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WolgornSpectre du Bourreau
Spectre du Bourreau

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11.05.18 20:42
Le bataillon de Vassiliev et leurs protégés parvinrent enfin au véhicule qui allait leur servir à rejoindre l'aéroport à toute vitesse. Dans l'objectif de sécuriser le blindé, il fut ordonné à l'escouade Kazanski de s'accrocher autour du fourgon, les deux snipers devant quant à eux grimper sur le toit. Une tourelle équipée d'une mitrailleuse lourde les attendait et l'un des artilleurs devait se dévouer pour la manier. Doyle se porta volontaire, expliquant qu'il avait une meilleure mobilité que Vitold et qu'il serait ainsi plus rapide que lui à se dégager de la tourelle si les événements venaient à dégénérer. Le Bourreau approuva cet argument, même s'il était intérieurement vexé par le fait d'avoir été plus ou moins traité de limace par son compère. Qu'importe, les joyeux drilles se mirent promptement en position, les combattants au contact fermement cramponnés sur les côtés et les canonniers perchés au dessus du véhicule. Tous étaient dorénavant prêts à une nouvelle session d'action tumultueuse, la peur et l'excitation au ventre.

Le véhicule démarra finalement après quelques minutes de préparation et entama sa périlleuse traversée. Il était particulièrement ardu de progresser sur une route aussi accidentée, mais à leur allure ils devraient arriver avant que les déflagrations ne ravagent le secteur de l'aéroport. Malheureusement, c'était sans compter sur l'apparition d'une espèce de monstruosité reptilienne flottant de le ciel. Grâce à la communication vidéo de leurs casques, les mercenaires purent voir la bête en plein combat contre des loyalistes et des terroristes d'Adonai Tsabaoth. Comme l'expliquait le Colonel, elle était capable d'éviscérer ses victimes sans causer la moindre plaie ouverte pourvu que sa cible entre dans son périmètre. Une technique plus que redoutable s'il en était, située à un niveau de dangerosité supérieur à celle de Schneider. Effectivement, contre une abomination pareille, l'unique défense que les agents de Firmament possédaient consistait à garder leurs distances.

Vassiliev ajouta qu'une autre créature, apparemment une version améliorée de ce Théozoa, existait sous le nom d'Ambisagrus. En ajoutant des facultés parapsychiques supérieures à ces bras dotés du don de téléportation, un tel adversaire serait sans doute trop puissant à gérer lors une confrontation. L'officier exposa ensuite en détail quelle tactique employer face à des horreurs de ce calibre. Comme avec le géokinésiste, les soldats n'avaient que l'option de la fuite à leur disposition, mêlée à des offensives dont le seul but était de ralentir leur terrible poursuivant. La réalité était frustrante pour le commando de Vitold, constamment obligé à détaler telle une bande de froussards, mais ils ne pouvaient que l'accepter.

Ce Théozoa avait aussi rappelé aux mercenaires un point important quant à leur engagement dans les agences : les risques que pouvaient engendrer la course à l'armement dans l'optique de rivaliser avec les dieux. Ils espéraient ne pas avoir à subir les conséquences de l'utilisation de ces bestiaux, ni que des civils innocents aient à souffrir à cause d'elles. Les seuls qui méritaient de se faire déchiqueter en morceaux par ces monstres étaient les guerriers des factions divines ainsi que leurs idoles, et personne d'autre. Si toutes ces abominations pouvaient s'entretuer au passage, la planète entière ne s'en porterait que bien mieux. Cependant, de meilleures nouvelles attendaient les agents de Firmament : ils atteignaient enfin l'aéroport après ce long et éprouvant chemin.

"Ne crions pas victoire trop tôt !" conseilla Vitold à ses camarades. "Nous ne savons pas quel ennemi pourrait nous tomber dessus au tout dernier instant."

"COMPRIS !" répliquèrent les quatre militaires en chœur, maintenant habitués à ce genre d'avertissement.
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PNJ Hadès

Date d'inscription : 30/03/2006
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13.05.18 22:56
Le sort d'Alep était décidé. Les zélotes avaient changé de tactique : plutôt que de continuer à fuir en vain devant l'abomination, ils sacrifiaient leurs vies pour la leurrer en direction des positions syriennes. Une fois celles-ci dépeuplées, d'autres commandos-suicides s'infiltraient dans les brèches ouvertes dans les défenses loyalistes, contournaient le type Zirnitra en restant hors de portée et en profitant qu'il soit trop occupé à achever de massacrer l'arrière-ligne pour se lancer immédiatement à leur poursuite. Et puis ils recommençaient plus loin. Vassiliev savait qu'Adonai Tsabaoth avait le chic pour endoctriner ses recrues mais à ce point ? Quelque part ça forçait le respect ou plus exactement une forme d'admiration malsaine et involontaire...

La réaction du général en charge de la ville ne tarda pas et le moins qu'on puisse dire c'est que ce ne serait pas aujourd'hui qu'il ferait mentir sa réputation. Des fusées éclairantes colorées furent tirées depuis le palais du gouverneur tandis que des sirènes se mettaient à hurler en un concert de lamentations stridentes ; les rares loyalistes encore en train de combattre abandonnèrent leurs positions dans l'instant, nombre d'entre eux laissant même leurs armes derrière eux tant ils étaient pressés de s'échapper. En effet, des dizaines de camions remplis à ras bord de bonbonnes métalliques s'étaient mis en marche à ce signal. Des techniciens en tenues hazmat poussèrent des leviers qui actionnèrent l'ouverture des valves, libérant le contenu sous pression des bonbonnes qui fut aussitôt charrié par le vent en direction des attaquants comme des fuyards.

« VX, mon colonel. » transmit l'un des agents sur place lorsque le nuage invisible déclencha les capteurs chimiques de sa combinaison. Grigori émit un juron, Sergievsky une prière pour les âmes de tous ceux – soldats comme civils – que l'homme du président venait de sacrifier pour ralentir l'avancée des terroristes et ainsi sauver sa méprisable peau. La tuerie venait de prendre une toute autre dimension : la dose létale de cet agent innervant était 10 fois inférieure à celle du sarin, il ne faisait aucune différence entre alliés et ennemis, combattants et non-combattants. Il s'insinuait dans tous les abris, traversait la peau et les vêtements – les pauvres foulards et à l'occasion masques à gaz que les militaires plaquaient en toute hâte sur leur visage en tentant désespérément de fuir l'attaque chimique ne les sauveraient pas – puis détraquait les muscles et le système nerveux jusqu'à ce que mort s'ensuive. Une mort indigne qui restait cependant peut-être préférable aux séquelles irréversibles attendant ceux qui avaient la « chance » d'être exposés à une dose moindre ou de recevoir le traitement approprié dans la très courte fenêtre de temps laissée par l'action rapide du poison : déjà les premiers affectés étaient pris de tremblements et de vomissements, interrompaient leur course parce qu'ils n'arrivaient plus à respirer...

« Ça a assez duré. » répondit pragmatiquement l'officier. « Le gaz est en train de liquider les témoins, servez-vous en avant que la cible n'en ressorte. »

La neurotoxine ne fonctionnerait pas sur le Théozoa mais son arrivée permettrait aux agents – protégés par leurs habits hermétiques – de manœuvrer librement jusqu'à ce qu'elle se dissipe. Ils se mirent immédiatement à la tâche, bondissant de leurs cachettes pour attirer l'attention de la créature, la marquant au laser pour guider le missile qui s'abattrait sur elle dès qu'ils auraient réussi à l'amener à l'endroit parfait, celui dont la topographie concentrerait au maximum la puissance de l'explosion pour assurer la vaporisation complète de son enveloppe physique. Pas trop tôt ; une fois cela fait, les Agences pourraient laisser derrière elles ce charnier qui ne semblait exister que pour moquer chacun de leurs idéaux – même si elles étaient prêtes à tout pour les défendre. Personne ne pouvait se targuer d'avoir la supériorité morale dans cette boucherie insensée ; pourquoi s'échiner à vouloir sauver l'humanité alors qu'elle mettait tant d'énergie à se détruire elle-même ?

Pendant ce temps leur véhicule était enfin arrivé sur les routes intactes à proximité de l'aéroport, permettant à leur chauffeur de prendre de la vitesse. Le fourgon blindé avait ensuite pénétré dans l'enceinte par une ouverture dans le grillage et accéléré derechef pour tirer parti des grandes voies rectilignes du tarmac. Ils ne s'arrêtèrent qu'une fois à une vingtaine de mètres d'un avion transporteur militaire massif aux moteurs déjà en marche. Lorsqu'ils débarquèrent, le personnel informa le russe qu'une zone de décontamination improvisée avait été mise en place à l'arrière de la soute de l'appareil. La famille, elle, monterait par l'avant et resterait de l'autre côté de la paroi de plastique étanche jusqu'à ce que les mercenaires accompagnés de Vassiliev, Archavine et Ivanov – puisque ce dernier était resté un moment en présence du colonel dans le blindé – passe par la douche et se débarrasse de ses combinaisons dans le sas.

L'avertissement de Kazanski fut respecté jusqu'à l'ultime seconde, pas un instant ils ne relâchèrent leur vigilance. Une fois la soute refermée et l'avion en mouvement cependant, les choses n'étaient plus de leur ressort : c'étaient les batteries de missiles antimissiles placées au sol et les leurres thermiques dont était équipé l'aéronef qui étaient en charge de les protéger.

Une question taraudait pourtant encore et toujours Vassiliev, la même qu'au Kazakhstan... le type Zirnitra au rayon d'action trop limité, aux attaques trop lentes et incapables de viser plus de deux cibles simultanément avait servi de base pour la création du type Ambisagrus. Ça il le comprenait, il pouvait également concevoir que le docteur Morris ait restitué le spécimen à la branche paramilitaire du PWM une fois cet ancien modèle rendu obsolète, seulement qui leur avait fourni les connaissances et la matière première nécessaires ? Malgré toute son intelligence, le bon docteur n'aurait pas pu apprendre à créer une telle chose ex nihilo en si peu de temps. Ça ne pouvait pas venir de Phénix, les informations acquises grâce à Rutherford établissaient sans l'ombre d'un doute que leur capacité à générer des Théozoa avait été perdue en 2013 et de toute façon l'animosité entre les deux groupes était bien connue. Pas Adonai Tsabaoth non plus, là aussi pour des raisons d'incompatibilité radicale entre les points de vue des fondamentalistes et des éco-terroristes ; de plus, le type Zirnitra était un Théozoa très spécifique... Cela ne laissait donc plus que l'Ordre de Lémuria ; se pourrait-il que des fragments de leurs recherches aient terminé entre les mains du PWM après l'élimination du groupe, qui datait maintenant de plus d'un an et demi ?

« Mais non mon fils, tu te fais des idées. »

« Je te jure, j'ai entendu les hurlements... »

« À cette distance, par-dessus le bruit des bombardements et des turbines de l'avion ? Écoute, je sais que tu te sens coupable d'avoir fui mais c'est dans ta tête tout ça. »

L'échange à voix basse entre Rashid et Hamid le sortit de sa réflexion. Il adressa un regard inquisiteur à Sergievsky, qui tentait de les éloigner du sujet et expliqua silencieusement la situation à son supérieur au moyen du langage des signes propre à l'Agence russe. L'adolescent avait dû sortir temporairement du champ d'action du pouvoir du sergent alors qu'ils embarquaient séparément, lui permettant à nouveau de percevoir le monde à travers son sixième sens. Les cris de souffrance qu'il avait entendu n'avaient pas été émis avec les cordes vocales : c'étaient les appels au secours psychiques de ses semblables à l'agonie, les dernières impulsions surgies du cerveau d'un éveillé mourant. Les Disciples d'Adonai Tsabaoth sans doute ; peut-être des victimes du VX qui s'étaient brièvement éveillées dans leurs derniers instants, un ultime recours inconscient alors que leurs corps essayaient d'échapper à un trépas inévitable... Le colonel se résigna à devoir mentir une fois de plus et à jouer les psychothérapeutes pendant le reste du vol.

« C'est normal Hamid, la guerre nous joue des tours à tous. N'y pense plus, pense plutôt à ta sœur : elle ne comprend pas pourquoi elle a perdu sa maison et c'est la première fois qu'elle prend l'avion. Elle a besoin de son grand frère, tu devrais aller la voir. »

Grigori lui fit signe à son tour, indiquant qu'Archavine venait de mettre fin à son champ d'obstruction parapsychique. Ils n'en avaient plus besoin, ils entraient dans un espace aérien sûr. Hors de danger... jusqu'à la prochaine mission.

[Frontline] Code Name : Extra Muscle

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