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Jeu 7 Juin - 3:45
Parce qu’une réponse affirmative à ma demande ne vient pas dans les deux secondes qui suivent, je commence à m’agiter en respirant plus fort, jusqu’à ce que le docteur accepte de m’injecter le produit qui, espérons-le, calmera assez la douleur pour que je puisse parler correctement. Je tends le bras un peu trop vite, m’arrachant une plainte sourde et observe toute la procédure avec de plus en plus impatience, presque déçue que l’antidouleur ne fasse pas effet tout de suite. Il faudra attendre encore un peu… mais je me force à contrôler un peu plus ma respiration, surtout pour me préparer à répondre aux autres questions.

Mais les choses ne vont pas comme je le pensais.

Les explications sur le manque de traitement passées, le blond affirme savoir à quels autres événements je fais référence, mais ça ne lui suffit pas. Il veut savoir quel est le lien entre ce que j’ai su faire à ce moment là et ce que j’ai réussi à faire maintenant, et si je reste déterminée à ne pas lui donner de réponse, ce n’est pas à moi qu’il demande. Et Rogos sait quoi lui dire.

Je me mords la lèvre avec force en toisant les deux scientifiques, sans savoir quoi dire pour sauver la situation. J’aurais cru qu’ils se seraient contentés de moi, uniquement de ce que je peux faire, mais voilà que Théo entre dans le portrait et je ne sais pas ce qu’ils comptent en faire. Oui, c’est pour lui que j’ai fait tout ça, que j’ai risqué ma vie et mon identité pour le garder en vie. Pour qu’il rentre chez lui, qu’il ait le droit de voir sa famille… et qu’est-ce qui arrive s’il se retrouve associé de trop près à moi? Il devient un prisonnier des agences? Ils se servent de lui pour me forcer à « m’améliorer »? Ils le forcent lui à gagner en puissance? Et si… et si ils nous séparent? Non, il est soldat, comme moi, ils ne peuvent pas prendre ce risque…

Je garde le silence, refuse de commenter la chose, de leur donner de quoi jouer avec mes sentiments. Je fusille le scientifique principal du regard, les lèvres pincées. Il peut bien appeler ça comme il veut… Mais ses suppositions se font de plus en plus insistantes, il cherche à mettre des mots plus précis sur ce qui s’est passé, et je lance des coups d’œil inquiets à Rogos pour qu’il me sorte de là. Vu le contexte, ça passe plutôt bien, mais son supérieur ne démord pas.
L’antidouleur commence à faire effet, juste assez pour bien supporter mon éclat de voix.

-Je ne sais pas! Je ne sais pas… On se bat ensemble, je veux pas qu’ils meurent… c’est tout… pas de… de sublimé… ou l’autre chose…

Je prends une pause, puis respire en portant mes mains à mes tempes. Jouer sur l’inconnu de certains mots, de quoi faire abandonner bien des questions avec certains. Ça marche même pour le Québécois du groupe… Ou au moins, ça dissuade certains d’étendre leur science et de s’en tenir au strict minimum quand vient le temps de récolter de l’information.
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Jeu 7 Juin - 10:36
Il ne pouvait plus faire davantage obstruction aux investigations de son supérieur. S'il restait encore une possibilité, il ne voyait pas laquelle. Il n'avait pas été d'une grande aide mais il avait essayé... et maintenant Oblivion devrait se débrouiller seule. Plutôt que de tenter de se dépêtrer du barrage de questions, elle préféra jouer la carte de l'ignorance ; un bon choix en temps normal sauf que Feuerbach pouvait se montrer étonnamment opiniâtre quand il le voulait. Surtout qu'il manquait la réponse à l'interrogation cruciale, celle sur la reproductibilité du phénomène. Rogos n'aurait pas non plus lâché le morceau s'il avait été dans la même position, après tout les Agences jouaient un jeu dangereux à chaque opération de terrain impliquant des éveillés et détestaient voir de nouvelles inconnues se rajouter à l'équation – comme en témoignait la précision maniaque avec laquelle les dossiers de chaque éveillé mesuraient et cataloguaient leurs capacités. Elles avaient besoin de connaître très exactement ce à quoi elles pouvaient s'attendre de la part de leurs combattants, de savoir si elles pouvaient compter sur eux en planifiant leurs stratégies ; c'était plus qu'une simple histoire de promotion.

« Vous ne savez pas, d'accord, vous n'avez pas dû avoir le temps de vous livrer à une quelconque introspection dans ces conditions. » accepta l'allemand en désignant du geste l'étendue des dommages. « J'ai toutefois besoin que vous répondiez à la dernière question pour savoir quoi faire de vous. Maintenant que vous avez accédé à cette force, pensez-vous pouvoir la maîtriser ? Oui, non, peut-être. Très simple. »

« Le colonel aussi voudra savoir, pour des raisons pratiques. »

« Insinuez-vous que les miennes ne le sont pas, docteur ? »

« Absolument pas, toutes mes excuses ! » bredouilla le Dullahan en essayant de se faire pardonner pour la mauvaise formulation. Enfin, mauvaise parce que le scientifique s'obstinait à toujours vouloir chercher la petite bête.

« Ça ira pour cette fois. Mais en effet, le colonel Khalil a également besoin de savoir si vous êtes fiable car voyez-vous, le problème avec les éveillés qui tirent leur pouvoir de leurs émotions c'est leur inconstance. »

« Dans certains cas extrêmes, des éveillés se reposant excessivement sur ce type de renforcement négligent d'apprendre à contrôler leurs émotions ou leurs facultés. » récita le français, autant pour se rattraper que parce que le dialogue s'orientait à présent sur un sujet moins susceptible de voir sa camarade se faire démasquer – même si elle ne serait pas nécessairement de son avis. « Cela les place en position précaire lorsque les stimuli nécessaires à ce renforcement sont absents, voire lorsqu'un stimulus contraire affecte négativement leurs capacités. »

Un chevalier qui devenait plus fort du fait de son désir de protéger un compagnon d'armes pouvait se voir privé du coup de boost lorsqu'il combattait seul, sans personne à défendre. La puissance aux limites sans cesse repoussée née de la détermination d'un guerrier pouvait être amputée, réduite en-deçà de son niveau de base si cette même détermination était brisée et que la personne cédait au désespoir. Pas étonnant que les Agences s'en méfient, surtout dans la mesure où elles n'en avaient pas l'exclusivité : il était tout aussi probable que ce soient leurs adversaires qui bénéficient d'une telle augmentation de leurs capacités.

« Tout à fait : lorsque cela arrive trop souvent, il arrive que les sujets placent une confiance immodérée dans leurs capacités, parient sur le phénomène et prennent des risques inconsidérés. Les Saints appellent cela créer un miracle ; nous appelons cela s'en remettre à la chance, or le propre de la chance c'est qu'elle ne marche pas à chaque fois. Nous préférons éliminer ce facteur si possible. Dans cette optique et à supposer que vous répondiez par l'affirmative à la question précédente, nous voudrons des garanties quant à la fiabilité de ce pouvoir et au maintien de votre capacité de discernement. »

Ce qui se traduirait par encore plus de tests et d'entraînements ainsi que par une nouvelle évaluation psychologique approfondie ; il allait finir par donner l'impression à Oblivion qu'elle avait fait quelque chose de mal. Ce qu'elle devait déjà être en train de se dire, pour des motifs différents.

« Ce n'est pas un reproche, comprenez-nous bien, rien n'indique que vous en arriverez là. Mieux vaut prévenir que guérir, c'est tout. »
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Jeu 7 Juin - 16:45
-Je suis fiable.

Le marmonnement aux notes boudeuses passe inaperçu dans le flot de paroles qui a tôt fait d'inonder ma tentative de résistance. Miser sur le peu de connaissance que possède mon personnage de mène à rien, pire encore, on dirait que le petit discours qui s'ensuit est plus pour les deux experts de la pièce que pour moi. Une bien drôle de conversation... qui pourrait presque prendre des airs de manipulation. Pourquoi me soucier de tout ça, quand je peux m'en remettre à ceux qui clairement savent bien mieux de quoi ils parlent? Il y a bel et bien une inondation, quelque part dans tout ça, et à force de les laisser faire je risque de me laisser emporter par quelque chose que je ne comprends vraiment pas. Mais merde, pourquoi est-ce que Rogos le laisse faire? Il devrait bien voir...

-Le colonel sait. Je suis fiable. J'ai fait des progrès...

Une affirmation discutable, mais pas vraiment fausse non plus : finis les crises de colères et les assauts contre mes propres collègues, j'ai appris à me contrôler, et malgré quelques difficultés sur le terrain je n'ai jamais failli à mon devoir. Sans ces améliorations, je n'aurais sans doute même pas été envoyée ici. Mais ramener sur la table cette partie plus pratique joue à mon avantage, autant pour la qualité de l'information et la crédibilité de Leticia qu'un autre point à clarifier : si je dois me prêter au jeu, ce ne sera pas pour eux. Je me moque bien des études qui seront faites derrière, ça ce n'est pas mon ressort.
Replaçant mon sac de glace, je fronce les sourcils, réfléchissant quelques secondes.

-Je crois. Avec mon équipe.

Attachements mis à part, je doute qu'ils voudront me séparer de mes coéquipiers dans une tentative d'éviter ce mauvais pli émotif qui les inquiètent tant. Sans eux, nous n'en serions même pas là. Est-ce que la chose aurait pu se produire avec quelqu'un d'autre? Peut-être, mais plus maintenant, et pas avec la même force. C'est Théo qui voulait tant que l'on soit proche les uns des autres, parce que c'est ce qui peut faire la différence, et il avait raison, mais rares sont ceux qui pensent comme lui, avec la même intensité. Cette relation normale, couplée à la poigne de fer des Agences qui tolèrent mal les écarts de conduite, est le vrai miracle.

Pendant une seconde, ma respiration s'arrête.

-Si je le fais. C'est... je ferai... comme eux?


Les cobayes. Ceux qui se font torturer dans l'espoir de se découvrir un peu de cosmos. Quand il fallait en venir aux mains, pas de problème, mais rester là à les regarder subit noyages, brûlures et éléctrocutions a pris beaucoup plus de temps pour que je parvienne à rester. Alors y être envoyée? Non. Jamais. Je n'ai même pas besoin d'y réfléchir, de me demander si ça en vaudrait la peine où si je risquerais trop de me faire démasquer. Ce sera toujours non. Parce que je préférerais être excecutée et devoir rentrer bredouille aux Enfers que de devoir faire face à ça de nouveau. Et laisser encore plus de ces choses qui devraient rester ensevelies refaire surface.
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Jeu 7 Juin - 19:13
Avec son équipe, hein ? Rien à craindre de ce côté pour le moment, les Agences ne sépareraient pas une éveillée de ses camarades pour l'envoyer en mission en solo ; au contraire, il était primordial de faire en sorte que les sujets de valeur soient le mieux entourés possible. L'écart de puissance entre une Marchesi de niveau 3 et le reste de la bande ne serait de toute façon pas assez grand pour justifier une telle mesure. En général, les organisations préféraient garder ensemble les membres d'une unité faisant preuve d'une bonne synergie. Ce serait une autre histoire si leurs interactions avaient un impact délétère mais comme ce n'était pas – ou plus – le cas ici...

« Et bien nous verrons cela. Poursuivez vos progrès et si nous sommes satisfaits du résultat, vous serez promue. Ce sera tout pour le moment, merci de votre coopération. »

L'allemand se leva et, comme à son habitude, laissa son assistant derrière lui pour régler les ultimes détails pendant qu'il s'en allait mener des affaires plus importantes. Les épaules du Dullahan s'affaissèrent dans un profond soupir de lassitude ; il n'avait même pas daigné soulager la blessée de sa dernière fournée d'inquiétudes une fois qu'il avait obtenu ce qu'il était venu chercher. Typique de sa part.

Cela le laissait donc seul avec Oblivion... l'occasion rêvée de communiquer sans faux-semblants avec sa collègue en apparence, sauf qu'il n'avait aucune intention de le faire. Il pouvait y avoir des mouchards dans l'infirmerie après tout, ce ne serait guère surprenant. Le prétendu docteur se dirigea vers l'armoire à pharmacie, y trouva le flacon de sérum de régénération et en remplit une nouvelle seringue en s'aidant de la tablette abandonnée pour déterminer le dosage. Cela fait, il revint vers le lit et entreprit de vérifier que les côtes avaient été correctement remises en position avant d'administrer la substance ; son intervention ferait plus de mal que de bien si les os se ressoudaient dans le mauvais alignement.

« Non, vous n'aurez pas à subir la même chose que les candidats à l'éveil. » dit-il en procédant à la seconde injection. « Pour vous ce sera simplement une version plus intense et avec quelques épreuves supplémentaires de vos exercices habituels, pas de séances de torture. Vous avez déjà ce qu'ils essayent d'atteindre, vous ne ferez que le développer, c'est plus facile. »

Surtout à son âge et avec son profil psychologique ; ces pauvres bougres qui s'étaient portés volontaires pour marcher sur des charbons ardents ou rester immergés dans une eau glacée pendant des heures – entre autres supplices folkloriques – subissaient vraiment une double-peine.

« Voilà, n'oubliez pas de suivre les instructions du médecin quand il vous dira quoi manger et quels gestes éviter. » acheva-t-il un peu inutilement. Ou peut-être pas, nombre de soldats semblaient traiter le sérum comme une sorte de médicament-miracle en oubliant qu'il requérait un apport calorique important pour fonctionner – et de grandes quantités de calcium quand les os étaient touchés. En ayant terminé avec sa patiente, il prit congé et repartit vers les laboratoires.

Sur le chemin, il tomba sur Feuerbach en grande discussion avec l'iranien et le responsable de l'infirmerie. Parlant d'Oblivion sans doute mais il ne put le confirmer car ils se séparèrent avant qu'il n'ait pu arriver à portée d'oreille. Il rattrapa son supérieur, qui lui fit passer la moitié de la pile de dossiers que le colonel venait de lui remettre.

« Déjà les analyses schématiques ? »

« Évidemment, vous n'avez pas oublié le but de cette expérience quand même ? »

Non il n'avait pas oublié... il fit défiler les pages sous ses yeux jusqu'à tomber sur les diagrammes d'auras des cobayes qui avaient réussi à faire appel à leur cosmos pour la première fois. Il faudrait les comparer au reste de la base de données mais il y avait déjà des caractéristiques communes à bon nombre de pyrokinésistes dans celui de cet anglais placé dans le groupe qui affrontait principalement des défis à base de hautes températures. Il faudrait pousser l'étude plus loin toutefois, on ne construisait pas un modèle à partir d'un seul point de données. Il restait encore tant à faire pour identifier les logiques à l’œuvre dans le processus d'apparition spontanée de facultés spécifiques... étaient-elles oui ou non liées aux stimuli qui leur donnaient naissance ? Et dans ce cas, la relation tenait-elle plutôt de l'assimilation – un individu soumis à des électrochocs se retrouvant capable de manier l'électricité – ou du rejet – un individu soumis à un froid polaire apprenant à générer des flammes pour se réchauffer – du facteur-cause ? En tout cas les informations actuellement en leur possession suggéraient que des épreuves purement physiques tendaient à aboutir majoritairement à des types « force brute »...

« Cette journée aura au moins apporté son lot de bonnes nouvelles... doublement pour Marchesi et compagnie même. »

« Comment ça ? »

« Notre vénéré colonel m'a informé que la rééducation d'un de leurs camarades avance plus vite que prévu. Il avait évité de leur en parler jusqu'alors pour éviter de leur donner de faux espoirs mais l'opération s'est bien déroulée et il n'y a pas eu de complications, il devrait reprendre du service d'ici peu. »

« Bonne nouvelle pour nous aussi alors, ça devrait les motiver. »

« J'y compte bien. L'infirmier-chef se charge de les en informer ; gardez cela à l'esprit lorsque vous observerez leur dynamique de groupe et jugerez les progrès de Marchesi lors des prochains tests. »

Bien sûr que l'allemand lui demandait d'ouvrir l’œil pour ce genre de choses... il ne devait pas apprécier de ne pas avoir accès aux notes détaillées des psychologues et il compensait comme il pouvait. Encore et toujours plus de travail...

« Oui professeur. » répondit-il sans même protester. Il y avait des choses contre lesquelles on ne pouvait pas lutter.
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Sam 9 Juin - 22:07
-Mais…

Ma protestation se perd quand le scientifique quitte la pièce sans répondre à ma dernière question, sans même y prêter un peu d’attention, comme s’il ne l’avait même pas entendu. Mais il ne peut pas ne pas l’avoir compris. Il ne peut pas croire que je vais juste attendre de voir si c’est vraiment ce qui va arriver ou non. Dans un mouvement de panique, je tente de me relever, mais reste clouée au lit, gémissant en me tenant les côtes. C’est Rogos qui doit intervenir en approchant avec une autre seringue, celle contenant un sérum de régénération, et en me disant que non, je ne serai pas soumise à la même torture que les autres cobayes. Je hoche la tête en respirant plus profondément, malgré la douleur occasionnée, jusqu’à ce que j’arrive à reprendre mon calme. Même dans son dossier, le passé de Leticia a quelques zones d’ombres, mais ça ne prend pas un dessin pour comprendre que les assauts subis, semblables à ce qui m’est vraiment arrivé, ont un lien direct avec son éveil au cosmos. Ce n’est pas une méthode infaillible, mais pour elle —pour moi— elle fonctionne. Ils ne savent pas ce que ça peut me faire, m’envoyer dans un état second où je deviens plus puissante, sauvage et désespérée, mais aussi trop effrayée pour savoir quoi faire et où le premier venu devient un sauveur qui saura m’aider. Je ne peux pas les laisser avoir ça.

-Je veux aider. C’est tout ce que j’ai.

Je souffle la phrase en laissant ma tête retomber sur l’oreiller. Micros ou pas, identités secrètes ou réelles, le message est clair autant pour le « docteur » que pour le Dullahan : je ne sais pas quoi faire de plus pour avancer notre enquête, mais ce sera plus que suffisant, et peut-être qu’avec ça nous pourrons faire avancer nos rôles respectifs. Mon collègue prend congé et je ferme les yeux, me reposant un peu après toute cette conversation tout en réfléchissant à ce que je vais faire. Des entraînements plus intensifs, hein… rien de mal à ça. Ce sont les tests qui m’inquiètent le plus, et s’ils tombaient sur quelque chose qu’ils ne sont pas supposés voir? Jusqu’à présent ils ne se sont pas trop intéressés à ma condition, ce qui est déjà un miracle, mais je ne sais pas combien de temps ça durera. Assez longtemps pour trouver une solution…

Un grand cri à l’extérieur me fait sursauter. J’ouvre les yeux et entreprend de me redresser, reconnaissant la voix de Bilodeau-Tanguay, mais m’arrête une fois assise : il n’est pas en danger, au contraire…

-YES! TARAS VA BEN! VOUS ENTENDEZ ÇA GANG, TARAS VA BEN! Y VA R’VENIR AVEC NOUS AUTRES!

Et d’autres voix, les autres, qui lui disent sans doute de se taire. Alors l’opération s’est bien passée… et Dmytryk pourra réintégrer l’équipe? On ne savait même pas s’il avait des chances de survivre… il a reçu tellement de balles, la médecine normale n’aurait rien pu faire pour lui. Papanek sait ce qui a été utilisé pour le garder en vie, le Baba Yaga, mais n’a pas voulu nous dire en quoi cela consiste exactement. Je force un sourire. Notre Biélorusse pourra revenir juste à temps…
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