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Eris

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Mer 21 Mar - 13:40
-« Qu’importe les époques, cet endroit sera toujours aussi spécial. » remarqua Eris en contemplant l’Oasis qui s’étendait face à elle.
Eris était tombée amoureuse de cette cité plusieurs millénaires avant qu’elle ne lui soit confiée. Les Ad, peuple fondateur d’Ubar, avaient sortis des sables une pure merveille. Les piliers et minarets s’étendaient à perte de vue, en contrebas la déesse pouvait observer les immenses portes de la cité et le lac artificiel qu’elle avait fait construire il y a quelques temps déjà… Au-delà s’étendaient le désert et ses monts escarpés…

Alors qu’Eris déposa le coffre contenant la lanterne à ses pieds, une ombre se matérialisa devant elle… De noire vêtue elle posa un genou à terre.

-« Quels sont vos ordres votre altesse ? » demanda l’ombre.

-« Je voudrais que vous trouviez les deux éveillés arborant les armes de mes fils Léthée et Horkos, amenez-les ici. Ordonnez également à vos troupes d’encercler la cité, personne ne droit entrer ou sortir, si quelqu’un tente de forcer le blocus, tuez-le. » répondit Eris.

-« Devons-nous également préparer Ubar à votre arrivée ? »

-« Non, il est nécessaire d’éprouver la fidélité des éveillés que je vous ai demandé de trouver… L’abandon de leur humanité est la clef de leur purification. »

L’Ombre s’inclina une nouvelle fois et disparue aussi rapidement qu’elle était arrivée. Enfin seule, Eris observait la mise en place des troupes, satisfaite de constater que les millénaires d’oisiveté au sein du Domaine n’avaient pas émoussé leur efficacité.

[Hrp : petit poste rapide pour ouvrir le sujet]
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KaornOmbre de Léthé

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Mer 21 Mar - 19:02
Le ka du jeune homme le guidait de nouveau vers l’Afrique, ce continent qui l’avait vu naître des millénaires avant cette époque. En revanche, il ne savait pas vraiment où il devait se rendre, juste qu’il devait être là-bas à cette instant. L’Egypte restait le pays que préféré Kaorn, tout ici lui rappelait le bon vieux temps, du moins tant qu’il ne regardait pas les bâtiments modernes, très loin de l’architecture qu’il avait appris avec son maître. Le blondinet marcha longuement dans le sable, laissant le soleil lui réchauffer la peau. Il préférait largement cette température à celle qu’il avait sentie en Russie.

- C’est tellement bien d’être à la maison.

L’Ombre venait d’ouvrir son sweet, laissant son torse nu ressentir la chaleur du soleil. Il allait faire quelques pas supplémentaires, quand il se retourna en dégainant ses lames, les arrêtant juste sous la gorge de celui qui venait de le rejoindre, son regard étant devenu sauvage. Son ka blanc le recouvrant, il détecta chez l’individu, entièrement de noir vêtu, une énergie qu’il trouvait familière. Sans trouver de qui elle provenait, il lança avec colère :

- Qui te fait venir à moi ?

Kaorn reçu alors les ordres d’Eris, lui ordonnant de la retrouver dans sa citée. L’égyptien ne savait pas où elle se trouvait, mais son ka savait où il devait se rendre maintenant. Il rangea alors ses lames et se prépara à partir. Pas besoin de refermer son sweet, ni même s’embêter avec des bagages. De toute façon, il n’emportait que rarement plus qu’un simple sac à dos. D’un pas faire sur le sable, le jeune homme commença sa course dans le désert, ses pas touchant à peine le sol, utilisant son ka pour accélérer son allure, l’air n’opposant aucune résistance.
Sa course le conduisit dans le désert d’Arabie, une région qu’il aimait tout autant que son pays. En poussant plus loin dans le désert, le jeune homme pu apercevoir une oasis, un petit havre de paix dans un milieu aussi chaud. L’endroit était parfait pour y construire un palais et celui qui avait construit Ubar avait dû se dire la même chose. Soudain, en approchant, Kaorn ressenti ce qu’il cherchait. La présence d’Eris était flagrante, pourtant en se rendant là où il la sentait, il ne trouva pas celle qu’il avait vu dans sa prison. Mais il était sûr qu’il s’agissait d’elle. Tout en faisant les derniers mètres en marchant, le jeune homme avait augmenté son ka, une nouvelle énergie le recouvrant, faisant même apparaître une armure sur lui (cf. signature). Une fois proche de la déesse, l’Ombre se mis à genoux pour témoigner son respect.

- Kaorn, linceul de Léthé, pour vous servir majesté.
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EliseOmbre d'Horkos | Administrateur

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Jeu 22 Mar - 17:06
« - Les portes servent à quelque chose vous savez. »

Une fine taquinerie lancée à un bien curieux émissaire, drapé intégralement de noir et qui semblait ne pas avoir un sens très pointu de l’intimité des gens. Ce dit messager se présenta comme l’un des serviteurs d’Eris, une chose qui piqua immédiatement l’intérêt d’Elise qui prit un air amplement plus sérieux. La jeune femme jusque là allongée dans un canapé se redressa afin d’observer avec une certaine attention l’individu mystère ; elle avait attendu un tel instant depuis un an déjà. Tout comme elle avait attendu le jour où elle aurait pu envoyer son maître dans la tombe ; un privilège qui lui fut volé par celle en qui elle avait eu le plus confiance à l’époque, à celle qui était devenue une Juge infernale. C’est en revoyant cette dernière qu’elle apprit le décès d’Aldaris, une nouvelle plus que jouissive pour l’Ombre qui entretenait une profonde rancœur envers ce dernier. Néanmoins Elise s’était sentie lésée par l’exécutrice de cette sombre tâche, elle s’était sentie privée du privilège d’ôter la vie de l’homme qu’elle voyait comme un menteur. De ce fait sa discussion avec Lyne avait pris une tournure particulièrement explosive, surtout lorsque la Juge fut littéralement consumée par un brasier de flammes violettes., comme si elle fut purement et simplement supprimée par son propre Surplis.

« - Et donc ? » Lança-t-elle finalement à l’attention du messager

L’individu lui expliqua calmement qu’elle devait se rendre auprès de la Discorde. L’adolescente se leva et marcha jusqu’à un vieux secrétaire poussiéreux et piocha une carte vieillie par le temps dans un des tiroirs du meuble, en plus de ça elle usa de son cosmos afin d’extraire un assortiment de vêtements de cet autre habitat dimensionnel qu’elle occupait si souvent ; la jeune demoiselle plaça la carte sur la table et fixa son interlocuteur avec un regard enjoué avant de reprendre.

« - Indiquez-moi le lieu du rendez-vous et je me débrouillerai pour m’y rendre, je dois faire en sorte d’être présentable avant de répondre à l’appel. »

En effet, Elise s’empressa de troquer sa tenue du moment, une tenue dont le style pouvait en déplaire plus d’un, pour quelque chose de beaucoup plus simple et pratique, des habits qu’elle choisissait de vêter pour des entraînements et des combats en somme. Lorsqu’elle revint dans le salon qu’elle empruntait déjà depuis quelques jours. Elise constata que l’émissaire de la déesse s’était volatilisé en laissant derrière lui une carte annotée, conformément aux instructions de l’éveillée. Le marqueur désignait une zone en plein milieu du désert d’Arabie, ce qui soutira un soupir de mécontentement de la part de l’Ombre en devenir qui n’appréciait pas forcément les températures élevées.

L’adolescente intensifia son énergie cosmique et invoqua une brèche suffisamment grande pour qu’elle puisse s’y glisser. Un bref instant plus tard, elle se retrouva en plein milieu du désert arabique sous un soleil de plomb. Mais quelque chose était différent, elle portait désormais une armure finement ciselée, une armure d’un gris sombre qui couvrait efficacement l’intégralité de son physique peu imposant ; ainsi qu’une cape noire comme la nuit. Plus encore, elle sentait une certaine puissance traverser son corps, un ressenti particulièrement appréciable. Curieusement, elle savait ce que ça voulait dire, comme si une information profondément enfouie dans sa mémoire venait de resurgir subitement. Après ce bref instant d’admiration, Elise reprit son bout de chemin avec une certaine assurance, jusqu’au moment où elle rencontra finalement la déesse de la Discorde ainsi qu’un autre individu, une individu ayant la tête d’un chacal comme si il se déguisait en Anubis ce qui suscita l’amusement de l’arrivante.

« - Elise, porteuse du Linceul d’Horkos, répond à votre appel. » Déclara-t-elle fièrement en s’inclinant légèrement, plus pour la forme de la chose qu’autre chose d’ailleurs.

L’adolescente en profita pour jeter un œil sur le paysage un peu plus bas qui était tout bonnement impressionnant.
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Eris

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Dim 25 Mar - 12:15
-« Heureuse que vous vous soyez libérés aussi rapidement » lança Eris à l’adresse de ses deux guerriers avant de les enjoindre à se lever.

Elle les jaugea rapidement, Elise était une adolescente relativement banale mais l’armure qu’elle arborait lui donnait une certaine prestance. C’est surtout Kaorn qui la surprenait, il avait littéralement modifié le Linceul en s’octroyant une apparence proche du dieu Anubis. Après tout, il demeurait libre de ses croyances profondes, Eris n’exigeait aucune conversion de ses troupes à son dogme, si tant est qu’il ait existé un jour.

-« Je vous présente Ubar, l’Atlantide des sables. » précisa Eris en désignant l’Oasis et la cité millénaire qu’il abritait. « Cet endroit m’a été confié il y a quelques temps déjà par ses fondateurs. Malheureusement, je crains d’avoir failli à mes obligations… »

La Discorde continua ses explications en précisant la position de ses troupes, elle leur indiqua également les ordres laissés aux soldats. Ainsi, Elise et Kaorn auront le champ totalement libre pour préparer Ubar à l’arrivée des Ombres.

-« C’est ici que nous débuterons nos opérations futures, mais avant de nous installer, je voudrais que vous preniez le contrôle total des lieux… Les occupants, des parias et leurs familles, ne devraient pas vous opposer de résistance, aucun survivant… »

Un tel ordre exigeait une abnégation totale, la déesse s’interrogeait sur leur capacité à l’exécuter. Elise et Kaorn aspiraient aux fonctions les plus élevées au sein de l’Ordre, de telles fonctions nécessitaient qu’ils renoncent tous deux à leur humanité.

-« La cruauté gratuite n’est en rien nécessaire… Je comprendrai également un éventuel refus de votre part. Si tel était le cas, je vous libérerai de vos serments et vous serez libres de partir. »

Eris préférait exposer directement cette solution plutôt que l’un ou l’autre accomplisse cette tâche à contre cœur. Elle espérait pouvoir leur accorder une confiance totale et s’en remettre à leurs choix, en faire ses plus proches conseillers… S’ils n’étaient pas prêt, il valait mieux que leur collaboration ne commence jamais.
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KaornOmbre de Léthé

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Dim 25 Mar - 14:23
A peine était-il arrivé, qu’un second guerrier venait de faire son apparition. La jeune femme, du moins était-ce l’impression qu’elle reflétait, avait quelque chose de sauvage, de puissant. Souriant sous son casque, l’égyptien se demanda si elle était une adversaire puissante, capable de le distraire. Bien sûr, il connaissait les règles, son linceul lui avait fait intégrer les lois d’Eris, ce qu’elle attendait de ses Ombres, dont la petite ligne stipulant que les linceuls n’avaient pas le droit de se battre entre eux. La règle permettait-elle de s’entraîner ensemble et ainsi voir la puissance de ses partenaires ?

A la demande de la déesse, Kaorn se releva, regardant la cité qu’elle leur désignait. Cette cité qui était la leur, ce joyau au milieu du désert. L’Ombre se sentait déjà chez lui dans ce lieu, la chaleur lui faisant un bien fou. Le chevalier oublié écouta les consignes que leur donnait Eris, sa mâchoire se resserrant sous la colère. Si les deux femmes l’avaient vu, elles auraient surement pensée qu’il se révoltait contre les ordres de la Discorde, mais c’était tout le contraire. L’égyptien accomplirait son travail sans scrupule, se demandant comment des parias pouvaient encore exister à cette époque. Il avait horreur des parias, leur famille comme eux étaient des parasites pour les sociétés, n’hésitant pas à tuer pour survivre. La plus part du temps, ils se regroupaient pour former des groupes de bandits, les femmes soutenant les hommes, voir même participant. Les enfants prenant rapidement les places des hommes tombés au combat. C’était ce genre de personne qui avait tué son meilleur ami, ce genre de parasites qu’il fallait tuer dans l’œuf. De plus, Kaorn avait-il vraiment le choix ? Être libre du pacte signifiait retourner parmi les morts et il avait tellement à apprendre encore.

- Le ménage sera fait majesté. Nous ne devrions pas mettre énormément de temps.

Prenant ses lames en mains, le linceul s’avança jusqu’aux portes de la cité, tranchant les deux parias qui servaient de prétendus gardes. Il se tourna ensuite vers sa camarade.

- Je prends la moitié gauche et toi la moitié droite ? Ou inversement ?

Une fois la réponse entendue, le guerrier s’enfonça dans la cité, tranchant tout ce qu’il trouvait sur son passage. Quand il arrivait dans de longues ruelles abondantes, il utilisait directement son pouvoir pour envoyer une rafale de vent tranchant et ainsi repeindre le sol d’Ubar du sang des parias. Personne ne sortirait d’ici vivant et la malédiction de Léthé le lui permettrait. Car si un seul avait le temps de fuir après l’avoir vu, il l’oublierait directement après, car telle était la décision de l’Ombre. Cette personne reviendrait forcément ici, en se demandant pourquoi elle était partie et trouverait la mort à son retour. Aucune pitié ne traversait l’esprit de Kaorn, il était bien trop perdu entre son passé et son présent pour ça.
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EliseOmbre d'Horkos | Administrateur

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Dim 25 Mar - 23:21
« - Une simple purge ? Vous n’aviez rien de plus intéressant à proposer ? » Lançait-t-elle avec une légèreté assez déconcertante. « - Quoi qu’il en soit, cette cité sera très rapidement purgée de tous les indésirables. » Annonçait-t-elle en rejoignant son camarade à la tête de chacal.

Maintenant la question était : Comment s’y prendre ? Elise n’avait pas spécialement envie de se salir les mains personnellement, tout comme elle ne voulait pas ravager la citadelle avec des assauts à longue distance, l’Ombre d’Horkos n’était pas très douée en matière de finesse après tout. Tout en avançant dans la direction de la citadelle, elle intensifia son cosmos de manière significative – sûrement de manière exagérée au vu de la tâche à accomplir d’ailleurs – et convoqua un groupe de « fantômes », des constructions cosmiques qui prirent l’apparence de cavaliers drapés de noirs qui investirent les lieux rapidement avec pour seul objectif l’éradication rapide et totale des locataires actuels du lieu.

« - Arrange-toi avec ceux-là, ce sont eux qui feront ma part du travail. » Plaisantait-t-elle en désignant la curieuse cavalerie qui obéissait au pleinement de la Gardienne des Serments.

Très vite la cité fut plongée dans la terreur et la violence alors qu’Elise arpentait les lieux avec une certaine nonchalance afin de juger la réputation de cette fameuse « Atlantide des sables ». C’est ainsi qu’elle croisa le chemin de deux bandits en pleine fuite. Ces derniers supplièrent misérablement la clémence de la jeune éveillée. Cette dernière arqua un sourcil devant une telle demande et réprima un rire, plus encore elle tendit la main et usa son cosmos afin de matérialiser une arme, une arme qui ressemblait à une réplique d’un sabre de cavalerie française ; Elise fit quelques gestes avec son nouveau jouet avant de prêter son attention aux deux marauds qui semblaient particulièrement angoissés.

« - C’est le business, vous devez sûrement connaître. » Leur répondit-t-elle finalement en affichant un sourire.

Elle leur asséna un coup de grâce, une décapitation rapide, avant de poursuivre sa première exploration des lieux pendant que ses invocations se chargeaient du sale boulot à un rythme soutenu.
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Purification