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OliviaChevalier noir de l'Argos
Chevalier noir de l'Argos

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Mar 28 Nov - 16:17
Un truc sur moi que je n’ai encore jamais dit auparavant : J’adore les nouvelles technologies ! Enfin, pour moi, nouveau signifie tout ce qui est venu au monde après ma disparition. Donc ce qui semble très vieux et très dépassé est pour moi une nouvelle merveille à découvrir.
Comment ça je le répète à chaque fois ?
Quoi qu’il en soit, ce jour là, j’avais décidé d’élargir encore mes horizons. Ma prochaine cible était le musée des transports et de la technologie en Nouvelle-Zélande. Et quand bien même c’était au moins le troisième musée de ce genre que je visitais, il ne manqua pas de m’émerveiller. Un peu comme un enfant s’il tombait un jour sur l’atelier du père noël. Je me lancerais bien dans une description très détaillé de tout ce que j’y ai vu et appris, mais je sens que vous n’êtes pas là pour ça.

Je décidais après coup de rester quelques jours sur place, histoire de faire un peu de tourisme, découvrir de nouvelles cultures, tout ça tout ça. Parce que le monde ne se résume pas au génie humain et aux progrès technologique, même si, à travers les yeux d’une fille du 18ème comme moi, la technologie se trouvait absolument partout.
Toujours est-il qu’on m’avait parlé d’une équipe de sport très célèbre à travers le monde, et que je me suis dit que, quand même, ça valait le coup d’œil. Je n’en ai peut être pas l’air, toujours la tête plongée dans un appareil démonté, mais j’adore le sport. Si le Quidditch avait existé, je serais totalement une batteuse, et je m’éclaterais ! C’est ainsi que je me suis un peu renseignée sur les règles du sport que pratiquait cette équipe si célèbre avant d’aller assister à un match qui se jouait. Et, en néophyte que j’étais, je pouvais tout de même apprécier le talent de cette équipe, même si leur danse ou je ne sais quoi qu’ils faisaient en début de match me laissait dubitative- C’est carrément des menaces de morts non ?- mais comme ça ne semblait choquer personne, je me suis dit qu’en fait, ça devait être normal.
Note ; les menaces de morts dans une sorte de danse guerrière sont appréciées et méritent des ovations à cette époque.extraño.

Finalement, le match se termina sur une victoire écrasante de l’équipe tout en noir. La foule se dirigea en une sorte de masse compacte vers la sortie, et je décidai d’attendre un peu pour ne pas être bousculée dans tous les sens dans une série de contact physiques accidentels et particulièrement désagréable. Surtout que tout le monde me fixait du regard comme s’ils voyaient à mon visage que j’avais fait un voyage temporel et que j’étais née trois siècles auparavant.
Ou peut-être était-ce la boxe noire que je transportais dans mon dos, et le rat, perché sur mon épaule, grignotant un doritos. Mais étant donné que j’avais déjà bien faillit m’attirer des ennuis avec un vieillard qui voulait m’envoyer en prison en raison de mon absence de papiers- et parce que je l’avais un peu provoqué- je préférais la garder avec moi. On n’oserait pas demander ses papiers à un Black Knight n’est-ce pas ?
N’est-ce pas ?

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SkärnGuerrier Divin de Garm
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Jeu 30 Nov - 13:21
Skärn était tranquillement installé dans un coin du stade pour voir le match. Cela faisait quelques années qu’il suivait les exploits de l’équipe de rugby Néo-Zélandaise. Il devait dire qu’il appréciait ce sport, beaucoup moins de cinéma que dans d’autres durant les matchs. S’il n’était pas un supporter hardcore, il appréciait d’aller voir les matchs des All-Blacks car il était assuré de voir du beau jeu (enfin, surtout du beau spectacle).

Enfin, un autre point qui l’amusait beaucoup avec cette équipe, c’est que ces derniers possédaient une puissance qu’ils ne soupçonnaient même pas. Si aucun d’eux n’était un éveillé, leur Haka, cette danse qu’il pratiquait à chaque match pour impressionner leurs adversaires, elle était aussi ce qui leur permettait de se surpasser. Cette danse était jadis pratiquée par les guerriers maoris autant pour effrayer leurs ennemis que pour s’attirer le soutien de leurs ancêtres. Il pouvait à chaque fois voir le Hamr subtilement tournoyer autours des joueurs lorsqu’ils pratiquaient leur danse, Skärn n’était pas sûr d’à quel point cela influençait leurs performances, mais il savait que bien utilisé, ces hommes pourraient se rapprocher des capacités d’un éveillés.

Mais lors de ce match, qui en définitive fut assez à sens unique, l’attention de Skärn avait été attiré par tout autre chose : la présence d’un autre éveillé. Il ne lui fallut pas plus de quelques minutes pour repérer l’origine de cela, une jeune fille dans les tribunes portant une grande boite noire. Il s’agissait donc d’un chevalier noir, un groupe d’éveillés sans dieux qui amusait beaucoup Skärn. Surtout que durant toutes ses années, à explorer le monde et faire le tueur à gage, certaines des personnes qu’il avait côtoyées et qui avaient deviné sa nature d’éveillé, l’avaient souvent soupçonné d’être un membre de cette confrérie.

Profitant des mouvements créés par la fin du match et la sortie du public, Skärn se déplaça aussi silencieusement qu’une ombre parmi les supporters. Malgré son apparence assez peu commune, Skärn était parfaitement capable de ne pas se faire voir s’il ne désirait pas être vu. Il était habillé avec son blouson de cuir et un jeans, ainsi que son épée attacher à sa ceinture. Il avait une démarche assez nonchalante, comme s’il se contentait de se diriger vers la sortie. Quand il fut qu’à une vingtaine de mètre d’Olivia, Skärn fit appel à son hamr, ainsi qu’au pouvoir de son œil mort pour voir l’âme de sa cible, celle-ci avait quelque chose de particulier, mais le traqueur en pouvait dire quoi. Il dissipa son aura la seconde qui suivit, mais il savait que, pour peux que le chevalier noir soit un peux prêt formés à l’utilisation de son cosmos, elle aurait perçu cet appel. Il ne restait plus qu’à Skärn d’attendre sa réaction, il était assez rare qu’un éveillé reste parfaitement indifférent à la présence d’un de ses semblables. Affectant d’être l’un de ces supporter qui avait un coup de trop dans le nez, il adopta une démarche légèrement titubante et se fondit dans la masse des derniers groupes d’individus qui quittaient leurs sièges pour à leur tour se diriger vers la sortie. Il voulait voir à quel point cette jeune fille était perceptive, un autre des petits jeux qu’il affectait tant.
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OliviaChevalier noir de l'Argos
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Ven 1 Déc - 16:31
J’observais le stade se vider tout doucement à mesure que la foule se dirigeait vers la sortie, attendant patiemment qu’il y ait moins de monde pour prendre congé à mon tour, quand quelque chose d’inattendu se produisit.
Pendant un instant. Un lapse de temps si court que je ne fus pas immédiatement sûre de moi. Il me sembla sentir la présence de cosmos. Je regardais autour de moi, cherchant l’origine de cette émanation, mais elle avait disparut aussi vite qu’elle avait commencé. Je lançais un coup d’œil à Doritos, comme si j’espérais qu’il puisse me confirmer que je ne devenais pas folle, mais il ne s’agissait là que d’un simple rongeur, incapable de discerner la présence de cosmos. De plus, il était toujours absorbé dans sa tâche d’engloutir son doritos, et ne portait aucune attention à ce qui nous entourait.
Alors quoi ? Que signifiait cette brève manifestation de cosmos ? Etait-ce un appel ? Un message ? Une menace ? Je fixais les diverses personnes qui sortaient en me demandant lequel d’entre eux était le responsable, et je me sentis légèrement frustrée par mon manque de connaissance en matière de cosmos. Je m’étais entrainée dur, je savais m’en servir, mais j’ignorais encore tout ce que je pouvais en faire. Ce n’est pas comme si j’avais eu un maître, ni beaucoup de temps pour apprendre. Je songeais avec une once de regret que j’aurais du prendre le temps de demander à Asling de m’enseigner ce qu’il savait dessus, et pris une note mentale de le faire la prochaine fois que je le verrais.

Alors, est-ce que je pouvais percevoir la puissance cosmique d’une personne même lorsqu’elle ne l’utilise pas ?
Il n’y avait qu’un seul moyen de le savoir.
Le problème, c’est que cela impliquait que je me mêle à la foule qui sortait sans vraiment prendre gare les uns aux autres, et cette perspective ne me réjouissait pas vraiment. Je pris Doritos pour le glisser dans mon sac malgré ses protestation- hors de question que je ne prenne le risque qu’il tombe pendant les bousculade, et que je le perde, ou pire- et je me mit à avancer, aux aguets. Je me souvenais rapidement avoir déjà ressentit le cosmos d’un inconnu une fois, et que j’avais sut l’identifier. Mais il ne semblait pas beaucoup plus habile que moi en la matière, et ne cherchais pas à le masquer. J’ignorais s’il m’était possible d’identifier quelqu’un qui cachait sa puissance.

Faisant fit des bavardages incessants des gens, je les détaillais un à un sans vraiment les regarder. Jusque là, personne ne me semblait être un éveillé. Juste de simple badauds, des non-éveillés à qui je me refusais d’adresser la parole. J’aperçus plusieurs personnes qui chancelaient et titubaient. J’avais vu suffisamment d’ivrognes pour en reconnaitre, et pour savoir qu’il valait mieux s’en méfier. Non pas que je craignais une personne dépourvue de cosmos, mais ces gens là étaient imprévisibles, et je frémissais en songeant que l’un d’eux pourrait avoir l’idée subite de me saisir le poignet ou quoi que ce soit. De me toucher de quelque façon que ce soit.
J’allais passer mon chemin quand il me sembla enfin ressentir à nouveau le cosmos d’un éveillé. Je me figeais pendant un bref instant, mais les gens derrière moi me rentrèrent dedans en rouspétant, avant de me dépasser en me bousculant sans ménagement, me fusillant d’un regard noir que je trouvais un poil exagéré pour le peu que j’avais fait. J’avançais alors dans la direction d’où j’avais perçut le cosmos, me faufilant habilement entre les gens, et je me retrouvais avant de m’en rendre compte à côté d’un autre de ces ivrognes titubant dont on pouvait se demander s’il parviendrait à sortir du stade sans encombre. Je voulus m’en éloigner aussitôt avant de comprendre que c’était probablement de là que venais la présence cosmique. Je regardais autour de moi, cherchant si ça ne pouvait pas être quelqu’un d’autre. Peut-être que je me trompais. Je n’étais pas tout à fait sûre. Finalement, je soupirais :

« C’est juste un ivrogne. C’est bien ma veine. Bon, au moins la sortie n’est pas trop loin… »
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SkärnGuerrier Divin de Garm
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Dim 17 Déc - 23:09
Skärn était curieux de voir combien de temps mettrait l’autre éveillé à le trouver. Après tout, Skärn restait le genre d’individu que l’on remarquait facilement, dépassant de près d’une tête la plupart des gens, arborant une crinière de cheveux d’un blanc immaculé, et son œil mort ainsi que la cicatrice qui la traversait, autant de signes qui attireraient le regard de n’importe qui de normale… si Skärn le permettait. Le Traqueur d’âme était passé maitre dans l’art de ne passer innaperçu s’il le désirait. Affectant toujours la même démarche, Skärn s’agrippa à un dossier de siège, comme pour reprendre brièvement son équilibre. Il fixa du regard la fille à la peau sombre qui se dirigeait finalement vers lui, la regardant un long moment, comme s’il se demandait si elle était réellement là. Skärn s’amusait intérieurement, il avait l’impression que la jeune fille hésitait s’il était un éveillé, un simple ivrogne, ou les deux.

- Ke… Keske tu m’veux ? Petite ?

En se redressant, il fit jouer toute la différence de taille qu’il avait avec son interlocutrice… avant de s’affaler d’un coup sur le siège le plus proche. Il commença à boire dans sa bouteille avant de simuler la surprise de voir qu’elle était vide. La lançant négligemment, celle-ci atterrit néanmoins dans la poubelle la plus proche sans le moindre souci.

- T’es aussi une fan des All-black ? En tout cas, jolie boite derrière toi, on dirait celle qu’utilisent les éf… les évei… les types qui ont des amures. T’en est une ? Bah qu’importe… au moins ta boite est aux couleurs de l’équipe du coin... à moins que ce soit l’équipe du coin qui soit aux couleurs de ces types ? Je sais plus.

Histoire de relancer l’intérêt de la chose, Skärn hoqueta un coup, et une nouvelle poussée de Hamr s’éleva brièvement. Cherchant dans le sac de sport qu’il avait amené avec lui, dans lequel il avait rangé sa cher Dainslèf, il en sortit un reste de sandwich et commença à le manger. Le stade commençait à doucement se vider des supporters.

- T’as pensé quoi du match au fait ? Pas leur meilleure performance, que c’était j’te dis, mais marrant quand même. T’appel comment au fait petite ?

Le regard de Skärn se porta alors son regard sur le sac de son interlocutrice.

- Sais pas si t’es au courant, mais y a un truc qui bouge dans ton sac.
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OliviaChevalier noir de l'Argos
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Sam 23 Déc - 19:43
L’ivrogne me fixa et me demanda dans une articulation approximative du à son état d’ébriété ce que je lui voulais. Il se redressa de toute sa hauteur, comme s’il essayait de se montrer intimidant de par sa taille, mais l’effet fut totalement ruiné lorsqu’il bascula dans un siège. Après avoir réalisé que sa bouteille était vide, il la jeta, et, à ma grande surprise, atterrit pile dans une poubelle. Impossible qu’il ait sut viser s’il était aussi ivre. Soit il faisait semblant- mais je ne voyais vraiment pas l’intérêt qu’il avait là dedans- soit il avait vraiment beaucoup de chances.
Ceci dit, une petite coïncidence comme ça n’était pas impossible. Il y a tellement de coïncidences qui paraissent trop énorme pour en être, et pourtant ! La distance et les taille du soleil et de la lune par exemple, qui, si elles avaient été différentes, n’aurait pas permit d’éclipse aussi parfaite. Ou cette une de journal sur laquelle ont voyait la photo d’un homme recherché, et que ce même homme apparaissait sur une autre photo, pour un autre article qui se trouvait juste au dessus. Ou cet homme qui désirait assassiner cet autre homme important sur lequel il est tombé par hasard en sortant d’un magasin où il s’était acheté un sandwich.
Bref, tout ça pour dire, je n’écartais pas l’hypothèse de la coïncidence.

L’inconnu était en train de divaguer au sujet de ma box et je décidais de me désintéresser totalement. Mais alors que je m’apprêtais à partir, je sentis une nouvelle émanation de cosmos, et elle venait définitivement de cet homme. J’étais à peu prêt sûre qu’il était trop intense pour être celui d’un éveillé inconscient…. Mais pas à 100%. Aussi, je le fixais droit dans les yeux tandis qu’il me demandait comment je m’appelais. Je n’étais pas sûre de vouloir lui répondre. Je ne ressentais que du mépris pour lui, ce n’étais qu’un ivrogne à mes yeux, et, même s’il était un éveillé, ce ne devait pas être le genre de personne fréquentable.
Je n’avais toujours pas pris ma décision quand il nota que mon sac bougeait au rythme des mouvements de Doritos. Je posais une main dessus, comme prête à prendre sa défense :

« Je sais. Mon rat est dedans.

Comme s’il avait entendu son nom, le rongeur sortit son museau du sac, les moustaches frémissantes. Je gardais les yeux vissés sur ceux de l’homme :

- Vous êtes un éveillé n’est-ce pas ? Vous payez vraiment pas de mine. J’espère que vous ne faites pas partit de ces supporters qui foutent les feu pour s’amuser après les matches parce qu’ils sont complètements saoul. Parce que si jamais vous en venez à dégrader ainsi l’image des éveillés, je viendrais m’occuper personnellement de votre cas. De toute façon, ivre comme vous êtes, vous devez pas être bien compliqué à terrasser.

Doritos avait lui aussi ses petits yeux noirs rivés sur l’inconnu, l’air curieux. Quant à moi, je songeais que je m’étais quand même montré fort agressive envers cet homme qui n’avait encore rien fait, alors je répondis à sa question dans une tentative misérable de sauver les meubles :

-Je m’appelle Olivia. Et lui, c’est Doritos.

On ne pouvait pas dire que c’était très réussi…

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SkärnGuerrier Divin de Garm
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Mer 27 Déc - 10:17
Skärn était très amusé par la réaction d’Olivia, même s’il avait été réellement bourré, il aurait été capable de percevoir le mépris dans son regard. Mordant un bon coup dans son sandwich, il se contenta de fixer d’un air ahuris la jeune fille alors que celle-ci lui parlait, sans le lâcher du regard.

- Éveillé ? Quel rapport avec le fait de cramer des trucs ? En plus pourquoi zvoudrai cramé un truc ici, il fait chaud et en plus on est dans un stade non-fumeur. Y font déjà des zhistoire pour les mégots de cigarettes, t’imagine ce que ze pourrai m’prendre pour un feu camp ?

Skärn remordit à pleine dent dans son sandwich, puis mâcha longuement la bouchée qu’il venait d’arracher.

-En plus, les éveillés n’ont clairement pas besoin de moi pour avoir mauvaise réputation et réussir à encore la dégradée. Ils sont puissants et sont restés cachés aux yeux des hommes pendant des millénaires. Qu’espérais l’autre en révélant l’existence de ceux-ci au monde. Les hommes ont peur de ce qu’ils ne comprennent pas, et nos règles échappe trop aux sociétés du Sud.

Le Traqueur s’était exprimé sans bafouillement, sans problème de prononciation approximative. Il s’était montré d’un seul coup totalement sobre, presque sombre. En effet, son séjour loin de son Nord natale avait montré à Skärn à quel point leurs sociétés étaient différentes, à quel point deux choix de vie différents avaient eu des répercussions toute aussi différentes. Les neufs royaumes d’Yggdrasill avait fait le choix de resté coincé dans le passé, mais les hommes avaient toujours connu l’existences des éveillés, résultat, ceux qui savaient manier leur Hamr était dans la plupart des cas parfaitement intégré dans la société. Par contre, dans le reste du monde, les Olympiens ayant fait le choix de cacher leurs activités aux yeux du monde, la société humaine était maintenant désemparée par la découverte de ceux-ci, et même après toutes ces années, elle ne savait pas quelle réponse apportée à cela. Pour Skärn, le Ragnärok aurait déjà eut lieu longtemps avant que les humains ne trouvent une réponse à cette question.

Le Traqueur se leva une nouvelle fois, cette fois-ci dominant vraiment la jeune fille. Il avait à nouveau l’air totalement saoul, le regard perdu dans le vide, l’équilibre précaire… il arbora un sourire en coin lorsque Olivia se présenta ainsi que Doritos, son rat.

-‘Zanté, vous quatre. Moi, ze crois que c’est Sk… Skern… Skärn ? Skorn ? Sais-plus….un truc qui z’y ressemble en tout cas. Ainsi tu causes avec un rat ?

Skärn arracha un morceau de ce qui restait de son sandwich et l’offrit à Doritos, pour ensuite tendre ce qui restait à Olivia.

-C’est intellizent comme bestiole un rat… plus qu’un homme en tout cas… mais moins qu’un chat, eux ils savent comment nous ass… azerv…. Faire de nous leurs larbins. En tout cas, toi tu sais à qui tu cause qu’en t’es seul… perso, j’entend plein de voix… en permanence quand je regarde avec cet œil… y a même parfois un clebs qui me cauze dans ma tête dans ce genre du … truc… chose…. De situation voilà. Mais je les entends moins quand ze boit.

Skärn montrait son œil mort du doigt pendant qu’il parlait, celui avec lequel il voyait le monde des esprits, le monde des âmes. L’instant suivant, sa main se porta machinalement à sa tempe pour tapoter frénétiquement… Garm n’avait pas apprécié du tout de se faire traiter de « clebs » et il le faisait sentir par un long hurlement qui raisonnait dans le crâne de Skärn. Il tendit à nouveau le Sandwich à Olivia.

-Vas-y manze-le j’te dis. Tu vas avoir besoin de force… après tout, c’est toi qui parlais de pouvoir facilement « terrassé » un ivrogne comme moi, non ?

Il n’y avait aucune menace dans les paroles de Skärn, mais il y avait un vrai sourire de prédateur qui se dessinait sur les lèvres du Niflheimien. Son Hamr s’éleva, lentement, faisant sentir son étendue, et le visage d’un certain nombre des âmes que Skärn avait capturé transparaissait dans son aura, comme lié à celui-ci. Si la jeune chevalière noire lisait bien son aura, elle verrait que le traqueur ne craignait aucunement de l’affronter, mais qu’il n’avait pas d’hostilité particulière envers elle. Son aura se dissipa aussi tôt.

- Si tu veux prouver tes dires, je te laisse donner le premier coup, Olivia gardienne de doritos.

La posture du Nordique n’avait rien à voire avec celle d’une simple ivrogne dans une bagarre de barre, mal assurée, tentant plus d’intimidé qu’autre chose, il semblait s’être dégrisé en une fraction de seconde. Cependant, malgré l’assurance qu’il dégageait en ce moment, il n’était pas plus en posture de combat, il ne se préparait nullement à parer une attaque, au contraire, il l’invitait à le frapper.

- Pas d’armure, pas de technique secrète, pas d’attaque en traître de prévus sur ton petit compagnon à fourrure. À toi de voir si tu désir réellement lancé les hostilités, pour ma part, je ne porterai pas le premier coup, tu as ma parole.
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Mer 27 Déc - 21:14
L’homme me répondit d’abord avec le manque d’à propos propre à un ivrogne, puis, dans un soudain élan de lucidité, comme s’il était en fait parfaitement sobre, se mit à donner son avis sur la réputation des éveillés. Pourtant, ses propos me semblaient encore plus insensés, et je vis aussitôt rouge :

« Facile à dire pour vous ! Comment pouvez-vous reprocher aux éveillés de s’être cachés aux yeux du monde ? Quand à côté on accusait les personnes d’être des serviteurs du diable parce qu’ils étaient noirs ou roux, ou qu’on noyait des innocents parce qu’on avait le léger soupçon qu’ils pratiquaient de la sorcellerie ? Vous espériez vraiment que les éveillés décident de révéler leurs pouvoirs dans un monde pareil ? Pour peu qu’on aurait vu quelqu’un générer une minuscule flammèche, et on l’aurait accusé d’avoir vendu son âme au diable ! Des enfants se révélant comme étant éveillés auraient eu de la chance si les parents se contentaient de les abandonner !

Mon cœur se serra alors que je parlais. Me définir comme chanceuse d’avoir été abandonnée et non tuée, donner une minuscule part d’humanité à ces parents que je détestais me laissait un goût amer sur la langue. L’homme se releva, reprenant ses manières de saoulard. Mais je n’y croyais plus. Je veux bien croire qu’on puisse réussir à lancer une bouteille dans une poubelle par chance, je croyais beaucoup moins qu’on puisse avoir un tel accès de lucidité dans la brume de l’alcool. Se mettre à parler d’un ton aussi clair et se remettre aussitôt à bredouiller, ça ne me semblait pas crédible. L’homme parlait de voix qu’il entendait et je me retenais de lâcher un soupir agrémenté d’un commentaire à propos des gens séniles. J’avais promis de ne plus me comporter comme une peste en arrivant à cette époque.
Soudain, il sembla à nouveau sortir de son état d’ébriété et éleva son cosmos. Il était écrasant de puissance, et je savais que le miens n’était pas de taille. Pourtant, tandis qu’il m’invitait à prouver mes dires, je restais d’un calme olympien en le fixant :

- Le fait est : J’ai parlé de terrasser un ivrogne. Et vous n’êtes pas plus ivrogne que je ne suis un rat. De plus, vous n’êtes pas en train de foutre le feu à des voidures...

Doritos m’interrompit en couinant.

- Heu… Des voitures ? Vous n’êtes pas en train de foudre le feu à des voitures. Je n’ai donc rien à prouver. Mais sans vouloir vous vexer vous devez avoir un sérieux problème pour vous faire passer pour un ivrogne comme ça… Ca vous prend souvent ? »

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Ven 12 Jan - 21:50
Skärn ne pouvait s’empêcher de rire intérieurement des réactions d’Olivia, surtout par rapport à sa réflexion sur les éveillés. Les faits demeuraient que, pour commencer, peu de gens naissait éveillé, on le devenait. Et qu’ensuite, s’il était vrai que les hommes avaient toujours eut des réactions disproportionnées face à ce qu’ils ne connaissaient pas, les éveillés étaient beaucoup moins facile à abattre mais aussi qu’ils avaient jadis fait partie du quotidien de ce monde avant de s’en cacher pour une raison qui le dépassait encore.

Il fut aussi presque déçu que la jeune fille ne tente pas sa chance face à lui. Ce genre de confrontation aurait eut le mérite de se montrer très instructive en plus de divertissante. Il étudia un instant l’éventualité de l’attaquer lui-même mais il avait donné sa parole et, même si Skärn était le premier à parfois jouer sur les termes, il n’en restait pas moins fidèle à sa parole. Lâchant un petit soupir de dépit, il haussa néanmoins un sourcil quand il entendit Olivia hésiter sur le terme « voiture ». Simple problème de diction, ou venait-elle elle aussi d’un coin ou la technologie n’était pas à jours ?

- Jouer les ivrognes ? Je sais pas, toujours été apte à dessaoulé rapidement quand j’estimais que la situation l’exigeait. Et si j’ai des sérieux problèmes….

Skärn marqua une pause comme s’il réfléchissait sérieusement à la question.

- L’ennui je dirai. Et le fait d’entendre un chien me parler dans ma tête de temps à autre, mais surtout l’ennuis. Ce monde vit dans le déni de sa nature, les hommes préfère être aveugle aux merveilles de l’univers pour tout visualiser par l’optique de leur « raison » et de leur science. Dans toute cette absurdité, pour ma part je joue mon rôle, et même plus, je ne limite pas à un seul répertoire. En plus, comme tu le soulignais, je suis un éveillé, donc qu’est-ce que j’en ai à foutre de cramer des bagnoles ? C’est bien plus rigolo de trouver une opposition devant soi. Et disons que croiser une membre de l’Ordre Noir, arrête moi si je me trompe, fait partie des évènements qui me donnent envie de m’amuser. Tu devrais d’ailleurs laisser ta boite ailleurs quand tu te promènes, elle doit être légèrement encombrante surtout pour passer la douane.

Skärn se releva et s’étira un bon coup. Cette discussion n’était pas vraiment le genre de chose qui l’intéressait même s’il était intrigué par son apparente ignorance du monde moderne et le fait qu’elle ne semblait évidement pas à sa place dans cette période.

- Pour ce que j’ai pu en voire, t’es pas encore très familière avec ton… j’appelé ça comment encore vous autres ? du Cosmos c’est ça ? En tout cas, tu as légèrement galéré à me trouver dans cette foule. Si j’avais été un ennemi, je crois pouvoir affirmer sans trop m’avancer que tu serais dans une situation légèrement moins confortable… mais suis-je un ami pour autant ? Une question qu’il faudrait te poser. Mais qu’est-ce qui amène un membre de ce groupe de joyeux tarés à un match des All-Black ? Et pourquoi sembles-tu tellement sur la défensive quand on parle des éveillés ? Surtout que même l’éveillé le moins puissant serait totalement capable de massacrer la totalité des pécores qui étaient présent dans le stade il y a moins d’un quart d’heure. Dans l’histoire, est-ce les éveillés ou les simples mortels qui ont le plus de raisons de craindre l’autre ?
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Lun 15 Jan - 17:20
Il était un peu déçu. Je l’aurais parié. Il aurait aimé un petit affrontement. Il parla à nouveau de cette histoire bizarre de chien qui parle dans sa tête et j’hésitais à le définir comme un fou ou comme quelqu’un qui cachait quelque chose. Non pas que ça me concernait. S’il voulait parler à un chien dans sa tête, grand bien lui faisait, les gens devaient bien me prendre pour une folle quand je commence à bavarder avec Doritos.

« Disons que… Elle me sert de carte d’identité. En quelque sorte. J’ai déjà faillit avoir des problèmes avant de l’avoir alors… Enfin bref. Tu as vu juste en tout cas, je ne ne suis pas éveillée depuis très longtemps. Enfin, on pensait que j’avais eu une manifestation à mes deux ans mais je n’en ai pas eu d’autre avant… quoi ? Quelques mois. J’ai toujours un peu de mal avec la notion du temps. Je me suis entrainée, et je pense que je me débrouille bien quand il faut l’utiliser… Enfin, je m’imagine, je me suis entrainée seule, jamais vraiment confrontée à un autre éveillé. Alors j’ai pas vraiment de comparaison. Et c’est pour ça que j’ai eu un peu de mal à te localiser. C’était un peu une sorte de première pour moi.

J’ignorais délibérément sa question sur mon comportement défensif au sujet des éveillés. Ma vie passée ne concernait que moi. Et un peu Asling aussi. Je me contentais alors de répondre à celle qu’il avait posée juste avant :

- J’étais venue visiter un musée. Et puis j’ai entendu parler du match qui allait avoir lieu. Et je n’en ai peut-être pas l’air comme ça, mais j’aime beaucoup le sport, surtout les sports d’équipe. Alors j’ai voulut jeter un œil pour voir ce que ça valait. Mais je pourrais te retourner la question.

J’hésitais un instant. Ce type était un peu bizarre- mais je devais lui paraître encore plus étrange, alors je ne pouvais pas vraiment le lui reprocher. Ceci dit, il avait l’air de s’y connaître plus que moi sur le monde des éveillés. Il pourrait peut-être m’apprendre deux ou trois trucs ? Il avait raison, s’il avait été animé de mauvaise intentions, il me serait tombé dessus sans que je ne vois rien venir étant donné le temps que j’avais mit à le localiser. Je finis alors par demander :

- Ca doit sans doute te sembler bizarre mais… Tu as l’air de t’y connaître un peu en cosmos. T’aurais deux ou trois conseils à me donner ? Promis, je ne suis pas le genre d’éveillé chargé de mauvaises intentions. Je suis plutôt dans le genre idéaliste. »

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SkärnGuerrier Divin de Garm
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Mer 31 Jan - 16:31

- Tu peux me retourner la question, mais je crains que ma réponse ne se révèle bien triviale. Je suis les exploits de cette équipe depuis près de 6 ans. Ils ont un match, j’ai un moment de libre, je passe les voir.

Le Traqueur continua à écouter attentivement ce que lui disait Olivia, il était manifeste qu’elle se méfiait de lui, et il ne lui en tenait pas rigueur, il s’agissait d’une saine précaution. Et il préférait autant qu’elle le prenne pour une sorte de fou, ça lui permettrait de mieux cacher ses atouts si à l’avenir ils devaient s’affronter. Il prit aussi note qu’elle n’était qu’une éveillé « récente » et à priori novice. Mais Skärn estimait qu’elle ne le resterait pas longtemps. D’une certaine manière, Skärn s’interrogeait sur ce qu’il aurait à gagner à poursuivre la discussion avec la jeune fille, mais il n’avait rien de mieux à faire dans l’immédiat.

- La route vers l’enfers est pavée de bonnes intentions. Ne commence donc pas à m’ennuyer avec tes histories idéologie, je t’enseigne des tours, tu vas les utiliser pour défendre une cause juste, mais en quoi le sera-t-elle plus que celle des gars que tu affronteras ? Tout ça n’est qu’une question de point de vue.

Skärn se saisit alors de la lanière de son sac, qu’il souleva pour le mettre sur son dos, puis commença à s’éloigner. Quand il fut à hauteur de la sortie, il se tourna vers Olivia.

- Si tu tiens vraiment à apprendre « deux-trois trucs », tu ferais mieux de me suivre. On ne va quand même pas passer notre journée dans ce stade. Surtout qu’en plus, les équipes de nettoyages n’ont pas besoins d’avoir de zigotos dans les pattes.

Sans spécialement l’attendre, Skärn commença à descendre les escaliers qui menaient vers la sortie du stade. Si l’essentiel de la foule s’était dispersé, il restait encore beaucoup de supporter qui restaient pour la troisième mi-temps où pour espérer voir leurs idoles. Mais le Traqueur ne comptait pas rester ici, qu’Olivia le suive pour en apprendre plus ou pas, ce serait son choix mais dans tout les cas, la suite des évènements ne se déroulerait pas au milieux des badauds.

Dans son esprit, il entendit un grognement de Garm, ce dernier estimant que Skärn ferait mieux de tuer cette Chevalière Noirs tant qu’il la surpassait en puissance. Tout en se tapotant la tempes, tic qu’il avait lorsqu’il était en conversation avec le gardien d’Helheim, Skärn en étudia la possibilité. En effet, le Nord aurait plus intérêt en la disparition aussi prompte que possible d’un adversaire potentiel, mais cela n’était pas dans les manière de faire du Nord, dans ce code de l’honneur que Skärn trouvait souvent bien inutile mais qu’il ne pouvait s’empêcher de quand même suivre à sa manière. Olivia n’avait rien fait justifiant qu’il la neutralise.

Skärn s’arrêta à un arrêt de bus, ce dernier les emmèneraient en-dehors de la ville où ils seraient plus à l’aise pour parler de technique impliquant l’utilisation d’Hamr. En attendant l’arrivée dudit bus, Skärn aurait toujours le temps de répondre aux premières questions qu’elle aurait à poser.
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Mer 7 Fév - 20:35
L’autre avait totalement balayé mes promesses de bonnes intentions, mais peu importait, le principal était qu’il avait accepté de m’apprendre deux ou trois trucs. Ceci dit, il avait raison, le stade n’était pas un endroit idéal pour ça. Rapport à cette histoire d’image des éveillés, tout ça tout ça. Aussi, je lui emboîtais le pas pour sortir. Beaucoup des spectateurs étaient sortis le temps qu’on discute, même s’il en restait quelques un, cela nous facilita grandement l’accès à l’extérieur. Nous nous dirigeâmes vers un arrêt de bus en silence. L’homme massait à nouveau sa tempe, et je me demandais s’il avait un important mal de tête, aussi, je préférais le laisser tranquille le temps du trajet. Arrivés à l’arrêt, je jetais un œil aux horaires de passages avant de regarder l’heure affichée par mon portable. Nous avions un petit moment avant qu’il n’arrive. Je pivotais vers l’homme :

« Du coup, je dois t’appeler comment ? Skern ? Skärn ? Ou Skorn ?

Je m’appuyais sur un mur et Doritos bondit de mon sac pour escalader mon bras à toute vitesse et s’installer sur mon épaule. Là, il entama une toilette complète comme si de rien n’était.

- Ca fait longtemps que tu es éveillé ? Tu t’es entraîné tout seul ou quelqu’un t’a appris ?

J’ouvris un paquet de doritos et mon rat cessa aussitôt sa toilette pour le fixer, calculant probablement le saut qu’il devrait faire pour y plonger. Je l’écartais de lui avant de commencer à en manger quelques uns tandis que le rongeur couinait de protestation, tendant ses pattes avant comme pour en réclamer. Je lui en tandis un avant de reporter mon attention sur l’éveillé :

- Tout à l’heure tu… Tu cachais ton cosmos non ? N’importe qui peut faire ça ? Ça demande beaucoup d’entrainement ? Parce que ça me semble vraiment pratique, mais je n’ai jamais vraiment pensé à faire ça. Le cosmos a l’air d’offrir tellement plus de possibilités que ce que je pensais…. »

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SkärnGuerrier Divin de Garm
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Sam 10 Fév - 18:17
- En soi, tu peux m’appeler comme tu veux, pour l’importance que ça à. Après, mon nom et Skärn … Je crois, j’ai un doute en fait… Dans tous les cas, de là où je viens, la signification de mon nom est… amusante. Mais je doute que cela t’intéresse.

Skärn appréciait encore d’un peu laisser des doutes sur son état mental. Ce jeu l’amusait et surtout lui laissait des cartes en mains si, d’aventures, leurs routes se croisaient à nouveau. Se grattant l’arcade sourcilière comme s’il essayait de se souvenir, son regard se porta en direction de l’endroit d’où le bus était sensé arrivé, puis reporta son attention vers Olivia quand celle-ci l’interrogea.

- Ça doit faire plus de dix ans, à une ou deux vaches près. En fait j’ai arrêté d’en compter les années. Pour les bases j’ai été formé… mouais, une vraie période de bonheur… avec tentative de meurtres, trahison, et combat fratricide… et cela n’est que la partie de la formation que j’accepte encore d’évoquer… comme quoi, même nous autres sommes assez doué dans le rôle de monstres. Pour le reste, j’ai appris en solo mais ça n’est pas beaucoup plus reluisant.

Le visage de Skärn s’était assombri à l’évocation de sa formation. Il se souvenait parfaitement comment celle-ci s’était terminé par le fait qu’il avait été obligé de tuer de ses mains tout ceux avec qui il avait passé des journées à se former. Et encore, leur mentor n’était pas habité par de mauvaises intentions. Il ne pouvait pas non plus dire que le reste de sa vie était un exemple à suivre : tueur à gage, pilleur de connaissance, nécromancien… mais il avait fait ce qui lui semblait nécessaire pour remplir son devoir. Son parcours expliquait peut-être pourquoi il ne rejoignait pas du tout Olivia sur sa vision des simples mortels, ces derniers n’étaient pas meilleurs que les éveillés, mais le vécut de Skärn lui prouvait que les éveillés étaient parfois capable de bien pire de par leur puissance. À vrais dire, il espérait qu’Olivia ne lui demanderait pas plus de détail, car il n’était nullement disposé à en parler.

Le traqueur ne répondit pas tout suite à la deuxième question de la chevalière noir. Il avait repéré l’arrivée du bus. Quand celui-ci fut arrêté, il monta dans celui-ci et acheta deux tickets au conducteur. Il en fila un à Olivia, puis s’installa à un endroit où il n’y avait pas trop de badauds.

- Concernant le fait d’être discret avec le cosmos, c’est comme pour être discret physiquement. N’importe qui peut se déplacer en faisant un peu gaffe, tout comme n’importe quel éveillé peut essayer de réduire l’empreinte de son cosmos en faisant un peu gaffe. Par contre, si tu veux te rendre plus ou moins indétectable, tu vas devoir pas mal bosser, c’est pareil que si tu voulais te déplacer comme un ninja, il faut s’entrainer. Pour ce qui est des possibilités qu’offre le cosmos, tout dépend de ce que tu comptes en foutre, mais ouais, on peut en faire plein de trucs sympathiques.

Skärn tourna la tête vers un groupe de jeunes gens qui parlaient entres eux en les regardants. Ils faisaient de leur mieux pour êtres discrets. Ils étaient l’exemple parfait de ce qu’il ne fallait pas faire si on voulait être discret, tout dans leur attitude montrait qu’ils essayaient de ne pas attirer l’attention… typiquement le genre d’attitude qui attirait l’attention. Le mieux à faire était de se comporter normalement et de se fondre dans la masse. C’était pareil avec le Hamr, le cacher complètement pouvait créer la suspicion d’un autre éveillé un poil formé, par contre, le fondre dans la masse permettait d’être presque impossible à repérer pour un éveillé non averti.

- En fait, tout dépend de la nature de ton cosmos. T’as une affinité particulière quand t’utilise tes capacités ?

Assez rapidement, le bus sortit de la ville, Skärn appuya sur le bouton pour signaler qu’ils descendaient-là. Une fois cela fait, il fit signe à Olivia de le suivre plus loin, à l’écart des habitations. Là où, normalement personne ne viendrait les emmerder. Finalement, il s’arrêta en un lieu complètement isoler.

- Ici ça pourrait être pas mal. Donc, tu veux apprendre quoi comme trucs? pour la castagne ou pour d'autre utilisation?
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Sam 17 Fév - 14:59
« Ce sera Skärn donc…

Dis-je d’un air peu convaincu. Ce type était vraiment étrange. Était-ce seulement son vrais non ? Si ça tombe, il s’appelait peut-être Robert et s’amusait à me brouiller les pistes dans des discours décousus. Au fond, vrais nom ou pas, peu importait. Aussi, je ne cherchais pas à creuser plus dans cette direction. Il m’expliqua ensuite vaguement le genre de « formation » au cosmos qu’il avait suivit tandis que son visage s’assombrissait. J’avais assez d’empathie pour ne pas lui demander plus de détails, de toute évidence, il s’agissait là d’un passé qu’il ne désirait pas remuer, encore moins avec une étrangère. Je ne pouvais pas l’en blâmer, moi-même je n’avais aucune envie de lui parler de tous es évènements qui m’avaient amené à ce que j’étais aujourd’hui.

- Je suis désolé.

Soufflais-je alors. Le bus arriva et je suivais Skärn à l’intérieur. Tandis qu’il m’expliquait comment masquer son cosmos, je me concentrais pour essayer de mettre ses conseils en application. J’avais moi-aussi repéré le groupe qui chuchotait en nous jetant des regards se voulant discrets. En temps normal, j’aurais brusquement redressé la tête afin de croiser leur regard et de les fixer jusqu’à les mettre mal à l’aise. Mais j’avais d’autre choses en tête, aussi, je préférais les ignorer. En outre, quand l’homme me demanda si j’avais des affinités particulière avec mon cosmos, je redressais la tête pour répondre :

- Heu… Oui. Je manie plutôt bien la chaleur.

Je me demandais si je devais aussi préciser que je me servais de la chaleur pour créer des mirages, mais avant que je n’ai prit ma décision, Skärn appuya sur le bouton de demande d’arrêt. Le bus s’arrêta et je descendis derrière lui. Il me mena ensuite à un endroit assez reculé pour que personne ne vienne nous surprendre et me demanda ce que je désirais apprendre. A ce moment, j’eu un instant d’hésitation. Je n’y avais pas vraiment pensé. Je savais juste que j’avais la sensation d’avoir d’énorme progrès à faire, un peu partout. Je secouais la tête pour me reprendre.

« Allons Olivia, c’est vraiment l’image que tu veux donner de toi ? Quelqu’un de peu confiant et d’indécis ? »

J’inspirais profondément et répondit d’un air décidé :

- Je n’ai encore jamais eu l’occasion de tester des capacités en combat. »

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Ven 2 Mar - 15:11
Le lieu en question où s’était arrêté Skärn était loin d’être acceuillant, il s’agissait d’un endroit isolé et presque vide de vie aux pieds de l’un des volcans parmi les dizaines dont l’ombre s’élevait dans la région d’Auckland. L’endroit était silencieux, seul le souffle du vent brisait parfois ce silence et, pour peu qu’on soit un temps soit peu attentif, aucun animal ne semblait vivre ici, pas même un insecte ou un oiseau, comme si toute choses fuyait cette endroit… bref, de quoi donner l’impression qu’une bonne vieille malédiction planait sur les lieux. En réalité, c’était surtout à cause d’un sol contenant trop d’acide pour être intéressant, mais qui savait après tout.

Un peu plus loin, la côte se dessinait sur l’autre flanc du volcan. Skärn posa son sac sur un rocher, non loin d’une grotte qui s’ouvrait dans le flanc de la montagne, un endroit depuis où on pouvait observer les environs sans le moindre souci. Ce lieu semblait idéal à ce que Skärn avait en tête. Il était resté silencieux pendant une bonne partie du trajet mais plus il approchait de la destination, plus un sourire carnassier apparaissait sur son visage, le sourire d’un individu qui se régalait déjà de ce qui allait se passer.

- Je crois qu’ici, ce sera idéale pour la suite des opérations. Donc si je récapitule, tu as une affinité particulière avec l chaleur, mais tu n’as pas vraiment d’expérience du combat, c’est ça ? Bon, j’espère que tu as un bon sens de l’adaptabilité, parce que tu risques d’en avoir besoin.

Une lueur sinistre, une sorte de flammèche bleuté, apparut dans le globe oculaire mort de Skärn. Il observait les environs pour voir si des esprits se trouvaient en ces lieux.

- Tu vois ce lieu ? Il y a 700 ans, il y avait un Iwi de Maori qui se trouvait là, en gros une tribu d’autochtone si tu préfères, d’ailleurs, la danse qu’à fait l’équipe en noir lors du match de tout à l’heure est une tradition de ce peuple. Le truc, c’est qu’il semblerait que les esprits de cette tribu n’aient pas encore accepter de laisser tomber ce lieu, et les légendes local disent qu’ils sont lié à cette grotte, et je doute qu’ils apprécient notre présence ici, ça sera donc la bonne occasion de mettre en pratique ce que tu apprendras.

Le Traqueur se tourna en direction d’Olivia pour voir sa réaction, allait-elle se dégonfler ? Allait-elle invoquer quelques grands principes à ne pas bafouer ? Où au contraire, la perspective de cette confrontation allait-elle l’intéressé. En fait, Skärn ne se montrait pas parfaitement honnête avec Olivia, dans le sens que cela faisait bien longtemps qu’il avait put constater que cette grotte n’abritait pas plus d’esprits vengeurs que l’Eden Park, le stade de rugby où ils s’étaient rencontrés. Mais la zone n’était pas sans danger, c’était jadis un lieu où les jeunes maoris venaient faire leur rite de passage, mais surtout, il s’agissait d’un lieu sacré qui avait, une n’était pas coutume, été désacralisé par la soif de pouvoir des hommes. Skärn pouvait sentir sans le moindre soucis la ténèbres qui s’étaient abattu en ces lieux, il pouvait sentir qu’un sombre pouvoir en émanait, mais celui-ci était bien trop faible pour représenter une véritable menace… mais cela, Olivia n’avait pas besoin de le savoir. Au passage, c’était le moment rêvé pour Skärn de pouvoir aller chercher des traces à l’intérieur pour satisfaire sa curiosité.

- Quand je te parle d’esprit, je ne te parle pas de simple fantôme où d’esprit des morts continuant à garder cet endroit. Je te parle d’êtres ayant la capacité de pendre des apparences les plus diverses, voir de s’emparer d’élément inanimé pour les adapter à leurs besoins. Mais la partie qui sera intéressante dans un premier temps, c’est que comme ils ne vivent pas complètement dans le même plan que nous, ils ne nous repèrent à coup sûr que grâce à notre cosmos, si tu arrive à le camoufler, au moins en partie, nous auront d’autant moins de ces êtres qui nous repérerons. T’inquiète, je te montrerais comment faire, mais après, ce sera à toi de jouer. Tu en es ? Sinon, je peux peut-être quand même t’enseigner deux-trois trucs, mais ce sera à toi de trouver le moyen de les utiliser en pratique.

Skärn attendait la réponse d’Olivia, libre à celle-ci de refuser ou d’accepter son offre. Pour ce que ça changeait pour le Traqueur. Dans le pire des cas, les secrets de cette endroits resteraient bien enfouis.
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Ven 16 Mar - 21:50
Quand Skärn récapitula les informations que je lui avais données- à savoir que je parvenais à manipuler la chaleur et que je n’avais encore jamais eu d’expérience de combat- avant de dire qu’il espérait que j’avais un bon sens de l’adaptabilité. J’hésitais. A vrais dire je n’en avais pas la moindre idée. Mais je n’allais pas tarder à la découvrir. Soudain, il se mit à me raconter l’histoire de l’endroit où nous étions, me prenant de court. Il m’expliqua que les esprits de la tribus n’avaient pas encore quitté ces lieux. Il y a plusieurs mois, je lui aurais rit au nez en lui disant que ce n’était qu’une vieille légende urbaine infondée. Mais découvrir l’existence des dieux grecs avaient un peu fait vaciller mes certitudes. Je balayais les alentours du regard comme si je m’attendais à voir un fantôme surgir de nulle part. Non par peur, plus par curiosité. Comme pour m’assurer qu’ils étaient bien là.

« Est-ce bien respectueux de nous entraîner en ces lieux où ils ne parviennent pas à trouver le repos ?

Soufflais-je avant de méditer sur la question :

- D’un autre côté, la terre leur a bien « appartenu » de leur vivant, il faut bien qu’après leur trépas ils laissent les autres derrière eux en profiter…

Finalement, Skärn me détrompa quant à la nature des êtres hantant ces lieux. Ce n’étaient ni des esprits, ni des fantômes, mais des êtres capables de changer de forme ou de manipuler des objets inanimés. Je le fixais un instant, réfléchissant à ses paroles, faisant germer en moi une idée :

- Quand tu parles de s’emparer d’éléments inanimés pour les adapter à leurs besoins… Qu’est ce que tu veux dire ? Un rocher pourrait se mettre en mouvement, quelque chose du genre ?

Comme il m’avait expliqué que ces êtres nous repéraient à notre cosmos, je compris pourquoi il avait choisit cet endroit ; c’était le prétexte idéal pour m’apprendre à masquer le miens, sans trop chercher à être discrète pour ne pas attirer l’attention. Ça semblait presque trop parfait qu’un tel endroit se trouve si près de nous juste après que je l’ai interrogé sur les méthodes pour faire passer son cosmos inaperçu.

- Ca me va !

Répondis-je finalement avec un sourire déterminé.

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Lun 2 Avr - 14:58
- Si on ne rencontre que des rochers qui se mettent en mouvement tout seul, alors ce seraient des spécimen particulièrement faible ou dépourvu de la moindre imagination. Non Olivia, je te parle que le rocher sur lequel tu t’appuiera pourrait soudainement tenter de te mordre avec une gueule d’alligator qui en émergerait, un morceau de bois qui s’hérisserait de piquots pour ensuite s’enrouler autour de ta gorge, ou un tuyaux en métal qui rentrerait de lui-même en fusion et dont la vapeurs qui en résulterait prendrait la forme d’une main griffue pour te bruler le visage… et cela ce n’est que des exemples, les esprits les plus puissants peuvent prendre des formes autrement plus impressionnante et surtout dérangeante. Fin’bon, si tu t’assimiles ce que je vais t’expliquer, tu ne devrais avoir aucun mal à t’en sortir.

Skärn posa son sac sur le sol et en retira Dainslef, toujours dans son fourreau, pour la fixer à sa ceinture. Skärn préférait de loin avoir son épée à portée de main, et ce même s’il était parfaitement capable de tuer quiconque à mains nues, voir même par simple utilisation de son Hamr, s’il le désirait. Cependant, il utilisait cette arme maudite depuis tellement longtemps qu’il se sentait bien plus à l’aise en combat en sentant le poids de celle-ci dans sa poigne.

- Il y a plusieurs méthodes pour essayer de cacher son cosmos. Celle que j’utilise est celle dont le principe est le plus simple, mais ce n’est pas forcément le plus facile à mettre en application. Il s’agit tout simplement de s’arranger pour baisser celui-ci au niveau le plus bas et le plus difficilement détectable possible. Pour cela, il ne suffit pas de juste « éteindre » celui-ci, de ne pas l’utiliser car même à l’état naturelle notre cosmos émet une trace, même un non-éveillé lambda en émet une inconsciemment bien qu’elle soit si petite que nous n’y prêtons en général pas attention. Mais cela nécessite d’arriver à parfaitement maitriser ses émotions. Le moindre débordement de celles-ci, la peur, la colère, la joie… peut se traduire par une monté de l’intensité de ton cosmos. Seuls les meilleurs peuvent parfaitement séparer la maitrise de celui-ci des émotions qu’ils ressentent et ça, moi-même je n’y arrive pas encore.
Au passage, tant que j’y pense, fait gaffe à Doritos quand tu rentreras à l’intérieur, peu de chance qu’il attire l’hostilité des esprits, mais l’un d’entres eux pourrait avoir envie de le croquer…

Une nouvelle fois, Skärn tapota sa tempe droite, signe que Garm lui-parlait. Ce dernier estimait qu’encore une fois que Skärn perdait son temps inutilement et que s’il voulait forcer Olivia à s’adapter, il y avait une manière bien plus rapide.

- Oui, je sais, je devrais le jeter à l’intérieur pour la forcer à aller le rechercher avant qu’il ne se fasse dévorer. Mais bon c’est peut-être un peu hard pour le début. D’accord, tu peux arrêter de grogner je le ferai pour le prochain, si ça te fait plaisir mais là j’ai promis. Bon où j’en étais, ah oui, les différentes méthodes…

Skärn avait volontairement laisser passer ce dialogue intérieur pour continuer à brouiller les pistes sur son état réelle. Si Olivia le prenait pour un fou, ce qui d’une certaine manière n’étais pas si loin de la vérité, elle aurait plus de mal à cerner qui il était réellement, et ne pourrait donc pas retourner ce qu’elle apprenait sur le Traqueur contre lui. Au passage, durant la petit « digression » de Skärn, ce dernier avait complètement fait disparaitre toute trace de son Hamr, mais pas comme au stade ou une part de son Hamr continuait à être émise pour attirer Olivia, ce coup-ci il était indétectable… du moins indétectable sans une attention approfondie.

- En gros, la plupart des gens trouvent des moyens détourner pour arriver à ce résultat. L’un d’entres eux est de se focaliser sur un souvenir, une pensée, souvent désagréable, que l’on ne désire pas voir découverte. Cela pousse instinctivement à se faire « le plus petit possible », mais bon, ce moyen est le plus facile mais surtout il ne permet aucune progression, c’est un moyen de lâche mais rapide. Une autre consiste au contraire d’émettre son cosmos à tout va, mais de manière diffuse. Elle ne permet pas de passer inaperçu, mais permet d’empêcher qu’on puisse identifier de manière précise sa position, donc inutile dans un endroit où il n’y a personne… à moins d’être vraiment puissant auquel cas l’on peut saturer son environnement et neutraliser toutes tentatives de l’adversaires… peut-être utile en combat. La dernière méthode, celle que je te conseille, rester focaliser sur le but à atteindre, totalement oublier le monde qui t’entoure et ne te consacrer que sur ton environnement direct, ça rejoint un peu la méthode que j’utilise mais en plus éprouvant… mais plus facile à mettre en place.

Le Hamr de Skärn réapparut soudainement.

- Pour commencer, on va faire un petit exercice, focalise ton esprit sur mon cosmos et tente de mettre ton propre aura au même niveau. Je vais progressivement le diminuer et tu devras suivre, une fois que j’aurai terminé de me mettre au bon niveau, nous rentrerons, à toi de trouver le moyen pour maintenir ton aura aussi bas que possible en fonction des méthodes dont je t’ai parler. Je précise que je n’ai pas été exhaustif, mais ce sont les plus courante.

Skärn commença l’exercice, observant les progrès d’Olivia au fur et à mesure, remontant parfois l’intensité de son Hamr lorsqu’il avait l’impressions qu’Olivia avait du mal à suivre. Finalement au bout de plusieurs minutes, un rictus amusé apparut sur le visage de Skärn. Il était temps, il commença à doucement reculé pour se diriger vers la grotte et disparaitre dans les ténèbres de celle-ci, ne laissant qu’une ultime trace de son Hamr pour avertir Olivia de le rejoindre.
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Mer 18 Avr - 23:38
La description des manifestations possibles des esprits m’arracha un sourire. Je ne pouvais m’empêcher de trouver la scène amusante à imaginer, un rocher essayant de te mordre avec une gueule d’alligator, c’était le genre de truc qui n’était censé arriver que dans les jeux où les dessins animés. Mais je voulais bien y croire. Depuis le jour où j’avais été envoyée dans le futur, j’avais vu assez de choses assez incroyables pour gober ça sans problème.
J’écoutais attentivement tandis qu’il m’expliquait les diverses méthodes pour cacher mon cosmos. Contenir mes émotions ne me semblait absolument pas fait pour moi. Je n’ai jamais été particulièrement brillante quand il s’agit de les maîtriser. Avoir été le genre de peste toujours sur les nerfs par le passé n’aide pas je suppose. En tout cas, je me voyais mal parvenir à user de cette méthode. La seconde méthode ne me réjouissait pas non plus. Me concentrer sur un souvenir désagréable ? Je n’avais aucune envie de remâcher en permanences les bribes de réminiscences qu’il me restait du jour où mes parents nous avaient abandonnés. Pas plus que celui où j’ai compris que je ne reverrais jamais ma famille et ma seule amie. Je m’étais assez morfondue là-dessus pendant des mois tel une véritable loque. Hors de question que je les tourne et les retourne encore dans mon cerveau. Je commençais sérieusement à me demander si j’étais faite pour masquer mon cosmos. Et la méthode suivante n’était pas pour me réconforter. Émettre son cosmos à tout va de manière diffuse ? Je grimaçais. J’avais la sensation qu’avec ce genre de méthode je ne parviendrais qu’à attirer l’attention de tout le monde sur moi.
Finalement, il me proposa enfin une méthode qui me semblait accessible, pas trop compliquée, pas trop risquée. Même parfaite. Totalement oublier le monde autour de moi en restant focalisée sur mon but, s’il y a un truc auquel je suis douée, c’étais bien ça. Quand j’étais plongée dans le démontage ou la conception d’un appareil, je pouvais bien en oublier de me nourrir tant le monde s’effaçait autour de moi, rien d’autre n’existait pour moi que finir ce que j’avais entreprit.
Je réalisais que je m’étais soudain mise à sourire bêtement et m’efforçais d’afficher à nouveau un visage neutre tandis que Skärn m’expliquait l’exercice que nous allions entreprendre. Si je n’avais pas réussi à faire disparaître mon sourire, cette idée devait suffire à l’effacer :

« Attends une seconde. Si le but en question est justement d’effacer son cosmos, ça n’est pas un peu contre-productif ? Je veux dire, c’est un peu comme allez se coucher en pensant « je veux dormir » non ? Ça a plutôt l’effet inverse. Ça ne risque pas d’être pareil pour…

Je m’interrompis. Quoique… Je pouvais penser à ça de façon détournée non ? Comme, les raisons pour lesquels je souhaitais apprendre à baisser mon cosmos ? Bon, je n’avais pas vraiment de grands idéaux à défendre comme si j’étais un Marina ou autre serviteur de dieux, mais j’avais bien des désirs, des motivations qui suffisaient à m’emplir de détermination. Comme aider mes proches. Effacer le monde qui m’entourait pour me concentrer sur mon univers direct avait toujours été un jeu d’enfant pour moi, je ne pouvais pas me laisser décourager pour ce genre de détails.

- Oh, attends, j’ai peut-être une idée. Je vais essayer. Tu peux commencer.

J’inspirais profondément avant « d’observer » le cosmos du guerrier. Puis, je fermais les yeux afin de me concentrer sur tous mes rêves. Puis, je rouvris les yeux pour le visser sur Skärn. L’exercice ne fut pas des plus aisés au début. En me concentrant sur l’univers direct, sur le guerrier devant moi, sur mes déterminations, je parvenais à baisser ma signature cosmique, je pouvais le sentir, mais sitôt je j’essayais d’évaluer le niveau de l’autre, je ne pouvais m’empêcher de le laisser remonter un peu aussitôt. Je ne laissais cependant pas la frustration me gagner. C’était comme un puzzle. Comme démonter un appareil et essayer de le remonter de mémoire. Si je me laissais gagner par la frustration de l’échec, je ne ferais que me faire plonger de plus en plus profondément dans une succession de ratés. Je devais rester focalisée. A la façon dont j’observais en détail chaque pièce que j’avais entre les mains pour comprendre comment le tout fonctionnait et ainsi reconstituer fidèlement ce que j’avais précédemment démonté, je me mis à faire attention aux variations de mon cosmos, afin de cerner à quel moment exactement il menaçait de remonter, et de pouvoir me reprendre avant. Cela eu pour effet de le faire remonter un petit moment, sans presque descendre. Mais si je parvenais à comprendre les mécaniques du cosmos, je parviendrais sans doute à mieux gérer ses fluctuations.
Comme lorsque j’essaie de remonter un appareil. Il est nécessaire de comprendre comment ça fonctionne avant d’essayer d’entreprendre quoique ce soit à l’aveugle au risque de tout ruiner.
Après un instant, je pus recommencer à vraiment essayer de le caler sur celui de Skärn. Un petit sourire triomphant se dessina sur mes lèvres alors que je parvenais à suivre son rythme sans laisser mon cosmos remonter. Un rictus se dessina également sur les lèvres du guerrier qui commença à reculer dans la grotte. Pendant un très court instant de panique- étais-je vraiment prête ?- je laissais mon énergie remonter drastiquement. Mais je me repris aussitôt et, après avoir inspiré à fond, je saisis Doritos afin de le garder tout contre moi. Il couina, mécontent, mais se laissa faire, comme s’il avait conscience que j’essayais de le protéger des esprits de la grotte où nous allions nous aventurer.
Toujours concentrée sur mes buts, et sur l’empreinte cosmique de Skärn, je commençais à progresser, tâchant de rester consciente de mon environnement. Je ne voyais pas grand-chose tant il faisait sombre, mais je n’avais pas besoin de mes yeux pour ressentir le cosmos du guerrier. Je restais attentive à mon environnement sans le laisser me submerger et briser ma concentration. C’était un certain effort, mais avec de la pratique, j’étais sûr que je finirais par y arriver instinctivement.

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Lun 30 Avr - 12:14
Une fois qu’Olivia fut totalement entrée dans la grotte, Skärn décida de se dissimuler totalement aux sens de la chevalière noire, après tout, le but était qu’Olivia parvienne à se démerder toutes seuls. Cependant, le Traqueur savait que les raisons pour lesquels il agissait ainsi n’étaient pas simplement dans le but de faire progresser son élève d’un jour, pour dire la vérité, Skärn était mû par une curiosité assez morbide de voir comment cette fillette s’en sortirait… si elle s’en sortait.

Skärn marchait dans les ombres, totalement caché, observant toujours de loin Olivia. Si au début tout alla bien, plusieurs « esprits » commencèrent à se manifester au fur et à mesure, attirer peut-être par quelques filaments de Hamr qu’Olivia laissait passer ou tout simplement par la présence du rat. Si au début cela se contentait de simples apparitions, les esprits prenant possession de ce qui se trouvaient dans les environs mais sans réellement savoir ce qu’ils cherchaient, l’un ou l’autre tentèrent leurs chances contre Olivia. Un apparut devant Skärn qui se contenta de détruire l’enveloppe corporel d’un geste, ces créatures n’étant aux finales pas très puissantes.

La grotte en question se révélait rapidement être une vraie galerie qui s’enfonçait dans la roche, créant un petit dédale de galerie. Skärn ouvrait la marche et laissait de petits indices de son passage, à Olivia de les voir. En marchant cinq minutes dans les galeries sous le volcan, désormais éteint, le décor changeait. Des peintures pas trop effacées apparaissaient sur les murs, mais aussi des graffitis plus récents. Ces derniers devaient avoirs été laissé par les petits malins qui avaient crut bon de faire une cache de contrebandes dans les entrailles d’un volcan. Si Skärn se réferrait aux habitudes du milieu, il y avait fort à parier qu’il y avait une des galeries qui donnait sur l’océan et où un hors-bord rapide venait récupérer la marchandise. Le Traqueur se posa la question si les esprits étaient apparus avant ou après l’arrivée de ces contrebandiers.

Plus on s’avançait dans les profondeurs de la terre, moins le décor se révélait pittoresques. Graffitis, déchets, cannetes de bières vides, installations électrique sommaires, petites caisses empilées… le tout en mauvais états, on trouvait même si et là des cadavres horriblement marqués par les attaques des esprits. Finalement, Skärn atteignit une salle souterraine avec toute une installation. Le Traqueur prit le temps d’un peu vérifier de quoi il en retournait avant de se rendre compte qu’il s’agissait de matériel de raffinement. Les gars qui s’étaient installer ne se contentait pas d’écouler de leur salop…. Ils la fabriquaient eux-mêmes. Skärn sentait que le dénouement ne serait pas loin, aussi il décida d’attendre Olivia pour voir comme elle se serait débrouillée.

Le Traqueur en profita néanmoins pour une peu faire l’état des lieux. Les aménagements ainsi que le mauvais goût artistique des nouveaux habitants des lieux rendaient la tâche particulièrement ardue. Skärn avait du mal à comprendre, s’il se fiait aux connaissances qu’il avait du lieu, les esprits devaient certainement être présents depuis un certain temps, certaines des peintures murales qu’il avait pu voir semblaient aller dans ce sens. Mais ils n’auraient certainement pas laissé les contrebandiers s’installer aussi facilement, surtout avec toute la logistique déployée pour pratiquer leur mini-industrie… il manquait donc une pièce au puzzle.

Olivia ne tarda guère à se montrer, Skärn l’attendait poser contre l’une des cuves de raffinement. Le Traqueur n’avait pas pris la peine d’identifier les produits créés par ce dispositif, mais il était prêt à parier que ce ne devais pas être très propre. Mais dans le fond, il s’en fichait, savoir ce qui était produit ne lui était pas nécessaire pour l’enquête qu’il menait.

- Je sais, la déco ne fait pas vraiment sanctuaire sacrés. Une bande de racaille qui se sont crût malin en s’installant sur un lieu que les gens du coin préfèrent éviter. Au fait, félicitation d’être arrivé jusqu’ici en vie

À ce moment, les sens de Skärn perçurent une présence, maléfique et morbide. Un aura incroyablement sombre avait fait son apparition et se dirigeait dans leur direction.

- Ça par contre c’est nouveau.
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