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PNJ Athéna

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Jeu 30 Nov - 14:37
Louxor, Egypte

Un retour aux origines, un voyage magique aux pays des pharaons et des dieux animaux. D’après les écris grecques, une grande partie des dieux de ce pays étaient en réalité les dieux de la mythologie grecque. Alors que Typhon détruisait le monde, les dieux fuirent le monstre pour se cacher. Ce fut ainsi qu’ils se transformèrent en différents animaux et donnèrent naissances aux dieux égyptiens actuellement connus. Sur place, un homme attendait que le chevalier vienne à lui, un homme qui lui servirait de guide pour ce qu’ils avaient à faire.

L’éveil de Typhon était terrible, il avait réveillé des créatures puissantes, capables d’écraser n’importe quel homme moderne. Toutefois, il était possible de les vaincre et pour cela, ils auraient besoin des informations que détenaient des revenants. Les revenants en question étaient liés aux enfants de Typhon, des combattants ayant déjà fait leurs preuves par le passé et ayant le pouvoir d’aider ou de pénaliser les chevaliers qui viendraient les qu’émender. Pendant un temps, juste une courte période, ils avaient la grâce des dieux pour revenir à la vie et accomplir la mission qui leur avait été confiée.

L’homme avait un âge avancé, ayant surement plus de soixante ans. Il attendait sagement à l’aéroport le plus proche de Louxor. Des lunettes noir sur le nez, un costard italien en guise de vêtements, le guide, qui allait faire visiter la région au Saint, n’avait rien d’un guide touristique. Partout autour de lui, des gens se bousculaient, appareils photo en mains, pendant qu’un homme ou une femme prenait la tête du groupe, un drapeau de couleur pour montrer où il se trouvait. Si personne ne faisait attention à lui, c’était simplement parce qu’il ressemblait à un riche homme d’affaire. Pourtant, il se dégageait de lui une autorité différente, de celle qu’avaient les rois du passé.

[hrp : Je te laisse dire ce que tu voulais avant ton départ de l’Etna et décrire ton voyage (première classe ou pas ^^). Pour le moment, tu es libre de décrire comme tu le veux ou de divaguer sur le passer de ton perso. Tu as comme les autres, deux pnjs gardes du Sanctuaire avec toi, libre à toi de temps servir comme tu le veux, du moment qu’ils ne meurent pas.]
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AzirChevalier d'Or du Lion
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Dim 3 Déc - 0:42
Premier échange verbal avec le Taureau et une première impression plutôt mauvaise. Si l'homme avait probablement raison quant au manque de pertinence des questions de l’Égyptien, les formes manquaient, et c'est une moue agacée qui prit place sur les traits d'Azir. En prime, il lança un avertissement à peine voilé sur l'enjeu de leur quête. Comme si la pression générale n'était pas déjà suffisante.
Le blondinet croisa les bras, déchiqueta le Deuxième Gardien du regard. Pourtant, quand sa voix s'éleva de nouveau, elle ne contenait que calme et assurance, car le Lion se savait dans son bon droit.

"Mon père m'a appris qu'aucune question n'est stupide, et je pense sincèrement qu'il avait raison. Que je sache, tu viens de rencontrer ce monsieur en même temps que moi, tu ne sais pas quels renseignements il a à sa disposition, et c'est pas parce qu'il ne peut pas accomplir la mission tout seul qu'il n'a forcément aucune idée de ce qui nous y attend. On a tous peur du nucléaire, pourtant lequel d'entre nous a vécu Hiroshima ou Nagazaki, hein ?
Je vais te dire : c'est vrai, je connais peu de choses sur les chevaliers, sur Athena, sur le cosmos. Je suis là depuis 1 mois, pas comme vous qui vous entraînez depuis des années dans le plus grand secret. Et alors ? Je maîtrise mon pouvoir maintenant, je me suis entraîné dur pour ça, et si ta déesse me croît suffisamment apte pour faire à moi en même temps que vous, tu pourrais au moins t'en remettre à son jugement avant de me parler de ma mort. En prime, je te ferais remarquer que je pose justement des questions pour ignorer moins de choses, et donc mourir moins vite.
"

Sur ces mots, la répartition commença. Azir se retrouva lancé dans un voyage pour... son propre pays natal ! S'il avait su, il aurait écrit à ses parents avant de partir, mais probablement n'aurait-il pas le temps pour une escale à Pi-Ramsès.
La perspective d'un retour au pays le laissa toutefois dans le doute : s'il était vrai qu'il reverrait un certain nombre de lieux connus et familiers, cela signifiait aussi que ces lieux se révélaient plus dangereux qu'il ne l'imaginait au premier abord. Le monde des chevaliers menaçait-il celui des simples mortels à ce point ?

Tout à sa réflexion sur le sujet, le Lion ne parla plus après cela, ou seulement pour bien signifier qu'il n'était pas totalement tête ailleurs. Les récits de sa famille, présentés comme des contes de la mythologie ancienne, prendraient peut-être vie, et qui sait ce qu'ils montreraient... Allah ne devait pas apprécier.

*


Avant de décoller dans l'un des jets gracieusement mis à disposition par Ephraem malgré sa remarque précédente, Azir prit soin d'aller rendre la voiture louée près du port -armure dissimulée plus loin. Il s'agissait de ne pas se retrouver à devoir payer un véhicule disparu. Il fit la connaissance de deux hommes venus tout spécialement du Sanctuaire, sans vraiment ressentir de cosmos chez eux, puis ils mirent cap vers le sud.

Pour le jeune homme, le voyage devint lui-même une petite aventure. D'abord, c'était la première fois qu'il montait dans un jet privé, ce qui n'arrivait pas tous les jours. Ensuite, c'était la première fois qu'il survolait l’Égypte, et passée la Méditerranée il ne décolla pas son visage de la vitre. Les yeux remplis d'émerveillement, il vit défiler à toute vitesse les ramifications du Delta, la grande Alexandrie et son port demeuré un carrefour commercial et touristique. Il reconnut sans mal le démesuré Caire, point de passage stratégique pour qui voulait remonter la vallée du Nil par route ou par bateau. On voyait d'ailleurs les paquebots à quai, trop massifs pour s'engager sur le fleuve malgré la crue abondante de ce dernier.
La ligne de verdure et d'eau serpentait dans l'immensité de plaines désertiques, grandioses. Le jet survola les célèbres pyramides de Gizeh et son sphinx au nez cassé, le site archéologique de Saqqarah et ses mausolées, et de nombreuses villes de plus ou moins grandes tailles sans paraître se soucier de rien.
Pour l'avoir visité une fois, Azir reconnut l'ancienne Abydos, ses carrières depuis longtemps épuisées, ses temples et les tombes des illustres Séthi Ier et Ramsès II.

Trop vite à son goût, Azir dépassa l'antique cité pour se diriger vers une autre encore plus grandiose. Même du ciel, on pouvait voir les immenses chemins menant au cœur de la Vallée des Rois et celle des Reines, les temples plus étendus les uns que les autres toujours en harmonie avec le long déroulé du fleuve millénaire. Le jet alla se poser plutôt à l'écart de la ville, sur une piste aménagée en terre battue, soulevant des nuages de poussières dans tous les sens.

Le Lion et ses deux sbires descendirent de l'appareil, remercièrent le pilote et se rendirent dans une petite voiturette qui les attendait jusqu'à l'aéroport officiel de Louxor. Là, le soutien logistique d'Ephraem prenait fin et il fallait se débrouiller seuls. C'est ce que pensait Azir jusqu'à ressentir une aura différente dans la foule. Il y avait tellement de monde, entre les touristes et les locaux, qu'il ne sut pas tout de suite où regarder en premier.
Faisant signe aux gardes de le suivre, il tourna un peu en rond dans un premier temps, puis repéra leur "guide". Sans savoir s'il s'agissait d'une bonne chose ou non, dès qu'il posa les yeux sur l'homme étrange, il ne put plus détourner les yeux. Cette personne dégageait quelque chose d'incroyablement mystique, et âgé, sans qu'il sût exactement comment il le savait.

"Putain, je fais quoi si je rencontre genre, je sais pas moi, Amon... ? C'est pas comme si la cité toute entière lui était dédiée dans l’Égypte antique..."

Avec une légère déglutition, l’Égyptien se dirigea vers l'individu, s'arrêta devant lui. Il lui adressa très poliment un signe de tête, attendant de voir la suite des événements avec l'inquiétude de savoir s'il avait le moindre contrôle dessus, ou non.
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PNJ Athéna

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Mer 6 Déc - 11:49
Le vieil homme se leva en sachant que le chevalier arrivé vers lui. Le signe de tête lui fut renvoyé, saluant également les deux gardes se trouvant aux côtés du Saint. Toujours sans ôter ses lunettes noires et en réajustant sa cravate, l’homme se décida à prendre la parole le premier.

- Bienvenu à Louxor, enfin, si vous êtes bien les envoyés d’Athéna.

Une étrange aura se dégagea de l’homme, une aura puissante, ancienne, pouvant rivaliser sans problème avec les plus grands des chevaliers d’ors. Pourtant, malgré sa puissance quasi divine, jamais il n’avait eu le droit de porter une des armures, alors qu’il aurait aimé porter celle que revêtait l’envoyé de la Sagesse, une armure représentant la force et le pouvoir, deux choses qu’il avait possédé jadis, à une époque où les héros étaient moins nombreux, mais milles fois plus adulés.

- Ma vieille carcasse et moi allons vous servir de guide. Je vous demanderai de bien me suivre, il ne faudrait pas vous perdre.

Dans un geste théâtrale, l’homme désigna un lieu de sa main droite.

- Vous connaissez surement le temple, mais vous verrez que vous ne le connaissez pas du tout. Même si…

Le visage du vieillard se tourna vers le Lion, perçant jusqu’à son âme.

- Vous êtes né dans cette région.

Derrière le chevalier d’Athéna, le plus jeune des gardes qui s’était caché, dû sortir. D’une voix tremblante, il demanda à l’homme comment il avait pu savoir qu’il était né à Louxor et avait pu visiter le temple une bonne centaine de fois, avant d’aller faire sa formation au Sanctuaire et rater de peu l’armure de bronze du Lynx.

Sans donner plus d’explication, le vieil homme les conduisit jusqu’au palais, leur faisant faire le tour habituel du palais, jusqu’à ce qu’ils arrivent dans une pièce se trouvant être l’ancienne chambre d’un des souverain. Le vieillard appuya sur une pierre, un peu à tâtons, ouvrant un passage que personne d’autre ne connaissait.

- Êtes-vous prêt pour la véritable visible ?

[hrp : Je te laisse décrire la première visible, ainsi que la seconde, se trouvant sous le palais. Une partie de ton imagination sera jugé pour la suite, mais je pense qu’il n’y aura pas de problème sur ça. Si ton personnage à des questions, il aura ses réponses dans la suite. L’homme ne se présente toujours pas, gardant son identité pour plus tard, sauf si tu la devines avant ^^ Si tu découvres son identité à temps, tu pourras l'avoir comme bonus pour plus tard. Si tu veux trouver son identité, je peux te donner des pistes via skype ou mp, sachant que tu as déjà beaucoup d'indices en main.
Bonne chance et que l’invisible soit avec toi Razz]
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AzirChevalier d'Or du Lion
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Mar 12 Déc - 21:02
Sans fioritures, le guide les accueillit en tant que ce qu'ils étaient : des chevaliers d'Athéna. Compte tenu de la fraîcheur des nouvelles du forgeron et de l'absence totale de technologie électronique moderne dans le cœur du volcan, Azir fut assez surpris de déjà trouver quelqu'un de renseigné à leur sujet. Il ne nia pourtant pas et scruta l'intrigant personnage avec une curiosité pleine de fascination. Son cosmos ne lui avait jamais permis de détecter une aura de cette nature, une force aussi grande baignée d'âge et de mystère.

"Merci de votre accueil. Je m'appelle Azir, et voici Nour et Xeros. Nous sommes effectivement ceux que vous attendez."

Il emboîta le pas de l'homme sans discuter, entamant une marche à travers la ville touristique non-bétonnée, le Nil en vue. La vue des ruines antiques ravit ses yeux, la visite qui s'annonçait dans les allées de terre battue plus encore. Mais alors que la petite compagnie marquait une halte à l'entrée, le blondinet sentit un frisson le parcourir des pieds à la tête, comme si derrière ses lunettes noires l'inconnu le passait aux rayons X.
Il écarquilla les yeux devant l'affirmation de celui-ci, juste si l'on considérait que "cette région" s'appliquait à toute l’Égypte, avant de s'apercevoir que sa déclaration s'adressait en fait à l'un des gardes, plus jeune que lui -c'était une manie...- et tapi dans son dos.
La gêne passée, le natif de Louxor s'expliqua sur son attitude et ils purent alors entreprendre le tour des lieux. Ils déambulèrent entre les murs rongés par le temps, sous le regard des hiéroglyphes plus anciens qu'eux quatre réunis. Le temple, sans cesse agrandi par les différents dynasties pharaoniques, s'étendait sur plusieurs kilomètres en salles, couloirs, cours ouvertes ou fermées. L'allée des sphinx impressionna particulièrement le Lion d'or, voyant là un hasard amusant concernant Regulus et l'amure qu'il arborait dans le zodiaque, comme s'il partageait une connexion inconsciente dans cet endroit. Les statues, de deux ou trois fois leur taille, semblaient les toiser d'un regard immortel.
Sans être spécialiste de cette langue oubliée, Azir put reconnaître quelques scènes mythiques gravées dans la pierre : un pharaon offrant des objets plus exquis les uns que les autres à Maât, laquelle surveillait la rectitude des ouvrages sortis pour elle de la Place de la Vérité, actuelle Deir-el-Medineh, de l'autre côté du fleuve. La pesée d'une âme par Anubis, assisté de l'impartial Thot et de la Dévorante Sekhmet. Le passage de Rê à Atoum, puis d'Atoum du visible au monde du où il devait affronter les heures, le serpent Apophis, pour regagner sa lumière et paraître de nouveau étincelant au matin de Khepri.

Il avait fallu bien deux bonnes heures pour tout voir, le chevalier désirant s'attarder sur quelques scènes, ou les hommes demandant parfois une pause pour reposer leurs pieds endoloris.
La dernière halte se fit justement devant les hiéroglyphes représentant le dieu scarabée et la barque solaire plongée dans la nuit. Les propos énigmatiques du guide réveillèrent l'intérêt d'Azir, lequel scruta attentivement ses doigts qui couraient sur la façade d'une chambre royale pour venir enfoncer un mécanisme secret à l'endroit précis où débutait le .

Tout à coup, les pierres tremblèrent, soulevèrent un nuage de poussière, avant de pivoter sur un axe invisible de l'extérieur et de dévoiler un couloir qui s'enfonçait dans l'obscurité. Une expression stupéfaite se peignit sur les visages des trois serviteurs d'Athéna, lesquels s'entre-regardèrent sans trop savoir quoi faire. Puisque le guide les engageait à avancer, le Cinquième Gardien se résolut à le suivre à pas prudents.

"Mais qui êtes-vous... ?"

Avant qu'un civil ne les remarquât, ils se glissèrent dans l'ouverture, attrapèrent des torches prévues à l'entrée du couloir et trouvèrent de quoi les allumer. L'ouverture se referma comme si elle captait un danger, les laissant coincés avec pour seule possibilité d'avancer.
On n'entendait plus les bruits des touristes, et une odeur de renfermé assez poignante confirmait que le passage n'avait pas été utilisé depuis des siècles, peut-être des millénaires. Malgré cela, le guide descendait sous terre d'un pas sûr, suivi par le bruit de pas incertains de ses compagnons.

*Il n'a même pas pris de torche... Est-ce qu'il est aveugle ? Mais comment il aurait pu enfoncer le mécanisme aussi précisément sans voir les hiéroglyphes... Ne me dites pas qu'il le connaissait déjà... C'est tout simplement impossible...*

Quelque chose n'allait pas dans cette histoire, et heureusement les lumières disparates des torches pouvaient laisser confondre la pâleur de plus en plus marquée sur chevalier d'or avec un simple reflet. Parvenus au bas de l'escalier, les trois voyants purent admirer une nouvelle pièce à colonnes, immense aux peintures plus vives que nature. On pouvait distinguer sans peine Osiris, dieu des morts et de l'invisible, accompagné de sa femme Isis, trônant à la frontière entre la vie et la mort.
Du mobilier était disposé là : chaises, lits, coffres de bois précieux recouvert d'or, et déformés par le passage du temps sans être aussi rongés et décomposés qu'avaient pu l'être les objets découverts lors des fouilles à l'étage au-dessus.
De grandes statues, intactes, gardaient l'entrée d'un nouveau couloir à l'entrée duquel le guide attendait avec un sourire le trio ébahi. En-dehors de cela, la pièce revêtait un aspect sobre, solennel.

"Une antichambre... Devina Azir. Nous sommes dans une antichambre, c'est ça ?"

La suite de la visite lui donna raison. Ils empruntèrent le fameux couloir dans lequel de nouvelles peintures décrivaient des rites qui échappaient très probablement en totalité au blondinet. Il songea que peut-être ils se trouvaient dans un de ces lieux secrets mentionnés dans la mythologie, dans lesquels des élus triés sur le volet s'initiaient aux mystères d'Osiris. Après tout, le fleuve était un point-clef de l’Égypte, antique ou moderne, et bien qu'Amon représentait l'un des dieux fondateurs il n'était pas illogique d'y trouver un lieu de culte dévoué à Osiris.

Toute notion d'orientation était dure à maintenir, enfouis sous terre comme ils l'étaient, les yeux remplis de ces trésors que personne ne contemplait depuis si longtemps...

Au bout d'un temps, après plusieurs salles toutes décorées dans le même ordre d'idées -le sacré, les dieux, la majesté des pharaons-, le guide finit par stopper à un croisement. Il semblait avoir une idée derrière la tête, aussi le Lion d'or ne lui demanda pas tout de suite pourquoi il les avait amenés ici et quel était le rapport avec Typhon, mais les questions lui brûlaient les lèvres comme autant d'aiguilles plantées dans sa peau.
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PNJ Athéna

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Jeu 14 Déc - 17:12
L’homme avançait sans se soucier des questions qui pouvaient être posé. Elle avait une mission ici, le seul à savoir ce que devrait accomplir le chevalier d’or. Pourtant, il ne pouvait pas faire ce qu’il voulait, son rayon d’action étant limité. Ce ne fut qu’une fois arrivé dans l’antichambre, que le guide se décida enfin à parler.

- Vous me demandiez qui j’étais ? Je vais vous répondre avant de vous conduire plus loin. Parce que oui, on peut encore aller plus loin.

Tout en se tournant vers le trio, le vieillard retira ses lunettes noires, révélant une absence d’orbite là où devaient se trouver ses yeux.

- Je suis né à Thèbes, il y a bien longtemps de cela. Ma famille faisait partie de ce qu’on pourrait appeler la haute société. Peu de temps après ma naissance, mes parents décidèrent de faire un voyage à Delphes, comme le faisaient beaucoup de parents de leur milieu. Ils décidèrent de m’abandonner juste après, mais je vous rassure, ce n’était pas si rare à mon époque. Plus tard, alors que le hasard me conduisait vers Thèbes, j’ai accidentellement tué mon père. Il est passé sous les roues de mon véhicule.

Le guide choisissait bien ses mots, en révélant un maximum sur son identité, tout en la cachant.

- En arrivant à Thèbes, je suis follement tombé amoureux d’une femme. Elle était plus âgée que moi, mais je m’en fichai complètement. Malheureusement, après avoir appris un terrible secret, elle décida de mettre fin à ses jours. Ce fut également à ce moment que j’appris qu’elle était ma mère, et que l’homme que j’avais tué été mon père.

L’homme remis ses lunettes, clôturant ainsi son histoire. Il tourna ensuite le dos au groupe, déplaça une statuette et appuya sur une dalle. Un nouveau mécanisme s’activa, laissant place à une nouvelle pièce. Dans cette nouvelle pièce se tenait fièrement une statue de Sphinx, mais pas un Sphinx comme celui se trouvant devant les pyramides de Gizeh. Non, un Sphinx comme on en trouvait sur les peintures grecques.

- Je vous présente mon plus vieil ennemi. C’est lui que vous devrez affronter, pour obtenir ce qui vous permettra de sauver le monde.

Comme par magie, un rayon vint alors frapper la statue, comme si le soleil avait décidé d’atteindre la pièce qu’à cet instant. La pierre craquela doucement, avant de voler en éclat. Le groupe avait maintenant un véritable Sphinx devant eux, tout aussi vivant qu’eux.

[hrp : Tu as trouvé l’identité du guide, ce qui va te donner un bonus pour la suite. Le Sphinx te posera plusieurs énigmes et si tu le désires, tu pourras en passer une, laissant ainsi le guide répondre. Je ne donne pas le nom ici, je te laisse le faire et ça permet à ceux qui lise de chercher aussi ^^
Je sais d’avance qu’il n’y a pas beaucoup d’éléments, puisque vous n’avez pas bougé. Je te laisse faire de ton mieux, sachant que je serai indulgent.]
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AzirChevalier d'Or du Lion
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Mar 19 Déc - 18:32
L'homme prenait son temps pour ménager son petit effet, visiblement friand d'énigmes et de mystères. Azir avait soupiré intérieurement face au silence qui avait accueilli sa question principale : l'identité de leur guide, qui les connaissait bien mieux que la réciproque. Décidément le respect se perdait de nos jours !

Et puis soudainement, il avait fini par s'arrêter, précisant qu'on pouvait aller plus loin. Sur le coup, le blondinet faillit lui répondre quelque chose comme : "Bien sûr, une ANTI-chambre précède toujours une chambre, donc une nouvelle pièce".
Il s'abstint toutefois et eut un brusque mouvement de recul, tout comme les soldats à côtés, lorsque le visage face au leur se révéla sans orbites. Une micro-expression de dégoût mêlé d'une empathique souffrance se dessina sur les traits du Cinquième Gardien, pour disparaître presque aussitôt. Il devait douiller le bonhomme pour supporter un handicap pareil. On parlait pas de cécité, mais d'ABSENCE D'YEUX !

La petite histoire qui suivit baissa un peu plus encore la bonne humeur ambiante, pour la réduire à l'état de chaussette piétinée et malodorante -avoir le moral dans les chaussettes, haha.

"Quand vous dites Thèbes, vous parlez de l'ancienne Louxor ou... ? Parce que ça fait une paye que la ville a changé de nom..."

Sans laisser plus d'indices, le vieil homme activa un nouveau mécanisme sans même hésiter une seconde et dévoila la fameuse salle suivante. Azir songea tout d'abord que l'attente n'avait pas valu la chandelle, jusqu'à ce que le SOLEIL perçât SOUS TERRE, pour animer une statue d'une créature qui ne figurait pas dans les mythes égyptiens, mais dans les grecs : un sphinx, rien de moins. Le Lion d'or bloqua alors, bouche bée.

"Okay, une seconde. Depuis tout à l'heure on porte des torches, et là y'a un rayon de soleil qui vient d'entrer dans la pièce. Notre guide arrive à survivre sans yeux, sans avoir visiblement subi d'opération chirurgicale appropriée, connaît des passages secrets dont personne n'a jamais entendu parler, raconte son histoire comme si ça faisait des siècles qu'il était né et... Oh merde. Le sphinx... Thèbes... La Thèbes GRECQUE ? L'inceste..."

L’Égyptien vira au livide, dévisagea les deux gardes qui semblaient en arriver doucement à la même conclusion, eux aussi stupéfaits.

"Œdipe... ? Vous êtes LE Œdipe ? Le héros avec quatre pattes au matin, deux au midi et la canne le soir ? Mais... mais dans ce cas qu'est-ce qu'on fout en Égypte ? Typhon, tout ça, c'est chez les Grecs ! Le sphinx avec des ailes et un corps de femme, c'est chez les Grecs ! Et même, COMMENT c'est possible ?!"
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PNJ Athéna

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Mer 20 Déc - 23:09
Les paroles du chevalier firent sourire Œdipe, il aimait les gens intelligents, ceux qui se torturaient les méninges pour comprendre le monde dans lequel ils étaient. D’une main, il montra un mur se trouvant derrière le groupe. Accroché au mur, un grand disque de bronze leur faisait face, renvoyant la lumière, venant d’un autre point.

- Dehors, il fait encore jour. En activant le mécanisme pour vous montrer le Sphinx, je n’ai pas fait qu’ouvrir une porte. Partout dans le palais, des ouvertures se sont faite, afin de laisser des disques de bronzes conduire la lumière jusqu’ici. Les égyptiens étaient de vrai génie, il était donc normal qu’un Sphinx grecque y vienne un jour.

L’animal mythique était encore à moitié endormi, se sortant doucement de sa torpeur. Le vieil homme allait pouvoir en profiter pour répondre aux questions que se posait encore le Saint.

- Je suis bien Œdipe, ancien roi de la Thèbes grecque. Le réveil de Typhon m’a sorti de la mort, juste le temps qu’il faut pour vous aider. Pourquoi sommes-nous en Egypte, pour arrêter un Titan grecque ? Simplement parce que les mythes n’ont jamais eu de frontières. Athéna protège le monde entier de son bouclier, alors pourquoi le Mal s’arrêterait aux frontières d’un seul empire ? Vous devriez laisser votre esprit s’ouvrir jeune homme, si vous luttez pour rester dans ce que vous pensez être votre réalité, vous allez finir par vous tuer. Regardez plutôt cette magnifique créature, regardez moi, regardez ce que vous êtes capable de faire.

Une voix de femme se fit alors entendre, obligeant l’homme à se retourner.

- Je suis heureuse qu’on vienne me sortir de mon sommeil, mais j’aimerai bien y retourner rapidement. Alors demandez-moi directement ce que vous voulez, je vous balance votre énigme et je retourne faire ma sieste. Dix mille ans, qu’ils m’avaient dit… mon œil oui…

La créature ouvrit ses longues ailes blanches, laissant apparaître un corps de lion blanc, des serres en guise de pattes avant et un magnifique visage de femme, à la longue chevelure blonde. Sur sa tête trônait un diadème d’argent, brillant te son éclat avec la lumière venant le frapper. Œdipe fit un premier pas vers elle, pour prendre la parole et faire la demande.

- Ce jeune homme a besoin de votre diadème ma chère. Il doit servir à sceller Typhon, votre père.

Le regard du Sphinx changea alors, devenant plus sombre.

- Bien… je n’ai pas le choix… vu la situation, je vais me permettre de changer la donne alors. Vous n’aurez pas une question, mais quatre. Je vais poser ma question, vous laissez y répondre et enregistrer votre réponse. Je ne vous dirai qu’une fois la dernière réponse donné, si vous avez eu tout bon. Une seule erreur et je vous dévore tous, un sans faute et vous pouvez repartir avec mon diadème. Quoi qu’il arrive, je pourrais reprendre ma sieste. Êtes-vous prêt ?

L’enfant de Typhon se racla la gorge, avant de commencer.

- J'ai une gorge mais je ne peux pas parler,
Je coule mais ne me noie pas,
J'ai un lit mais je ne dors jamais.
Qui suis-je ?

Après avoir entendu la réponse, la créature hocha la tête, en guise de validation.

- J’agrémente un plat ou la conversation,
Je chatouille les petits pieds ou enraye une mécanique bien huilée,
Je compte le temps qui passe même si je passe en coup de vent,
Lorsque le fou m’a dans la tête, ce peut être pour un long moment.
Qui suis-je ?

Une seconde fois, le Sphinx hocha la tête, avant de reprendre.

- On aime lorsque je marche mais pas lorsque j’avance.
Je marche sans bouger et normalement sans m’arrêter.
Je ne descends jamais, pourtant il faut parfois me remonter.
Qui suis-je ?

La créature acquiesça une dernière fois, et posa sa dernière question.

- Tapie sous les pieds ou sur les mains, je monte parfois au front,
Qu’il faut quitter en hâte lorsque j’appelle au loin,
Redoutée du jaloux et du toréador,
Je suis riche et prodigue en trésors.
Qui suis-je ?

Le Sphinx attendait la dernière réponse avec impatience, pour offrir son trésor ou donner son châtiment.

[hrp : Je pense que tu as compris la situation. Si tu réponds juste à tout (avec ton joker Œdipe), tu repars avec le diadème d’argent. Une seule erreur et tu auras le choix entre fuir en vitesse ou combattre la créature.]
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AzirChevalier d'Or du Lion
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Mer 3 Jan - 13:07
Curiosité et nervosité se disputaient le jeune chevalier d'or, d'abord fasciné par les merveilles antiques que dissimulait son pays, ses lointains ancêtres, puis étrangement crispé alors qu'on lui parlait pour la deuxième fois de la journée de se faire tuer. Il eut un rire jaune et la soudaine envie de faire les cents pas dans la pièce pour calmer son appréhension. Pourtant, il contrôla son corps et demeura immobile, son regard améthyste posé sur le corps de la sphinx. Certains l'auraient probablement traité de zoophile, mais il la trouvait magnifique : une créature dont seule la mythologie pouvait vanter l'élégance à sa juste valeur. Cependant, elle voulait les bouffer, et ça c'était pas vraiment dans ses projets.

Véritable jouet des dieux, Azir écouta avec une certaine stupéfaction Œdipe qui demandait le diadème, mentionnant au passage que Typhon se trouvait être le père de la bête, et les conditions augmenter drastiquement. Il coula un regard vers les deux soldats du Sanctuaire, cherchant à lire sur leurs visages si ce genre de tractations étaient monnaie courante ou pas. Ils ne semblaient pas vraiment convaincus, eux non plus...

Reprenant brutalement sa place de chevalier d'or dans ce tableau irréel, le blondinet croisa le regard de la sphinx et croisa les bras nonchalamment.

"Si les Egyptiens étaient de vraies génies, alors je dois pouvoir leur faire honneur ! Envoie donc."

Le stress fit place à la concentration, tandis qu'Azir sentait l'ombre de Regulus sourire et se lécher les babines en prévision d'un combat prochain. Bien sûr, il y avait un côté stimulant à se dire qu'il allait tester ses capacités réelles dans un combat contre une sphinx, une VRAIE sphinx, mais il ne disait pas non à éviter un affrontement inutile. Qui disait qu'il n'y en aurait pas d'autres avant de compléter la liste de courses du vieil Adalrick ? En parlant d'elle, en quoi un diadème allait aider ? Cette question-là attendrait, mais il fallait espérer que le roi Thébain ne pétait pas les plombs lui non plus.

"Celle-ci est facile ! Il s'agit d'une rivière ! Ou d'un fleuve, si vous aimez les synonymes et que vous êtes sensible à la taille du cours d'eau en question... On parle d'une gorge ou d'un canyon quand une rivière a creusé au cours des siècles dans la roche, jusqu'à laisser de véritables grottes derrière elle. Évidemment, l'eau ça coule, et enfin le lit d'une rivière c'est l'espace qu'elle occupe, le fond. Parfois même y'a que le lit et pas la rivière, si elle est asséchée..."

Le Lion se détendit quelque peu. Si toutes les énigmes ressemblaient à celle-là, il ne pourrait pas se tromper. Comme quoi, c'est utile de regarder Fort-Boyard pour s'entraîner.

La deuxième énigme demanda toutefois plus d'imagination, et l’Égyptien se mura dans une bulle pour réfléchir. La bestiole avait dû mal prendre sa remarque sur la première énigme...

"On agrémente un plat avec des épices... Mais dans une conversation ce serait plus "mettre son grain de sel"... La mécanique bien huilée est enrayée par un grain de sable, et ce serait logique que le sable chatouille les pieds. Mais pourquoi les PETITS pieds ? Le sable peut aussi être un indicateur de temps puisque c'est une matière fossile, et le vent peut sans peine le déplacer pour faire des dunes. Quant au fou... Avoir du sable dans la tête... Non, ça ne colle pas... Des épices, du sel et du sable... Le sel peut faire figure d'épice à la rigueur... Sel ou sable... Le fou... Hum..."

Il voyait bien un lien entre les deux, mais plutôt bancal. Peut-être la formulation de l'énigme était-elle à revoir, mais il craignait que s'il en parlait à la sphinx, celle-ci se vengeât en donnant une énigme encore plus difficile après, auquel cas il n'aurait aucune chance. Le Cinquième gardien inspira profondément, sentant un peu de sueur se former sur son front.

"Un grain. Je vais dire un grain. Ça peut être un grain de poivre pour le plat, le grain de sel pour la conversation, les grains de sable pour le reste... Et on dit d'une personne folle qu'elle a un grain..."

L'absence de réaction de la fille de Typhon n'était pas pour le rassurer, mais cela devait faire partie du jeu : déstabiliser l'adversaire pour mieux lui faire commettre des erreurs. Azir lorgna une seconde sur Œdipe, pas plus démonstratif. Il pouvait peut-être lui demander son avis, mais dans ce cas la sphinx risquait de déclarer l'énigme caduque, et de changer encore les règles...

"C'est vraiment perturbant de vous voir en costume italien, Majesté."

Des gloussements montèrent dans le dos du Lion, qui sourit de constater les gardes réactifs à sa plaisanterie. Au moins la tension retombait, suffisamment pour qu'il abordât l'énigme suivante avec sérénité.

"C'est beau les nuances de la langue. Impulsivement j'aurais dit le temps, mais à ce jour personne n'est capable de le remonter. Par contre une horloge, aucun problème. Elle "marche" en fonctionnant correctement, et son fonctionnement inclut qu'elle puisse être réglée trop en avance. Il faut donc la remonter à la bonne heure. Et je note que pour quelqu'un censé dormir depuis dix mille ans, vous êtes bien au faîte de la technologie actuelle... Comment vous arrivez à faire ça ?"

Une dernière. Une dernière et il saurait s'il devait se battre ou s'il faisait honneur aux louanges d'Œdipe sur les Égyptiens. Il déglutit en entendant les indices, sans trouver tout de suite de réponse comme pour les cas précédents.

"Tapie sur les pieds ou les mains... Le sol ? Les poils ? Et au front ça ferait les sourcils. Quitter le front pour les poils ? Non, le front c'est militaire... Une armure ? Mais ça n'a rien de tapi, une armure... Redoutée du jaloux et du toréador... Toréador... Trésor... Front... Toréador égale taureau... Donc un toréador ça craint... le rouge ? Non, c'est le taureau ça... La charge ! Charger au front ! Un taureau qui charge, quitter le front pour charger ailleurs. Mais quel rapport avec les mains ?"

Cette fois, Azir paniqua. Il pouvait presque voir la sphinx se lécher les babines en savourant sa mauvaise réponse, Œdipe déçu de l'envoyé d'Athéna, les deux soldats perdus par sa faute. Il serra les poings et inspira profondément de nouveau. Qu'il meure, ce serait con, mais il l'avait bien cherché en acceptant de participer à toute cette affaire de mythologie ! Par contre, les deux mecs avec lui n'avaient rien demandé, et d'ailleurs il ne savait pas trop pourquoi ils étaient présents. Jusque-là, le roi déchu avait fait le guide et débloqué les mécanismes, et c'était son job en tant que chevalier d'or de répondre aux énigmes. Mais bon. Il avait quand même pour mission de les protéger. Mission, et vocation.

"Ok, reprenons. Le taureau, c'est le plus concret. Un toréador, ça danse avec un taureau. Il craint la charge du taureau parce que ça peut blesser... Il craint la mort donc. Mais y'a pas de mort sur les pieds et les mains. Hé ! Par contre sur la gueule d'un taureau y'a des cornes ! C'EST CA ! LES CORNES ! Le toréador craint les cornes ! Sur le front, on peut avoir des cornes, pour peu qu'on soit une bestiole comme euh... une chèvre. J'ai jamais compris cette expression, mais quand on est cocu, on dit qu'on a des cornes. Donc quelqu'un de cocu peut facilement être jaloux de celui qui a fait que son conjoint la cocufié. Il faut quitter le front quand sonne le cor, qui est taillé dans une corne, donc des fois on appelle ça une corne tout simplement. Sur les pieds et les mains... une corne... Ah ben oui ! Ça c'est pour Elijah : un bricoleur finit par avoir de la corne ! Et enfin, riche en trésors c'est... c'est... une corne... riche... Putain je suis con, je parle de chèvre en plus. La corne d'abondance évidemment. Voilà ma dernière réponse sphinx : une corne !"

Un sourire triomphal se dessina sur les traits d'Azir, qui s'effaça bien vite en se rappelant qu'il avait lourdement hésité sur la deuxième énigme sans parvenir à trouver satisfaction totale. Alors, avant qu'elle ne reprenne la parole, il éleva son cosmos dans la pièce et poussa l'audace un peu plus loin :

"Avant de me dire si j'ai tout bon ou non, fille de Typhon, laisse-moi te dire que je te trouve assez déloyale de m'imposer quatre énigmes au lieu d'une, juste parce que je dois apparemment te prendre ton diadème. Je sais pas ce qu'il a de magique, et c'est pas moi qui vais m'en servir, mais je suis le seul impliqué dans cette affaire. Donc, si tu as un peu d'honneur et de fierté, et moi je pense que c'est le cas, laisse-moi rajouter une règle supplémentaire : ces gars derrière moi ont servi à rien jusque-là. Donc si je rate, c'est à moi que tu dois t'en prendre, et pas à eux. Et dans la mesure où je suis le seul à avoir répondu aux énigmes, où on est quatre, on peut faire ça : une vie par énigme. Si je ne fais qu'une seule erreur, c'est ma vie que tu veux dévorer. Si je ne fais qu'une seule erreur, prouve-moi que tu es meilleure que moi, et réponds à une énigme que MOI je vais je te poser. En cas de réussite, on se bat à l'ancienne comme tu as dit. En cas d'échec, j'aurais donné plus de bonnes réponses que toi, alors je gagne ton diadème. Qu'est-ce que tu en penses ? Tu as quand même plus d'avantages que moi dans cette histoire, et en plus tu sais déjà si j'ai donné de bonnes ou de mauvaises réponses. Tu ne peux rien perdre, alors que moi je mise ma vie là-dessus..."
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PNJ Athéna

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Ven 5 Jan - 20:40
La Sphinx hocha bien la tête à chaque réponse. Ne montrant aucun signe de nervosité, ni même d’impatience face aux réflexions du Saint. Une fois la dernière réponse donnée, elle allait se lancer dans la correction, mais le Lion en avait décidé autrement. Finalement, le blondinet n’était pas si intelligent qu’il pouvait le faire croire, il était même plus fermé au monde que la créature pendant ses années de sommeil.

- Tu te prends pour qui gamin ? Tu crois que nous avons un règlement ? Que celle qu’Œdipe a rencontrée était un exemple complet de tous les Sphinx ? Sache qu’avant mon sommeil, je posais déjà trois énigmes, car j’adore voir l’intelligence des êtres humains, voir leur ouverture d’esprits. Mais toi, tu n’es rien, qu’un grain de sable parmi tant d’autres. Nous, les Sphinx, nous sommes des êtres nés de la magie, tout comme Typhon, les dieux ou les titans. Même endormi, nos rêves nous permettent de connaître ce qui se passe à l’extérieur. Crois-tu que Poséidon aurait attaqué si vite les hommes, s’il ne l’avait pas déjà su avant de se réincarner ? Maintenant, tais-toi et écoutes moi…

La créature calma sa colère, n’aimant pas s’emporter ainsi pour rien. Tout en levant une patte, du sable se leva pour venir prendre une forme. D’abord, la forme devint un cube, puis une pyramide et enfin une sphère.

- Le premier est bien un fleuve ou une rivière.

Le sable se transforma alors en un cours d’eau, les grains se déplaçant pour imiter les roulis de l’eau en mouvement.

- La seconde est bien un grain.

Une nouvelle fois, le sable se mouvait, afin de prendre l’apparence d’un sablier s’égrainant lentement.

- La troisième est bien l’horloge, même si tu as tort sur une chose, si le seigneur du temps le voulait, il pourrait très bien le remonter. Par chance, il n’est pas l’ennemi des Olympiens.

Le sable prit cette fois-ci l’apparence d’une horloge, laissant le pendule se balancer de droite à gauche.

- La quatrième est bien la corne également, ce qui te fait un sans fautes. Par contre, ne dis pas d’Achéloos qu’il est une chèvre. D’abord parce qu’il s’agit d’un dieu fleuve, fils du titan Océanos et également parce qu’il avait pris la forme d’un taureau.

Une dernière fois, le sable se transforma en corne, avant de s’effriter et de retourner sur le sol de la salle.

- Vous avez gagné le droit de prendre le diadème, mais il est hors de question que je réponde à votre énigme, je n’ai pas envie d’arracher votre pauvre tête, aussi magnifique quelle soit. En revanche, si vous avez d’autres questions avant de partir, sur ce monde que vous avez du mal à intégrer, je pourrais y répondre. Sinon, je vous demanderais de sortir et de me laisser reprendre ma sieste.

(hrp : Désolé de ne pas pouvoir te faire mieux :/)
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AzirChevalier d'Or du Lion
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Dim 7 Jan - 18:01
Elle avait du toupet celle-là ! Azir se donnait la peine de mettre en jeu sa vie pour celles des trois autres, tendu comme un arc, et voilà que la sphinx l'envoyait sur les roses avec l'air le plus naturel du monde. La moutarde lui monta rapidement au nez et il ne put s'empêcher d'enchérir :

"Dis donc, je te trouve bien culottée toi ! J'ai une bonne mémoire, et tu as dit mot pour mot..."

Il se racla la gorge et singea la voix monocorde de la bête :

"... "vu la situation, je vais me permettre de changer la donne alors. Vous n’aurez pas une question, mais quatre." Alors je ne suis peut-être pas le plus grand spécialiste de sphinx au monde, mais quand on me dit ça, j'ai tendance à croire que UNE question, c'était ce qui était prévu au départ ! Pas trois ! Évite de me prendre pour un idiot quand même ! J'ai encore cinq sur cinq à chaque oreille !"

Le bouillonnant Lion d'or dut faire un gros effort sur lui-même pour passer outre et attendre la correction sagement. A la deuxième réponse, il sentit un gros poids s'enlever de ses épaules : il s'agissait de celle à propos de laquelle il avait le moins de certitudes. A la troisième, il soupira d'agacement et ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Alors OUI, le maître du Temps pouvait certainement, mais l'énigme fondait sa rhétorique sur une expression mortelle, et donc sur un langage que des gens qui ne savaient PAS remonter le temps. Le dieu faisant office d'exception à la règle, il était évident que cela n'existait que dans les films de science-fiction à ce jour. Et dans la mythologie, du coup.
Une nouvelle fois le blondinet prit sur lui pour contrôler sa patience. Elle souligna encore à la dernière énigme un défaut dans sa réponse, auquel il répondit par un haussement d'épaules.

"Moi je connais la version selon laquelle c'est la chèvre Amalthée, nourricière de Zeus, qui a donné naissance à la corne d'abondance. Il l'avait projetée trop fort contre un mur en voulant jouer, ne mesurant pas encore sa force de jeune divinité. Pour se faire pardonner, il a ramassé sa corne cassée et en a fait ce qui représente aujourd'hui le fameux symbole de richesse dont on parle. Donc si monsieur Achéloos est un dieu et qu'il fait un de ces rêves dont vous avez parlé tout à l'heure, et que son rêve en prime l'amène jusqu'à ce tombeau enfoui sous Louxor, JE M'EXCUSE PLATEMENT A SON ENCONTRE. Si vous voulez qu'on se souvienne correctement de vous, ce serait bien de penser à ne donner qu'une seule version des mythes aux mortels. Et de préférence, la bonne."

Boudeur, Azir n'en restait pas moins victorieux puisque les quatre réponses étaient correctes. Il lança un coup d’œil vers Œdipe, conscient d'offrir au souverain défunt un piètre exemple de chevalerie en se disputant ainsi avec la sphinx. Et il n'osa même pas tourner la tête vers les soldats dans son dos. Après tout, il venait de se faire traiter de gamin par une hybride chimérique tandis qu'au Sanctuaire on le faisait presque passer pour un vieillard avec son retard sur les autres... Il se promit de les fusiller du regard une fois de retour à l'aéroport pour que l'anecdote restât enterrée sous les temples égyptiens.

"En ce qui concerne ma tête..."

Profondément vexé, le Cinquième gardien allait se faire un plaisir de rajouter de l'huile sur le feu, quand un détail lui sauta aux yeux. Sa colère fut désamorcée aussi vite qu'elle avait commencé et il dévisagea la fille de Typhon sans savoir quoi penser d'elle.

"Tu viens de me dire que tu me trouvais beau ou j'ai rêvé... ? Enfin, que ma tête était belle, ne nous emballons pas... Cette conversation commence à devenir vraiment bizarre, donc je vais te laisser retourner à ton sommeil millénaire en échange du diadème, comme convenu au départ... Fais de beaux rêves, tout ça..."

Il se racla la gorge, les joues légèrement rosies sans parvenir à contrôler l'afflux de sang soudain dans sa tête.
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PNJ Athéna

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Mar 9 Jan - 21:04
La créature fit un effort pendant tout le long de ses explications. Il était évident qu’elle était plus intelligence qu’un vulgaire humain, parasite. Alors qu’avait-il à l’ennuyer ainsi de ses babillements futiles. Parce qu’il avait une part de lion, ce petit être voulait devenir le roi, mais il n’était pas le seul à avoir une part de lion ici. Surtout qu’elle le sentait d’ici, même s’il se trouvait à plus de trois mille kilomètres d’ici, elle sentait une puissance bien supérieure, une puissance capable de la faire trembler. Un peu plus loin encore, elle sentait une autre puissance, presque divine, capable de pulvériser la première sans problème. Et encore plus loin, elle sentait la pire des présences, celle de son père en train de s’éveiller. Si elle avait sentit plus tôt qu’il était si proche de sortir de sa prison, jamais elle aurait joué ainsi avec le Lion.

- Bien sur que les mythes se contredisent, tu crois que vos info sont fiables ? Eh bien à l’époque, c’était la même chose, même pire. Des contes transmis de barde en barde, se déformant lentement. Mais en tout cas, c’est bien cette chère qui devient le capricorne, c’est déjà bien non ?

La créature gloussa presque à la question du Lion. Elle trouvait amusant que son caractère ait changé aussi vite. Etait-ce la remarque qui avait fait plaisir au jeune homme, ou avait-il un petit penchant pour elle. Pour une fois, la Sphinx n’avait pas de réponse à cette question, les sentiments humains étant bien trop compliqués, tout comme les affiliations divines.

- Hum, je crois qu’il y a erreur mon beau… je ne recherche pas de chaton, seulement de vrai lion. En plus, je ne fais pas dans la zoophilie…

La tournure de la conversation était bien étrange, beaucoup trop pour la créature, qui aurait préféré reprendre sa sieste finalement.

- Oui, je vais retourner à mon sommeil. Je te souhaite un bon retour, Œdipe, l’Elysée t’attend de nouveau. Bonne chance à vous aussi gardes du Sanctuaire. Quand à toi chevalier… même si tu n’es qu’un chaton pour le moment, tu as la potentielle pour devenir un vrai Lion. Écoutes tes aînés, ceux ayant déjà fait tomber bien des têtes et participés à plusieurs batailles. Avec leur aide, des griffes seront bientôt assez longue pour faire trembler tes ennemis, peut-être même mon père.
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AzirChevalier d'Or du Lion
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Sam 20 Jan - 12:18
Les gloussements mal dissimulés des gardes dans son dos commençaient vraiment à devenir embarrassant pour Azir, qui ne s'était jamais imaginé tenir ce genre de propos avec une sphinx dans un tombeau souterrain secret en pleine Louxor. En plus, cela semblait beaucoup amuser ladite créature, à ses dépends.

Il finit par s'avancer un peu plus près pour recevoir le fameux diadème, un ouvrage d'une finesse et d'une beauté que même un amateur comme lui en matière de joaillerie pouvait admirer. Mieux encore, il pouvait sentir légèrement une énergie parcourir le métal et les pierres précieuses sous ses doigts, probablement celle de la sphinx, ou un fragment de celle de Typhon qu'ils utiliseraient contre lui dans la chaîne du forgeron...

Oubliant sa gêne, il fit un signe de tête à l'hybride avant de tourner les talons, l'objet soigneusement enveloppé dans un tissu et un sac apporté par l'un des gardes du Sanctuaire. Il devina sans peine que dès qu'ils auraient passé la "porte" et qu'Oedipe aurait réactivé le mécanisme en sens inverse, la lumière du jour cesserait de filtrer dans les sous-sols, et la sphinx retournerait à son état de statue.


Une étrange mélancolie assaillit le jeune homme en songeant à cette situation inhabituelle : même si elle était un "monstre", il venait de prendre le bijou d'une fille pour détruire, ou du moins sceller son père. Pour ce faire, il avait reçu l'aide d'un ancien roi qui allait aussi retourner à la poussière après cela, inconnu des temps modernes. Cela ressemblait à un tableau qu'il en avait le vertige, lui, le chevalier d'or dont la vie s'éteindrait en l'espace d'un battement de cils de ces entités.

Pendant qu'ils marchaient vers le point de départ de leur descente, torches en main pour les vivants, personne ne pipa mot. Tous s'imprégnaient à un degré plus ou moins fort de cette expérience unique, de l'atmosphère sacrée du lieu, sans oublier le but de leur mission présente : sauver le monde.

Ils finirent par émerger sous un soleil déclinant, éblouis autant que stupéfaits d'avoir en fin de compte passé plusieurs heures dans la ville entre la visite des temples et celle du tombeau secret. Abandonnant torches et mysticisme, ils se rendirent à la vie des mortels, avec ses bruits incessants, ses mouvements continus, l'odeur du sable, de la pollution et de la trivialité du quotidien.

Azir s'étira largement et brisa le silence le premier :

"Qu'est-ce qu'ils ont tous à m'appeler chaton..."

Il ne put s'empêcher de repenser à Caramel, resté tout seul dans le grand temple du Sanctuaire. Pouvait-on vraiment le comparer au gros chat paresseux, avec ses poils longs, blancs et roux, qui paradait comme un roi à la moindre occasion ? Bon... peut-être un TOUT PETIT PEU, mais quand même. Ce n'était pas lui qui irait presque détruire la Palestre à l'entraînement...

Sans grande surprise, Œdipe annonça qu'ils se quitteraient bientôt. Le monarque n'avait finalement servi que de guide, sans même pouvoir profiter un peu de sa résurrection temporaire. Il était loin de son antique territoire, seul, contraint. Un triste destin pensa Azir.

"Si vous voulez faire quelque chose avant de nous quitter, nous pouvons faire un détour. Pas vrai vous deux ?
-On doit ramener le diadème rapidement...
-C'est vrai, nous sommes en mission.
-Mais... Il va... Il va mourir... à nouveau."

Au fond, le Lion d'or ne connaissait pas Œdipe. Si on lui posait la question, il ne saurait dire s'il s'agissait d'un tyran cruel et arrogant, ou d'un souverain attentif à ses sujets et son royaume. Pourtant le simple fait d'imaginer qu'un jour, mort, on le ramènerait à la vie pour aussitôt la lui reprendre lui nouait l'estomac. Il se rendit aux arguments de ses gardes, non sans amertume, et en profita pour enlever son armure avant que quelqu'un ne le voie avec.

Finalement, ils retournèrent à l'aéroport. La mission prenait fin avec succès.

"Merci pour votre aide, Majesté. J'espère pouvoir prouver que j'en serai digne."
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PNJ Athéna

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Mer 24 Jan - 17:27
Le groupe se dirigea doucement vers la sortie du temple, les passages se refermant doucement derrière eux, la Sphinx s’endormant pour quelques milliers d’années de plus. Le Lion décida de briser le silence, sur ce qui le tracasser le plus. Le vieil homme se décida alors à lui parler.

- Je ne pense pas que vous deviez le voir comme une insulte ou comme un reflet de votre âge. Mais plus comme une métaphore de ce que vous montrez aux autres pour le moment. Vous êtes encore jeune dans l’armée d’Athéna, vous avez tout à apprendre. Tous les chevaliers ont commencés en étant des enfants, comme l’agneau devient Bélier ou le veau devient Taureau, le lionceau devient Lion.

Œdipe fit un signe de main pour demander aux gardes de s’éloigner un peu.

- Vous appeler chaton est une façon de vous provoquer, de faire rugir le lion qui sommeil en vous. Mais pas le lion violent, le lion brave et sage, celui qui avance dignement en parcourant son royaume. Bientôt, vous pourrez faire surgir cette bête, faire éclater la force qui sommeil. Mais quand vous le ferez, choisissez bien qui sera la cible. Vos alliés, qui attendent beaucoup de vous, ou bien Typhon ?

L’ancien roi conduisit ensuite le groupe jusqu’à l’aéroport, souriant aux remarques d’Azir.

- Ne vous inquiétez pas pour moi. J’ai déjà bien vécu et rencontrer un guerrier comme vous me suffit pour me dire que le monde est en sécurité.

En regardant le trio monter dans l’avion, le vieil homme fit un léger signe de main et lança rapidement.

- Quand vous retrouverez Athéna, dites lui que le roi de Thèbes laissa sa place au roi de la savane.

Si les passagers regardaient dans les hublots au moment du décollage, ils pourraient y voir Œdipe s’éloigner à pas lent, le vent s’engouffrant dans ses vêtements, le faisant disparaître grains par grains, comme s’il avait été fait de sable.
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[EOD] Mastermind, le pouvoir de l’esprit [Azir]