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JulesEn Test RP

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Jeu 28 Déc - 15:29
Les choses n'avaient pas changé depuis son départ pour Athènes. Jules retrouva la maison dans le même état qu'il l'avait quitté. propre avec cette fameuse senteur de lavande le tout sur un silence profond. Son père était encore au boulot, c'était sa mère qui était venu le chercher à l'aéroport car même s'il avait eu l'envie de rentrer à pied et profiter du temps du trajet des rues de paris qui lui avaient un peu manqué à vrai dire, sa mère lui avait ordonné de l'attendre. Le récit de son voyage fut bref. Jules avait beaucoup apprécié son séjour en Grèce. La nourriture, les paysages, les histoires des temps anciens. C'était très intéressant. Beaucoup moins son avenir dans ce fameux club de foot. Au final, ce qu'il avait toujours fait dans les cages à paris s'était reproduit en Grèce. Pas moyen de faire un seul bon match. Plus moyen de retrouver cette fameuse sensation lors de l'épreuve de tir au but de l'année dernière. Ses exploits semblaient si loin maintenant que sa en devenait déprimant. Mais bien au contraire, Jules savait que ca reviendrait et ne s'en fit pas le moins du monde.

Suzanne: Juuuuules, ton père me charge de te dire que tu peux te rendre auprès du coach. Il n'y a pas de soucis pour que tu rejoignes l'équipe.

Suzanne, la mère de Jules semblait vivre d'une autre époque. Femme au foyer fidèle sans autre attache que sa petite maison et son train train habituel.

Jules: Très bien M'man, j'y vais de suite, il doit être au terrain à l'heure qu'il est.

Le terrain. C'était vraiment le nom de ce terrain d'entrainement en plus. Il n'avait pas été le chercher bien loin. Quoiqu'il en soit, Jules était content de le retrouver. Il fit les cent, cent cinquante mètres qui le séparaient du terrain en trottinant. Il entendait de loin les clameurs de ses coéquipiers. Lorsque ceci l'apercu, des rires se firent entendre.

Heyyy regardez les gars, voila la star maudite

Ah Ah, le grecque n'a pas fait fureur, on te manquait trop hein ?

Jules: Oui c'est ca les gars, il y a qu'avec vous que je réussi des trucs de fou.

Genre tomber en glissant sur tes lacets ?

De nouveaux rires se firent entendre.

Coach: Silence les mioches, c'est comme ca que vous comptez vous faire remarquer par un recruteur du Paris Saint Germain peut être ? Au boulot !!!
Jules viens donc voir par ici.


Le coach lui expliqua que son père allait lui racheter la licence de Jules pour le reste de la saison mais que pour l'instant il ne pouvait que s'entrainer avec eux. C'était déjà énorme pour Jules. Cela dit, le gardien titulaire donnait entière satisfaction et il était évident que Jules ne serait que le remplaçant voir même le troisième gardien. Ce n'était pas un soucis pour Jules, l'important était d'être dans l'équipe.

Alors qu'il repartait pour la maison, Jules fit un détour par un parc. Il essayait de se souvenir de ce qu'il s'était passé durant la séance de tir au but. Il s'assit sur un banc et ferma les yeux.

Jules: Alors j'étais concentré. L'autre con d'adversaire se moquait de moi et je n'avais qu'une envie, lui mettre une bonne claque dans la tronche. Au moment ou il a pris son élan ... arrrf je ne me souviens plus

Jules ré ouvrit les yeux. Il regarda ses mains qu'il avait tourné devant lui.

Jules: Comment j'ai fais ? Et pourquoi je n'y arrive plus ?

Jules se reconcentra et sentit une force intérieure ne demandait qu'à sortir mais il ne fit que l'approcher sans pouvoir reproduire ce qu'il avait fait ce jour la.

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LøveChevalier d'Or du Cancer
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Ven 29 Déc - 1:31
Je n'ai rien contre Paris. Je crois. C'est ce que je me dis pour y retourner sans faire de crise de nerfs. Je n'y ai plus mis un pied depuis l'incident. Je m'y rendais régulièrement quand ma carrière m'y amenait. Aujourd'hui, je n'ai plus aucune raison de m'y promener comme avant. Je ne m'en plains pas. Certainement pas. J'espère qu'ils ne me reconnaîtront pas. Je ne suis pas près à ce qu'ils me reconnaissent, vous m'entendez ? Pas prêt du tout. Je ne peux pas. Pas encore. C'est lourd, et leurs questions, vous savez, leurs questions, je ne sais pas comment les satisfaire, alors je leur parle, je crois, de ce qu'ils ne veulent pas entendre, et ils repartent confus sans que je ne puisse rien leur apprendre d'autre que ce qu'ils savent déjà.

Mais il y a un temps pour tout. Alors me voilà qui revient, quand ce n'est plus celui d'avoir peur, mais de prendre son destin en main, ou simplement d'aller chercher les souvenirs là où ils gisent et de les tirer jusqu'à soi.

Le rer B.

Dior.

Mon costume.

Le terrain de football.

Et le rer B.

Je ne me sens plus tout à fait chez moi. Pourtant, j'ai repris le rer B, j'ai remis un costume Dior, et j'ai longé le terrain de football jusqu'à la rue des écoles.

Les habitudes s'installent et se défont si vite.

Il y a de l'agitation. Un groupe de jeunes gens qui s'entraînent, je crois. C'est encourageant. Je n'y connais pas grand chose au football, mais suffisamment pour m'apercevoir que ce qu'ils font n'est pas bien glorieux. Rien de grave. C'est par la pratique que l'apprentissage se fait.

Zut.

Il y en a un qui me fixe. Il sait peut-être qui je suis, et j'ai peur de savoir qui il est. Je ne veux pas d'autres questions. Je m'éclipse. Je sais qu'il n'est pas prudent d'utiliser son cosmos en de pareilles circonstances, mais c'est le seul moyen de sortir de son champ de vision en quelques secondes sans qu'il ne se pose trop de questions. Me voilà donc derrière un arbre, plus qu'honteux d'avoir eu recours à ça pour me dérober au regard d'un garçon d'à peine seize ans dont le visage ne me dit rien du tout. La célébrité est un fardeau capricieux.

Et puis, et puis, et puis, une énergie. Une sorte de saisissement. Une lueur faible et naissante, un quelque chose de chaud et de creux, encore sans âme, encore sans force, qui semblait bourgeonner des mains de l'un d'entre eux. Il ne m'est pas bien difficile de le repérer. C'est mon travail, après tout. Et c'est intéressant. Terriblement intéressant. Et terriblement dangereux, aussi. Un cosmos relâché sans maîtrise expose autant celui qui l'émet que son entourage direct à des dangers qu'ils ne mesurent même pas.

Il ne me reste plus qu'à l'attendre. Le tarot me donnera les réponses que je cherche : je n'ai pas encore tiré ma carte du jour.

Alors je tire.

Vous permettez ? Je tire.

Voilà.

Je retourne la carte.

Je retourne le fou à l'endroit.

C'est le début du voyage.

J'entends ma proie qui se déplace vers le parc. Il semblerait qu'il rentre. Je dois le suivre. Je dois comprendre. Je dois l'observer. Et tant pis pour le parc, tant pis pour les souvenirs, tant pis pour Roman et son baiser maladroit sous un arbre pas tout à fait dégarni, tant pis pour les larmes sur l'herbe et les dîners plantés. J'ai une mission. Une seule. Le suivre.

Il s'assied. Je me suis collé derrière un arbre, et lui sur le support du banc. Pour moi, la nature est une vitre fumée. On ne me voit pas, mais moi, moi, moi, je vois, je perçois, et je sais, et je sais qu'il tente quelque chose avec ses doigts, qu'il essaie d'invoquer les flammes et qu'il n'a pas une étincelle pour se réchauffer -juste un pétale qui s'ouvre faiblement, chancelant, pétri d'incompréhension, encore incapable de prendre toute la mesure de son envergure.

Un cosmos à peine naissant.

Je sens du tronc sur lequel je m'appuie qu'il tente de la libérer de toutes ses forces, de l'extirper de lui et de l'exprimer enfin, cette force intérieure qui n'a pas de sens quand elle dort. Mais elle ne lui répond pas, ou bien à peine. Elle flotte à l'intérieur de lui. Sans vagues. Elle tremble. C'est tout.

Je vais me charger de le réveiller.

Moi, de mon énergie cosmique, je sais bâtir des cathédrales.

Clac.

Je la diffuse dans le sol, et je la projette jusqu'à lui. Calmement. Je l'imbibe. C'est lui que je vise, pas les autres.

Mon aura est gorgée de salvia. Vous connaissez ? C'est la sauge des devins. Un psychotrope curatif utilisé sur les terres de mes ancêtres pour induire une transe. Ce n'est pas protocolaire, mais l'effet vaut bien la possibilité d'une remontrance.

J'attends quelques minutes que mon cosmos fasse effet. Je me concentre. J'entends sa respiration. Son coeur qui bat. De plus en plus vite, de plus en plus fort. Il s'agite, il s'emballe, je l'entends, je l'entends d'ici, derrière mon arbre, et ma proie tombe dans mes filets, et je suis fier, vous m'entendez, fier d'avoir attrapé ce gamin égaré, fier d'avoir attrapé entre mes mains solitaires l'espoir de le voir s'épanouir et de le protéger.

Il est temps de quitter l'arrière de mon arbre. Je peux m'approcher.

« Tu y arrives mieux comme ça, je me trompe ? »


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JulesEn Test RP

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Mer 3 Jan - 6:24
Jules l'incrédule, Jules le naïf, Jules le pitre. S'il avait été roi, son surnom aurait été l'un de ces trois la. Mais a cet instant, il n'avait nullement envie de faire le pitre. Il s'était concentré mais rien n'y faisait. Et puis et puis, il aura fallu une dizaine de seconde pour que Jules comprenne ce qu'il se passait. Son corps entier ne lui appartenait plus. Son cœur battait, battait la chamade comme il ne l'avait jamais fait auparavant. Lors de ce fameux match de foot, il n'avait pas senti grand-chose, il avait juste ouvert les yeux et avait le ballon dans les mains. Cette fois ce n'était pas pareil, il avait senti, il avait vibré, il savait que quelque-chose clochait. Puis une voix, une voix qui expliquait tout ? tout non, une partie seulement. La partie la moins agréable est que Jules n'y était pour finalement pas grand chose dans ce qu'il venait de ressentir. l'autre partie signifiait bien qu'il y avait quelque-chose d'anormal ou de normal d'ailleurs mais de pas forcement commun. Jules leva les yeux et découvrit l'homme à la voix grave qui venait de l'aider. C'était certain qu'il l'avait aidé, sa ne faisait aucun doute. Jules le savait, il en était persuadé.

Bonjour monsieur. Je ne comprend pas. Qu'est ce qu'il se passe ? Je vais me transformer en Superman et sauver l'univers ?

La question sonnait pleine de naïveté, le pauvre garçon, lui qui était resté cloitré des jours et des jours à regarder des séries et dessin animé ...

Je sais que vous m'avez aidé à ... sentir ce truc. Je ne l'avais plus ressenti depuis le match de foot l'année dernière. Je n'y arrivai plus et puis vous voila ? Je ne sais pas qui vous êtes mais je sais que ca c'était pas normal.

Les yeux ronds de Jules lui donnait, à ce moment la, une vraie tête d'abruti ... enfin genre le gars qui était relativement long à la détente ... un comble pour un gardien de but.
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LøveChevalier d'Or du Cancer
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Jeu 11 Jan - 16:00
Je le savais.

L'essence même de la déconnection avec le cosmos, c'est que l'on s'obstine à vouloir le comprendre, alors qu'il faut d'abord apprendre à le regarder. Poser les yeux sur lui n'est pas aisé, je le sais -alors j'ai cru devoir y mettre mon grain de sel, et je constate avec satisfaction que ma méthode a porté ses fruits.

« Tu n'es pas un super-héros. »

Qu'il est drôle.

« D'aucune sorte. »

Presque attachant dans sa naïveté.

« Rassure-toi. »

Il va falloir tout reprendre depuis le début.

« Tu t'es éveillé à quelque chose que tu ne connaissais pas. Je pense que tu l'as compris. Là où ton intuition ne t'a pas trompé, c'est qu'il s'agit effectivement d'une chose rare et infiniment précieuse : nous ne sommes pas nombreux à déployer et canaliser l'énergie que tu viens d'exprimer. »

Peut-être un exemple serait-il salutaire. L'explication par l'image fait rarement défaut. Alors, voilà, je le regarde, voilà, et je relance mon cosmos imprégné de salvia autour de moi, de sorte à rendre mon aura la plus visible possible, en travaillant ses mille nuances de pastel glacé, puis, visant un oiseau qui s'était posé sur une branche, je le désoriente.

« Observe. »

Il tombe, se blesse, et court en cercles en se poursuivant lui-même.

« J'ai pris ce merle pour cible en utilisant l'énergie dont nous parlions. Elle a pris les propriétés que je voulais qu'elle prenne, à savoir celles de la salvia, que je t'ai injectée tout à l'heure. Il s'agit d'un hallucinogère, d'où cette réaction confuse quelque peu déroutante. »

Ne pas oublier.

« Par ailleurs, tu risques de rentrer en délire dans quelques instants. Je suis navré, c'était le seul moyen que j'avais à ma disposition pour t'aider. »

Je ne suis pas sûr qu'il comprenne. Il a l'air lent. Très lent. Ce n'est pas un problème, simplement une caractéristique à prendre en compte pour avancer plus efficacement. Je ne peux pas, et même, personne ne le peut, ignorer totalement ce qui fait de ce garçon ce garçon si je souhaite l'entraîner là où se trouvent les infrastructures nécessaires à sa formation. Je ne peux pas le laisser filer. Même si l'on doit toujours laisser le choix, peut-être faut-il que je fasse en sorte d'orienter le sien.

« Profite de tes visions. Souviens-toi de ce qu'elles te disent, et, une fois que tu en seras sorti presque totalement, fais-moi un compte-rendu. Si tu résistes à cet exercice, alors je te montrerai quelque chose. Quelque chose que je sais faire avec cette énergie qu'on appelle le cosmos. »

Je m'assieds auprès d'un arbre voisin et sors mon jeu de tarot. Je tirerai les cartes pendant son premier entraînement. Sans que je ne la sente monter, une sorte de joie me retourne l'esprit : je suis professeur, moi, Layla, chevalier d'or du Cancer, vais pouvoir partager mon expérience avec un jeune homme tout désorienté, qui fait ses premiers pas dans le monde des dieux et de leurs guerriers.

Je ne sais pas. Je suis touché, je crois, touché. C'est une belle sensation. Différente de celle qui m'étreint quand je suis mis en position d'être le conseiller.

J'ai une voie. Une seule. Il ne tient qu'à moi de la partager, de faire de cette vie plus qu'un épiphénomène, un rouage dans le processus de recherche de sens : quelque chose d'important, dont je serai fier une fois que je serai parti, dont je pourrai m'enorgueillir dans le monde qui s'étend au delà des choses vivantes. Chez moi. Parmi les morts. Parmi ceux qui ont terminé leur voyage.

Minute.

J'ai omis de le saluer.

« Bonjour de même. Je m'appelle Løve. Je me suis arrêté pour toi. »

En espérant que lui ne me reconnaisse pas.
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JulesEn Test RP

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Mar 16 Jan - 15:36
Jules avait une mine de gosse de dix ans durant le discours de l'homme qui venait de faire son introduction dans sa vie. Il ne comprenait rien mais instinctivement, il savait que ce qu'il entendait était réellement plausible mais au début, seul l'envie de se carapater loin lui venait en tête. Puis devant la démonstration et surtout, les premier effet hallucinogène, il était paralysé. Puis soudain, comme pris d'une folie passagère, il se leva du banc et se mit a rire.

Løve … Løve, ce n'est même pas un nom d'abord. Et puis si, biensur que si je serai un super héros. Je le suis peut être déjà. Je veux que l'on m'appelle canard maaaaan oh oui un canard. Je …

Jules se rassit soudainement, non il ne le connaissait pas.

Je n'ai pourtant rien avalé.

Jules ne semblait plus contrôler son corps, ni même ses pensés. Il allait dormir ? En tout cas il luttait, luttait comme il l'avait toujours fait. Ce qu'il voyait c'était la Grèce. Il n'y avait passé qu'une année mais il avait cruellement l'envie d'y retourner. Une voix dans sa tête l'appelait …

Oui un héros, aider les gens, il faut aider les gens.

Toujours gesticulant seul sur ce banc, il devait résister. La curiosité de voir ce que ce Løve devait lui montrer à lui, lui l'éternel échec de la nature. Finalement, comme soulagé ou plutôt comme s'il était redevenu maître de son corps et de son esprit, sa tête se bascula en arrière, les yeux fixés vers les nuages. Des oiseaux s'envolaient, il pouvait les voir avant même qu'ils ne s'envolent. Il sentait la présence de cet étranger et il y avait cette voix, une voix mélodieuse et agréable qui lui demandait de venir. Des visions ? Il en avait eu oui mais savait-il les déchiffrer.

Le cosmos hein ?

Jules avait redressé doucement la tête, le regard posé cette fois ci sur Løve. Ce dernier semblait bien s'amuser avec ses cartes. Tarot ? C'était pas un truc pour les vieux ca ?

Je ne sais pas comment vous avez fait ca, mais je suis certain de n'avoir rien avalé. J'aurai bien envie d'aller voir la police mais quelque chose me dit qu'il y a bien mieux à faire. Vous êtes un devin ? Une sorte de médium ? Vous savez ma vie n'a pas été super agité mais la c'était carrément génial.

Réalisait-il vraiment ce qu'il s'était passé ? Il n'en donnait pas réellement l'impression.

Parcontre je ne sais pas qui est cette voix qui m'appelle en Grèce mais en tout cas vous me devez un nouveau tour de magie ?

Jules avait les yeux qui brillait. Peut être encore un peu sous l'effet hallucinogène. A moins que sa ne soit son état normal ?
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LøveChevalier d'Or du Cancer
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Mer 24 Jan - 13:39
Il y a quelque chose d'une expérience extatique dans la découverte d'une part de soi : mais la mettre au jour chez quelqu'un est encore un plaisir d'un tout autre genre. Je me demande s'il se souviendra de moi, si ce que j'ai fait avec lui créera quelque vestige du passé dont il contemplera les ruines avec une douce nostalgie à la fin du voyage, en se disant pour lui même : « tel était le départ du périple qui fut le mien ». Se souviendra-t-il du parc, reconnaîtra-t-il mon visage vieilli, s'il vieillit, ou mort, sur les photographies ? Le voudra-t-il seulement ? Il n'est pourtant pas si jeune, mais c'est encore un enfant ; quelque part, je n'y vois aucun inconvénient. C'est une page blanche. Presque blanche. Disons, pas tout à fait blanche, mais plus que mes compagnons et moi ne le serons jamais aujourd'hui. Un jour, il sera comme une sommes.

À l'heure où je parle, c'est encore chez lui l'instinct qui s'exprime, et j'en suis ému, très ému, c'est tout. Je suis sûr que mes frères d'armes pensent exactement la même chose, quand bien même ils ne le diront pas comme moi je prends le parti de le dire. Ce n'est pas une honte, pas plus que ce n'est une insulte à l'honneur de notre ordre. Je parle, il est vrai. Oui, je parle. Je mets des mots sur mes sentiments et je les exprime, parfois. Est ce une marque de faiblesse ? Je ne le pense pas, moi, vous comprenez, je ne le pense pas, je pense même que c'est une erreur de le croire.

Quand il s'exprime, lui, je ne dis rien. Je lui laisse le temps, la place. Tout ceci lui appartient. Pour le moment, je le veux libre.

Je tire.

Le magicien.

Classique.

Aucune surprise.

Ma méthode fonctionne à merveille. Je crois que ça me met du baume au cœur, et ce n'est pas rien de le dire. À mesure que je bats mon jeu, je le sens progressivement revenir de son premier voyage. Le périple sera long, pour sûr : mais je suis persuadé qu'il vaut la peine d'être vécu.

J'ai honte d'avoir voulu y mettre fin moi-même.

« Le cosmos, exactement. C'est un joli nom, tu ne trouves pas ? Je le trouve vif et très parlant. Enfin, à moi, il me plaît vraiment beaucoup. »

Qu'il est attachant.

« Non, tu n'as rien avalé. C'était mon cosmos dans le tien, comme un parasite. Dis-toi simplement que ça fait partie de mes compétences. »

Très attachant.

« Devin, devin, je n'irais pas jusqu'à me dire devin, mais parfois, disons, parfois, je vois des choses que vous autres ne voyez pas. »

Terriblement attachant.

« Je suis content que l'introduction te plaise. Si c'est le cas, tu n'as pas fini de tutoyer les étoiles. »

La Grèce, n'est-ce pas ? Ça non plus, ce n'est pas une surprise.

Je crois que je souris.

« Allez, un tour de magie, c'est entendu. »

Il me semble que je m'amuse un peu.

« Par ailleurs, c'est un nom si tu le veux comme tel. Je m'appellerai Løve pour toi. »

Je sors de ma manche la carte que je viens de tirer : le magicien. Je la mets bien en évidence dans la paume de ma main et je porte mon bras à hauteur du visage de mon nouvel élève, de sorte à ce qu'il regarde dans les yeux ce que j'ai pioché, de sorte à ce qu'il la regarde vraiment, en face, et sans pouvoir s'échapper. Il s'en dégage quelque chose de mon cosmos contre quoi il ne peut encore pas grand chose. Elle brille. Scintille, plus précisément. Je crois ? Quelque chose comme ça.

« Regarde la carte. Observe bien, d'accord ? Elle et moi te posons une question. Voyons si tu sais y répondre. »

Plus les secondes passent et plus le magicien s'illumine. On croirait qu'il se meut.

Pardon.

Il a bougé.

« Qu'est-ce que tu vois ? Qu'est-ce que cela t'évoque ? »
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JulesEn Test RP

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Dim 28 Jan - 0:31
Dans la tête du petit Jules, ca bourdonnait de partout. Sa tête, son corps, son âme. Quelque-chose avait changé à jamais. Lui l'éternel effacé, l'éternel second, le gars du fond de la classe, il se sentait libre à cet instant. Libre, libre d'imaginer qu'il n'était plus qu'un simple second. Il sentait une certaine force en lui, une étincelle qui lui paraissait si incontrôlable. Cet homme ?

Le regard de Jules se posa délicatement sur Løve. Presque gêné, Jules se posait des questions. Pourquoi n'avait-il jamais entendu parlé de ce cosmos ? Pourquoi vivait-il dans une bulle classique alors qu'il y a bien mieux à découvrir ? Mieux ?

Løve le parasite ? Løve le magicien ? Løve le devin ?

Jules n'ouvrait toujours pas la bouche, lui qui savait pourtant être blagueur, la situation lui paraissait si sérieuse ce coup ci malgré le sourire de son interlocuteur.

L'oiseau s'était envolé. Jules, lui, écoutait silencieusement sans bouger. Malgré qu'il soit plutôt cancre, il savait se tenir et à cet instant, il pouvait presque paraître studieux. Il l'était. Sans le savoir, il prenait une leçon. Une question ?

La panique s'emparait de Jules. Un tour de magie ? Encore ? Une question ? Une carte ?
Le tour de magie continuait, la carte bougeait. Et s'il attendait encore, que se passerait-il ? S'il ne répondait pas ?

Des cartes, il n'avait jamais vu ses parents jouer. Il ne s'était jamais interessé aux cartes. Les BD, jeux videos, il n'y avait rien de mieux.

Vous ?

Le mot était lancé. Allait-il vexer ce monsieur qui s'invite dans son cosmos et se prendre une rouste ? Comme pour l'anticiper, Jules se dépêcha de préciser.

C'est vous qui faites des tours de magie. On dirait un magicien. C'est peut être une carte chance, vous êtes peut être ma chance de devenir quelqu'un ? En tout cas vous avez l'air d'avoir des tours à m'apprendre sinon vous ne vous seriez pas arrêter à coté de moi. Personne de n’arrête jamais à coté de moi.

Jules se tut. Le cosmos.
Jules repensa à cette séance de tir au but. Ses arrêts improbable, cette force qui l'avait envahit l'histoire de quelques millièmes de seconde. Cette force qu'il cherchait depuis sans jamais l'apercevoir. Cette fois, il avait vu plus qu'une étincelle. Il avait sentit celle de Løve et se sentait comme un caillou dans les mains du petit poucet. L'allusion n'était pas bonne. Løve n'avait rien d'un petit poucet.
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Lun 29 Jan - 17:24
« C'est cavalier, mais c'est élégant. »

Il paraîtrait que la vérité sort de la bouche des enfants. Je me permets cette analogie alors qu'il n'est pas à ce point plus jeune que moi, je crois, mais il se comporte comme un oiseau tombé du nid, comme quelqu'un qui ne sait rien à rien mais voudrait tout comprendre, plus que lui-même ne le croit, plus que lui-même ne l'espère. Je ne sais pas. Il y a dans cette obstination à se croire imbécile quelque chose d'un miroir brisé dont on s'impose le sort en le regardant fixement.

« Nombreux sont ceux qui n'ont pas les yeux pour te voir. »

Un magicien, moi ? Peut-être. Je n'y aurais pas pensé. Pas seul. Il faut dire que les souvenirs, vous savez, les souvenirs, tendent à me revenir avec le visage de cette fille au regard fixe. Quand cela se produit, il me semble que je perds le contact. Les étoiles ne me parlent plus, mon coeur ne bat plus tout à fait, ma peau se déchire en lambeaux épars et laisse à nu la chair et les muscles qui battent leur charpie, toute ouverte à l'air libre qui la glace et la solidifie.

Je me sens comme un fief sans seigneur.

« Des tours de magie, tu dis ? »

Il me fait rire.

« Peut-être que de nous deux, c'est bien toi l'ensorceleur. »

Peut-être que finalement, Paris vaut la peine qu'on s'y perde.

« Pourquoi me serais-je arrêté, sinon ? »

Je ne vais pas mentir. Ce garçon me rend infiniment triste. Est-ce que quelqu'un s'est déjà penché sérieusement sur son cas ? Je suis loin d'en être sûr. C'est, à mon sens, autant une erreur de calcul qu'une faute morale aggravée. Mais nous, nous, nous, ne sommes pas devenus chevaliers pour attendre que la terre tourne seule, que les laissés pour compte se relèvent de leurs tombes et raclent le sol des cimetières, que les hôpitaux se vident seuls de leurs abandonnés et que les nuages s'éclaircissent à force de rotation. Nous sommes chevaliers parce qu'il y a des gens comme lui qui nous attendent et nous désirent, quelque part, n'importe où, où qu'ils soient ; nous le savons, et nous ne sommes pas dupes que certains d'entre-eux nous ressemblent et que, nous-même, nous leur ressemblons.

« Tu es déjà quelqu'un de bien, je te l'assure. Je ne suis pas venu pour te transformer, simplement pour te le prouver. »

Je tiens toujours l'arcane premier fermement devant lui.

« Tu ne t'es pas trompé. C'est bien le magicien que j'ai tiré pour toi. Il symbolise une force créatrice, un nouveau chemin. Des possibilités sur le point de se réaliser. Je trouve qu'il te ressemble plus qu'il n'est proche de moi. Ne m'en veux pas, mais je crois t'avoir cerné un peu. Tu te trahis beaucoup quand tu parles. Peut-être ne cherches-tu pas à cacher quoi que ce soit, ceci étant dit. »

Quelque chose émane du tirage de tarot. Une sorte de vive lumière circulaire couleur de mon cosmos qui semble appeler à ce qu'on la rejoigne, comme un pont cylindrique que l'on devrait traverser.

« Je ne t'ai pas demandé ton prénom. Pourrais-tu me le donner ? »

Le magicien disparaît. Mon jeune homme devrait bientôt le remplacer, aspiré par le monde des cartes.
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Mer 31 Jan - 15:18
Jules attendait patiemment la réaction à ses mots de cet inconnu et même si justement c'était un inconnu pour lui, il craignait le retour. Pourquoi d'ailleurs ? Il sentait au fond de lui même qu'il n'était qu'une petite force par rapport a lui. Et puis finalement ca se passait mieux qu'il ne l'aurait imaginé.

Jules l'ensorceleur ? C'est pour ca que ce gars s'est arreté ?

Jules ne comprenait rien. Mais vraiment rien. Il avait toujours connu des échanges simples, des discussions simples mais cette fois ci il y avait dans l'air un poil de trop de philosophie. Jules laissait l'homme parler et il fut limite choqué de l'entendre dire que cet homme trouvait que Jules était quelqu'un de bien et qu'il allait le lui prouver. Jules ne s'était jamais posé la question et enfaîte, il s'en fichait pas mal. Les moqueries, les avis négatif, il n'en prenait absolument pas entièrement note, juste assez pour se remettre en question de temps en temps. Il était conscient d'être comme il était. Simple.

Je n'ai pas besoin que vous me prouviez que je sois quelqu'un de bien. Je ne veux pas paraître prétentieux mais j'en suis parfaitement conscience. J'ai toujours aimé jouer le sheriff ou les gendarmes lorsqu'on jouait aux gendarmes et au voleurs. Je pense d'ailleurs que je vais m'engager dans l'armée. Peut être devenir policier mais mes parents ne veulent pas. Ils ne comprennent pas qu'avocat … non, ce n'est pas pour moi. Je veux être sur le terrain. Je veux aider. Je veux me rendre utile de n'importe quelle sorte.

Effectivement, Jules ne cachait rien. Il était naturel, brut de pomme, en rien manipulateur et un bien mauvais comédien.

Non effectivement, je ne cache rien. A quoi sa servirait ?

Et finalement Jules constatait qu'il ne s'était pas présenter en retour. Il rougit.

Pardon Løve, je m'appelle Jules. Content de faire votre connaissance.

Machinalement, il tendit la main.
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Jules de retour au bercail

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