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GalahadOmbre de Léthé

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Ven 6 Juil - 14:06
Cela faisait maintenant plusieurs semaines qu'Eris avait ressuscité Galahad en Ombre de Léthé. Son réveil dans une des grandes chambres du palais ne l'avait pas laisser sans quelques traumatismes psychologiques, mais le personnel d'Ubar, dévoué aux Ombres et à leur Déesse, c'était bien occupé de lui pour que la transition se fasse le plus en douceur possible. Mais ça n'avait pas été de tout repos, le plus difficile n'étant pas forcément d'apprendre de nouvelles choses. Le monde avait changer, en plusieurs siècles, et ça n'était compliqué de le concevoir. Les modes de vie, la science, la médecine, l'architecture. Tant de choses qu'il commençait même à apprécier découvrir.

Non, le plus difficile avait été d'oublier tout le reste, à commencer par sa foi. Certes, Eris lui avait montrer un véritable pouvoir Divin en le faisant revenir du néant, et il savait maintenant à qui il devait dévoué sa nouvelle vie, mais tout son être et toute sa personnalité s'était construit autour de ce Dieu unique. Cela voulait-il dire que tout les enseignements que la religion lui avait transmis était faux ? Il commençait à peine à appréhender ce nouveau monde et déjà son regard se tournait vers l'extérieur, au-delà des murs de la cité.

Pendant les quelques pauses que lui laissaient les professeurs de fortunes, Galahad arpentait les rues de la ville. Il arrivait maintenant à s'orienter sans se perdre, mais l'endroit qu'il préférait était les jardins. Dans ce havre de paix, il trouvait le calme et la sérénité qu'il ne pouvait espérer ailleurs. Là, son esprit se laissait aller à vagabonder, loin des tourments et remises en question qui étaient aujourd'hui son lot quotidien. Accoudé à la barrière de sécurité au bord du lac, à l'ombre des grands arbres et alors qu'une légère brise venait faire trembler les feuilles, il contemplait la large étendue d'eau. Au-delà, le désert brûlant et lumineux…et au-delà ?
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Eris

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Mer 11 Juil - 21:47
Peu à peu Ubar commençait à retrouver une certaine splendeur, la déesse s’attelait ainsi à de nombreuses tâches « domestiques » et organisait elle-même les phases de reconstructions. Eris avait oublié à quel point les ombres s’avéraient efficaces et malgré les millénaires d’oisivetés, leur discipline de fer demeurait intacte.

Assise devant son bureau, la déesse étudiait une série de tableaux portant sur l’économie actuelle du Royaume des Sables. Elle entendait pouvoir déployer rapidement de multiples actions au cœur d’Etats stratégiques. Environ une heure après que les tableaux lui aient été transmis, la déesse reçu la visite d’un des « professeurs » de Galahad venu rendre compte de son adaptation au monde moderne.

D’après lui, Galahad apprenait vite et ne tarderait pas à pouvoir s’insérer dans le monde moderne. Cependant, le « Bon Chevalier » demeurait en réserve au sujet des questions cultuelles… Eris remercia son interlocuteur avant de quitter son bureau et rejoindre les jardins, certaine de pouvoir y trouver le chevalier oublié.

Eris, simplement magnifique dans une robe diaphane prêt du corps, trouva Galahad accoudé sous le vent face au lac qui s’étendait en contre-bas.

-« Comment se déroule l’adaptation au vingt et unième siècle ? » demanda Eris en lui tendant une coupe fraîche d’hypocras rouge. Elle se disait qu’il serait ravi de l’attention, une boisson alcoolisée purement médiévale et conçue à partir d’épices d’orient… Un véritable luxe à son époque.

-« Il faut prendre son temps, ce monde est bien plus complexe qu’il ne l’était à l’époque d’Arthur… » déclara-t-elle simplement, elle voulait le mettre en confiance. Avant de rejoindre le monde extérieur il devait être certain de ses capacités et de ses connaissances, la précipitation entraine souvent la chute…
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GalahadOmbre de Léthé

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Ven 13 Juil - 15:59
Une nouvelle brise souffla portant avec elle un parfum des plus enchanteur. Galahad leva la tête contre le vent pour voir arriver la Discorde. Nul besoin d'une quelconque conscience cosmique pour ressentir la Déesse, tant son charisme et son aura suffisait à imposer sa présence. Comme par reflexe, et dans la plus pure tradition chevaleresque, il posa un genoux au sol et posa son poing droit sur son épaule gauche en baissant la tête.

Dame Eris.

Le chevalier oublié se releva quand elle l’aborda en lui tendant une coupe. Galahad saisit la boisson et l’observa avec gourmandise. La couleur rouge familière et l'aspect liquoreux associée aux effluves de miel et de cannelle lui rappela une époque heureuse. Il n'avait que rarement bu de l'hypocras, et seulement avec le Roi et ses camarades, mais le nectar rare n'en restait pas moins un délice qu'il appréciait.

Merci beaucoup Ma Dame, une telle attention me va droit au cœur.

Il sentit une nouvelle fois le breuvage, faisant doucement tourner la coupe dans sa main. Il en bu une fine gorgé, appréciant chaque arôme.

Le monde me semble aussi plus vaste. J'en comprend mieux le fonctionnement et j'en apprend chaque jour un peux plus sur son histoire. Étrangement, je ne le trouve pas tellement plus complexe, à moins que ma naïveté ne m'empêche de le mesurer correctement. Les Hommes de pouvoir complotent ou se battent pour plus d'influence et de pouvoir, des guerres éclatent pour un territoire ou au nom d'un Dieu, chacun étant persuadé que sa cause est la plus juste… les titres ont changés, les outils ont changés, la forme à changée mais au fond…

Il s'arrêta un instant pour boire une nouvelle gorgé. Il hésita quelques seconde avant de porter son regard directement dans celui d'Eris. Ses yeux avaient alors un air triste à peine perceptible.

Dame Eris, puis-je vous poser une question ? Il enchaina, laissant à peine le temps à la Déesse de répondre. Mes professeurs sont très doué pour me parler d'histoire et de science, mais… un nouveau silence. Galahad n'osait parler, comme s'il devait avouer un pécher à son créateur. Mais s'il ne parlait pas maintenant, qui sait quand il pourrait le refaire.

Pourquoi les Olympiens et les autres Divinités ont laissé l'humanité commencer à croire en de faux Dieux ? Pourquoi s'être désintéressé des Hommes au point que ceux-ci vous considèrent comme des mythes et des légendes ? Pourquoi nous avoir laisser vivre si longtemps dans l'ignorance après ça ?

La Discorde n'aurait peut-être pas de réponse à lui donner, et si elle en avait une celle-ci ne suffirait sûrement pas au Chevalier. Mais il devait demander.
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Eris

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Mer 18 Juil - 21:02
Galahad n’avait pas perdu son comportement chevaleresque et la déesse appréciait. Souvenir d’un temps oubliés où les hommes de cour savaient se comporter. L’Oublié avait raison, malgré le temps l’être humain demeurait fidèle à ses habitudes… La Discorde ne le savait que trop bien.

Plus Galahad parlait, plus elle se disait qu’elle avait bien fait de signer un contrat avec lui, cet homme lui serait d’une aide précieuse. Rares étaient les véritables chevaliers à souhaiter se rapprocher d’elle, plus habituée aux sociopathes en tout genre, Galahad offrait d’autres perspectives aux Ombres.

Elle porta à ses lèvres une coupe de nectar avant de répondre à ses épanchements cultuels. Le Bon Chevalier semblait en proie à de graves questionnements. Peut-être entrevoyait-il l’inanité de son existence passée ? Eris glissa une main réconfortante sur le visage du chevalier et lui offrit un sourire sincère.

-« Il n’existe pas de faux dieux… L’état divin est protéiforme et se distingue selon des croyances ou des réalités tangibles. Prenez les membres de ma famille, nous existons parce que ce que nous représentons existe. A notre manière nous sommes indissociables de la vie : la Mort, le Repos, la Vieillesse, la Discorde… Mais une divinité peut également être le fruit de croyances, a l’image des prophètes des religions monothéistes, le Christ n’est-il pas Dieu ? Et puis, d’après l’ancien testament, Noé aurait vécu près d’un millénaire et Abraham près de deux siècles, sont-ils encore des hommes ? »

Eris s’appuya à son tour contre la rambarde et laissa son regard divaguer sur le Royaume des Sables.

-« Les croyances évoluent au fil des siècles, en fonction des peuples, des langues… J’ai eu plusieurs noms, j’ai été au cœur de plusieurs croyances différentes et parfois il m’est arrivé de ne pas être la seule Discorde. Tu ne dois pas considérer notre comportement comme un abandon, mais comme une adaptation à l’évolution spirituelle de l’humanité. »
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Second life: Start