernier le rassura rapidement, il était simplement fatigué. Autour d’eux, les combats tiraient à leurs fins. Dans un mélange de chute de cendres et de neiges, les armées du Nord prenaient peu à peu l’avantage sur la horde qui avait assaillit leur terre. Privé du pouvoir de Surtr, le portail qu’il avait invoqué s’effondrait sur lui-même dans une cacophonie qui n’avait rien à envier aux orages les plus épiques que provoquaient les fureurs de son fils. Privé de la présence de leur maitre et de celles de ses serviteurs les plus terrifiants, la horde infernale ne cherchait plus à emporter la partie. Certaines des créatures qui l’a composaient se battraient jusqu’au bouts mais la plupart fuiraient, soit en tentant de retourner dans leur plan par le portail avant qu’il aie fini de se refermer, soit en se dispersant dans la nature, les forces des Ases étant trop épuisés pour les traquer.

Assit dans la cendre et la neige, laissant les évènements se poursuivre autour de lui, Odin restait immobile, concentrant ce qui lui restait de force pour maintenir la Chasse Sauvage dans la bataille le temps que les créatures de flammes soient définitivement vaincues. Du bout de sa lance, le Borgne traça plusieurs cercles dans la neige puis, les tirants d’une bourse à sa ceinture, le Seigneur des Ases sortit plusieurs runes qu’il jeta devant lui dans un rituel de divination bien plus complexe que ce que pouvait espérer faire les mortels. Observant le résultat, celui-ci n’était pas encourageant. La prompte réaction des défenseurs des royaumes d’Yggdrasill avait permis de limiter les dégâts, mais les royaumes étaient dévastés, la famine risquait de bientôt atteindre le nord, les pouvoirs déchainés par Odin pour vaincre Surtr laissaient présager une période d’hivers particulièrement rudes et même pire s’il n’agissait pas. De plus, les actions des derniers Surturson ne manquerait pas d’appeler le Wergeld, l’impôt du Sang, et en l’absence des responsables du retour de Surtr pour payer le prix, ce serait probablement la terre de Musphellheim qui se verrait mise à sac par les autres royaumes, particulièrement ceux de Jotunheim. Il s’agissait là d’une chose que le Patriarche préfèrerait éviter, mais ces lois étaient sacrées et gravée sur le manche de sa lance, lui-même devrait s’y soumettre si le Wergeld était invoqué. De nombreux avenirs possibles se présentaient à son regard et le Père de Tout cherchait une solution pour permettre a ses sujets de s’en sortir.

C’est alors qu’une chose lui frappa l’esprit, relevant la tête il vit au loin la silhouette de la fille de Garm, visiblement en deuil suite à la mort d’Olrik, mais l’âme de ce dernier avait prouvé toujours être de ce monde et avait même participer à l’affrontement du mieux de ses moyens. Le Père de Tout tenait peut-être là une solution à nombre de ses problèmes. Élevant une nouvelle fois son Hamr, en appelant aux forces mystiques qu’il avait domptées, il récita une incantation dans une ancienne langue qui n’était pas de ce monde, mais utilisé par les êtres magiques habitants les neufs royaumes pour leurs rituels. Par son incantation, il appela à lui l’esprit de l’héritier, Odin n’eut que peu de mal à faire cela, la mort et la nécromancie faisaient partie de ses domaines et en plus l’âme du guerrier défunt était facile à reconnaitre tant elle était puissante. Puis, le maitre des runes prit le seul élément du corps d’Olrik qui restait, son moignon, le fit se vider du sang incandescent qu’il avait hérité de son ancêtre et commença un rituel bien particulier.

- Ton temps n’est pas encore révolu Gunnarson. Tu as transcendé tes limites et même la volonté de ton ancêtre n’as put venir à bout de toi. Les runes prédisent que ton chemin n’est pas terminé, bien que ton ancienne vie le soi.

Le Hamr d’Odin s’éleva, et à l’endroit même où s’était tenus son ennemi avant que la puissance déchainée par le Père de Tout ne détruise son corps d’emprunt, sa puissance se concentra. Devant les yeux des rares témoins de la scène le corps de l’ancien porteur de la rune de Surtr se reconstitua à la vue de de tous. Le moignon que le seigneur des morts tenait dans sa main se dispersa à son tour sous l’effet de la puissance du dieu, mais la reconstruction du corps continua pour finalement s’achever. Ce corps n’était pas tout à fait identique, toujours robuste mais ayant perdu une part de sa jeunesse, les traits de celui-ci avaient légèrement vieillis. Sur son torse, une plaie béante était apparente. Odin poursuivit son incantation.

- Toi qui fut l’héritier du Brasier Noirs, soit maintenant le gardien de l’Ultime Blizzard, de la mort blanche, du froid qui éteint la flamme de toutes choses.

La lueur blanc immaculé qui émanait du cœur d’Ymir se fit plus intense. La puissance de celui-ci, fermement bridée par la volonté du Père de Tout, commença à s’insinuer dans la plaie, avant de s’y déverser tel un torrent furieux se propageant dans tout le corps. Chacune des veines du corps sans vie d’Olrik se mirent à luire d’une lueur intérieure, la puissance d’Ymir purgeait le corps de son nouvel hôte de toute influence du Brasier Noirs. Quand la puissance du cœur fut entièrement entrée, Odin mit un genou à terre et referma doucement la plaie. Si la lueur dans les veine de l’héritier avait disparu, elle brillait d’autant plus fort au niveau du cœur. Le corps d’Olrik était l’un des rares capable d’accueillir la puissance d’un être primordiale sans se détruire, mais il aurait besoin d’aide pour que celle-ci ne lui échappe pas. Le Seigneur du Hof toucha alors la plaie refermée du bout de lance et ne dit qu’un mot. Le Valknut, le nœud des pendus, son symbole apparut sur la poitrine du guerrier, ce signe sacré contiendrait sans peine le pouvoir du cœur si la volonté d’Olrik suivait.

- Maintenant, Olrik Gunnarson, il est temps pour toi de revenir parmi les vivants.

L’âme du guerrier entra alors dans le corps, qui s’anima d’une vie nouvelle. L’air entrant dans les poumons une nouvelle fois, le cœur repartant de ses battements….

- Je viens de t’offrir une nouvelle chance de servir les peuples d’Yggdrasill. Je pense que tu feras tout pour ne pas la gâcher.
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Jeu 15 Fév - 23:55


Plus rien n’existait. Olrik flottait dans un univers d’un blanc plus pur que la glace. Lorsqu’il avait déployé son Harm à un niveau encore jamais atteint, il avait su qu’il signait son arrêt de mort. Il s’était attendu à se « réveiller » auprès de Hèl et était déjà prêt à entendre ses moqueries mais, il n’en fut rien. Au lieu de cela, il se trouvait dans le néant absolu. Dans un lieu dont il ignorait tout.

Malgré l’absence de quoi que ce soit où il se trouvait, il parvenait encore à ressentir les évènements de Manheim. Il sentait le combat que menait son propre corps habité par son ancêtre contre le Père de Tout. Il savait que Daudr faisait tout ce qu’elle pouvait pour aider et tenter de retrouver son âme. Plus surprenant encore, il sentait que Loki participait pour aider les hommes à vaincre les Jotünns.

Olrik était un guerrier. Toute sa vie il avait combattu pour ses idéaux et pour obtenir sa vengeance. Aujourd’hui, sa propre famille l’en avait privé. Celui qui avait passé sa vie à n’être que l’héritier d’une puissance supérieure en éprouvait une colère plus intense que jamais. Il ne voulait pas être vaincu aussi facilement, non il n’en avait pas fini.

L’Ase se concentra et chercha quelque chose à se raccrocher dans le monde des vivants. Le choix était simple : celle qui pensait le plus à lui. Daudr !
Il arrima ce qui restait de son âme à celle de l’animal qui partageait sa vie depuis si longtemps et grâce à elle, il parvint à s’ancrer de nouveau dans son corps. Il n’avait qu’un maigre contrôle de la situation mais elle suffit à inverser le cours du combat durant un léger instant. Il ressentit la douleur de la morsure de la chienne lorsqu’elle coupa la main d’arme de Surt et il lui en fut infiniment reconnaissant. Le court instant où il était parvenu à revenir lui avait suffi à faire ses adieux, désormais il pouvait partir en paix.

Il attendit dans cette immensité immaculée. Il lui sembla rester ainsi durant une éternité. Le temps défilait sans jamais voir ne serait qu’une oscillation différente. Était-ce cela sa punition pour sa faiblesse. Par sa faute, le monde avait failli sombrer dans le néant car il n’avait pas été assez puissant pour vaincre seul son ancêtre. Oui Odin avait gagné le combat mais à quel prix. Les Royaumes se trouvaient en ruines et il leur faudrait du temps pour s’en remettre. Muspellheim ne se relèverait peut être jamais des destructions qu’il avait subi. Et l’arme qu’Odin a utilisée avait presque fait plus de dégâts que les armées de Surt.

Tout était arrivé par sa faute et ce n’était pas la première fois. Durant toute sa recherche de vengeance, combien de fois avait-il provoqué des catastrophes ? Il avait combattu les troupes de Polaris, les pensants responsables de crimes qu’ils n’avaient pas commis. Combien de guerriers innocents étaient morts sous ses coups ? Toujours pour sa vengeance, il avait conduit Asgard à la guerre contre Eris simplement pour retrouver Neiya. Puis il avait trahit sa propre contrée pour pouvoir faire payer Loki et Hèl. Il avait fait tellement d’erreur, qu’il ne parvenait pas à toutes se les rappeler.

Ô oui, il avait aussi tenté de faire le bien mais cela était dérisoire face aux ténèbres qu’il avait provoqué. Peut-être que s’il s’était davantage consacré au bien et à l’amour, les choses auraient différentes mais il avait toujours fait les mauvais choix. L’amour… Oui, cela aurait pu le sauver mais de nouveau on lui avait arraché celle à qui il tenait le plus. Sita… Morte si jeune et qu’avait-il fait ensuite ? De nouveau chercher la vengeance. Hèl n’avait pas voulu la sauver, alors il l’avait considéré coupable. Mais en quoi l’était-elle ? Peut-être était sa punition pour ses crimes. Il n’avait pas le droit à l’amour, alors Sita était morte.

Puis il y eut Neiya. Il ne saurait dire si c’était de l’amour mais il y avait eu quelque chose entre eux. Tout avait commencé lorsqu’ils servaient tous les deux Loki et cela avait continué occasionnellement. Ils se retrouvaient dans leurs solitudes et leurs peines. Ensembles ils parvenaient à atteindre la paix, provisoirement. Et encore une fois, Olrik avait tout gâché pour sa vengeance. Il avait considéré la jeune fille coupable des crimes qu’il avait subis et avait tenté de la tuer. Aujourd’hui, il ignorait ce qu’elle était devenue mais ce qu’il avait appris à Ubar ne lui laissait que peu de doute sur sa mort.

Alors qu’il en était à ressasser toutes ses erreurs, le décor qui l’entourait changea. L’immaculé laissa place à l’ébène. Il sentit son âme attirée vers une destination inconnu mais réconfortante malgré la noirceur qui l’entourait. Avec de la chance, il découvrirait les contrées bien connues des enfers d’ici peu. Enfin il pourrait aspirer au repentir en payant pour ses crimes. Il sentit le froid… Un froid plus intense que tout ce qu’il avait connu jusqu’ici. Lui qui avait toujours connu la chaleur du sang des Suturson, sentit couler dans son être une glace des plus pure. Son esprit sentait de nouveau une enveloppe autour d’elle et, pour la première fois depuis très longtemps, il entendit des paroles : Maintenant, Olrik Gunnarson, il est temps pour toi de revenir parmi les vivants.

Sans réellement le vouloir, Olrik sentit ses poumons se gorger d’oxygène et son cœur battre. La vie le ramenait alors qu’il pensait que tout était fini. Il ne comprenait comment il pouvait de nouveau sentir le vent sur sa peau et entendre les derniers tumultes des batailles. Il ouvrit ses paupières comme s’il s’éveillait d’un long cauchemar et vit au-dessus de lui le visage fatigué du Père de Tout : - Je viens de t’offrir une nouvelle chance de servir les peuples d’Yggdrasill. Je pense que tu feras tout pour ne pas la gâcher.

Une chance ? Une nouvelle vie ? Pourquoi ? Lui qui était si fatigué de ce qu’il avait vécu jusqu’ici et qui n’aspirait plus qu’au repos était rappelé parmi les vivants.

- Pour… Pourquoi ?

Sa voix était éraillée et ses intonations étaient différentes de ce qu’il se souvenait.

- Je ne veux plus vivre… Je suis fatigué de combattre, je veux la paix…

Il sentit les larmes coulées le long de ses joues sans qu’il s’aperçoive qu’il pleurait. Revivre signifiait de nouveau lutter et il ne le voulait plus. Il sentit que Daudr était toute proche. La chienne avait assisté à sa résurrection et elle se rapprochait de lui. Il se releva doucement, s’appuyant sur son coude pour redresser son torse et la regarder. Elle était blessée, sa fourrure était brulée en de nombreux endroit et du sang s’écoulait de plusieurs plaies. En la voyant ainsi, son cœur fut bouleversé. Elle était le seul être qui comptait pour lui, la seule qui était restée pur malgré toutes ses erreurs. A cause de lui, elle était aujourd’hui blessée. Sans même y réfléchir, il se releva. Sans prendre la peine de cacher sa nudité, il se rapprocha d’elle et se laissa tomber à ses côtés. Toujours sans réfléchir, il invoqua son Harm et le laissa envelopper la chienne afin de la soigner. Une aura gelé la recouvrit, refermant les plaies et soignant les blessures.

Olrik réalisa alors les changements dans son êtres. Son corps demeurait puissant mais semblait plus âgé qu’il ne l’était. Le changement le plus radicale se trouvait néanmoins dans son Harm : lui qui avait toujours bénéficié de pouvoir lié au feu, invoquait aujourd’hui le froid. Il regarda Odin, alors que ses pouvoirs continuaient de soigner Daudr.

- Pourquoi m’avoir ramené Odin ? Qu’attends-tu de moi ? Et que m’as-tu fait, où sont passés mes pouvoirs incendiaires ? Je ne ressent plus la morsure du feu dans mon sang…





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Hagen

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Ven 16 Fév - 21:40

La guerre était terminée. Heureusement pour tout le monde, Odin était parvenu à terrasser Surt et pour cela, il avait dû user d’une arme dont Loki ignorait l’existence. Il était bien heureux que le Père de Tout l’ait utilisé, ainsi ça ferait une surprise en moins le jour ou le Fourbe tenterait de nouveau sa chance.

Son corps d’emprunt avait été mis à rude épreuve durant l’affrontement et il ne parvenait pas à le guérir totalement malgré l’ampleur du Harm qu’il utilisait. Il était probablement temps de changer de corps le temps que le sien retrouve totalement sa liberté. Avec la levée des sceaux qu’Odin avait effectués, il n’était réellement qu’une question de temps avant qu’il puisse être libre.

Le haït observa les dernières actions de Wotan et fut surpris de voir qu’il ramenait Olrik. Il aurait pensé qu’Odin serait content de ne plus avoir une menace de la sorte sur terre mais, il devait avoir d’autres plans. Jamais Loki n’était réellement parvenu à comprendre le fond des pensées du Dieu principal et l’inverse était tout aussi vrai. Mais avec le retour de l’Héritier, Loki avait toutes les raisons de ne pas rester plus longtemps dans les parages. Faible comme il l’était à cet instant, Olrik n’en ferait qu’une bouchée.

Le Fourbe força donc sur son corps meurtri et parvint à se relever. Il avançait prudemment vers des lieux plus surs que ce champs de bataille lorsque sa route croisa celle d’un Jotunn de feu. Le « géant » n’avait plus sa taille normale, la disparition de Surt aurait-elle eu ce genre d’incidence sur son engeance ? Si cela était le cas, ils seraient bien moins dangereux et une idée germa dans l’esprit du Fourbe. Il se positionna devant le Jotunn et l’interpela.

_ Vous avez perdu. Votre maitre a disparu, peut-être mort, et vous n’avez aucune chance de vaincre les défenseurs humains maintenant qu’Odin est parmi eux. Si toi et tes semblables voulez vivre, passes le message qu’ils doivent tous se rendre à Nibelheim, à Jarnvid précisément. Qu’ils évitent les villages où les lieux de vies.
Je vous retrouverais tous là-bas et nous pourrons œuvrer ensemble.


La créature sembla hésiter un instant à répondre mais devant la débâcle qu’avait été la bataille, il sembla préférer obtempérer. Il savait que l’être qui se tenait devant lui était Loki, et qu’il avait combattu contre eux. Mais il savait aussi que Loki était un Jotunn aussi et que son esprit était bien plus retord que celui de n’importe qui.

Le Fourbe regarda avec satisfaction le géant partir. Il avait vu dans son esprit qu’il lui obéirait. Ce qu’il avait cru être un risque énorme pour les royaumes et pour lui, se révélait finalement être une grande réussite. Lorsque les Jotunns auront tous rejoins son royaume, il bénéficierait d’une armée bien plus puissante que celle des mages noirs.
A son tour, il quitta le royaume du feu dans le but de rejoindre les ruines de Nibelheim.

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PNJ Asgard

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Lun 26 Fév - 11:15
Le Seigneur d’Asgard observa la vie revenir dans le corps d’Olrik et le réveil de celui-ci. Si le Père de Toute Choses s’attendaient à ce que l’ancien héritier de Surtr ne soit pas dans le meilleur des états, il fut extrêmement surpris d’entendre ses geignements témoignant d’une absence presque totale d’envie de continuer à se battre. Cela eut le don de faire se questionner le dieu sur le bien fonder de son action et sur son interprétation des runes car si le découragement pouvait atteindre le cœur des hommes du Nord, il était très rare que ceux-ci laissent ouvertement celui-ci s’exprimer tant leur culture les poussaient à abhorrer ce genre de faiblesse, Odin était bien placé pour le savoir car s’était lui-même qui les avait façonnés pour que ce soit ainsi. Mais le visage du roi des Ases resta impassible, ne laissant transparaitre que la lassitude qui l’habitait suite à ce combat contre le brasier noir, il avait fondé de grands espoirs en Olrik et préférait mettre ce moment de faiblesse sur le compte de la terrible expérience qu’il venait de vivre.

- Il est rare que j’accorde ce genre d’opportunité à qui que ce soit, Gunnarsson, et ce n’est certainement pas pour entendre que le repos de la tombe est préférable au combat de la vie.

SI Odin pouvait comprendre la détresse d’Olrik, lui-même ne comptant plus le nombre de fois qu’il avait ressentit la tentation de laisser tomber les responsabilités qui étaient les siennes pour goûter au doux repos qu’offrait le néant. Mais il y avait quand même une certaine sévérité dans sa voix indiquant qu’il attendait de l’ancienne rune de Surtr qu’elle se reprenne rapidement. Levant la main vers Olrik et Daudr, le dieu les enveloppa de son cosmos, hatant la guérison de la fille de Garm et faisant apparaitre un manteau de fourrure sur les épaules du guerrier, autant pour le protéger du froid que pour lui offrir quelque chose pour se couvrir.

- Je ne vais certainement pas te faire croire que je t’ai ramené à la vie par simple bonté, même si j’ai toujours eu un certains estime pour toi malgré toutes ses années où tu n’as désiré que la destruction de mes suivants. Tu es un guerrier puissant et doté d’un certains sens de l’honneur, et ce malgré les manipulations de Loki ou même de ta propre quête de vengeance… C’est donc pour cela que je t’offre une nouvelle chance de donner un sens à ta vie, libéré de tout cela, libéré de toute influence de ton ancêtre. Mais surtout pour une raison plus pragmatique.

Odin sorti sa pipe longue pipe et la bourra de tabac une nouvelle fois avant de l’allumer. Tirant longuement dessus avant d’en recracher la fumée. Il sentait encore les douleurs provoquées par son combat contre le Roi des EldrJotnnars. Élevant légèrement son Hamr divin, il fit s’élever les runes qu’il avait jeté sur le sol un peu avant de décider de faire revenir Olrik. Celles-ci s’élevèrent dans les airs et s’illuminèrent d’une lumière intérieure, leur éclat créant, sous l’injonction du Hamr d’Odin, des images fugaces dans les airs, des images des différents avenirs possibles créé par la tapisserie des Nornes, et dont le pouvoir des runes pouvait le révéler. Odin brandit en même temps Gungnir devant le guerrier nouvellement ressuscité, le laissant le loisir d’admirer les ornementations de la hampe de sa lance sur laquelle étaient gravés les lois des dieux ainsi que les serments qui les liaient.

- Tu n’es pas sans ignorer les lois qui régissent ces terres, des lois créées par les hommes mais certaines par les dieux et auquel même moi je suis soumis. L’une d’entres elle est le Wergeld, le prix du sang… je crois que tu vois où je veux en venir ? Ce sont les Surturson qui ont libéré Surtr et ils ont donc ainsi la responsabilité des destructions qui en ont été engendrés. Malheureusement, ils ont été exterminés dans le conflit et la justice ne pourra donc plus être rendus. Si les seigneurs des autres royaumes, et je pense en particuliers à ceux de Jotunheim, réclame le Wergeld je ne pourrai pas m’opposer à eux sans briser ma loi et le royaume de Musphellheim se verra mettre à feux et à sang par les forces des autres royaumes. Je t’offre donc l’opportunité d’empêcher cela et de racheter l’honneur de ton nom et de ton royaume en endossant la responsabilité de ce Wergeld.

Devant les yeux d’Olrik et de Daudr, les images montrant les exactions qui pourraient résulter d’un déchainement de fureur de la part des nordiques, pillant et tuant à la recherche de vengeance, prélevant le « prix du sang ». Il ne s’agissait que d’un avenir possible mais il en était le plus probable, la fierté des hommes du nord et leur sens personnel de la justice rendant peu probable que les autres royaumes passent simplement l’éponge. Il s’agissait d’un avenir que le Borgne tenait à éviter mais qu’il ne pourrait le faire sans risquer de briser ses propres règles, ce qui mènerait le monde au chaos, aussi il avait préparé un plan pour éviter cela.

- Concernant tes pouvoirs, si tu ne les as plus c’est tout simplement que j’ai débarrasser ton corps de toutes traces de l’influence de Surtr. Ton ancêtre ne pourra plus jamais prendre le contrôle de ton corps mais cela va de paire avec le fait que tu as perdu les pouvoirs inhérents à ta lignée. Il ne reste plus de trace du sang incandescent des Surturson en toi. À la place, tu es désormais le gardien d’un autre pouvoir, celui d’Ymir. Pour vaincre le Seigneur des flammes, j’ai dû utiliser un autre artefact, le cœur de la divinité primordial qu’était Ymir, l’être que jadis, moi et mes frères avons dut détruire. Son cœur conservait une part de son pouvoir et nous l’avions mis en lieu sûr, mais face à la nouvelle puissance de Surtr, je n’ai eu d’autres choix que de l’utiliser et les prochaines générations en sentiront les conséquences. Je l’ai enfermé en toi pour te permettre de revenir mais aussi parce que tu es peut-être l’un des rares individus à pouvoir contenir cette puissance. Tu deviens donc le gardien et le dépositaire du pouvoirs de cet artefact. Il te sera utile pour la tâche que j’aurai à te confier si tu t’en sens digne, si tu le refuse, je ne te demanderais simplement que de garder le cœur le temps que je trouve un autre moyen de contenir son pouvoir.

Odin releva sa lance et indiqua à Olrik un endroit où se trouvait une légère fissure, signe qu’un pacte avait été brisé.

- Jadis, un Pacte me liait aux Polaris, ces derniers en tant que mes représentants, devaient êtres les vecteurs de mon pouvoir pour me permettre de maintenir les glaciers de ce monde en états, ils étaient le lien qui devait me lier aux peuples des Neufs Royaumes sans que j’ai à délaisser les affaires des dieux. Mais ce pacte fut malheureusement brisé il y a trente ans quand, suites aux manigances de Poséidon, Hilda Polaris cessa de remplir sa fonction. Même si cela fut fait sous l’influence de l’Anneau, le Pacte n’en fut pas moins brisé, c’est cela que représente cette fissure. Depuis, je dois assumer pleinement le fardeau que constitue la survie des glaces polaires. Je te propose donc d’assumer la fonction de Voix des Einherjars, dont la dernière représentante fut Sighild Polaris. Non seulement, cela te permettra de consacrer ta puissance au service des peuples du Nord, ainsi libéré du poids de ton passé, mais aussi à assumer la garde des glaciers en pénitence pour les destructions engendrées par les actions des tiens, permettant de réinstaurer l’équilibre que ton ancêtre a rompu. Si tu acceptes ce fardeau, je pourrai pour ma part empêcher que les autres royaumes ne réclament le Wergeld.

Les images des différents avenirs continuaient de défiler pendant qu’Odin parlait et ce jusqu’à ce que le Hamr d’Alfathir ne cesse de les maintenir dans les airs. Les runes tombèrent sur le sol, aux endroits et dans la position exacte où le dieu les avait laissés. Le regard du seigneur des batailles se porta en direction de l’endroit où le corps de Loki était sensé avoir atterrit suite à l’attaque du Brasier Noir.

- De plus, il ne t’aura pas échappé que Loki est de retour, et qu’il sera bientôt complètement libéré. Cette guerre et celle contre les fléaux de Hel ont grandement affaiblit les royaumes du Nord, mes guerriers divins ne sont plus qu’une poignée, les terres du Nord sont dévastées et il n’est qu’une question de temps avant que le venin du Fourbe où les actions de forces extérieures ne hâte cette déliquescence. Je ne crois pas me tromper quand je dis que le Nord va avoir besoin de toi, de ton expérience et de ta force pour les guider Olrik Gunnarson. Cependant, il n’est pas en mon pouvoir de te contraindre à accepter le fardeau du pouvoir, le choix t’appartiens.
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Jeu 15 Mar - 22:58


Olirk accueilli le harm du Dieu ainsi que la fourrure avec plaisir. Malgré la lassitude qui enserrait son cœur et son esprit, il parvenait encore à éprouver de la reconnaissance mais, il cherchait encore une raison d’apprécier son retour à la vie. Il avait accepté la mort lorsque Surt avait pris possession de son corps et il l’avait accueilli avec un certain plaisir lorsqu’il était intervenu pour aider à la victoire. Maintenant, il lui fallait lutter avec ces sentiments pour se convaincre qu’il était réellement ressuscité et surtout que c’était un cadeau.

Il se couvrit du mieux qu’il put avec la cape de fourrure et écouta les mots d’Odin. Il cessa d’insuffler son harm à Daudr, celui du Dieu était bien suffisant pour la guérir. Olrik regarda avec grand intérêt les images que les runes projetèrent sous l’influence de l’énergie divine. Il ne comprenait pas toutes leurs significations mais fut fasciné d’y voir l’avenir, ou tout du moins un avenir possible. L’Ase n’avait jamais été familier avec la divination ou ce type de pouvoir mais il savait que tout était déjà écrit et que seul les choix inconnus pouvaient orienter le futur. C’était la loi des Nornes… Et ce n’était pas la seule qu’Olrik se souvenait.

Lorsqu’Odin lui tendit Gungnir, il comprit ce qu’il voulait dire. Le Wergeld… La vengeance par le sang des coupables. Une loi aussi vieille que le monde, que tous les nordiques tenaient généralement à réaliser. Par ses actes, Surt avait attiré la haine contre Muspellheim et contre les Surturson. Olrik était le dernier Surturson vivant désormais et c’était à lui de payer la dette s’il ne voulait que l’un des futurs qu’Odin lui montrait se réalise. De nouveau, il se trouvait confronter à un choix inexistant. Que pouvait-il faire d’autre que d’accepter l’inévitable ? Il devait payer pour sa faiblesse.

Il leva vers le père de tout un regard vaincu, un regard qui en disait bien plus long que mille mots. Le ressuscité continua d’écouter le Dieu qui justifiait la disparition des pouvoirs incendiaires. Olrik accueilli avec un profond soulagement le fait de ne plus jamais pouvoir être utiliser comme réceptacle de son ancêtre mais il apprécia moins de ne plus posséder le feu de sa lignée. Il ignorait encore comment il pourrait demeurer aussi puissant qu’il était devenu sans ce pouvoir. Même avec le cœur d’Ymir qu’il sentait battre dans sa poitrine animé par son propre sang, il ne pouvait imaginer ne plus posséder la puissance du brasier. Il lui faudrait apprendre à vivre ainsi et peut-être trouver un nouveau pouvoir.

Celui qui était encore il y a peu de temps l’héritier légitime du plus grand fléau des mondes, n’en croyait pas ses oreilles. Odin lui proposait-il réellement de succéder à la lignée des Polaris ? Lui qui avait passé la majeure partie de sa vie à vouloir les détruire à cause de la félonie de Loki ? Comment le Dieu pouvait-il imaginer une telle chose ? Olrik était bien le dernier qui méritait une telle place. En même temps, son âge et sa puissance pouvait faire de lui le meilleur candidat. Il avait combattu la majeure partie de son existence et il en avait assez. Prendre la place des représentants pourrait lui apporter le repos qu’il recherchait.

Le dernier argument d’Odin finit de convaincre Olrik. Loki… Il lui avait bien semblé sentir son Harm durant la bataille mais il ne pensait pas que le Fourbe parviendrait à se libérer aussi vite. Si Loki parvenait à quitter sa prison de glace, les royaumes souffriraient de nouveau. En acceptant la charge que lui proposait Odin, Olrik pourrait utiliser les armées d’Asgard pour empêcher le Fourbe de nuire. Il n’y avait plus à hésiter.

- J’accepte.

En un mot, Olrik lia son destin à celui des royaumes. Il passa de guerrier errant à souverain en un instant. Jamais il n’aurait cru que son avenir revêtirait une telle apparence.

- Ma puissance servira désormais les royaumes en tant que ton représentant, Odin. Je mènerais tes armées à l’encontre de tes ennemis et protégerais les peuples.





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PNJ Asgard

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Dim 25 Mar - 21:56
Un simple sourire apparut sur le visage fatigué du Père de Toute chose au moment où le dernier des Surturson signifia qu’il acceptait la tâche qu’Odin lui avait confié. Le roi des dieux ne doutait nullement que le nouveau représentant du Nord aurait à cœur à se montrer digne de sa tâche et de plus Odin était parvenu à éviter que l’incroyable puissance ainsi que l’expérience de ce guerrier ne disparaisse ou pire… ne rejoignent les rangs de Hel.

Le Seigneur des Bataille eut aussi une pensée pour les Polaris, la lignée d’où sortait généralement les représentant du dieu, une lignée qui en se moment était au plus mal. Mais le patriarche ne leur avait pas retirer son soutien et son affection pour autant et il avait encore des projets pour eux à l’avenir. Après tout, cette lignée était née de l’union de Ask et Embla, les deux premiers humains selon les légendes du Nord. En réalité, il s’agissait surtout du premier couple d’humain auquel Odin et ses frères avaient accordé leur bénédiction. Odin soupçonnait d’ailleurs fortement que Lif et Lífþrasir, les deux êtres humains que les prophéties évoquaient et qui était sensé échapper au Ragnarök seraient eux aussi issu de cette lignée.

- Dans ce cas, jures-tu sur Gungnir, dont la hampe à été tailler à partir d’une des branches d’Yggdrasil et qui conserve tous les serments fait aux et par les dieux pour que ceux-ci ne soient jamais oublier, de toujours défendre les intérêts des peuples du Nord et de prendre les décisions allant dans l’intérêt de tous les royaumes ? Jures-tu que jamais tu ne laisseras tes intérêts personnels aller à l’encontre de ceux que tu as juré de guider et protéger ? Le jure tu Olrik Gunnarsson ?


À aucun moment, Odin ne demanda à Olrik de lui préter allégeances. Il ne voulait pas qu’Olrik ne soit qu’un outil entre ses mains, une marionnette. Il voulait que ce dernier fasse réellement ce qu’il lui semblait juste pour les terres du nord. Odin voulait un peuple fort pour l’honorer et il n’avait que faire des masses qui s’agenouillaient en espérant que les dieux les sauveraient de tout danger. Il voulait des êtres qui hurleraient son nom au plus fort du combat, qui feraient vivre l’honneur du Nord et qui pourraient survivre aux jours qui suivraient le crépuscule des dieux. Et selon lui, il valait mieux laisser Olrik libre de ses décisions pour tirer le maximum de ses incoryables capacités. Si Olrik prêtait le serment, un sigle apparaitrait alors de lui-même sur la hampe de Gungnir, scellant le pacte. En attendant la réponse de la nouvelle voix des Einherjars, Hugin et Muninn volaient au-dessus du roi des dieux en croassant tandis que Geri et Freki sortirent du blizzard silencieusement pour encadrer le Souverain des Neufs Royaumes.

- Tu auras de nombreux défis à relever en temps que souverain. Et je me dois de t’avertir de la situation difficile dans lequel nos terres se trouvent. Non seulement les différents royaumes sont à reconstruire mais les conséquences de ce combat vont bien plus loin que cela. On n’utilise pas un artefact de la puissance du cœur d’Ymir sans que cela n’ait d’impact, et s’il m’a permit de vaincre le Brasier Noir, il va aussi fortement refroidir le climat de nos contrée, le froid se fera plus intense, les quelques jours d’été que notre ciel pouvait jadis nous offrir seront balayé pour de nombreux cycle par un hiver sans fin.

De plus, sache que les actions de ton ancêtre ont détruit une grande partie des récoltes et que même les réserves du royaume de Vanaheim ne pourront pas subvenir aux besoins de tous. Même si les Vanes utiliseront leurs pouvoirs pour permettre aux plantes de continuer à pousser, ils ne pourront empêcher la famine de se répandre dans les neufs royaumes.

Enfin, comme tu t’en doute, ta nomination en tant que mon représentant ne fera pas que des ravis. Si aucun des dirigeants des royaumes du nord n’osera contester l’autorité que je t’ai transmis, ils ne te faciliteront pas la tâche pour autant. Comme tu le sais, tu es loin d’avoir une réputation fameuse au vu de ton passif. Mais je ne doute pas que tu arriveras progressivement à t’imposer et si besoins, tu pourras te fier à Egill Polaris, il était déjà conseiller à la cour d’Hilda Polaris et il se tiendra prêt à te conseiller de la même manière qu’il l’a fait pour mes représentants précédents.


Le dieu retourna alors sa pipe pour la vidée sur le sol avant d’observer l’horizon, son regard balayant le champ de batailles, voyant les âmes des guerriers s’envoler pour le Valhalla, emporté et guidé par les soins des Valkyries, ses filles. Il s’agissait d’un champ de bataille de plus qu’il avait parcouru, un énième fois qu’il observait ce spectacle mais à chaque fois, l’émotion restait intacte. Il était fier des guerriers qui s’étaient battus et avaient donner leur vie pour défendre les royaumes du nord et même Manheim dans sa globalité à cette occasion précise, chacun d’eux étaient des héros dont les exploits étaient dignes d’être chantés et de résonner dans la mémoire des hommes et des dieux pour l’éternité.

- Concernant Loki, il te faut savoir que le Fourbe à libérer un groupe de Järnskinn, celle des protecteurs dans le but de constituer sa propre force armée, et durant cette bataille, j’en ai aperçu pas moins de trois en action. Je connais l’identité de l’un de leurs porteurs, il s’agit de Wulf, l’ancienne rune de Hrungnir, bien que rien dans ses actions n’indique qu’il soit au service de Loki, les deux autres me sont pour l’instant inconnu. Nos forces respectives restes pour l’instants trop faibles pour pouvoir nous permettre de nous affronter, et de toute façon, notre terre ne pourra pas endurer un nouveau combat aussi vite. J'ai déjà transmis à Reiner de Beta les informations concernant l'origine et le secret de ces Järnskinn, il te les communiquera aussi vite que possible.

Odin siffla, faisant venir à lui Sleipnir. Il enfourcha sa monture avant d’élever son Hamr divin une nouvelle fois, appelant à lui le Bifrost qui illumina le ciel pour venir se poser au beau milieu des reste du champ de bataille. D’un geste, Odin ordonna à ses deux corbeaux d’aller porter la nouvelle de la nomination d’Olrik aux oreilles qui devaient en avoir connaissance.

- Je te laisse donc les rênes de mon royaume sur les terres de mortels. Pour ma part il me faut m’absenter pour pouvoir récupérer de cette bataille, ton ancêtre reste un rude adversaire. Mais aussi, je me dois d’aller accueillir dans les murs de mon palais les guerriers tombés aujourd’hui, chacun d’eux ayant plus que mériter de s’asseoir à ma table et de rejoindre mes Einherjars.
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Jeu 5 Avr - 22:44


Les paroles d’Olrik s’envolèrent au rythme des ailes des deux corbeaux. La lance du Seigneur de toute chose portait désormais la trace du serment que le guerrier avait prononcé. Il n’était donc plus Olrik Surturson, l’héritier du Fléau mais il était désormais Olrik Gunnarson, la Voix d’Yggdrasil, porteur de la parole d’Odin et gardien du cœur d’Ymir. En quelques instants, le destin de l’incendiaire s’était retrouvé changé à jamais. Désormais, il portait sur ses épaules des responsabilités plus importantes que sa propre vie.

L’Ase regarda le Dieu s’éloigner sur sa monture. L’avenir était désormais inconnu et s’annonçait bien compliqué. Un feulement le ramena à la réalité et il réalisa que Daudr le regardait.

- Nous voilà dans de beaux draps. Tu es maintenant à la tête de tout le royaume, qui aurait pu le prévoir.

Olrik lui caressa gentiment le museau et sourit pour la première fois depuis son retour.

- Je suis certain qu’au moins une personne le prévoyait. J’ai beaucoup à faire pour corriger les actions de Surt. Comptes-tu retourner avec ta meute ?

- Si tu penses que tu vas te débarrasser de moi comme ça tu rêve. Ma meute et moi te suivront et te protégerons le temps que tu recouvres des pouvoirs.

- Bien.

Le nouveau représentant d’Odin se leva et regarda l’horizon. Autour d’eux, les survivants commençaient déjà à se réunir pour retourner dans leurs contrées. Olrik lui, avait enfin un endroit où se rendre. Un lieu qu’il connaissait bien mais qu’il n’aurait jamais cru rejoindre en tant que Seigneur un jour : le palais du Valhalla ! 





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